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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Un quartier peu fréquentable
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Aya Lennox
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Aya Lennox, Mar 15 Aoû - 11:15


la suite
avec Lizzie;

Avancer,
avancer
on avançait vers quoi

le monde se démantèle
alors pourquoi pas nous
nous
on court vers quoi
le monde à nos pieds
et soudain tout s'écroule
la chute est lente

il faut parfois oser à sauter
pour apprendre à mieux s'écraser

écrire les demain
en figures de sel
ou de sable
au gré des vents
une girouette qui tend vers le point
ce minuscule point
perdu
dans l'immensité

_____le point
je vois______les eaux troubles
__________________________et ceux qui se terrent en-dessous
les bulles remontent à la surface
comme dans un sirop mal dilué

pourquoi déjà les hommes se sont-ils tu
pourquoi ont-ils tout laissé s'installer
il plane sur le monde un géant ailé
ses voiles gouvernent les corps
et dominent les ombres

on ne les devine plus
on les avale
comme imprégnées d'un goût qu'on a trop aimé

- Je ne sais pas, c'est la langue des morts et la langue de ceux qui survivent. (le vent se lève, le décor a changé) Je ne sais pas du tout où je vais.

colère
est-ce que c'est comme ça
que le doute s'exprime ?
_____martyriser l'esprit
parce qu'on a trop peur
_____quand le corps gouverne

il s'agit sûrement
de se laisser aller
d'enlacer quelque chose de nouveau
pour comprendre
pour deviner

- Je crois surtout que j'ai parfois du mal
Silence, rythme palpable de la langue qui cherche ses mots.
- Enfin, juste du mal tu-vous voyez à accepter ce deuxième moi qui sommeille. Que pourtant j'ai appelé.

elle est là
depuis toujours
cette
f.utue
acrobate
.


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Lizzie Bennet
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Lizzie Bennet, Mer 20 Sep - 13:38


La sorcière avait dans l’oeil une palpable mélancolie. Pourtant, j’eus l’impression qu’on changeait de mois.

La lune de son regard, yuè, poursuivait sa route. On débutait avec lenteur le mois suivant. Le mois du doute.

Entre les deux, la frontière était tumultueuse. A quelques heures près s’effleuraient la crainte et l’insécurité.

La langue des morts et des survivants. Quelle différence en vérité ? Es-tu sûre de n’être déjà morte ? J’en étais persuadée jusqu’à peu, moi. Et puis, l’interrogation s’est levée. Ce n’est pas logique d’être si fatiguée quand l’on est déjà morte.

En vérité, si, c’est tout à fait logique. La mort n’est qu’un sommeil sans rêve ni réveil. C’est un arrêt. Alors forcément, si l’on est déjà mort et que le corps(e) décide de marcher tout seul, il s’épuise peu à peu.

Il traine sa carcasse avec un regard incertain. Inquiétant. Quelque part entre les deux.

La lune s’immobilise, un temps. Je me plante dans son regard charbonneux, troublée. Troublée de reconnaître des sentiments éprouvés. Par le passé.

Lorsqu’on ne sait pas où l’on va, il faut y aller plus vite. Pour aller voir le panneau d’où l’on va. Il est peut-être à deux lieues, nous en dira plus sur notre orientation.

Lorsqu’on ne sait pas où l’on va, il faut s’arrêter. Ne pas fuir en avant. La fuite en avant c’est la méthode de l’autruche. On n’a qu’une vie, il ne sert à rien de la passer dans des figures de sables.

Toutes les histoires, toutes les morales, ont déjà été contées. Je ne sais plus laquelle je crois. Je me reconnais dans sa lune. L’égarement.

Ce n’est pas grave de douter, parfois. Après tout, un carrefour dispose de tant de possibles, tant d’objectifs ! Mais c’est aussi ce qui le rend si paralysant.

Parfois, je me demande pourquoi je choisis tel ou tel chemin. Si c’est par choix ou par influence. Influence des idées, influences des gens. Je m’interroge de plus en plus sur les circonstances que l’aléa a placé sur ma route. Sur le pourquoi de l’attitude que j’ai eu face à elles. Sur…

Respire.
Ecoute.
Arrête de parler, penser à toi en permanence. Vos émotions peuvent se ressembler sans que ce soit le cas de vos profils. De vos identités.

Ecoute.

Apprends à comprendre ce qu’elle dit, et surtout ce qu’elle ne dit pas, depuis sa vie que tu méconnais.

— Ces langues se ressemblent.
Passé, présent et futur se ressemblent.
Pourtant l’on dit :
N’oublie pas d’où tu viens.
Le présent est ton seul présent.
Pense au toi de demain.
Et puis.
Le passé est parti. Il est temps de tourner la page.
Tu n'es plus un enfant, vois plus loin que le bout de ton nez !
Le futur est incertain.
On veut donner plus d’importance à l’un ou l’autre de nos bouts de vie. De nos bouts d’être.
Ne crois-tu pas que les accepter, tous, est un premier pas pour avancer ?

Ils feront toujours partie de nous. Qu'on le veuille ou non.
Ils nous déterminent.

(La lune a viré.
Rouge.)


Dernière édition par Lizzie Bennet le Lun 20 Nov - 11:52, édité 1 fois
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Aya Lennox
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Aya Lennox, Jeu 12 Oct - 20:17


il passait
satisfaction des corps
mouvements célestes presque
quelque chose qui se tord dans le bassin

bouche martyrisée
quelque chose - quelqu'un qui bouge en soi
est-ce qu'un jour
j'arriverai
à me laisser complètement aller
à accepter
cette part de moi

elle
d
___é
_g
___________r
-i
n
--------g
__o
______________l
________________e

loin, doucement
le long des fils
les pattes en cocon
inverser la tendance
recommencer
souligner les liaisons

ce travail
de toujours
ce lent tissage d'horizons
relations tristes
relations perdues

Accepter quoi, j'arriverai de toute façon pas.
Les mots se battent, concurrence de pensées, pensées bêtes de surcroît.
On n'osait croire à la possibilité de-
D'un lendemain heureux.
Force est de constater que
la pourriture imprègne la moelle

Et on finit par y prendre goût
C'est quelque chose qui passe par le sang
Cristalliser les émotions
Cette immonde chanson

Faut croire qu'on apprécie de se foutre en l'air comme ça
Ça a commencé par eux
Ça continue par soi

Ils s'amusaient
à te jeter du haut de leurs tours
quémander juste
un abri de lumière
juste une place pour t'en sortir

Mais non
c'est toujours plus drôle

de laisser crever
à petit feu

de savoir que tôt ou tard
on paiera le prix de leur haine

Le seul moyen
c'est d'aller de l'avant
de laisser le temps
lentement
tranquillement
panser les plaies


Et sourire aux jours nouveaux
à la nuit qui s'installe
partout autour de soi

Parce que ce point du jour
toujours
gardera cet arrière-goût de cendres
de sel
de marées au couchant

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Lizzie Bennet
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Lizzie Bennet, Lun 20 Nov - 12:04


Elle te dit une incapacité à s’accepter. Tu comprends. C’est un sentiment assez commun, quand on y pense. Dès que l’on affectionne un tant soit peu l’introspection, on apprend à se haïr, à se salir.

Elle te dit sans mots la peur de demain. Tu as envie de lui dire que t’as lu le livre, que tu sais, qu’à la fin elle va bien. Qu’elle se relève, qu’elle grandit, qu’elle devient meilleure. Que tu le sais. Tu connais la fin.



Mais c’est pas le cas. Tu ne peux promettre des choses que tu ne maitrises pas. Et puis, concrètement, c’est très désagréable d’avoir le coeur qui se tort et d’entendre quelqu’un te dicter que faut pas s’en faire, ça dure pas toute la vie. Tu as le sentiment que ça ne s’arrêtera jamais. Que c’est tout ce qui te définit. Qu’ils peuvent la fermer, ils savent pas, ils te connaissent pas — ils comprennent pas.

Alors tu attends, tu la regardes — avec un sourire triste. De ceux qui ont, avec elle, mal.

Tu ne sais pas quand on perd l’espoir de vivre, pourquoi on oublie que parfois, cela revient. La morosité ronge le reste. Fatigue de vivre, lassitude ; une émotion unique qui ronge le reste.

On voit le vide, on pense le vide.
Tu n’a pas mis un t-shirt rouge, ce matin. Car ta chambre est rouge et blanche, et que tu avais peur de faire partie du décor. Tu as regardé le t-shirt, joli décolleté, un vêtement dans lequel tu t’étais sentie, par le passé, bien.

Tout ce que tu as pu penser, c’est : je ressemble à un tabouret.

Ton âme rapetissait depuis des mois, ou des années ; difficile à dire. Difficile de faire la différence quand le temps devient monotone. Les jours sont impossibles à distinguer les uns des autres.

— Oui, il faut laisser le temps au temps. Mais ça ne suffit pas. Parfois aussi, parler peut aider. Tu veux te raconter ?

A quoi tu as survécu. Quels ingrédients ont dessiné ce toi que tu abhorres. Comment le domestiquer, apprendre à l'aimer.
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Fañch Guivarch
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Fañch Guivarch, Mer 21 Mar - 10:13


Fañch Guivarch rp numéro 74 :

La nuit commençait à étendre son voile de ténèbre sur la capitale anglaise, les bonnes gens rentraient chez eux tandis que les malfrats s'apprêtaient à sortir à la recherche d’une cible facile. Ce soir dans le quartier le calme règne, aucune lumière, aucun bruit, rien ne vient briser le silence.

Rien à part peut-être le bruit d’une explosion provoqué par un sorcier fou à lier. L’onde de choc attira l’attention du jeune Fañch qui passait par là.

“Le positif” : Il y a peut-être des blessés allons voir.

“Le négatif” : rien à cirer des potentielles victimes ils vont devenir tout froids et puis c’est tout.

“Envie” : Je veux aller voir.

“Le juge” : Bon d’accord, c’est parti

Le serpentard s'enfonça dans les ruelles en direction de la détonation à la recherche de l’origine du bruit. Il croisa un chien apeuré, fuyant le brouhaha.

Après quelques minutes, le géant breton arriva devant le lieu du crime et fut stupéfait en voyant un bâtiment réduit à l’état de débris. Devant le tas de décombres se tenait un homme baguette à la main qui contemplait son méfait.

“Le négatif” : Il a l’aire cool le type

“Le positif” : Il vient de transgresser je ne sais pas combien de lois magiques et c’est la première réflexion qui te vient en tête?

“Le juge” : On va voir ce qui se passe puis on s’en va

L’élève de poudlard s’approcha doucement, main à la ceinture, prêt à dégainer sa baguette, il ne savait pas à quoi s’attendre.

Fañch : Hey!

Le jeune celte n’avait pas décliné son appartenance au monde magique, il préférait garder l’effet de surprise en cas de combat.

Hrp:
 
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Artemis Lhow
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Artemis Lhow, Lun 7 Mai - 13:16



Tour de Garde


RP ouvert


Il fait gris et mordre dans les rues de Londres. Les mains dans les poches, tu avances à travers rues et ruelles, tête baissée sous ta capuche, mais l’œil aux aguets, veillant à ce que rien ne t’échappe. Les gens courent pour éviter la pluie, certains glissent sur les pavés et ce quartier n'est pas des plus accueillant. Entre ceux qui se contentent de se moquer à l'abri derrière leurs fenêtres et ceux, en petits groupes, adossés aux murs qui sifflent lorsqu'une demoiselle s'étale.... l'envie d'aller leur refaire le portrait est pressante. Mais bon, tu te contente d'un sourire et d'une aide pour se relever et, après tout, c'est tout ce qui importe.


Cette journée va être longue, tu commences à les reconnaitre ne serait-ce qu'au ciel. Celles qui vont te fatiguer, t'user jusqu'à l'os et te laisser groggy retomber le soir dans ton lit. Ton lit, tu en rêve n'est-ce pas ? Mais ce n'est pas pour maintenant, car maintenant c'est de toi que l'on rit. Toi qui viens de louper une bordure et qui te rattrape de justesse pour ne pas t'étaler. pu*ain de journée...


Conformément au règlement « Sécurité des lieux magiques » le sous-forum « Londres » et tout ses sujets sont sous surveillance jusqu'au dernier jour du mois. Pour plus d'informations, consultez le règlement.

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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Fañch Guivarch, Jeu 10 Mai - 21:23


Fañch Guivarch rp numéro 122 tw:

Fañch était en route pour la bibliothèque de Londre malheureusement ce jour-là son sens de l'orientation l'avait perdu et avec tous les moldu dans le coin pas possible de se guider à coup de sortilège.

A force de déambuler dans Londre le celte finit par tomber, à son insu, dans un quartier mal famé de la capitale anglaise, les murs y étaient recouverts de tags et le sol était en mauvais état.

Soudainement un moldu vint barré la route du serpentard sans raison apparente le sorcier fou essaya de l'esquiver mais l'homme devant lui semblait être déterminé à l’empêcher de passer

Fañch : Excuser moi je voudrais passer

"Le négatif" : Oh put*in il va pas faire ch*er longtemps celui la ou je lui pète la gueule.

"Le positif" : Il a peut-être juste besoin d'aide on sait pas.  

Moldu : Tu me files ta thune puis tu pourras passer.

"Le positif" : Tu vois il a juste besoin d'argent, ça doit être un mendiant.

"Le négatif" : Mais tu es c*n ma parole il veut nous voler.

"Le juge" : Essayons de trouver un moyen de résoudre ça correctement sans utiliser la mag...

"Le négatif" : Trop tard.

En effet le vert et argent avait déjà mit sa main à sa baguette et l'avait sortit très légèrement de sa poche pour murmurer un #Everte Statum. Puis une fois la formule prononcée il rangea rapidement sa baguette.

"Le juge" : J’espère que personne nous a remarqués.

"Le négatif" : T’inquiète je gère.

Le sorcier fou passa nonchalamment à coté du moldu qui venait de tomber lourdement en arrière et le regarda avec un air narquois.

Fañch : Fais gaffe à où tu marches, le sol glisse.

une fois la punchline lancée Fañch continua sa route à la recherche de la bibliothèque.
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Elly Wildsmith
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Elly Wildsmith, Mar 31 Juil - 3:10


Veillée alcoolisée
Magicientt Austin

On pique le sujet (ça fait longtemps - auror en carton mort de rire )

Un samedi soir sous les étoiles, un nouveau samedi soir où la brune errait sur les pavés londoniens. Comme si marcher ici la soulageait d’un poids, comme si cela pouvait lui permettre de s’alléger de cet étau qui serrait son cœur. Pour cette soirée – ou plutôt ce début de nuit -  elle avait choisi de s’enfiler quelques verres dans un bar moldu. C’était instructif, attrayant. Parce que les moldus avaient cette incapacité à lui résister – était-ce l’effet des résidus de gênes vélanes qui coulaient dans son sang ? Quoiqu’il en soit, il suffisait d’un regard, d’un geste un peu suggestif, et ils étaient tous à se précipiter sur elle.

Quel intérêt trouvait-elle à tout ça ? Elle devait panser ses plaies, comblait son manque affectif depuis qu’elle avait lâchement fui Evan. Une crise de trop, un mensonge et un manque de confiance latent qui l’avait poussé à ce choix qu’elle imaginait pourtant impossible. Alors dans cette soirée, elle avait besoin de reprendre confiance, de faire tourner les têtes. De pousser les êtres dans leurs retranchements. De voir la nature humaine dans ce qu’elle avait de plus bas.

Pour l’occasion, elle avait revêtue une robe noire, couleur de son âme, de son être tout entier. C’était une robe fourreau tout ce qu’il y avait de plus classique, seulement elle mettait les courbes de la jeune femme en valeur. Soulignant subtilement ce qu’il y avait à souligner. Et puis, dans le quartier où elle allait, elle le savait, elle n’avait pas besoin d’être une bombe pour être regardée. Les yeux rougis par la fatigue ne les concernaient pas, il n’y avait pas de jugement, juste des envies viscérales à assouvir, et elle comptait bien se servir de cela.

La soirée s’était poursuivie jusqu’au cœur de la nuit, la jeune femme avaient enchaîné les verres, sombrant dans une sorte d’alcoolisme ordinaire. Comme si cela pouvait panser les plaies qu’elle avait elle-même crée. C’était risible, ridicule au possible. Surtout lorsqu’on n’avait pas une excellente résistance à l’alcool. D’ailleurs, à chaque fois que la jeune femme avait un peu trop abusé de ce genre de chose, elle en avait rarement gardé de bon souvenir. Toujours est-il que dans le bar miteux où elle avait élue domicile pour la soirée,  y’avait un air de jazz qui défilait, un truc un peu bateau qui racontait l’histoire de deux amoureux. Ca fit sourire Elly, avant de lui tirer au cœur – c’était la chanson ? Ou l’alcool ?

Forcément, elle ne reconnaitrait ni l’un ni l’autre, et son attention s’était immédiatement reportée sur l’homme se trouvant à sa droite. Celui qui ne faisait que lorgner sur toutes les p*tasses qui passaient autour d’eux. Elly s’en moquait totalement. Elle avait juste perdue confiance en elle, et c’était une denrée difficile à obtenir, alors elle flattait son ego en agissant de la sorte. Elle avait besoin du regard lubrique des hommes sur elle pour se sentir exister. Elle qui, jusqu’à présent, n’avait exister qu’aux travers des yeux de son professeur de métamorphose.

Un long frisson parcourut son échine alors que ses pensées alcoolisées l’amenaient sur ce rivage dépressif. Fallait à tout prix qu’elle chasse cette idée-là, qu’elle se refuse à craquer, sinon la descente serait douloureuse, avec le flot de question qui viendraient avec. Que faisait-il, où était-il, comment survivre loin de lui ? Pourtant, elle était l’initiatrice de ce choix, alors il fallait qu’elle l’assume, jusqu’au bout. Et l’homme posé à côté d’elle allait l’y aider. Il n’était rien, il n’était personne. Peut-être même qu’il finirait mort à la fin, juste par plaisir, par besoin. Pour qu’elle puisse se permettre, un instant, d’oublier.

Alors l’enchantement se fit, et il ne fallut pas longtemps à l’homme pour qu’il la remarque, pour que son regard croise celui d’Elly et qu’elle l’embarque dans une danse semi-sensuelle – c’est-à-dire que sous alcool, la sensualité est subjective. Mais le type se fait oppressant – un peu trop, au gout de la jeune femme, qui décide finalement de sortir de l’endroit, de retrouver la ruelle d’un Londres plutôt mal-fâmé. De respirer cet air nauséabond.

Elle fait quelques pas, contemple la nuit, les étoiles, la lune, ce ciel si profond qui parfois l’attire, comme un attrait qu’elle ne pourrait justifier, comme quelque chose susceptible de façonner son être au plus profond. Mais l’alcool menace, elle sent sa tête qui tourbillonne, ses pas qui se ratent, qui se loupent, et elle doit se rattraper au mur poisseux environnant. C’est … dégoutant. Elle pourrait presque vomir le contenu de son estomac, mais non, elle s’accroche. Ça tangue comme dans un bateau pris en plein mer, lors d’une violente tempête.

Derrière elle, la porte du bar s’ouvre et se referme. C’est le type qu’elle avait allumé quelques instants plutôt, mais là, vraiment, elle n’était pas décidée à le recevoir. Sauf s’il avait un seau, ça, ça pourrait être un bon plan. Mais le type semble avoir une toute autre idée en tête,  et sur l’instant Elly se laisse mener, elle est dans un bateau après tout, ça peut pas être pire. Le gars l’attire à lui, murmure un sans équivoque « Bah alors poupée, tu pensais t’enfuir comme ça », et elle laisse l’inconnu l’embrassait dans le cou, ses mains qui se pose dans le creux de ses reins. Et elle, toujours, ne dit rien. Elle laisse juste son regard vagabondait au loin, là, sur l’astre qui luisait d’une aura particulière. Elle, elle murmure juste « Vous allez mourir tôt ou tard ». Comme un ultimatum murmuré qui résonnait pourtant dans la ruelle, quelque chose qui semblait étrangement cohérent au vu de l'alcoolisation de la jeune femme.
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Matt Austin
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Matt Austin, Mar 31 Juil - 14:57


Première fois. Première fois dans cette nouvelle fonction que Matt venait de retrouver. Car des Tours de garde, il en avait fait. Par le passé. Avant. De nombreuses fois. Une fois, cela lui avait permit d’être au bon moment. Au bon endroit. Alors que des Mages noirs agressaient des élèves de Poudlard. Gratuitement. Comme bien trop souvent. Leur marque de fabrique. S’attaquer à des gens faibles. Car ils ne savaient faire autrement pour se sentir puissant. Un sourire nostalgique aux lèvres, le brun se rappela ce combat. Il avait le droit de sourire, là, tout seul dans la nuit. Personne ne risquait de le voir se relâcher. De le voir ainsi. Car ses souvenirs lui appartenaient. Et même si certains, il les avait poussés suffisamment loin dans son âme, pour ne jamais les revoir, le brun pouvait se permettre d’en faire remonter d’autres de temps en temps.

Ses pas résonnaient sur les pavés londoniens. Seul sa marche nocturne brisait le silence morose de la nuit anglaise. Le brun avait quitté le Chef Lhow quelques minutes avant, à la fin de leur tour de garde dans les rues de la capitale. Quel homme. Artémis Lhow imposait un certain respect et son charisme suffisait à faire taire les inutiles plaintes des vielles femmes. Admirable. C’était ce genre de personne, ce genre d’homme qui inspirait Matt. Rien à voir avec le stupide et incompétent Wildsmith. Rien qu’en pensant à la tête bouffie du stagiaire, l’Auror senti une rage particulière se réveiller en lui Quel plaie. Par la barbe de Merlin, Arty était complétement inutile dans le bureau. Et en plus, il ne faisait même pas le café. Stupide et incompétent oui. Heureusement, Miss Diggle était aussi là. Dans ce bureau. Ça permettait à Matt de se dire que les agents d’élite du Ministère avaient encore un certain sens du travail. Garder un certain espoir dans sa fonction. Miss Diggle était parfaite, elle aussi. Travailleuse. Sérieuse. Si seulement Arty pouvait au moins prendre exemple sur elle. Mais c’était peine perdue, le brun le savait.

L’auror ne s’était pas rendu compte que la rage en lui, à la pensait du Wildsmith l’avait fait agrandir ses foulées. Dépasser ses points de repères habituels. Il tourna la tête une fois à droite. Trois fois à gauche. Et se retourna cinq fois. Il était bel et bien perdu. Le brun soupira. Il aurait dû faire comme le chef du bureau des Aurors et transplaner directement chez. Mais il ne pouvait s’en empêcher. S’empêcher agir de manière moldue. D’utiliser les mêmes moyens de déplacement qu’eux. Le sorcier possédait même une voiture dans son garage. Une belle voiture. Ce genre de voiture qu’on ne sortait que pour la balade du dimanche. Une main ébouriffant ses cheveux, le brun grommela. Bon. Il ne voulait pas utiliser le transplanage. Il était assez grand pour se débrouiller. Puis découvrir Londres la nuit restait une activité des plus belles. Des plus sublimes.

L’air frais de la nuit secouant ses cheveux bruns, le décoiffant à peine de leur forme impeccable, le franco-américain reprit sa marche. Au fond de lui, il le savait pertinemment. Que cette marche était bien plus que ce qu’il se forçait à penser. Un moyen de fuir. De fuir ses rêves. Ses cauchemars. De se retrouver seul, inoccupé dans son lit, laissant des pensées noirs, méprisantes, naviguer en lui. Alors même qu’il était occlumens, il n’arrivait pas à faire le tri dans son esprit. Car la fissure dans sa tour avait laissé passer des choses que le brun avait espérait oublier. Qu’il s’était forcé à oublier. A rejeter. Loin très loin. Et tout cela qui revenait, l’Auror en avait peur. Bien plus que les doux bras de la mort. Alors, en marchant dans la nuit, il espérait secrètement s’occuper jusqu’à l’ouverture du bureau des Aurors. Pour ensuite se plonger dans la paperasse et oublier. Quelques instants. Que cette fissure le consumait jours après jours.

Ses pas le guidèrent dans des allées encore plus noires que la nuit elle-même. Encore plus sordide que le repère de certain mage noir. De ses ruelles, il se dégageait une aura bien particulière. Cette aura malsaine. Celui qui faisait se tendre chacun de ses muscles. Frissonner ses poils sur le bras. Mais une aura pas suffisante pour le sorcier. Pour qu’il se détourne de ce lieu. Non. Car lui-même, il avait pris l’habitude de vivre avec cette sensation. Au fond de lui. La où certains souvenirs étaient entreposés sur de vielles étagères poussiéreuses. Il avait appris à apprécier. A aimer la noirceur. D’autant plus depuis ce moment. C’était sa façon à lui. Sa manière. De se protéger. Se cacher derrière un ton sec. Un regard glacial.

Mais au détour d’une ruelle, le sorcier franco-américain, son intention, fût détourner de ses pensées qui avaient finalement reprit le pas dans son esprit. Sans qu’il ne s’en rend compte. Sans qu’il le veule. Et des bruits gênant, malsains, s’échappaient des tréfonds de la ruelle. De l’impasse. La nuisance sonore provoquée par le bar, à quelques pas de lui, essaye de les cacher. Mais le brun les a entendus. Ce genre de bruit qui lui rappelait des amourettes du passé. Des moments heureux. Pas suffisamment. Plus nombreux étaient le malheur.

Ses jambes auraient pu avancer, droit devant lui, le faire passer cette impasse. Son esprit aurait pu lui envoyer des signes. Lui rappeler qu’il n’avait pas à se mêler de ce genre de chose. Que ça ne le regardait. Qu’il se faisait des films et que bien souvent, ce n’était pas le cas. Mais l’Auror, sans regarder l’heure, la connaissait. A ses horaires, c’étaient bien trop souvent l’alcool qui prenait le pas sur l’homme. Bien trop souvent. Des actions regrettées. Des mouvements. Des gestes non voulus. Un oubli. La tentative des Hommes. Leur nature à céder à des pulsions.

Alors, sa cravate toujours impeccablement nouée et en première ligne, il avance. Dans cette obscurité. La noirceur de la ruelle, de l’impasse, l’englobe, l’attire dans ses bras. Il marche quelques mètres, espérant seulement interrompre une relation consentie. Que les protagonistes reprendront sans même avoir eu le temps de croiser son regard. Il ne voulait pas. Ne souhaitait pas. Tomber sur ce crime. Car dans son état actuel, il ne connaissait pas sa réaction. Sa réaction au nature animal de l’homme. Celle si proche du dauphin. Voir une jeune femme en pleurs. Voir un homme haletant. Puant. Pour lui. Une seule sentence. Pas de rédemption possible. Le crime de voler ce moment charnel ne méritait rien d’autre.

Mais rien de ce qu’il aurait pu imaginer, la caché dans la noirceur du lieu, une faible et miteuse ampoule éclairant les deux protagonistes qu’il avait entendue, n’aurait pu le préparer à ça. Son cerveau était incapable de réagir. La fissure, elle, gronda. Remua. De la rage. Une rage folle. Un feu ardent brulant en lui. Et de la déception. De la déception en voyant se visage. En voyant cette scène. Un déchirement. Un de plus. Qu’il ne pu contrôler. Un pas après l’autre, la moitié de son visage sorti de l’ombre. Le contact froid du bois de sa baguette contre la paume de sa main. Avant qu’il ne se ravise. Sachant trop bien ce qu’il se passait. Et comprenant la folle et dangereuse confrontation qui faisait rage au plus profond de son âme.

Un pas un arrière, un autre puis un autre. Avant de disparaître de nouveau. Englouti par la noirceur du lieu. Englouti par sa propre noirceur. Fébrile. L’auror tremble. Sa démarche est incertaine. Il veut courir. Mais n’a pas la force. Il espère être passer inaperçu. Que son visage, resté un moment dans la lumière, n’ai pas été aperçu. Pas par elle. Car ce n’était pas le moment. Car ce ne serait jamais le moment. Jamais.

Mais dans sa fuite, il ne fit pas attention. Son corps rentra en contact avec un amas de poubelles et de détritus qui l’envoya au sol dans un grand fracas. Impuissant, il resta allongé. Entre poubelle et détritus. A ça réelle place. Aucun doute. On l’avait entendu. Découvert.
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Elly Wildsmith
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Elly Wildsmith, Mar 31 Juil - 16:34


Contenu sensible : violence physique, émotionnelle et abus d'alcool

Y’a des papillons qui dansent dans le creux de la nuit. Ou peut-être était-ce les chauves-souris ? La jeune femme perd pied, elle observe le ciel, l’astre lunaire. Elle se contente d’être spectatrice des gestes de l’ivrogne. Elle s’imagine la plus délicate manière de mettre fin à sa vie. La sienne, à lui. Parce qu’elle aime ça. Voilà, elle aime contrôler de cette manière, elle aime jouer avec les fils de l’existence. Couper quand il est temps de couper et laisser le temps faire son œuvre lorsque c’était nécessaire. Comme si elle était investie d’une mission suprême : celle d’éliminer ce genre d’individu. Puis, il y avait la Cause bien sûr, mais cela c’était une idéologie de groupe, quelque chose à laquelle elle avait adhéré par choix, consciencieusement. Mais ce soir tout était différent. Elle était en quête de sensation, et l’alcool apportait ce triste réconfort, cette pensée que tout était plus simple, alors que, une fois dessaoulée, la réalité lui revenait salement au visage.

Et l’homme qui la plaque contre le mur poursuit son ascension, la jeune femme retient un rictus méprisable, un soupire qu’elle laisse s’échapper – pas de désir, nan, d’exaspération. Si elle était saoule, visiblement lui l’était encore plus et pensait pouvoir s’en tirer à bon compte. Elle veut le repousser, elle sent, le long de sa hanche, sa baguette qui lui permettrait de flanquer une bonne frousse au type – voire même à écourter sa misérable existence. Mais elle n’a pas le temps de bouger.

Elle entend les bruits de pas qui se rapproche du binôme étrange qu’elle semblait formé avec l’individu. Elle pressent une présence qui ne tarde pas à se faire voir. Elle s’était attendue à tout, sauf à lui. Elle avait pensé qu’un masque singulier, empli d’émeraude, aurait pu la suivre, la traquer. Elle s’était d’ailleurs attendue à cela lors de ses sorties nocturnes, mais elle ne l’avait, jusqu’à présent, pas croisé. Et là, dans la lumière crée par l’aura lunaire, elle le voit. Austin. Il y a une latence alors qu’elle comprend. Dans ses yeux, elle perçoit une lueur de rage qu’elle ne comprend pas, mais elle n’a pas le temps de réagir qu’il s’éloigne déjà, d’une démarche si particulière. Y’a un truc de différent par rapport au Ministère, elle en est certaine et elle a besoin de comprendre pourquoi. Déjà, qu’est-ce qu’il foutait là ? Quelle était la probabilité pour que les deux êtres se retrouvent dans la même ruelle malfamée de Londres ?

Mais la jeune femme ne peut pas se poser davantage de questions, le type qui l’écrase contre le mur gigote beaucoup trop, remue trop pour elle. Et cette odeur nauséabonde. Elle retient un haut le cœur, encore, et heureusement, sinon son estomac se serait totalement vidé et elle n’aurait pas était prête pour la confrontation qui l’attendait. « pu*ain, dégage ! » les mots sont violemment projetés contre l’individu qui tentait une intrusion non consentie. Il recule un peu, mais lui aussi lâche quelques mots « Tu vas y passer sal*pe ». Ca gronde à l’intérieur de la jeune femme, la colère aussi sourde que son mépris pour le sale type face à elle. Sur le côté de sa robe, le long de sa hanche, elle attrape sa baguette qu’elle serre fermement avant de lancer un « Repulso » sur l’individu qui se retrouve propulsé quelques mètres plus loin. Voilà qui devrait la débarrasser – un peu.

Et à quelques mètres de l’endroit où elle se trouve, elle entend un grand bruit – une espèce d’enchevêtrement de choses qui semblent se vautrer par terre – était-ce l’auror ? Elle en doutait, lui qui avait l’air si propre sur lui, d’apparence si carré, il ne pouvait pas se laisser surprendre, n’est-ce pas ? Elle était prête à enclencher un mouvement pour se rendre à l’endroit supposé du bruit mais elle fut prise de vertige. Boire sans soif n’était pas vraiment synonyme de raison. Et l’ivrogne s’était relevé, s’était rapproché. Il lui tenait à présent l’épaule « Tu vas pas t’en sortir comme ça sale p*te ». Il lui enfonce ses ongles sales dans l’épaule et sous l’effet de la surprise elle hurle. Ce genre de cri capable de déchirer les entrailles, qui réveille sa rage juste endormie par l’alcool. Cela réveille en elle les souvenirs de sa torture, de sa souffrance, tant physique qu’émotionnelle. Elle ne peut pas ne rien faire, c’est impossible.

Sa baguette fermement dans sa main, la jeune femme pointe l’homme courbé sur elle. Hors de question qu’il s’en sorte. Il devait mourir. Là. Maintenant. Pourtant, le bruit à côté l’empêche de céder à ses pulsions. Austin était auror, s’il était encore dans les parages, il pourrait tenter de l’empêcher, la dénoncer ? Quel risque était-elle prête à courir ? Elle pourrait justifier d’une légitime défense, ça ne faisait aucun doute. Elle n’a pas le temps de réfléchir, la jeune femme sent l’haleine nauséabonde de son agresseur sur elle, sur sa peau. D’un mouvement ample, elle informule un « Silencio » suivi d’un cruel « Sectumsempra » toujours informulé, pour être la plus discrète possible.

Et voir l’homme qui vacille, voir les plaies sur son corps qui se taillade, le sang qui s’éjecte. C’est jouissif. L’œil de la brune pétille d’une lueur carnassière. Elle se relève tant bien que mal, elle est épuisée, tant mentalement que physiquement, et l’alcool ne l’aide pas à avoir les idées fraîches. Maintenant, il fallait s’occuper d’Austin s’il était toujours dans les parages. Elle se relève donc difficilement, s’aidant du mur à côté d’elle. Elle avait toujours cette sensation de se trouver dans un navire pas vraiment stable. Elle fait corps avec le mur – un temps – pour se diriger vers l’origine du chahut.

Et puis, après quelques secondes de marche – était-il réellement si près ? Avait-il vu ses sortilèges ? La mort de l’ivrogne ? – Elle repousse les questions et s’approche. Il n’était pas si loin. Ou peut-être était-ce les effluves de l’alcool qui lui brouillait l’esprit ? Sa robe à moitié lacérée sur l’épaule gauche, laissant apercevoir les déchirures commises par l’homme, mais surtout, le 67 gravé. Elle titube, et le regarde – ils ont vraiment l’air de pas être nets, c’est risible. Un hoquet la surprend alors qu’elle demande « Mais qu’est-ce que vous foutez … Ici ? », comme si c’était voulu, en quelque sorte.



Edit de Shela Diggle : Bonjour Elly, conformément au Règlement RPG, il est demandé d'inscrire en haut d'un message à contenu sensible la mention «trigger warning» ou équivalent. Merci de faire plus attention à l'avenir. Cordialement.


Dernière édition par Elly Wildsmith le Mar 31 Juil - 21:29, édité 1 fois
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Matt Austin, Mar 31 Juil - 21:07


Au milieu des déchets, l’Auror n’ose se relever. Par peur ? Oui. Mais pas que. Il le sait. Il le sent. Le bruit de sa chute a été entendu par elle. Et ce n’est surement qu’une poignée de secondes avant qu’elle arrive. A moins qu’elle préférait rester avec l’autre. Au fond de lui, le brun connaissait sa réponse. Et c’est bien pour cela. Cela qu’il voulait fuir. Le plus vite possible. Mais le sorcier n’y arrivait pas. A se concentrer. A faire le vide dans sa tête. A contrôler son esprit. A rien quoi. A rien qui pouvait lui permettre de transplaner. Et donc, le franco-américain essaya de se relever. Pour courir. Loin. Très loin. Très très loin. Mais ses jambes, son corps entier refusait de bouger. A croire qu’il préférait sa place de poubelle. Pitoyable.

Alors l’Auror resta allongé, entre les détritus. La sentence n’allait sûrement pas tarder à tomber. Il le savait. Lui, si respectable. Le voilà pitoyable. Sa respiration était maintenant haletante. Rauque. Chaude. Son corps entier était pris de tremblement. Il n’aimait. Il n’aimait pas son état. Comment avait-il pu en arriver là ? Le brun ne le savait pas. Mais s’il avait pu revenir dans le passé, il ne serait jamais rentré dans cette obscure impasse. Jamais.

Puis le sorcier l’entendit. La voix de la sorcière rompant, brisant, la noirceur de l’impasse. Fissurant le silence malsain de ce lieu. Une demande de liberté formuler par la jeune femme. Une demande claire et nette. Une demande qui fait comprendre à l’Auror sa pire crainte. Elle l’avait vu. Reconnu. Il n’y avait plus de place pour le doute. Son corps entier lui semblait vouloir disparaitre sous les pavés londoniens. Ses tremblements avaient cessé, certes, mais il était toujours figé. Liquéfié. Puis une insulte fuse. A l’encontre de la belle. La voix est sec. Enivrée. Alcoolisée. Mais même ces mots ne suffisent pas pour relever l’Auror. Lui faire un électrochoc. Ni même le bruit sec qu’il entend. Sur le coup, il ne le remarque pas, ce petit éclat coloré qui avait surgit de la nuit.

Puis de nouveau, cette voix qui parle. Celle de l’homme. Celle du moldu. Et de nouveau l’insulte fuse. Toujours la même. Et l’Auror pouvait quasiment ressentir son haleine alcoolisée de sa place. Ça le dégoutait. Pire même. Car lui et l’alcool, ça n’avait jamais été de grands amis. Il avait aimé ça. Avant. Plus maintenant. Mais la voix de Miss Wildsmith couvre alors ses pensées. Un cri. Un hurlement. De rage. D’une rage effrayante. Ce genre de rage qui fait fuir les oiseaux d’un arbre. Et ce timbre. Ce timbre de voix similaire à leur timbre. Similaire à celui des mages noirs. Celui des êtres qui ont décidés. Qui ont épousé la mort. Et avec qui ils dansent, nuit après nuit. Une danse macabre. Une danse à laquelle le franco-américain voulait y mettre un terme.

Puis, malgré le fait qu’elle informule ses sortilèges, la lueur qu’ils dégageaient suffit à transpercer la nuit. A rompre l’obscurité. Pour illuminer la scène. Une scène macabre qui n’échappe pas au regard bouleversé de l’Auror. Ses yeux suivent le corps du moldu. Qui tombe. Qui chute lourdement au sol. Inconscient. Mort ? Il est assez proche de la sorcière. Il le remarque aussi ça. Que le ramassis de poubelles, de détritus était à quelques mètres de la sorcière. De la criminelle. Car, ses yeux toujours rivés sur l’homme, remarquent ses spams de douleurs malgré l’absence de cris. Toujours vivant oui. Toujours. Mais tout cela s’éteint. La noirceur. L’obscurité reprenant ses droits.

Matt remarqua que les évènements qui venaient de se produire devant lui, lui avait suffit pour reprendre son contrôle. Mais était-ce vraiment grâce à cela ? Ou plutôt à la rage toute nouvelle qui venait de se réveiller en lui. Cette rage entremêlée de bouleversement. Car il venait d’assister à une scène de rare de violence. Pas gratuite non. Enfin, qu’en savait-il réellement ? Lui n’avait vu que la sorcière et l’homme collé, intimes. Et elle ne se débattait pas. Ne cherchait pas de l’aide. Aux yeux de la justice, il savait ce que cela voulait dire. Surtout dans ces jours si sombres. Dans ces jours où les ombres sont omniprésentes.

Puis il la remarque. La devant lui. Au-dessus de sa position. Sa voix, si proche, sonne étrangement à ses oreilles. Car ce n’est pas la sorcière qu’il avait vu à Sainte-Mangouste. Ni celle du Ministère de la Magie. Non. Elle n’a définitivement rien à voir. Son regard semblait avoir épousé une cause que l’Auror haissait. Il ressent même, étrangement, cachée, de la peur. De la peur face à elle. Un sentiment qu’il n’a plus ressenti depuis sa confrontation avec le mangemort. Ce mangemort. Qui l’a brisé. C’est suffisant pour lui. Suffisant pour que l’électrochoc se produisit, le réveillant d’une stupeur effrayante.

Alors. Alors le sorcier se releva, ignorant la question de la sorcière. Il les sens, ses efflues d’alcool qui proviennent d’elle. Une soirée arrosée. Trop surement. Et d’un geste net, il la desserre. Cette cravate qui lui entoure le cou, libérant l’emprise du col de sa chemise sur sa peau. Il a un regard dégout. De dégout envers la sorcière. Envers le geste qu’elle a commis. Le crime qu’elle vient de commettre. L’Auror passe devant elle, sans plus lui jeter d’intention. Une ignorance évidente, tandis que se pas le menèrent vers le corps sanglant du moldu. Il les aperçoit. Toutes ses coupures faites par la magie qui le torturent. Remontant d’un geste sec les manches de sa chemise, il s’agenouille à ses côtés. Baguette en main, le sorcier commence son travail. Sa voix ne tremble pas. Non. Elle est sûr. Le brun ne cherchant pas à montrer, à dévoiler son manque d’experience dans les sortilèges de soin. Il recite, doucement, à de nombreuses reprises tout en déplaçant sa baguette au-dessus des plais. Vulnera Sanentur. Le sort n’est pas parfait malgré les répétions que fait le sorcier. Sa maîtrise n’est pas total. L’homme, dont les yeux sont à demis clos, à cédé à l’inconscience tandis que ses blessures se referment petits à petits. Le travail est loin d’être parfait. Mais suffisant. Suffisant pour empêcher une nouvelle mort.

L’Auror remarque alors son front transpirant, après un tel effort. Il a du mal à reprendre son souffle. A le stabiliser. L’homme est vivant. Cela ne fait aucun doute. Il garderait des séquelles de cette soirée. Evidemment. Mais le sortilège d'Amnésie qu’il reçu de la part de l’Auror serait surement suffisant. Pour qu’il en oubli les raisons de ses blessures. De toute manière, l’alcool lui aurait surement fait oublier toute cette histoire. Mais il valait mieux s’en assurer magiquement.

Epuisé par la dépense de toute cette énergie, l’Auror à un mal fou à se relever. A se tenir sur ses jambes. Cette soirée, sans conteste, était une sale soirée. Et ses yeux fatigués se posèrent sur la sorcière. Son regard à lui exprimait toujours un dégout non dissimulé. Il venait surement de la sauver. De lui éviter un aller simple pour la prison des Sorciers. Azkaban. Et maintenant ? Sa fonction l’obligeait à la dénoncer. A l’amener devant la justice. Peut-être plaiderait-elle la légitime défense ? Mais ça, sa serait le travail de son avocat. Pas celui de l’Auror. Un conflit intérieur faisait rage en ce moment même en lui. Qui menaçait de sortir. De s’exprimer.

« Vous me dégoutez. Le mot était sorti. Glacial. J’avais du respect pour vous, pour ce que vous aviez fait. Mais on dirait bien que les jeux sadiques de l’Ordre Noire sont aussi les vôtres. Vous êtes misérable. »

Les mots étaient durs. Sec. Le ton n’était que dégout. Car elle était devenue ce qu’il détestait. Elle lui avait dit. Dit avoir sauvé son propre frère de l’Ordre Noire. Mais apparemment, elle-même apreciait la violence. La noirceur. Car la situation aurait surement pu être désamorcé autrement. Tellement de sortilège suffisant pour ne pas blesser, tenter de tuer le moldu malgré sa faute. Mais elle avait fait son choix. Ce soir même. Sous les yeux de l’Auror.
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Elly Wildsmith
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Elly Wildsmith, Mar 31 Juil - 23:15


Contenu sensible : violence physique, émotionnelle et abus d'alcool (c'est ça sur tout le RP je crois)
LA de Matt - Ambiance

C’est qu’il ne lui répond pas en plus. C’est risible. C’est lui qui prend peur, qui s’étale dans les poubelles de la ruelle, et il ne dit rien, ne répond pas à sa question. Elle l’observe qui se relève, qui dénoue sa cravate – souhaitant se libérer du carcan provoqué par celle-ci sans doute. Elle soupire, cette fois-ci c’est sûr, elle va finir par vomir. La terre semble avoir décidé de tourner dans tous les sens, y’a la gravité qui rentre en jeu – bref, la tête de la jeune femme semble au bord de l’implosion. La brune est agacée par son comportement – il ne réagit pas à une agression sur sa personne mais sauve le moldu : est-ce comme cela qu’il fait son métier ? Seulement en protégeant les moldus et qu’importe les gestes répréhensibles qu’ils peuvent avoir commis ? Cela la dégoute, profondément. Comme si elle avait des attentes sur le sorcier alors qu’au final elle ne savait rien de lui.

Elle l’observe qui remonte les manches de sa chemise, elle a parfois l’impression de voir double alors elle s’accroche au mur à côté, ses ongles ripent sur les pierres. Un nouveau hoquet la saisit, elle va finir par vomir ses tripes sur les pavés, ça ne faisait plus aucun doute. Elle regarde pourtant toujours, le moldu à terre et le sorcier à genoux, elle détaille ses veines le long de ses bras, les gouttes de sueur sur son front, elle sait qu’il se fatigue. Elle le ressent jusqu’ici, malgré son taux d’alcool élevé. Elle ne l’aide pas, non, elle n’a que faire de cet homme. De l’autre aussi d’ailleurs. Il n’était qu’un inconnu, inconnu qui détestait Arty alors ça faisait une bonne raison pour ne pas s’autoriser à l’apprécier non plus.

Et puis, après un temps qui semblait interminable à la brune, Austin se releve. Il vacillait sur ses jambes, il venait de s’épuiser à sauver la vie d’un en*ulé, et il le payait de sa propre santé. C’était toujours aussi risible dans les prunelles d’Elly. Et puis, il s’approche d’elle. Elle s’attendait au torrent qu’elle avait elle-même servi un milliard de fois, d’ailleurs, elle était prête à répondre de ses actes : s’il voulait jouer à ça, alors elle jouerait. Sans doute bien mieux que lui. Elle connaissait les rouages du Ministère, c’était d’ailleurs, à son sens, une certaine force. Même si là, concrètement, elle n’avait rien d’une femme forte. Non, c’était comme l’autre type allongé là-bas, un déchet de l’humanité.

Et Austin ne se fait pas prier pour lui faire remarquer. Il se rapproche d’elle, il a le regard froid, austère, absolument hautain. Et ça dépasse la jeune femme. Leur dernière rencontre avait été chaotique, et la seconde était du même acabit – voire pire, en fait. Elle souffle sur la première phrase. « Vous me dégoutez », c’était violent, ahurissant, ça résonne dans les tympans de la jeune femme. C’était elle l’animal blessé, et c’était lui qui lui en mettait plein la tête. C’était trop. Elle avait déjà supporté au Ministère, ici, il n’y avait rien, ni personne pour l’empêcher de laisser éclater sa colère.

Mais elle écoute, avec toujours les jambes qui vacillent, elle sent l’une de ses hanches qui se dérobe, qui s’enfuit, comme si son propre corps voulait la mettre à genoux, ici et maintenant. Elle soutient pourtant le regard de l’homme, elle soutient sa haine et sa rage, elle y oppose même la sienne. Et lorsqu’il termine enfin ses phrases, lorsqu’enfin il sort ce qu’elle attendait depuis qu’elle avait capté son regard dans la ruelle, lorsqu’enfin les mots attendus percutent ses oreilles. Elle élève la main, un geste furtif, agressif, rapide et violent. Cette main qui s’écrase sur la joue de l’auror. Simplement. Un geste d’auto-défense, il avait été trop loin pour elle. Il jugeait encore d’un comportement dont il ignorait tout. « Vous … », elle s’essouffle, y’a de la rancœur contre lui. Mais étais-ce vraiment de son fait ? Ou prenait-il pour autre chose ? Elle ne sait pas, elle s’écarte,  car elle sent monter la bile, ça ne va plus du tout.

« Vous êtes tout aussi misérable. Une femme pourrait se faire violer face à vous, et vous, vous fuyez ? ». C’était étonnamment fluide, était-ce la présence de l’homme qui l’avait faite dessaoulée si rapidement ? Ou juste que l’alcool prenait doucement – mais surement – le chemin du retour ? Elle l’ignorait, enfin, elle n’ignorait pas les sensations de son organisme, mais la colère avait pris le pas sur elle, et alors qu’elle se préparait à nouveau à l’affront avec Austin, son estomac fit un haut le cœur de trop.

Elle se penche en avant, adossée au mur pour permettre à tout liquide de s’enfuir. C’est dire que si même son corps la rejette, elle n’a plus grand-chose pour elle. Elle évite son regard pendant qu’elle se remet, un rapide « Recurvite » pour – au moins – se nettoyer le visage. Au travers de ses cheveux libérés, elle mumure à l’attention d’Austin. « Allez-y Austin, vengez-vous, vengez-le. Prenez ma vie pour la sienne si ça vous chante, traînez moi dans le Bureau des Aurors si l’envie vous dit. Allons-y. Maintenant. » Ca ressemblerait presque à une supplication, un appel à l’aide. Avant une dernière provocation « Vu que vous semblez plus à même de sauver un agresseur qu’une victime ». Et son regard las et perdu s’envole vers les étoiles, seul refuge bienveillant qu’elle connaissait.
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Matt Austin, Mer 1 Aoû - 13:05


Les mots étaient sortis. Cinglants. Méprisables. Haineux. Haineux envers le geste qu’avait commis la sorcière qui se trouvait face à lui. Haineux face à ce comportement bien trop proche d’eux. Envers ce déchainement de violence. Alors Matt le savait, il y était allé fort. Très fort. Sur le ton qu’il avait utilisé. Sur les mots qu’il avait choisis. Le brun aurait pu se justifier, disant que ce n’était qu’une nouvelle fois, la rage qui explosait en lui qui venait de parler. Mais non. Car une part de ce que le sorcier avait dit, il le pensait à l’instant présent. Surtout que la sorcière qui lui faisait face, qui tremblotait à cause des effets de l’alcool, avait été une Auror. Et le franco-américain avait du mal à comprendre. A accepter cette violence qu’elle venait d’utiliser. De faire usage.

La distance entre eux est courte. Trop courte. Pour que l’agent d’élite du Ministère de la magie puisse réagir. Puis la fatigue suite à l’utilisation prolongé d’un sort n’arrange pas les choses. La main part. Une belle main. Et malgré l’état dans lequel elle se trouve, la gifle de la sorcière qu’elle assène au sorcier brun ne manque pas de puissance. La rencontre entre sa paume et la joue de Matt est violente. La douleur se propage dans le corps entier de l’Auror. Se ressent au tréfond de lui-même. Ce n’est pas le geste qui est douloureux. Mais bien sa signification. Sa provenance aussi. Elle. C’est elle qui l’a giflé. Elle. Elle. Elle.

Alors la sorcière lui reproche son inaction. Sa fuite face à la scène à laquelle il avait assisté quelques minutes plutôt. Ses mots, ses phrases, l’Auror ne les entends qu’à moitié. Toujours abasourdi par le geste qu’il a reçu. Par la douleur cuisante de sa joue. Ce n’était que des paroles avant. La, ça avait été de la violence physique. Rien de verbal. Pure et dure. Un coup qui resonne encore dans son corps. Dans son âme. Elle avait levé la main sur lui. Osée lever la main sur lui. Finalement, son frère et elle se ressemblait. Ils ne savaient tout d’eux s’exprimer que par la violence. Comme tant d’autres. C’était plus facile que de maîtriser la langue de Shakespeare. Le regard du sorcier est redevenu cinglant, et teinté par une étrange lueur. Une lueur qui en dit long sur son ressenti. Et la rage en lui ne fait que s’accroître. Frappé à l’âme par le geste de Wildsmih.

Alors, mouvement dont l’Auror aurait dû se douter vu l’était de la sorcière, cette dernière se penche en avant. Le liquide se repend. Repeinte le sol. Se brise sur les pavés de l’impasse londonienne. Quelques gouttes volent. Libre de l’estomac de la sorcière. Pour se déposer délicatement sur les chaussures de l’Auror ainsi que son pantalon. Dans d’autres circonstances, cela aurait pu énerver le brun. Mais cela ne fit que le dégouter d’autant plus. Voir quelqu’un vomir n’était jamais agréable. Et d’un côté, le brun aurait pu même en être amusé. Elle qui venait de le gifler, de se montrer hautaine et forte. La voilà réduit dans un état de nouveau lamentable. Mais l’amusant n’arriva pas. Ni le dégout. Rien. Même pas quelques mots cinglants. Juste un regard qui fixait la sorcière. Cette silhouette. Oui.

Un murmure voltige dan le vent. Une plainte camouflée. S’échappant des lèvres de la sorcière cachées derrière sa chevelure. Même dans sa position. Même dans cet état. Même en la voyant ainsi. Le sorcier franco-américain ne pouvait s’empêcher d’avoir cette drôle de sensation. Même après son geste. Même après ses mots. La fissure grogne en lui. Le supplie. Mais il la fait taire intérieurement. Wildsmith avait dépassé les limites ce soir. En s’en prenant violement au moldu alors qu’il aura suffi d’un sortilège d’entrave. Puis en le frappant. Le vomi sur ses vêtements ne rentrerait pas en compte.

Le sorcier brun entend de nouveau ce murmure qui se porte jusqu’à ses oreilles. Elle lui demande de prendre sa vie en échange. Impensable. Il n’était pas le juge, ni le bourreau. La traîner devant le bureau des Aurors, de la justice Magique ? Oui. Cette idée est vrai ensablement la meilleure. Le juste choix. Celui que devrait faire l’Auror qu’il ait. Que sa fonction l’oblige. Que sa conscience l’oblige. Lui. Droit. Sérieux. Respectable. Dont la morale même ne laissait pas de place à autres choses. A ces choses irréelles, qu’il avait enfermé en lui. Il n’avait d’autre choix que de l’amener. Qu’elle soit jugée. Qu’elle se défende. Pas devant lui. Mais devant la justice. Car seule elle décidera de la suite.

Pourtant. Pourtant son âme lui hurle de ne rien faire. La fissure grogne de nouveau. Sa tour tremble alors qu’elle était, par le passé, inébranlable. Avant cette rencontre, quelques jours plus tôt. Ses principes même vont à l’encontre de son âme. Nouveau conflit intérieur. C’est une guerre en lui, mais son visage reste impassible. Froid en fixant ces brunelles. Celle-ci. Mais le dernier pique. La dernière provocation qu’elle lui lance, le fait réagit. Vite. Trop. Il n’a pas réfléchi. Les mots de la sorcière sont arrivés à ses oreilles. A un moment où son esprit était déjà occupé, laissant le réflexe de son comportement, de cette nature qu’il s’imposait réagir.

« Ne vous foutez pas de ma gueule. Vous aviez l’air de prendre autant de plaisir que lui Wildsmith. »

Quelques mots répondu du tact au tact à la provocation. Et pas de Miss cette fois ci dans sa phrase. Car s’ils en sont là, ce n’est qu’à cause d’elle. Elle et elle seule. Avec ses prunelles couleurs marrons. Avec son état lamentable. Avec tout. Par la barbe de Merlin, le brun commençait à la haïr autant que son frère. Et même ci là, ce n’était qu’un moyen pour lui de se protéger. De se cacher de l’agitation en lui. Car il s’était promit que sa tour resterait intacte. Toujours. Mais la fissure dans cette dernière ne cessait de lui rappeler cette promesse rompue. Et le brun savait comment il devait agir. Pour faire taire tout ça. Pour ne plus jamais que sa tour soit touchée.

Mais pourtant, même après avoir lancée des ultimes paroles, l’Auror ne bouge pas d’un poil. Ses jambes refusent d’avancer. Ses mots de sortir. De procéder à une interpellation. Rien. Rien. Rien. Son âme a pris le contrôle sur sa conscience. Sur son corps. Et il ne cessera de se détester pour ça. D’entrebâiller une porte sur ce lui qu’il était avant. Il se haït. Car le brun le sait. S’en est rendu compte sans jamais vouloir se l’avouer. Vouloir l’assumer.

Sa respiration est calme et alterne entre inspiration, expiration. D’une main, dont on peut apercevoir d’imperceptibles tremblement, il resserre le nœud de sa cravate. Espérant ainsi garder une certaine image respectable de lui. Et se donner le courage. Le courage de franchir sa propre morale. Sa voix brise le silence, la noirceur du lieu. Elle semble toujours glaciale et sec. Mais indéniablement, ce n’est qu’une illusion. Car elle n’a rien à voir avec celle qu’il avait quelques instants plutôt.

« Je n’ai pas tout vu, je n’ai pu voir le tout dans son assemble à cause de la noirceur du lieu. Je n’ai pas tous les éléments. Et le doute vous ais bénéfique. »

Une simple phrase. Quelques mots. Pour lui signifier que tout s’arrêter là. Que lui-même s’arrêt là. Aucune interpellation. Aucune suite. Juste un secret pour lui. Juste l’abandon de ses propres principes. La sorcière l’interprètera de la manière qu’elle veut. Pourra à son tour se jouer de lui. Car il vient de fermer les yeux sur un crime. Car il vient de fermer les yeux su sa fonction. Sur sa conscience. Sur ses propres convictions. Et la fissure jubile de joie en lui.
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 2 Aoû - 1:39


Contenu sensible : violence physique, émotionnelle et abus d'alcool

Il chancelle. Elle voit dans ses yeux l’hésitation, il est sa nouvelle proie. Une proie si facilement manipulable. Un nouveau fil à couper, à trancher. Et elle pressent déjà le sang qui s’écoulerait entre ses doigts. Elle, se délectant de cette nouvelle vision d’horreur, d’effroi. Ca comblait le vide en elle, ce vide si cruel à supporter. Mais à mesure que grandit en elle l’envie de lui faire du mal, de sentir la vie qui le quitte, elle sent un duel. Une dualité toute particulière. De celle qui détruit, l’un ou l’autre – voire les deux. Bien au-delà d’une simple rancœur, c’était plus viscéral, ça prenait les tripes, ça emmêlait les neurones. Alors elle le regarde, lui, symbole de l’autorité dont elle avait été déchue – qu’elle avait fui aurait été plus correct, mais elle n’avait pas le cœur à cette correction.

Et là, de sa bouche qu’elle rêvait d’écorcher, sortit des mots qui firent mal, qui la laissèrent perplexe. Elle ne menait pas la danse dans ce duel, elle en avait conscience, il avait tout le loisir de choisir du choix de sa liberté ou non. Du choix de la fin, ou non. Il tenait entre ses mains le pouvoir de décision qu’elle avait depuis trop longtemps laisser à l’abandon. Quand on avait la fâcheuse tendance de laisser aux autres les choix les plus importants, voilà ce qui se passait. Réduit à rien. Au néant. Les mots font mal sans que la brune ne sache vraiment pourquoi. Il y a de la violence et du dédain dans les propos, une sorte de rage très mal camouflée – qu’avait-elle fait à l’auror pour qu’il lui en veuille à ce point ? Elle soupire, mais prend en pleine face les propos désagréables qu’il lui lance. Plus de miss, plus de politesse, il n’y avait plus rien d’honorable dans les propos de l’auror. Pire encore, il parle de plaisir et elle réprime un frisson de dégout. Son visage arbore un rictus malsain, elle a envie de lui répondre, ici, maintenant. Mais à quoi est-ce que ça servirait ? Il semblait tellement sûr de lui, et elle n’était rien, elle n’avait pas envie de se battre contre les aprioris qu’il avait.

Le silence qui s’ensuit ne présage rien de bon pour la jeune femme, elle ne répond plus, elle ne le regarde plus. Elle est fatiguée, épuisée par cette soirée et les sortilèges utilisés. Par la rencontre, aussi, qui avait eu lieu au creux de la nuit. Elle attendait, seulement, qu’il se décide à l’interpeller, à poser les menottes sur ses poignets, et à l’emmener dans l’une des cellules du Ministère, dans l’attente d’un procès. Que tout s’arrête. Ou peut-être serait-ce pire ? La jeune femme l’ignore, elle ne sait pas, elle soupire, encore. Et, toute à l’observation des étoiles, du ciel noir de jais, de cette immensité dont elle ne connaissait rien, dans cette attente aussi interminable qu’insoutenable, elle attend qu’il se décide enfin à bouger, à agir, à l’emprisonner.

Et finalement, il bouge, renoue sa cravate – accessoire indispensable pour paraitre bien sous tous rapports. Elly est toujours adossée contre le mur, elle attend qu’il se décide à l’emmener au Ministère. Mais quand il prend la parole, c’est un nouveau monde qui se dresse. Elle a du mal à l’assimiler, à comprendre les propos du brun. D’ailleurs, sa surprise se lit sur son visage, s’entend dans sa voix « Quoi ? ». Et puis, elle comprend. Non, il ne l’emmènera pas au Ministère, mais pourquoi ce revirement soudain ? Pourquoi, quelques instants auparavant, il parlait de prendre du plaisir, et maintenant qu’il avait un doute qui lui était bénéfique. « Oh Austin ». La voix de la jeune femme rappelle celle qu’elle arborait auparavant, lorsqu’elle était encore à la tête du bureau des Aurors. Une voix maternelle, presque bienveillante – quoiqu’enivrée d’alcool. Pour laisser des mots qu’elle savait douloureux « Vous parliez de plaisir, et maintenant vous parlez de doute. Vous essayez de couvrir votre bavure Mister Austin ? ». Rictus méprisable, elle veut pousser ses limites, le mettre dans ses retranchements. Alors qu’elle-même est déjà au bord du précipice – ou tout au fond du gouffre. Tout dépendait le point de vue, certainement.

« Non mais, m’en voulez pas, je ne suis sans doute qu’une pauvre fille dans une ruelle malfamée … mais ce n’est pas votre boulot de me traîner devant le magenmagot ? » Elle s’approche de lui, sans quitter le mur qui lui permet de rester debout – elle était certaine de s’écrouler si elle s’en éloignait un peu trop. Probablement que les effluves d’alcool lui venaient aux narines, ce ne serait pas franchement étonnant. Elle murmure, doucement, les yeux mi-clos par la fatigue « Expliquez-moi Mister Austin, pourquoi vous fermez les  yeux ce soir ? N’était-ce pas un crime selon vous ? Vu que, selon vos termes, je prenais du plaisir ».

La phrase retenue quelques instants plutôt avait fini par s’extirper des lèvres de la brune. C’était machiavélique. Absurde, elle aurait mieux fait de se taire, et de se traîner quelque part dans les bas-fonds de Londres pour dormir, pour reprendre un peu conscience d’elle-même, de ce mal qui rongeait. Mais là, pour l’instant, l’auror était un bel amusement. Elle voulait comprendre ce soudain changement qu’elle avait vu dans son regard. Comprendre cette rage qui avait fini par quitter ses prunelles, mais qui demeurait là, elle le sentait. C’était sous-jacent.
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Matt Austin
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Matt Austin, Mar 7 Aoû - 10:15


Les yeux de l’Auror continuèrent de fixer la jeune femme alcoolisée qui se trouvait face à lui. Pour elle, il venait de fermer les yeux sur un crime. De briser des règles que lui fixaient sa fonction. Des principes que lui dictaient sa conscience. Lui qui avait juré de défendre la justice, ce monde magique mais aussi moldu. Voilà qu’il allait complètement à l’inverse. Car oui. Wildsmith venait de commettre un délit voir un crime devant les yeux même de l’agent d’élite du Ministère de la Magie. Un séjour à Azkaban s’imposait pour l’ancienne Chef du Bureau des Aurors. Mais seul le brun en avait le pouvoir de le décider. La. Maintenant.

Mais le sorcier avait déjà parlé. Sa décision déjà prise. Pour des raisons qu’il connaissait mais que lui même n’osait s’avouer, il ne ferait rien. Un conflit intérieur faisait rage en lui et il avait les plus grandes peines du monde à le faire taire. A passer outre cette petite voix qui ne cessait de lui dire qu’il faisait le mauvais choix. Qu’il devait passer les menottes aux poignets de Wildsmith et la tirer devant la Justice du monde sorcier britannique. Car cela ne faisait aucun doute, si on apprenait ce qu’était entrain de faire le franco-américain, ce serait lui qui se retrouverait devant la justice. Ce serait lui qui finirait les menottes aux poignets. Qui croupirait dans une cellule de l’horrible prison pour sorcier.

Et la réponse que lui donna la sorcier, alcoolisée, pitoyable, sale, le surprit au plus haut point. Car oui, même si elle était fortement alcoolisée, elle devait néanmoins comprendre la situation dans laquelle elle se trouvait. Devait comprendre la gravité de son geste. Mais non. Rien de tout cela. Aucune reconnaissance pour ce que s’apprêtait à faire l’Auror. Rien. Elle préféra lui parler de « bavure ». Par la barbe de Merlin ! Mais qu’elle était son intention ? Un remerciement lui aurait arrachée la gorge ? Et elle se permettait en plus de le regarder avec mépris. Stupide.

Le regard de Matt, ses prunelles bleutées, n’avait plus rien d’amical. Juste de la froideur. A l’état pure. Des envies de meurtre à son tour aussi, contre cette sorcière face à lui. Qui ne sembla plus vouloir se taire. Qui semblait vouloir se jouer de lui. En faire sa proie. Elle continue à lui jeter des paroles aux allures de reproches, de moqueries. Ce genre de moquerie que lui même utilisait habilement. Ce genre de mot. Ce style de phrase. Pour pousser à bout son interlocuteur. Juste des paroles. Aucun geste. Car les mots étaient souvent plus puissant qu’un geste. La violence verbale souvent plus efficace qu’une violence physique. Et ce nouveau refus de Wildsmith vis à vis de son aide. Qu’elle essaye d’inverser les rôles. De prendre le dessus sur lui. Ne fit qu’accroître une rage que le brun retenait en lui depuis maintenant de nombreux jours. Une rage envers elle.

L’Auror le sentait, appuyée dans son dos. Sa baguette. L’outil magique des sorciers. Le canalisateur de leur pouvoir. Le bois contre sa peau le piquait. Lui rappelait sa présence. Elle avait voulu jouer. Comme son frère, se prenait-elle pour un être supérieur ? Pouvant se moquer de la vie elle même ? Cette rage en lui dictait ses gestes. Le suppliait de la saisir. Et d’en faire à son tour un jeu. Des idées noires. Des idées qui pouvaient le faire plonger à tout moment de l’autre côté de la barrière. Dépasser la limite. Et résoudra deux problèmes d’un simple sortilège. En finir avec elle. En finir avec cette faille.

Sa respiration était haletante, rauque. Son souffle était brûlant. Contraste parfait avec la froideur que dégageait son regard. Et dans son esprit, le calme était enfin revenu. Plat. Glacial. Et calculateur. Le brun n’en doutait pas. La sorcière face à lui était puissante. Ancienne dirigeante du bureau des Aurors. Actuelle propriétaire du seul établissement de combat de la capitale anglaise. Mais il ne doutait pas non plus de l’était dans lequel elle était. Ivre. Chancelante. Faible. Pitoyable. Sans aucun doute, l’effet de surprise et la rapidité serait de son côté.

Des années à avoir fait ce geste. Des répétitions insatiables. Sa main droite, vive, plongea dans son dos. Sa paume. Ses doigts ses refermèrent sur le manche en bois de sa baguette. Qui déjà, sortait dans la noirceur de l’impasse. Elle fusa, brisant l’air. Et sa pointe se tourna en direction de la sorcière que le mur de la ruelle soutenait.

« Ensoporis. »

La formule avait été murmuré, comme ci le sorcier avait douté du sortilège que lui même voulait employer. Mais une vive lumière investie l’impasse quelques instants avant de laisser de nouveau place à la noirceur du lieu. Le sortilège avait été lancée avec puissance, frappant la sorcière alcoolisée qui tituba. Les paupières lourdes. La fatigue déjà présente dans son corps. L’alcool coulant dans ses veines. Plusieurs petits détails qui accumulés, suffirent à rendre le sortilège lancé par l’Auror d’une efficacité redoutable.

La proximité entre eux fit que le sorcier brun n’eut besoin que d’un petit pas pour la rattraper par bras avant qu’elle chute au sol. Endormie. Faire taire Wildsmith avait quelque chose de réjouissant pour lui. Une paix intérieur autant qu’extérieure. L’impasse était maintenant étrangement muette. L’air s’engouffra dans cette dernière, soulevant les longs cheveux de la brune autant que ceux du franco-américain. Ce dernier, regard une dernière fois le visage de la jeune femme. La fatigue, les joues creusées, marquées par les larmes qui avaient coulé. L’odeur nauséabonde de l’alcool. Oui. Tout cela en moins, elle devait être ravissante. Dommage.

D’un un craquement sonore, alors que le moldu au sol commençait à reprendre doucement ses esprits, une partie de ses souvenirs volés par l’Auror lui même, les deux sorciers disparurent. Pour le Ministère de la Magie ?
FIN DU RP.
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