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Un quartier peu fréquentable
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Arcturus Madverier
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Arcturus Madverier, Jeu 29 Oct 2015, 22:58


- Bien sûr et vous voulez pas que je vous apprenne à vous torcher pendant que vous y êtes ?

C'était sorti tout seul, Arcturus en avait marre de se faire sermonner par Monsieur " Je me la pète grave avec mon accent et mes tours de magie pour soigner les rebuts de l'humanité ". Il s'était élevé de toute sa taille, certes, mais Arcturus était à peine plus petit que lui, les deux ensemble étaient de véritables colosses pour les moldus qui assistaient à la scène, totalement stupéfaits et abrutis par l'incompréhension. Arcturus avait annoncé ce qu'il pensait de ce que Rurik Mkro-machin lui disait. La pureté d'Arcturus n'était plus à prouver, il était dans la liste des 28 ! Il était un des membres des 28 Sacrées ! Pourquoi dissimuler un tel prestige ?!! Pourquoi se cacher comme tous ces lâches du Ministère ?! Les sorciers étaient faits pour imposer leur volonté aux misérables qui leur servaient de pâles copies démunies de toute compétence magique. La preuve était qu'à lui seul, il avait pu maîtriser et aurait probablement tué trois moldus avec quelques sortilèges...Un sorcier était supérieur à un humain normal alors pourquoi le craindre ? Ou craindre une quelconque représaille de la part d'insectes aussi insignifiants ? Il continua dans sa lancée.

- Qu'est-ce que vous croyez ?! Que je vais me mettre à genoux et leur demande pardon ?! A CES ANIMAUX ?!! Si je ne vaux rien ou pas plus qu'eux...Qu'êtes-vous donc alors, " Professeur " ? Un être miséricordieux qui protège la veuve et l'orphelin ? Oh mais quel bon samaritain vous faites ! Retournez donc dans un de ces pubs remplis de moldus alcooliques depuis leur quinze ans, je crois qu'ils ont besoin de quelqu'un pour nettoyer la gerbe qu'ils laissent derrière eux...Vous pensez que je ne suis qu'un sale gosse de riche, descendant d'une grande lignées de sorciers de sang-pur, prétentieux, arrogant, sûr de lui, convaincu de sa propre supériorité...Détrompez-vous...Je doute au contraire ! Je doute de la véracité de mes actes ! Je doute d'être capable de faire mieux que ce que je fais actuellement ! Je doute de ma propre force ! Je doute ! Je doute ! Je doute !!! J'ai été élevé dans la haine et le mépris des moldus, oui ! Mais j'ai des amis nés-moldus, des personnes que j'aime beaucoup, des personnes que je respecte pour leurs aptitudes, leurs qualités comme leurs défauts, leurs désirs, leurs passions...Je me bats pour ceux en quoi je crois ! Pour ceux en qui je crois ! Je me bats pour ma famille qui ne m'abandonnera jamais, je me bats pour mes proches qui ne m'abandonneront jamais ! Et vous, Rurik ?! Vous vous battez pour quoi ? RIEN ! Vous soignez des gens, c'est digne de louanges...Mais j'ai beaucoup de mal à vous imaginer en combattant malgré votre force herculéenne et votre physique ainsi que votre maîtrise de la magie...Alors...Laissez-moi faire ce que j'ai à faire de ces moldus, qui sont une menace pour nos communautés...

Arcturus avait parlé en boucle, déversant rage et haine dans sa voix. Il était déterminé et si ce clochard d'Europe de l'Est refusait de le comprendre, il aurait recours à la force sans la moindre hésitation pour défendre ses convictions.
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Invité, Mar 17 Nov 2015, 16:28


Eh ! Il savait très bien se torcher, il n'avait pas besoin d'aide de la part d'un gamin, quoique... Au vu de ce manque de respect, il pouvait effectivement se servir de son visage pour se torcher, histoire de ne plus avoir affaire à cette face de petit chiard prétentieux.

Une longue tirade s'ensuivit... Rien de bien intéressant, à vrai dire, des banalités, des choses peu originales, faciles à deviner... Bordel, qu'est-ce que les jeunes étaient barbants ! La partie sur les doutes pour se donner "bonne conscience", c'était pas suffisant pour se justifier. Rien ne l'était d'ailleurs. Les belles paroles sur les amis, l'excuse à la noix concernant des connaissances nées-moldus. Le dernier couplet était tout bonnement une attaque, sans saveur.

« C'est bon, t'as fini avec ton coup de théâtre ? Contrairement à toi, moi j'ai un boulot, j'ai vécu bien au delà des illusions de Poudlard, j'ai fait de véritables études... Je suis quelqu'un, toi tu te laisses définir par ton nom de famille. Je ne me bat pas pour une quelconque famille, je me bat pour moi-même, pour mes propres valeurs. Tes doutes ne sont que des caprices, t'iras nulle part avec ce comportement. C'est plutôt toi la menace pour la communauté magique. »

Il avait à la fois envie de l'attraper par la peau du cou et lui exploser le crâne contre le mur, mais aussi de lui faire comprendre qu'il était grand temps qu'il se prenne en main, car ce n'était pas en faisant le geignard blessé dans sa propre estime qu'il réussirait à faire quoi que ce soit.

« Et puis le monde manque cruellement de sang-pur qui ne soient pas des coincés intolérants et imbuvables... Tu peux changer la donne et apporter quelque chose de bien à ta famille en devenant un peu plus tolérant. »

Un peu plus tolérant, c'était sans doute une bonne voie à prendre.

« Oublions plutôt ces moldus et viens avec moi, t'as visiblement beaucoup de choses à raconter, des trucs qui te taraudent mais dont tu ne peux pas parler avec ta famille. Maintenir les apparences c'est pas toujours facile. J'suis qu'un étranger pour toi, mais au moins tu crains pas grand chose pour ta petite réputation, parce que j'ai mieux à faire que de m'faire chier avec ce genre de choses... »

Haussant les épaules, il lui fit signe de venir, ce qui était un peu bizarre après l'avoir presque massacré... C'était donnant-donnant, en fait, Rurik avait besoin de se calmer pour ne pas faire de meurtre, et ce gamin en avait gros sur la conscience, qu'il s'agisse de soucis ou de "doutes", comme il venait de répéter sept fois. Et pour ce genre de situation, le russe avait la solution miracle.

D'un coup de baguette, il lança un sort aux deux moldus, leur faisant perdre connaissance. Il enchaîna sur un sortilège informulé pour effacer leurs souvenirs, chose qu'il appliqua également au "blessé". Ce dernier ne risquait plus la mort, il allait avoir des marques et être légèrement moche, mais d'une certaine manière, cela sera sa punition pour avoir voulu s'en prendre à un gamin sans défenses (enfin, qu'il croyait sans défenses).

« T'es pas obligé de me suivre... Mais je suppose que tu veux récupérer ça. »

Montrant la baguette de cet Arcturus, il se tourna et commença à s'éloigner lentement : à ce point là, il ne risquait rien de la part du gamin. Qu'il lui saute dans le dos pour le frapper ? Ça serait bien plus comique que dangereux.

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Arcturus Madverier
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Arcturus Madverier, Dim 22 Nov 2015, 13:09


Mais quelle ordure, quelle ordure !!! Arcturus n'avait même plus assez de qualificatif péjoratif en tête pour qualifier le comportement de Rurik...Déjà que la Mère Patrie n'avait pas trop la côte auprès du jeune Serpentard, en partie à cause de Kholov, mais là, il venait de trouver un nouvel individu hautement haïssable issu de ce pays...Y-a-t'il une seule chose qui soit sortie de Russie et qui soit appréciée ? A l'exception de la Vodka, tout en précisant qu'une vodka polonaise fait passer la vodka russe pour un simple verre d'eau. Pourquoi est-ce que tout ce qui venait de Russie, en particulier les sorciers, était aussi pitoyable que ridicule ? Une question à laquelle Arcturus ne comprendra jamais rien. Malgré sa rage évidente et son envie grandissante de broyer chaque os du corps de l'ancien professeur de médicomagie avec un maillet de la taille d'une des pierres dressées de Stonehenge. Arcturus se sentit hautement touché par ses propos mais pas uniquement dans le sens " Je vous dis ce que j'ai sur le cœur et vous me déféquez dessus, littéralement. ". Le russe avait touché une corde sensible et le jeune Serpentard avait du mal à s'y retrouver maintenant : Arcturus se battait pour son nom de famille et qu'il se laissait influencer par tout ce que sa famille lui avait enseigné...Paroles d'un idiot individualiste et rebelle qui semble destiné à rester seul pour le restant de ses jours...Le jeune Sang-Pur voyait déjà le tableau : Rurik assis sur une chaise de jardin, devant sa caravane avec un chien miteux à ses pieds et une bouteille de vodka dans la main...C'était pitoyable, rien que de l'imaginer, Arcturus en avait la nausée.

Rurik annonça qu'il ne se battait pas pour sa famille mais pour lui-même, que ce qu'Arcturus prenait pour des doutes étaient en vérité des caprices...Bla bla bla...Qu'est-ce qu'il en savait ? Qu'est-ce qu'une masse de muscles d'Europe de l'Est savait des tourments d'un Sang-Pur ? Rien...Il parle de famille mais en as-t-il jamais connue une ? Ah...C'était probablement un autre détail qui avait son importance dans le fond...Si ce Rurik avait connu une famille, il se serait forcément battue pour elle, sauf bien sûr si il était évidemment issu d'une famille pitoyable avec un père alcoolique, battant sa femme et ses enfants...Des exemples parmi tant d'autres...

Lorsque Rurik lui dit qu'il devrait être plus tolérant et plus ouvert d'esprit tout en restant fidèle à ses principes et aux convictions familiales...Cela semblait un bon compromis...cependant Arcturus savait qu'il n'aurait jamais, ni la patience de supporter les insultes perpétuelles des moldus sur un monde dont ils ignorent jusqu'à l'existence, ni la faculté de leur donner une seconde chance...Non...Arcturus verrait toujours les moldus comme de la vermine...Si des sorciers nés-moldus étaient parvenus à se faire une place, ils avaient prouvés qu'ils étaient capables de beaucoup de choses. Mais un moldu non magicien ne valait rien, un misérable insecte destiné à souffrir à jamais. Cette simple pensée amusa beaucoup Arcturus mais il n'en montra rien. En soit, il était tolérant, il acceptait les sorciers nés-moldus et les voyaient, si ils avaient réussis à prouver leurs valeurs, comme des sorciers à part entière...Alors il était déja bien plus tolérant que ne le seront jamais le reste de sa famille...Cependant, il est clair qu'il n'irait pas leur faire part de cette pensée.

Le jeune homme observa Rurik qui achevait d'abrutir les moldus captifs avant d'inviter Arcturus à venir avec lui pour discuter...Il est vrai qu'il avait besoin d'aide, il fallait qu'Arcturus parvienne à se ressaisir et ironiquement...Rurik semblait être la meilleure option sur le moment...et puis, il avait sa baguette...il fallait bien qu'il la récupère. D'un pas nonchalant, Arcturus se mit à suivre le colosse russe. Il s'arrêta quelques instants pour balancer plusieurs coups de pieds dans les corps des sales raclures qui avaient tentés de les dépouiller avant de trouver environ cent livres sterlings sur eux. De l'argent qui serait très utile si Rurik avait en tête ce qu'Arcturus croyait qu'il avait en tête. Il mit l'argent dans sa poche et suivit le russe, sans dire un mot.
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Invité, Sam 28 Nov 2015, 01:18


Le sorcier russe ne se retourna pas lorsqu'il entendit quelques petits bruits sourds caractéristiques qu'il connaissait très bien... Bon, ça, à la rigueur, il pouvait laisser faire, d'une manière ou d'une autre, ces moldus le méritaient. S'engouffrant dans les ruelles, il fut bien vite rattrapé par le jeune homme, qui devait sans doute le suivre à contre-cœur afin de récupérer sa baguette.

Sans dire un mot, le colosse de l'Est se dirigea vers les rues principales, plus peuplées, plus connues, plus sûres. S'arrêtant quelques instants sur le trottoir, il laissa passer un troupeau un petit groupe de jeunes femmes qui pressèrent le pas en poussant des exclamations d'une discrétion douteuse. En général il essayait de ne pas apparaître aussi brusquement près de quiconque pour ne pas provoquer ce genre de réaction, mais là il n'avait pas vraiment eu le choix, fallait bien qu'il sorte de la ruelle !

Grognant légèrement, il pris quelques secondes pour s'orienter, ne se rappelant plus vraiment s'il était déjà passé par là. Ah si, cela lui revenait, le bar avec l'enseigne a moitié cassée. Il était déjà venu ici.

Alors qu'il allait traverser la route, il grimaça légèrement en posant à nouveau les yeux sur le jeune homme : sur le coup, il n'avait pas fait attention (du moins, pas trop), mais c'était moche comme tenue...

« Tu t'habilles toujours comme ça ou bien t'aimes juste passer pour une décoration ambulante ? Bordel, ça me rappelle ces foutus dîners entre gens importants qui aiment faire leurs petites soirées de "charité", alors qu'il ne s'agit que d'un prétexte pour en montrer le plus possible. »

Roulant légèrement des épaules d'un air visiblement remonté à l'évocation de ce genre de souvenir, il passa derrière une voiture à l'arrêt, retenant son envie de mettre un gros coup dans le pare-choc arrière. La devanture du bar n'était pas très encourageante, et la saleté sur les vitres empêchait même de bien y voir à l'intérieur.

« Si Sa Majesté a trop peur d'être souillée par l'air ambiant, bah elle peut rester dehors, j'en ai rien à battre. » fit-t-il en poussant la porte du lieu.

L'intérieur n'était pas si bien éclairé que ça, mais l'ambiance "tanière d'escroc" avait le chic pour détendre le russe et le faire se sentir comme chez lui, enfin, son autre chez lui, au sein de son groupe mafieux. Le chauffage ne semblait pas avoir été mis en marche, ici, les gens se réchauffaient à coup d'alcool. Le sorcier regrettait néanmoins l'absence des quelques degrés de l'extérieur. Quelques poivrots à moitié affalés sur le zinc en bout de comptoir, près du téléviseur diffusant un match de football qui n'intéressait visiblement personne, quelques tables occupées, des gens à l'allure plus ou moins respectable. Apparemment, ce n'était pas la façade qui attirait tout ce beau monde.

Une bonne partie des regards se tournèrent vers lui lorsqu'il entra, ne pouvant guère se faire tout petit et discret au vu de sa carrure.

« Hrm... Visiblement il y a un habitué... » grogna-t-il en s'approchant lentement du comptoir.

L'homme qui ne s'était pas retourné se raidit sur son tabouret, fit rapidement volte-face, les yeux écarquillés en reconnaissant Rurik. Le bas droit orné d'une atèle, le moldu eut comme un mouvement de recul en voyant s'avancer le russe, réalisant bien vite qu'il ne pouvait pas vraiment altérer la matière et se fondre dans le comptoir, il opta pour une fuite latérale, allant s'installer plus loin, beaucoup plus loin, à une table, tout au fond. Est-ce que son bras cassé avait le moindre rapport avec cette terreur ? Hmmm... Peut-être.

« Démarrons par une bière, pour changer un peu... Et tu lui sers ce qu'il veut. »

Désignant Arcturus au barman, les regards se tournèrent cette fois-ci vers le jeune homme, au costume blanc souillé de poussière ça et là, ainsi que sa chemise noire qui donnait l'impression qu'il l'avait tartiné d'huile pour briller autant... Ces riches exubérants avaient accès à absolument tout, et ils choisissaient toujours les trucs les plus moches.

« Ah, et offre un truc de ma part à Mr. bras cassé. Le pauvre... »

Son ton était légèrement moqueur. Tirant quelques billets d'une poche, il en posa deux de cinquante livres (c'était ce qui était venu, donc voilà). Côté moldu, lui aussi pouvait se considérer riche... Mais il ne voyait pas vraiment pourquoi il se mettrait à porter d'horribles costumes tout moches qui ne feraient qu'attirer davantage l'attention sur lui.

« Aller, viens là, Arcturus... On a de quoi boire, on peut commencer à parler. Tiens... »

Posant la baguette du jeune homme sur le comptoir, face au tabouret vide à côté de lui, il lui fit signe de s'approcher. Les moldus ne pouvaient pas deviner ce qu'était la baguette, et Arcturus ne risquait pas de s'en servir ici. Le russe lui laissait juste le choix de rester un peu ou bien de s'en aller : le forcer à parler n'était pas très top pour résoudre le problème de ce gosse... Mais d'un autre côté, son don de légilimens lui assurait que le jeune homme n'allait pas s'en aller... Ou du moins pas sur l'instant.

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Arcturus Madverier
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Arcturus Madverier, Jeu 03 Déc 2015, 17:07


Le Sang-Pur suivait le russe dans les rues de Londres, c'était d'un triste...Il observait la décadence moldue dans toute sa splendeur, il y avait des prostituées qui vendaient leur corps pour de l'argent, des toxicos, tellement camés qu'ils n'arrivaient même plus à distinguer la réalité de l'illusion, des dealers minables qui faisaient leur petit commerce de proximité, sans oublier la fameuse force civile moldue qui observait sans agir...quelque chose pour laquelle ses membres semblaient, décidément, être très doués...Autant d'immondices donnait la nausée à Arcturus, il ne voyait que de la faiblesse, de l'imbécillité, de la lâcheté...Une intense envie de vomir le prit en voyant un tel spectacle décadent...Pauvres créatures stupides et inférieures...

Alors qu'ils marchaient dans les rues et s’apprêtaient à changer de trottoir, Rurik posa une question désobligeante et fort désagréable...enfin, y avait-il une chose sur laquelle il ne l'était pas ? Arcturus roula des yeux et lança son regard vers le ciel. Il lança un regard sur la tenue de son " accompagnateur ". Comme si les vêtements du Sang-Pur, bien que salis, valaient moins que les siens...Rurik, avec cette affreuse veste en cuir, ce pantalon bleu moldu appelé " jeans " et un T-shirt noir, ressemblait à un de ces motards passant leur vie de façon nomade et totalement polluée par l'alcool, le tabac et la drogue...Arcturus ne se priva pas pour le lui dire.

- Je préfère être sapé avec mon costard qui me fait passer pour " une décoration ambulante " comme vous dites, que comme une grosse p*** russe faisant une fixation sur le cuir...Et puis, le but de ma virée était de me faire remarquer afin de pouvoir trouver une victime sur laquelle me défouler...Quand à ces dîners mondains...Ne parlez pas d'un monde dont vous ne savez rien...Oh...Pardon, je suis sûr que vous avez dû vous rendre à ce genre de soirée... dit-il avec sarcasme.

Le duo se rendit dans un bar en ruines...ah non, en semi-ruine...C'était pitoyable, autant à regarder que d'imaginer que des gens payait pour boire ici. En voyant Rurik se diriger vers l'entrée, Arcturus s'interrogea sur la santé mentale de Rurik pour pouvoir boire un verre dans un rade aussi minable...Le propos fort délicat du russe n'affectait même plus le fils Madverier au bout du compte. Il suivit le colosse qui entra dans le bar et ne fût pas surpris de voir un homme blessé au bras, fuir à son approche...Ce n'était donc pas la première fois qu'il traumatisait quelqu'un visiblement...enfin...il faudrait déjà qu'Arcturus éprouve une quelconque peur envers Rurik...Rurik commanda une bière et demanda au barman de servir ce qu'Arcturus voudrait, les regards des occupants se tournèrent vers le jeune garçon d'un mètre quatre-vingt-dix qui accompagnait le russe. Le regard glacial qu'il lança fit baisser les yeux de plusieurs d'entre eux.

- Une bouteille de Vodka...Deux verres...Et pour le fuyard, une Mort Subite...si vous en faites... dit-il.

Le colosse russe posa la baguette d'Arcturus sur le comptoir, le Vert et Argent s'empressa de ranger son précieux bien dans sa veste afin de la mettre à l'abri, aussi bien de Rurik que du regard des autres. Le barman donna une bouteille de Vodka à Arcturus et posa deux verres face à lui, le jeune homme poussa un des verres devant Rurik, se doutant qu'il ne serait pas contre un petit gorgeon de l'alcool russe. Il se servit un verre qu'il avala cul-sec. Maintenant...Il se sentait prêt à écouter et à converser avec le russe...
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Invité, Lun 07 Déc 2015, 02:23



Ce gamin était un bon gros serpent venimeux, qui n'hésitait pas à cracher son fiel comme un arrosage automatique dans un quartier chic de Londres en pleine canicule (bah voui faut bien empêcher que la pelouse ne devienne moins verte qu'à côté !)

Le russe esquissa un sourire moqueur en regardant à nouveau la tenue du jeunot : à la limite, sur un personnage important, ça passerait, et encore, un personnage plus âgé, et très important... Comme un chef de mafia... Mais pas lui, ah non, beurk... Brrr. C'était pour ceux qui aimaient se montrer, lui restait dans l'ombre, pour toujours pouvoir frapper et maintenir la peur de l'inconnu chez ses ennemis. Parce qu'une fois qu'il frappait, c'en était fini de ses ennemis qu'il parvenait à déloger.

- Une bouteille de Vodka...Deux verres...Et pour le fuyard, une Mort Subite...si vous en faites...

Plissant légèrement les yeux, le russe haussa les épaules et vida d'une traite les trois-quarts restants de sa chope de bière : si on le prenait par les sentiments, alors bon !

« Si tu comptes m'étaler au sol avec mes propres armes, ça va pas très bien se passer pour toi... Essaie de ne pas perdre conscience, on est censé parler... Et vu que t'as l'air très bavard, j'vais commencer. Mais d'abord... »

Glissant une main à sa ceinture, il posa sa main à l'endroit où était accrochée sa baguette, informulant un sortilège Repousse-Moldu atténué, se concentrant afin que la magie se plie à ses exigences (ce qui était en général déconseillé, mais uniquement lorsque l'on essayait de faire des trucs absurdes). Aussitôt, le barman cessa ses petits regards en coin, visiblement inquiet à l'idée que le russe ne brise le bras d'un autre de ses clients, la victime de ce douloureux souvenir sembla se détendre légèrement, pas entièrement, mais plutôt comme s'il savait que Rurik était là... mais dans une autre pièce, loin de lui.

« Voilà, alors à moins qu'on attire volontairement leur attention ou qu'on fasse vraiment trop de bruit ou de trucs pas normaux pour eux, ils ne nous écouteront même pas. »

La base, quoi... Mais bon, il savait pertinemment que le jeunot ne connaissait pas toutes les merveilleuses nuances de la magie. C'était normal à son âge. Et d'ailleurs c'était encore plus normal vu sa situation : quand on était un petit richard imbu de soi-même, on ne se confrontait pas beaucoup à une variété de choses, c'était plus dur d'apprendre de ses expériences, quand elles étaient restreintes. Ouais, au final, ça faisait pitié, ceux qui se pensaient supérieurs en tous points étaient du coup totalement l'inverse.

« Tu sais, les moldus... Faut pas croire qu'ils ne sont que des raclures, des imbéciles et des pions... Même si tu peux facilement coller cette étiquette à un bon nombre d'entre-eux. On ne remarque que très rarement ceux qui méritent vraiment notre attention. Ils sont nombreux, ils savent se rassembler quand les choses empirent, il font preuve de force dans les moments les plus difficiles. Pas très différent de nous... Et puis faut avouer que leur technologie fait des bonds énormes au fil des années. »

Attrapant la bouteille de vodka pour remplir son verre (bah oui c'était lui qui payait, après tout !), le russe imita le jeunot. Il y avait mieux, même à Londres, il suffisait de savoir où chercher... Mais il n'allait pas faire la fine bouche.

« Et si tu veux savoir, les soirées mondaines, j'y ai eu droit bien plus souvent que tu ne penses... Je ne suis absolument pas comme ces bourges imbus d'eux-même... Mais disons que j'ai une position qui leur est assez... profitable à "montrer" durant ces rassemblements débordant d'abondance. »

Un autre verre. Il n'aimait pas assister à tout ça... Mais c'était son devoir en tant que commandant de police... Il pouvait refuser, mais le soutien de certaines personnes était nécessaire pour son groupe d'agents. L'argent n'était pas un problème, l'influence, par contre, c'était autre chose. Il pouvait se servir de ses informations de mafieux pour rendre la police bien plus efficace, mais ce n'était pas assez, en plus du résultat, la population s'accrochait à des conneries de people.

« Toi par contre, tu dois être un habitué qui adore ça, mais c'est pas l'sujet. J'suis sûr qu'il y a quelque chose qui te dérange, au fond de tout ça. Crois-moi, j'en ai vu plein, des comme toi. Mais c'est une bonne chose... Faut que t'arrives à mettre le doigt sur ce qui te pose problème... Et que t'acceptes un peu d'aide. Moi j'veux bien t'aider à mettre le doigt sur c'qui t'Emm*rde autant... Pour le reste tu te démerderas, hein. J'suis pas un psy'... »

Pourtant, il avait tout ce qu'il fallait pour être un psychologue, non ? Des "arguments convaincants" ?... Non non, cogner les gens ne les aidaient pas toujours... Par contre, il avait des années et des années d'expérience en ce qui concernant l'infiltration de l'esprit. Mais non, il préférait ce qu'il faisait actuellement, pas la peine de changer de carrière.
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Arcturus Madverier
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Arcturus Madverier, Ven 25 Déc 2015, 14:11


Arcturus laissa le russe parler, l'alcool lui montait doucement à la tête mais il restait assez lucide pour ne pas sombrer comme un alcoolique de bas étage. Il écoutait Rurik, lui parler de la " vertu " des moldus...C'était d'un ennui...Arcturus n'était pas le genre d'homme que l'on faisait changer d'un claquement de doigt. Pour lui, les moldus étaient, sont et seront toujours des poids pour ce monde, des poids qu'il faut supprimer de l'équation...Le Vert et Argent regarda le fond de son verre tandis que le russe lui parlait de ce qu'il fallait faire des moldus : Ne pas les voir comme des imbéciles et des pions...Il n'y avait qu'un homme comme lui pour dire ce genre de choses...Comment ne pas regarder de haut, une race sous-développée et inférieure comme les moldus, qui ne peuvent rien arranger ? Rien faire pour changer les choses ? Ils sont feignants, ils doutent d'eux-mêmes, ils sont faibles, ce sont des lâches...Rien d'aussi misérable ne mérite de vivre...Et Arcturus avait un avis bien tranché sur la question. Il servit un autre verre à Rurik, par politesse, sans arrière pensée, même si son discours moralisateur sur cette sous-espèce humaine le gonflait au plus haut point, il était satisfait de ne pas être seul. Son comportement vis-à-vis de sa solitude avait considérablement changé au fil du temps : D'un loup solitaire, Arcturus était devenu un loup exilé...mis à l'écart...éloigné...Il observait les autres, rire ensemble, jouer, s'amuser, profiter de la vie...Plus personne pour le craindre ou pour l'aimer...Il s'était paralysé dans sa propre forteresse de solitude...Totalement imprenable...Totalement impossible de s'en échapper...


Oui, il s'en rendait compte maintenant : Arcturus était malheureux, très malheureux, il avait mal...atrocement mal...Et rien ni personne ne pourrait le sauver...Il ne savait pas vraiment ce qu'il avait au fond de lui qui n'allait pas mais cette soirée en était encore une preuve : Il voulait torturer des moldus pour chasser son chagrin...Pour chasser ses sombres pensées...trouver de l'éclat dans la souffrance de ceux qu'il déteste plus que tout.... Il s'en rendait compte, il était tombé si bas...Il n'y avait aucun espoir pour lui de se redresser et voilà qu'arrive Rurik...Un curieux ange de miséricorde qui décide subitement de lui tendre une main secourable...Chose que personne n'avait fait pour lui...Ses amis l'ont fait, sa famille l'a fait...mais aucune personne ne l'avait aidé dans le bon sens et ce russe brutal et mal-élevé est assis avec lui dans un bar minable autour d'une bouteille d'alcool pour essayer de lui venir en aide...Arcturus eut un sanglot qui s'étrangla dans sa gorge. Sentant sans difficulté ce qui allait suivre, il préféra prendre sa baguette et informula un Repello Moldum dans le bar. Tous les occupants du bar, sortirent du bâtiment sans se poser de question, simplement parce qu'Arcturus avait besoin d'être seul avec Rurik...Lorsque la porte se ferma derrière le dernier client, Arcturus se leva de sa chaise et marcha quelques pas vers la fenêtre crasseuse, un lourd silence pesant venait de prendre place dans le bar, à l'exception de la télévision qui continuait de décrire le match qu'elle présentait, Arcturus l'éteignit d'un coup de baguette magique, sans même la regarder. Il ne voulait pas se montrer aussi vulnérable mais au fond de lui, il savait que c'était le bon moment...Il ôta son armure mentale, il n'avait plus rien à perdre...Il se tourna vers Rurik et dévoila la vérité pure et simple...

Il pleurait...Oui...Arcturus Madverier était en larmes, il en avait plus qu'assez de sa satanée étiquette d'enfant prodige sang-pur...Une petite affichette pendue à son cou où il était écrit " Je suis un assassin, un sadique, un monstre, un serpent, un mage noir ". Bien entendu, il ne fallait pas non plus penser qu'Arcturus regrettait tout ce qu'il était mais au fond de lui...Il savait maintenant qu'il avait fait souffrir beaucoup et toute la douleur lui vint comme un coup de poignard dans le cœur qui le torturait comme jamais. Nulle magie, nul sortilège ne saurait l'apaiser ce moment. Il pleurait et versait des larmes de désespoir, de tristesse, de chagrin, de peur, il ne s'était jamais montré aussi faible, en particulier face à un inconnu...Est-ce pour son bien ? Il aimait croire que oui...Reconnaître ces erreurs était la premiere étape et il aura fallu dix-neuf années à Arcturus Madverier pour se rendre compte de toute la souffrance qu'il avait donnée et qu'il avait subie...Dix-neuf ans de tourments, de peur, de panique et de souffrance qui lui revinrent avec brutalité, comme une punition pour tout ce qu'il avait fait. Il pleurait tant qu'aucun son ne pouvait sortir de sa bouche, il tombait presque à genoux face à tant de douleur, il ne pensait même plus à Rurik, simplement à ses erreurs passées...Des choses horribles qu'il avait faites par amusement, caprice, convoitise, amour pour sa famille, pour le respect, pour la crainte, pour être...lui...

Agenouillé sur le sol, pleurant depuis de longues minutes, victime d'un lourd traumatisme émotionnel, Arcturus se rendait compte de la véracité de cette simple phrase : " Il n'y a que la vérité qui blesse ".
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Invité, Sam 26 Déc 2015, 01:14




L'âge, l'expérience, l'alcool, le lieu familier... À croire que le russe avait tout un tas d'excuses pour expliquer son humeur bavarde. Par contre, aider une raclure de sang-pur imbue d'elle-même ? Ça ne lui ressemblait pas. Lorsqu'il avait eu affaire à quelqu'un dans le genre, il s'était contenté de lui encastrer le crâne dans la cloison de son manoir vomissant l'opulence par tous les joints des carreaux de marbre. Et il y en avait beaucoup... Une légère pointe de cruauté supplémentaire lui rappela que cette matière était du genre à absorber les liquides et devenir impossible à nettoyer, surtout avec les couleurs vive comme, disons, le sang ?

Que faisait-il ici ? Pourquoi ne pas lui fracturer sa petite tête pleine d'air contre le comptoir ? Ou l'empaler sur la bouteille de vodka ? Non ! Ce serait du gaspillage...

Pas de réponse à son discours. Pourtant ça crevait les yeux que ce gamin avait quelque chose en lui, un truc qui le bouffait de l'intérieur, qu'il devait laisser sortir une bonne fois pour toutes. Rah, si seulement il pouvait l'attraper par les épaules et le secouer de toutes ses forces en lui hurlant dessus... Mais cela ne ferait que briser son sortilège de discrétion avec la délicatesse d'un coït de dragon, en plus de lui briser les cervicales à plusieurs reprises au point de réaliser le souhait dont Nick Quasi-Sans-Tête a été privé.

Toujours pas de réaction visible, mais le legilimens sentit quelque chose... Quelque chose de gros, comme une sorte d'explosion de cataclysme à l'intérieur du jeune homme : il allait faire une connerie ! Ou pas, mais il allait faire quelque chose, ça c'était sûr. Lorsqu'il vit le jeunot s'emparer de sa baguette, le russe passa son poing au niveau de sa ceinture, prêt à lancer un sortilège d'urgence (les médicomages avaient plus d'un tour dans leur sac)... Mais pas d'explosion, de lueur verte (comme si le mioche avait la puissance pour ça à son âge...) ou autre truc potentiellement mortel ou dangereux pour les "pauvres" moldus. D'ailleurs, ceux-ci se relevèrent lentement. L'un prétexta rentrer pour ne pas se faire tuer par sa femme, un autre annonça qu'il avait besoin d'aller vérifier les horaires du dentiste pour le lendemain, même le serveur marmonna quelque chose à propos d'une course à aller faire et que ça ne craignait pas de laisser le bar ouvert pendant ce temps.

Un sortilège Repousse-Moldu, absolument pas atténué, cette fois-ci. Les deux sorciers furent seuls en moins d'une minute.

« C'était pas la peine... On était bien... On t'a jamais appris qu'il était dangereux de lancer ce sortilège en plein lieu fréquenté par de nombreux moldus, surtout en plein quartier comme ici... »

À vrai dire, il devait le savoir, mais son état ne lui permettait pas de réfléchir à ça, car le sang-pur s'éloigna de quelques pas, fixant la fenêtre probablement sans regarder l'extérieur. Oh non, c'était tellement... théâtral... facile à deviner...

** Oh bordel... Pitié par ça... **

Malheureusement, ses prières furent ignorées par toutes les hautes instances divines censées se cacher "là-haut", comme pour punir le russe de n'avoir jamais crû en elles... Après tout, comment croire à la moindre croyance dans le genre quand on était aussi plongé dans la magie et la technologie ? D'ailleurs, ces deux là pouvaient probablement l'aider : un bon sortilège pour trancher la gorge du jeune homme ? Une balle entre les deux yeux ? Decisions decisions...

Arcturus était donc bel et bien en train de pleurer face à lui, ayant fait volte-face en mode "voilà comme je suis en vrai". Une crise d'adolescent ou un véritable appel à l'aide ? Ayant fait tourner son tabouret pour le suivre du regard, il resta ainsi, le visage neutre, son verre de vodka toujours à la main (personne n'est parfait...). Lorsque son "compagnon" de beuverie s'écroula au sol dans un sanglot silencieux qui rendait la chose encore plus pitoyable qu'elle ne l'était déjà, le mafieux haussa un sourcil.

« Okay... D'accord... » souffla-t'il presque imperceptiblement.

Vidant cet autre verre d'un coup, il le posa sur le comptoir et quitta son tabouret. D'un pas lourd et lent, il s'approcha : nul besoin de se hâter, la souffrance du jeune homme était si douce, palpable, quelque peu amère... Des questions existentielles d'un adolescent, il y avait mieux niveau festin pour se repaître.

« Pitoyable... » grogna-t-il.

Son ton s'était endurci, refroidi (si cela était encore possible). Ses pas semblaient se dérouler au ralenti tandis qu'il passa tout d'abord à côté du jeunot.

« ...Tu es encore jeune, t'as le temps, hein ? »

Une pointe de sarcasme, comme un grain de sel ? Non, là c'était carrément toute la salière qui y était passée : ses pas le firent passer derrière la silhouette échouée au sol.

« Ça pourrait être pire... »

Glissant lentement de l'autre côté du serpent agonisant, il referma sa boucle, son cercle comme un prédateur tournerait autour de sa proie affaiblie, savourant les derniers souffles de vie s'échapper de sa cible. Pourtant, Rurik avait bel et bien autre chose en tête, quelque chose de bien moins agréable.

« ...Tu pourrais être derrière les barreaux, roué de coups, à moitié mort, toujours confus, ne comprenant toujours pas qui tu es. Tu pourrais n'avoir plus rien à quoi t'accrocher. Plus aucune raison de rester toi-même. »

S'accroupissant devant Arcturus, le médicomage tendit la main. Oh non, il ne s'agissait pas de l'aider à se relever, ça c'était l'erreur basique. Les gens devaient plutôt apprendre à se redresser tous seuls, un peu d'encouragement pouvait aider, mais jamais il ne fallait tendre la main pour aider quiconque à se relever d'une situation difficile. Il lui donna plutôt un petit coup sur le front, comme l'on frapperait à une porte.

« Laisse moi deviner : tu t'sens tout seul, tout ce que tu as pu faire te semble confus, tu regrettes beaucoup de choses, des conneries plus ou moins conséquentes... Ouaip, comme j'disais... Pitoyable. »

Dans un bruit sourd, il se laissa tomber en position assise, au sol, toujours face au pleurnicheur. S'ils y passaient trop longtemps, autant se mettre à l'aise, non pas que le plancher soit des plus confortables, mais le russe avait l'habitude de se contenter du minimum quand la situation l'exigeait.

« T'es paumé, frustré ou je-ne-sais-quoi encore... Bordel, combien de fois j'vais devoir le dire à tout le monde ? Poudlard se contente de remplir le crâne des gosses de fausses bonnes choses, du combustible pour la réalité. Rien qu'à te regarder, j'ai envie de te cogner... fort. Ça n'arrangerait pas les stéréotypes à mon sujet, mais ça vaudrait le coup, j'pense. Apparemment t'es qu'une chiure, ça c'est clair, mais ça te dérange, hein ? Tu voulais pas y prêter attention, mais en fait tu te dégoûtes toi-même. Et dis quelque chose, bordel, j'ai raison, je dis tout à ta place, c'est pas juste, là. »

C'était évident qu'il parlait en connaissance de cause, pas la peine d'entrer dans les détails pour l'instant. Fallait juste que le jeune homme se réveille de ce piège de lamentation dans lequel il s'était enfermé. Rurik n'était pas un bon psychologue, donc à moins d'un coup de chance, il ne pouvait pas trop l'aider pour cette crise de personnalité, par contre, pour ce qui était de défoncer des portes, il était doué, très doué... Et là, il y avait une grosse porte devant laquelle le gosse bloquait depuis bien trop longtemps.

Fronçant les sourcils, le russe effleura à peine sa baguette accrochée à sa ceinture et la bouteille de vodka s'approcha de lui en flottant paresseusement. Un coup d'œil à son verre oublié sur le comptoir... Un haussement d'épaules. Il prit une bonne gorgée directement à la bouteille : il n'était pas encore bourré et il aidait ce gamin... Plus rien n'avait de sens dans ce monde.

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Arcturus Madverier
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Arcturus Madverier, Lun 28 Déc 2015, 15:19


Le serpent blessé dans son âme resta au sol tandis que Rurik faisait son cirque autour de lui, ses remarques étaient exactement ce à quoi il s'attendait : De la provocation, de l'insulte à sa peine, il se faisait écraser comme un insecte sous la botte misérable du russe. Arcturus souffrait plus que jamais et cet immonde...b**ard...l'accablait plus encore afin de ne laisser aucun reste de joie ou de douceur en lui...Rurik avait dû être un Détraqueur dans une autre vie...Arcturus l'observa qui s'asseyait tandis que lui essayait vainement de se remettre de toute cette douleur qui était celle qu'il avait subie et fait subir aux autres. Le médicomage resta muet et sourd à sa souffrance et continua de le tourmenter mais d'une façon qui, aussi étrange que cela paraisse, rassurait le Serpentard. Tout ce qu'il disait était plein de sens, au sujet de Poudlard, de son existence, de ses choix. C'en était presque du masochisme pour le jeune fils Madverier : Il lui fallait connaître la dévastation totale de son moral afin de lui permettre de se purger de tout ce qu'il avait sur le coeur...Peu conventionnel mais visiblement efficace. Arcturus écouta le colosse russe avec attention et commença à se calmer lentement mais sûrement.

Le flot de larmes d'Arcturus avait cessé et bien que ses yeux soient encore rouges, il fixait Rurik avec quelques restes de sanglots et des yeux qui exprimait l'écoute, l'intérêt et la surprise, ce qui était un très curieux mélange visible sur un visage humain. Il arracha presque la bouteille des mains du russe et bu au goulot plusieurs gorgées, il avait eu besoin de quelque chose de fort. Il toussa le trop-plein et lâcha un très long soupir de soulagement avant de poser la bouteille entre eux deux.

- Je me sens mieux... dit-il lentement, le chagrin se faisant encore entendre dans sa voix.

Bien évidemment, un simple sortilège d'Allégresse et pouf, Arcturus redeviendrait gai comme un pinçon et aussi détestable et immoral qu'il était, voire plus après s'être montré aussi vulnérable et faible mais, pour sa défense, il se disait que faire le mal, c'est agréable mais qu'est-ce que ça peut tirer sur les nerfs parfois. Arcturus ne voulait pas sombrer à nouveau dans sa spirale infernale isolement - malfaisance. Il voulait briser sa roue de l'infortune, mettre la machine en branle, sans pour autant renoncer à tout ce qui faisait de lui ce qu'il est. Tâche ardue, peut-être impossible mais tout ce que voulait Arcturus, en ce moment précis, c'était de l'aide, aussi singulière soit elle, de Rurik. Et pour cela, il allait lui falloir faire quelque chose qu'il n'avait jamais fait, de son plein gré ou de son propre souhait sans aucune contrepartie, avec un inconnu : être honnête. Il prit une longue inspiration et eût ce curieux sentiment de se retrouver dans un confessionnal...Drôle d'église et drôle de prêtre...

- Bon et bien...J'ai pas tellement envie qu'on y passe la nuit alors...Que veux-tu que j'admettes ? Les meurtres que j'ai commis ? Les tortures que j'ai fais subir ? dit-il en se frottant les yeux afin de faire disparaître toute trace de larmes et réaffirmant sa voix d'une façon vindicative.
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Invité, Dim 03 Jan 2016, 23:51


Habituellement, ceux qui osaient lui arracher une bouteille des mains se prenaient un coup de boule, mais il fallait avouer que sur le coup, le jeunot en avait plus besoin que lui. Et de toute manière, ils se trouvaient dans un bar déserté par son gérant, ils n'étaient pas à une bouteille près s'ils le souhaitaient... Mais ce n'était "pas bien"... Et au vu de sa situation, voler quoi que ce soit ne lui était pas vraiment nécessaire. Non, il était davantage adepte des crimes un peu plus graves que ça.

- Je me sens mieux...

Qui disait que l'alcool n'était pas une solution à tous les problèmes ? Sûrement tout plein de gens coincés du derche qui employaient le mot "pompette" pour définir leur état de faiblesse à la moindre piquette à peine alcoolisée. Par précaution, le russe récupéra la bouteille et la posa un peu plus loin de son côté : Arcturus avait beau "se sentir mieux", il ne fallait pas abuser, tout de même ! Ce devait être le côté bienveillant du médicomage... Dégoûtant, d'ailleurs, lorsqu'il s'en rendit compte.

Le jeune homme finit enfin de faire le tri dans sa tête et parla un peu plus :

- Bon et bien...J'ai pas tellement envie qu'on y passe la nuit alors...Que veux-tu que j'admettes ? Les meurtres que j'ai commis ? Les tortures que j'ai fais subir ?

Grognant d'un air amusé, Rurik préféra attraper la bouteille et se rinça le gosier à coup de vodka : il en avait tellement besoin pour jouer les baby-sitter ET le psy à la fois.

« Si t'as envie, si tu penses que ça changerait la moindre chose. Perso, j'ai pas envie d'entendre tes histoires... J'voudrais pas me montrer trop méchant envers toi, ce serait contre-productif. L'important ce ne sont pas tes actes ou tes paroles, mais plutôt ta volonté. J'ai tendance à juger les gens sur ça... Et jusqu'ici ça s'avère être bien plus intéressant pour jauger qui que ce soit. »

Posant la boisson à côté de lui, il continua, fronçant un sourcil comme s'il essayait de se concentrer : il n'avait pas du mal à réfléchir, il n'en était pas encore là au niveau de l'alcool... Il voulait juste être clair.

« L'idée c'est de t'établir des objectifs, des lignes directrices. Rien de bien religieux ou autres conneries dans le genre hein. Déjà tu devrais commencer à changer ta façon de voir les gens. Oublie qu'il s'agit d'un sorcier ou d'un moldu, concentre toi plutôt sur l'individu plutôt que sur ses étiquettes. Qu'est-ce que cette personne peut t'apporter ? Est-elle dangereuse ? T'as le droit d'être égoïste, surtout que ça semble être un de tes domaines d'expertise. Ça ne veut pas dire prendre tout le monde de haut, non plus... L'idée c'est de t'adapter, t'intégrer. Les gens n'aiment pas quand ça sort de leurs habitudes, qu'il s'agisse d'un chiard prétentieux qui croit que son sang vaut mieux que les autres, ou d'une brute comme moi qui prétend avoir des fonctions cognitives. »

Pourquoi être "All brawn and no brain" quand on pouvait avoir les deux et les associer pour arriver à ses fins ? Autant les stéréotypes le mettaient en rogne, autant cela faisait partie du processus de contestation de celui-ci que de savoir jouer avec pour obtenir gain de cause.

« Laisse moi deviner, j'suis pas clair ? J'suis pas un p'tin de psychologue non plus... C'est simple, t'es pas bien comme ça, alors tu changes de comportement, faut pas chercher plus loin. T'avais juste besoin de te retrouver là, plus pathétique que l'image que tu te fais des autres, de l'entendre de quelqu'un d'autre... »

Non parce que ce n'était pas comme si le russe avait été d'une grande aide : son domaine était plus concret, les maladies, les blessures et maladies physiques ou magiques, pas les divagations mentales de gens pas suffisamment bien réglés pour faire preuve de suffisamment de cohérence ou d'un peu de bon sens.

Se redressant en emportant la bouteille avec lui, il alla se caler contre le comptoir et sortit sa baguette : il n'y avait plus le moindre moldu ici, donc bon...

« Maintenant relève toi... Lancer un Repousse-Moldu total ici, quelle idée... »

D'un mouvement de baguette, il brisa l'enchantement. Le jeunot avait intérêt à se relever avant que quiconque ne revienne... Bon, il avait quelques minutes... c'était amplement suffisant.

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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Arcturus Madverier, Jeu 14 Jan 2016, 14:25


Les paroles du russe sonnaient et résonnaient dans la tête du Serpentard. Il l'écoutait et essayait de garder l'esprit assez ouvert pour pouvoir accepter les conseils du colosse d'Europe de l'Est. Arcturus réfléchit à des objectifs qu'il pourrait essayer d'accomplir, des buts qu'il avait à l'esprit, les rêves qu'il avait et qui pourraient le guider dans son existence mais plus il cherchait, plus il avait du mal à savoir ce qui pourrait être apte à le guider sur la voie de la réussite. Il préfera rester calme et fermé lorsque Rurik aborda le thème de la similitude Sorcier/Moldu...Là...C'était un véritable champ de mines sur lequel le russe marchait: Il était totalement impossible pour le Sang-Pur de concevoir un seul instant qu'un Moldu était l'égal d'un Sorcier...Mais il avait accepté, depuis longtemps, l'idée qu'un Né-Moldu était un sorcier comme un autre, ce qui était un sacré pas en avant pour lui. Difficile pour lui d'imaginer plus similaire à lui qu'un sorcier...Mais la simple idée d'être similaire à un moldu manqua de le faire vomir, à moins que ce ne soit l'alcool qui allait le faire rendre...

Changer de comportement ? Oui, c'était évident...Mais pour devenir quoi ? Arcturus avait tout de même sa fierté et il était tout bonnement hors de question pour lui de se torcher à l'absinthe en compagnie d'autres poivrots moldus pour plusieurs raisons. La première est qu'Arcturus ne boit pas sauf lors de moment très particuliers, comme ce soir par exemple. La seconde : Les moldus sont de la vermine et de la racaille qui ne méritent que l'extinction...C'est vrai que c'était assez extrême et négatif comme point de vue mais l'histoire des sorciers et de la famille Madverier avait prouvée que les Moldus avait fait atrocement de mal aux sorciers et Arcturus n'oublierait pas tout le mal qu'ils ont perpétrés contre les siens...les bûchers du Moyen-Age, les traques, l'inquisition...tant de maux qui affecta la communauté magique...Non...Impossible d'oublier tout le sang versé par la faute des Moldus...

Arcturus se devait de changer mais sans renoncer à tout ce qu'il a appris ? Sans renoncer à ses convictions les plus profondes ? C'était difficile pour lui de l'imaginer...Il savait que si il ne changeait pas, d'horribles choses se produirait pour lui et ceux qu'il entoure mais bien plus encore pour ceux qui s'oppose à lui...Et si il changeait...Il perdrait sa fierté et, en un sens, sa noblesse...Plutôt mourir qu'être un Madverier destitué de la grandeur liée à sa naissance. Lors que Rurik brisa le charme du Repousse-Moldu, Arcturus se redressa, retira la poussière sur ses vêtements et se frotta les yeux afin de faire disparaître toute trace de larmes ou d'un chagrin passé. Il alla s'asseoir au bar et resta silencieux quelques instants.

- Et comment puis-je changer sans renoncer à mon héritage ? À tout ce que j'ai appris ? À tout ce qu'on m'a enseigné ?

La question avait été dites en toute «  innoncence ». Puis que Rurik semblait en savoir autant au sujet de la psychologie alors pourquoi ne pas l'aider à résoudre cette interrogation qui déchirait le Vert et Argent ?
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Malena Kane, Jeu 25 Fév 2016, 18:40


PV
TORI BLAKE - Malena Kane

Les ombres mystérieuses venant de la rue dansent sur les murs du bar, disparaissent puis reviennent. Tu sens un frisson inaccoutumé s’emparer lentement de toi, tu te lèves, et la misère du monde, tu vas à la fenêtre, qui commence à écraser ta poitrine.

Il est nuit-orange dehors, et jour-lumière à l’intérieur. Tu tentes de regarder les courbes de la ville qui filent dans l’obscurité, mais tu est happé-e par le reflet sur les vitres : on y voit des corps brumes qui flottent au-dessus d’un verre d’alcool. Un jour, ils étaient Homme, aujourd’hui ils sont des corps brumes ; et rien d’autre.

Tu n’oses pas te retourner : et puis, à quoi bon ? Des HEURES !, que tu traines sur une chaise rouillée à BOIRE !, ce que TU!, appelles la misère du monde. Et quoi ? Celui ou celle qui s’abreuve d’alcool comme de l’eau, est un-e alcoolique. Celle ou celui qui s’abreuve de la misère du monde est quoi ? Un-e miséreux ?

Tu n’oses pas te retourner : et puis, à quoi bon ? Tu connais tout. Tout est enregistré dans ta tête.
T’as tout le scénario : bah OUI, depuis une semaine, tu viens ici ! Tous les soirs.
Chaque geste, chaque respiration, chaque bruit de verre, chaque coulis d’alcool dans la gorge, chaque voix, chaque rot, chaque corps brume-PANTIN,
tu les reconnais.
Alors bon…

Merdre. Ce soir,
c’est pas un bon soir.
Ça n’annonce rien de bien pour la nuit.
Le frisson inaccoutumé s’est emparé de toi et la misère du monde écrase ta poitrine. Hum. Tu te sens perdu-e ; sans but. Une feuille qui se laisse porter par le vent. Même le bal mystérieux qui arrive,
te passe par-dessus la tête.

Merdre.
T’es sorti-e dans la rue.
T’en pouvais plus des réminiscences de ton propre présent qui flottaient sur les fenêtres. De l’air. T’as besoin d’air. T’as besoin d’évader ton esprit, de fuir par le chemin des rêves et des pensées hallucinées.

ssssCHHHLAAC.
L’atterrissage est brusque, ton côté gauche déborde d’alcool,
tu déambules plus que tu ne marches,
mais le principal est là : t’es sur le chemin de fer désaffecté. La longue perspective qui coule vers l’horizon te calme un peu.
Ici, t’as l’impression que tu peux t’en aller n’importe où, que tu prendras un train -même imaginaire, et qu’il t’emmènera vers des contrées lointaines.
En vrai : Un coup de feu, ou un incendie ça aurait été bien mieux,
tu as envie de feu, toujours,
mais là t’es à sec : d’alcool comme de rage.
Tu penses à ton âme-miroir, Liz’. Tu entrechoques son âme à la tienne pour créer une étincelle. En vain. Ce soir,
La nuit a prit toutes tes flammes pour donner au ciel une teinte orangée.

Merdre.
T’es là. Sur les rails d’un chemin de fer désaffecté.
Et t’as plus d’alcool :
MISÈRE.
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Tori A. Blake
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Tori A. Blake, Lun 29 Fév 2016, 09:00




Rencontre nocturne
Pv avec Malena Kane



Le vent s'engouffre dans la veste de Tori lui donnant des formes étranges, des ondulations qui semble vibrer jusque sur le pavé qui s'étale sous ses pieds. La soirée s'annonçait simple, lente et ennuyeuse. Les bars et les tavernes s'emplissent des mêmes ivrognes, de la même populace qu'à l'accoutumée, mélangeant sans aucune gêne les genres, la nuit tous les chats sont gris dit-on, et à voir comme se mêlent et se démêlent les gens le soir, ballet de personnes au visage déguisées, que ce soit intentionnellement ou sous le joug de la bouteille, le matin le spectacle se termine et les acteurs sont, pour certains, depuis longtemps rentrés chez eux. Seuls restes de ce qui s'est passé, les employés et tenanciers de ces lieux de rencontres. Mais vient un moment pour des habitués tel que la sorcière ou l'acteur se lasse, car bien que différents de visage, le fond reste le même, et ce n'est pas restant dans les chemins trop empruntés que l'on pourra rencontrer une personne un peu moins quelconque.

La sorcière était lessivée, elle avait besoin d'air, et d'une bonne bouteille, voire peut-être deux ou plus. Les minutes s'écoulaient, les centilitres aussi, et Tori errait dans les rues de Londres en quête d'une chose qu'elle ne connaissait pas elle-même. Au bout d'une ruelle sombre, un point de lumière l'attirait irrémédiablement et devant tant de beauté elle ne pouvait qu'être happée. Des brèches orangées s’échappaient dans le ciel tel des rubans de feu et se fondaient dans le mauve mystique de l’immensité nocturne. La lumière menait à un grand espace accueillant auparavant les trains. L’endroit souffrait de son inutilité et le sol était teinté de poussière et le fer abimé par la rouille. Et même dans cette état l’espoir de voir un train arriver dans l’esprit embrumée de Tori l’animait vers la voie. Puis la sorcière remarqua une présence, une femme. Non, un homme. Il s’agissait d’un Homme, mais son genre restait un mystère, et il semblait avoir besoin d’un remontant, perdu dans les langues de feu qui s’évadaient lentement du ciel. L’aigle se rapprocha de ce voyageur étrange, comme le papillon attirée par la lanterne. Pour beaucoup de personnes qu’elle connaissait, la situation aurait parut bien trop étrange. Mais la jeune femme aimait l’inconnu, et elle avait bien envie de partager ses bouteilles, parce que à deux c’est mieux.

- Le ciel est pas mal ce soir.  Pis ici c’est mieux que les bars, parce que c’est beau… Différent. T’veux du pur feu ?

Tori observa l’Homme du coin de l’œil. Son visage lui était inconnue, et elle ne lui avait même pas demander son nom. Foutu esprit, quand tu te mélanges… De plus, son nom lui en dirait peut-être plus sur lui.

- Sinon t’es qui toi ? Moi j’suis Tori !


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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Malena Kane, Ven 25 Mar 2016, 23:30



Pour patienter, tu suis du regard les lignes de fuites. Les rails, les câbles qui se perdent à l’horizon. Tu as toujours aimé les gares. L’impression de mouvement, les formes géométriques, le parfum de départ, le mélange des corps, l’entrechoquement des esprits qui vont et viennent dans des sens différents.

Cette fois, tu cherches seulement l’effet hypnotique de la contemplation. Rêves. Imaginer le passé. L’avenir. Imaginer seulement. Un présent différent. Un moyen comme un autre de t’occuper l’esprit plutôt que d’écouter la litanie agaçante qui te tourne la tête : tu n’as plus d’alcool. Tu n’as rien. Tu t’as juste toi, toi et tes vieux démons. Et c’est déjà trop. Ça t’embrume l’esprit. L’effet de l’alcool te rend les idées plus claires. Mais tu n’as plus d’alcool.

À croire que le père noël existe. - Le ciel est pas mal ce soir. Pis ici c’est mieux que les bars, parce que c’est beau… Différent. T’veux du pur feu ?
- Oui. Réponse précise, concise et fermée. Assoiffée que tu es. T’es tellement en rute d’alcool que tu es prêt-e à lui arracher des mains. Mais elle sait se faire désirer, la bouteille. - Sinon t’es qui toi ? Moi j’suis Tori !

Une fille arc-en-ciel contre le ciel caramel. Elle est colorée, et c'est agréable à regarder. Elle te donne confiance mais tu ne t'attardes pas très longtemps sur elle - tu y reviendras plus tard, et comme un chat, tu lui piques la bouteille des mains en un geste  à la fois brusque, provocateur, et félin.

Tu avales une gorgée de Pur feu. Ça t’arrache la gorge, descend dans ton gosier, et, après quelques secondes, ça prend le sens inverse, ça remonte. Y a bien le goût de l’alcool qui se plante dans ta bouche, mais une autre sensation olfactive te picote le palais et les papilles. Sans savoir trop pourquoi, tu sens ta langue qui se délie. Ta langue, lourde de mots, qui aimerait bien s’en décharger.

- Je suis Malena. Un dragon sans ailes qui vient d’échouer sur cette ancienne voie désaffectée. Mais ça me va. Je me sentais trop à l’étroit dans le bar. On se connait peut-être ? T’as entendu mon cri d’alcoolique et t’es venue avec ta bouteille ? C’est pour ça que t’es là ? Clin d’oeil, sourire complice.
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Tori A. Blake
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Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Tori A. Blake, Mer 13 Avr 2016, 23:48




Rencontre nocturne
Pv avec Malena Kane


- Oui.

Pas un mot de plus, ni de moins d'ailleurs. L'Homme ne lui répondit pas d'une voix fermée, mais c'était une réponse claire, concise, comme si la personne à ses cotés venait de traverser un désert. Le regard vif, on pouvait lire sur son visage cette essence animal, féline, l'Homme lui jeta un regard mais retourna vite à l'objet de son désir, le précieux liquide qui reposait dans ses bouteilles. Sans plus d'explication, sa proposition ne tomba pas dans l'oubli puisque le félin attrapa d'un geste brusque la bouteille avant de la téter tel un biberon. Assoiffé, la jeune femme venait de tomber sur un spécimen rare, qui l'intriguait encore plus à présent. Tori dans un sourire malicieux lui laissa la bouteille, tandis qu'elle observait dans la lueur rougeâtre du soir ses traits se détendre et sa langue se délier:

- Je suis Malena. Un dragon sans ailes qui vient d’échouer sur cette ancienne voie désaffectée. Mais ça me va. Je me sentais trop à l’étroit dans le bar. On se connait peut-être ? T’as entendu mon cri d’alcoolique et t’es venue avec ta bouteille ? C’est pour ça que t’es là ?

C'est sûr que si elle était un dragon sans ailes, Malena ne pouvait que se sentir à l'étroit dans un bar, et la vue du ciel... Un paradis inaccessible, et pourtant si proche. Un petit clin d’œil du dragon sans ailes s’ajouta à sa phrase et Tori lui rendit son sourire en pensant au à son cri d’alcoolique. En un sens, c'était un peu ça, mais plutôt qu'un espèce de bienfaiteur, elle était le lutin du Pur Feu, pas la Bonne Fée. Non, sinon ce serait de la Fée Verte ! La Serdaigle débouche une autre bouteille en admirant de nouveau le ciel, continuant sa lente descente vers l'obscurité, ce mystère. Après une nouvelle gorgée brûlante, une manière comme une autre de rester au chaud, elle répondit d'une voix enjouée:

- Très poétique ta description, j'aurais dû faire pareil, tit animal échoué ! C'est la première fois que l'on se rencontre mais ravie surtout ici, c'est tranquille. Pour la bouteille carrément, jsuis Lutin du Whisky, parfaite pour les bonnes soirées.

Une nouvelle gorgée, et un nouveau sourire éblouissant en direction de Malena. La lumière des couchers de soleils est puissante, comme si cette boule de feu ne tenait pas à se coucher pour quelques heures, que notre monde s'arrache à elle. Dans cette lumière, le dragon semblait un tantinet enfantin, alors qu'une seconde auparavant il était félin. Étrange.


Code de Tori


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Arcturus Madverier
Serpentard
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Un quartier peu fréquentable

Message par : Arcturus Madverier, Lun 23 Mai 2016, 18:42


Une affaire qui marche ? [ PV MM ]

La nuit était tombée sur Londres et Arcturus avait prit soin de se faire nommer pour le tour de garde de ce soir afin de faciliter sa rencontre énigmatique. Au début de son service, il se dirigea dans un des quartiers les plus malfamés de Londres, Nine Elms, un quartier industriel historique situé vers les quais. Le quartier était devenu peu à peu un quartier résidentiel mais l'explosion de la criminalité à Londres et plus précisément de ce côté de la Tamise ont fait de Nine Elms, un véritable coupe-gorge pour les plus imprudents...Quoi de mieux pour un rendez-vous anonyme ? D'autant plus que le quartier recelait bien des usines et des entrepôts parfaits pour ce genre de rencontre. Arcturus jeta son dévolu sur un abattoir désaffecté et s'y rendit pour la rencontre qu'il y avait prévu. Il entra par effraction, en forçant la serrure de l'un des quais de chargement et se rendit dans l'usine. C'était tout bonnement parfait : Une ambiance de film d'horreur, de vieilles machines à tuer en série, des carcasses d'animaux abandonnés aux vers, une odeur de mort et de sang séché dans toute la bâtisse, murs carrelés et certains en ruines avec supplément tâches de sang...Un réel bonheur...Arcturus ne perdit pas son temps sur les détails sordides de cette usine qui empestait la viande froid et la putréfaction et trouva le chemin du toit. Il alla s'asseoir sur une chaise laissée à l'abandon sur le toit, à coté de laquelle se trouvait plusieurs canettes de bières rouillées. Il leva sa baguette et lança un #Periculum de couleur verte pour signaler à ses invités, sa position. Les moldus ne verraient qu'un feu d'artifice, inutile de s'inquiéter et puis si ils venaient, il suffirait qu'il aille mettre le feu ailleurs afin d'avoir la paix...Arcturus attendit patiemment sur le toit de l'abattoir, l'arrivée de son ou ses invités.
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Re: Un quartier peu fréquentable

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 Un quartier peu fréquentable

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