AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
Page 7 sur 10
Une taverne moldue
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant
Hayleah Moonrose
Gryffondor
Gryffondor

Re: Une taverne moldue

Message par : Hayleah Moonrose, Sam 2 Avr 2016 - 11:39


— Euh, non, non, c’est juste que… en fait… vous ressemblez beaucoup… à mon père.

Eh bien, on disait que l'amour rendait aveugle, apparemment, il ramollissait aussi le cerveau. L'homme en cuir se tourna vers Dixie et renifla bruyamment. On n'aurait su dire s'il était amusé ou choqué.

— Eh bien, ton père doit être un sacré beau gosse, t'as de la chance, ma p'tite.


Hayleah était trop crispée pour rire à cette tentative d'humour. Elle se contenta de fixer la table des yeux.

— Je vais vous dire un truc, cet endroit, c'est pas pour les p'tites filles. Vous z'avez pas vu les fleurs à l'entrée ? Il s'est passé des choses ici, et c'était pas du joli joli, croyez-moi.


Si la sorcière avait osé le regarder dans les yeux, elle aurait en effet pu y voir l'horreur de la scène macabre qu'il avait découverte après le massacre qui avait eu lieu dans cette taverne quelques jours auparavant. Il jeta un nouveau coup d'œil derrière lui, puis il leur lança un regard appuyé :

— J'resterais pas ici, si j'étais vous.

— Ah oui, et pourquoi ça ?


C'était sorti tout seul. Vraiment, elle n'avait pas prévu de dire quoi que ce soit, mais sa bouche avait pris les commandes. Si elle le pouvait, elle se serait lancé elle-même un sortilège de mutisme, mais c'était trop tard. Son cœur se mit à cogner dans sa poitrine, comme s'il cherchait à s'en extirper avant qu'une force extérieur ne le stoppe définitivement. L'homme respira un bon coup :

— Faites ce que j'vous dis, maint-

— Bouges plus !


Un flingue en acier froid s'abattit sur la tempe de l'homme en cuir. Derrière lui, un des hommes en costume-cravate, du sang injecté dans les yeux, un rictus sur les lèvres. Les autres clients s'enfuirent par la porte d'entrée en se marchant dessus, et la serveuse poussa un cri à peine audible avant de s'enfermer dans l'arrière-boutique. Il ne restait plus que les deux sorcières, l'homme en cuir et le psychopathe en costume-cravate.

— Tu pus le flic à 100 kilomètres, mon vieux !, pouffa ce dernier.

Tout en maintenant l'arme sur la tempe de sa victime, il fouilla dans son jean en cuir noir et en sortit son porte-feuille.

— Mister Adams, Police de Scotland Yard. Eh bah tiens, qu'j'avais pas raison ! Pourquoi tu me suis ? Hein ? Tu veux m'arrêter, c'est ça ? Mais on m'arrête pas, moi !

Le psychopathe fit cliqueter le cran de sécurité de l'arme. C'est endroit était définitivement maudit. Hayleah tenta d'attraper sa baguette mais elle n'en eut pas le temps.

— Et vous là, les gamines, on bouge pas non plus, ou j'tire !

Hayleah se raidit.

— Laisse-les partir Levinson, elles n'ont rien à voir là-dedans.

— Tu la fermes ! J'ai rien à voir non plus avec la tuerie qu'il s'est passé ici, mais vous voulez pas l'entendre ça, les poulets !


Hayleah lança un énième regard paniqué à Dixie. Elles se retrouvaient au milieu d'une prise d'otage moldue dont elle n'osait imaginer l'issue. Si seulement elle savait transplaner... Elle pouvait toujours stupéfixier Levinson, mais elle risquait de faire tuer l'homme en cuir, le policier de Scotland Yard, par inadvertance.
Revenir en haut Aller en bas
Dixie Duke
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une taverne moldue

Message par : Dixie Duke, Dim 3 Avr 2016 - 10:58


L’homme renifla bruyamment, et répondit.

— Eh bien, ton père doit être un sacré beau gosse, t'as de la chance, ma p'tite.

Dixie voulut rire à la plaisanterie, histoire de bien montrer qu’elle coopérerait, mais il ne sortir de sa bouche qu’un ‘ha ha’ étranglé.  

— Je vais vous dire un truc, cet endroit, c'est pas pour les p'tites filles. Vous z'avez pas vu les fleurs à l'entrée ? Il s'est passé des choses ici, et c'était pas du joli joli, croyez-moi. J'resterais pas ici, si j'étais vous.

— Ah oui, et pourquoi ça ?

Si Dixie avait été télépathe, elle aurait envoyé à Hayleah une décharge psychique de Tais-toiiiii ; au lieu de quoi, elle se mordit la lèvre. Peut-être cherchait-elle à s’empêcher d’intervenir. Si elles n’apprenaient pas bien vite à garder le silence, toutes deux allaient finir par quitter l’établissement sur un brancard. Le bonhomme soupira.

— Faites ce que j'vous dis, maint-
— Bouges plus !

Dixie sursauta. L’un des hommes en costume cravate s’était approché du grand balèze, et venait de coller contre sa tempe le canon d’une arme à feu. Il souriait, et ses yeux étaient fous. Les autres clients, un instant, contemplèrent la scène, médusés. Puis, comme d’un commun accord, ils se levèrent et se précipitèrent au-dehors de la taverne, tandis que la serveuse s’enfermait dans l’arrière-boutique. Ni Hayleah ni Dixie n’osa profiter du mouvement de foule pour s’enfuir. Le cœur de Dixie battait à lui rompre les côtes, et elle transpirait. Incapable de réfléchir, elle ne pouvait qu’attendre que les événements se déroulent, presque stupéfixiée par la peur.

— Tu pus le flic à 100 kilomètres, mon vieux ! pouffa l’homme au pistolet.

Sur ces mots, il fouilla la poche droite du pantalon de l’homme en noir, et en sortit son portefeuille. Il l’ouvrit, maintenant le canon de l'arme pressé contre sa tempe.

— Mister Adams, Police de Scotland Yard. Eh bah tiens, qu'j'avais pas raison ! Pourquoi tu me suis ? Hein ? Tu veux m'arrêter, c'est ça ? Mais on m'arrête pas, moi !

Le grand balèze était flic. Ça sonnait comme la chute d’une mauvaise blague.

Le cran de sécurité cliqua. Hayleah fit un mouvement, peut-être cherchait-elle à sortir sa baguette magique, mais l’homme armé s’écria :

— Et vous là, les gamines, on bouge pas non plus, ou j'tire !

Dixie repensait au spectacle sur le chemin de traverse, aux danseuses qui tournaient. C’était bizarre, tout de même, la façon dont les choses s’enchaînaient. Qu’aurait-elle fait différemment, ce matin-là, si elle avait su qu’elle se retrouverait prise en otage dans cette taverne ? Elle pensa à sa mère, ne savait plus trop ce qu’elle avait bien pu lui dire avant de quitter la boutique.

— Laisse-les partir Levinson, elles n'ont rien à voir là-dedans.
— Tu la fermes ! J'ai rien à voir non plus avec la tuerie qu'il s'est passé ici, mais vous voulez pas l'entendre ça, les poulets !

Dixie croisa le regard de Hayleah. Si seulement elle avait été Legilimens ! En se concertant, peut-être, elles auraient pu deviser un plan. Mais aucune des deux filles n’avait de prise sur sa baguette, et si l’une bougeait sans être immédiatement couverte par l’autre, l’homme risquait de retourner son arme contre elles. Dixie avait trop peur pour agir seule. Elle garda les yeux fixés sur Hayleah, espérant un signal.
Revenir en haut Aller en bas
Hayleah Moonrose
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Une taverne moldue

Message par : Hayleah Moonrose, Lun 4 Avr 2016 - 22:09


Malgré le regard insistant d'Hayleah, Dixie non plus ne semblait pas vouloir tenter l'impossible et restait donc bien assise sur sa chaise. Elle ne pouvait pas lui en vouloir de ne pas avoir de pulsions suicidaires. La situation semblait donc bloquée. Alors que le cerveau d'Hayleah tournait à cent tours la minute pour trouver une solution, Levinson continuait à déblatérer sa tirade  pour convaincre le policier Adams de ne plus le considérer comme suspect dans cette affaire et ce dernier tentait en vain de le raisonner. La serveuse, quant à elle, était toujours cloitrée dans l'arrière-boutique, et la jeune fille y voyait là leur dernier espoir. La police serait probablement là d'une minute à l'autre et-

—  Si jamais tu nous tues, peu importe que tu clames ton innocence pour le massacre qui a eu lieu ici. Tu prendras perpète.

— Pas si j' me barre avant que tes copains flics débarquent !

Et donc, tout ce qu'ils avaient à faire, c'était de rester en vie jusque-là... Hayleah se mit à fixer la porte d'entrée de la taverne, l'imagina s'ouvrir et laisser entrer une douzaine de policiers armés jusqu'aux dents qui viendraient les sauver. Faute de formule magique pour appeler les secours, elle devait s'en remettre à sa seule conviction intime qu'elle et Dixie étaient bien trop jeunes pour mourir si bêtement.

— J'en peux plus, ça peut plus durer, j'vais t'bu-


La porte d'entrée s'ouvrit à la volée. Miracle ! Mais en lieu et place d'un bataillon des forces policières londoniennes, un vieil homme au chapeau melon se tenait sur le pas de la porte. Il ouvrit la bouche et s'écria :

— Au secours ! A l'aide ! Un pistolet ! Au secours !


Il resta planté là à crier mais personne ne lui prêta la moindre attention. Surpris par la brusque apparition d'un troisième homme, Levinson avait relâché sa garde. Ni une ni deux, le policier agrippa le bras qui le tenait en joue, se saisit de l'arme et assena un coup de genou bien placé à Levinson. Malheureusement, ce dernier entraina le policier dans sa chute, et s'enchaina alors une bataille à main nue entre les deux hommes. Les cris du vieil homme sur le palier ne firent qu'accentuer l'impression de chaos et personne ne remarqua qu'il était parti en courant. Il fallut quelques secondes à Hayleah pour réaliser ce qu'il se passait. Tout s'était passé bien trop vite !  Elle s'arma de sa baguette mais hésita. Devait-elle laisser les deux hommes se battre à mort (car ils se défendaient bien), intervenir, ou s'enfuir avec Dixie ? Elle l'interrogea du regard mais n'attendit pas la réponse. Sa décision fut prise lorsqu'un premier coup de feu partit. # Expelliarmus ! Un sort basique mais néanmoins efficace qui envoya le pistolet à l'autre bout de la pièce, là où il ne pourrait plus blesser personne. Puis, le policier asséna un coup de poing décisif qui mit Levinson K.O.  Ou du moins, c'est ce qu'il crut, car il n'avait pas entendu Hayleah murmurer un très discret # Stupéfix qui avait fait la plupart du boulot. Le policier en cuir se releva et barbouilla sa manche de sang en s'essuyant la bouche.

— Vous n'avez rien, les filles ?, demanda-t-il en postillonnant de la salive pourpre.  

Hayleah fourra rapidement sa baguette sous la table et releva la tête vers l'homme en cuir. C'était la première fois qu'elle osait le regarder dans les yeux, et maintenant qu'elle connaissait son identité, il n'avait plus l'air aussi menaçant.

— Oui, je pense que ça va. Et toi, Dixie, ça va ?
Revenir en haut Aller en bas
Dixie Duke
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une taverne moldue

Message par : Dixie Duke, Ven 8 Avr 2016 - 11:35


—  Si jamais tu nous tues, peu importe que tu clames ton innocence pour le massacre qui a eu lieu ici. Tu prendras perpète.
— Pas si j' me barre avant que tes copains flics débarquent !

Dixie en venait à croire qu’en pareilles circonstances, un bête Silencio était le sortilège le plus utile. Elle-même serrait les lèvres comme pour s’empêcher de parler, mais sa tête était si vide qu’elle ne serait pas parvenue à articuler une syllabe.


— J'en peux plus, ça peut plus durer, j'vais t'bu-


Dixie en était presque à souhaiter qu’il se passe quelque chose, qu’il tire par Merlin, qu’elles puissent sortir leurs baguettes ou au moins aient le temps de plonger sous la table.  
Avant que l’homme armé ait pu finir sa phrase, cependant, la porte de la taverne s’ouvrit. Dixie n’osa pas se retourner, mais comprit vite qu’il ne s’agissait pas de policiers.

— Au secours ! couina le nouvel arrivant. A l'aide ! Un pistolet ! Au secours !

C’est alors que l’homme en noir, profitant de cette distraction, agit. Il repoussa le bras de l’homme armé, et parvint à saisir son pistolet. Puis, il lui assena un coup de genou, et les deux hommes roulèrent sur le sol. Dixie resta là, debout, à les regarder bêtement, sans même songer à sortir sa baguette magique. Un coup de feu claqua, Dixie sursauta. Elle n’aurait su dire où la balle était allée se loger.
A côté d’elle, elle entendit murmurer un petit #Expelliarmus, et le pistolet glissa vers l’autre bout de la pièce. Puis, Hayleah enchaîna : #Stupéfix.
Eh bien, pourvu que cette fille devienne Auror : les bons sorcier de Londres dormiraient en paix.

L’homme en noir se redressa. Il avait le visage barbouillé de sang, que la manche de cuir de sa veste, lorsqu’il voulut l’essuyer, ne fit qu’étaler. Dixie le dévisagea, complètement tétanisée, incapable de réaliser ce qui venait de se passer.

— Vous n'avez rien, les filles ?, demanda-t-il en recrachant un peu de sang.  

Hayleah avait dissimulé sa baguette sous la table, et il semblait persuadé d’avoir fait tout le boulot.  

— Oui, je pense que ça va. Et toi, Dixie, ça va ?

— Euh…

Elle aurait pris un coup de feu en pleine poitrine qu’elle ne serait pas certaine de l’avoir réalisé, tant elle se sentait à l’ouest.

— Oui, oui, ça va. Je… merci.

Elle espérait qu’Hayleah avait compris à qui elle s’adressait réellement.
Revenir en haut Aller en bas
Hayleah Moonrose
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Une taverne moldue

Message par : Hayleah Moonrose, Lun 11 Avr 2016 - 22:02


— Euh…Oui, oui, ça va. Je… merci., finit par répondre Dixie.

Elle avait l'air complètement déboussolée. Hayleah lui fit un petit signe de la tête, contente de voir que tout allait bien pour son amie, du moins physiquement. Il n'aurait plus fallut qu'elle se prenne une balle perdue sans que quiconque ne s'en rende compte.

— Bon, les filles, vous-

Le policier Adams fut coupé par les sirènes des voitures de police qui déboulaient dans la rue. Mieux vaut tard que jamais...Trois policiers suréquipés firent presque immédiatement irruption dans la taverne, arme au poing. Il ne leur fallut pas plus de quelques secondes pour évaluer la situation et baisser leurs armes.

— Tiens ! Vous en avez mis du temps ! O'Hara, file-moi tes menottes.


Une policière tendit ses menottes au policier en cuir sans se le faire répéter deux fois. Elle devait avoir une trentaine d'années et sa chevelure blonde retenue par un élastique se balançait sur ses épaules. On aurait dit une vélane.
L'homme en cuir retourna Levinson comme une crêpe et lui attacha les mains dans le dos. Puis, il demanda à ses collègues de le sortir de là et de l'emmener directement au poste. O'Hara resta sur place et se mit à fixer les deux sorcières, les bras croisés et un sourcil relevé.

— Tu peux m'expliquer ce qu'il s'est passé au juste ?
, finit-elle par demander à l'homme en cuir. Qu'est-ce qui t'as pris d'agir en solo, bon sang !? On est encore en pleine enquête !

L'homme en cuir s'essuya de nouveau le menton avec sa manche et se renfrogna. Il n'avait pas l'air d'être le genre d'homme a apprécier de rendre des comptes à qui que ce soit.  

— Euh, excusez-moi, mais on ne devrait pas avertir la serveuse que la voie est libre ?
, les interrompit Hayleah.

Sans attendre la réponse, elle prit Dixie par le bras et l'entraîna vers la porte derrière laquelle la serveuse s'était barricadée. Elle n'avait strictement aucune envie de se retrouver au milieu d'une dispute; elle avait eu sa dose.

— Madame ? C'est bon, vous pouvez sortir ! Tout va bien !
, la rassura-t-elle en tambourinant contre la porte.

Aucune réponse. La jeune fille lança un regard interrogateur à Dixie et frappa de nouveau. Toujours aucune réponse. Elle tenta d'ouvrir la porte mais bien entendue, elle était fermée à clé de l'intérieur. Rien qui ne saurait résister à un#Alohomora bien formulé. Hayleah ouvrit la porte à la volée et jeta un coup d’œil à l'intérieur. Dans la petite pièce, une simple chaise et un téléphone mal raccroché posé sur un bureau branlant.

— Elle est partie..
.
, constata Hayleah.

La fenêtre qui donnait sur l'arrière cours était grande ouverte, et une brise légère s'engouffra dans la pièce, faisant virevolter des feuilles sur lesquelles s’étalaient des rangées de chiffres à travers la pièce. La gryffonne se tourna vers Dixie.

— Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
, lui demanda-t-elle. Si on y retourne, ils risquent de nous poser des questions pendant des heures, peut-être même de nous emmener au commissariat pour une déposition ou je ne sais quoi...Mais d'un autre côté, ton amoureux a l'air de s'être attiré des ennuis...

En effet, l'homme en cuir et la blonde aux jolies formes étaient clairement entrain de se disputer et Hayleah aurait même cru déceler une certaine tension entre les deux. Elle lança un regard en coin à Dixie. Elle avait de la concurrence.
Revenir en haut Aller en bas
Rachel Pasca
Modération GSerpentard
Modération G
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une taverne moldue

Message par : Rachel Pasca, Sam 18 Juin 2016 - 21:59


RP avec Leo Keats

Rachel tenta de se lever, mais dut se résoudre à rester assise. Une bouteille entière, c’était peut-être beaucoup, mais elle n’y pouvait plus rien maintenant. Personne ne l'avait aidé à la commencer ni même à la finir. Le bar n'avait même pas vérifié son âge, normale elle était une fille et les filles attiraient du monde. C'était un principe bien moldu, une aubaine aussi, puisque la majorité dans ce pays n'était qu'à 21 ans.

« Ouuh, ca tangue. » pensa-t-elle vaguement après avoir commandé un bon vieux hamburger. Manger, c’était la seule solution pour aller un tantinet mieux. Eh puis elle n’allait pas si mal en fait, pas du tout même, la sorcière savait juste qu’elle avait un peu abusé et que demain serait une journée absolument contre-productive. Mais l’ambiance était bonne, la bouf avait l’air de l’être aussi alors… tout va bien.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’était pour le boulot qu’elle était ici ou du moins qu’elle s’était déplacée jusqu’ici. Jusqu’au Chemin de Traverse dans les locaux du Chicaneur pour être précis, parce que de temps en temps il fallait bien s’y rendre. Et puisque dorénavant elle était en week-end, Rachel en avait profité pour renouer avec ses racines moldus. Bah ouais, c’était important de se souvenir d’où l’on venait pour savoir où on n’allait.

Dans la salle des rires, puis des exclamations impressionnées. Presque tout le monde regarde la télévision, un programme de magie apparemment très populaire en ce moment. Mais pourquoi tous les magiciens à la télé étaient gothiques ? Elle était une sorcière, pourtant aujourd’hui elle portait bien une veste/gilet/kimono –on ne sait pas trop –beige avec des papillons.

Rachel devait pourtant avouer que ça la changeait des tableaux animés pas du tout flippant qu’il y avait à Poudlard. Alors elle regardait, eh puis c’était amusant. C’était facile ce qu’il faisait l’autre type dans son écran. La lévitation, la téléknésie, changer un objet en un autre…

- Eh, moi aussi je sais le faire ! clama-t-elle fièrement.

« Oh, mais ferme-là ! Tu ne vas pas recommencer tout de même ? » la réprimanda une petite voix intérieur. Pourtant elle fut bien incapable de l'écouter lorsque quelques personnes la mirent au défi. Et Rachel sortie sa baguette.
Revenir en haut Aller en bas
Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: Une taverne moldue

Message par : Leo Keats Gold, Dim 19 Juin 2016 - 18:23


Mais qu'est-ce que tu fous là toi ?
Sérieusement. Depuis quand t'as pas fichu les pieds ici ?
Tu n'sais plus, mais ça remonte.
Déjà pour de l'alcool, surement.
Certainement même.
La seule évolution dans tes consommations depuis tes 17 ans ?
Tu y as ajouté les pilules.

Une crise de nostalgie, tu n'sais pas vraiment. T'as grandi dans ce coin là, et même si tu ne veux plus rien avoir à faire avec ta vie d'avant, tu n'peux pas t'en empêcher. Peut-être est-ce l'approche de ta rencontre avec ton vrai père qui te pousse, mais tu as le besoin de renouer avec tes racines, une dernière fois. Ton père adoptif est à quelques pâtés de maison, peut-être auras-tu un jour le courage de retourner le voir. Mais pas aujourd'hui. Trop lâche.

Alors tu viens ici, Boire pour oublier.
Une pilule qui s'immisce entre tes lèvres,
Tu as promis tu sais.
Y aller doucement,
Parce qu'elle va partir,
Ta fournisseuse de lumière.
Elle va s'en aller,
Celle qui t'a bouleversé.
Tu t'es montré humain.
Tu n'aurais jamais dû.


Tu dérives, tangue et divague ce soir. Ça fait beaucoup à oublier. Le prochain départ d'Evans. Ton effondrement dans la forêt, ta sœur qui t'a vu trembler. Tel que tu es. Dénudé.
Alors tu retrouves tes vieux amis, ce qui t'envoient en l'air, vers d'autres cieux lointains. Inconnu, à explorer. Mais tu sais bien que tout ceci ne te permettra que d'effleurer les nuées. Du bouts des doigts.
Faut que tu arrêtes Keats. De toujours essayer. ne jamais y arriver.
Retrouve cette niaque qui te caractérisait tant gamin.
Tu grommelles, plus tard.
Un jour.
Pour l'instant tu bois.

Attablé seul dans un coin sombre,
Bouteille à la main et alcool dans tes reins.
Noire torpeur, qui te pousse toujours à rien de bon.
Et cette foutue valse alcoolisée.


Ton regard qui traîne sur les simples tableaux accrochés, visiter les mondes de chacun des pinceaux. T'es perché, tu t'accroches, comme chaque heure, chaque minute, chaque seconde. Tu planes en permanence en ce moment, mais tu sais le cacher, ton job t'y oblige.
Aucun choix.
Puis tu bloques, un moment, sur l'écran télévisé.
Les images défilent, rapidement.
Tu en as marre de ces foutues images véhiculées par moldus,
Sur les sorciers.
C'est risible, pathétique.
Et voici un fakir qui s'élève.
Au dessus des gens, des hommes.
Tu voudrais faire pareil toi aussi.
Mais heureusement, tu sais raisonner encore.
La jeune fille là-bas, ce n'est pas son cas.

- Eh, moi aussi je sais le faire !

Mouvement vif, tu comprends.
Une baguette dégagée,
Sortie d'une poche cachée.
Tu comprends, pas les autres.
Tu pris pour que cette populasse bourrée,
Ne réagisse assez vite.
Tu hésites, un instant.
Ce groupe contre le secret magique...
Oui, non, peut-être...
Et puis Mer**.


Tu te lèves discrètement, ta bouteille à la main, attrape ta propre baguette, et informule un Accio.
La brindille de la jeune femme atterrit dans ta main, alors que tu t'assures que personne ne t'ai vu.
Aucun témoin à déplorer.
Alors tu t'approches de l'illuminée, te glisse à sa table et t'assoie face à elle,
Gardant sa baguette entre tes doigts fins, la glissant dans ta poche.

- Ca n'était aps très prudent ça, Miss.

Tu planes...

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Rachel Pasca
Modération GSerpentard
Modération G
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une taverne moldue

Message par : Rachel Pasca, Dim 19 Juin 2016 - 22:02


L’alcool, elle y résiste peu. Le supporte bien, certes, était encore assez lucide pour ne pas suivre un inconnu, s’allonger sur la route, essayer de rentrer à Poudlard en transplanage, mais pas assez pour s’empêcher de parler. Dire tout ce qu’il lui passait par la tête et même le faire. Fallait vraiment qu’elle consulte, ou qu’elle arrête de boire. Parce que c’était déjà la deuxième fois en deux mois qu’elle voulait sortir sa baguette devant des moldus. Elle savait pourtant ce qu’elle risquait. Ils n’acceptaient la magie que lorsque c’était du faux, comme à la télévision. Eh puis, le Ministère l’avait à l’œil à ce niveau là. Thank mom…

Heureusement, ou pas, on l’en empêche une fois de plus. A croire que les sorciers aimaient bien venir incognito dans les bars moldus. Mais lui ne faisait pas que l’en empêcher, il lui volait sa baguette !

- Hé !

Mais elle n’a pas le temps de voir où elle va et Rachel se retrouve sans arme, sans protection. Elle ne sait pas encore de qui il s’agit, pourtant la peur est là, parce que même avec son litre l’alcool dans le sang Rachel à la mauvaise surprise de découvrir que l’angoisse est toujours bien présente. Puis il se pointe et la verte le reconnait. Mer**, un mec de Poudlard. Rachel a étrangement encore moins confiance. Elle adorait son école, mais son directeur était flippant et les professeurs n’étaient pas mieux. Au moins deux se droguaient, un autre s’en prenait à ses élèves sans que personne ne dise rien… Et lui, lui qui tenait sa baguette en otage, il avait semblé proche du démon.

- Ça n'était pas très prudent ça, Miss.

C’était évident, mais de là à être capable de se maîtriser… là, pourtant, elle se sentait presque sobre, comme si tout l’alcool avait disparu pour la laisser réfléchir et réagir en paix, en toute « facilité », face au danger. Parce qu’aussi séduisant qu’il était, pour le moment il n’était qu’un danger.

- Vous me rendriez ma baguette si je promets de ne plus l’utiliser ?

Rachel le fixe sans gêne, de toute manière elle n’est pas capable d’en ressentir pour le moment. Il n’a pas l’air méchant, elle aurait même envie de lui faire confiance, mais le diable se déguisait toujours pour passer incognito. Prendre le plus de monde possible dans son filet.

- Je vais avoir des problèmes ?

La sorcière fronce les sourcils, comme si elle allait pleurer. Trop émotive comme toujours, ça renforce son air naïve en enfantin. Mais elle n’arrive pas à être en colère, en un sens il lui évite le pire. Et aussi intimidant pouvait-il être, partir sans baguette n’était pas une option. Elle en avait trop besoin, comme tous les sorciers. Elle ne voulait plus fuir. N’était-ce pas pour ça qu’elle s’entraînait ? Se forçait à supporter McKinley ? Alors il avait bien fallu trouver une alternative pour évacuer toutes ces émotions. Et ce fut par une sorte de tristesse, mélancolie, regret. Heureusement pas de larmes en vu. Pas ce soir.
Revenir en haut Aller en bas
Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: Une taverne moldue

Message par : Leo Keats Gold, Lun 20 Juin 2016 - 12:16


Hop, hop. T'aurais pas dû te lever si vite.
Ni te rasseoir si rapidement.
Voilà que ça tangue un peu.
Beaucoup.
Ne dérives pas.
Reste là.


Le plan était pourtant simple. Entrer, boire, oublier toute cette Mer** magique, ce pétrin dans lequel tu t'es fourré, et rien d'autre.
MAis non, il avait fallu que cette gamine, que tu reconnu finalement comme appartenant à Poudlard, sorte sa baguette au milieu de la foule.
Pas moyen d'être tranquille.
Pour une fois que tu te retrouves.
Un peu, que ta barque cesse de tanguer, tu n'peux même pas en profiter, parce qu'une gamine se met en tête d'être bourrée.
Tristesse.
Mais t'es plus seul. Alors tu peux aider en empêchant les autres de faire des conneries.
Ce n'est pas comme si avoir la ministère sur le dos à cause d'une beuverie était quelque chose de plaisant.

- Vous me rendriez ma baguette si je promets de ne plus l’utiliser ?

Soupir,
T'hésite, t'hésite.
Mais pourquoi pas après tout.
En cas de soucis, ce n'est pas ton problème.
Tu ne vas pas non plus commencer à prendre les jeunes sous ton aile.


Alors tu soupires, relâche tes épaules, ça ne sert à rien de te braquer.
T'es plus obligé de jouer au con à chaque fois que tu vois quelqu'un.
Merci Kathleen.
Tu lui tend sa baguette, sans autre forme de procès.
À quoi bon ?
Arrête de faire chier l'monde un peu, de temps en temps.

- Je vais avoir des problèmes ?

Un sourire sur tes lèvres, rapide
Mais bien là.
C'te crainte des jeunes d'avoir des soucis.
Ça t'a toujours fait bien rire.


- Non, pas avec moi. J'sais comment on est quand on a bu. On oublie où on se trouve et ce qu'on fait. Tu en sais quelque chose hein Keats ? J'ne vais pas te blâmer pour ça. Puis nous ne sommes pas au château, ce que vous faites en dehors ne me regarde pas.

Et ça ne t’intéresse pas non plus d'ailleurs.
Mais tu gardes ça pour toi.
T'es pourtant pas décider à bouger. Elle t'a dérangé dans ta beuverie, va falloir qu'elle te supporte.
Même si là tu planes plus qu'autre chose.
Une bonne rasade au goulot, t'as laissé ton verre sur l'autre table. La flemme de bouger.
Puis les pilules de Malicia t'ont bien fait monter cette fois.
Pas sûr que t'en ai la capacité.
Tu tends ta bouteille à la jeune fille.

- T'en veux Miss... ?
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Rachel Pasca
Modération GSerpentard
Modération G
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une taverne moldue

Message par : Rachel Pasca, Mer 22 Juin 2016 - 19:40


Désolé, je suis un peu prise par le temps pour faire mieux, mais je me rattraperais ! Wink

Dans les yeux de Rachel, il lui semble que son interlocuteur se porte mieux qu’elle. Il a l’air de mieux se tenir, d’être encore capable de tenir assis tandis qu’elle ne peut pas s’empêcher de maintenir sa tête, coudes sur la table. Ses mains entourant son visage. Après un bref moment d’hésitation, quand il lui rend sa baguette, Rachel la saisie et la range sans demander son reste. La tristesse s’envole alors subitement et un sourire satisfait fait son apparition à la place. Un sourire que la brune adresse directement à son bienfaiteur de la soirée. Pour le moment c’est ce qu’il était en tout cas.

- Merci !

Grand, très grands sourire. Eh puis son esprit embrumé fait un effort pour réfléchir… il n’est pas prof, mais presque. L’air triste revient alors. Montagne russe de l’émotion.

- Je vais avoir des problèmes ?

Rachel croit le voir sourire, mais n’en ait pas sûr, elle a cligné des yeux au même moment. Elle a cependant le temps de se dire qu’il est plus beau quand il sourit, que lorsqu’il sermonne. Résonnement de poufsouffle, pour changer.

- Non, pas avec moi. J'sais comment on est quand on a bu. On oublie où on se trouve et ce qu'on fait. J'ne vais pas te blâmer pour ça. Puis nous ne sommes pas au château, ce que vous faites en dehors ne me regarde pas.

Ascenseur émotionnel. Elle sourie de nouveau. Joie, reconnaissance. Poudlard lui fait peur en ce moment, mais Rachel n’est pas prête pour autant à quitter sa seule maison. Elle a encore trop de chose à apprendre, trop de personne sur qui veiller. La verte le regarde alors boire sans pour autant éprouver la moindre gêne, ce n’est pas la première fois qu’elle festoie avec un membre du personnel. La dernière fois elle l’avait même embrassé. D’ailleurs lui aussi avait de belle lèvre.

- T'en veux Miss... ?

Rachel se redresse et prend la bouteille pour en boire quelques gorgées, comme lui, directement à la source, puis la lui redonne.

- C’est quoi votre nom déjà ?

Nan parce qu’elle savait où il travaillait, dans qu’elle maison, à quel poste… mais le nom lui avait toujours échappé. En parlant échappatoire, fidèle moldu qu’elle était, ma télévision attirait de nouveau son attention. Toujours ce même pseudo sorcier gothique. Berk…

- Je l’aime pas, lui.
Revenir en haut Aller en bas
Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: Une taverne moldue

Message par : Leo Keats Gold, Ven 24 Juin 2016 - 19:06


Proposition acceptée votre honneur,
Aucun objectant, on dirait bien que c'est gagner,
Personne ne se lève pour protester,
Le goulot s'en va donc épouser ses lèvres,
La courbures pulpeuse de sa bouche,
Et toi tu souris,
Elle va te rejoindre dans tes nuages, un peu.


Puis elle te retend la bouteille, te donne de quoi continuer à étancher ta soif, de la plus délicieuse façon qui soit. Ce soir, tu n'es pas seul. Pour une heure, une nuit qu'importe, de la compagnie, c'est tout ce qui te compte.
Fini la beuverie solitaire pour cette nuit.
Tu planes toujours, mais ça n'est plus un problème,
T'es plus beau dans ton rêve que n'importe quel fakir.

- C’est quoi votre nom déjà ?

C'est du sérieux tout ça, élève au chateau et même pas fichue de retenir le nom des membres du personnel, c'est pas non plus comme si il y en avait des dizaines.
Enfin tu dis ça, mais toi même, hormis Evans, Peverell et Denger tu ne connais les autres que de vue.
Ou pour les avoir eu en cours.
Alors tu lâches, rapidement.


- Keats.

Basique, rapide, c'est une élève elle n'a pas en savoir plus.
Elle ne fait ni partie des contact que tu as gardé de tes années d'élèves, ni des "contact" que tu as noués par la suite.
Donc rien de plus.
Ni de moins.

- Je l’aime pas, lui.

Tu souris, plus franchement cette fois, tes supéfiants commencent enfin à faire effet,
Alors, oui, tu souris.
Tu ne l'aimes pas beaucoup non plus,
Et tu le fais savoir.

- Fausse magie, souvent truquée. Et moi au fait, à qui ai-je l'honneur ?

Quitte à passer ta soirée en sa compagnie,
Au moins connaître son nom.
Un minimum.
DE politesse
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Rachel Pasca
Modération GSerpentard
Modération G
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une taverne moldue

Message par : Rachel Pasca, Dim 26 Juin 2016 - 23:15


Une gorgée d’alcool de plus et Rachel se met à danser sur une musique imaginaire qu’encore une fois, elle est seule à entendre. Les voix dans sa tête (parce qu’ils étaient nombreux dans sa tête à jouer les moralisateurs, la conscience, l’autocritique) se moquaient ou criait au sacrilège, comme s’il y avait encore le moindre honneur à sauver. Idéologie vaine. Elle était venue se saouler. Seule… S’était afficher devant quelqu’un de Poudlard. Encore…

- Keats.

Oui ! Ça lui revient maintenant, elle avait déjà entendu son nom même si comme d’habitude elle ne s’en était souvenue que peu de temps avant de l’effacer de sa mémoire. Fallait avouer que retenir les noms de tout le monde c’était difficile, surtout lorsque comme elle on n’avait que peu de mémoire. Eh puis elle l’avait croisé quoi… Une fois ? En cours, quand il avait aidé le démon à les surveiller tien…

Rachel réprima une grimace de dégout en repensant à ce jour. Mauvais jour. A oublier, comme le reste. Et si elle en avait longtemps voulu au directeur de Gryffondor d’avoir aidé sans rien dire, tout comme elle en voulait aux autres de ne rien faire, ce soir elle n’était étrangement pas capable de prendre en compte ses aprioris. Il lui avait évité bien des problèmes après tout, lui avant rendu sa baguette chéri rapidement, lui avait même donné à boire (youhou !), mais surtout il était resté à sa table, chassant la solitude qui avait jeté son dévolu sur elle. On avait toujours l’air moins pathétique quand quelqu’un se saoulait avec nous.

- Je l’aime pas, lui.

- Fausse magie, souvent truquée.


Toujours en fait. Un vrai sorcier se ferait remettre en place par le Ministère, même si celui-ci se cachait derrière le titre de « magicien ». Et comme dit, depuis qu’elle était sorcière elle ne les portait plus vraiment dans son cœur. Surtout pas ceux qui passaient à la télévision. Menteur. C’était rabaissant en un sens. Eh puis il y avait toujours se rapport avec le Diable et les forces obscures qui rendait la née-moldue mal à l’aise. Mensonge, encore.

- Et moi au fait, à qui ai-je l'honneur ?


- Rachel.


Pour vous servir… ou pas. Un peu, peut-être. Beaucoup s’il lui demandait, parce qu’elle ne voulait pas avoir besoin de rendre des comptes. Ce soir elle irait à la facilité, comme toujours.

Eh puis soudainement l’ambiance sonore change. La télévision s’éteint, Rachel s’en réjouit, le programme est fini. Enfin. A la place… Musique un peu rock qui colle bien avec les lieux. Le genre qui ne se danse pas vraiment, mais un peu quand-même. Ou beaucoup. Elle ne savait plus trop. En tout cas il ne lui fallu pas plus pour se lever –trop rapidement –et de tomber, assise heureusement, sur la banquette du directeur. Et pas sur ses genoux –applaudissez l’exploit s’il-vous-plait ! Ni une ni deux cependant, Rachel en profita non pas pour se calmer, mais pour prendre son bras et le tirer en espérant qu’il vienne danser avec elle. « Mais non ! Arrête ! fait pas ça ! Va t’assoir ! Tu nous fais honte ! » tonnent à l’unisson les voix dans sa tête, mais rien à faire ce soir c’est Miss Beuverie qui à la main.
Revenir en haut Aller en bas
Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: Une taverne moldue

Message par : Leo Keats Gold, Sam 9 Juil 2016 - 1:32


- Rachel.

Bref, rapide. Ta tête ne lui revient pas. Tu as du peu te faire remarquer,
Ou alors c'est encore sa mémoire qui s'effrite, à cause de ces choses sans noms,
Qu'il avale à logueur de ournée,
Ce sera pire bientôt, il ene le sait pas encore,
Mais sa prochaine entrevue avec sa blonde ne leur fera que du mal.
Mais laissons-le encore un peu dans l'inconscience veuc-tu ?
Il n'a pas encore compris qu'il ne valait plus rien,
Que ce qu'il faisait, sans se soucier du lendemain causerait sa perte,
Qu'il s’oublierait aux autres, perdrait toute notions de lui même,
Pour un temps, un instant, une expiration.
Mais ce soir il l'ignore.
Ce soir il a encore plus peur de son reflet.
Alors fait lui oublier qu'il n'est rien Rachel.
Garde le à tes côtés.
Ne le laisse pas dehors.
Regagner la nuit qu'il fait semblant d'aimer.

Ce soir je veux m'éloigner, oublier le temps, qui déjà menace,
De poindre à l'aurore.
Tes deux prunelles encore innocente, qui ne perçoivent le monde qu'à travers l'alcool qui floute tes iris,
Embrume tes pensées.
Un tempo qui résonne au loin,
Berce mes oreilles d'une mélodie éteinte.
Et toi qui te lèves, rapidement,
Dégringole à mes côtés,
À une place que je te laisse volontiers.
Et tu m’agrippes, et me tire.
Et je me laisse aller, étonnamment.
À tes pas.
Et si on dansait ?
Et si on oubliait ?
Tous ces idiots qui nous pointent en riant ?
J'en ai plus rien à faire, pas ce soir,
Ils ne peuvent pas comprendre ce que ça fait,
La peur du noir.
Renard.
Un,
Deux,
Trois.
Viens danser dans le noir,
De l'alcool qui pulse dans mes veines, j'attrape la bouteille,
Et bois au goulot,
En oubliant les badauds.
Ce soir c'est moi.
Ce soir c'est toi.
Et comme à chaque fois.
Ce soir on défie la nuit.
On défie l'univers.
Un peu plus à chaque verre.

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Rachel Pasca
Modération GSerpentard
Modération G
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une taverne moldue

Message par : Rachel Pasca, Mer 13 Juil 2016 - 23:46


Il boit encore, pas elle. Elle est bien là, l’alcool qu’elle a dans le sang la fait arrêter de penser, de cogiter, de réfléchir. Juste elle vie. Le moment présent. La musique, l’ambiance. Ne pas être seule, ou pas tout à fait. Si elle boit plus, elle allait se sentir mal, à coup sûr. Ou se mettre à parler. Trop. Beaucoup trop. Mauvaise idée.

C’était Miss Nostalgie et sa jumelle Miss Mélancolie qui commençaient à prendre le dessus sur Miss Beuverie, rendant Rachel plus calme. Plus douce. Personne d’autre ne dansait, mais ça elle s’en contre-fichait. Elle était étrangement bien dans les bras du directeur. Comme si le fait d’avoir l’un de ses supérieurs auprès d’elle lui assurait la sécurité dont elle avait tant besoin et qui lui manquait tant. Le réconfort.

Puis on était toujours mieux à deux. Dans le bonheur comme dans le malheur. On était plus fort, plus endurant. Seul on n’allait jamais bien loin, peu importe ce qu’on pouvait en dire. Keats était bon avec elle ce soir, doux même, pas comme le monde. Pas comme elle-même. Alors elle se montrerait tout aussi douce. A charge de revanche, il l’aidait même s’il n’en avait peut-être pas conscience, il n’y avait pas de raison qu’elle ne passe pas de même.

Musique

Puis elle chante, doucement. C’est à peine audible, mais c’est là.

- I'm sorry that I hurt you
it's something I must live with everyday
and all the pain I put you through
I wish that I could take it all away
and be the one who catches all your tears
that's why I need you to hear


La verte le regarde alors, peut-être bien pour la première fois. Voir un regard vide, dénué de sens à cause de l’alcool la fit sourire. Pourquoi, elle ne sait pas. L’ironie peut-être. Il n’avait pas l’air beaucoup plus lucide qu’elle. Miss Affectueuse se pointa alors et c’est dans ses bras qu’elle fini. C’était le besoin de sentir un autre corps chaud. Sentir la vie. Au fond elle ne cherchait pas grand-chose, juste une lumière dans le noir. Une oasis dans le désert.
Revenir en haut Aller en bas
Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: Une taverne moldue

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 21 Juil 2016 - 19:24


Tu commences à être bien ce soir.
À partir un peu loin,
Sur ces mouvements quatrains,
D'un rythme moins lointain.
La musique adoucit les moeurs,
Fait tomber les barrières,
Encore.
Si seulement tu savais,
Qu'elle serait la dernière
Que d'ici quelques jours
Malicia te renverrait en enfer.
Fini les conquêtes d'une nuit,
Tu as envie d'être en vie.
Alors ce soir tu profites,
Alors que le whisky pulse dans tes veines
Et engourdit ta tête.
Tu danses avec la belle
Bien loin de ces idiots sans cervelle qui commente votre ritournelle.
Mais toi tu t'abandonnes ce soir,
Tu laisses la belle t'entraîner,
Parce qu'elle est belle dans sa torpeur.
Que le vide se fait autour de vous,
Parce que t'es perché-bourré-loin ce soir,
Mais que ça n'a pas d'importance,
La nuit t'attend dehors,
Elle te guette.
Hors de questions de te montrer seul,
Tu n'abandonneras pas.
Bien sûr tu seras tenté plus tard,
Surtout en voyant Evans sur ce pont, prête à sauter.
Mais non.
Tu ne sauteras pas.
Tu danses ce soir.
Tu bois.
Ce soir c'est toi.

Elle chantonne contre ton oreille,
Alors qu'elle se love contre toi.
Elle aussi, elle est partie
Un peu loin.
Sans trop d'alcool
Qui pourrait lui servir de béquille-Oubliettes.
Elle préfère danser un peu sur un rythme inaudible
Et tu suis.
Elle lance la petite note de musique,
Elle a l'impression que c'est toi qui la guide
Alors que tu ne fais que marcher deux pas derrière elle.
Parce que tu n'aimes pas être celui qui guide
Tu as constamment cette impression de devoir les aider
Directeur et adulte obligent.

Tu la suis, jusqu'à la rattraper.
Tu ne vas pas te laisser guider, te laisser vivre
Au crochets de la petite
La brunette qui précède le saut de la blonde.

Elle continue de chantonner, tu suis les paroles comme ses pas,
Elle est belle, elle est jeune
Elle est réelle dans ton monde de chimères.
C'est pour cela que tu la serres,
Tu la prends dans tes bras.
Tu marches sur sa musique imaginaire
L'enserres
Et l'accompagne.



Dernière édition par Leo Keats le Mar 9 Aoû 2016 - 0:38, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Rachel Pasca
Modération GSerpentard
Modération G
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une taverne moldue

Message par : Rachel Pasca, Mar 26 Juil 2016 - 19:00


Danser et oublier. Oublier et danser. C’est la seule chose à faire ce soir, la seule chose de bien à faire. De toute manière le dicton moldu ment, vaut mieux être mal accompagné que seul, mais c’est mieux quand ça aboutie à quelque chose de bien. Alors elle danse, parce que la musique à toujours eu un effet apaisant sur elle. C’est plus efficace encore que ce philtre de paix qu’elle se trimbale toujours, sans pouvoir s’en passer. Mais elle avait promis d’essayer, c’était peut-être d’ailleurs pour ça qu’elle avait senti le besoin de venir ici ce soir. De cette manière au moins elle pourra raconter à ses petits enfants qu’elle a profité de sa jeunesse, même si ce n’est pas totalement vrai. Elle pourra dire qu’il lui était déjà arrivé de coucher avec un inconnu, avec un « professeur ».

Coucher ? Oui. Parce qu’il l’avait serré contre lui et que d’un coup ça lui était venu en tête, que d’un coup elle en avait eu envie. Il était là, elle était là et visiblement tout deux avaient besoin de chaleur humaine. Croire à la vie pour mieux s’enfoncer dans les ténèbres demain. S’offrir une oasis au milieu du désert, juste un moment de repos.

L’étudiante s’arrêta alors de danser pour le regarder, lui sourire doucement. Prenant sa main, elle l’incita à la suivre. Sortir du bar, aller ailleurs, là où ils seraient seuls, parce que c’était la seule chose de bien à faire ce soir.

FIN du RP

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Une taverne moldue

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 7 sur 10

 Une taverne moldue

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.