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Les transports en commun
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Alice Grant
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Re: Les transports en commun

Message par : Alice Grant, Lun 26 Sep - 21:08


!RP privé avec Mary Drake!
Musique creepy
C'est long parce que c'est le début^^
Deux oiseaux fous



Alice jeta un coup d’œil à sa montre. 19 heures 33. Les gens rentraient chez eux. Et elle aussi. Elle avait plusieurs jours de congés à partir de ce soir, et prévoyait de rentrer chez elle, dans un quartier moldu de Londres, pour passer du temps avec son frère et sa mère. Pourtant, elle était loin d'être de bonne humeur. Elle broyait même du noir. Deux crises s'étaient déjà écoulées depuis le début de sa folie. Elle s'en voulait tellement d'avoir laissé ce maudit Lapin Blanc prendre possession de son esprit puis de son être, sans qu'elle puisse l'arrêter! Elle avait blessé et faillit tuer une élève, arrosé une infirmière et une griffondore, faillit faire bien pire... elle s'en voulait tellement. Cette chose à l'intérieur d'elle réclamait tantôt de la souffrance tantôt s'amusait à la faire tourner en bourrique jusqu'à ce que la raison la quitte, jusqu'à ce que la frontière entre l'illusion et la réalité ne soit plus visible. Seul l'alcool et les stupéfiants, choses auxquelles elle aurait préféré ne jamais toucher, réussissaient à faire taire la Voie.

Oui, la serdaigle se battait avec ce qu'elle pouvait en attendant de trouver une solution. Bien sûr, personne ne savait. Personne ne devait savoir. Son comportement étrange avait déjà été remarqué, mais pas sa source. Sinon, elle serait internée à Sainte Mangouste avec un avenir détruit. Elle savait qu'elle ne pourrait pas supporter les regards de méfiance mêlés de peur de ses amis et de sa famille. Elle n'en parlait à personne, mais le prix à payer était la solitude. Pour l'instant, elle s'était éloignée de ses connaissances pour ne pas risquer de les blesser, elle avait vu de quoi elle était capable, cette maudite folie.
Donc, c'était son secret.
La chanson tournait en boucle dans sa tête.
Got a secret
Can you keep it?
Swear this one you'll save
Better locked in your pocket
Taking this one to the grave


La sang-mêlée, debout entre les passagers, se regarda dans le reflet de la vitre. Les drogues prises la veille lui avaient permis de dormir tranquille la Voie n'avait pas parlée de la journée non plus. Espérons que ça ferait effet jusqu'à ce soir. Mais les cernes étaient toujours présentes, son teint avait peu à peu viré au pâle, et elle avait même perdu un peu de poids. Elle faisait un peu peur, à vrai dire, elle avait des airs de fantôme. Enfin, elle avait prévu le coup, bien sûr, et feindrait la maladie, ainsi sa mère ne se douterait de rien, elle avait confiance en elle. Si elle perdait cette confiance si précieuse... si son monde s'écroulait... oui, il fallait qu'elle garde le secret. Tais-toi et tout ira bien, Alice, pensa-t-elle à sa propre attention. Elle détourna son regard de son reflet. A sa droite, un petit garçon qui tenait la main de sa mère la regardait avec les yeux qu'ont ses enfants quand ils décèlent l'étrange chez les gens. Elle lui fit un rapide sourire. Il baissa les yeux. Ben quoi, qu'est-ce qu'il a, mon sourire? Elle se re-regarda. Son sang se glaça, elle se figea. Sa tête... c'était celle d'une psychopathe, du sang tachait son front et ses vêtements abîmés, ses lèvres rouges s'étiraient sur tout la longueur de son visage, sa baguette était sortie, et derrière elle s'étendait une scène de massacre... ça ne dura qu'une seconde. Une horrible seconde. En un clignement d’œil, l'hallucination avait disparue comme si elle n'avait jamais existé. C'est ça. C'est tout dans ma tête. ... Ça me rassure pas pour autant. La bleu et bronze savait ce que cette vision signifiait, même si elle s'efforçait de ne pas y penser, parce qu'elle espérait que ça ne soit pas le cas. La drogue avait cessée de faire effet. Le Lapin Blanc allait revenir en force. Bien que l'air soit froid, la sueur mouillait sa nuque.
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Mary Drake
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Re: Les transports en commun

Message par : Mary Drake, Dim 9 Oct - 13:18


Tu es immonde. Tu es affreuse. Tu es horrible. Tu es méchante. Tu es folle. Tu es une meurtrière. Tu es moi.

Je suis moche. J'ai des cheveux gras. Je suis moche. J'ai des yeux rougis. Je suis moche. Je ressemble aux sorciers des contes moldus. Je fais peur. Je suis souillée de l'intérieur. Je n'ai plus de raison. Je suis souillée de l'extérieur. Je ne suis qu'épave. J'embrasse, je souris, je pleure dans la même seconde. J'ai tué quelqu'un. Je me suis tuée moi. J'aime pas la vie. Je suis faiblesse. J'aime pas le monde. J'aime pas la chapelière. Je deviens elle. Je deviens pire qu'elle. Même ma propre tête m'a trahie. A force de penser qu'on me contrôlait, j'ai perdu toutes notions. Je suis la seule responsable. Comment être assez idiot pour se rendre fou seul ? Il suffit de suivre mon exemple.

Je déambule sans raisons. Jamais je n'aurais dû goûter à la boisson. A cette soirée, de L'Occamy Doré. Jamais je n'aurais dû me laisser emporter à la convention de tricot et de divination. Là-bas j'ai lâché les dernières choses qui me rattachaient à la réalité. Là-bas. J'ai craqué. Le monde qui m'entoure depuis, a beaucoup changé. Il fait sombre à toute heure. Les gens me font tous trembler. Chaque fois que je croise un regard, il me semble menaçant. Mais n'est-ce pas mon reflet qui me fait si peur ? Ou confondais-je la méchanceté et l'inquiétude ?

Où suis-je d'ailleurs ? Dans une église ? Dans une bibliothèque ? Dans une gare ? Dans un magasin ? Dans la rue ? Dans une main ? Oui, c'est ça. Je suis un pion d'échec qu'on balade sur l'échiquier. Je suis une marionnette qui est reliée par beaucoup de fil. Je suis une sorcière entourée de moldu. Je suis une part de pizza qui attend d'être mangée. Mais que dis-je. J'ai déjà été avalée. Je suis l’encapuchonnée qui regarde ses pieds. Je suis l’encapuchonnée qui ose lever les yeux. Le monde change à chaque pas. Le premier montre une prairie calme et silencieuse, dont les seuls habitants sont des vaches. Le deuxième me monte au-dessus du plus grand des immeubles. Je m'apprête à sauter. Le troisième m'amène dans un lieu rempli de sucreries. Et le quatrième me transforme en baleine... Ça continue. Je change de milieu. Le plus étonnant là-dedans, c'est que je ne suis sous aucune influence. Pas d'alcool, pas de cigarette, pas de drogue. Je suis clean.

Étonnant n'est-ce pas ? Je trouve ça drôle. Si marrant. Si waw. Hihi. Haha. Hoho. Je m'esclaffe. Je rigole. D'un rire hystérique, à croire que je viens de boire la potion du même nom. C'est à s'en tordre le ventre. J'ai mal au ventre. Je me roule par terre, je crie, je ris. Je meurs. Hahahahihohiha. Et ce sous le regard consterné de milliard d'yeux. De poneys, de chiens, d'hommes, de nains. Oh mon Dieu, des licornes. Hahihoihahooooo.

Tu es magnifique. Tu es belle. Tu es succulente. Tu es gentille. Tu es normale. Tu es honnête. Nous mentons.

Je me relève et s'étend devant moi un champ de fleurs. Des odeurs mélangées viennent titiller mon nez. J'attrape une pâquerette. Elle se désagrège d'un coup, une fois prise dans ma main. Je pleure. Je suis mort. Sale menteuse. Un terrain sec vient remplacer la beauté colorée. C'est si terne, si triste. J'avance dans les débris. Des squelettes, des morceaux de chair. J'ai la nausée. Beurk. Une tache de sang se forme à mes pieds. Je tombe dedans. Un peu comme dans un rêve, où l'on rate un battement de cœur, et que soudain, rêvant de trébucher, on se réveille.

Je me tortille, je fais tout pour sortir de ce liquide rouge. Je l'avale, il vient alourdir mes poumons. Je suffoque, je veux sortir. JE VEUX SORTIR ! Allez, un effort. Nage, nage, nage. Brasse brasse brasse. On y est... Pas. Le sang commence à sécher, moi avec. Nous devenons bruns, finis la rougeur. Je ne peux plus bouger, j'ai beau essayer, je suis devenue statue. Je ne fais plus qu'un avec le liquide. Bientôt, nous serons nettoyés, puis jetés. Je.

.instant de

.lucidité.


...Je suis sèche. Je suis trempée. Je suis sortie. Voilà. Point. Je. Je suis dans une gare. Et il y a cette fille au regard triste et je.

.Replonge.

Il faut que je nage jusqu'à elle. Elle va m'aider à sortir. J'en suis sûre. A l'aide. A l'aide. Je crie, je bas des pieds et des mains. Il faut que je l'atteigne. Je m'accroche à l'infime espoir qui me reste. Je veux qu'elle me sorte. Je me sens sale dans tout ce liquide.

.


Dernière édition par Mary Drake le Ven 21 Oct - 21:37, édité 1 fois
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Alice Grant
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Re: Les transports en commun

Message par : Alice Grant, Lun 10 Oct - 13:09


Non, non, non, non! Pas une crise ici, pas maintenant, il y a des gens... des gens sans défense que cette maudite folie pourrait... son cœur se serra d'angoisse. Alice posa son sac au sol et fouilla à l'intérieur. Bon sang, ou est-ce que j'ai foutu ces drogues?! Elle se redressa après cinq minutes, se rendant à l'évidence: elle les avait oubliées à Poudlard. Elle était une bombe qui pouvait exploser n'importe quand et le seul moyen pour la désamorcer était caché dans le dortoir des serdaigles. Elle n'avait plus qu'une seule solution: prier. Rendors-toi sale monstre! Ne sors pas! Reste caché! Je t'en supplie... pas maintenant...

Et soudain, elle le vit. Le Lapin Blanc. Il la fixait de ses yeux rouges, sur le trottoir d'en face, en souriant, la fourrure sale tachée de sang frais. Une larme de désespoir coula sur la joue de la sang-mêlée. Non... La dernière chose qu'elle sentie en étant elle-même était le regard d'une consœur qui l'appelait à l'aide, se débattant dans une flaque d'eau sous les yeux ahuris des passants. Tiens. Elle n'était donc pas la seule à subir ça. Ou bien était-ce seulement une illusion. Son humanité disparaissait, petit à petit. Ses yeux noirs se firent plus sombres tandis que la Folie s'installait. Ah. Ça y est, j'y suis, dit-elle triomphante. La chose sourit à travers le corps de la sorcière qui ne contrôlait plus rien, condamnée à regarder ce que ce truc allait décider de faire cette fois-ci. Bon, une amie. On va s'amuser. Regarde-ça, Grant, ajouta-t-elle dans son esprit.

Elle s'approcha de la jeune fille, se baissa à sa hauteur et lui tendit la main avec un sourire peut rassurant. Elle chuchota:
- Tiens, toi aussi. Viens, on va s'amuser. Je connais un bon jeux, celui du secret: If I show you, then I know you, won't tell what I said, 'cause two can keep a secret if one of them is dead... C'est un bon jeux, non? Allez, chante avec moi!
Alors, laquelle de nous deux mourra?
Enfermée dans les tréfonds de son esprit, sa conscience hurlait de douleur. Fuis-moi!
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Re: Les transports en commun

Message par : Mary Drake, Mar 1 Nov - 20:04


Tu pues. Tu schlingues. Tu sens mauvais. A que tu sens mauvais. Tout ce sang qui sèche sur ta peau. Dégouttant. T'es dégoutté par toi. C'est dommage, dommage que nous soyons la même personne. Tu es sale. Pauvre petite chose fragile...

Va-t-elle m'aider à sortir de toute cette marre rouge ? Aide moi. Je t'en conjure, je t'en supplie ! Tout ça, je n'aime pas le sang. J'ai envie de vomir. Mes yeux tombent, je fatigue. Je n'arrive plus à nager. Je ne sais plus nager. Je me noie. Mourir sale. Mourir folle. Mourir bête. Mourir, simplement. J'ai peur bon sang, j'ai peur ! Et toutes ces choses, flottant à côté de moi. Les fleurs, les pierres tombales, les autres corps... Je vais finir comme eux, c'est sur. Sur et certain même. J'en ai l'affreuse conviction. Adieu, Mary. Je viendrais porter des fleurs sur ta t....

Une main, une main qui s'approche. Une main de mort-vivant ? NAN ! Une vraie de chez vraie. Qui m'aide. Qui me sauve. Hahahahihiho. Merci, merci. Je l'attrape, elle me tire. Je sors. Toujours pleines de crasses. Vive. Vivante. JE SUIS VIVANTE. Je me répète ça en boucle et me tourne vers ma sauveuse. Ma joie s'en va comme une souris effrayée. A que elle est pas normal celle-là. A que je suis une étoile de mer. A que le sang il est parti. Y'a une légère odeur d'eau salée. Wah. Pas l'air sympa le chat. Il m'a aidé mais il veut peut-être me manger. Chut, écoutons, c'est qu'elle a une belle voix la fille là. Ouais, c'est pas moche du tout.

-Tiens, toi aussi. Viens, on va s'amuser. Je connais un bon jeux, celui du secret: If I show you, then I know you, won't tell what I said, 'cause two can keep a secret if one of them is dead... C'est un bon jeux, non? Allez, chante avec moi!

Elle veut jouer. Moi aussi. Elle veut s'amuser ? Moi aussi ! Elle veut chanter ? Chantons ! Elle veut des secrets ? Parlons.

Je me laisse emporter par sa mélodie, qui flotte dans le vent. D'étoile de mer je deviens étoile de ciel, moi, le lointain soleil. Qui redescend, qui tombe, qui flotte, qui jongle. Avec les mots. Je suis un oiseau. Je change, je me métamorphose, je me transforme. La chanson, si belle, me nettoie, je sèche. Je suis propre, mille fois merci à toi, à ta main, à ta vie. Laisse-moi accepter ta proposition - même si j'en ai envie - . Tu ne me fais plus peur. Plus peur. Je la connais, ta chanson !

- Jouez, jouons ; Why do you smile, like you've been told a secret ? Now you're telling lies... ' cause you have sworn to keep it '. Alors, allons-y, commence. Dis-moi ton secret. Je le garderais, auquel cas, tu devras me tuer...
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Re: Les transports en commun

Message par : Alice Grant, Sam 5 Nov - 19:59


Les gens regardaient cette scène étrange de deux fille qui se regardaient comme si elles étaient seules au monde, comme si quelque chose de très fort les unissait, plus puissant que les liens du sang, plus dangereux qu'un pacte. L'une venait de relever l'autre et elles parlaient de choses qu'ils ne comprenaient pas. Personne ne pouvait comprendre leur langage sanglant. Certains passants changeaient de trottoir. Parce qu'ils sentaient le danger, ils sentaient leur instinct qui leur hurlait fuis, ils sentaient que quelque chose clochait avec ces deux-là, et ce n'était pas parce qu'elles avaient de la magie dans leurs veines. Deux sœurs de folie venaient de se réunir. Elles allaient jouer à un jeux. Celui du secret à la couleur rouge. Ça allait saigner. Parole de boucher. Mon couteau est aiguisé.

- Jouez, jouons ; Why do you smile, like you've been told a secret ? Now you're telling lies... ' cause you have sworn to keep it '. Alors, allons-y, commence. Dis-moi ton secret. Je le garderais, auquel cas, tu devras me tuer...
Alice sourit. Super. Elle voulait bien jouer. Et elle avait vite compris les règles. Un rire malade s'échappa de sa gorge.
- Inutile que je te le dise!
La sang-mêlée se rapprocha de la fille pour lui susurrer:
- Tu le connais: nous avons le même.

Et là, vous devez penser que les meurtres allaient commencer, incontrôlables, que les deux oiseaux allaient se déchaîner sur toute la viande qu'elles trouveraient sur leur passage, que des cris d'horreur allaient retentir, qu'elle allaient laisser une odeur de mort derrière elles, de façon à ce qu'on les suive à la trace, que l'asile leur tende les bras dès que quelqu'un les stoppera. Mais il ne se passa rien de tout ça. Pas une goutte d’hémoglobine ne souilla leurs mains. Seule la folie régnait en maître dans leur esprit.

Aussi la sixième année attrapa la main de sa comparse et sauta dans le métro juste avant que les portes ne se referment.
Ce voyage allait être intéressant.


Si besoin j'édite (;
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Re: Les transports en commun

Message par : Mary Drake, Sam 19 Nov - 19:57


Ouaw. It's a cat ? A rabbit ? I don't know. She's different. Yes. A lot. And I love that. Really. But the best things are secrets.

Ma question. Mon nettoyage. Ces regards qui nous fixent alors que nous sommes seulement deux sorcières en plein jeu. De petits yeux perçants et cruels, comme ceux des serpents. Stupides reptiles. J'ai une peur bleue d'eux maintenant. Changement de voie, autre métro. Qu'est-ce que les gens peuvent faire pour échapper à l'inconnu ? Tout et rien en même temps. Mais je peux les traquer. Je veux les manger. Miam miam miam. Ça promet d'être succulent. J'humidifie mes lèvres. L'oiseau a faim.

- Inutile que je te le dise!

Intriguée. J'aime ça. Laisser planer le suspens quelques instants mais. Oh. Je veux jouer. Faux pas oublier que ça gargouille en dessous, vers l'estomac. Faut m'en dire plus. Allez, on se rapproche. Susurre si tu veux, le résultat est pareil.

- Tu le connais: nous avons le même.

Mes yeux pétillent. Les siens sont fous. Je sens que nous allons bien nous entendre. D'oiseau, je deviens chat, de chat, je deviens lapin. Et je comprends. La petite, c'est une Alice. Le métro, son pays des merveilles. Ses pensées, de la folie ainsi le secret que nous partageons. Alors, je souris. Non pas des lèvres pleines de gentillesses, d'amusement. Loin de là. Plutôt quelque chose de sanglant, d'affamé, de glacial. Je veux emprunter son monde, elle me le partage, alors pourquoi pas ? Bye bye, Mary's World.

Ma nouvelle amie m'attrape la main et nous embarquons dans un métro rempli de Chenilles fumeuses. Je tousse, j'étouffe, je me relève et je lâche sa main. Si je redeviens oiseau, ces bestioles peuvent être intéressantes. Mais j'ai dit que je jouais le jeu. Clignement des yeux. De petites souris, de petits rats. Voilà, parfait. Deux félins gracieux ; de la bouffe à volonté. Mon cœur palpite, je dois bouger. Un, deux, trois. Je vais chasser. Own. Je ne suis pas seule. Je dois demander ce que l'autre veut faire ?  Hum...

But no one keeps a secret, no one keeps a secret... Why do when do. Our darkest deeds do we tell.

J'observe toute ces petits mammifères innocents. Tout de suite, j'en choisis un. Y'a pas de place, faut bien que je trouve un endroit où m'asseoir. Pressée, je m'empare de la main de mon amie. Nous sommes à nouveau réunies. Du membre libre, je pose un doigt sur mes lèvres.

-Chuuut.

Je nous dirige jusqu'à nos proies. Sans encombres, je m'y assois. Qu'ils soient contents, qu'ils ne le soient pas ? Quelle importance, ce ne sont que de vulgaires rats. Miaw. Je me sens bien, je me sens libre, je croise les jambes, malgré les protestations du siège. Pauvre petit. Tu vois, tu vois toutes ces petites fleurs chantantes là-bas, si tu t'en vas, elles te couleront. Bon, maintenant, il est temps de se décider. Criant, je demande à l'assemblée ;

- Allons allons, on se calme petites souris,dis-je en léchant à nouveau mes babines. Puis, je me tourne vers mon acolyte de choc. A quoi veux-tu jouer ? Montre moi.
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Re: Les transports en commun

Message par : Alice Grant, Dim 27 Nov - 11:25


Le métro est un train. Les passagers des habitants du pays. Ils sont fous, comme elles, mais plus petits, plus insignifiants, plus faibles, même si les deux complices risquent de croiser quelques personnages plus dangereux: le contrôleur reine de coeur, les policiers des cartes... mais il y avait aussi des alliés: les alcoolics seront les buveurs de thé Lièvre de Mars et Chapelier. Quand à leur but, ce sera de trouver le Lapin Blanc qui disparaît au loin. On peut le suivre facilement: ses empreintes sont de sang. Il y aura bien évidement pleins d'autres personnes durant leur voyage. Le décors est posé. Les lumières s'éteignent. Le monde retient son souffle, spectateurs qui ne bougent pas d'un pouce. Et... action!

Biou, biou, biou! Le train en direction du pays de la folie vient de partir. Merci de laisser sur le quai votre raison et votre humanité. Et il démarre, les deux sœurs à l'intérieur, prêtes à entrer en scène pour jouer leur rôle. C'est de l'impro. Thème: you are mad and crazy in the mad and crazy world. Game on. Alice sent son alliée à ses côtés qui tombe. Sombrer à deux, c'est toujours mieux. La fumée des chenilles la fait s'étouffer. Elle se relève, reprend sa main et pose un doigt sur sa bouche.
-Chuuut.
Elles trouvent une place entre les souris tremblantes. Les sièges sont tenus par des singes frêles.
- Allons allons, on se calme petites souris, déclara-t-elle aux passagers. A quoi veux-tu jouer ? Montre moi.
La folle lui adressa un sourire malicieux et malade (mental, je dois préciser?)
- On va jouer à la chasse au lapin... tu vois, ses empreintes de sang, sur le sol... il faut les suivre. Parfois, il brouille ses pistes, heureusement que le Cheshire va nous guider.

Ça, c'était ce qu'il se passait dans leurs têtes. Dans la réalité, les passagers regardaient les deux étranges jeunes femmes avec méfiance. Qu'allaient faire ces deux oiseaux? Les parents rapprochèrent d'eux leurs enfants, sentant le danger d'un univers étranger, monde qu'ils ne comprenaient pas et qui effleurait le leur: les serdaigles étaient dans une toute autre dimension.
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Re: Les transports en commun

Message par : Mary Drake, Sam 3 Déc - 20:53


La folie n'a de raison que la réalité elle-même. C'est ça ? Ou je me trompe encore ?
Le chapelier mange la tasse de la souris du chapeau du lièvre non ?
Euh. Je vis en Merveilles du pays sur la côte Nord ?
La flamme est en maisons ! Sauve qui peut !

Les pensées embrouillées ne sont que le début du long supplice que les Merveilles du pays vont m'offrirent. Elles sont plus cruelles, plus perverses que moi. Je les vois dans les yeux de mon acolyte féline. Elles sont dans l'ombre de sa pupille, cachées des regards indiscrets. Doucement, je les vois se pencher vers moi pour m'ensorceler. Je fais partie du secret, celui du chapeau blanc, de la dame blanche, du roi de cœur ? Mais qu'est-ce que je raconte ? Il faut que je me calme. Elles sont en train de s'imprégner de mon odeur. Elles ne me lâcheront plus jamais. Je n'ai pas un autre choix que celui-ci : les accepter. Un sourire grand, étrange se forme dans le vide sombre de mon crâne. Un sourire d'un blanc si étincelant qu'on le voit dans toute cette horreur noire.

-On va jouer à la chasse au lapin... Chouette, on va avoir quelque chose à se mettre sous la dent ! Tu vois, ses empreintes de sang, sur le sol... il faut les suivre. Je baisse la tête et fixe ces petites taches bien cachées. Un frisson d'horreur m'attrape et sert un étau incompréhensible sur moi. Je ne veux pas me noyer ! Pas encore. Parfois, il brouille ses pistes, heureusement que le Cheshire va nous guider.

Nous sommes trois chats. Celui dans ma tête, ce sourire, c'est Cheshire. Il a toujours eu quelque chose de dérangé. Les seules personnes normales dans ce pays, ce sont le chapelier et la chenille. Avis personnel, bien évidemment. Je montre les dents à mon tour. Ensuite, il y a bien évidemment la comparse de devant, celle qui m'a confié ce qui est inavouable. Elle est forte, celle-là. Pour terminer en mocheté, je suis là. Un oiseau transformé pour un endroit étrange.

Un truc me chiffonne. Le lapin est en retard et pourtant il prend le temps de brouiller les pistes. A quoi bon ? Quel idiot ! Sans compter que le chat n'est pas le meilleur en sens de l'orientation. Ne pas s’inquiéter, ne pas commencer à partir dans des horizons différents que celui qui t'est accordé. C'est difficile, de ne pas être emporté par le vent. Par l'eau. Je suis devenue mon propre prédateur. C'est si délicat comme situation. Je ferme ma bouche, qui était toujours fixée dans un sourire inhumain, félin. Puis, je me lève. Les souriceaux ont l'air perturbés. Je dois sûrement faire peur. Pauvres choses fragiles. Je me tourne ensuite vers... Alice, une lueur espiègle, jaunâtre dans les yeux.

- Si tu veux te fier au chat, je te fais confiance.

Juste un peu, de quoi se rassurer. Des traces de pattes venant de l'animal cité se matérialisèrent à côté de celles de la boule de poils blanche. Le chemin passe entre divers rats. Sans mot dire, je passe entre eux, la démarche sure, la tête penchée vers le bas. Arrivée à un point, je me retourne, et si je suivais les mauvaises traces ? Elle est sûrement mieux informée que moi, habituée même ?

- Suivons-nous la bonne piste ?
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Re: Les transports en commun

Message par : Alice Grant, Sam 17 Déc - 21:23


Prendre son envol
S'enfoncer dans le sol
C'est merveilleux
C'est fou
C'est beau
C'est affreux
Je suis gentille
Je suis méchante

Alice, Alice, tu t'es endormie, tu ne sais pas dans quoi tu t'embarques, et c'est pas un rêve, inconsciente, ne suis pas le Lapin Blanc, idiote, viens apprendre tes leçons, tu ne m'écoutes même pas... dit une voie au loin. Mais elle n'entend pas, sa conscience dort trop profondément. Elle est fatiguée ces temps-ci. Et faible. Elle trouve la leçon d'histoire trop ennuyante. Dans son monde... elle pouvait divaguer... tranquillement... mais elle n'allait pas tarder à découvrir qu'il n'était pas si beau... il était aussi assez... spécial.

Son acolyte se tourna vers elle. L'inconnue qu'elle avait embarqué là-dedans. Sa partenaire d'aventure dans la quête du Lapin Blanc.
- Si tu veux te fier au chat, je te fais confiance.
Se fier au chat, non, mais de toute façon, c'était soit ça soit se perdre. Et puis, il les conduira plus tard à la reine de cœur, pour le combat final contre la reine... si tout se passait comme prévoyait le scénario initial. Si elles ne se réveillaient pas aussi.

Les deux folles commencèrent à avancer entre les habitants du pays qui avaient de plus en plus peur des étranges jeunes filles...
- Suivons-nous la bonne piste ? demanda sa camarade.
La sixième année se pencha sur les empreintes qu'elles suivaient. C'était bien celles du lapin.
- Oui, c'est bien lui...
Elle les reconnaîtrait entre mille. Quelque chose clochait dans cet univers censé être beau... mais elle ne comprenait pas encore qu'il était malade, trop concentrée sur leur petit voyage.

Elles tombèrent soudain face à une porte, voyant le Lapin disparaître par la serrure parlante:
- Ouvrez-nous s'il vous plaît! supplia la sang-mêlée.
- Oh mais non, il vous faut un laisser-passer.
Embêtée, elle regarda tout autour d'elle. Une boisson attira son attention. Elle la prit et regarda le flacon, la montrant à sa partenaire. "Buvez-moi".
- C'est peut-être du poison, mais avons-nous le choix?
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Re: Les transports en commun

Message par : Mary Drake, Dim 25 Déc - 10:45


LA D'ALICE

Tu sais quoi ?
Non, je ne sais rien.
J'ai une idée !
Qu'est-ce que c'est ?
Cassons la montre du lapin !
Tit tac tic tac

Toujours ce sourire lumineux qui brille dans ma cervelle de moineau. Qui rigole, qui se moque. Je veux coller un mon poing et casser ses dents immaculées. Malheureusement, loin de moi l'idée de briser ce front. Si le chat n'est pas content, il va se venger sur mon acolyte. C'est un félin elle aussi. Et moi, temporairement. Vivement que je devienne à nouveau un oiseau. En attendant, je continue à me prendre au jeu. Si moche, si secrète, si merveilleuses. La jeune fille se penche deux secondes suite à ma question afin de vérifier, sans doutes. Elle en vient à la conclusion que nous suivons la bonne piste. Celle du lapin. Pour le manger ! Euh, nan. Pour le tuer ! Non plus. Mais c'est quoi encore le but en fait ? Nous devons faire quoi du lapin une fois attrapé ? Le faire rôtir, carotte en bouche ? Ou juste lui faire la morale et rentrer chez nous... Réalité ennuyante, monde nouveau enivrant. S'il existe tant de parallèles, il faut toutes les ouvrir, les découvrir, et plonger dans leur folie quelque temps, histoire de comprendre avant de passer au monde suivant.

Nous arrivons ensuite devant une porte fermée. L'acolyte demande pour que le passage soit ouvert, sous le regard incompris des souriceaux. Mais le lapin est passé par là ! Bon sang de bonsoir ! Il faut qu'elle nous laisse passer. Comme ferons-nous sinon ? Alice, l'air embêté, se penche pour attraper une bouteille pas très nette sur laquelle l'inscription 'buvez-moi' est notée. L'objet est vieux, limite dégoûtant. Poussiéreux. L'autre aigle folle elle-même s’interroge à voix haute sur ce que pourrait être le produit. Mais comme elle le dit si bien, avons-nous le choix ?

- Je ne crois pas. Il semble que se soit notre dernière solution.

Je sens quelque chose bouger dans ma poche. Une petite bête dont j'ai complètement oublié l’existence. Mon Moke. Il s'était fait tout petit. Une fois dans mes mains, il s'allonge un peu. Je caresse son dos quelques secondes, et alors que Alice me tend le breuvage en rétrécissant, je le remets dans un lieu sur. Une fois que le combat sera terminé, il faudra que je lui attribue un nom. En attendant... Il sait  rapetisser tout seul, pas besoin de lui faire goûter le nectar. Une fois le goulot en bouche, j'en prends deux bonnes goulées, histoire d'être certaine que tout va bien se passer. Le goût est âcre, mais pas trop mauvais. Je pose la bouteille sur les genoux d'un singe. Dès que l'échelle de la mouche est atteinte, je tire la langue à la serrure et passe par la mini-fente qui sépare la porte du sol, non sans attraper la main d'Alice.

Je ne peux m'empêcher de rigoler. Mon sourire devient blanc et éclatant, rappelant celui d'un certain Cheshire. Il se tarit pourtant lorsque, devant moi, je vois un chapelier boire son thé alcoolisé. Keira, la chapelière. L'alcool. Tombe dans un puit profond, sans fond. Le lièvre, tout autant pété, chante joyeusement. Une des souris les regarde, cachée dans sa tasse de porcelaine. Et ils chantent tous, comme en transe. Alors j'oublie. Nous avons un nouvel obstacle à franchir. Leurs yeux se tournent vers nous :

-Un joyeux non-anniversaire, à moi, chante le lièvre.
-A qui, continue le chapelier.
-A moi ?
-A vous ! dit-il en le pointant du doigt.
-Un joyeux non-anniversaire ! A vous ?
-A moi ? répond le fou au chapeau, l'air faussement étonné.
-Et oui.
-A moi !
-Buvons du thé encore du thé. En nous souhaitant mon cher. Un joyeux non-anniversaire, mon cheeeeeeer !

Une tasse de thé coupée un deux à la main, ils boivent. Ensuite, ils attrapèrent deux autres contenants et nous les tendirent. Je ne sais pas comment réagir, alors je regarde l'acolyte. Qu'en pense-t-elle ?  Pourtant, sans plus attendre, j'attrape ce qu'ils nous tendent et chante timidement moi aussi.

-Un joyeux non-anniversaire ?
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Alice Grant
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Re: Les transports en commun

Message par : Alice Grant, Lun 2 Jan - 14:15


Premier acte: L'entrée dans le terrier. Allez, on emmène une amie, ça va être marrant, la chasse au lapin, à deux, c'est mieux!
Allez viens viens regarde-nous nous sommes sœurs nous sommes pareilles
Soyons deux pour explorer ce monde deux pour affronter ce lapin
Deux folles
Là ou est notre place c'est ce pays
Allez viens prends ma main
On va bien s'amuser
Suis-moi
Fait.
Deuxième acte: La porte. M'en fous de ta boisson ouvre-toi file-moi le pieds de biche on doit passer bon d'accord on suit le scénario sans se rebeller déjà que je ne suis pas seule pour une fois ça change en même temps on ne s’ennuie jamais ici Fait.
Troisième acte: Le thé. On en est là

Plus les deux oiseaux s'enfonçaient dans le pays de la folie, plus leurs narratrices s'y perdaient. Mais y avait-il une quelconque logique ici, dans ce lieu ou les lapins étaient meurtriers, les chapeliers et les loirs alliés, les lièvres de mars et les reines de cœur? On pourrait continuer longtemps comme ça, à énoncer tout ce qui est illogique. Pourquoi un corbeau ressemble-t-il à un grain de sel? Vous ne savez pas. Joker: Pourquoi ressemble-t-il à un bureau alors? Vous ne savez toujours pas. ... Le mieux serait de dire tout ce qui est logique, on perdrait moins de temps, de toute façon c'est toujours l'heure du thé, le temps mais qu'est-ce que le temps entre philosophe autour d'une bouteille d'une tasse nous allons en discuter
Pourquoi mettre un point
L'histoire ne fait que commencer

Le lièvre de Mars, le Chapelier et le Loir chantent et boivent, toujours bourrés fous, au même endroit, dans le même état d'esprit dérangé comme le sien qu'elle les avait laissés. Ses amis. Son acolyte rit, avant de chanter à son tour. Elle se débrouille bien. Décidément, sa place est bien ici, avec elle.
- A qui?
- A vous!
Le Chapelier monte sur la table, comme à son habitude, faisant râler le Loir et paniquer le Lièvre. Il s'approche des deux sorcières, un sourire bienveillant aux lèvres.
- Alors, Alice, tu as ramené une invitée? C'est très bien, ça. Elle va pouvoir prendre le thé avec nous!
- Pas d'place pas d'place pas d'place pas d'place! rugit le lièvre qui s'est redressé.
- Ne l'écoute pas, dit le Chapelier à son amie en retournant à sa place. Tu peux t'asseoir. Combien de sucre? Combien de tasses? Une demie?
- La... la.... la fausse Alice!! gémit le Lièvre.
- Rho, tais-toi, lui ordonna le Loir en levant les yeux au ciel. Ne t'en fais pas, on est fous, mais on est gentils.
- Pas comme la maudite grosse tête... murmure le Lièvre, perturbé.
- A bas la maudite Grosse tête!! reprennent-ils tous en cœur, trinquant et buvant comme pour appuyer leurs mots.
Alice s'assoit et prend une tasse, faisant signe à son amie de faire de même.
- Tu es en retard, Alice. J'ai dû tuer le temps. Dis-moi, qu'est-ce qui vous amène, cette fois?
- Une chasse au lapin. Vous savez pas ou il est parti?
- Ah, non, ne t'en vas pas déjà!
- A chaque fois, c'est la même chose: tu es pressée, petite impolie! s'énerva le Lièvre avant que ses yeux ne rencontrent sa cuillère. Cuillère...
- Ils ont raison, prends ton temps, pour une fois, cesse de lui courir après... que va penser ton amie? Fais-lui visiter...
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Mary Drake
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Re: Les transports en commun

Message par : Mary Drake, Mer 4 Jan - 22:17


-Elles sont trop jeunes pour comprendre la situation, chuchote la chenille au chat.
-Bien sûr que non, répond le félin. Elles comprennent vite. Et puis, c'est marrant comme spectacle.
-Je ne suis pas certaine de la drôlerie de l'affaire, persiste-t-elle en laissant un rond de fumée partir dans l'air.
-Tu vas voir, je suis sûr que nous allons finir par nous entendre, du moins sur ce point.
-Les gamines se plaindront de toi au tribunal !
-Peut-être que oui, peut-être que non, conclut la bestiole en disparaissant.
-Son sourire, pourtant, flotta encore dans l'air quelques instants.

Encore une fois, nous nous retrouvons dans une situation bien délicate. A tel point que j'oublie tout, tellement je suis emportée dans ce délire des merveilles, délice des folies. C'est un pays bien trop étrange pour une petite fille. J'en viens à me demander si ce que nous vivons est réel ou pas, or, il est évident à première vu que ça ne l'est pas. Malheureusement, je n'y comprends rien. Parce que si la réalité n'est qu'un filtre de perception, qui dit qu'il n'y en a pas un autre - celui que nous sommes en train d'expérimenter par exemple - qui se nomme Pays des lapins en retard ? Ou encore un qui ne sait montrer que les chats toqués ? Je mélange tout, je ne suis plus ce qui se passe. Heureusement, Alice, la vraie Alice est là pour me remettre dans le droit chemin. Je suis sauvée. Ou pas. Elle semble entrer elle aussi dans le jeu du chapelier et du lièvre, sans parler de notre ami le loir qui, lui, à une allure un rien rationnel. Alors que sous un dialogue insensé, Alice s’assoit pour prendre le thé, je reste muette et béate. Il y a une si bonne odeur pourtant ! Rien ne m'empêche d'y goûter. Je prends donc place à l'autre bout de la table.

-Alice est justement en train de me faire visiter, pendant cette chasse. Serait-ce possible d'avoir une demi-tasse de thé ?
-Certainement, dit le chapelier tout en attrapant une tasse afin de la couper et d'y verser le liquide fumant.Un sucre ou deux ?
-Un seul, finis-je tant bien que mal alors que le regard du lièvre dérive sur sa tasse, lui arrachant un cri étonné, comme si il ne connaissait pas l'objet. Ensuite, l'homme au chapeau dépose le verre brisé devant moi. J'en prends une gorgée. Un ange passe dans la maisonnette, ou plutôt, le wagon.

-Regardez, elle boit avant que tout le monde soit servi ! Elle aussi c'est une impolie.
-Calme toi, implore le loir.
-Il pense juste ce qu'il dit, pas de quoi en faire toute une histoire, interfère le chapelier.
-A ça non ! Il dit ce qu'il pense, c'est différent !
-C'est pareil, non ? murmure Mary. Aussitôt dis, 3 têtes effarées se tournent vers elle. Des phrases fusèrent de la bouche des trois animaux, si bien que je ne peux dire qui dit quoi.
<< C’est comme si tu disais que : je respire quand je dors, est pareil que : je dors quand je respire ! j’aime ce que j’ai, ne veut pas dire : j’ai ce que j’aime ! Je dois dormir un peu... Pour toi c'est la même chose ! Idée saugrenue ! >>

Finalement, il n'y a plus une goutte dans ma tasse de thé, le loir s'est assoupi dans sa théière, d'autres contenants de porcelaines se sont fait écraser, le lièvre découvre de nouveaux objets, une montre ne tarde pas à être beurrée. Nous ne servons plus à rien. En plus, ce thé n'était pas terrible. Je remarque alors des traces de pas se former sur le sol, ressemblants étrangement à celles du lapin. Ni une ni deux, je rejoins Alice le plus discrètement possible et les lui montre en silence. La chance étant avec nous, nos deux hôtes ne remarquent rien. Que la chasse continue !
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Alice Grant
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Re: Les transports en commun

Message par : Alice Grant, Mar 10 Jan - 20:21


LA accordé

Ah, au moins, ils ne la jugeaient pas, eux, ils se contentaient de boire, boire, boire... et puis il y avait la fille... comment elle s'appelait d'ailleurs? la bleu et bronze ne savait pas. Elle n'avait pas demandé. Parce que. Ça n'avait aucune importance.
Vraiment.
Aucune.
Importance.
D'ailleurs elle s'était très bien intégrée. Tant mieux. Elle commençait à l'apprécier. C'était vraiment plus drôle à deux. Le thé, c'est fini. On continue la visite? En un regard, elles se mirent d'accord, et s'esquivèrent dès que l'attention ne fut plus sur elles. Comme d'habitude, ils ne lui en voudront pas. Ils se contenteraient de quelques remarques avant de l'inviter à leur table pour boire et comploter contre la reine de cœur.

Mais il ne fallait pas s'attarder
Le lapin risquait de leur échapper
La sang-mêlée,
L'esprit embrumé par le thé,
Tenta de se souvenir de l'étape suivante.
C'était... les fleurs qui chantent.
Les sales petites pestes qui vous prennent pour du chien dent, qui se disputent sans arrêt, et qui en plus se moquent de vous. Narcissiques avec ça. Mais elle n'allait pas tout révéler à sa nouvelle amie. Elle la laisserait découvrir, s'émerveiller, comme elle l'avait fait en explorant ce pays pour la toute première fois.
...
Les souris commençaient à vraiment s'agiter.
Et à sérieusement l'énerver.
Il faudrait les faire taire.

Quittant les alcooliques, les deux folles avancèrent vers le champs. Wagon Suivant. Chapitre nouveau. Qu'encore une fois elles allaient ré-écrire. Avant de poser les pieds sur l'herbe, Alice se tourna vers son acolyte, et lui tendit un petit biscuit rose et violet, portant l'inscription: "Mangez-moi", qu'elle avait pris sur la table avant de partir.
- Manges-ça. On va voir des fleurs, il faut se mettre à leur hauteur.
A ces mots, elle croqua le sien, et se sentit rapetisser pour la deuxième fois de la journée
F l
O
l E
merveilleuse.
Welcome in my world
My crazy world
My secret garden
Can you keep it?
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Re: Les transports en commun

Message par : Mary Drake, Jeu 19 Jan - 19:00


Song, sing, I don't konw

Les pires pestes sont parfois les plus belles roses. Il ne faut pas oublier qu'elles ont de belles épines...

Alice étant dans le même état d'esprit que moi, nous ne nous attardons pas. Entre les souris qui s’agitent, le Chapelier et le Lièvre que je veux à tout prix éviter... Non pas qu'ils sont méchants, loin de là, mais j'ai du mal avec leurs coutumes et habitudes. Nous nous dirigeons vers la partie suivante qui, comme toutes les autres, est bien étrange. Alice me tend un morceau de biscuit tout en me disant qu'elle va voir des fleurs ; je ne comprends pas bien ce qui lui prend. Des fleurs, quelle idée absurde ! Mais il y a-t-il la moindre chose pareille dans cet endroit où seul le rationnel n'est pas ce qu'il indique ? Non ! Je la regarde donc rapetisser avant de croquer à pleines dents. La table des deux fous m'a l'air bien lointaine à présent, je suis devenue si petite !

Entrant dans le champ de fleurs, je remarque des tartines de pains beurrées qui volent. Qui, qui volent ! Quoi, que, comment ?! Les voilà à présent qui se reposent sur une feuille verte. Un instant, le beurre ressemble à du sang, rouge, sombre, inquiétant. Je secoue vivement la tête. Je déteste être prise d’hallucinations. Revenant sur le droit chemin, dodelinante depuis un moment, j'observe toutes ces herbes qui me paraissent hautes alors qu'en général, c'est moi qui suis la plus grande. Expérience de se mettre à un autre niveau ou bien malchance à la rencontre d'un pied écrasant ? A voir, à voir. Ne pas se faire avoir. Je tourne la tête, oh, une rose aux pétales rouge, encore sanguinaires. Génial. Un peu plus vers la droite ? Ouf ! Une pâquerette, une violette. Ce monde n'est pas dénué de sens, finalement. C'est ce que je pense. Je trouve que c'est beau, par ici.

-Qu'est-ce qui est si compliqué dans cette nouvelle traversée ? je demande à Alice.
-Rien, ma chère enfant. dit une voix derrière moi. Je me retourne, personne.
-Qui a parlé ?
-C'est moi voyons ! Naturellement !

Revenant au point de départ, je remarque une rose rouge aux longues feuilles vertes sur lesquelles il serait sans aucun doute agréable de s'asseoir. Avec ce visage blasé et surfait, ces épines pointues et cette couleur absolument affreuse, heureusement qu'il y a un élément dans toute cette fleur qui ait un tant soit peu de grâce. La dévisageant comme elle me dévisage, je la trouve bien déplaisante. Une telle créature d'une si grande beauté ne devrait pas me prendre de haut ainsi ! J'ai envie de chuchoter mon horreur à mon acolyte, pourtant, je me retiens. Je dois essayer de ne pas prendre tout pour ce qu'il paraît. Laissons leur une chance.

-Nous parlons rarement, commence un Lys.
-Sauf quand on rencontre quelqu'un qui en est digne ! Et vous, mes chères enfants, vous l'êtes totalement.
-En êtes vous sûres ? Elles font un peu négligées... poursuit une pâquerette.
-Encha..., je tente.
-Nous chantons, aussi !

Et voilà, nous sommes à nouveau embarquées dans une aventure mélodieuse. Les créatures à pétales se mettent tout d'un coup à débattre sur quelle chanson sera interprétée. Diverses fleuraisons sont proposées, pourtant, au final, c'est la fameuse ' un matin de mai fleuri ' qui gagne la partie. Je ne connais pas cette étrange mélodie aux doux tons, mais, tant qu'à faire, je n'ai plus qu'à écouter ce qu'elles ont à raconter.

Laaaaaaaaa
Mimimimimi
*son non identifié*
Pompompompompom
*coeurs*
Cornélies et ailes d'or.
*beauté de voix qui vaut de l'or*
Dansent et volent.
*Parlent sans cesses*
Le soleil est encore endormi
*Nous sommes plus que réveillées aujourd'hui*
*Et je m'endors lentement*
... Un matin de mai fleuri
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Alice Grant
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Re: Les transports en commun

Message par : Alice Grant, Mer 1 Fév - 15:36


Et voilà, ça commence.
Le pays merveilleux devient horrible et angoissant.
Le rêve bleu se métamorphose en cauchemar sombre.
Comme la Chenille qui devient papillon.
Une véritable transformation.
C'était tellement agréable de se laisser aller.
Croquer une pomme empoisonnée.
Séduit par une terrible tentation.
Sans qu'elles ne s'en rendent compte, la légère excursion délirante devenait un voyage dans la démence.
La reine de Cœur et le Lapin Blanc tirent les ficelles.
Maudit kidnappeur à son service depuis le début...
Voilà donc sa destination.
Le palais de l'horreur.
Mais elles ne savaient pas encore.
Alice n'avait jamais réussi à l'attraper.
Elle ne l'avait jamais suivi si loin.
Pourtant, ils la possédaient peu à peu.
Son corps.
Son âme.
Son esprit.
Ils ne lui laissaient plus de liberté.
De penser.
De parler.
D'agir.
Et ils attendaient l'heure ou la raison disparaîtrait.
Ce jour-là ils pourraient lui couper la tête.
Les boss finals.
La maudite grosse tête.
Et la boule de poil.
Patientaient.
Pour leur entrée en scène.

Le Mal.
Et sa grande amie.
La Folie.
Qui grondaient.
Juste là.
Cachés.
Dans les tasses de thé.
Les parterres de fleurs.
Les lièvres bourrés.
Les cartes de cœur.
Délicieux moments qui les empêchaient de voir les barreaux de la cage.
Le piège se refermait sur les deux aigles.
Les chasseuses étaient en réalité des proies.
Pourtant, elles voulaient juste s'envoler.
Loin de ce monde trop compliqué.
Trop sombre.
Trop incontrôlable.
Ici, personne ne les jugeait.
Ici, elles étaient les seules maîtres.
Choisissant ce qui était illogique et illogique.
Normal et anormal.
L'infini et le fini.
Même plus la notion du bien et du mal.
La frontière était brisée.
Les deux se mélangeaient.
Et plus rien, comme tout, avait du sens.

Cours, cours, mon amie... regarde... émerveille-toi...
Où je vis... découvre par toi-même que ce lieu est une prison... ma pr...

Je reçois rarement des visiteurs, mais, toi, tu avais déjà le passeport pour entrer...
Ne te laisse pas piéger comme moi... fu...

Mon amie... plus on est de fous, plus on rit... c'est tellement amusant...
De ne pas avoir.
Toute sa tête.
De ne pas voir.
Le véritable monde.
C'est gris dehors.
Ici, on peint les roses en rouge
Prend garde à la reine et au la...

Restons ici.
Cours loin de moi! Loin de cet endroit maudit! Tant que nous ne sommes pas allées trop loin dans le terrier! Lorsque nous rattraperons le Lapin Blanc, nous ne pourrons plus partir d'ici, et là... là... nous irons bien trop l...

Allons, allons, allons, capturer le temps... il pense pouvoir nous échapper... allons... danser... jouer... oublions la raison qui hurle... le véritable monde... et restons dans notre univers... ici, tout est possible... alors... restons-y

Et voilà les fleurs qui rabâchaient la même rengaine. Et bla, et bla, et bla... les petites orgueilleuses. La sang-mêlée les aimait bien, au début, mais à la fin, elle avait voulut les arracher pour toutes les mettre dans des pots... elle laissa cependant sa camarade les écouter. Après tout, elle allait bien s'en rendre compte par elle-même... à quel point elles étaient odieuses... A chaque fois, elles se disputaient pour choisir la chanson, mais, à chaque fois, la rose tranchait. Ça y était, la chanson était finie. C'était le moment où elles devenaient vraiment énervantes.
- Arrêtez, si non je vais vous cueillir ! cria la sorcière, à bouts de nerfs.
- Comment pourrais-tu nous cueillir ? Tu sais très bien que vous n'êtes pas réelles ! lui lança la rose.
- Bien sûr que si, nous sommes réelles! Allez, viens, dit-elle en se tournant vers sa soeur de folie, lui prenant la main, on s'en va... la prochaine fois je ne rétrécirais pas et j'apporterai une pelle! lança-t-elle aux fleurs, menaçante, tandis que ces dernières ricanaient.
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Mary Drake
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Re: Les transports en commun

Message par : Mary Drake, Sam 18 Fév - 11:13


Lapin, Loir, Chenille, Chapelier, Fleurs, Pain-papillon. Alice. La plus étrange créature restera le chat.

Je suis bercée par la musique. Elle résonne dans ma tête, elle est toute jolie. Un coup d'oeil vers Alice, elle semble dans ses pensées. Je me vois mal les sonder, ni même, réfléchir à ce qu'elle pense. Parce que tout cela serait beaucoup trop compliqué et illogique de réfléchir à ce qui serait logique qu'elle pense et rien que d'avoir cette idée qui me traverse la tête, ça me donne envie de vomir. Non, je n'ai vraiment pas besoin de savoir et je dois continuer à ne pas raisonner. Juste, laissez les jolies fleurs chantantes dans leur délire et en profiter avec elles sans que des mauvaises ondes viennent me perturber sauf qu'avec la chance que j'ai le sourire revient éclaircir la boite noire de mon crâne et la musique n'est pas terminée que je bouche mes oreilles en murmurant aux dents blanches de partir très loin. Vu qu'elles n'ont pas l'air de se décider à s'en aller, mes paupières s'ouvrent au moment où les fleurs terminent. Bah super, merci le chat ! Pourtant, je m'attendais à une suite, comme dans un concert, or, les Lys, Pensées et autres commères commencèrent à se disputer pour choisir la prochaine qui sera jouée. Et Alice est revenue aux merveilles. Elle leur cria quelque chose, mais mes oreilles bourdonnent alors j'entends pas ce qu'elle leur dit. Bon, on verra pour la suite, je vois juste qu'elle n'a pas l'air très contente, et aussi elle m'attrape la main. On part. Je comprends pas alors je fais un signe d'au revoir aux pétales de toutes les couleurs. Le temps que je retrouve l'ouïe, nous serons déjà au wagon suivant, à la prochaine rencontre.

Je me rends d'ailleurs compte que nous sommes toujours aussi petites et qu'il est très facile de passer encore une fois sous les portes. Le wagon principal approche à grands pas, je m'en fous. Ce qui compte, c'est de ne pas sombrer dans la folie mais dans un pays qui porte le même nom, c'est un peu compliqué. C'est dingue parce que j'étais moins bien dans ma tête en arrivant qu'en continuant le chemin avec l'acolyte et donc, le chat. Des traces de sang rouge apparaissent une nouvelle fois sur le sol. Je lâche la main qu'on m'avait prise et cours. Très vite, vu que rien n'est simple ici, une fumée vient m'ôter la vue. Où sont les traces ? Non non non. J'en ai marre que tout soit compliqué pourquoi rendre les choses difficiles alors qu'il y a moyen de les rendre simple. Soit. J'essaie de comprendre d'où vient cette fumée puante. Je ne savais pas qu'on pouvait fumer ici alors c'est étrange. Retourne autour de ma tête. Frottement des yeux. Rha. Je vais m'énerver. S'il vous plaît, arrêtez ! Si tu le dis dans ta tête imbécile ça ne fonctionnera pas personne ne t'entendra.

-Stoppez la fumée, je cherche un lapin !

Un peu de clarté, une silhouette se distingue. Je rejoins Alice avant de l'observer plus attentivement. Sur un siège de champignon, une chenille fumante fume et ne s’accommode pas des souris peureuses. Elle a un air qui se croit supérieur. Je ne l'aime automatiquement pas.  Jamais je n'ai vu une créature aussi singulière. Même dans le monde magique. Enfin, c'est absurde. J'ai l'habitude maintenant mais tout de même, cela reste très étrange.

-Qui êtes vous ? demande-t-elle.

-C'est une bonne question, mais je n'en ai pas la moindre idée. Comment voulez-vous que je vous dise qui je suis si je ne sais pas où je suis ? Et vous, qui êtes vous ?

-Ne répondez pas à ma question par une question, dit-elle en prenant une bouffée dans son étrange appareil avant de m'envoyer la fumée en pleine figure. Je tousse, il n'y a rien que je ne puisse faire d'autre. Je répète, qui êtes vous ?

Je n'en ai pas la moindre idée, alors je jette un coup d'oeil implorant à Alice. Quelle est la réponse à cette énigme si difficile ? Je secoue la tête impuissante face à la géante chenille. Je me sens si petite face à elle. La fumée, l'étrange thé et les chansons m'ont complètement retourné l'esprit. Quel est donc cet étrange mal. Qui sommes-nous ? Excepté deux oiseaux dans un pays impossible, illogique, incompréhensible et pleins d'autres adjectifs qui commencent par in ?
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