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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Les transports en commun
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Elhiya Ellis
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Ste-Mangouste

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Re: Les transports en commun
Elhiya Ellis, le  Dim 13 Mai - 18:57


Spread your wings


En venant de
Pv Ethan
LA Mutuel
♫♫
TW possiblement : une allusion coquine

Une mine déconcertée, un regard cherchant explications et réponses aux questions muettes imposée par un bout de carton magnétique glissé entre les doigts du brun amusait la gamine, restée un peu en arrière pour se délecter de ses mimiques perdues. Petite vengeance personnelle sur son propre vécue, jouée au dépend du Serdaigle supposément encyclopédie sur patte. Les lèvres rosées, pouffaient discrètement en l’observant, quelque part c’était mignon, pas étonnant que Lucy et Eurydice se marraient à chaque fois qu’elles lui faisaient découvrir un truc. Le métro était quand même une des pires interrogations lors de sa première visite. Un truc, sous terre, amenant les gens d’un point A à un point B, dans le même principe que le bus, mais sans jamais voir le jour. La blondinette était restée coïte et réfractaire un bon moment avant d’accepter d’entrer dans un des wagons bondés. Il était trop tentant de ne pas laisser Ethan galéré de son côté aussi.

Elle attendait l’aveu la supplique pour bouger, et lui montrer comment faire. Pour une fois que ce n’était pas elle la gosse perdue en plein Londres moldu, pour une fois qu’elle pouvait mettre en pratique ce que les filles lui avaient appris, elle patientait, sagement, couvant le garçon de petits coups d’œil espiègles. Dizaines de voyageurs curieux avaient eu le temps de les regarder de la tête au pied, se demandant se demandant très certainement ce qu’ils faisaient à rester en pamoison devant des piliers électroniques, rien de mieux pour attiser l’amusement de la demoiselle qui dodelinait en rythme des quelques notes de musiques sorti des couloirs carrelés, trompant l’impatience et l’envie de lui demander s’il voulait de l’aide. Au final, abattu, la question échappa à l’aiglon, illuminant les prunelles moqueuses de la gamine. « Sang-mélé hein… mets ton ticket dans la fente en dessous tout simplement » Fierté de l’apprentissage déversée sur le jeune sorcier possédant pourtant de la famille sans baguette.

Elle ne l’aida pas plus, le laissant expérimenter les joies de l’aspiration exercée sur le petit morceau de carton, sur le possible bruit agaçant en cas d’erreur, et autre agréation par la machine recrachant le titre de transport à la tête de son usager s’étant trompé. Ca ne manqua pas. Bip lumineux rouge, envol du sésame pour les ramener chez elle, ricanement non contenu de la blondinette qui voulait bien concéder à lui montrer la marche à suivre. C’était comme aux 3 balais, même principe, un peu de douceur, de savoir-faire et de dextérité. Le ticket avait juste besoin de garder la tête à l’endroit et de se faufiler dans les rouages de la machine pour en déclencher l’ouverte. D’une légère caresse de la pulpe des doigts sur le haut de sa main hésitante, elle l’avait guidée, lentement, soufflant quelques mots avant de lui adresser un clin d’œil taquin et un nouveau pouffement de rire.

Un nouveau bip, une lueur verte, et la porte de ferraille se laissait manier pour libérer la voie vers les quais. Toujours autant amusée, Elhiya avait réitéré l’opération pour elle-même, prenant bien soin de mettre le sens de lecture correctement pour rejoindre le garçon perdu à ses observations de l’autre côté. La tête d’un premier année né-moldu découvrant Poudlard, voilà à quoi il ressemblait quand elle le rejoignait enfin. Il était immobile, scrutant ce qui se passait avant de suivre le mouvement de foule et avancer dans les couloirs déjà bondés. La soirée allait bientôt commencer, les familles rentraient, quand les premiers bureaucrates sortaient se dégourdir les jambes.  Noyé dans la foule, pas d’autre choix qu’avancer à leur rythme, de fondre sur un quai débordant déjà de passager et…. Rigoler à la tentative de communication d’éthan. Mauvais timing décidément... Sans un mot, elle le laissait regarder ce qui les attendait, un bon quart d’heure à sociabiliser avec des parfaits inconnus par manque de place. D’ailleurs, à rester autant en retrait, ils avaient limite du sauter dans le wagon pour ne pas avoir à attendre le prochain.

Pas de place assisse, restait les accroches en l’air ou sur les barres de fer. Les pseudo stabilité moites et suante qu’Elhiya detestait. Grimaçant machinalement, elle se contenta d’aller appuyer son dos sur la porte vitrée fermée en pouffant à la remarque d’Ethan.

–Oui pas le choix, le prochain ca sera pareil logiquement… Tiens toi…

Démarrage en douceur, légère perte d’équilibre récupéré rapidement en prenant appui sur les jambes, et nouveau coup d’œil amusé au jeune homme, quelques mots pour le rassurer.

-Il n’y a pas beaucoup d’arrêt avant d’être au bon, ca ne sera pas trop long

Ou pas. Dans une annonce de la station à venir, des freins puissants avant fait valdinguer le brun de sa position sans appuis sur la blondinette soudainement écrasée contre la paroi de la porte. Un cri comprimé par le poids brusquement intercepté avant qu’il ne puisse poser ses deux mains de chaque côté de sa tête pour se redresser et se remettre debout. Proximité soudaine, aux effluves de chocolat caressant le haut de ses lèvres roses. Les prunelles pétillantes de malices étaient parties chercher celles, bourreaux-victimes de leur chute trop proche pour les accueillir d’une mine faussement timide, la moue faussement innocente, les mots en strict opposés avec le role endossé.

-Un peu trop de spectateur non ? attends au moins qu’on arrive chez moi..

Le murmure, audible pour lui seul avait été accompagné d’un nouveau clin d’œil et d’une posture droite de la demoiselle qui laissait place à l’ouverture des portes, se decalant dans le coin, attirant le brun par sa chemise pour qu’il puisse laisser passer les autres usagers.

–Encore deux arrêts de la sort avant d’y être... Mais je me ferai houspiller d’être une mauvaise hôtesse à te laisser tomber encore au prochain freinage, viens-la

Le sourire en coin lourd de sens figé sur les lèvres, la blondinette avait enroulé son bras libre autour des hanches, le dos reprenant appuis sur la porte, gardant Ethan proche d’elle.  A cette distance, elle pouvait presque fois les battements de son cœur éveiller les plis de sa chemise, lui arrachant un pouffement incontrôlable et provocations de rigueurs. Mirettes plantées dans les siennes, s’y accrochant pour y déceler la moindre tentative de fuite ou la moindre gêne faussement placée.

– Et l’assurance de tout à l’heure ? elle s’est envolée où ? Je ne crois pas que tu aurais fait tant de manière derrière le rideaux de velours »

Elle jubilait de le revoir devenir proie docile, jouet dont elle pouvait se délecter du fonctionnement trop innocent pour ne pas en profiter. D’un léger mouvement discret, la main se glissa sous le pan de chemise du dos pour y (re)-découvrir la douceur du toucher de la chair cachée
Ethan Turner
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Re: Les transports en commun
Ethan Turner, le  Mar 15 Mai - 7:12

Pv Elhiya
L.A. Mutuel

Réponse négative de la blonde regorgeant visiblement de connaissances sur le monde des dépourvus magiquement. La prochaine rame serait aussi bondée, qu'elle disait, mais comment autant de gens pouvaient trouver pratique de se déplacer ainsi? La logique des moldus dépassait Ethan, ce dernier se contentant d'agir en tant que touriste profitant pour la première fois d'un voyage en train souterrain. N'osant se faufiler bien loin en raison de la dense foule leur barrant le passage, le duo d'étudiants avait décidé de s'approprier l'espace à proximité de la porte par laquelle ils venaient d'entrer. Petite mise en garde provenant de la gardienne des joyaux océaniques, le brun devait se tenir à quelque chose. Légèrement pris de panique, s'attendant à un départ difficile, le jeune homme saisi fermement une accroche pendant au-dessus de sa tête, mais le choc tant attendu ne vint jamais.

C'était un départ particulièrement doux qu'offrait le métro Londonien, une grande surprise pour le bleu et bronze, qui tenta de camoufler l'anxiété dont il venait de faire preuve, en relâchant la bande de caoutchouc pour se stabiliser de la même manière que la demoiselle à la toison d'or. La sensation qu'Ethan éprouvait était particulièrement étrange et nouvelle pour lui, il avait l'impression d'être un de ces sorciers indiens capables de chevaucher un tapis volant sans même y poser son fessier. L'excitement s'était emparé de l'adolescent, qui prenait maintenant plaisir à s'imaginer prenant part à des courses de tapis volant dans une contrée occidentale du monde. Le plaisir laissa tranquillement place à une inquiétude grandissante, alors que le train gagnait en vitesse, forçant le brun à prendre un peu plus au sérieux le danger que représentait ce moyen de transport moldu. Des mots de réconfort émanèrent des lèvres sucrées de la blondinette, informant le bleu qu'ils n'auraient pas à parcourir le sous-sol de Londres tout entier avant d'arriver à destination.

Les mots de la jeune femme n'eurent pas totalement l'effet escompté dans l'esprit du bleu, celui-ci remettant de plus en plus la technologie moldue en cause, se remémorant soudainement les divers bris mécaniques que le véhicule de son grand-père éprouvait de temps à autre. Le jeune homme s'efforça tout de même de faire un petit sourire à l'endroit de sa guide touristique de la journée, en guise de remerciement, mais également afin de masquer ses appréhensions face à la situation dans laquelle ils se trouvaient; Elhi se marrait déjà bien assez de lui comme ça pour ne pas lui fournir une nouvelle occasion sur un plateau d'argent. Les wagons semblaient enfin avoir atteint leur vitesse de croisière lorsqu'un communiqué  sonore se fit entendre pour annoncer l'arrivée imminente à la prochaine station du circuit. Si le massage pré-enregistré avait fait sursauter Ethan, ce n'était rien en comparaison avec l'activation soudaine des freins du train, qui avait fait chuter le brun, rejoignant la serpentine demoiselle en face de lui dans un mouvement brusque et involontaire.

Le choc maintenanr passé, le bleu réalisait alors sa soudaine proximité avec la jeune femme; celle-ci semblait aller très bien malgré tout, et le brun ne put s'empêcher de s'attarder sur ses deux puits de lumière une nouvelle fois, ceux-ci n'ayant d'égal que ses douces lèvres qu'il connaissait de plus en plus, et son odeur légèrement enivrante à pareille distance... Mais l'expression de la demoiselle semblait maintenant timide, presque gêné de la position dans laquelle ils s'étaient involontairement retrouvé, impression qui ne perturba le brun que quelques secondes, le temps pour elle de murmurer une nouvelle phrase pleine de malice et de rappels coquins.

L'effet fut instantané chez l'aigle, un retour en arrière de l'esprit, une visualisation bien trop détaillée, et cette chaleur qui s'emparait de lui, débutant en force au niveau de son visage. Le brun était rouge et dû se mordre l'intérieur de la lèvre afin de se ramener sur terre, tentative mise à mal dans l'instant par l'émeraude aux éclats dorés. Les portes du wagon s'étaient ouvertes, et la demoiselle avait dû se déplacer afin de libérer le passage à la circulation de tous ces Londoniens désireux de quitter le train. Dans son mouvement, la malicieuse danseuse avait saisit un pan de la chemise d'Ethan pour l'attirer à elle, s'assurant ainsi que le bleu ne se fasse pas piétiner, ou qu'il ne soit pas emporté par la masse dans une station qui n'était toujours pas la leur. Conséquence volontaire ou non, le fait est qu'ils se retrouvaient maintenant de nouveau l'un contre l'autre, dans un espace particulièrement restreint, attendant que les mouvements de la foule se calment.

Les nouveaux arrivants cessaient finalement d'affluer, et le métro pouvait enfin reprendre sa course, permettant à la blonde de s'adosser de nouveau à la porte et à Ethan de jouir d'un peu plus de liberté de mouvem-... Mais qu'est-ce que la blonde faisait à passer un bras autour de sa hanche? Le brun ainsi coincé mit quelques secondes à comprendre, ce dernier allant récolter des réponses au creux du regard d'elhi, qui lui donna toutes les informations dont il avait besoin. Elle était plus que joueuse, elle semblait presque acheteuse, ou gourmande plutôt, fusionnant son regard étoilé dans celui d'Ethan qui se trouvait maintenant pris au piège, aussi physiquement que mentalement, c'était une proie abattue qui était sur le point de demander la féline demoiselle qu'elle l'achève pour de bon.  

Puis, un commentaire, un faux questionnement, une simple réflexion déguisée afin de faire savoir au jeune homme que le score était maintenant de 2 à 0 pour la blondinette, mais Ethan ne s'en formalisait pas, pas tant qu'il y avait une aussi grande quantité de personnes pouvant regarder, il se rattraperait bien, un peu plus tard, une fois à l'abri des regards. Le brun n'était par contre pas prêt à ce qu'Elhi augmente la difficulté du jeu d'un cran, ce dernier étant déjà bien assez difficile pour lui, mais c'est pourtant exactement ce qu'Ethan fut obligé de constater lorsqu'il sentit la délicate main libre de la jeune femme s'aventurer dans son dos, sous sa chemise, et commencer à le taquiner du bout des doigts.  

Un battement manquant, suivant le frisson d'un plaisir coupable, le jeune homme avait dû se mordre la lèvre inférieure, cette fois-ci avec bien plus d'intensité, et tirer un voile sur sa vision afin de garder le peu de contrôle qui lui restait sur sa personne. L'onde de choc avait mis à mal les systèmes de survie du bleu, sa respiration se faisait plus difficilement, son estomac s'était retourné et son coeur peinait à redémarrer, Elhiya était en train de pulvériser la sanité d'esprit du Serdaigle de par ses caresses. La vue voilée, l'ouïe distraite, le sens du toucher du brun ne s'en retrouvait qu'accentuer pour le bouquet final du jeu de la serpentine jeune femme, qui venait à l'instant de faire glisser un peu plus que la délicate pulpe de ses doigts sur la peau d'un Ethan dans tous ses états. C'était un coup de griffe que la tigresse au pelage d'or venait d'infliger à sa victime, dans un acte soudain et emprunt d'un désir évident de faire violence à l'esprit du jeune homme. Dans la surprise et l'appréciation du geste, la jambe droite d'Ethan avait été en proie à un spasme, venant frapper le sol d'un mouvement visible même si presque inaudible.

Ethan était mourant, victime du sortilège dépourvue de magie que venait de lui lancer la vicieuse émeraude dorée. Le remède à sa condition était pourtant juste devant lui, il n'avait qu'à la saisir par la taille et se repaitre de son insatiable passion, mais son corps se refusait à bouger, paralyser par la perspective d'aller trop loin, de ne pas savoir où tracer la ligne de ce qui était permi dans un lieu public. Pour lui, ils avaient déjà franchi cette fameuse ligne, et chaque pas renouvelé dans cette direction d'une déchéance certaine apportait son lot d'envies immoral.

Qu'il s'agisse de malchance ou de bonne fortune, c'est à cet instant même qu'une nouvelle annonce se fit entendre, marquant un nouveau ralentissement du train qui se termina par encore une fois par l'ouverture des portes de celui-ci. La jeune femme avait été de nouveau forcé au déplacement latéral afin de libérer la sortie du wagon, et Ethan en avait profité pour se défaire de son emprise psychique et de conserver une distance de sécurité entre leurs deux corps, résistant à l'envie de s'attaquer à son tour à la demoiselle et sa capacité à repousser ses avances physiques.

L'aigle avait dû souffler pendant quelques secondes, conséquences de l'intensité du moment qu'il venait de passer, et de sa soudaine mise volontaire en apnée suite à la griffure qu'il avait reçue. Profitant du répit que la vie lui offrait, le brun repris constance et calma dans la mesure du possible ses hormones, qui étaient en train de s'affoler et de mettre en marche des parties de son corps qu'il préférait faire taire en présence de si nombreuses personnes. Une fois les portes refermés, l'étudiant glissa un mot au creux de l'oreille de la blonde demoiselle avant de s'installer lui-même dos sur la porte, volant ainsi la place de la demoiselle, espérant de ce fait gagner assez de temps pour se rendre à la prochaine station, celle qui devait être leur point de sortie, selon les dires de jeune femme quelques instants auparavant.

-J'préférerais ne pas devenir complètement fou aujourd'hui, si tu veux bien.

Le brun fit ensuite passer devant lui le sac contenant ses achats de la journée, le saisissant à deux mains cette fois, créant une faible barrière physique entre sa personne et l'attirante blonde à ses côtés. Ethan tint ainsi hors de portée de caresses la tigresse des verts et argents, un large sourire amusé se dessinant peu à peu sur son visage d'aigle. Maintenant que cette situation était derrière était lui, celle-ci semblait désormais bien plus amusante; ce n'était qu'une autre manche d'un jeu impliquant de manipuler le feu sans pour autant se brûler, et plus la partie avançait, plus les récompenses se faisaient délicieuses pour le gagnant, alors que la difficulté atteignait des sommets encore inégalés pour le bleu et bronze.

-C'est bien au prochain arrêt qu'on doit sortir, non?

Après une réponse positive de la verte et argent, le troisième et dernier arrêt pour le duo d'étudiants ne s'était que très peu fait attendre, et bientôt une voix féminine retentit dans l'ensemble du train pour annoncer l'arrivée imminente à leur station cible. Il faut dire que le brun n'avait pas bien eu l'occasion d'apprécier quoi que ce soit d'autre que sa proximité avec la blonde lors de son premier trajet de métro à vie, mais celui-ci n'en avait pas pour autant été moins amusant, et cette appréciation se voyait sur le visage du brun, alors qu'il quittait la rame en compagnie de la jeune femme, en même temps que quelques dizaines d'autres usagers.

La demoiselle au sang pure étant dans un endroit bien connu, celle-ci était partie la première en direction des piliers de métal utilisés pour le contrôle des billets de métro, l'aigle volant dans son sillage. Maintenant qu'ils n'étaient plus dans un endroit si confiné, Ethan retrouvait peu à peu ses moyens et commencait à songer à un bon moyen de se venger des agissements que la blondinette avait eus à son endroit, plus tôt dans le train. Il restait un grand nombre de gens tout autour d'eux, limitant les choix du brun, mais également et surtout son regain de confiance. Le brun devrait attendre un moment plus opportun, mais saisirait la première occasion qui lui serait présenté; pas question de se laisser dominer aussi facilement. Par contre, des questions commençaient à polluer son esprit alors qu'ils s'avançaient en direction de la sortie des sousterrains.

-Erh, quand on va être chez toi, il va y avoir... des gens? Enfin, il y a des choses que j'devrais savoir sur eux?

Oui parce que si le brun avait toute la misère du monde à cerner l'étudiante qu,ila ccompagnait, il avait de sérieux doutes sur sa compatibilité avec ceux qui l'avaient élevé, d'autant plus que le seul lien qui les unissait était assez... physique. Ça allait vite devenir gênant si la blonde se laissait aller à expliquer aussi nonchalamment qu'à son cousin de la tête de sanglier la nature de leur rencontre à ses parents.
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Re: Les transports en commun
Elhiya Ellis, le  Mar 15 Mai - 15:33


Spread your wings


En venant de
Pv Ethan
LA Mutuel
♫♫


La dance légère des doigts glissant lentement sur le morceau de chair nourrissait sourire goguenard un peu trop fier pour ne se contenter d’une réaction aussi faible qu’une morsure de lèvre inférieur. Petit tic qu’elle possédait également, mais qu’elle ne refreinait jamais. C’était le signe qu’il y’avait soudainement bien plus important que se soucier du monde au tour, des images renvoyées, laissant place à la gourmandise et une simple pulsion adolescente. Mais le brun luttait, comme s’il ne concédait qu’à faire la moitié du chemin. Comme s’il trouvait normal de lutter intérieurement alors qu’il se savait déjà perdant. Tsssss un gâchis total, une perte de temps, car à un moment ou à un ordre, il pourra se mordre autant qu’il le désire, faire perler une goutte de sang à force de vouloir se concentrer sur autre chose, ses hormones le rattraperont fatalement. « Tu ne fais que reculer pour mieux sauter ? » Murmuré à l’observation de son cinéma risible avant de dessiner du bout des ongles quelques sillions perturbateurs sur sa route de la bienséance. Reflexe instantané provoqué arrachant un pouffement à la demoiselle dont le jeu se fit plus doux.

La pulpe reprenait sa valse ondulée, s’amusant à lui prodiguer quelques visite d’un ascenseur émotionnel. Il était bien trop réactif pour ne pas se permettre d’en jouer entre les stations de métro. Sa prise se resserra juste un peu plus pour l’éviter de basculer en arrière lors du second freinage, le gardont un instant tout contre elle avant qu’il ne reprenne des distances qui se voulait plus conventionnelles. Peine perdue. Un pouffement glissa de la bouche de la Verte qui lui adressait un coup d’œil malicieux avant de le voir se nicher dans son cou, pour y souffler quelques mots et se positionner sur la porte.

Le sourire en coin figé, les opales fixées sur l’aiglon visiblement en recherche de contenance, Elhiya n’avait rien dit. Pas un mot, conservant uniquement ce simple rictus moqueur, laissant sa répartie ne se former que dans son esprit sans jamais prendre forme entre ses lèvres. Car si tu me laisses te faire tourner la tête, tu tacherais de me rendre la pareil, et si jamais tu y arrivais à ton tour tu disparaitrais le jour même où je te dirais que c’est le cas. Juste classique comme façon de faire… Réponse amère la renvoyant à son absence à lui qu’elle essayait tant bien que mal d’occulter. Elle lui avait promis de s’occuper de lui chaque soir, sous couvert de le « protéger » des insomnies, sans parler des siennes juste car c’était la place où elle se trouvait le mieux à la mort du soleil et car elle voulait le voir sourire encore et toujours, quoi qu’il advenait. Mais à la place, elle se retrouvait à combler les nuits d’autre chose que ses prunelles ardoises et  se forçait à croire que ce genre de chose pourrait suffir.

Les paupières closes un instant, elle soupira lourdement avant de recouvrir la vision en entendant la question. Hochement de tête affirmatif, sans un mot, les iris se plantant sur le mouvement des quais brouillés par la vitesse emportée par le train. Un nouveau soupire avant de tacher de se chasser de sa tête l’image bien trop douce dans laquelle elle aurait voulu fondre instantanément pour juste ne pas avoir à se mentir soit même, et sourire avec plus d’enthousiasme en quittant la rame qui les avait accueillis, désormais trajet jusqu’à la maison. Juste besoin de quelques pas de plus, d’une marche de quelques minutes pour atteindre la maison de ses parents.

Parents ? Oh oui, elle avait oublié qu’ils étaient là ce week-end et qu’elle ne les avait pas prévenus du tout de sa venue et encore moins qu’elle serait accompagnée. Ecarquillement d’yeux avant de se retourner vers le brun en s’arrêtant devant une porte, prenant la poignée en main.

–Et bien, n’étant pas le fruit d’un miracle, j’ai bien des parents, Welcome on board le Poussin.


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Suite ici
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Sariel Fawkes
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Re: Les transports en commun
Sariel Fawkes, le  Sam 20 Oct - 20:50

Ce n'est jamais totalement fini
avec Elly


Il n'y a pas de couleurs, dans les transports en commun. Tout est opaque, et puis noir, et blanc, et parfois gris, et il y a de la transparence par les vitres, transparence qui donne sur les trottoirs, les façades des immeubles, mais avant tout la pluie, pluie qui s'écrase sur les vitres et se déverse sur le goudron en marée, comme attirée par les bouches d'égout par un jeu d'ingénierie, et les bouches d'égout, gueules grandes ouvertes avalent tout et ce spectacle est partout le même, à n'en plus pouvoir.

Les premières gueules qu'elle croisa, en montant dans le bus X de la ligne Y, ne connaissant ni les chiffres ni même les possibles lettres, les premières gueules qu'elle croisa étaient tristes à mourir et Aya s'efforça de ne pas laisser sa mine fureter partout dans les recoins des visages ridés, bouffés des autres. Le mois d'octobre avait toujours été contagieux de maussade ; c'était d'ailleurs pour ça qu'elle le préférait à tous les autres. Le mois d'octobre était épidémique, voilà. Il répandait un truc dans les airs, un miasme mordoré en rappel aux feuilles en décomposition. Le truc qui filait la grippe, ou encore le rhume, le mal de gorge ardent. Et de partout, de partout ça suintait, ça puait la misère et les baraques mal réchauffées le soir. Le mois d'octobre était déprimant.

Le bus était rempli et Aya se sentait un peu de trop. S'asseoir et attendre, en se laissant porter, était barbant. Surtout lorsqu'on pouvait transplaner pour se décharger d'un trajet bien chronophage finalement. Bientôt, aussi sobre de tissu que de faciès affligé, la sorcière put aisément se fondre dans la masse de ceux qui attendaient juste de rentrer chez eux, évolution notable alors qu'elle remontait le bus, jusqu'à l'arrière, pour espérer trouver une place.
Elle n'avait d'autre moyen d'y aller, transplaner dans un lieu qu'on ne connaissait pas étant plutôt difficile, et à vrai dire, elle ne savait même pas s'il s'agissait du bon bus. Au pire, elle verrait bien. Elle était là en reconnaissance.

Elle trouva une place et se contenta, l'espace de quelques secondes, d'observer droit devant elle, puis un peu à sa droite, dans le sens opposé de sa voisine, ou son voisin, elle ne savait guère. Aya n'était pas timide, mais s'adaptait difficilement à cet environnement hostile. En peu de mots : ses sens la foutaient en l'air. Surtout le bip bip incessant du clignotant, la manœuvre indélicate du chauffeur. On était pas loin du Magicobus, finalement. Même si la proximité de la magie la mettait bien plus à l'aise que celle des Moldus.
Petit à petit, la rigidité d'Aya réapparut, et elle observa un moment les doigts de sa main gauche se tendre, puis se détendre, sentant, sous sa manche, les traits profonds de sa cicatrice suivre le mouvement de peau.

C'était juste qu'elle ne savait pas vraiment où elle était. Encore moins si elle allait dans la bonne direction.
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Re: Les transports en commun
Invité, le  Dim 21 Oct - 10:19

Les mains qui se font et se défont, les pas qui s’en vont, puis reviennent. Puis repartent dans l’autre sens. Ne plus savoir quoi faire, comment faire. Voilà comment la jeune femme est depuis quelques minutes désormais. Trop de chose se déroule dans sa vie, sans qu’elle ne puisse en prendre pleinement conscience, sans qu’elle ne puisse réaliser tout à fait les changements qui en découlent. Elle ignore totalement ce qu’elle cherche ici, est-ce la silhouette de l’auror ? Celle de son alter-ego ? Elle ferme les yeux, expire un air trop empoisonné pour elle. Se ressaisit.

Il faut qu’elle retourne au Heurtoir, elle a du boulot qui l’attend. Elle croit. Elle n’en est plus trop certaine. Parce que désormais il y a aussi Poudlard. Elle rend visite de temps à autre à son équipe, et là, c’est exactement ce qu’elle va faire. Voilà, elle est décidée. Elle n’erre plus sans but dans un Londres tumultueux mais elle sait désormais ce qu’elle y fait. Etrange sensation que de s’apercevoir qu’il y a une attente dans sa propre vie.

Toute à la réflexion sur le Heurtoir, sur Poudlard, sur la vie en générale et sur les silhouettes qui disparaissent, qui apparaissent. Elle ferme les yeux, tentant d’éloigner des pensées qui la gouvernaient trop souvent et dont elle ne voulait plus. Il fallait qu’elle avance, sans quoi elle retournerait à Ste Mangouste pour le même genre de chose que sa dernière visite. Et il y avait peu de chance qu’Arty, qu’Aza ou même que son équipe lui pardonne une seconde fois d’avoir baissé les bras. Ce serait trop difficile. Même pour elle, elle devait l’admettre.

Alors qu’elle s’apprête à s’engouffrer dans un hall quelconque, lui permettant d’éviter, pour un temps seulement, la cohue de la foule, elle l’aperçoit. Silhouette frêle et énigmatique, regard gris perdu dans le vide, les cheveux au vent. Elle descend d’un bus moldu. L’ancienne auror s’arrête derechef, cligne des yeux, frotte ses paupières. Elle a rêvé, ce n’est pas possible autrement. Ses yeux se posent aux alentours avant de revenir sur la femme qu’elle pense avoir reconnu. C’est elle, c’est sur. « Lennox ? ». Le nom s’est extirpé tout seul des lèvres étirées en un sourire. Elly se rapproche, fend la foule à contre-sens pour pouvoir remonter vers l’arrêt de bus où la sorcière s’est arrêtée. « Aya c’bien toi ? ». Toujours cette petite inquiétude, car elle ne s’imaginait clairement pas Aya Lennox prendre un quelconque bus moldu.

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Re: Les transports en commun
Sariel Fawkes, le  Lun 22 Oct - 20:37

Un huis-clos insupportable. Elle avait eu l'impression d'étouffer, enfermée ainsi au beau milieu des autres, sans vie. Et la pluie contre les vitres, toujours, cette même pluie acide, amère, peut-être même trop salée de larmes qu'on imaginait plus.
Avait fermé les yeux, fort, fort, fort, serré les poings comme pour se forcer à partir d'ici mais se souvenir qu'elle était toujours là, ongles entamant la chair de ses paumes, et les yeux finalement rouverts sur ses genoux tremblants. Se souvenir, et puis suffoquer.

La sensation n'arrivait plus aussi souvent, comme un ras-de-marée dans sa gorge. Un flot de bile, liquide miraculeux qui enflammait sa vésicule et se répandait sur sa langue pour mourir en reproches, aux yeux du monde. Si vous n'étiez pas comme ça, je n'irais pas aussi mal. Si vous n'étiez pas, je n'aurais pas du mal à être. Mais c'est vous, toujours vous, autour de moi. Et votre ronde infinie m'exaspère. Me rappelle que c'est foutu pour moi.
Ils lui mentaient tous, et leurs visages rieurs, grossièrement dessinés en fossettes, prognathes, défigurés par le rire et la grimace, lui faisaient plus peur qu'elle n'osait l'admettre. Ils étaient tous expressifs dans leur passivité. Tous, avec leurs nez trop gros, les sourcils trop arqués, leurs bouches boudeuses jusqu'au sol. Le bal des monstres et elle, aux premières loges, minois jusque par terre de s'être trop forcée à faire la gueule, jusqu'à présent. Désormais, c'était une seconde nature, tout simplement.

Pauvre petit ange déchu. A courir trop près de ses rayons obscurs, la Lune avait préféré ne pas la rappeler à elle. Il était trop tôt, peut-être, pour faire partie de ses joyaux grandiloquents.

Sur l'asphalte, le bus reprit sa route en trombes, sans se soucier du torrent qu'il évacuait sous ses roues, sur les pieds des passants et de ceux qui s'acharnaient à stagner sur le trottoir. Mirettes mélancoliques perdues sur nulle part, elle ne s'était pas attendue à descendre ici. N'avait rien prévu du tout, dans sa course folle, et les arcades, plus loin, avalaient la masse d'un peuple se disputant la même direction.
Elle, elle n'avait pas spécialement envie. Les Léviathans urbains pouvaient toujours attendre.
Mais son nom sonna, résonna dans les airs, répercussion folle sur les crânes autour d'elle. Pas tel un avertissement, mais comme un appel à elle, à son attention portée sur toute autre chose, sur ailleurs et peut-être hier, ou demain. Elle ne se souvenait plus. Ses perles de pluie, qui cherchaient qui trouver, se posèrent finalement sur elle et la reconnurent, s'essoufflèrent.
- Elly...
C'était elle. Elles n'avaient jamais eu le temps. Un peu comme si tout finissait trop vite, et le spleen ne s'extirpa pas pour autant. Au contraire, il revint, claque en plus dans sa gueule. C'était Elly et elles n'avaient jamais eu l'occasion de rien. Toujours plus incapable d'assimiler les choses.
- Si je m'y attendais, ajouta-t-elle, cette fois dans un sourire radieux, soleil après l'ondée. Tu m'as trouvée dans toute cette foule ?
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Re: Les transports en commun
Invité, le  Mer 31 Oct - 16:06

Visiblement, sa rétine ne lui faisait pas défaut. Car la silhouette ainsi alpaguée pivota, délivrant des iris d’un gris profond, envoutant au possible. Lennox. Ca remontait à quand, la dernière fois ? Les choses étaient différentes, totalement floues, pas vraiment distinctes. Mais elle était là, à quelques mètres, elles se faisaient face, sans trop savoir ni comment ni pourquoi.  

Et le sourire qui nait sur les lèvres de Lennox est plein de surprise, comme un soleil qui tenterait de frayer son chemin dans un ciel orageux. Alors la brune répond à ce sourire en miroir. Une image qui dure, un instant. Avant que la foule ne redeviennent étouffante, mais qu’elle entende tout de même les mots qui se bousculent jusqu’à elle. C’est vrai que c’est surprenant, que de l’avoir repérer au travers cette foule d’êtres humains qui se pressent et s’étouffent.

Les mots se perdent au travers d’une gorge nouée, ils ont du mal à sortir, à s’agencer pour ressembler à une phrase un peu correcte. Heureusement que le sourire parle pour elle, l’on pourrait croire sinon que la rencontre la met mal à l’aise, alors que c’est elle qui vient de la crée en alpaguant la jeune femme de la sorte. « Eh bien faut croire ». Nouveau sourire sincère, mais interrogateur. Qui demande autant qu’il indique. Comment vas-tu ?. Beaucoup trop bateau, ça ne leur ressemble pas.

Mais ce qui s’extirpe est tout autant surprenant, ne leur ressemble pas pour autant, mais qu’importe. La question est là « Alors, que deviens-tu ? » Plus vaste, plus global. Moins personnel aussi. Ça laisse la place aux mensonges sans qu’il soit effronté. Le sourire demeure alors que le regard se fait malice et pétillant. Pourtant, il fait toboggan avec les gens alentours. Comme s’ils étaient de trop, beaucoup trop dans cette rencontre improbable.
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Re: Les transports en commun
Sariel Fawkes, le  Ven 2 Nov - 9:47

Elly avait-elle changé ? Oui, sans aucun doute. Quelque chose semblait comme déchiré, en elle, ou au moins bien plus lointain. Aya ne savait si ses yeux le criaient ou son corps tout entier, en fond d'abîmes, abîmé, tout simplement.
Mais elle le sentait, le sentait et se demandait si c'était le lieu, ou si c'était l'être qui criait ainsi, à la face du monde, tout son mal-être. Pourtant, son sourire semblait sincère. Réellement ravi de croiser Aya. C'était une première, d'ailleurs. Jamais on ne l'abordait ainsi, dans la foule.

La question d'Elly sembla comme suspendue dans les airs. La vérité glaçante avait percuté Aya en pleine face : elles ne s'étaient pas vues depuis des mois, peut-être même bien une année ou plus, et elle ne savait de toute évidence quoi lui dire. Ignorait ce qui s'était passé dans la vie de l'ancienne Auror, ce qu'elle était aujourd'hui à défaut de parler d'hier. Et cette perspective l'angoissa au plus haut point, comme en effet miroir : et elle, qu'était-elle devenue ?
- J'ai..., hésita un peu, j'ai pris un peu les rênes, à Barjow & Beurk, en tant que Gérante. Surtout pour prêter main forte à Bennet, qui bosse aussi à Poudlard, à côté. Mais il y a peu de temps, j'ai donné mon préavis pour rejoindre moi aussi les rangs de Poudlard. Je ne devrais pas tarder à commencer mes cours.

Voilà, c'était à peu de choses près l'essentiel de sa vie à l'instant. Dire à Elly qu'elle s'était fiancée à Azphel ne lui semblait pas pertinent, pour le moment, encore moins qu'elle pouvait se transformer à chaque Pleine Lune en quelque chose de suffisamment féroce pour mettre son amie, ne savait pas le terme, en pièces.
- Et toi ? J'ai entendu dire que tu as pris les rênes du Heurtoir, je ne sais plus par qui. C'est une belle reconversion pour une ancienne Auror, je dois dire.
Elle souriait. Elle savait de source sûre qu'Elly n'était plus Auror, principalement parce qu'elle avait vu qu'un certain Artemis Lhow avait repris la tête des Plus Justes, comme elle les nommait ironiquement. La Gazette s'était exprimée sur le sujet et, même si Aya ne lisait jamais ce journal qu'elle trouvait un poil trop partisan du Ministère, l'information ne lui avait pas échappé. Son voisin de tablée, quelques temps auparavant, lui avait laissé le temps de saisir l'information, alors qu'il s'était endormi sur sa bière.
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Re: Les transports en commun
Invité, le  Dim 4 Nov - 15:30

A chaque fois qu’elle rencontrait l’une de ses relations dites amicales, la brune prenait pleinement conscience de la mauvaise amitié qu’elle offrait ainsi. Elle  ne prenait jamais le temps pour les nouvelles. Jamais le temps pour boire un verre. Jamais le temps pour rien, et le temps, cet odieux crétin, il fuyait à une vitesse tellement rapide qu’elle avait du mal à comprendre comment autant de semaines, autant de mois, autant d’année, pouvaient ainsi s’écouler sans qu’elle ne soit présente et disponible pour ses amis. Connaissances ou relations plus poussées. Cela finissait toujours dans le même constat.

Mais oreille attentive, elle écoute les propos d’Aya, oubliant le reste des alentours. Oubliant cette foule oppressante. Barjow & Beurk. Sourire à l’évocation de Lizzie. Et surprise en ce qui concerne Poudlard. Elly n’a pas les détails de la vie d’Aya, elle ignore donc quelle matière de prédilection pourrait chérir cette dernière. Elle réfléchit, les yeux écarquillés « Oh ! Professeur de quelle matière ? ». L’intérêt est réel, non feint.

La conversation se retourne déjà vers la brune, qui se contente d’hausser les épaules et d’ajouter « Et bien, tu es au courant du principal. Et comme toi je rejoins Poudlard pour l’enseignement ». Devinant presque la future question d’Aya, la brune rajoute « Professeure de sortilèges ». Avec un petit sourire. Consécration d’une vie idéalisée, il fallait le dire. Même si la brune ignorait si elle était à la hauteur de la tâche. Les élèves de Poudlard n’étaient pas réputés pour leurs tranquillités d’esprit. C’était plutôt l’inverse même, il ne fallait pas se mentir.
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Re: Les transports en commun
Sariel Fawkes, le  Ven 9 Nov - 13:17

C'est pourri, je me rattraperai au prochain, promis

Parfois, certains chemins se séparaient pour mieux se recroiser. Et Aya, déjà surprise par cette rencontre, n'en fut que plus étonnée par les nouvelles d'Elly. Elle-même, qui n'avait répondu que par un simple "Potions" à la question de la brune, ne put s'empêcher de redoubler de sourire lorsque celle-ci lui annonça rejoindre également les rangs de l’École des sorciers.
- Eh bien, si j'avais su... On se retrouvera donc sans surprise à la table des profs, j'imagine.
Elle ne sut pas vraiment quoi dire de plus, principalement parce qu'elle n'était pas douée pour ça. Parler avec les gens, ce n'était pas trop son truc. Au contraire. Parce qu'elle n'avait rien de spécial à raconter. Ou alors, les choses étaient trop désordonnées pour être véritablement abordées. Comme une large vague retenue par une écluse bien trop usée. La rouille n'attaquait plus les surfaces, mais les fondations mêmes.
Dans le silence, qui semblait vouloir se prolonger, Aya observa autour d'elle. La foule semblait filer, comme dans un sablier qu'on retournait à chaque fois. Le même rythme, sans fin, sans hauteur, sans fausse note. Toujours la même singularité, comme les mêmes visages. Celui d'Elly, cependant, jurait un peu avec le reste. Parce qu'elle la reconnaissait, déjà, et puis pour une autre obscure raison.
- Pour la peine... Je t'offre un café ? J'en ai vu un, en passant, tout à l'heure, un peu plus loin. Elle semblait sourire, attendre une réponse rapide. Si tu as le temps, bien sûr. On sera peut-être plus au calme pour discuter un peu.
Elle désigna d'un mouvement de la main une direction, qui allait quelque peu à contresens de la foule. Au plus loin déjà, comme un rayon de soleil, on voyait un peu plus l'asphalte. Le brouhaha semblait moins imposant. Elle n'avait pas l'habitude, de s'en remettre à l'astre, d'apprécier ses couleurs et sa lumière. Ce n'était pas ce qu'elle recherchait par-dessus tout, bien au contraire. Icare, à trop s'en approcher, avait fini par se brûler les ailes. Il fallait la jouer plus fine, ramper parmi les rampants. Et éviter les ronces qui tailladaient un peu trop la peau.
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Re: Les transports en commun
Invité, le  Dim 11 Nov - 22:55

LA d'Aya

Se retrouver à la table des professeurs de Poudlard, alors que, quelques années auparavant, elles faisaient 400 coups au sein de l’école de sorcellerie. C’était comme si les deux femmes bouclaient elles-mêmes une sorte de périple de l’enseignement. Après avoir reçu, c’était à leur tour de donner. Ou peut-être qu’Aya ne le voyait pas de cet œil ? Elly l’ignorait, à dire vrai. Elle n’était pas sure de ses propres justifications à devenir professeure. Etait-ce pour transmettre un savoir ? Eduquer les jeunes générations à une magie différente ou à une utilisation de cette dernière plus libérée. Les murmures de l’esprit n’en sortent cependant pas. « Oui, sans doute ». Sourire de circonstance, quoi dire d’autre qu’un accord tacite à se retrouver à la table du personnel de Poudlard. Deux enseignantes qui se retrouvaient dans la Grande Salle. L’idée agrandit presque son sourire.

Et puis la proposition qui s’enfuit, tombe, laissant à Elly un sourire bien étrange. Boire un café, cela ne faisait pas partie des plans de la brune, mais la vie était ainsi faite : de surprises, en surprises, de rencontres en rencontres. Et elle évoluait, au grès du vent. Comme une feuille prise dans les tourments d’un automne venteux, tumultueux. Elle était cette feuille morte qui se laissait guider par des vents contraires. Pas des flots de mots, de maux, qui vont et viennent au grès des rencontres, des âmes, des silhouettes, des ombres. A combattre. Ou non.

Mais la tête répond positivement, le corps s’élance déjà alors que la réponse peine à franchir le pas des lèvres « Oui, avec plaisir ». Le regard qui pétille d’une étincelle nouvelle. Comme si les démons du passé pouvaient être contenus, quelque part dans un coin de cervelle. Un coin qui ne verrait plus la lumière du jour peut-être ? Elles remontent à contre-courant la foule, comme si elles cherchaient à nager au travers des eaux troubles de l’humanité. Le café n’était pas très loin, Aya avait raison. Elles s’assirent rapidement à une table, un peu à l’écart. Rapidement, un serveur vint prendre leurs commandes, et si Elly demanda un café bien serré, elle n’entendit pas la commande de sa consœur, comme perdue dans l’ambiance du café, un peu feutré, comme si de multiples secrets pouvaient s’écouter entre les murs.  « C'est impressionnant, comment le monde évolue ...». La pensée était enfermée dans l'esprit mais elle s'en extirpe sans mal, peut-être car la brune, coupée de cette foule bruyante, retrouvait l'essentielle de ses capacités.
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Re: Les transports en commun
Sariel Fawkes, le  Jeu 15 Nov - 15:34

En torsion de coeur et d’âme, elle demeurait au milieu des autres, pierre saillante en plein courant d’eau tumultueuse. C’était l’effet d’être soi, et un peu plus ou moins que les autres ; cela n’avait d’importance en réalité, mais se contenter d’être, c’était accepter son absence de différence. Se conformer commençait par là : l’inaction, pure et simple. Accepter, c’était renoncer à tout, au mouvement, et le monde en expansion n’était que mouvement ; à la fois transformation et destruction.
Mentir à tous, surtout à ceux qu’elle ne croisait pas souvent. Ils étaient les plus susceptibles d’apercevoir le changement puisqu’ils ne connaissaient pas, ou plus vraiment l’être, finalement. Peu désolée pour elle-même, encore moins pour les autres, elle haussa les épaules simplement en rejoignant la table du café, celle qui donnait sur un coin de rue, un coin d’asphalte sur lequel tous circulaient, des milliers de pas au mètre carré.
Elle n’avait pas amorcé le pas, juste fini par suivre Elly qui s’était élancée. Une précipitation à laquelle elle n’était pas habituée, hors de sa zone de confort. Comment faisait-elle pour vivre ?

La blonde s’installa à table, mains croisées sur la nappe frigide. Commanda un simple thé, thé tout bête avec du miel et du citron. Si possible qu’il soit noir, très noir, et aux saveurs de bergamote. Mal de gorge passé, qu’elle racla pourtant, simplement, et repensant en un tour d’esprit aux saveurs de ces petits gâteaux aux fruits du sud, de la Méditerranée occidentale dont elle se gavait, sur la terrasse de leur maison d’Italie. L’huile d’olive qui atténuait la sécheresse de la pâte envahissait son palais, et pour faire passer le tout, un pétillant local accompagnait le confit de citron.
Mais non, elles étaient là, la brune en face d’elle avait dit quelque chose, quelque chose à propos du monde qui lui échappa à peine. Il fallait toujours tout entendre pour dire, lire l’autre. Même rêveuse invétérée, elle s’était habituée à l’exercice.
- Certains parviennent à le sentir tourner, en tout cas, répliqua-t-elle dans un léger sourire qui ne voulait finalement pas dire grand chose de plus.
Ses doigts jouèrent avec la nappe, une torsion, une deuxième de l’autre, boutons de rose blancs, et là il restait une miette de pain dur qu’on avait oublié, ils n’avaient rien changé, juste secoué pour laisser s’échapper les restes d’autres. Tout ce qu’il restait des inconnus, c’était la méconnaissance de leur passage, puis cet indice distinct, inintéressant, mais qui était là depuis peut-être des heures.
- C’est une drôle de chose de devoir s’occuper de gosses, désormais. Je ne m’imaginais pas avoir à le faire un jour, murmura-t-elle en regardant ses mains à nouveau liées, doigts posés les uns contre les autres, cherchant à laisser le moins de jeu de phalanges possible. J’ai tellement l’impression d’avoir encore beaucoup à apprendre parfois.

Le ton de la confidence, suivi d’un regard à la brune, et encore d’un drôle de sourire. C’était le moment propice aux boissons, et au ravissement d’Aya qui redoubla de sourire. Chuchota un merci alors que la fumée lui tenait le nez en proie, effluves d’agrumes dans les narines. Ça ressemblait presque à un sourire, derrière la buée imaginaire.
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Re: Les transports en commun
Invité, le  Jeu 29 Nov - 18:35

Elle commande un thé, et Elly sourit, sans trop savoir pourquoi. Est-ce de la gêne, un malaise palpable et perceptible ? Ou juste cette impression que tout file, tout défile, sans arrêt possible. Une vie qui se meurt sans s’émouvoir davantage, une fleur qui se fane sans regard alentours. La brune ne sait pas, ignore, ce qui gouverne la femme face à elle. Les mains s’entortillent dessous, elle le voit, au mouvement de la nappe sur la table. Elle aimerait être rassurante, être capable de calmer l’agitation de sa consœur, mais aucun mot ne vient, rien ne demeure jamais comme avant, la brune ne le sait que trop bien. Une phrase qui parvient aux oreilles, mais elle ne sait quoi répondre alors elle se tait, simplement. Se contente de sourire, peut-être un peu bêtement.

La commande arrive et les effluves de café soulage la brune, lui rappelle un peu ce qu’elle est, qui elle est. Ses lèvres se trempent dans le liquide chaud alors qu’Aya se confie. Alors qu’elle déverse une inquiétude qui fait écho à celle de la brune. Les regards s’entrechoquent. Elle n’ose pas encore répondre au murmure, comme si cela pouvait briser la sensation de confidence qui naissait là, juste sous leurs nez.

Alors elle hoche la tête, montre sa compréhension avant de se laisser aller à une confidence elle aussi. « Je vois ce que tu veux dire … Je partage un peu cette sensation … mais tu sais, je pense que c’est un peu tout le monde comme ça … je veux dire, on apprend à tout âge non ? ». Sourire de circonstance avant que le café ne retrouve la langue de la brune. La caféine avait un drôle d’effet sur elle, ou peut-être était-ce le liquide chaud qui faisait du bien à l’ancienne auror ? Impossible à savoir. « Du coup, si tu ne t’imaginais pas ça … tu envisageais quoi ? » la question, c’était plutôt pourquoi s’être plongé la dedans si elle n’y avait jamais pensé … la brune laissa cependant cette question de côté, pour elle, c’était différent. Déjà chez les Aurors elle aimait la transmission de savoir qu’elle pouvait faire.
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Re: Les transports en commun
Sariel Fawkes, le  Dim 2 Déc - 12:13

Non, quoi ? Poser les questions qu'il ne fallait peut-être pas. N'en savait rien. Elle ne savait que répondre. Parce qu'elle était mal à l'aise face à Elly, parce qu'au fond d'elle, elle ne savait même pas si à Poudlard, les choses finiraient par être vraiment différentes. Elles ne se reconnaîtraient peut-être pas, dans les couloirs. Comme deux inconnus qu'elles restaient, finalement. Le temps de l'école était loin ; et ce n'était pas parce qu'elles y enseigneraient bientôt que les choses seraient pour autant plus faciles.
Les gouffres se créaient plus vite qu'ils ne se recollaient. C'était malheureux, mais c'était comme ça. Même une boisson chaude n'y changeraient rien.

Se frottant l’œil délicatement, Aya haussa simplement les épaules à la question d'Elly. Dans quoi se voyait-elle ? Plein de choses certainement. Ou peut-être une seule, qui lui faisait de l’œil depuis toujours.
- Avec les récents recrutements au Ministère, je me disais que rejoindre un certain département pouvait entrer dans mes projets. Mais je ne me sentais pas encore assez expérimentée pour poursuivre de réelles recherches. On ne devient pas Langue-de-Plomb comme ça ; on le devient par expérience, par travail sur soi et sur ce qui nous passionne.
Un petit sourire étira ses lèvres rosies, et elle haussa à nouveau ses maigres épaules, un peu plus timidement.
- Professeur, c'est un peu un prétexte. On gagne beaucoup à avoir enseigné, notamment du prestige quelque part, de la sécurité dans l'emploi. Je vois ça comme un passage, pour apprendre autant que je tiens à faire connaître.

Elle profita de son silence pour avaler une gorgée de thé brûlante, qui noya à peine ses questions. Souvent, être prof, c'était une vocation. Un désir intense d'apprendre ; et d'aider aussi. Mais parfois aussi, c'était de la poudre aux yeux. Du faux, et plus de déceptions que de réelle joie d'être aux côtés des élèves. Intensément, et peut-être plus qu'avant, Barjow & Beurk lui manqua, même si elle n'avait pas encore vraiment quitté les lieux.
- Tu envisageais autre chose, toi ?

(RP abandonné.)
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