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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Devant un monument moldu
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Alice Grant
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Alice Grant, Dim 8 Jan 2017 - 10:39


Elle pensait avoir compris la manière dont la folie de ce sorcier fonctionnait. Quand on comprenait le mécanisme, quand on pouvait le comparer à sa propre expérience, alors on pouvait réellement espérer pouvoir l'enrailler pour qu'elle ne retourne plus jamais, cette horrible machine. Apparemment, elle l'avait surpris. Il la regardait, comme si il se rendait compte qu'elle était bien réelle. Qu'est-ce qui l'étonnait réellement là-dedans, qu'elle ait été folle? Qu'elle soit si jeune? Qu'elle s'en soit sortie? Étrange. D'habitude, la serdaigle défendait ce secret bec et ongle, et là, elle le révélait gratuitement à un parfait inconnu. Qu'elle commençait à connaître. Pourquoi, alors qu'il disait être dangereux, qu'il l'était au moins autant qu'elle l'avait été, se sentait-elle capable de lui confier ce passé? Peut-être parce qu'ils étaient tout les deux tombés dans le terrier et qu'entre habitants du pays il fallait s'entraider pour renverser la reine de cœur.

Son épouvantard avait changé. Ce n'était plus des flammes dévastatrices, les cris de son père, les pleurs de sa mère, le visage de son petit frère, sa brûlure à l'épaule qui apparaissaient. Puisqu'elle avait vaincu cette peur à la racine de sa folie. A présent, sa peur, c'était elle, avec du sang sur les mains, un sourire irréel, un visage psychopathe et plus une trace d'humanité dans les yeux. Sa plus grande crainte, à présent, était de replonger. Alors, pourquoi s'entêtait-elle à aider des âmes torturées, même si ça représentait un risque? Sûrement parce que c'était dans ces moments là que la sang-mêlée se sentait le plus humaine.

- Je vais essayer. Je vais essayer de combler les trous. Même si ça ne me fait pas plaisir.
Oh que non, ça ne faisait pas plaisir. C'était même l'un des moments les plus désagréables qu'elle n'avait jamais passé dans sa vie. Mais c'était la seule solution qu'elle connaissait. Et elle se sentit fière d'avoir réussi à le convaincre d'essayer. C'était un pas important. Elle hocha la tête, esquissa un sourire.
- Qu'est-ce que je peux bien faire pour te remercier de ton aide ? Tes conseils ?
Alice se demanda si comme le serpentard qu'elle avait tenté d'ouvrir à Poudlard il se questionnait sur cette aide gratuite. Pourquoi les hommes se méfiaient-ils toujours face à un acte désintéressé? Non, il voulait juste... la remercier. Alors elle l'avait vraiment aidé. Elle en avait été capable.

- Me promettre que tu n'abandonneras jamais. Que tu te battras pour rester celui que tu es, pour trouver la vérité, pour l'affronter. Pour t'envoler.
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Leo Keats Gold
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Leo Keats Gold, Lun 9 Jan 2017 - 8:37


- Me promettre que tu n'abandonneras jamais. Que tu te battras pour rester celui que tu es, pour trouver la vérité, pour l'affronter. Pour t'envoler.


Un gâteau
-En touche de piano.
Blanches, comme les murs sans taches obscures,
Où les gens croisé ont dessiné leur emprunte à l'aide de pastels rosées-bleutées.
Noires,
Où les dessins peinent à être distingués,
Où ils sont tellement brûlants,
Que les courbes
Ont carbonisé.


Les doigts arqués
-De l'archer
Qui courent sur les zébrées,
Sans respect aucun,
Pour leur impuretés.
Le rendu est supposés être parfait
-Ou rejeté.

C'est un peu comme ton terrier,
Sauf que trop de mes touches sont noircies,
Par mes conneries,
Et le rendu sonne faux,
Renvoyé,
Congédié.
Tombé de rideau.

Qui es-tu ?
Pour m'aider
De façon désintéressée ?
-J'ai plus foi en l'humanité.

D'où viens-tu ?
Pour prétendre me sauver,
Sans que je ne t'ai rien dit,
Sans que jamais
Tu n'ais su
À quel point la folie m'avait eu.


Une goutte de pitié
Pour trois goutte de terreur.
Et je n'aime ni l'un ni l'autre.
Es-tu prête à encaisser ?

Tu ne sais rien
Des engagement
Que tu signes
De ton sang.
Je suis toxique
Si tu t'approches
Je te boufferai,
À pleines dents.
Jusqu'à ce qu'il ne reste de toi
Que des morceaux cassé,
Mal rattachés,
Qui peinent à fonctionner.
Comme ça a fait avec les autres.
Tu crois être la seule
-À vouloir me sauver ?
Que tu es mieux que les autres ?
Pourquoi avec toi,
Ça vaudrait le coup d'essayer ?

- Parce qu'elle sait de quoi elle parle.
Ce qu'il se passe
-Sous mon crâne.
Elle le comprend.
-L'entend.
Et l'analyse
-Justement.

Ça te fait peur
Keats,
Que quelqu'un puisse comprendre.
T'avais plus l'habitude,
Qu'on t'invite à rester,
T'avais plutôt l'habitude
Des mots-couteaux,
Des doigts infant-acides,
Des regards- lame froide qui court sur l'échine.
Mais l'écoute,
L'envie de comprendre
Ça
T'avais jamais eu.
Alors
Exceptionnellement
-Tu veux bien essayer.


- J'peux pas te promettre d'y arriver, mais j'peux te jurer d'essayer. En attendant j'aimerais faire quelque chose pour toi, ça t’intéresserait un post de stagiaire aux Trois Balais ? Parce que tu as fait quelque chose pour moi, et je n'aime pas avoir des dettes impayées.
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Alice Grant
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Alice Grant, Lun 9 Jan 2017 - 21:48


Ne sachant plus quoi faire d'autre, Alice pria, silencieusement, doucement, ses yeux brillants d'espoir qui fixaient ceux du sorcier.
Promets-moi que tu ne lâcheras rien, que quelque soit ce que tu découvres dans ton passé, tu l'affronteras.
Promets-moi que tu te dégageras de ces chaînes qui te retiennent au sol, que peu importe leur solidité, tu les briseras.
Promets-moi que même si tu penses ne pas avoir d’ailes, tu rejoindras Peter Pan, comme lui tu n'en auras pas besoin pour t'envoler.
Promets-moi que tu tourneras la page, que tu laisseras le temps adoucir tes cicatrices, que tu vas vivre, parce que bordel on est fait pour ça.
Que peu importe ce qui se dressera sur ton chemin, tu n'abandonneras pas. Ton pire ennemi sera toi-même, paroles d'une gryffy. Crois-moi, je sais à quel point c'est dur, que pour toi ce sera même plus difficile, et que c'est plus tentant de se laisser engloutir par les monstres, de les amadouer, de leur donner ce qu'ils veulent parce qu'ils insistent, que la voie insiste, plutôt que de les combattre. Mais à la clef, ce pour quoi l'homme s'est toujours battu.
La Liberté.


Et là, la serdaigle eut envie de pleurer, plus que jamais.
Parce qu'elle se disait que personne n'avait jamais dû être là pour lui dire ça, juste pour lui parler quelques instants, le temps de quelques pages.
Parce qu'il avait dû être seul, mal accompagné, parce qu'il semblait perdu, que le monde avait fait de lui ce qu'il était, qu'il cherchait encore des mains pour attraper les siennes.
Peut-être qu'elles sont sales.
Peut-être que ça la souillerait elle aussi.
Mais il paraît que ça part au savon.
Parce qu'en ses mots elle sentait tout ce qu'on pouvait infliger à un homme, jusqu'à le détruire.
Parce que devant elle se tenait un orphelin qu'on avait frappé avant de le laisser crever lentement sur le trottoir.
Et qu'elle ne comprenait pas pourquoi elle semblait être la seule à s'arrêter.
A daigner poser les yeux sur lui.
Alors que le luxe du libre arbitre brillait juste là
Et qu'il y en avait assez pour tout l'monde.
Retiens tes larmes retiens tes larmes tu dois être forte c'est pas le moment

- J'peux pas te promettre d'y arriver, mais j'peux te jurer d'essayer.
Oui!! Ahahah, elle avait réussi, elle lui avait fait jurer! Il allait essayer. Il avait la volonté. De sortir la tête du terrier. C'était le premier pas.
Un peu, qu'il allait tenter.
Il avait intérêt à y arriver.
La sang-mêlée voulait être aux premières loges pour voir ça.
Ou peut-être qu'elle se tiendra seulement debout dans le fond de la salle.
Et qu'elle se contentera de sourire.
- En attendant j'aimerais faire quelque chose pour toi, ça t’intéresserait un post de stagiaire aux Trois Balais ? Parce que tu as fait quelque chose pour moi, et je n'aime pas avoir des dettes impayées.
Il avait dit qu'elle l'avait aidé. Elle était contente. De l'avoir fait.
...
Est-ce qu'elle rêvait ou la conversation commençait à devenir... normale?
Peu importe. Il parlait d'un job. Et elle en avait besoin. Pour aider sa mère à s'occuper de son petit frère et d'elle, parce que, financièrement, ça n'avait jamais été brillant, depuis huit ans exactement.
Les Trois-Balais. Pré-au-Lard.
Est-ce qu'elle rêvait encore?
Elle était déjà entrée dans cette auberge. Diversifiée, déjantée, pétillante étaient les mots qui lui étaient venus à l'esprit pour la décrire. Parfait pour elle, en somme.
- Je... oui, ça m'intéresse... ça m'intéresse même beaucoup...
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Leo Keats Gold
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Leo Keats Gold, Sam 14 Jan 2017 - 23:43


Changer de voie,
Dévier les mau-ts
Offre sincère.
Esquiver une situation.
Parce que la gentillesse
Met ta tête en girouette.


J'en avais pensé chaque syllabe. Chaque babillage. Chaque estampe. Tout. Mais ça tombait bien, dévier un instant l'attention de moi, pour se ressaisir. La gentillesse effraie lorsqu'on est plus habitué. Elle fait vibrer l'échine. Froidement, de haute en bas. comme un courant électrique dont on a envie de se défaire parce que, au fond, on a pas la force de l'accepter. Elle. Et toutes ses conséquences. Par manque de cran, de courage, ou quelque chose du genre. Par peur de quitter son perchoir, sa cage noircie aussi. C'est pas impossible. À trop mordre la poussière, on s'habitue au goût. Ça devient rassurant de toujours le sentir, entre les dents, contre le palais, parsemant la langue. Comme un pansement. Un bout de sparadrap sur un ampoule à cœur ouvert. Le fil qui tressaute sous la peau
Déchire les muscles et broie les os. - Épidermique.

Des coups de fouet,
Brûlants et internes.
C'est grave docteur
-D'être allergique à la gentillesse ?


J'ai rêvé que j'avais foutu le feu à la pluie. Un jour où tout était gris. Pour illuminer les rues. Les reflets dans les flaques. Mettre le feu du Phénix dans les yeux des passants. Que du coin de l’œil, ils osent te regarder flamber. Crever, j'y crois maintenant. Je renaîtrais de mes cendres. Un jour. Et je flamberai. J'essaierai. De toutes mes forces. De toute mon âme. J'essaierai pour toi, et tu pourras le voir.

- Je... oui, ça m'intéresse... ça m'intéresse même beaucoup...

Sourire en bienveillance,
Un merci doux dans les yeux.
Et un espoir dans la peau,
Qui entrera un jour.


Tu te renferme maintenant, figure professionelle, de courtoisie, mais une teinte de malice dans les yeux. Lachée du bout des lèvres. Dans un éclat de tendresse.

- Tu commences Lundi... Et Merci. Pour tout.


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Alice Grant
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Alice Grant, Dim 15 Jan 2017 - 13:02


Musique

Il était une fois
Une petite fille
Qui tomba dans un terrier
Entre les griffes d'un Lapin
Aux poils tâchés de sang
Dans ce pays de folie
Elle fut faite prisonnière
Et lorsqu'elle réussit enfin à s'échapper...

L'expression de l'homme changea. Elle y vit de la douceur, un éclat malin dans le regard. Qui lui fit l'effet d'un feu dans le cœur.
- Tu commences Lundi... Et Merci. Pour tout.
*Lundi, très b... hein? Quoi? Comme ça? Sans rien? Pas plus de ques...*
Les derniers mots ricochèrent sur les parois de l'esprit d'Alice, pour ensuite envahir tout son corps, comme la chaleur du soleil sur la peau, un jour d'automne. Elle se sentait vivante, devant cette personne reconnaissante, à qui elle avait donné un peu d'espoir.
*Merci à toi. De ne pas me faire regretter d'être toujours de ce monde.*
- Lundi. Compte sur moi. Et ne t'en Sourire. Elle avait faillit dire "vous". Comment tutoyer un homme: trouver quelque chose de bien plus important que les conventions. fais pas pour ça. Si jamais... je suis là.
Clin d’œil. *Je serai toujours là pour vous* Simplement. Se lever. Commencer à s'en aller, se retirer, comme si rien de tout ça ne s'était passé. Un secret. Entre elle. Et eux.
- Et merci beaucoup... pour ce boulot... j'en avais vraiment besoin.
Dernier regard. Complice. Quelques pas en arrière. Prête à plonger dans la foule, à redevenir lambda. Prendre une grande inspiration. Et redevenir invisible. Se retourner. Plouf.

Il était une fois
Une petite fille
Qui pouvait voir les âmes errantes
Des fous aux monstres cachés
Et qui marchait
Sur le Boulevard des Cœurs Brisés
Avec un tube de colle
Pour les réparer

Et maintenant, que faire? Que tirer de tout ça? De ce moment? Preuve que rares étaient ceux qui s'arrêtaient pour relever ceux qui étaient tombés? Preuve que les êtres humains étaient peut-être un peu plus que des animaux? Regard vers la foule, que rien ne semblait pouvoir stopper. Envie de hurler. De leur foutre la Mer** sous le nez. *Pourquoi vous ne vous arrêtez pas? Vous ne les voyez pas? Vous ne voulez pas les voir? STOP! Arrêtez-vous, arrêtez la musique, c'est vous qui êtes fous!! C'est vous qui êtes malades, aveugles! Ne me dîtes pas que vous ne les voyez pas... ils sont tellement nombreux... Pour les juger, il y a du monde, mais pour les comprendre... Sortez de votre confort, et mouillez-vous un peu, bordel! Réveillez-vous, descendez de vos poneys, ne les laissez pas seuls, s'il vous plaît... aidez-moi... à les sortir de là... je ne suis pas assez forte... toute seule... ils sont si nombreux...* Mais la sang-mêlée ne dit rien, et se contenta d'avancer. Elle se laissa pleurer de joie. Quelques larmes discrètes qui coulaient sur ses joues, en une prière silencieuse.
- Il vaut mieux allumer une bougie que maudire l'obscurité -

Fin du RP
Inutile de dire gmkanjzd <3
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Leo Keats Gold
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Leo Keats Gold, Ven 20 Jan 2017 - 14:35


Des fois je me demande,
Si il ne pleut pas que dans ma tête,
Si les gouttes d'eau,
Ne file pas qu'au travers des parois de mon crâne.


Y a un truc qui me manque, j'ai pas encore trouvé quoi. Mais c'est plus là depuis un moment. Y a un truc qui s'est décroché. Juste là, dans la poitrine. Et le monde ne tourne plus très rond sans. Y a un temps de décalage entre le mien, et tous les autres mondes je crois. Juste quelque chose. Que je ne comprends pas. J'aurais aimé, être comme les autres, dans la foule sans peine aucune pour m'intégrer. Mais je vis à 24h01. Une minute pour me faire la belle, avoir la lune sur les semelles et mes cheveux dans les étoiles, le roi de la sauvette. À 24h01.

Aidez-moi à voler,
à grandir.
Il parait que
En tant que fou
On a des ailes.


Merci. De m'avoir montrer qu'en ouvrant ses bras, on pouvait encore espérer. Un peu. J'peux pas guérir tu sais, j'veux pas être pardonner. J'veux juste essayer de réparer. Même si je ne peux pas, si c'est irréparable. Je veux au moins essayer. Une fois. Pour toi. Pour eux. Pour moi peut-être un peu. Au fond. Espérer pour les autres parce que l'on ne peut plus espérer pour soi. Essayer.

Remerciement,
Léger sourire.
Te voir partir.


Je te regarde t'éloigner en flottant. Légèrement. Je t'observe et je m'émeus. Parce que tu m'as offert une écoute. Que je n'espérais plus. Et ça vaut tout l'or du monde. Je te regarde. Tu t'en es sortie. Ca fait renaître une miette d'espoir. Une goutte infime, dure à préserver.

Mes lèvres crachent un merci
À la rue,
Et mes jambes
M'emmènent
ailleurs.





FIN DU RP
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Elias Baxter
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Elias Baxter, Mar 24 Jan 2017 - 16:43


PV Olivia Cordell

Le sujet convient pas forcément mais bon


La loi de la rue, la marche à Londres. Il avait oublié l'Elias, qu'à Trafalgar t'es jamais peinard. Que les passants passant et repassant, te bousculent sans te voir, empressés sur le trottoir, ils t'aspirent dans un entonnoir, te stressent dans leur folle liesse et t'engorgent de désespoir. Le sorcier, frustré, sonné, regrette de n'avoir pas prit la poudre de cheminette, d'avoir raté son escampette. Mais même si à cette heure-ci il aurait déjà été chez lui, ça n'aurait pas suffit.

Réajustant son col noir, Elias accéléra le pas. Tout ça pour ça. Des briques de lait. D'un autre côté, sans lait, qu'est-ce qu'il faisait ? Et bien du rien ! Il en avait besoin ! D'un pas rapide, le sorcier s'engouffra dans le centre commercial, monta les escalators deux deux avant de rejoindre le rayon du frais. Un pack de six contre sa poitrine, il jeta un oeil autour de lui. Il y avait un paquet de monde, ce qui était logique au vu de l'heure qu'il était. Histoire d'éviter le bain de foule, Elias s'empressa de rejoindre les caisses. « Bonjour madame », lança t-il poliment sans attendre aucune réponse en retour. La bonne femme passa le pack sans lui jeter un seul regard, et tendit la main en annonçant le prix. « Décidément aucune éducation alors. » Elias déposa les pièces directement sur la caisse en affichant une moue dépitée avant de partir sans demander son reste.

Passant devant la devanture d'un coiffeur, il jeta un oeil à son reflet. « T'es au top mon vieux ». Il se lança un pouce encourageant et glissa une main dans ses cheveux débraillés avant de rejoindre les escalators. Un vieux bonhomme se tenait devant, le visage fermé, la bouche plissée. Elias lui fit un sourire, arqua les sourcils. « Bonjour, serait-il possible de... » il agita la main comme pour chasser une mouche. « passer ? » L'anglais, qui arborait une abominable moustache en pagaille, secoua la tête, ses bras croisés contre sa grosse poitrine. « Nope ! Voyez bien qu'l'escalator est en panne ! Prenez l'ascenseur ! » Escalator en panne. Ah mais oui, effectivement, il bougeait plus le bougre ! Elias agita la tête de gauche à droite. « Non, non, non. Vous avez bien un escalier de service hein ? Qui n'a pas d'escaliers de service ? J'veux dire, c'est les mesures de sécurité de base hein ! »

Le bonhomme fit un pas vers Elias comme pour l'intimider, mais sa taille ridicule l'obligeait à se tordre le cou pour regarder son interlocuteur. « Nope ! L'est en nettoyage, on accèdera pas avant une demie-heure. » Il montra d'un gros doigt sale le panneau de signalisation au pied de la porte du dit escalier de service, et Elias s'affaissa sur lui même. Le six pack de lait commençait déjà à lui peser. Il jeta un oeil aux ascenseurs, devant lequel attendait une file de gens. « Dîtes il est pas si sale que ça votre escalier hein ? Nope ! C'est-à-dire que j'peux l'emprunter ? J'serai l'exception de votre splendide journée ! Nope ! » Elias trépignait. Ses yeux se dilatèrent subitement. « Nope, nope, c'est votre mantra du jour ou quoi ! Oh et puis m*rde ! »

Le sorcier arpenta l'étage du centre commercial cinq bonnes minutes, jetant des regards noirs au type qui avait décidément l'air bien ridicule dans son veston orange fluo. Il lança un nouveau regard vers les portes de l'ascenseur, qui se refermait sur un énième groupe de gens. Plus personne n'attendait. Il réprima un frisson et s'avança finalement vers la machine. « J'vais regretter. Oh j'vais regretter. J'vais pas aimer ça. Et m*rde, m*rde, m*rde. » Il poussa le bouton, une fois, deux fois, une autre dizaine de fois, essuya une perle de sueur sur son front. Il était pas nerveux, non. Pas du tout. Il fit remonter le six pack de lait contre sa poitrine et le tint là, tout contre lui, comme pour lui faire un câlin. Les portes s'ouvrirent. « M*rde. » Il fit un pas, en avant, en arrière, les portes se refermèrent. Il rappuya sur le bouton et le manège reprit. Il finit par passer un bras dans l'embrasure de la porte pour l'empêcher de se fermer, inspira à fond, entra. « Vie de m*rde. » souffla t-il.


Dernière édition par Elias le Dim 19 Fév 2017 - 18:10, édité 1 fois
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Olivia Cordell, Mar 24 Jan 2017 - 22:40


PV Elias
Ou le claustrophobe.

Bientôt… Presque. Loupé. 
Agenouillée dans l’herbe d’un parc, Olivia s’acharnait à capturer dans ses paumes de mains d’innocentes sauterelles bondissantes. A ses genoux siégeait une petite bouteille vide d’eau, mais abondante d’insectes. Cela faisait bientôt trois heures qu’elle épluchait le gazon à la recherche de locustes, si bien que la peau de ses jambes s’était imprimée de la rugosité du sol. Heureusement pour elle, les températures étaient assez douces, elle ne serait pas restée si longtemps s’il avait plu, ou sous un soleil de plomb. En creusant à l’aide de ses ongles, elle tomba nez à nez avec un lombric bien gras. Pas qu’elle pensait le dégustait pour elle-même, mais peut-être pourrait-il convenir à son Augurey. Après l’avoir extirpé du terreau comme un lacet de chaussure, elle le laissa s’écrouler parmi les autres bestioles. En plus, comme il était un peu lourd et parfaitement indolent, il empêchait ses congénères de fuir par le goulot du récipient. Courbaturée, la jeune élève de Serdaigle s’inclina en arrière et tendit ses bras vers les cieux pour s’étirer. Ce travail était pénible. Mais cela valait mieux que d’aller acheter ses insectes à la boutique des animaux magiques. Cinquante grammes de criquets coûtait près d’un gallion !

Quelques promeneurs s’étaient questionnés sur son activité herbologique, mais n’y avait pas prêté trop d’attention. Elle ne faisait que chasser des bêbêtes, rien de bien fascinant. Sauf pour les enfants. Les enfants… Deux d’entre eux ne tardèrent pas à se rapprocher jusqu’à surplomber de leur ombre infantile, la silhouette couchée d’Olivia.


- Tu fais quoi ? Interrogea le plus grand, son pouce noyé dans la salive de sa bouche. Sérieusement, comment faisaient les bambins pour agglutiner autant de bave sans l’avaler ?

Ponctuée d’un sourire en coin, l’aînée répondit sur un ton qui attisait l’envie et la curiosité de son audience.


- J’attrape des insectes pour mon oiseau, vous voulez m’aider ?

Les intéressés acquiescèrent avec entrain. Voila qui était plus rentable, de la main d’oeuvre docile, pas chère, ni futée. Joignant ses doigts contre ses cuisses, Olivia se délecta de les voir labourer à sa place. Elle pourrait en profiter pour se rincer les bras, ils étaient tout tâchés de boue. Une fois décrassée, les petits exploités se dirigèrent vers elle et, à son grand étonnement, se révélèrent plutôt efficaces. Hormis deux-trois sauterelles broyées (la délicatesse des gosses…), elle eut quasiment du mal à refermer le bouchon de sa bouteille car ils en avaient amassé presqu’autant en vingt minutes qu’elle en une après-midi. Avec ça, son phénix serait repu pour quelques jours.

Saluant les loupiots d’un adieu, Olivia s’ébroua et quitta le jardin public. Elle rejoignit le square du Trafalgar, car son père lui avait informé qu’il existait un ascenseur menant directement au monde des sorciers. Elle l’avait pris une seule fois en sa compagnie, mais ne se rappelait plus très exactement de quel élévateur il s’agissait puisque, si ses souvenirs étaient bons, il en existait trois. La place était si immense qu’il lui fallut se soumettre à demander son chemin aux moldus. Du fait de son jeune âge, on lui demanda plusieurs fois ce qu’elle faisait seule dans un espace aussi social. Aussi rétorquait-elle qu’elle s’évertuait simplement à rejoindre un proche parent. On lui indiqua que les ascenseurs se trouvaient à proximité des escalators. Ils ne furent pas bien difficiles à discerner, c’était des géants de fer. Comme elle ne souhaitait pas les emprunter, elle se moqua qu’ils soient hors-service. Les montes-charge, par contre, fonctionnaient très bien.
Mais elle se retrouva confrontée à un grand dilemme. Comme dit auparavant, il y en avait trois. Haussant les épaules, elle évoqua l’idée qu’elle n’aurait qu’à les expérimenter un à un.

Et parlant de ça, un homme de grande envergure, surgit d’un couloir et s’immobilisa devant l’appareil. Mais il eut un comportement étrange. Par deux fois il prit l’initiative d’entrer, puis s’excita sur le bouton d’appel, avant de finalement se décider à s’engouffrer dedans.

Bon ça y’est, elle allait partager la locomotion avec un dingue.

Paisible en apparence, elle s’inséra à son tour sans le quitter des yeux et en lui adressant un « Bonjour » sobre et poli. Il avait l’air…férocement attaché à son pack de lait. Et pas très bien non plus. Elle crispa ses doigts autour de son bocal grouillant. En fait, des deux, elle était probablement la plus suspecte, réalisa-t-elle. Lui, il portait d’anodines briques de boisson. Comparé à elle et ses insectes, comme s’il s’agissait d’un nouveau régime alimentaire glauque. Les portes se verrouillèrent, et à cet instant, Olivia eut un mauvais pressentiment.


C’était pas le bon ascenseur. Nom d’une Bavboule. Il ne restait plus qu’à espérer que son voisin n’envisageait pas d’atteindre le plus haut étage. Elle se détendit et soupira. Elle pouvait toujours contempler son butin, observer les vers de terre se tortiller autour des millepattes. Oui, c’était probablement elle la plus bizarroïde d’un point de vue extérieur.
Alors qu’elle remuait sa bouteille, il y eut dans le même temps, une secousse inhabituelle. Dans un premier temps, elle crut que c’était de sa faute, coupable d’un phénomène magique involontaire. Mais elle s’aperçut que le fautif n’était nul autre que leur mode de déplacement. Il avait suspendu sa progression.
Levant les yeux d’exaspération, Olivia expulsa l’air de ses des narines avant de conclure d’une voix las.


- Je crois qu’il s’est arrêté.


Dernière édition par Olivia Cordell le Mer 25 Jan 2017 - 19:51, édité 4 fois
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Elias Baxter
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Elias Baxter, Mer 25 Jan 2017 - 15:34


Les yeux clos, Elias prit une grande inspiration, ses doigts joints sous son bébé laitier. « Bonjour. » Les paupières s'ouvrirent subitement sur la nouvelle venue, qui le fixait sans sourciller. « Tu veux ma photo gamine ? » Il resserra sa prise sur le six pack et remarqua la jeune femme l'imiter. Y a qu'à la place du six pack de lait, elle tenait un bocal grouillant d'abominables criquets. Il repéra même parmi les bestiaux un lombric grassouillet. Et ces machins choses à mille-pattes aussi, qui se tortillaient pour gagner la surface. Arquant un sourcil, Elias fit la moue. Il détourna le regard pour reporter son attention sur les portes de fers, qui se fermèrent dans un silence insolent. Il referma les yeux, et autour de son précieux sac, ses jointures devinrent blanches.

« Ah, ha, ha, ha,
Stayin' alive.
Stayin' alive.
Ah, ha, ha, ha,
Stayin' alive.
Well now, I get low and I get high »


Son bassin bougeait au rythme des Bee Gees, et derrière ses paupières, ses yeux grands ouverts fixaient l'atmosphère restreinte du trou de ver. Ils descendaient, droit en enfer.

« Feel the city breakin'
And ev'rybody shakin'
And we're stayin' alive, stayin' alive.
Ah, ha, ha, ha,
Stayin' alive.
Stayin' alive. »


Et soudain tout s'arrêta. Les machines arrêtées, l'estomac retourné, les épaules affaissés. Elias écarquilla les yeux, fixa les portes closes avec ahurissement, incapable d'esquisser le moindre mouvement. « Je crois qu’il s’est arrêté. » Le sorcier garda les yeux rivés sur la jointure entre les deux portes, curieusement sombre. Ils étaient suspendus dans le vide, quelque part au milieu de nulle part. « Non, non, non, non, non, non. » Il lâcha net les briques de lait qui tombèrent lourdement au sol. L'une d'elle s'explosa dans la chute, se déversa tous azimut.

Ses poings frappèrent le fer, encore, encore et encore, sa respiration en constante accélération. « Non, non, non, non, non, non ! Bordel, b-bordel à c*l d'm*rde ! » Il voyait les points noirs dans son champ de vision. Et le gros bouton rouge. Il le frappa avec force, hurla dans le haut parleur. « Vos machines de m*rde marchent pas bordel ! OUVREZ LES PORTES ! » Il se retourna vers sa comparse de cellule, la secoua par les épaules. « FAIS QUELQUE CHOSE ! » La magie ! Il devait utiliser la magie. Mais en présence d'une mordue il pouvait pas ! Il sentait sa baguette dans la poche intérieure de sa veste, il sentait, elle vibrait, elle l'appelait. Il suffisait d'un sort ! Un put*in de sort et il était dehors ! Et tout à coup il haïssait cette gamine pour être entrée après lui. Cette gamine et ses cheveux corbac, cette gamine et ses mille-et-une pattes.


Dernière édition par Elias le Jeu 26 Jan 2017 - 13:47, édité 1 fois
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Olivia Cordell, Mer 25 Jan 2017 - 18:48


On ne pouvait décidément aucunement faire confiance à la technologie des moldus. Leurs inventions étaient tellement moins fiables que la magie elle-même. Il n’aurait pas fallu plus de cinq secondes à Olivia pour effectuer le sortilège Reparo qui rétablirait la manoeuvre de la machine. Mais pour l’instant, ce n’était pas la meilleure combine à exécuter, elle était piégée en compagnie d’un moldu, qui, à le regarder de plus prés, manifestait des signes évidents d’angoisse. Instinctivement, la Serdaigle fit bien de s’écarter, car l’invididu fut soudainement en proie à une attaque de panique, et martela de toutes ses forces les vicieuses parois métalliques, avant de s’époumoner au niveau de la baffle d’appel d’urgence. Dans son désarroi, il avait échappé des bras les six paquets de lait dont un se déversa allègrement et vint lécher les souliers vernies de la jeune fille.

Les yeux exorbités, Olivia fut malgré elle spectatrice du subit accès de violence de son compagnon. Elle le savait, elle n’aurait jamais du monter avec lui. Comme ça, il aurait été tout seul, à taper sa crise de déglingo parc’qu’il est un vrai dingo, et elle, elle se serait volatilisée dans l’élévateur qui mène au Chemin de Traverse. Elle pressa contre elle sa bouteille de verre qui pourrait éventuellement lui servir de défense au cas où ça dégénérerait.
Et ce fut le cas, puisque le fou furieux, en manque manifeste de résultats concrets, se jeta sur elle et l’ébranla comme un vieux prunier en implorant son aide. Olivia fut si vite prise de court qu’elle ne put réprimer un glapissement effrayé avant de lâcher son bocal qui se déversa parmi le lait.


- FAIS QUELQUE CHOSE ! S’égosilla-t-il, alors qu’il la scrutait comme s’il la maudissait et aurait voulu qu’elle s’immole sur place.

Le corps raidi et les yeux fermement clos, Olivia lui assena une claque monumentale pour l’obliger à reculer et ainsi se libérer de son emprise sur sa personne.


- Reprenez-vous, espèce de malade mental ! Tonitrua la jeune fille en comprimant son manteau contre sa poitrine.

Haletante, elle dévisagea son agresseur d’une expression sceptique. Mais quel Billywig l’avait donc piqué ? Est-ce qu’au cours de la journée, avait-il reçu une mauvaise nouvelle ? Connu une catastrophe ?… Etait-il phobique ?…
Mais oui, bien sûr, cela paraissait assez évident une fois réintégré dans son contexte. Voila pourquoi elle l’avait trouvé si mal à l’aise. Pauvre garçon, si elle avait su mieux discerner les signaux avant-coureurs, sans aller jusqu’à bavarder comme deux amis qui auraient gardés les cochons ensemble, elle aurait peut-être réussi à le distraire et l’empêcher de s’affoler. Néanmoins, son geste avait eu au moins l’avantage de calmer les choses, puisqu’à présent, elle était libre de se mouvoir. Elle sentit une humidité remonter ses collants, elle avait presque oublié qu’ils pataugeaient maintenant dans une mixture peu ragoutante de protéines animales toutes confondues. Révulsée, elle leva une cheville, se tenant à la façon d’un flamant rose en soulevant les jupons de sa robe.

Jetant un regard chargé de reproches à l’adresse du semeur de troubles, elle pointa un doigt accusateur sur le désordre commis.


- Vous êtes ravi de votre emportement, j’espère ? J’ai ramassé ces insectes toute la journée pour mon phoén…pour mon furet ! Et maintenant, il y en a partout ! Grimaça Olivia en éloignant du pied les criquets qui se noyaient un peu trop près d’elle.

Si seulement elle avait pu émettre un simple « Accio Insectes » de la pointe de sa baguette, rien de tout ceci n’aurait été gâché. Les bestioles seront bientôt piétinées et gorgées de lait avant même que le machiniste ne dépanne leur ascenseur. Longeant les mains contre ses hanches, elle prit une profonde inspiration qu’elle expira bruyamment. Les deux compères allaient forcément moisir dans cette boite de métal pendant de longues minutes, donc autant était-il plus prudent de rassurer le névrosé.


- Pardon pour la gifle, c’est parti tout seul, s’excusa-t-elle en étirant un sourire pudique, ne craignez rien, je suis là, je peux vous aider. Et euh… Je m’appelle Olivia, et vous ? Ils vont très bientôt nous faire sortir d’ici, j’en suis sûre.

Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes de jouer le bon samaritain, mais si cela pouvait adoucir les tensions jusqu’au moment de la délivrance, c’était pas plus mal. Pour prouver sa bonne foi, elle avança une poignée de main avenante.
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Elias Baxter, Jeu 26 Jan 2017 - 14:09


CLAC

« Reprenez-vous, espèce de malade mental ! »

Elias porta une main à sa joue, resta figé un bref instant, ses yeux d'acier reprenant quelques teintes de bleu. La sentence était tombé, et c'était pas très agréable. Il les voyait toujours, les murs qui se refermaient, lentement mais sûrement, sur leurs deux silhouettes décharnées. Malade mental ? Non, réaliste ! On l'avait déjà appelé comme ça. Malade mental. Dérangé du bocal. Bocal. Brisé. A ses pieds. Vous êtes ravi de votre emportement, j’espère ? J’ai ramassé ces insectes toute la journée pour mon phoén…pour mon furet ! Et maintenant, il y en a partout ! Hein ? » Ses talons léchés par des vers engorgés. Du lait sur sur ses souliers. « Ieew ! »

De l'adrénaline fila à travers ses jambes. En quelques secondes il était paré. Paré à piétiner, à écraser. En plus tous ces insectes c'était utiles que mort ! Dans un ragoût pour Whisky, dans une potion de magie. Pas pour nourrir un furet ! Mais les murs, les murs se refermaient toujours, et Elias n'arrivait pas esquisser le moindre mouvement. Il fixait la petite depuis un moment. Il sentait sa joue qui brûlait et le pack de lait tout frais qu'il tenait de ses poignets. Ses doigts frappaient frénétiquement le plastique déchiré, ses lèvres sèches affichèrent un sourire fou. « Pardon pour la gifle, c’est parti tout seul. Ne craignez rien, je suis là, je peux vous aider. Et euh… Je m’appelle Olivia, et vous ? Ils vont très bientôt nous faire sortir d’ici, j’en suis sûre. » Une main se lève, prête à serrer. Elias l'observe d'un oeil suspect.

Il frappe la paume, d'un poing fort et déterminé. Son regard nerveux se pose partout sauf sur la fille, il s'agite, sent les lombrics. « Ieew ! » Disque rayé, nervosité. Elias se plaque contre la porte derrière lui, observe tout autour de lui. Le haut parleur reste muet. « Olive IA. Intelligence artificielle c'est ça ? T'es là pour te foutre de moi ? Tu crois que j'vois pas clair dans ton manège hein ? » Il poussa le bouton d'ouverture des portes avec frénésie, posa son pack de lait dans la flaque grouillante. « Olive IA. Intelligence artificielle c'est ça ? T'es là pour te foutre de moi ? Tu crois que j'vois pas clair dans ton manège hein ? J'sais bien, j'vois bien c'est fait exprès tout ça. C'est une caméra cachée n'est-ce pas ? Elle est même pas bien cachée ! Regardes ça Olive IA ! » Et il pointe du doigt l'appareil, au coin de la machine, s'élève juste assez haut pour toquer l'objectif du bout de l'index. « Ah oui ce que c'est drôle hein ? Ah oui si on enfermait Elias dans une cage en fer oui, j'vous vois v'nir ! » Il se baissa ensuite pour choper un ver, un gros, et l'agita sous le nez de la gamine aux cheveux noirs. « Nourrir ton furet hein ? Mon c*l oui ! Les furets ça mange pas des insectes mais des poussins ! Haahaa ! C'est car-ni-vore ! Pas insectivore, ça non. Les furets ça bouffe de la viande espèce d'idiote ! Olive IA oui. Tu me mens. Tu parles de quoi là hein ? J'sais bien moi, que t'as fais tout ça. T'agites ton bocal et BOUM la machine s'arrête ! Dis moi la vérité ! »

Essoufflé, Elias essuie une perle de sueur sur sa tempe. Mauvaise main. Le lombric effleure sa peau, et il l'éloigne d'un geste vif. « Ieew ! » Entre ses doigts il l'écrase.
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Olivia Cordell, Jeu 26 Jan 2017 - 19:18


CLAC

Alors qu’elle s’attendait à un retour positif, le jeune homme étreignit son poing pour l’abattre fermement dans le plat de la main d’Olivia. Celle ci eut un mouvement de recul où elle inspira de surprise, tandis que son compagnon s’efforçait d’esquiver les cadavres filiformes des vers saturés d’eau. Se massant le poignet, elle était de plus en plus étonnée par l’attitude excentrique et peu encourageante de l’homme. Profondément plongé dans un délire paranoïaque, il se mit à l’accuser de tous les torts.

« Olive IA. Intelligence artificielle c'est ça ? T'es là pour te foutre de moi ? Tu crois que j'vois pas clair dans ton manège hein ? J'sais bien, j'vois bien c'est fait exprès tout ça. C'est une caméra cachée n'est-ce pas ? Elle est même pas bien cachée ! Regardes ça Olive IA ! »

Comme pour appuyer sur ses propos, il braqua un bras en direction d’une loupiote, qui s’avérait être la caméra de service. Mais de quoi pouvait-il bien parler le zozo ? Tous les ascenseurs étaient dotés d’une surveillance rapprochée. Fronçant les sourcils, elle se concentra plus attentivement sur ses paroles. Une androïde, elle ? Il ne fallait pas pousser, certes, les moldus s’étaient surpassés en technologie ces derniers décennies, mais les cyborgs servaient à ce jour davantage à la science que pour piéger les gens sur des farces de mauvais goût. Et puis, d’après les dires de sa génitrice, cela coûtait une petite fortune d’en acquérir. Lorsqu’elle détourna la tête pour de nouveau regarder son interlocuteur, un ver de terre se tortilla présentement sous ses yeux. Protégeant son visage de ses avant-bras, elle afficha un rictus écoeuré. Mais à quoi jouait-il, il était totalement à coté de la plaque ! Sûr de lui, l’aliéné en remit une couche en disséquant ses arguments.

« Nourrir ton furet hein ? Mon c*l oui ! Les furets ça mange pas des insectes mais des poussins ! Haahaa ! C'est car-ni-vore ! Pas insectivore, ça non. Les furets ça bouffe de la viande espèce d'idiote ! Olive IA oui. Tu me mens. Tu parles de quoi là hein ? J'sais bien moi, que t'as fais tout ça. T'agites ton bocal et BOUM la machine s'arrête ! Dis moi la vérité ! »

Les yeux ronds comme des c*ls de bouteille, Olivia pouvait maintenant admettre être viscéralement intimidée. Son voisin était hors de contrôle, elle devait faire quelque chose. Elle priait pour qu’il ne soit pas dangereux. Lui saisissant l’épaule et l’écartant d’un geste vif de la porte d’accés, la Serdaigle se mit à frapper les murs de métal en hurlant.

« EST-CE QU’IL Y A QUELQU’UN QUI M’ENTEND ? Je suis en compagnie d’un déséquilibré, et pour être parfaitement honnête, j’aimerai avoir à le supporter le moins longtemps possible ! » Aboya la jeune fille en trépignant sur ses talons. Si seulement, si SEULEMENT elle pouvait faire usage de la magie. Peut-être qu’en étant dos à lui, elle réussirait à dissimuler sa baguette pour que son sort passe inaperçu. De toute façon, c’était soit résoudre le problème et en finir le plus vite possible avec le maladif, soit patienter jusqu’au débarquement du mécanicien en encaissant ses hallucinations. Mais pour cela, il fallait détourner son attention.

Olivia pivota sur elle-même et fit face. Tout en décortiquant les entrailles métalliques de leur souricière dans l’espoir de trouver une diversion, l’apprentie-sorcière démantela chacune des accusations du jeune homme psychosé.


« Je ne suis pas un robot, je suis une simple mold… demoiselle qui fait des études de droit, » justifia-t-elle sereinement en louchant sur la cheville de son comparse et en amenant ses doigts à proximité de ses reins, « et d’ailleurs, j’affirme que les furets peuvent manger des insectes ! Il y en a, d’ailleurs, qui grimpent sur vos chaussures. »

Distraction faite, elle jaillit de sous son veston sa précieuse baguette de sorte à ce qu’elle demeure indécelable à un oeil amateur puis la pointa en quatrième vitesse vers le sol. D’après elle, ce devait être là que se trouvaient les viscères du monstre de fer. Faisant fi du reste du monde de sorte à rassembler tous ses efforts, Olivia chuchota un sortilège bien connu et ressassé depuis des générations. « Wingardium Leviosa » souffla-t-elle du bout des lèvres.

Pour son plus grand bonheur, l’ascenseur émit un bruit sifflant avant de lentement se déporter et entamer une descente. Effaçant du revers de la main la transpiration naissante de ses joues, Olivia se persuadait qu’en cas de chute, elle serait moins violente s’ils se rapprochaient du sol. La machine était lourde, vraiment lourde, elle le ressentait dans ses muscles. Avec une infime précaution, son corps obliqua une fois de plus, en camouflant l’objet du délit. Ce fut une tentative ratée quand Olivia essaya de paraître naturelle. L’air de rien, elle fit une remarque, non sans suer à grosses gouttes vu la charge qu’elle devait soulever.

« T-Tiens donc, vous… voyez ? Il descend… Il n’y avait pas de quoi s’a..s’affoler ! » Ironisa-t-elle de sa bouche pincée.
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Elias Baxter, Dim 29 Jan 2017 - 0:12


« EST-CE QU’IL Y A QUELQU’UN QUI M’ENTEND ? Je suis en compagnie d’un déséquilibré, et pour être parfaitement honnête, j’aimerai avoir à le supporter le moins longtemps possible ! » Elias fixa la gamine, ses yeux ronds comme deux culs de bouteilles. Un déséquilibré ? Mais où ça hein ? Où ça ? Il tourna la tête à droite à gauche, ignorant les hérissant claquements de mains sur le métal de la machine aliénée. Et quand finalement tout s'arrêta, il la vit planté devant son nez, raide comme un piquet.« Je ne suis pas un robot, je suis une simple mold… demoiselle qui fait des études de droit… et d’ailleurs, j’affirme que les furets peuvent manger des insectes ! Il y en a, d’ailleurs, qui grimpent sur vos chaussures. Ieew ! » Elias ramassa ses jambes, l'une après l'autre, malheureusement la lévitation était impossible, et il se retrouva à trépigner dans le lait comme un gros bébé. « Mais quelle poisse, mais quelle poisse ! »

Les bêtes grouillaient, agonisantes dans leur mare de lait. Elias avait beau jouer du pas chassé, rien ne semblait les empêcher de lécher ses semelles cloutées. Il écrasa un criquet, puis un autre, chassa un lombric de son maigre mollet, jeta des regards noirs aux mille-pattes acrobates qui tentaient l'invasion de son pantalon. « Dégagez sales bêtes ! » Il en aurait presque oublié le géant de fer qui l'avait avalé. Elle était pas une IA qu'elle disait l'Olivia. Mais alors elle était quoi ? Une molle demoiselle ? Oui c'est ce qu'elle avait dit la jeune pucelle. Une molle de demoiselle, qui sonnait comme Meurthe-et-Moselle... elle était française peut-être ? Une avocate de France ? Enfin semie... Elle étudie qu'elle avait dit. Et tout à coup il fut surpris, l'engin était reparti. « T-Tiens donc, vous… voyez ? Il descend… Il n’y avait pas de quoi s’a..s’affoler ! »

Et pourquoi qu'elle gouttait la sueur la jeune fille ? Et qu'elle avait les lèvres serrées comme si elle venait d'avaler un de ses précieux petits criquets ? Elias, les bras en l'air, les jambes plantés dans la mare de lait, arqua les sourcils. « J'm'affolais pas d'abord, il faut pas croire mais... » Il s'approcha lentement de sa cadette brunette, posa une main franche sur son épaule de crevette. « ... qu'est-ce que t'es en train de faire ? Tu caches des trucs j'vois, on m'la fait pas j't'ai dis minette ! » Il se prépare à la fouiller, persuadé de trouver quelque preuve de complots manigancés. Mais alors qu'il allait sauter, l'engin s'arrête, le faisant presque perdre pied. Il se rattrape sur la cadette, sa tête plonge en avant, et dans un flou impeccable, ses lèvres tombent sur les lèvres fines de la gamine. SMACK Il se redresse, s'époussette, et ses genoux tremblants, plus bas, tape la causette. « Ben ça descend plus là, tu vois. »

Pas qu'il en soit content. Il est même pas du tout content. Mais Elias se retient d'hurler, de piétiner, de paniquer. Et de parler du baiser volé. Il se rapatrie sur le bouton rouge, qu'il frappe d'un doigt plusieurs fois. « Ces moldus, jamais capables de répondre de leur technologie foirée ! » Il porte une main à sa bouche, secoue la tête. « Enfin moldus, j'dis moldus, j'veux dire qu'ils sont bien mous du genoux tu vois. Sont molles du genoux. On peut dire les deux. Je... » Ah ben il était bien barré là, voilà. Elle qui le prenait déjà pour un déséquilibré !  Si ça continuait il faudrait qu'il trouillote sa mémoire d'un Oubliette ! Se gardant de regarder la brunette, il fixa longuement les portes fermées. Le gris argenté renvoyait son reflet, débraillé, décoiffé. Il passa une main dans ses cheveux, fredonnant entre ses lèvres les Bee Gees, histoire de se calmer.
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Olivia Cordell, Lun 30 Jan 2017 - 23:05


Il ne s’était même pas écoulé une seconde pour que le fantasque jeune homme ne foule l’étang de lait, l’expression révulsée et les cheveux hérissés. Il était particulièrement comique au fond. Mais Olivia fut bientôt trahie par l’effort de sa démarche, car il se rapprocha plus intimement d’elle, soupçonneux, jusqu’à lui épingler l’épaule d’une poigne ferme. Alors qu’elle était profondément absorbée par son sortilège, ce contact si brusque la fit tressaillir et relâcher son attention. L’ascenseur eut un soubresaut qui ébranla les lieux, et fit même déraper son partenaire. Dans un empressement instinctif, il harponna ce qui était au plus prés de lui, et joignit ses lèvres aux siennes avant même d’avoir eu le temps de dire « boursouf ». Abasourdie, la baguette d’Olivia lui échappa des mains et se perdit dans la flaque. Dieu merci, le jeune homme, sans doute confus, se replia et brossa son veston hâtivement en espérant peut-être, reprendre contenance. Railleur, il mentionna l’arrêt soudain de leur locomotion.

« Ben ça descend plus là, tu vois. »

Au moment où il s’obstina une seconde fois sur le bouton d’appel, la jeune Serdaigle esquissa à pas de loup une marche en direction de sa baguette qui s’était aventurée hors de portée. Heureusement pour elle, l’excentrique bonhomme n’éprouva pas l’envie immédiate de se retourner, ce qui lui permit de récupérer le morceau de bois et de l’éclipser sous sa robe. Exaspéré, il déplora la pitoyable maintenance de la mécanique en incriminant le peuple. Mais une phrase, lâchée dans le vide, percuta la mémoire d’Olivia aussi violemment qu’une balle de fusil en pleine tête.

« Ces moldus, jamais capables de répondre de leur technologie foirée !… Enfin moldus, j'dis moldus, j'veux dire qu'ils sont bien mous du genoux tu vois. Sont molles du genoux. On peut dire les deux. Je…» Balbutia son voisin en bâillonnant sa propre bouche de ses doigts comme pour taire son talent d’orateur.

Olivia se figea, la main resserrée sur les plis de sa cape, reluquant le grand gaillard qui venait de divulguer sa véritable nature. Il y eut un interminable silence de mort qu’elle n’interrompit pas tout de suite. Puis, prenant une puissante inspiration, elle poussa un fort râle d’allégresse et se caressa le cou de soulagement. Tout sourire, elle laissa ses bras retomber le long de son corps en ricanant. Ses yeux plissés et ridés de malice, elle émergea sa baguette de sous ses vêtements et la dressa droit devant son compagnon de cellule. Candidement amusée, elle exagéra son geste en essayant d’articuler ses mots, incapable de prononcer sans être coupée par ses gloussements nerveux.


« Vous…Vous êtes un sorcier depuis le début ! Comme moi ! » Se moqua la jeune fille en s’appuyant sur ses genoux, les côtés devenues douloureuses par ses rires incessants.

Son corps se renversa parmi les insectes engloutis, qu’elle ignora éperdument. Elle soutint ses coudes contre les rotules de ses jambes, s’évertuant à écourter petit à petit son entrain. Cela faisait un bien fou de rire, après toute cette tension accumulée à cause de la dissidence du sorcier. Portant son regard vers l’eau, elle y plongea une main pour en extraire quelques carcasses de criquets et de vers imbibés.


« C’est absolument répugnant. » Rapporta Olivia en les laissant retomber dans un clapotis de succion humide. Puis, elle leva son petit nez pour toiser son confrère.

« Je vous ai mentis, confessa-t-elle, mon nom est bien Olivia mais je suis simplement élève de dernière année à Serdaigle. Vous n’avez pas été d’un très grand sang-froid, vous pourriez peut-être vous rattraper en exécutant un splendide sort « Recurvite » ? Je pense avoir suffisamment baigné dans cette mélasse. »

Elle suspendit son monologue un instant, le temps de lever légèrement ses sourcils d’un air vaniteux.

« Et vous alors, je ne sais toujours pas qui vous êtes ? »
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Elias Baxter, Mer 1 Fév 2017 - 15:13


Un silence gênant, pis un râle guttural et un ricanement d'soulagement. Qu'est-ce qu'elle a la gamine a fourrager dans ses vêtements ? L'oeil fuyant, Elias risqua quelques regards brefs vers la molle du genou, qui sortit de son veston un long bâton. Curieusement familier. Elle lui gloussa dans la face en l'agitant sans aucune grâce. « Vous…Vous êtes un sorcier depuis le début ! Comme moi ! » Agnagnagna ! Ben v'là autre chose. Elias en oublie les criquets, le lait, et tout ce qui se finissaient en -ai. « Ah ? » Il déglutit lentement, examina la baguette de la midinette qui riait à tue-tête.

Mais qu'est-ce qu'il y avait de si drôle ? Elle allait se péter les côtes ! Là-dessus qui plus est. Y avait rien de drôle hein. Ils étaient coincés, stockés dans une machine infernale qui refusait de bouger. Elle attrapa tout à coup une poignée de bestioles grouillantes qu'elle laissa retomber, patauger dans la mare de lait. « C’est absolument répugnant. » Pas remis de la nouvelle du jour, Elias la fixa bêtement avant de comprendre le sens de son dégoût. Ah oui. Les criquets, les lombrics et les mille-pattes qui s'noyaient dans le lactose. « Ben qui c'est qu'à ramené ces bêtes là aussi ! » Il shoota dans un pauvre ver de terre qui léchait sa chaussure et la fixa d'un regard neuf. Une sorcière. Voilà qui était intéressant. Elle était assez jeune pour être en études. Peut-être bien à Poudlard.

« Je vous ai mentis, confessa-t-elle, mon nom est bien Olivia mais je suis simplement élève de dernière année à Serdaigle. Vous n’avez pas été d’un très grand sang-froid, vous pourriez peut-être vous rattraper en exécutant un splendide sort Recurvite ? Je pense avoir suffisamment baigné dans cette mélasse. » Ben voilà. Il ignora la pique glissé dans sa réplique et sourit triomphalement avant de sortir sa propre baguette de la double poche de sa veste. Avant d'esquisser le moindre geste, il arqua un sourcil pittoresque. « Attends mais t'as tenté de lifter la machine avec un sort tout à l'heure alors ? T'es une folle dingue toi ! C'est électrique cette installation, tu peux pas faire d'la magie comme ça sur un ascenseur ! Et surtout pas quand t'es dans un lieu public bourré de moldu ! Imagine j'aurais pas été un sorcier ! » M'enfin pour ce qu'il en était, il s'en fichait. Après tout c'était pas sa gamine. Il en avait pas d'gamine. Et il en voulait pas d'ailleurs.

Il informula un #Reparo histoire de rassembler le bocal avant d'#attirer chaque insecte à l'intérieur et de le tendre à la demoiselle. Puis il nettoya la cage d'un #Recurvite. « Tadaaa ! » Il appuya ensuite rageusement sur le bouton rouge, qui restait solidement terne. Les lumières se rallumèrent brutalement et il pu observer la Serdaigle plus efficacement. Une brunette au visage fin, aux traits malins.

Elias agita de nouveau sa baguette pour lancer un silencieux #Voluptas Garden qui l'enivra tout à coup d'une odeur doucereuse de fleur voluptueuse. Le calme, la sérénité. Il en oublia les portes fermées. « J'm'appelle Elias. J'suis pas en études. Mais j'suis allé à Poudlard moi aussi. Serpentard s'tu veux savoir. » Et ce bouton qui restait à le narguer sans ronfler. Le sorcier inspira à fond, posa ses doigts sur ses tempes. « On risque d'rester là un moment. Allez racontes, les criquets et tout là, c'est pour quoi ? » Et secrètement il espéra que c'était pour les potions, parce qu'au moins ils auraient un sujet de discussion, et c'était tout bon.
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Olivia Cordell, Mer 1 Fév 2017 - 23:22


De toute évidence, le sorcier était aussi impatient qu’elle d’assainir les lieux. Comme elle s’y attendait, il poignit la tige de sa baguette de par dessus son boléro, mais marqua un temps d’arrêt où il fléchit quelques secondes.

« Attends mais t'as tenté de lifter la machine avec un sort tout à l'heure alors ? T'es une folle dingue toi ! C'est électrique cette installation, tu peux pas faire d'la magie comme ça sur un ascenseur ! Et surtout pas quand t'es dans un lieu public bourré de moldu ! Imagine j'aurais pas été un sorcier ! »

Pour toute réponse, elle lui tourna vivement le dos, la bouche de coté et les paupières closes, l’air snob. Jonglant de sa propre baguette entre ses doigts, elle l’examina dans une moue dépitée. Elle était mauvaise en sortilèges, elle n’y pouvait pas grand chose, elle ne retenait rien. Elle avait complètement oublié que l’électricité et la magie ne faisaient pas bon ménage. Olivia fronça les sourcils car elle venait de détecter un reste de pattes d’insecte sur le bâton qu’elle éjecta d’un claquement d’ongle. De son coté, le magicien effectua d’une rare virtuosité quelques enchantements, dont un qui rapiéça son défunt bocal comme neuf. La bouteille bascula entre ses mains dans un choc sourd, emplie cette fois-ci d’insectes certes, mais morts et trempés. Pas sure que son Augurey accepte cette offrande souillée, mais c’était mieux que de repartir bredouille. Pantois, la Serdaigle émit un faible remerciement. Oui bon, voila, s’il avait pu assécher les hexapodes, ça aurait été mieux.

Peu après, de sous ses cuisses, Olivia sentit l’eau se retirer, s’évaporer, se volatiliser comme un spectre. En un clin d’oeil, l’ascenseur était épuré de toutes salissures, au même état qu’avant la discorde. Satisfait, l’excentrique jeune homme salua la réussite de ses sorts d’une acclamation, comme un Monsieur Loyal de cirque. Sa tentative cependant, de ré-appuyer sur le bouton d’appel, fut sans effet. La luminosité par contre, s’étaya, ce qui permit à Olivia, tout comme son partenaire, de mieux identifier les alentours. Les deux énergumènes se dévisagèrent dans le blanc des yeux, et elle en profita pour le scruter du regard impudemment. C’était un beau garçon, bien taillée, bien peigné, bien sous tout rapport en fin de compte. Mais ça, c’était en oubliant tout ce cinéma passé. Fuselé comme une antilope, tendu comme un ressort, et quelques épis sur sa tignasse soulignant ses airs loufoques. Avec de naissantes petites rides en pattes d’oie aux coins des yeux. Mieux valait ne pas lui faire remarquer, au risque de le froisser.

Soudainement, un parfum envoûtant vint lui flatter les narines. Une touche de jasmin, son effluve favorite. Aussitôt, Olivia se sentit mieux. Comme ces essences provenaient de nulle part, elle se douta que son voisin avait du faire usage d’un quelconque ensorcèlement pour rendre l’habitat plus bienséant. Intérieurement, elle bénit cette fantaisie du plus profond de son âme. Grâce à lui, l’atmosphère se révéla moins oppressante. Le jeune homme d’ailleurs, rompit bientôt le silence.


« J'm'appelle Elias. J'suis pas en études. Mais j'suis allé à Poudlard moi aussi. Serpentard s'tu veux savoir, goguenarda le gentilhomme en aspirant l’oxygène à pleins poumons, on risque d'rester là un moment. Allez racontes, les criquets et tout là, c'est pour quoi ? »

Toute fière, la demoiselle brandit le récipient à hauteur de son visage, et le trémoussa sobrement.

« Très récemment, je suis allée acheter avec mon père une créature magique. Un Augurey, vous voyez ce que c’est ? On les appelle les phénix irlandais. Mais pour le nourrir, je préfère me procurer sa nourriture moi-même, elle n’est pas donnée à la boutique des animaux ! » Plaida l’adolescente d’une allure coupable qu’elle masqua aussitôt sous un regard matois.

Olivia ébroua ses cheveux en arrière d’un jet de bras, puis se rapprocha du sorcier en inclinant son menton vers l’avant.


« Serpentard, n’est-ce pas ? Vous faites donc parti de la grande familles (si étroitement obtus) des rusés ! » S’exclama-t-elle sur un ton qui se voulait faussement admiratif.

« Et à votre âge, très franchement, n’avez-vous jamais appris le transplanage ? Dit Olivia, séductrice, en effleurant le front d’Elias de ses doigts fins qu’elle repoussa, ne savez-vous donc pas transplaner ? Parce que si c’est le cas, vous auriez pu nous faire sortir d’ici DEPUIS LE DEBUT ! »

La fin de sa phrase avait été formulée sur un cri, l’arête du nez repliée et les dents serrées. Que ces Serpentards manquaient de clairvoyance. Tellement bouffis par la vanité qu’ils ne voyaient pas la nécessité de cogiter, un temps soit peu. Le sourire en coin, elle ironisa d’autant plus.

« Laissez, je comprends mieux, c’est aux Serdaigles qu’est le devoir de raisonner. Vous êtes bien trop limité pour cela, c’est une bonne chose que je sois à vos côtés. »

On pouvait dire que ce n’était pas la modestie qui étouffait notre enfant gâtée. Au fond, si elle était aussi outrecuidante, c’était pour camoufler ses tares. Quoi de plus terrible pour elle, que de lui agiter sous le nez ses propres faiblesses.
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