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Malicia Evans
Serpentard
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Re: Sur l'aire de chargement
Malicia Evans, le  Jeu 28 Avr 2016 - 17:07

RP UNIQUE

Je venais de quitter la gare, ma main me faisait un peu souffrir, j'avais peut être frappé un peu fort que ce que je pensais. Bordel, jsuis une sorcière nah ? Alors pourquoi je me bats comme une moldu, c'est une bien mauvaise habitude. Me mordillant la lèvre inférieure, je restais immobile en plein milieu d'une rue. Mon rendez vous venait de se terminer, je n'avais plus rien à faire. Alors. Dilemme. Je rentre à Poudlard ou je continue à placarder les affiches que les mages m'ont donnés ? Hm.. Au pire, j'en dispose encore quelques unes dans la ville, et j'me casse.

Toujours immobile, je mis un certain temps avant de me décider à bouger. Du coup, après un débat intérieur, je me décide à aller sur les docks. En plus, point bonus, l'air frais me fera du bien. J'avance un peu sur les planches, me tourne vers un panneau pas très loin de moi, j'pose une affiche, au préalablement agrandit et me dirige, ensuite, vers l'eau.

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Je m'assoie au bord, pis je m'allonge à moitié en posant mes coudes sur le sol et regarde l'horizon. Ouais. Au bout de deux minutes de contemplation, on s'emm*rde un peu quand même. Je me relève en soufflant et me dirige vers Ste-Mangouste.
Lizzie Cojocaru
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Personnel de Poudlard
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Re: Sur l'aire de chargement
Lizzie Cojocaru, le  Mer 25 Mai 2016 - 21:04

Flashback - Post unique. Début des mouvances.

Bennet n’aimait pas les examens. Elle n’aimait pas voir tout un troupeau d’élèves suer à grosses gouttes l’anxiété qui les rongeait. Elle n’aimait pas les voir, tout court. Elle n’aimait pas le concept même de l’examen, du test, de ces abrutis qui considéraient que leur âge ou leur pseudo-formation leur donnait la moindre autorité sur elle, surtout quand certains semblaient élèves la veille et absolument pas qualifiés à lui donner des ordres. Elle n’aimait pas voir le sens des priorités disparaître officiellement du château, quoiqu’au quotidien ce soit souvent le cas. Elle aimait, en revanche, la raison qui la guidait ce jour-là au Ministère. Pour la première fois de sa vie, elle donnait poids à l’enjeu académique. Et ça se comprenait : depuis qu’elle travaillait au Chaudron Baveur, enchaînant sans artifice magique des horaires parfois impossibles avec ses rondes préfectorales et expériences personnelles, elle avait eu une connaissance approfondie du Magicobus de nuit. Elle en connaissait les grincheux révoltés par une conduite peu sûre, les incontinents lui imposant l’usage de #Voluptas Garden, les bavards persuadés que leurs avis lui importaient, la marmaille la confondant avec un banc public, les « mâles » confondant compliments et harcèlement, etc, etc. Mais ce mardi 24, tout allait changer, elle allait devenir maîtresse de ses déplacements. Libre comme un pissenlit. Enfin, elle n’y était pas encore. Restait à réussir, et ce n’était peut-être pas une mince affaire. Pour ne pas dire qu’à son premier essai, elle s’était estimée sous-douée en la matière. L’entraînement avait fini par payer, et étrangère au stress, elle comptait bien mettre toute sa détermination au service du permis.

Elle était, à l’inverse, toujours familière aux troubles liés à l’espace et au temps : elle avait une rare faculté à se perdre même en lieu connu, or le Ministère ne le lui était qu’un antre obscur, ainsi qu’à arriver en retard quelle que soit l’importance du rendez-vous. Aussi la septième année peina-t-elle à croire la montre à gousset qu’elle venait de voler à un moldu trentenaire juste avant d’entrer dans la cabine téléphonique, montre lui indiquant qu’il n’était que 12 h 21. *Merlin c’est quoi le code déjà ! Si je sais ! Magic, ça fait 62442*, songea-t-elle en composant le numéro. Elle avait été assignée à la session de l’après-midi, mais avec un nom en B, elle sentait qu’elle allait passer durant la digestion du jury. En entendant la doucereuse voix de l’employée invisible à ses yeux, elle se surprit à prendre pour casse-croute ses ongles, avant d’écarter sa main, dégoutée d’elle-même. Elle allait pas finir comme eux, quand même, membre de la race des anxieux, ce n’était pas elle. Un macaron lui fut imprimé, précisant « Elizabeth Bennet - examen de transplanage », puis la porte s’ouvrit sur le hall d'entrée. Un employé l’interpella quand elle commença à traverser l’immense hall, et après avoir contrôlé sa baguette lui indiqua qu’elle devait se rendre au sixième étage en précisant « fais gaffe par contre, rentrer par erreur dans l’Office des Portoloins pourrait te valoir un voyage pour le moins désagréable. » Toujours cette manie de ne tutoyer que les plus jeunes. Le remerciant d’un hochement de tête, la jeune femme se mêla au flot de sorciers lui paraissant bizarrement semblable à une fourmilière et prit la direction des ascenseurs.

L’attente fut tuée à coup d’hypothèses que son regard curieux faisait sur les lieux, puis deux têtes rousses et une grise sortirent les clefs dont ils ouvrirent le Centre d’Essai de Transplanage, où se passait vraisemblablement le permis. Refrénant son envie de glisser sa tête par l’embrasure de la porte qu'ils venaient de prendre, la Seafordienne s’adossa au mur, incapable de focaliser ses pensées sur autre chose que ses tentatives pour écouter quoique le centre paraisse définitivement Immugié. Les minutes s’égrenèrent encore avant que le plus jeune membre des examinateurs ne sorte appeler un Belvedere, Luke. Un sourire confiant, un nez d’aigle et une peau d’encre, le sorcier qu’elle n’avait jusque là regardé s’engouffra dans la salle. Des coups d’oeil fréquents à la montre lui signalèrent que la durée approximative de l’épreuve était une vingtaine de minutes -à condition que l’objet soit fonctionnel, bien évidemment, mais jusque là, il ne s’était trompé sur son avance. Plus sûr de lui encore qu’à son entrée, l’éphèbe sortit et céda place à une cascade de rousse sensualité, pardon, une examinatrice.
- Ms Bennet, Elizabeth.
Le ton, glacial, tranchait avec le côté sulfureux que lui évoquait la trentenaire. Lissant sa combinaison d’un noir souple et élégant, volée non à un passant mais à une cliente du Chaudron, la préfète se redressa. Elle se sentait nue, et cela n’avait rien à voir avec son aisance habituelle. Ne pas paniquer. Elle ne s’était jamais autant préparée à un examen, pour la bonne et simple raison que c’était la première fois que ses entrainements avaient un but autre que personnel. Mais elle avait tout lu, posé toutes les questions, harcelé Parker à pas d’heure jusqu’à ce que ses déplacements se fassent sans désartibulations. Elle pouvait le faire.
- C’est moi.

Les questions amorcèrent l’épreuve. Elle avait peur, peur de s’égarer, elle faisait toujours ça quand elle parlait, s’évader par la pensée, elle avait du mal à savoir si on la suivait, aller de A à B passait toujours par Z avec elle, mais là, là ce n’était plus Z, c’était des chiffres, de l’égyptien peut-être, ou du chinois, enfin non, pas tout à fait, elle ne connaissait leurs alphabets alors que là, là elle avait le sentiment d’être un dictionnaire ensorcelé, voué à tout dire jusqu’à la dernière page. Enfin, à condition de ne pas compter comme des pauses ses respirations qui n’étaient qu’une anecdote, un bas de page, un renvoi à une autre encyclopédie. Elle crut se tromper sur un nom, le répéta, l’écorcha, expira, le prononça plus intelligiblement, et le flot était reparti. Cela avait pu durer une seconde, ou dix minutes, ou quinze, en vérité elle n’en savait rien, elle n’avait jamais autant parlé pour répondre à des questions, d’ordinaire en cours c’était sujet verbe COD, et encore. Parfois c’était juste un sort lancé comme ça. La rousse resta inflexible, mais son voisin, qui aurait pu être son frère tant leurs traits lui paraissaient semblables, ou n’était-ce que le stress qui réduisait un visage à une couleur de cheveux, lui offra un sourire encourageant. La troisième examinatrice, secouant presque imperceptiblement ses boucles défraichies, non de gauche à droite mais de haut en bas, rêvait-elle ou était-ce une approbation, annonça que la partie pratique allait débuter. En vrai, ça tombait bien, car elle n’avait qu’une envie, partir loin d’ici.

Est-ce que si elle transplanait derrière la porte ça comptait, elle aurait son permis quand même ou fallait-il rester dans cette salle aux murs d’un blanc oppressant, elle n’était pas folle, elle ne voulait pas finir au service psychiatrie de Sainte Mangouste, Jane ne se remettrait jamais de l’avoir comme patiente, mais qu’est-ce qu’elle disait, ils n’allaient pas la mettre à Sainte Mangouste pour un simple coup de stress. Elle se força à sourire, et attendit les explications. Une armoire, qui avait jusque là échappé à sa vue, trainait, ou plutôt trônait, impérieuse, à quelques verges de la fenêtre découvrant à cinq ou six perches du bureau du jury un extérieur aussi artificiel que le plafond de la Grande Salle de Poudlard. Tous les sorciers étaient claustrophobes, en fait, ce n’était pas juste ell- Comme si elle lisait dans ses pensées, la doyenne du jury précisa qu’il allait falloir prendre place à l’intérieur de l’armoire cloutée et, sans user d’autre magie que l’apparition, regagner le siège qu’elle occupait quelques instants plus tôt. Le cillement de ses paupières ralentit, comme si elle était en quête du refuge des bras de Morphée, mais l’adrénaline n’était pas prête de permettre un sommeil en ces lieux. Pas plus que le jury, très probablement. Elle rouvrit les yeux, armée du masque inflexible que pouvait lui être par certaines occasions sa mâchoire affirmée, et se leva pour gagner l’objet désigné. Elle ne se retourna pas, de peur que sa poker face ne dure pas et songea que bientôt, tout ça serait fini. Que quelques secondes de plus de détermination suffisaient à gagner une miche de liberté. Et là était le seul pain sec auquel elle aspirait.

Elle referma la porte et entendit un bruit de succion la sceller. Merci pour votre confiance. Fermant à nouveau les yeux, mais pour une tout autre raison, elle visualisa sa chaise, d’un pourpre vieilli, le bureau qui était de quoi il était déjà par Helga ah si ! That is mahogany ! et se sentit basculer. Un peu comme si l’armoire avait contenu quelque insoupçonné siphon placé là pour l’aspirer. Vous savez, comme dans ces films d’horreur moldus que sa mère aimait tant, où l’eau de l’évier coulait d’un bleu-vert-noir non identifié mais opaque, consistant, inquiétant avant de vous entrainer dans les égouts. Et même s’il n’y avait de liquide, ou même de canalisation dans cette armoire, c’était tout comme, avec le tournoiement dans les saletés ménagères, la totale, et elle aimait pas ça. Non. De toute manière c’était pas son genre de faire la poussière. Elle avait un but. Destination. Même si c’était par l’interstice entre la porte et le sol, elle atteindrait cette veracrasse de chaise. D’ailleurs... elle l’avait fait. C’était estomaquant, la rapidité à laquelle ça se faisait. Pour le coup son estomac était pas super bien accroché, mais elle tenait, et ce n’était qu’une sensation. Physiquement, il était là. Comme ses mains, et tout le reste. Se raccrochant au dossier, les yeux aussi larges qu’un boullu fris, elle fixa le jury. Ils avaient vu, hein ? Elle était sortie ! C’est toujours aussi expressive et chaleureuse que la rouquine la raccompagna à la porte, douche froide, signalant que les résultats lui parviendraient par hibou la semaine suivante.

Ils furent positifs ; et depuis lors la brunette use et abuse de cette capacité.
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Nyptia Shaklebolt
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Re: Sur l'aire de chargement
Nyptia Shaklebolt, le  Sam 18 Juin 2016 - 20:38

Le côté obscur...
ft. Alhena Peverell

Le temps n'a rien de clément, en cette soirée de Juin. Il bruine, et le ciel noir menace de tourner à l'orage. Que suis-je venue faire ici, déjà ? Rien qui ait imposé ma présence sur ces Docks mal famées, je me dis. Et pourtant, il faut bien que je m'y colle... Voilà ce que c'est que de perdre un pari stupide ! Parfois, je me déteste de faire si aisément confiance aux gens... Et aux Serpentards, plus précisément. Quelle idée j'ai eu de parier avec l'un d'eux qu'il n'oserait pas se jeter dans le Lac Noir tout habillé ? Non mais franchement, pour la jugeote, on repassera...

Bien évidemment, il a sauté à pieds joints dans les eaux sombres et tous ses amis ont applaudis. Moi, j'ai fait grise mine. L'enjeu ? Aller coller une affiche provocatrice sur un mur des Docks londoniennes. Plus fière qu'on ne pourrait le penser de moi, je n'ai pas refusé d'endosser la responsabilité qui m'a été imposée. Dignement, j'ai empoché l'affichette et pris la direction des grilles de Poudlard immédiatement. Quitte à faire quelque chose qui ne me plaît guère, autant le faire vite.

Et me voilà partie pour la capitale anglaise, à bord du Magicobus qui me bringuebale en tous sens. Nauséeuse, je pose le pied sur les quais, déserts à cette heure-ci, et m'emmitoufle dans ma cape d'été, histoire de ne pas être repérée par un éventuel pêcheur en train de cuver son vin. Je n'ai pas l'intention de me faire remarquer, encore moins d'utiliser la magie ici, où je n'en ai aucunement le droit, aussi je marche d'un pas vif, les yeux baissés, jusqu'à l'aire de chargement des bateaux.

Je jette un coup d'oeil par-dessus mon épaule, pour m'assurer que personne ne regarde, et extirpe le parchemin de ma poche. Trois morceaux de Sorcier Collant plus tard, l'affichette est posée, et je recule d'un pas pour l'observer. Le texte est clairement provoquant, et j'ai honte d'avoir été celle qui l'a affiché aussi ostensiblement.
"Sang Pur pour toujours,
Pendons les autres Haut et Court.
"

Soudain, j'entends un bruit derrière moi. Des pas qui se rapprochent. Un raclement de gorge, et un son de crachat. Je me retourne brusquement, prête à dégainer ma Baguette Magique, et voit s'avancer trois hommes à l'air revêche. "Alors comme ça les roturiers n'auraient pas le droit de vivre, sale bourgeoise ?" m'interpelle l'un d'eux, un grand trapu tatoué et chauve. Je blêmis : des Moldus. Et pas des plus accueillants, pour sûr. Je tente de reprendre un semblant d'assurance et bredouille : "Non, ce n'est pas... Ce n'est pas ce que je veux... S'il vous plaît, je n'ai pas voulu vous insulter..."

C'est peine perdue. Les trois hommes cherchent la bagarre, de toute évidence. Ils ne me laisseront pas m'exprimer. Ils ne m'écouteront pas. Je n'ai pas la moindre chance, face aux trois armoires à glace. Je répugne à l'idée de leur jeter un sort, premièrement parce que je n'ai aucune envie de les agresser, ensuite parce que ce serait donner raison au slogan de l'affichette. Comment vais-je me sortir de ce foutu pétrin ? Seul un miracle pourrait me sauver, je crois...
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Re: Sur l'aire de chargement
Alhena Peverell, le  Jeu 23 Juin 2016 - 2:05

RP avec Nyptia Shaklebolt

~ Le côté obscur... ~

C'est étrange ce qui t'arrives non ? Tu ne sais pas ce qui t'arrives, tu ne sais pas pourquoi. Dans cette église, à la recherche d'artéfact... Tu étouffais, tu ne respirais plus, tu n'arrivais plus à atteindre la lumière. La nuit était tombée, comme tes défenses. Tes yeux injectés de sang, tu étais affamée. Affamée de sang, affamée de tuer tout ce qui pouvait te passer par la main. Mère du mal. Beauté noir des cieux. Il t'arrive de temps en temps à ne plus me résister et à sombrer dans les douces ténèbres. Mais, ne les aimes-tu pas ces ténèbres...

Agenouilles toi devant la mort,
Dors dans les bras de la noirceur,
Laisse toi bercer par les enfers,
Acceptes d'être un enfant de la nuit.


Cette voix. Cette voix qui envahit ton esprit. Tu ne la supportes plus, tu n'y arrives plus. La contenir. Comment, que faire hormis céder à tes propres démons. À tes propres désirs. À tes propres pêchés. Juste se taire ? Un silence amer ? Laisses moi entrer. Laisses nous devenir qu'une seul et unique personne. Laisses faire le destin qui t'es dessiné. Personne n'échappe à sa propre prophétie...

Tu suffoques. Tu t'écroules à genoux sur le sol. Ton frère a transplané et t'as emmené avec lui. Vous n'auriez pas pu de toute manière gagner ce combat. Mais ça fait mal, tellement mal de revoir tout ces prêtres avec leur croix vous traitant de toutes les insultes possibles. Sang-de-bourbe, Sang-de-bourbe. Quelques mots qui effleurent tes lèvres. Quelques mots, un autre avec un sort vert que tu aurais voulu leur jeter. Mais Adrian a fait ce qu'il avait à faire à temps : t'empêcher de sombrer dans le gigantesque néant des ténèbres, encore.

Il t'aide à te relever. Pourquoi a-t-il eu pitié de ces pauvres sang-de-bourbe ? Ta rage de sang, ta folie sanguinaire aurait prit le dessus et il n'aurait rester que des cadavres dans cette église. Heureusement qu'avant ça, il eut la bonne idée de lancer un Oubliette sur les gens présent durant votre incrustation. Mais maintenant tu le sais, la prochaine fois tu ne le suivras pas là-bas,  ni dans une autre quelconque église...

- Non, ce n'est pas... Ce n'est pas ce que je veux... S'il vous plaît, je n'ai pas voulu vous insulter...

Une voix que tu connais. Une voix d'élève. Laquelle tu ne sais pas, mais tu l'entends. Rêve ou réalité ? Tu tangues, fatigue, monstre qui grandit. Pourquoi vous êtes ici et pas chez vous ? Avait-il prédit ? Avait-il eu peur ? Au fond, tu t'en fous profondément. Étrangement, tu as envie d'aider cette voix qui t'attire. Mais tu ne peux pas, collée au mur tu inspires, expires, le souffle des ténèbres. Baguette serrée dans ta main, jointures qui en deviennent blanche. Tu attends, attends de voir ce qui se passe. Les cris, les moqueries, les insultes vont-elles autant sifflés que dans cette foutue église ? Tu hésites et t'approches doucement avec ton frère. Mais tu n'interviens pas.

Les miracles ça n'existent pas. Tu n'es pas là pour ça. Tu ne connais pas l'histoire, tu ne sais pas ce qui se passe. Tu entends juste les voix. Puis tu jètes un regard. Une affiche avec un slogan... Trois hommes et la jeune Nyptia. Mais c'est son problème pas le tiens. Personne ne vous a vu ou entendu. Alors tu attends, tu attends. Mais qu'est-ce que tu attends ?

La mort certainement...


HRPG:
 
Aileen O'Leary
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Re: Sur l'aire de chargement
Aileen O'Leary, le  Mar 8 Nov 2016 - 0:00

RP avec Jean/J'ai son LA!

Mélanger vodka, rhum et bière n'était pas une bonne idée de base.

Mélanger vodka, rhum, bière et cocktail du Chaudron Baveur était du suicide.

Dire qu'Aileen avait du mal à marcher était un euphémisme. Elle avait bu, trop bu. Son verre semblait toujours se remplir, et c'était son devoir de le vider.

Un party qui avait mal tourné.

C'était la dernière fois qu'elle allait dans un open night à Londres. C'était la dernière fois qu'elle allait à un party seule. C'était la dernière fois qu'elle....

Le sol était beaucoup proche d'un coup.

-Merlin, je te jure que si j'arrive à mon appartement je ne touche plus à une goutte d'alcool de ma vie.

Elle s'appuya contre un conteneur, se laissant glisser jusqu'à toucher le sol pour enfin s'asseoir.

Le monde tanguait, bougeait.

Elle avait mal au cœur. Elle avait envie de revenir chez elle.

Pourquoi est-ce que je n'ai pas appris à transplaner!!! Même Nya le sait maintenant....

Se concentrer sur sa respiration. Inspirer, ignorer la nausée. Expirer, essayer de ne pas chuter.

Aileen se leva. Il fallait qu'elle trouve la sortie de se dédale. En titubant, elle tomba sur un jeune homme qui semblait assez occupé à charger une cargaison.

Louche.

Elle trébucha, bousculant la cargaison que le jeune homme tentait tant bien que mal de charger.

Belle première impression.
Jean Parker
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Re: Sur l'aire de chargement
Jean Parker, le  Mer 9 Nov 2016 - 15:51

Les affaires sont les affaires. Être obligé de sortir dans un endroit pourri de Londres pour récupérer un sac de sport. Rempli de quoi ? D'une concentration de produits illégaux valant plusieurs milliers de dollars et pouvant amener à purger le reste de sa vie derrière les barreaux à condition bien entendu d'être attrapé. Mais bon, l'argent facile reste facile, et il fallait au jeune homme une nouvelle voiture ainsi que de quoi bouffer pour les prochains mois. Le sorcier partit de chez lui en début d'après avant d'arriver un peu plus tard à Londres. Il n'allait pas aller chercher quelque chose d'aussi important en plein milieu de la journée, mieux valait il y aller tard le soir. Ayant peu d'espoir de se faire du fric dans le monde des sorciers, Jean devait faire en sorte d'utiliser ses pouvoirs dans le monde des impuissants pour pouvoir faire rentrer de l'argent dans ses poches. Ces hommes qui font des horaires démentes, qui triment comme des forçats, qui rentrent chez eux éreintés, incapable de faire autre chose que boire une bouteille de whisky et de se poser devant la télé pour se détendre et d'oublier la misérable condition de vie qu'est la sienne. Les seuls moldus qui semblaient avoir compris deux trois trucs sont ceux qui font leur buisness en paix, sans avoir vraiment peur des conséquences de leurs actes. Enfin... Ce sont souvent les mêmes qui vivent dans la misère et qui haïssent tout et n'importe quoi, le plus souvent eux mêmes.

Un banc. Le meilleur ami du sorcier pour une après midi à rien glander, enfin y'a bien le bar qui est un endroit cool pour glander et buvant un petit coup mais bon y aller en début d'après midi est synonyme de ressortir tellement mal qu'il faut vous ramasser à la petite cuillère. Il avait quelques sachets sur lui donc autant essayer de les vendre dans l'après midi, les stocks étaient en train de s'accumuler et il fallait commencer à les vider autrement qu'en les consommant soi même. Il alla se caler du coté de La City, les hommes d'affaires aiment bien se détendre le soir après le boulot et on souvent les moyens de payer une conso plus que raisonnable. L'après midi passa tranquillement, les mecs commencèrent à rappliquer à l'heure ou les moutons quittent les bureaux pour les bars. Mais bon drôle état d'esprit quand on passe soit même les soirs à picoler pour laisser les effets prendre le dessus sur la dépression et les questions existentielles stériles ne servant qu'à se ronger jusqu'à dépérir. Un comportement navrant, déprimant, triste mais faisant partie d'un quotidien bien morne, le sien. Les bars moldus sont assez sympa, avec une télé diffusant du sport le plus souvent, mais l'impression de ne pas appartenir à ce monde de par ses pouvoirs magiques, et de ne pas appartenir au monde magique à cause de ses convictions et son inutilité. A en croire les bouquins qui parlaient d'autrefois, rien n'avait changé, et les sorciers ne semblent avoir encore moins de but dans la vie que les moldus. Eux au moins avec la technologie ont des idées, des convictions qui peuvent se réaliser du moment ou a une chose essentielle : l'argent.

C'est cette raison au centre de ses préoccupations, qui poussa le sorcier à se lancer dans un buisness dangereux, ou tous les coups sont permis, mais bon 'est un peut tard pour se demander cela. Après un après midi à dealer et une soirée à jouer avec ses démons intérieurs, Jean se dirigea dans les docks, prenant toujours le même chemin entre toutes les allées, connaissant le labyrinthe sur le bout des doigts à force d'y traîner. Le sac était planqué dans une caisse, dans un endroit reculé des docks mais bon la prudence étant mère de sureté, les précautions étaient nécessaires. Le temps d'arriver et pour lutter contre le froid qui pesait par cette heure avancée de la nuit, le jeune homme se roula un pet histoire de se détendre un peu en des temps si troubles pour lui. Il était devenu accro à cette Mer** lui ruinant la santé. Cette sensation d'égarement, l'impression d'être happé de la réalité, le subconscient s'affolant, l'impression de tanguer comme en pleine mer, ces fourmis au bout des doigts, c'est dans un moment comme ça que la vraie détente commençait. La fumée se propageait autour de lui et s'évaporait dans l'obscurité au fur et à mesure de l'avancée de ses pas.

Non loin de son objectif, le jeune homme qui semblait de pas être bien assise sur le sol en train d'essayer de lutter comme une tarée pour rester consciente et ne pas s'étaler sur le sol. Le cliché typique de la personne qui avait trop bu. C'est un truc qui se crame à des kilomètres quand on a l'expérience et que malgré celle-ci, on finit régulièrement dans le même état. M'enfin bon quand on ne sait pas boire on ne boit pas. Surtout quand on est une jeune femme et qu'on se retrouve dans un endroit comme celui-ci. Les docks étaient l'endroit préféré des trafiquants en tout genre et auraient été ravis de tomber sur elle pour en abuser. Jean était confrontées à deux idées bien précises en la voyant, la première étant d'aller chercher le sac et de se barrer, après tout elle s'est foutue dans la m*rde, à elle d'en sortir. La seconde idée était de l'aider à rentrer dans les quartiers civilisés de Londres, faire sa Bonne Attitude du jour quoi. Il continua sa route el alla chercher la caisse, il reviendrait la voir après. Il trouva la caisse sans trop de mal, c'était la seule sur laquelle la poussière, la pluie et le sale n'avaient pas encore passé leurs nerfs. D'un #Diffindo bien placé il ouvrit la caisse et récupéra le sac. Après l'ouverture de celui-ci, il fallut s'assurer que tout ce qu'il devait y être y était. D'un bref coup d'oeil le jeune homme fit l'inventaire, tout semblait à peut près être présent, un peu de weed, de shit, de coke, enfin de quoi se faire pas mal de thunes pour peu qu'on sahce à qui refiler telle ou telle substances illicites. C'est à ce moment que la jeune fille déchirée voulut s'approcher et trébucha bousculant ainsi Jean qui fit tomber le sac. Le jeune homme ppesta et ramassa le sac avant de se tourner vers la jeune femme étendue sur le sol.

Ça va rien de cassé ?
Aileen O'Leary
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Re: Sur l'aire de chargement
Aileen O'Leary, le  Mer 9 Nov 2016 - 16:44

Le sol était, assez étonnamment, confortable. Mou, froid, immobile, il faisait un lit parfait pour une Aileen bourrée en manque de repères. Elle était bien dans son petit monde, s’imaginant s’endormir aux côtés d’une autre tête rousse.

L’image visuelle de deux yeux bleus, sombres, vint casser sa rêverie.

Elle savait qu’elle les avait déjà vu quelque part, ils étaient importants, ils étaient…

-Ça va, rien de cassé ?

Aileen ouvrit les yeux.

Un gars se rapprochait d’elle, lentement mais sûrement. Ok, un gars qui trainait dans les docks la nuit, qu’elle venait de renverser….Elle était dans le trouble.

Pourquoi n’avait-elle pas encore appris à transplaner ?

Oh oui, elle pensait que c’était une perte de temps.

Le jeune homme se rapprochait, ce qu’il voulait était clair. Abuser d’elle.

Elle se releva d’un coup. Du moins essaya, histoire de mettre davantage de distance entre elle et son potentiel agresseur. Qu’est-ce qu’elle avait fait de sa baguette déjà?

-Oui ça va, c’est beau tu peux te casser.

Alors qu’Aileen espérait que l’inconnu se barre, la laisse tranquille avec ses problèmes d’alcool il se pencha vers elle.

Red flag.

Comment est-ce qu’elle allait se sortir de là? Elle était clairement aux prises avec un maniaque qui n’avait sûrement qu’une idée en tête, l’agresser.

Elle n’était pas prête à donner son corps à un étranger.

Trouver une idée, tenter de se concentrer, alors que l’inconnu s’approchait.

Les yeux bleus refirent surface.

Elle savait.

-Écoutes, je suis vraiment pas intéressée. Je suis déjà avec quelqu’un. Vhagar Meraxès, auror et tout le baratin.

Une pause, laisser le temps à l’autre d’assimiler l’information, de retrouver le nom.

-Donc si tu pouvais te casser cela serait parfait.

Son truc sentait le mensonge…Il fallait qu’elle en rajoute, c’était clairement une idée de génie qu’elle avait eu.

-De toute façon tu ne lui arrives même pas à la cheville.
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Re: Sur l'aire de chargement
Jean Parker, le  Sam 12 Nov 2016 - 15:36

Le sorcier s'approcha de la jeune femme pour essayer tant bien que mal de l'aider, un immense élan d'altruisme et de philanthropie dans une situation comme celle ci, mais un peu de bon sens jouait aussi dans cette situation désastreuse. Une jeune femme bourrée et fragile dans un lieu dangereux, il ne donnait vraiment pas cher de sa peau. Cependant la jeune femme se comporta de manière plutôt étonnante lorsqu'elle lui répondit

Oui ça va, c’est beau tu peux te casser.

Le ton était donné. Il pouvait comprendre sa peur mais bon de la à parler comme ça, ce n'était pas forcément la meilleure chose à faire vu l'humeur du jeune homme.

Ben écoute, t'a vraiment pas l'air bien donc

Écoutes, je suis vraiment pas intéressée. Je suis déjà avec quelqu’un. Vhagar Meraxès, auror et tout le baratin.

-Donc si tu pouvais te casser cela serait parfait.

-De toute façon tu ne lui arrives même pas à la cheville.


Jean ne fut pas sur de ce qu'il entendit et hésita à lui faire répéter. Il éclata ouvertement de rire devant cette fille, cela se voit qu'elle le connaissait très mal. Vu son âge elle devait être encore à Poudlard donc il y avait peu de chances que ce soit vrai. Quand bien même dit comme ça c'était très drôle. Cependant... il apprit dans cette discutions que son pote Vhague était un auror. Cette information intrigua le jeune homme qui n'y avait jamais pensé, mais c'était plutôt bon à savoir si il était amené à faire une connerie devant lui.

Alors sache que je connais très bien Vhagar, et que je suis quasiment certain qu'il n'est pas en couple avec toi, ce n'est pas le genre de mec à sortir avec une m*rdeuse de 16 ans. Néanmoins tu viens de m'apprendre qu'il était auror donc je me tâte à te remercier pour l'acquisition de cette information ou de me débarrasser de toi car je connais cette information. Allez tu sais quoi, je n'ai pas de temps à perdre donc je n'ai ni le temps ni l'envie de jouer avec toi. Néanmoins    C'est à ce moment précis qu'il sortit sa baguette et la pointa en direction de la jeune femme au sol et lança #Stupéfix.

Allez ciao.

Se doutant que vu son état et le choc du sort, elle n'arriverai pas à se relever si elle à été touchée, même si elle ne l'a pas été d'ailleurs. Le jeune homme se dirigea vers la sortie de ce labyrinthe industriel, fumant cigarettes sur cigarettes dans l'espoir de fait passer un peu plus vite cette longue marche vers le centre de la capitale anglaise. Une fois qu'il fut arrivé, il fallut faire la même technique que d'habitude pour rentrer chez lui, un petit #Impero pour "convaincre" un moldu de le ramener en voiture, puis après le faire revenir à l'endroit ou l'avait ensorcelé. Une fois arrivé devant le majestueux manoir, le jeune homme alla s'installer dans un des canapés du salon privé, écrivit sur un bout de papier Vhagar = Auror de peur de l'oublier, puis se mit à prendre sa consommation habituelle pour oublier une journée de plus à faire de la m*rde.
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Re: Sur l'aire de chargement
Loktar Ombral, le  Dim 13 Nov 2016 - 20:29

Rp avec Aileen, j'ai son accord.


Service complexe au Chaudron Baveur ce soir, beaucoup de monde, beaucoup de commandes. Toute l'équipe était présente et l'on a pas chômé. On a arrêté de compter le nombre de verres utilisés ce soir mais ça virevoltait pas mal. Le froid dehors pousse les gens à consommer, surtout quand il s'agit d'une soirée à thème comme ce soir. Le comptoir ressemblait à un vrai champ de bataille, malgré notre organisation et la magie, c'était le bazar, on aurait pu se croire chez Barjow et Beurk. Schiavo, l'efle du Chaudron est sur les rotules aussi, on commence à ramasser tout le capharnaüm. Jana la gérante pousse les derniers récalcitrants dehors tandis que je manipule des piles monumentales de verres dans un équilibre plus que précaire. D'ailleurs, j'crois que Jana a pas mal accompagné les clients, elle empeste fortement la bibine. D'une geste souple de baguette je fais descendre le soutien gorge suspendu à l'un des lustres. Erundil fait des miracles malgré son jeune âge également. Ne reste plus que trois clients dans le Chaudron, dont une jeune fille, entre 16 et 18 ans qui semble être dans un état lamentable. Jana a toutes les peines du monde à la remettre sur ses pieds et à l'accompagner vers la sortie. Elle manque de trébucher avec, je me porte à son assistance. J'empoigne la jeune fille sous l'aisselle et je fais quelques pas pour la déposer sur un rebord de fenêtre dans la rue. Je vais pour rentrer quand Jana me demande de veiller sur elle le temps quelle sonne le magicobus pour transporter la demoiselle à bon port.

Je m'exécute, il fait frais, je grelotte légèrement. La jeune fille tente d'entrer en conversation avec moi mais tout ce qui sort de sa bouche ressemble à un rugissement guttural qu'on imaginerait bien se transformer en un vomissement d'un instant à l'autre. Je m'écarte légèrement par précaution. Je pose un regard au travers de la fenêtre embuée pour voir comment ils se débrouillent à l'intérieur et voir si Jana revient mais un bruit me faire sursauter. Je me retourne et j'entrevois la jeune adulte que je chaperonne de l'autre côté de la route, elle vient de balancer un sortilège sur je ne sais quoi, l'envoyant valdinguer dans une boîte aux lettres. je regarde à droite et gauche puis je traverse précipitamment et je la sermonne et lui demandant de faire plus attention sans quoi je lui confisquerai sa baguette. Je lui ordonne de ne pas bouger, que le magicobus ne devrait plus tarder. J'ai l'impression de parler à un mur, cela m'agace mais je garde mon calme, cela n'arrangerait rien. Je traverse la rue et j'entrouvre la porte du Chaudron pour héler Jana. Celle-ci, tout en sirotant un reste de verre (pas de gâchis) m'indique que le magicobus est en route. Je referme la porte et je vais annoncer cela à l'ivrogne mais stupeur, elle a disparu...

Je vous passerai les péripéties et le mal que j'ai eu à la retrouver, elle m'a fait courir. Je ne sais même pas si elle est consciente de ce quelle fait. J'ai eu maintes fois envie de rebrousser chemin et de retourner finir mon service au Chaudron. J'ai même pas prévenu Jana, elle va me tuer, c'est sûr. Me voilà donc sur le docks à vérifier les bords du quai pour être sûr quelle n'est pas tombée à l'eau et quelle ne se noie pas. Je suis mort de froid, je perds assez rapidement patience, me demandant vraiment ce que je fais là, surement ma bonne conscience qui me retient. Après avoir fouillé en vain les docks, je vais pour rebrousser chemin quand un faible éclair blanc attire mon attention. Je me précipite vers l'origine de la lueur, ne sachant même pas si cela a un rapport quelconque avec la jeune fille ivre. Hélas si, c'est bien elle, je ne sais pas ce quelle a bricolé mais elle est contre une voiture, jonchant sur le sol, à la limite du coma éthylique. Je la mets en Position Latérale de Sécurité avant de l'inspecter d'avantage.

Hey ?! Tu m'entends ?

Aucun signe, elle est complètement neutralisée, les ravages de l'alcool... Sauf que ce n'est pas que l'alcool et ça Loktar met un certain temps à s'en rendre compte. Après tout, il n'était pas plus inquiété de cela après avoir vu l'état de la jeune fille. Ce n'est qu'après une étude un peu plus approfondie qu'il se rendit compte quelle était stupéfixée. Circonspect, Loktar commença à regarder tout autour de lui, ne sachant pas si la chose qui avait stupéfixé l'ivrogne était encore dans le secteur. C'était peut être un prédateur en chasse d'une victime. Mais rien ne se passa, Loktar s'occupa de nouveau de la fille. D'un Enervatum il l'a ranima. Elle mis du temps à se redresser, elle était congelé. Aucune discussion n'était possible, il n'y avait rien de cohérent avec un tel degré d'alcool dans le sang. Au grands mots les grands remèdes, Loktar lança un maléfice de Gastronauseus sur la boit-sans-soif. On vous passera les détails peu reluisant d'une fille en train de se vider les entrailles par la bouche, c'est peu reluisant. Après cette régurgitation expresse, la fille semblait moins apte à parler et se contenta d'indiquer, avec nonchalance l'adresse de son domicile à Loktar. En bon chevalier servant (qui a dit esclave ?) celui-ci la ramena sans broncher. Elle ne le remercia pas, il n'en attendait pas tant de toute manière. Trop content de regagner le Chaudron Baveur après s'être absenté trop longtemps.

Fin du Rp, la suite sera au Chaudron Smile
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Re: Sur l'aire de chargement
Elenna Benson, le  Dim 4 Déc 2016 - 3:31

Rp privé avec Ashton Parker


L’alcool est l’aspirine de l’âme.


J
e ne voulais plus penser. Oublier. Arrêter. Arrêter de revivre éternellement ces quelques instants. Je me surprenais à me tenir la tête, empoignant mes cheveux et serrant mon crâne de chaque côté pour que ces pensées s’envolent, pour que la douleur cesse, pour que la culpabilité s’évanouisse. Mais tout cela ne cessait jamais, jamais. Chaque nuit je rêvais de ces quelques noms que j’avais laissé échapper, je me repassais en boucle cette scène qui n’avait pas pourtant été longue mais qui, en tout cas j’en avais l’impression, avait bousillé ma vie à tout jamais. Les cauchemars ne me laissaient pas en paix, pas une seule nuit. Heureusement, à chaque réveil en sursaut, à chaque cri ou pleurs, des bras m’enlaçaient et me rassuraient. Je n’y étais plus, j’avais laissé cette maison infernale derrière moi, j’avais retrouvé ma vie, du moins ce qu’il en restait dans mon esprit. J’avais tout détruit, tout bousillé et à mes yeux, mon monde s’écroulait petit à petit. Je prenais le large sur une mer de souffrance, voguant loin de ceux qui voulaient m’aider, loin de mes souvenirs joyeux. Je ressentais cette noirceur qui s’ancrait peu à peu dans mon cœur et si je souhaitais m’en débarrasser, c’était beaucoup plus simple d’y songer que de réussir. Alors je ne voulais plus penser. Oublier. Juste oublier.

Traitresse. Mon miroir ne reflétait plus rien, plus que l’ombre de moi-même, une personne qui n’était pas celle que j’avais pu être, juste celle qui avait trahi ses alliés, ses amis, son fiancé. Je ne me reconnaissais plus, je ne dormais plus, je ne mangeais plus, j’avais l’impression de mourir à petit feu, dévorée par cette culpabilité sans fond. Qui étais-je pour avoir livré des personnes innocentes ? Pourquoi n’avais-je pas accepté de donner mon identité plutôt que celles d’autres ? La torture était une chose abominable et seuls ceux qui l’avaient vécu pouvaient me comprendre. Pourtant, je voyais tous ces regards pleins de compassion, de pitié. Je n’en voulais pas, pas de pitié pour les faibles, pas de pitié pour moi, je ne méritais pas l’attention de ces gens qui se préoccupaient de ma santé, de mon corps mais aussi de mon cœur. Chaque jour, je croisais le regard de l’homme que j’aimais. Oh ça j’en étais certaine, malgré tous mes doutes et mes désespoirs, je ne pouvais m’arrêter de vouloir lui offrir toutes les beautés du monde. Mais comment le pourrais-je ? Moi qui avais vendu mon âme au diable, moi qui avait livré celui qui m’étais le plus cher ? Je ne pouvais plus supporter ce regard, celui qui me regardait comme si j’étais la huitième merveille du monde, oubliant toutes mes erreurs, pardonnant mes mots de trop, alors que je n’étais rien d’autre que la pire des ordures. Une traitresse.

Fuir. J’avais laissé un mot sur la table basse, j’avais enfilé mon manteau et mes bottes, embrassant mon chien sur son museau avant de partir. J’avais promis de ne pas rentrer tard, j’avais promis que tout allait bien se passer, qu’il ne fallait pas s’inquiéter, qu’il ne fallait pas qu’il s’inquiète. J’avais besoin de prendre du recul, de comprendre ce qu’il m’arrivait. L’homme parfait vivait à mes côtés et pardonnait mes fautes, mais pouvais-je moi me les pardonner ? Besoin de respirer, d’oxygéner mes poumons mais surtout mon cerveau. J’avais l’impression de devenir folle, de ne plus pouvoir réfléchir. J’avais transplané dans Londres et marchais plusieurs heures, oubliant le temps, oubliant l’espace. Sans réellement penser à quoi que ce soit, je m’étais arrêtée dans une boutique moldue pour y acheter une bouteille de whisky, voilà qui soignerait mes maux, j’en étais certaine. Si les blessures physiques avaient disparu avec l’aide de July, celles qui touchaient mon esprit ne cicatrisaient pas, elles restaient là, gravées à l’encre indélébile. Peut-être que l’alcool était le remède, ou peut-être pas. En attendant, je voulais juste… Fuir.

Nuit noire. La fraîcheur était tombée sur la capitale mais elle ne me faisait plus aucun effet. J’étais là, dans les ténèbres à déambuler sur les docks comme une âme en peine. Mais après tout, n’était-ce pas ce que j’étais ? Je m’apitoyais un peu plus sur mon sort, sirotant ma bouteille comme si elle était ma meilleure amie. Tout s’évaporait dans mes pensées, chaque réflexion était balayée par une autre un peu plus absurde. J’étais déjà venue ici ? Y’avait-il des poissons dans l’eau à cette heure-ci ? Est-ce que ça dormait les poissons ? Je marchais le long de l’eau, manquant une ou deux fois de tomber, alors je finissais par reculer d’un petit mètre du bord, oui l’alcool ne me rendait pas si inconsciente que cela finalement. J’étais seule, désespérément seule et perdue dans la nuit noire.
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Re: Sur l'aire de chargement
Ashton Parker, le  Ven 9 Déc 2016 - 17:10

PV Elenna Benson

Le problème principal du mois de décembre, excepté tous les mômes qui harcelaient leurs parents dans la rue pour tel ou tel cadeau de Noël, c'était le peu de jour qu'il y avait dans une journée. Déjà qu'à Londres le soleil se faisait assez rare et que la ville était le plus souvent recouverte d'une légère couche de nuage (ou pollution de ces chieurs de moldus, au choix), ce mois-ci en plus seules quelques heures laissaient exister les rayons du soleil. De base, Ashton était un animal nocturne, ça c'était pas nouveau et en travaillant à la BAMN en plus évidemment il n'avait pas spécialement besoin de beaucoup de lumière pour bien vivre. Mais pourtant, par moment cela pouvait faire du bien au moral de ne pas être plongé toute la journée dans le noir et éclairé par des lumières artificielles.

Et vous savez ce qui était plus déprimant que le soleil qui se couchait plus tôt qu'une grand-mère ? Passer dans un hôpital pour commencer sa soirée. Ouais, franchement il y avait mieux pour le moral. A présent, Parker connaissait par cœur le chemin qui le menait de l'entrée jusqu'à la chambre de sa sœur, où il aurait pu aller les yeux fermés s'il avait fallu. La veille, une médicomage l'avait contacté pour lui dire qu'Ashley avait émis des signes de conscience, très faibles mais des signes quand même. Étant donné que cela faisait plusieurs mois qu'elle était dans un coma complet, le sang-mêlé avait commencé à perdre espoir qu'elle se réveille un jour. Il s'était donc dépêché de sortir à la fin de sa journée de travail à la boutique pour se rendre à Sainte Mangouste. Mais lorsqu'il avait franchi les portes de la chambre de sa sœur et qu'il était entré dans la pièce d'un blanc aseptisée, il l'avait trouvée tout aussi inconsciente que d'habitude. Sa respiration était régulière, son visage semblait paisible mais elle n'avait esquissé aucun début de mouvement, aucune pression des doigts, rien qui ne puisse suggérer qu'elle sorte un jour de cet état.

Évidemment, ça aurait été trop facile sinon. Lorsqu'on commençait à perdre espoir, c'était toujours mieux d'en retrouver un peu pour mieux rechuter après. Ça avait toujours été comme ça, pourquoi est-ce que ça changerait maintenant ? C'est donc avec un moral aussi bas que le métro londonien qu'Ashton était sorti dans la rue uniquement éclairée par les lumières des lampadaires de la ville. Il avait discrètement volé une bouteille d'un alcool non identifié dans une boutique moldue puis avait un peu erré sans trop savoir où il allait. Il n'avait pas de destination précise mais n'avait vraiment pas envie de rentrer chez lui. Le Lion avait donc suivi ses pas, et s'était retrouvé au niveau des docks sans même se rendre compte qu'il était arrivé jusque-là.

Ça faisait très longtemps qu'il n'était pas venu ici, sur l'aire de chargement. Bien évidemment, au vu de l'heure tardive qu'il était, l'endroit était complètement désert. A une exception près. En effet, une silhouette s'était arrêté à un mètre du bord et ne semblait pas l'avoir remarqué. Le peu de luminosité empêchait le Métamorphomage de distinguer clairement la personne en question mais il semblait s'agir d'une jeune femme. En prenant quelques gorgées à même la bouteille qu'il avait à la main, il s'avança et se plaça à côté de l'inconnue en regardant devant lui.

- C'est calme par ici, on croise pas souvent du monde, dit-il en brisant ainsi le silence.
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Re: Sur l'aire de chargement
Elenna Benson, le  Mar 10 Jan 2017 - 7:30

C'est faux, je ne suis pas en retard.



L
’alcool faisait des miracles, ou pas. Là de suite, j’en étais certaine mais demain ? Que ferais-je demain ? Les souvenirs reviendraient, la douleur aussi. La boisson c’était cool, mais ce n’était pas éternelle. Ephémère, passager, périssable, provisoire. Je me sentais bien, je sentais le liquide chaud glisser le long de ma gorge, incendier tout sur son passage. J’en oubliais le froid et la culpabilité, j’annihilais tous les sentiments malsains qui composaient uniquement mon être en ce moment. C’était beau Londres, c’était grand Londres. C’était sûrement pour cela que c’était la ville la plus importante d’Angleterre non ? Je n’avais jamais entendu parler d’une capitale de mille habitants, elles étaient toutes des grandes villes, des grandes métropoles remplies de gens avec leurs qualités et leurs défauts. Ça en faisait des défauts, ça en faisait peu des qualités.

L’air était plus frais au bord de l’eau, je sentais des bourrasques de vent venir me percuter sans se soucier de mon ressenti. Mes cheveux de neige fouettaient mon visage, mes joues étaient rosies par le froid et l’alcool, mon sourire était revenu sans être vraiment sincère. De temps en temps, je jetais un petit regard autour de moi avec cette impression d’être surveillée. Le whisky avait tendance à me rendre paranoïaque et les derniers évènements n’aidaient en rien. Alors je pivotais rapidement, tapant un petit droite gauche du regard avant de retourner à ma marche, oubliant que je venais de me faire la peur de ma vie… pour la sixième fois en une heure. Parfois je ricanais, contente d’une blague que je venais de me faire dans mes pensées. Les autres fois, je redécouvrais le monde d’un nouvel œil, l’œil d’un alcoolique. Ça devait être cool d’être toujours dans cet état, non ? Non peut-être pas en fait, mais là oui, juste oui oui oui.

Les bateaux laissèrent place à de gros conteneurs formant un labyrinthe où je me perdis plusieurs fois avant de retrouver mon chemin. Je n’étais pas venue souvent ici, juste par ci par là. Je crois même que la dernière fois, j’avais sauvé un homme de la noyade. Je laissais échapper un petit rire jaune, sûre et certaine que si je chavirais, il faudrait quelqu’un pour me sauver. J’étais certaine que je serai incapable de faire fonctionner mes bras et mes jambes correctement avec l’alcool que j’avais ingéré, plus la fatigue, plus le manque de nourriture. C’était un joyeux bazar. Je regagnais le bord de l’eau, restant une fois de plus à distance des eaux noires et levais mes yeux vers les grues géantes qui me surplombaient. Des questions existentielles me vinrent à l’esprit. Je me demandais s’il m’était possible de monter, si les clés étaient sur le contact, si c’était facile à conduire cet engin. Tellement concentrée sur mes réflexions, je n’entendis pas les petits bruits de pas qui me rejoignaient et poussai un cri suraigu, accompagné d’un bond qui manque de me faire tomber à l’eau, lorsqu’une voix me sortit de ma rêverie.

" C'est calme par ici, on croise pas souvent du monde. "

" Put*in ! M*rde ! "

Je me reculais de quelques pas, trébuchant sur un rebord qui n’était pas là quelques minutes auparavant et tombant sur mes fesses, un air ébahi ancré sur le visage. Un malade, un GRAND malade. Il ne pouvait être que fou pour arriver comme ça sans faire de bruit et me foutre la trousse. Heureusement, j’avais sauvé ma bouteille presque vide. J’étais là, assise par terre, le postérieur endolori, la main en l’air et les yeux ronds formant de petites soucoupes. Relevant mon regard vers la voix masculine, je découvrais qui devait avoir la vingtaine, peut-être mon âge et qui avait trouvé lui aussi pour ami une bouteille d’alcool. C’était un beau garçon alors je me surpris à sourire bêtement, les joues rosissant un peu plus encore, consciente que j’avais fait un fracas monstrueux en tombant comme cela.

" Heu… Salut ! Ouais ouais, c’est calme, j’ai croisé personne depuis que je suis là. Depuis je sais pas quand en fait… Elenna. "

Je tendais ma main pour me présenter, toujours assise comme une mendiante, le jean plein de poussière et la bouteille bien en main.

" Tu bois quoi ? "

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Re: Sur l'aire de chargement
Ashton Parker, le  Mar 7 Fév 2017 - 3:10

Visiblement, l'inconnue ne s'attendait pas à ce que quelqu'un vienne lui parler à cette heure-ci et cet endroit précis. C'était du moins ce que pouvait en déduire le Gryffondor de son attitude. Elle avait sursauté en lâchant plusieurs jurons et s'était ramassée pour finalement atterrir par terre sur les fesses. Ashton devait bien admettre qu'il ne s'attendait pas vraiment à cette réaction puisqu'il n'était pas arrivé par derrière en criant "Bouh !", auquel cas elle aurait très probablement terminé dans la Tamise. Une fois la surprise passée la jeune femme sembla plutôt contente de constater qu'il ne s'agissait pas d'un vieux pervers qui trainait sur les docks le soir à la recherche de filles égarées.

- Heu… Salut ! Ouais ouais, c’est calme, j’ai croisé personne depuis que je suis là. Depuis je sais pas quand en fait… Elenna.

D'ailleurs, maintenant qu'il pouvait voir son visage, le sang-mêlé pouvait constater que la jeune femme était plutôt jolie. Elle devait elle aussi être dans la vingtaine, peut-être légèrement plus âgée que lui. Et mieux que tout, Elenna avait une bouteille de... whisky à la main. Comme quoi on finissait par tomber sur le même type de personne que soit lorsqu'on se baladait au hasard dans Londres, surtout entre alcooliques. Parker attrapa la main qu'elle lui tendait, l'aidant au passage à se relever puisqu'elle n'avait probablement pas l'intention de passer toute sa soirée assise par terre.

- Ashton, répondit-il en esquissant un sourire.

Il ne s'attendait pas à rencontrer quelqu'un ici en sortant se soir-là mais finalement il se disait qu'une présence ne faisait pas de mal. C'était toujours mieux que de ruminer ses problèmes avec soi-même et sa bouteille d'alcool. Détournant quelques instants le regard d'Elenna, il balaya les nombreux containers et grues qui surplombaient les docks. Le Lion sortit de la poche arrière de son jean un paquet de cigarettes et en porta une dans sa bouche. N'ayant pas de briquet sur lui, il passa sa main devant la cigarette en informulant un tout petit Incendio afin de l'allumer. Maîtriser les niveaux basiques de manumagie pouvait tout de même se révéler assez pratique de temps en temps. L'ex-Gryffondor n'avait pas spécialement réfléchit à ce qu'Elenna pouvait penser si elle était une moldue mais il s'en fichait pas mal également.

- Tu bois quoi ?

- Euh... Ashton regarda sa bouteille en essayant de voir si c'était marqué mais l'étiquette avait été à moitié arrachée. Je crois que c'est du rhum mais j'avoue que je suis pas certain.

Le sorcier avait relevé le tutoiement employé par son interlocutrice mais il était lui-même le genre de personne qui tutoyait facilement, du coup on ne pouvait pas vraiment dire que ça le dérangeait. L'alcool commençait petit à petit à faire ses effets et il fallait bien admettre qu'en ce temps hivernal cela permettait de bien le réchauffer de l'intérieur. Ashton regarda la fumée sortir de sa bouche et se disperser dans l'air devant lui.

- Comment ça se fait que tu sois toute seule sur les docks à cette heure-ci ?
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Re: Sur l'aire de chargement
Elenna Benson, le  Dim 14 Mai 2017 - 19:40

Si tu veux toujours bien de moi... Patapé ♪



J
e ne sentais plus mes fesses. A vrai dire, je ne sentais plus rien du tout. L’alcool n’était pas mon meilleur ami et j’en abusais rarement, juste lors de grandes occasions. Aussi, celui-ci se faisait traître bien trop rapidement, m’empêchant de réfléchir ou ne serait-ce que de penser. Ma grosse bouteille de whisky à moitié vide, à moitié pleine en l’air, je me rendais compte du ridicule de la situation, laissant échapper un gloussement peu contrôlé en baissant mon bras contre moi, le verre géant posé sur ma cuisse, en équilibre. Je me perdis encore quelques secondes dans la contemplation du liquide ambré avant de me rappeler de la présence d’un nouvel arrivant sur les docks. Ma main tendue attendait patiemment qu’une autre la rejoigne, bien contente qu’elle n’ait pas à se déplacer plus. J’étais incapable de savoir si j’aurai visé juste, si ma paume aurait rejoint celle qui aurait été tendu à sa place.

" Ashton. "

Un mot, un prénom. Un joli prénom, très britannique, j’aimais beaucoup, j’aimais même trop pour que ce soit cohérent. Pathétique ? Sûrement, mais certains se prenaient d’admiration pour des fleurs, des étoiles ou même une poubelle sur le bord de la route lorsque l’alcool avait bien resserré son emprise sur un petit corps. Moi, c’était un prénom, je le trouvais simple et j’avais toujours aimé la simplicité, elle m’était agréable, belle. Je réalisais enfin que je me trouvais sur mes pieds, il avait serré ma main, me hissant au passage à un niveau d’altitude un peu plus acceptable que celui des rues de Londres. Le gars mesurait facilement une tête de plus que moi, ce n’est pas comme si c’était compliqué. J’avais envie de râler en m’en rendant compte, d’ailleurs je me ne gênais pas pour ronchonner dans ma barbe inexistante. La vie n’était pas juste, la terre entière semblait plus grande que moi. Le jour où je retrouverais mes parents, je leur en toucherais deux mots. Quelle idée de faire de moi une naine !

" Euh... Je crois que c'est du rhum mais j'avoue que je suis pas certain. "

Il loucha un peu sur sa bouteille comme pour essayer de déchiffre l’indéchiffrable étiquette arrachée avant de tirer sur une clope qu’il avait allumé quelques secondes plus tôt, du bout des doigts.

" Comment ça se fait que tu sois toute seule sur les docks à cette heure-ci ? "

" M*rde ! T’imagine Ash, tu viens d’allumer ta clope en passant ta main devant ?! C’pas dingue ça ? "

Ouais, ma blague était vraiment nulle mais qu’est-ce que j’en riais, dans ma tête tout du moins. Un sourire fendit en deux mon visage, prête à rire à tout instant. Ma couverture était cramée et je ne la jouais pas très bien au bluff, du moins pas ce soir. En même temps, le type était vachement inconscient. A lui tout seul, il pouvait risquer de faire péter le Secret Magique rien que pour allumer sa cigarette. Y’avait des fous partout, j’vous l’dis moi… Le temps que toutes les informations montent jusqu’à mon cerveau, course ralentie par la boisson, je me rendis compte de deux choses : par Merlin, le whisky me rendait presque vulgaire, j’enchainais les injures depuis l’arrivée du sorcier, et de deux, je lui avais déjà trouvé un surnom. J’avais toujours eu la faculté d’être sociable, vite proche des gens, mais il faut croire que ma boisson n’arrangeait pas tout ça. J’en buvais une gorgée et répondais enfin.

" J’ai du whisky si t’en veux !  Je tendais ma bouteille comme un trophée pour la lui proposer avant de reprendre la parole. Je me baladais, j’essayais de penser à autre chose que tout ce qui tourne là-haut.  Le doigt de ma main libre fit un petit moulinet sur ma tempe. A croire que je ne suis pas la seule… J’ai cru que t’étais un vieux pervers chelou, mais en fait ça va… "

Je décrochais un de ses sourires que je ne contrôlais plus du tout, avec l’envie soudaine de me remettre à marcher. J’époussetais mon arrière-train, faisant virevolter la poussière que j’avais ramassé au sol. Je n’avais rien de l’allure d’autrefois, enfin presque. Mes joues étaient plus creuses, mes yeux étaient cernés et mon regard éteint. Je divaguais vite, préférant penser à autre chose.

" On marche ?... Et toi ? Tu fais quoi ici si tu n’es pas en quête d’une jeune fille dont tu pourrais abuser ? "

Elhiya Ellis
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Re: Sur l'aire de chargement
Elhiya Ellis, le  Ven 4 Aoû 2017 - 15:21


Comme la nuit parait longue à la douleur qui perdure
Pv  MM91• quelques notes au gré du vent  




hors jeu:
 

Quelqu’un avait dit que le temps cautérisait les peines et les douleurs, pour peu qu’on acceptait de patienter sagement. Peu importait qui était la personne bienpensante qui avait décrété cet état de fait, elle se trompait lourdement. Le temps empirait les choses, entrainant dans un tourbillon de regrets amers et d’incompréhension la blondinette qui n’arrivait plus à sortir de son lit que pour une seule et unique chose : quitter l’enceinte de l’école. Elle étouffait, suffoquait, n’en pouvait plus de faire semblant, de sourire faiblement, d’opiner quand on lui demandait si ça allait... Elle avait besoin d’air, d’être seule, de ne pas sentir la douceur et la compassion de ses amis, de ne plus entendre leurs mots de réconfort, de ne plus les voir, les oublier comme elle voulait s’oublier, disparaitre, ne plus être….

Délaisser la gamine naïve et impuissante qui lui collait toujours à la peau, annihiler ce qui la tenait encore proche de ce monde qui l’écœurait, mais elle n’arrivait pas à assembler ses idées pour voir comment faire. La colère et la rage bouillonnait tellement en elle, qu’il lui était impossible de la faire taire, elle en voulait à la terre entière, aux moldus, aux sorciers, à tous ceux qui vivaient leur petite vie bien tranquillement, bien noyé dans leur bonheur illusoire. Ça la dégoutait, elle ne pouvait rester plus longtemps au milieu de toute cette mièvrerie. Agrippant sa cape de sorcier, sa baguette, la blonde fila comme une ombre, sourde aux rires cristallins et aux éclats de joies qui emplissaient les couloirs de Poudlard, elle ne supportait plus, tout ce cirque lui donnait la nausée…

Elle ne savait pas où aller, mais elle voulait juste ne plus être l’élève de Serpentard qui doit mentir à ceux qu’elle était supposée aimer, elle voulait juste pouvoir être tranquille, se laisser aller à la douleur qui la consumait, pleurer ou passer ses nerfs sans sentir un regard trop doux posé sur elle, juste, laisser ce qui la démangeait au plus profond s’exprimer… Ses pas la guidèrent dans Londres, encore une fois, comme une mauvaise blague sans fin… Comme si tout devait forcément se passer ici… comme si rien d’autre que l’odeur du sang dans l’air, l’image glacée de la mort, l’étreinte pénible de culpabilité étaient au final ses seuls et unique amis… Inexorablement… Inlassablement, toujours les mêmes souvenirs, toujours la même peine, toujours la même frustration et la même rage… Toujours les mêmes…

Entourée des seuls bruits de la nuit, des clapotis de l’eau sur les docks, et du discret chant de la brise glacée dans les quelques arbres présents, la blonde tentait de contenir quelques larmes qui brouillaient sa vision, elle en avait marre de pleurer, marre de ne pouvoir se ressaisir, marre de n’entendre gronder en elle que les tumultes effervescents de la colère. Marre de cette vie, marre d’être une sorcière avec pour seule capacité ce qu’on avait bien vouloir leur apprendre, ce n’était qu’une mauvaise comédie. On leur faisait croire qu’ils pouvaient faire ce qu’il voulait d’un coup de baguette, que le monde leur appartenait, qu’ils n’avaient qu’à tendre des mains pour faire ce qu’ils voulaient de leur vie. Mais tout depuis le début n’était que mensonge… On les mystifiait pour obtenir d’eux ce qu’on voulait rien de plus… elle ne le supportait, plus maintenant… Elle voulait juste fuir, loin, très loin, ne plus revenir, ne plus se retourner… Mais quelque chose l’en empêchait, du cri silencieux de la haine ou de la peur de perdre le peu qu’il lui restait, la blonde ne savait pas ce qui la retenait ici, dans ce monde….

Non, elle ne voyait pas. Elle avait beau scruter l’eau d’apparence si calme de la Tamise, elle était incapable de bouger, c’était une peur incompréhensible, irrationnelle qui la gardait prisonnière ici. Pourtant son cœur n’avait eu de cesse de se tordre en une douleur lancinante, lui donnant envie de pétrifier certains de ses camarades de classes à plusieurs reprises, de les faire taire, de les voir sombrer dans les mêmes méandres que celles qui la poursuivait… les faire disparaitre…. Les arracher à leur famille comme on lui avait arraché Lucy brutalement… dans le chagrin et l’indifférence d’autrui… Elle voulait juste… juste arriver à comprendre ce qu’on appelait grossièrement fatalité…

Et comme la lune blafarde et moqueuse continuait à la regarder insensible, la blonde s’assit sur un rebord de l’air de chargement, les pieds dans le vide, se balançant doucement au-dessus de l’eau noire, la scrutant. Ses larmes étaient mortes, ne restait plus qu’un vide incommensurable et cette éternelle rancœur ce soir… Quelque chose chatouilla sa main, imperceptible, délicat, tendre, comme une caresse oubliée, arrachant la blonde à sa contemplation de l’astre de nuit. Une araignée, perdue, ou en pleine chasse, une simple bestiole qui lui arracha un soupire d’agacement. Elle voulait être seule, cela était valable aussi pour les insectes, elle ne voulait pas de leur compagnie… D’un soupire, sa main attrapa sa baguette, fit tomber la bestiole au sol et sans réfléchir murmura tout doucement « diffindo », regardant les yeux dans le vide l’arachnide se déposséder de quelques une de ses pattes, puis d’une partie de son corps pour tomber mollement sur le bitume en plusieurs morceaux, tressaillant encore faiblement.
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