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Une taverne moldue
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Elias Baxter
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Re: Une taverne moldue

Message par : Elias Baxter, Sam 25 Mar - 11:38


L.A. accordé


Il était ok le Jean. C'était bon ça ! La Terre s'en retournait sans doute sur son orbite. Et tournait, tournait, tournait. Y avait de la couleur dans cette taverne, de la bonne couleur pastel ! C'était sans doute la saison. Le printemps qui débarquait entre deux shots, comme ça. Le collègue s'était levé pendant qu'Elias finissait le dernier mini-verre, paré à se casser. Le sorcier le suivit d'un pas lourd, adressant un vague signe au barman. « A plus dans l'Magicobus ! » Le gars le regarda d'un air qui en disait long, pis Elias se retrouva dans la brise du soir aux côtés de son pote. Ils avaient qu'à se bouger les miches jusqu'à ce qu'ils croisent un autre bâtiment décapant, ouais, ouais. Le sorcier s'agitait, un pied partait sur la gauche, l'autre sur la droite, ses doigts tapaient un rythme silencieux, tandis que le Jean roulait déjà son bâton de feu. « On va s'trouver un bel endroit vers l'infini par là-bas ! » Il pointa de l'index l'obscurité et s'avança un brin dans la nuit.

L'bâton était vite prêt, vite fait, les deux loubards se le passèrent d'une main experte tout en bravant l'urbanisme londonien. Certains passants jetaient sur eux des regards malsains, qu'ils ignoraient comme des gamins. Elias matait ses pieds qui semblaient bouger tout seul, comme s'ils étaient doués d'une conscience qui leur était propre. Viraient à droite, viraient à gauche, se levaient d'un bon geste, s'abaissaient sans paresse. C'était fou ! Pis ses mains qu'accrochaient à tout, les murs, les lampadaires, les gens qui l'abreuvaient d'injures insalubres. Il se tourna d'un coup pour demander au Ty Jean où c'est qu'ils allaient comme ça, mais le Ty Jean était pas là, plus là. Il avait disparu ! Elias le héla dans les rues. « JEANNOT MON POTEAU ! » Abandonné, le gaillard secoua la tête pour se défaire des rais de lumière dans le coin de ses yeux. Il s'affaissa contre la façade d'un bâtiment, jeta un oeil à l'enseigne de néon qui lui vrillait la face. O'Connelly. Ben c'était un bar bien ça ! Un irlandais planqué dans les allées de Londres ! Il y jeta son dévolu, entra d'un pas d'ingénu entre les murs de pierres. Il s'affala sur le canapé, ignora les paroles du tavernier qui l'enjoignait à se barrer et s'endormit comme un bébé. Le Ty Jean il le retrouverait sans doute au matin.


[FIN DU RP]
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Damien J. Eales
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Re: Une taverne moldue

Message par : Damien J. Eales, Jeu 27 Avr - 17:34


--------Demain, j'arrête - [PV avec Crystal M. Ertz.]


Ces dernières semaines avaient été extrêmement chargée, n'ayant eu de cesse de bouger par-ci par-là pour les besoins de ma famille ayant quelques projets bien à eux en ce moment. A tel point où j'avais très peu de temps à me consacrer et surtout à lui consacrer à elle. Dieu que je m'en voulais de ne plus l'avoir revue depuis un moment déjà, elle à qui j’apportais pourtant une attention toute particulière. En espérant bien évidement qu'elle ne m'en veuille pas, mais bon, généralement, la jolie brune avait tendance à être compréhensive me concernant, alors je ne voyais aucune raison de faire une exception ce soir.

Mais de toutes façons, les réponses à mes questions ne viendraient pas directement puisque je n'avais d'autres choix que d'attendre son arrivée pourtant si désirée. A croire que j'en devenais dépendant, largement trop d'ailleurs, mais comment ne pas l'être ? Bon nombres de personnes ayant posée le regard dessus l'étaient et je n'étais absolument pas une exception. Lançant un regard en direction de ma montre, trahissant mon impatience, je me mis à observer les environs en me mordillant légèrement la lèvre, me recoiffant au passage par pur réflexe.

Le lieu dans lequel je me trouvais était assez agréable, pas des plus classieux sans pour autant être miteux et ayant l'avantage d'être très peu peuplé, sans personnes semblant être totalement étrange ce qui était un plus. Car je ne voulais pas ce genre d'individu quand elle était là, ça avait toujours tendance à déraper, ce que je haïssait purement et simplement. L'endroit parfait en somme ! Comme quoi mon frère était un homme de goût !

Car bien évidement, ce dernier avait l'habitude de faire le tour des bars et tavernes de Londres avec ses amis afin de se mettre dans des états assez... particulier ? Et encore le terme était faible ! Je me rappelle de la fois où il est revenu à la maison pour se mettre à... faire des choses que je ne suis pas certain de vouloir me remémorer, enfaite ! Mais heureusement, certains gênes ne s'étaient pas transmis dans la famille, faisant que j'étais ici pour quelque chose de parfaitement différent.


Et d'ailleurs, le moment tant attendu était enfin venu... alors que je me languissait d'impatience, elle était là, sublime comme à son habitude... un simple regard me fit comprendre pourquoi j'avais craqué la première fois que je l'avais vue. Comment pouvait-il en être autrement d'ailleurs ? Une fois face à moi, je ne pu absolument pas rester à la tentation d'approcher mes lèvres pour enfin, ENFIN pouvoir boire cette délicieuse bière qui aura mit tellement de temps à venir ! 

Même si au final, quelque chose en moi me disait que j'avais un tout petit peu trop bu et qu'il fallait visiblement arrêter, tant que je savais encore ce que je faisais... mais une petite dernière n'allait pas faire de mal après tout ! Terminant mon verre, j'entendis un objet tomber au sol, fouillant un peu partout sur moi pour commencer à voir ce qu'il me manquait, pour identifier l'objet au sol.



DAMIEN J. EALES.--------
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Crystal M. Ertz
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Re: Une taverne moldue

Message par : Crystal M. Ertz, Jeu 25 Mai - 17:49



Quelque chose. Il lui fallait trouver quelque chose à faire. Seule dans son manoir, la jeune sorcière avait tenté de s'occuper l'esprit par tous les moyens. Elle s'était plongée une nouvelle fois dans ses romans d'alchimie et dans ses expériences. Mais elle n'arrivait à rien du tout, et les échecs qui s'accumulaient, les potions qui brûlaient et les culs-de-sac auxquelles elle arrivait étaient doucement en train de la rendre folle. Comme quoi, quand on ne veut pas penser à quelque chose, on pense qu'on ne veut pas y penser et on ne pense qu'à ça. Pensées infernales.

Il fallait dire que sa vie avait prit un tournant plutôt désespérant ces derniers temps. Ce passé qu'elle avait réussi à oublier ressurgissait au travers de ce Keats dont elle ignorait tout. Amusant comme une simple information, une seule rencontre pouvait à ce point bousculer les pensées de quelqu'un. Qu'allait-elle faire de cette information? Que devrait-elle faire? Pouvait-elle ignorer son passé comme elle l'avait toujours fait? Avoir une famille était quelque chose de tellement flou pour elle, peut-être valait-il laisser ça à d'autres personnes.

La sorcière avait beau se dire qu'il ne fallait pas en faire tout un plat, elle n'arrivait pas à penser à autre chose. Il lui fallait vraiment faire quelque chose, avant qu'elle ne brûle son laboratoire. Si le travail n'avait pas réussi à l'occuper correctement, il ne restait qu'une option possible: sortir et accorder une chance aux relations humaines. Ce qui n'était pas son fort en général en dehors des halles. Enfilant une veste noire et attrapant son sac fourre-tout, la brunette sortit de son domicile et transplana sur le Chemin de Traverse. Mais l'endroit était trop familier. Il lui fallait quelque chose de plus... exotique. Et qu'y avait-il de plus exotique que les moldus? Ses pieds la dirigèrent donc vers les quartiers non-sorciers, où elle espérait trouver des personnes capables de la distraire un peu, si c'était possible. Où aller? Après trois, quatre rues parcourues, Crystal avait déjà la flemme et hésitait à faire demi-tour lorsqu'elle tomba nez-à-nez sur un Bar. Son dernier passage dans un tel endroit s'était révélé amusant, les rencontres qu'on y faisait était en général digne d'intérêt, bien que ça dépende l'heure et l'état de la personne en question.

Elle poussa la porte prudemment et prit le temps de bien analyser la situation avant d'oser s'y aventurer. Bon, au moins, ce n'était pas bourré-massacre. Avoir une horde de moldus bourrés qui vous poussait dans tous les sens avec une hygiène aussi agréable qu'un scoutt à pétard, ce n'était pas la joie. Bref regard à gauche, à droite: les rares personnes présentes n'avait vraiment pas l'air digne d'intérêt. Puis son regard se posa sur un drôle de personnage au bar, qui semblait être entré dans une relation plutôt fusionnelle avec son verre. ÇA, c'était digne d'intérêt. Curieuse et amusée, la sorcière opta donc pour ce personnage qu'elle ne voyait que de dos. Mais alors qu'elle approchait, elle vu un objet tomber au sol, et l'homme commença une série de mouvements brusques et étranges. De dos, on aurait vraiment dit qu'il se chatouillait lui-même et du coup, elle ne pu s'empêcher de rire ouvertement. Son regard se porta sur l'objet au sol: un bout de bois, une baguette? Oh, intéressant. Un homme aussi étrange transpirait la magie, ce n'était pas très surprenant.

En un mouvement très rapide, Crystal s'approcha de la table, et ramassa la baguette de l'homme. Dans l'état dans lequel il se trouvait, il était plus prudent qu'elle la garde avec elle.

- Me semble que vous avez perdu quelque chose monsieur... Commença-t-elle en faisant tourner le bout de bois entre ses doigts. Pourquoi est-ce que vous vous baladez avec un bout de bois sur vous? Vous êtes menuisier?

Elle avait trouvé la distraction idéale.

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Erundil Trismegiste
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Re: Une taverne moldue

Message par : Erundil Trismegiste, Dim 23 Juil - 12:58


[RP libre]


Le retour,

Ca y est, c’est fait. J’ai le diplôme en poche. Je bois ma dernière gorgée d’eau fraiche sous cette canicule apocalyptique. Je prends un medoc histoire que ça se fracasse pas trop dans la caboche. Je quitte ce logement un peu trop sombre pour y être heureux, et je dis au revoir à ce pays. Dernière année dans une école qui n’aura pas été Poudlard. Je vois un soleil qui se lève timidement. Lui aussi  a surement fait une nuit blanche.

J’atterris sur les terres britanniques. J’attends une réponse de ma mère. Rien. Je ne crois plus au Père Noël, je sais que mon frère ne sera pas là non plus pour m’accueillir. Non. Aucun accueil pour le déserteur.
Je ne sais pas vraiment pourquoi je rentre, rien ne m’y attend, personne ne m’attend plus.



J’ai la tête qui fonce dans le noir …



Une ombre met un pied au sol, sans savoir pourquoi, seul le sens de la fin a sens pour une ombre. Fissure écartelé sur un visage, une ombre se sent presque vie face à cette humanité fourmilière qui ne fait que succomber à la logique fin de leur existence. Résonnement de pas, horizon connu, londonien, une ombre se mélange à l’agglutissement de la masse perdue dans ses non pensées. Une ombre s’extasie face l’absence d’espoir de ces futurs cadavres…



Je reprends mes esprits …


J’arrive quelque part, un appartement triste, une table en bois sur ses quatre pattes me montre triomphalement une bouteille d’eau. Il fait moins chaud ici. .Ce n’est pas plus mal. Maintenant que l’école est terminée, va falloir que je me trouve un taff, un toit, et une raison de vivre.

...


Besoin de manger, j’ai repéré une taverne pas loin. Ca fait longtemps que je n’ai pas goutté la nourriture anglaise. L’endroit est plutôt joli. La serveuse aussi. J’vais au fond d’la pièce pour lui demander un fish and chips. Je me pose à une table. Et je laisse le temps fourmiller dans mes mains. Je goutte avec plaisir à cet instant.

C’est bon de rentrer chez soi, ou du moins, ce qui y ressemble le plus.
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Azura Davos
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Re: Une taverne moldue

Message par : Azura Davos, Dim 23 Juil - 14:55


[RP libre alors je m'incruste :P ]

Comme tous les jours précédents et certainement comme tous ceux qui suivront, je m'ennuie à mourir. Pourquoi est-ce que dans un monde rempli de mille et une possibilités les gens choisissent constamment la moins amusante ?
"Qu'est-ce qu'on fait aujourd’hui ? Oh ! Si on faisait [insérer ici une activité mortelle, comme faire la vaisselle ou aller faire les courses] ?"
Dés que j'ai du temps libre (et j'en ai beaucoup), j'ai pris l'habitude de patrouiller dans les rues de Londres dans l'espoir de surprendre une personne ou un événement exceptionnel. N'importe quoi fera l'affaire, mais pitié, faîtes qu'il se passe quelque chose !

Mon estomac gronde. Mais j'ai pas de temps à perdre avec des futilités de la sorte ! Non mais est-ce que les gens se rendent compte du temps qu'on passe à manger ? Trois repas par jour, tous les jours. Tout ce qui pourrait se passer de palpitant pendant que tu es assis à ta table, devant ton assiette, tu t'en rends compte ? Tout ce qui te passe sous le nez à cause de ça ?
Mon ventre pourra gargouiller autant qu'il veut, c'est hors de question, pas de pose prévue avant le coucher du soleil ! Et encore, il y aura certainement plus d'action une fois la nuit tombée, c'est bien connu !

*Ce qui est bien connu aussi c'est que les aventuriers s'arrêtent pour se ravitailler dans les tavernes...*
Non. Nope. Niet. Je ne m'arrêterais pas.
Ou alors, juste pour vérifier que parmi les clients il n'y a effectivement pas d'aventurier.... Oh une taverne juste là !

J'entre sans essayer le moins du monde de me faire discrète. De toute façon une gamine de 11 ans dans une taverne ça se repère à des kilomètres, quoi que je fasse je me ferais remarquer, alors bon. Et puis j'ai de l'expérience, si on me pose des questions je fais mes yeux mouillés de petit chat et je dis que je suis perdue. Ou alors que ma maman arrive dans 5 minutes. Les gens sont très faciles à avoir quand on est une enfant.

Ça sent bon les frites... j'adore les frites...

*On se conceeeeeeeentre !*
Je dévore la salle des yeux. Il n'y a pas foule, mais c'est convenablement rempli. Il y aura surement quelqu'un d’intéressant dans le lot, c'est mathématique !
Il y a des gens à droite mais ils ressemblent à des employés de bureau. *L'emploi le moins vibrant du monde... wahou..*
Il y en a vers le milieu de la salle, un couple et à côté un homme seul en train de lire. *Les couples sont barbants et le gars lui a l'air complètement banal avec son journal ouvert à la page des sports en plus...*
. Là au fond de la salle. Lui il à l'air digne d’intérêt.

Je traverse la salle, fonçant sur ma cible.
Il est baraqué et il a un visage particulier, on dirait qu'il a été taillé dans la pierre. Mais c'est son regard le plus intrigant : il a les yeux de quelqu'un qui en a vu beaucoup. Qui en a bavé beaucoup, portant un poids sur ses épaules.
Lui il a l'air d'un vrai aventurier qui vient se revigorer à la taverne, fatigué après une aventure !

Et en plus il mange des frites ! Ah !

Je m'assieds directement en face de lui, joignant les mains devant moi. Et sans même me présenter je demande : "Vous venez d'où ? De loin ? Je sais que vous venez de loin ça se voit, mais loin comment ? C'était bien ? Vous avez rencontré des gens intéressants là-bas ? Vous avez vécu des aventures ? ....... Elles sont bonnes vos frites ?"

Je sentais mes joues rosirent et mes yeux pétiller au fur et à mesure que je parlais. J'avais tellement envie de savoir. Et j'avais tellement d'espoir que son récit soit captivant. Ou alors ce serait une journée banale de plus dans mon quotidien sans intérêt, et ça, c'est inadmissible !
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Erundil Trismegiste
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Re: Une taverne moldue

Message par : Erundil Trismegiste, Dim 23 Juil - 15:55


Se poser. Enfin. Dans un lieu moldu, histoire d’être tranquille, même si avec ma trogne, c’est difficile de passer inaperçu. Au moins, il n’y a pas grand monde. Il semble que j’ai commandé une assiette de frites. Ca m’arrange, la fringale s’installe. Je leur demande un thé. Il arrive bien chaud. Mon côté casse cou regarde les gens autour. Personne ne regarde par ici. Je prends la tasse , puis elle devient de plus en plus froide. Un sort non formulé et sans baguette pour la table trois… Je ne suis pas mécontent du résultat. Je préfère le thé glacé.

Un courant d’air se balance sur la porte. Quelqu’un qui rentre, sûrement, mais je ne prends pas le temps de regarder. Je préfère admirer ces tableaux moldus qui ne bougent pas. Il y en a un qui montre la mer. Une peinture. On y voit les vagues qui se fracassent sur les rochers. Ces vagues sont figés. Même la mouette qui volait à cet endroit. A cet instant. C’est ça l’art moldu, capturer un instant qui n’aura pas duré. C’est bien différent de nos peintures et photos qui représentent juste un décor et pas un instant. Cela rend les choses bien plus uniques.

Le courant d’air approche. Très vite. Ca se compose, ça se personnifie. Ca devient une jeune fille. Des yeux marrons qui me fixent désormais. Puis une Tronche qui se met à parler à Grande Vitesse. Elle ne s’est pas présentée, alors je vais l’appeler TGV.

Bon, je prends a serviette que j’ai eu avec les frites. Je la coupe en deux et pose une partie devant elle, puis fait venir quelques frites dessus avant de vérifier que personne ne nous remarque. Non, comme toujours, les moldus ne voient rien. Je ne sais même pas si celle-ci est moldu ou sorcière, mais ça fait toujours son petit effet de voir des trucs qui sortent de l’ordinaire.

- Tiens TGV, fais toi ton propre avis,

Et puis j’en mange une aussi. Plutôt croustillantes, dorées comme il faut, une platrée de frites qui ramène à la vie.

- Je ne viens pas particulièrement de quelque part,

Première question répondue, la deuxième dans la foulée,

- Du coup je viens de loin et d’ici aussi. Mais là, oui, je reviens de l’autre continent.

J’arrête de me ficher d’elle un peu. C’est une inconnue, elle vient là probablement pour casser sa routine. Avoir une routine doit être quelque chose de sympa. A vivre. J’ai pu le vivre un peu à Poudlard, jusqu’à ce que je ne puisse plus y vivre. Jusqu’à ce que je puisse enfin sortir de cette prison.

- J’ai terminé mes études. Alors, oui, j’ai rencontré des gens intéressants. Et oui, j’ai vécu quelques aventures. Des choses difficile à raconter. D’autres qui font froids dans le dos. De belles histoire qui font sourire aussi.

Mais elles font surtout pleurer, mes histoires. Quand tu rentres quelque part pour y voir un cadavre, c’est quelque chose qui ne fait pas sourire. Et c’est quelque chose qu’on ne raconte pas à une jeune personne comme elle.

- Et toi, TGV ? Quelle histoire tu as à raconter ? Qu’est-ce qui t’amène ici, pour commencer ?

Je reprends une nouvelle frite. Puis une gorgée de thé glacé. La peinture de ces vagues qui n’ont pas bougé. Sacré talent, ces non-maj’. Peut-être que c’est ça, ce que je dois vivre. Une vie de moldu ?
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Azura Davos
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Re: Une taverne moldue

Message par : Azura Davos, Dim 23 Juil - 22:05


Bingo ! J'avais vu juste ! La taverne, à rajouter sur la liste des lieux où se rendre pour rencontrer des gens intéressants !

Comme il m'offrait généreusement la moitié de ses frites, je compte bien faire taire ce fichu estomac qui ne pense qu'à se remplir alors qu'on se trouve dans une situation exceptionnelle. Chacun ses priorités j'imagine...

"Je ne viens pas particulièrement de quelque part. Du coup je viens de loin et d’ici aussi. Mais là, oui, je reviens de l’autre continent."
Un voyageur ! Parfait !

"J’ai terminé mes études. Alors, oui, j’ai rencontré des gens intéressants."
Par-fait !!

"Et oui, j’ai vécu quelques aventures. Des choses difficiles à raconter. D’autres qui font froid dans le dos. De belles histoires qui font sourire aussi."
P-A-R-F-A-I-T !!!

Dans ma tête c'est un vrai feux d'artifice. Tout ce que ce gars pourra me raconter sera forcément fascinant. Des aventures ! Ah ! Le rêve !
J'en oublierais presque les frites posées devant moi ! Presque.

En en enfournant trois d'un coup en bouche je continuais mon interrogatoire :
"L'autre continent, ça veut dire l'Amérique ? l'Asie ? L'Afrique ? Oh! Vous êtes allé au pôle ??"
Je l'imaginais déjà emmitouflé dans un grand manteau polaire, courbé sous le vent glacial, tentant de rejoindre le village le plus proche pour y passer la nuit. Par association d'idées ça me ramenait à :
"Des histoires qui font froid dans le dos et des qui font sourire, hein ? Moi les deux me vont !"
J'ai un peu peur qu'une fois qu'il ait fini son fish and chips il me laisse là. Il fallait que je le fasse rester à tout prix...
"Si vous voulez je vous offre un autre thé pendant que vous me racontez ça !"

Je tapote ma poche pour accompagner mes dires et aussi pour vérifier que j'avais assez d'argent pour au moins 2 thés.
J'avais encore environ 163 questions à poser, mais comme mon interlocuteur avait été assez sympa pour ne pas m'envoyer balader, je réponds à ses questions à lui tout en enfournant encore deux ou trois frites au passage

"Moi c'est Azura, en fait. Mais TGV ça m'va aussi. Ma maman elle m'appelle Speedy Gonzales aussi parfois. Mais c'est un compliment v'savez, quand je parle vite comme ça ! Moi j'ai rien à raconter. Triste, hein ? Si je suis entrée ici c'est pour vous trouver. Enfin, "vous", je veux dire, quelqu'un comme vous. Les aventuriers se désaltèrent à la taverne après être revenu d'une aventure, c'est bien connu !"

Je mange encore une frite et je n'arrive pas à retenir mon commentaire : "Mouais elles sont bonnes. Meilleures que celles qu'ils font en France, mais ça c'est pas bien compliqué. N'empêche que quand les gens comprendront que le truc pour faire des vraies bonnes frites c'est la double cuisson, ce sera autre chose quand même !"
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Erundil Trismegiste
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Re: Une taverne moldue

Message par : Erundil Trismegiste, Mar 25 Juil - 8:13


Sa caboche est en flamme, ça pétille d’idées et de mots. Elle semble vouer un intérêt à l’aventure. Intéressant.

- L’Amérique oui. Je suis allé en Afrique, mais c’était juste pour un voyage, avec d’anciens camarades de classe. Le soleil avait tapé fort, mais on a pu faire des rencontres des plus enflammés. Un voyage étrange avec des rencontres étranges qui auraient bien pu partir en bagarre général.

Elle dit qu’elle s’appelle Azura. Original comme prénom. Ses yeux marrons m’observent, on dirait qu’elle serait prête à avaler aussi simplement mes paroles que les frites qui ne vont pas faire long feu.

Des paroles résonnent dans la pièce. D’autres rigolent entre eux. Un moment serein en bonne compagnie pour certains, d’autres dans un moment qu’ils semblent vouloir oublier au creux de leur ardoise et de leur verre. La demoiselle continue de parler. Une remarque sur les frites. Double cuisson ? Je ne comprends pas de quoi elle parle.

- Tu es allée en France ? Tu as habité là-bas ?

Sans raison, je commence à lui parler aussi. Faire la conversation, ça fait bien longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Pas très loquace. Ou du moins plus tellement. Mais j’essaie quand même, je ne vais pas la laisser en plan, comme ça.

- En Amérique, tu as des créatures différentes, qu’on ne voit pas ici. Certaines étaient belliqueuses et n’avaient pas peur de s’en prendre aux humains. Question de territoire il paraît.

Je la regarde un peu. Elle n’a pas l’air méchante, et plutôt débrouillarde. Elle pourrait voyager elle aussi.

- Et toi alors, tu veux qu’on te parle d’aventures, mais pourquoi tu ne tenterais pas tes propres aventures ?

Je la regarde. Je regarde le reste de la pièce. C’est vrai qu’à côté des pochtrons et des amoureux transis pour qui le reste du monde n’existe pas, je passe pour quelqu’un d’intéressant. Je ne sais pas comment le prendre au final.

Je me perds un peu dans mes pensées en attendant ses réponses. Je vois la vie en rose et noire, l’instant fracasse mon crâne avec ses idées de liberté. Tout être mérite la liberté. Moldu, sorcier, créatures fantastiques. Malheureusement, la déchéance de l’humain efface quelque peu la beauté de ce monde, à certains moments. Je vois à peine les ailes d’un papillon qui voleraient encore dans un air pur. Puis je me souviens. Il y a eu des vents frais qui éveillent en moi un sourire. Aussi fabuleuse que la lune, mon envie de vivre étreint l’instant. Je suis heureux d’être en vie.

Je la regarde à nouveau. Elle va surement finir par parler.

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Asclépius Underlinden
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Re: Une taverne moldue

Message par : Asclépius Underlinden, Mer 26 Juil - 21:33


Comme c'est toujours libre, je m'impose Ange

Un temps de pluie en capitale. Temps de travail, de pause en intermittence. Rendre le tablier pour une heure, peut-être deux. Le temps de laisser l’estomac flâner, de quitter le côté sorcier, laisser la chemise respirer sans la robe, habiller ses jambes d’un pantalon. Délaisser une cape rigoureuse pour un simple manteau beige. Laisser les bouclettes au vent chantant, s’en aller le long des pavés. Trouver refuge sous l’averse, à un parvis, et finalement poser le pied à l’intérieur. Commander la spécialité des docks, s’asseoir avec sa pinte, au comptoir, entre deux marins. S’amuser des tatouages de l’un, sembler intéressé par les histoires de l’autre… Repérer une nouvelle venue dans cette taverne, dont la jeunesse dénote avec l’endroit. Jeune élève d’une public school du coin, très certainement ; s’est-elle perdue en chemin ?

L’œil qui danse, qui s’accroche, en même temps que la mousse de sa bière à ses babines. S’intéresser à cette petite lumière inconnue, ce papillon volage au milieu des haleines alcoolisées. La voir se poser, à une table, reposer sa bière. La pupille qui s’agrandit, les paupières qui se plissent : essayer de discerner qui, au fond, là… C’était pas…

Souvenirs souvenirs, tandis que Morphée, sa grenouille narcoleptique, poursuit son somme entre les bouclettes que constitue sa chevelure.

Le gamin hésite, pioche une frite ou deux, déglutit dans sa bière, puis se lève finalement. Non, il n’est pas tremblant, son pas est assuré, malgré le boitillement. Non, il ne fléchit pas en tenant sa pinte, malgré son index droit manquant, il la tient solidement.

Il s’approche, ainsi, de la table, affiche un sourire de convenance, pose ses denrées, puis lui-même à côté. Assit à l’indienne, il pioche dans son repas, observant l’un et l’autre des protagonistes…
Peut-être un, surtout, en particulier.

« - C’est à force de souffler, qu’ici ton cœur s’est posé ? »

Sourire qui heurte les deux fossettes, avant de reprendre une gorgée, le regard fiché sur l’ombre au mur.

« - Mais dis-moi mon cher, tu as mûri comme une grenade ! Le Soleil ? »

Un grand sourire plein de mousse, puis le voici, comme un mouton de poussière, qui se détourne, se focalise sur une autre discussion, la précédente, avant qu’il ne s’impose, tâchant de nouer des bouts de rubans inconnus ensembles : « - Les plus belles aventures de ta vie, chère Azura, seront celles où ton cœur te mènera. »

Boom boom
La cadence des retrouvailles hâtives.

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Re: Une taverne moldue

Message par : Azura Davos, Ven 28 Juil - 22:11


Comme je suis bien élevée j'attendais de ne plus avoir la bouche pleine de frites pour parler. Mais si mes paroles étaient temporairement bloquées, mes pensées elle ne l'étaient pas.
L'Amérique, l'Afrique, des rencontres étranges qui auraient pu mal tournées...
Dans ma tête se projetaient déjà des images mettant en scène cet homme dans un village reculé d'Afrique, coincé entre deux camps qui s'affrontaient. Tantôt j'imaginais une querelle entre Sorciers Africains et les étrangers Européens fraîchement débarqués et provoquant déjà des tensions. Tantôt c'était le vol d'un objet sacré qu'il aurait dû retrouver, passant par déserts et forêts avant d'atteindre son but. Ou encore une rencontre avec un chaman qui lui aurait fait une révélation sur son avenir ou celui de ses compagnons de route qui aurait provoqué la panique.
Je voyais parfaitement bien mon Aventurier buveur de thé glacé marcher dans les rues d'une grande ville des USA à la recherche d'un boulot et tomber sur un job qui l'aurait lancé aux trousses de marchands de créatures magiques. Ou alors se retrouver nez à nez avec un monstre des plaines, tentant de protéger son territoire de cette intrusion humaine.

Dans tous les cas : c'était tout simplement génial !

Alors que j'avalais douloureusement ma bouchée et que je m'apprêtais à poser une nouvelle salve de questions, quelqu'un s'assit à la même table que nous.
D'abord je peste intérieurement : *Non mais hors de question qu'on interrompe la meilleure conversation de toute ma vie ! Dégage !*
Puis je me rend compte que le nouvel arrivant est ... intriguant !!
Il s'était assis bizarrement (+ 1 point d'intérêt)  
Il a un look assez spécial (+5 points d'intérêt, les gens aux looks particuliers sont souvent excentriques et les excentriques sont passionnants à côtoyer)
Il semble connaître l'Aventurier (+2 points d'intérêt)
Dans ma tête résonne le bruit des machines à sou qui sonne le Jack Pot.

Je me penche un peu sur la table, m'appuyant sur mes coudes, pour le voir de plus près. Moi ? Malpolie ? Sans doute oui, mais vu les circonstances exceptionnelles, qui s'en soucie ?! Tout en le scrutant je réponds d'une traite aux deux en même temps, en alternant l'un et l'autre, tournant la tête à droite et la ramenant à tour de rôle.

À l'Aventurier : "Je suis Belge mais on habite près de la frontière, du coup je vais - enfin j'allais- souvent en France, dans le nord."
Au nouvel arrivant : "Vous le connaissez ? -mouvement de tête vers mon premier interlocuteur- Vous aussi vous êtes un voyageur ? Quelles aventures vous avez vécues vous ?"
Au premier : "Vous avez combattu qui et quoi en Afrique et Amérique ? Vous avez été blessé?"
Au deuxième : "Et vous ? Au fait j'aime bien votre look !"
Devant : "C'est un de vos amis qui étaient en Afrique, lui ?"
À droite : "Vous allez boire du thé vous aussi ? C'est moi qui offre !"

J'ai beau avoir le cerveau en ébullition, je ne compte pas les laisser filer ni l'un ni l'autre. Et comme les gens ont tendance à apprécier les conversations où on leur répond j'ajoute à l'intention des deux hommes : "Si vous avez une technique pour vivre des aventures tout en étant une enfant de 11 ans avec une mère ultra-protectrice, je suis preneuse ! Mon cœur est toujours prêt à saisir une opportunité, c'est plutôt du côté des moyens de réalisation de ces opportunités que ça coince, m'voyez.."

Rien que de prononcer ce triste constat à voix haute me mine le moral. Si seulement j'étais libre de mes mouvements, mes journées ce serait autre chose quand même !
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Erundil Trismegiste
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Re: Une taverne moldue

Message par : Erundil Trismegiste, Mar 1 Aoû - 13:32


Elle parle sans cesser, quand finalement s’arrêtent ces instants de conversations à couper le souffle. Un arrivant fait apparition sur cette tablée très originale.

Et puis, vient Nostalgie,

Une pierre à l’édifice des ruines
De mon esprit,
Vidé de rires je renverse mes pensées
Péniblement.
Je souris à ce personnage du passé
Naïvement,
A la mémoire du passé,
A la mémoire des oubliés,
A nos mémoires qui ont vécu
Tant de mémoires qu’elles ne savent plus
Ce qu’elles ont bien vécu.

Pourtant lui je sais qu’avant,
Quand on était étudiant,
On se croisait parfois,
Au détour d’un Détroit
Entre Potion et Métamorphose,
On faisait briller la prose,

- Ca fait un moment dis donc. Content de te voir en vie. Que t’apporte la vie en ce moment. En dehors de sa routine. D’ailleurs, en as-tu une ?

Puis s’élance à nouveau la locomotive. Le TGV a pris son élan, thé à la main, et se noie dans une quantité non négligeable de questions.
Je ne saurais même pas par quoi commencer…

J’essaie de rester concentrer face à cette corne d’abondance de questions …

- En Afrique, j’ai croisé un Sphinx. Ils ne sont pas particulièrement belliqueux, il ne m’a pas blessé. J’aurais aimé l’étudier plus longtemps, mais je n’avais pas beaucoup de temps. J’y ai rencontré des sorciers peu orthodoxes, par contre. Si nous étions restés plus longtemps, nous aurions sans doute participés à une petite bataille entre mages noirs et autres sorciers, entre autres. Mais nous avions bien mieux à faire… Pour ce qui est de l’Amérique, j’y ai fait la rencontre de beaucoup d’animaux. Quand on apprend à les connaître, on se rend compte que la plupart ne sont pas inoffensifs, mais seulement sur la défensive. Mais ma pire rencontre était …

Je n’ai pas le temps de répondre, elle repart déjà sur d’autres questions envers notre nouveau compagnon.

- Non, il n’était pas en Afrique

Elle finit par parler un peu d’elle.

- Il n’y a pas d’âge pour l’aventure. J’ai également une mère très protectrice. Un jour, nous avons eu la visite d’une créature assez originale, très agressive, qui a tenté de nous tuer. Par chance, nous nous en sommes sortis. Mais avec quelques cicatrices qui ne partiront jamais. Et c’est après que ma mère, afin que je puisse me protéger, a commencé à m’apprendre l’art du combat, et de la défense. Alors crois-moi, il n’y a pas d’âge pour l’aventure.

Je m’arrête là. J’ai déjà beaucoup parlé. Je n’ai pas envie d’en raconter plus. Je pose mon regard un peu partout dans la pièce en attendant les histoires de chacun. Ce petit couple si heureux derrière nous me rappelle quelqu’une, que j’espère revoir bientôt. Ils semblent aimer sourire pour eux et l’autre à la fois. Ils semblent se sentir comme un Tout.

Puis, j’attends que les autres discutent. Le temps coule doucement, mais coule tout de même…
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Asclépius Underlinden
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Re: Une taverne moldue

Message par : Asclépius Underlinden, Lun 7 Aoû - 22:06



Trouvant une position confortable dans son assise, et un rythme agréable pour ses bouchées, le jeunot fit un clin d’œil à la demoiselle avant que, d’un coup d’un seul, sans prévenir, la voici qui jaillit en parole. Comme un volcan en pleine éruption ! C’était émouvant, intriguant et assez amusant, de voir autant de passion dans un si petit corps. Autant d’énergie et de ténacité aussi. M’enfin, lui-même avait tendance à parler beaucoup. Pour faire des monologues qui lui valaient des écrasements d’orteils sous des talons, mais bon… Apparemment, il n’était pas compréhensible. Dommage pour lui et sa langue fourchue !

Reste que ça demeurait plus amusant de voir les mouvements oscillatoires de la plus jeune d’eux trois. Un coup devant, un coup à droite. Un peu comme un bilboquet automatique. Sauf qu’en plus, ce bilboquet avait des sons tout autres que le frottement du bois. Fascinant, effectivement.

Ainsi, il entendait autour de lui des sons. Mélangés dans les intonations et les intentions. En résultait une sympathique harmonie. Chaque note émise avait une teinte de couleur différente, et il se perdit un instant, humant ces quelques notes, avant de sentir une pause silencieuse. Comme si c’était à son tour, de chanter.

Il eut un petit rire, avant de reprendre une frite.
Parce que le rire, était toujours la solution.
On rit, puis on oublie.

On oublie de dire qu’on a appris pour son don, qu’on a un serpent, qu’on s’est fait brûler le genou à l’acide quand Poudlard fut attaqué, qu’on s’est trouvé un mentor pour potionner, qu’on travaille au Chaudron, presque à la gérance, qu’on est fiancé et qu’on a un doigt d’amputé.
Tout ça, après tout, ce sont des détails.

« - Non, je n’ai pas de routine. Chaque jour apporte son lot de nouveautés et d’aventures. Hier, apr exemple, il y avait cette araignée. Celle-là même qui tisse sa toile… Très bel ouvrage… Et une autre, en parfaite symétrie verticale, avec un motif complètement différent. C’était vraiment très intriguant. J’étais content, de faire cette découverte. »

Son sourire se mit à pétiller à ce souvenir, avant de reprendre : « - L’aventure se cache dans les détails, hum ? C’est très excitant comme perspective ! Et puis, si l’aventure ne vient pas, tu peux toujours la provoquer. Poudlard, après tout, est une aventure en elle-même… »

Vague inclinaison nostalgique dans le ton de la voix, mais ce fut si bref, si distant, que c’était imperceptible.

« - L’avenir est une aventure. Comment rêves-tu le tien ? »

Un bout de poisson, et ouverture de la question.
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Re: Une taverne moldue

Message par : Azura Davos, Dim 13 Aoû - 14:02


J'écoute les deux hommes parler et échanger. C'était juste... inestimable ? C'est bien comme ça qu'on dit ?
Je les dévore des yeux en buvant leurs paroles. Sauf que cette fois-ci, avant de me lancer derechef dans une vague de nouvelles questions, je préfère rebondir sur deux ou trois détails.

"Vous avez vu un Sphinx ! Waw ! J'ose à peine imaginer à quel point se retrouver nez à nez avec une telle créature doit être magnifique ! Il vous a posé des énigmes difficiles ?"
Il paraît qu'ils s’énervent quand on leur répond mal... un peu comme les profs d'ailleurs. Le stress ! Je ne sais pas ce que je ferais si je me retrouvais face à une telle situation ! J'imagine que dans des circonstances comme celles-là, avoir un Serdaigle sous le coude ce serait pas du luxe...
Note à moi-même, pour plus tard : me faire des amis Serdaigle.

"Une bataille avec des mages noirs... rien que ça ! Qu'est-ce qui s'est passé exactement ? Oh ! Vous avez pas dit pourquoi vous étiez parti là-bas, en premier lieu !"

Oui, enfin, il l'a pas dit parce que je l'ai pas demandé, mais bon. Détails, détails. On va pas chipoter !
Puis je me rend compte qu'il y a quelque chose que je voulais savoir d'abord, avant tout ça. C'est bête, j'aurais dû le demander au début, mais c'est trop tard, tant pis. Et puis ce n'est pas bien grave, jusqu'ici l'Aventurier a répondu à toutes mes questions, il n'y a pas de raison que ça change maintenant !

"C'est horrible ce qui est arrivé à vous et votre maman. Elle va bien ? Franchement, je ne sais pas ce que j'aurais fait si je m'étais faite attaqué par une bestiole qui risquait de nous tuer, ma maman et moi..."
En fait, je ne préfèrerais pas imaginer. Pour une fois, je force mon cerveau à ne pas fabriquer des images à base de "et si...".
"Vous pouvez m'apprendre l'art du combat et de la défense, comme vous ?"
Autant être cash, non ? Après tout, dans les histoires, les jeunes héros et héroïnes ont toujours un mentor. Qu'il ne soit que de passage ou que l'apprentissage ne dure que quelques heures, il y a toujours un mentor ! Et lui, l'Aventurier, il a l'air d'avoir la carrure pour !

Ceci dit, le deuxième de mes interlocuteurs n'était pas en reste. Ce qu'il a dit sur le fait de provoquer soi-même son aventure...
Je me retourne donc vers lui :
"Je suis bien d'accord ! D'ailleurs c'est dans l'optique de trouver quelque chose d'intéressant que je suis entrée ici ! Et je vous ai trouvé !"
Je fais l'impasse sur mon estomac grondant et l'odeur de frites qui me chatouillait les narines depuis la rue. Encore une fois : détails.
"Moi je me rêve exploratrice depuis toute petite. Pour ça je suis malheureusement née à la mauvaise époque. Le 22ème siècle n'est pas vraiment propice aux découvertes de nouveaux continents, le monde a déjà été sondé en long en large et en travers depuis un bail maintenant. Alors je me suis résignée à quelque chose de moins grand : quitte à ce que ce ne soit pas une découverte pour le monde entier, au moins que s'en soit une pour moi ! Je veux voyager, naviguer sur toutes les mers, gravir les plus hautes montagnes et regarder le monde d'en bas en riant. Je veux que chaque nuit, en m'endormant, je me dise "Aujourd'hui a été génial. Comme hier. Et comme le sera demain." Sinon ça ne vaut même pas la peine."

Ah, voilà que je m'étais encore emballée. Ça m'arrive rarement, de parler de moi. Parce qu'en général les questions qu'on me pose sont bateaux.
Ça va ?
T'as quel âge ?
T'habites où ?
Quoi de neuf ?
T'as bien mangé ? Et dormi ?
Il est beau ton pull, tu l'as acheté où ?
Ça se passe bien à l'école ? Qu'est-ce que t'as appris de beau ?


Bref, sur l'échelle de l'émotion, on se situe bien souvent au niveau - 3000

L'école, une aventure en soi. Pfff, mais bien sûr !
"Poudlard c'est une école comme une autre. Les gens usent les bancs, grattent du papier et parlent de cours et de devoirs toute la journée. La seule différence notoire est que quand les élèves se frittent entre eux ils balancent des sorts à la place de leurs poings. C'est tout. Pour l'aventure on repassera, merci bien."

À ce moment-là, je me suis figée. On aurait pu m'avoir jeté un maléfice du saucisson que l'effet aurait été le même. Parfois ça me fait ça, quand mon cerveau réalise quelque chose subitement.

Jusqu'ici la conversation avait été relativement... "vague"... Dans le sens où ce que me racontait l'Aventurier aurait très bien pu s'appliquer dans un contexte moldu que sorcier. Après tout nous étions dans une taverne moldue dans les rues de Londres. Mais là. Entre les Sphinx et l'évocation de Poudlard.

On est entre sorciers.
Je me détends et souris.
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Re: Une taverne moldue

Message par : Erundil Trismegiste, Sam 2 Sep - 16:42


[HRPG : je m’excuse pour le temps de réponse. J’avais écrit un truc, mais je l’ai perdu … Après une certaine frustration, j’ai décidé de réécrire un autre truc. Merci pour la compréhension et tout ce qui suit tout ça[/HRPG]

Les interlocuteurs entre eux discutent un peu. Elle semble surprise de ma rencontre avec des créatures magiques ou mêmes des mages noirs.

- Le sphinx m’a posé des questions oui. Et il a finit par me laisser partir. C’était … divertissant. Puis je suis parti de là. Rencontre avec des Mages noirs dont je parlerai pas ici. Mais …
Non … Je m’arrête là. Mes pensées personnelles doivent rester personnelles. Qu’il soit Noir ou autre, un Mage peut être dangereux. Le Ministère actuel en est l’exemple parfait.


Puis j’analyse. J’ai parlé de Sphinx, elle l’a accepté comme si cela pouvait vraiment exister. L’ancien camarade approuve le monde magique en parlant de Poudlard. Elle semble sereine face à ces histoires. Bon … Fort bien … Nous sommes donc sur une tablée de sorciers.

- Tu sembles désenchanté car le monde serait déjà totalement découvert. En es-tu sûr ? C’est ce que pourrait dire un Non-Maj. Et pourtant, eux comme nous avons encore beaucoup à découvrir.

Je me suis laissé emporter.

- Mais comme l’ami disait, le plus simple est de découvrir le monde par soi-même. Car ce n’est pas seulement à travers les livres que nous connaissons vraiment le monde, mais en le découvrant par soi-même. Les livres n’apportent qu’une partie de la vérité, celle qui leur va. Pour le reste, c’est à toi de t’aventurer.

Je la regarde à nouveau. Bouille enfantine, peut-être n’a-t-elle pas autant vécu. Ses précédentes réponses prouvent que non. Mais quand même, cela veut-il dire qu’elle doit oser vivre davantage au risque de perdre ce que d’autres ont perdu ?

Alors je me tais. Je n’en dis pas plus. Je termine les frites puis en commande encore d’autres, ainsi que que de la bière et du soda pour la tablée.

- Enfin bref. L’important est d’être heureux de vivre, n’est-ce pas ? Est-ce votre cas ?

Puis je les regarde l’un après l’autre, attendant leur retour. Je m’émerveille face à leur regard. En attendant quoique ce soit de leur part, je regarde un peu autour de nous. Je vois ces mêmes passagers s’amourachant du sourire d’un autre. Ils et elles semblent heureux. J’aimerais me souvenir comme on fait ça.

Puis je les regarde à nouveau. Le temps dehors se fait sombre.
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Re: Une taverne moldue

Message par : Asclépius Underlinden, Dim 10 Sep - 17:39



Les saveurs se mélangeaient spontanément sur son palais. Le poisson frit, les pommes de terre frites, la mayonnaise et la bière. Avec un plus le plaisir non-gustatif d’une bonne conversation et de retrouvailles en clair-obscur. Ou trouvaille, dans le cas de leur plus jeune camarade.

Grignoter un bout de frite, observer la discussion. Oui, ces filaments distendus et musicaux qui promettent des merveilles. Comme l’aventure avec le Sphinx ou les récits des bancs d’école. Il ne s’est jamais senti vieux, ni même jeune. La perception de l’âge est différente pour tous, pas vrai ? Lui, se sent un peu en-dehors de toutes ces considérations.
Faut dire, il avait très rapidement appris à faire preuve de stoïcisme dans son quotidien. Auquel cas, il n’aurait très certainement pas vécu jusque-là. Fallait savoir avancer, pas vrai ? Si la vie vous envoie des citrons, faites-en une citronnade.

Il sourit donc, d’un air un peu détaché, un peu lointain, un peu vague et immatériel. La conversation s’égrène comme ses frites. Peut-être devrait-il songer à bientôt devoir reprendre son service au Chaudron. Surtout qu’il voulait lancer un nouveau service. Des discussions, un Eros dialectique, la création spontanée et argumentée les uns avec les autres… Oui. Une sorte d’utopie intellectuelle.
Il prit le temps de boire à sa soif avant de répondre :

« - Il faut prendre le temps de vivre avant tout. L’aventure finira par arriver d’elle-même. Alors que si tu t’entêtes dans l’impatience, tu ne pourras qu’être déçue des petits événements du quotidien. »

Discours pantoufle. Mais le quotidien avait cette espèce d’aura rassurante qu’on ne pouvait lui retirer. C’était souvent ennuyant, mais quand ça nous était retiré, c’était la chose la plus terrible du monde.

On s’époussette les doigts encore en place. Le manquant, bien dissimulé sous un gant d’apparat.

« - D’ailleurs, le quotidien me rattrape pour aujourd’hui. Sauf si c’est moi qui lui court après : déjà que je lui fais une infidélité en allant dans une autre taverne que le Chaudron… » Léger rire. « Peut-être vous y reverrais-je ? Tâchez d’être heureux d’ici-là ! »

Et dans un détour de capes, sa consommation est payée, et sa présence envolée.
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___________________________
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Re: Une taverne moldue

Message par : Azura Davos, Jeu 14 Sep - 18:08


Comme les fois précédentes, je bois littéralement les paroles de l'Aventurier. À chaque phrase qu'il terminait, dix questions apparaissaient et se bousculaient dans ma tête ! Je sens que si je devais toutes les poser, on ne sortirait pas d'ici avant un siècle au moins ! Malgré l'effervescence dans mon esprit, j'essaie de faire un tri sur le volet et de ne garder que les plus importantes ou celles qui rebondissent directement sur le sujet qu'il évoquait.
C'était assez difficile de faire tout ça à la fois : écouter, se retenir de poser des questions toutes les deux secondes, faire une liste mentale de question pour quand je reprendrais la parole. Même si j'ai l'habitude, la plupart du temps ce que les gens me racontent est mille fois moins intéressant que ce dont l'Aventurier lui me parle !

Quand il termine par une question un peu bizarre, je suis perdue. Je hausse un sourcil sans m'en rendre compte. Si on est heureux d'être en vie ? Bah on serait pas là si c'était pas un minimum le cas, non ? Et puis c'est pas un peu déplacé comme question ? *Voilà que je me mets à penser comme Cassie !* Genre, si l'un de nous deux n'étaient vraiment pas bien dans sa peau au point de répondre "Non" à cette question, c'était assez maladroit...

Pendant que je me demandais si moi-même j'allais répondre "Oui", je me rends compte que si ma réponse se voulait honnête je devrais dire "Mouais ça va, ça passe. Disons que jusqu'à présent c'est bof bof mais j'ai de l'espoir pour la suite quoi !"
C'est vrai que si ça vie devait être une histoire, elle serait la plus ennuyeuse et insipide qu'on n'ait jamais entendu ! Y avait de quoi déprimer sévère. Mais je restais optimiste quand à la suite, c'est vrai aussi. Par exemple, si ma vie était un film, je suis sûre que pour le moment je suis dans la partie pénible  du début. Comme s'il faisait 2h30 et que là j'étais encore dans les 40 premières minutes où ce n'est que de l'exposition. Une exposition beaucoup trop longue, certes, mais pas éternelle non plus ! L'action arrive et ça va tout déchirer !

Pendant que je me perds dans mes métaphores moldues, l'autre personne se met à parler. Sa tirade sur le quotidien me fait à moitié sourire et à moitié soupirer. Puis il se lève et nous salue. Je lui adresse un au revoir de la main avant qu'il ne se retourne et parte de la taverne.

Encore une fois il me fallut quelques secondes avant de réaliser. Je pioche d'abord dans les frites chaudes qu'on vient de nous apporter, puis tout d'un coup ça me frappe. Alors pendant un court instant j'oublie ma liste mentale de questions à poser à l'Aventurier et le regarde avec des yeux ronds de surprise.

- Le Chaudron ?? C'est ça qu'il a dit ? Il travaille au Chaudron Baveur ?


Je ne sais pas pourquoi ce détail me perturbait autant. Peut-être parce que j'avais failli aller au Chaudron avec Cassie il n'y a pas très longtemps ? Non attendez, c'était les Trois Balais où on avait failli aller... ou un autre endroit ? Argh je sais plus ! En plus cette journée s'était assez mal finie. Enfin pas vraiment mal, mais disons plutôt dans la déception...

Après une gorgée de soda, je me rappelle de ma liste mais décide de n'en poser qu'une pour le moment. Comme c'était assez délicat, j'essaie de prendre un air plus calme. Mais c'était aussi pour ne pas trop attirer l'attention, on pouvait très bien ne pas être les seuls sorciers ici !
- Ce que vous avez dit sur le Ministère, comme quoi il y avait des Mages dangereux, vous vouliez dire quoi exactement ?

La politique ça ne m'a jamais intéressée, je trouve ça tout simplement ennuyant et sans intérêt. La politique c'est un peu une cour d'école, avec ses groupes d'enfants qui se chamaillent constamment et se battent tout le temps. Sauf que contrairement aux enfants dans les réelles cours d'école, la politique était considérée comme sérieuse et indispensable. Ma Pouffy préférée adore ça et je l'ai déjà entendue déblatérer là-dessus pendant des heures, mais moi rien à faire, j'y suis hermétique.

Cependant il y avait quelque chose, je ne saurais dire quoi, le contexte ou sa voix ou peut-être sa tournure de phrase, qui me donnait envie d'en savoir plus sur l'avis de l'Aventurier sur ce sujet ! Sauf que si il y a bien un truc que Cassie m'avait appris, c'est bien que parler de politique c'est trèèèès délicat et que les gens prennent parfois vite les choses de travers ou se vexe ou ce genre de chose. J'espère que lui ne prendra pas mal le fait que je pose la question !
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