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Sur l'aire de chargement
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Elhiya Ellis
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Re: Sur l'aire de chargement
Elhiya Ellis, le  Ven 4 Aoû 2017 - 15:21


Comme la nuit parait longue à la douleur qui perdure
Pv  MM91• quelques notes au gré du vent  




hors jeu:
 

Quelqu’un avait dit que le temps cautérisait les peines et les douleurs, pour peu qu’on acceptait de patienter sagement. Peu importait qui était la personne bienpensante qui avait décrété cet état de fait, elle se trompait lourdement. Le temps empirait les choses, entrainant dans un tourbillon de regrets amers et d’incompréhension la blondinette qui n’arrivait plus à sortir de son lit que pour une seule et unique chose : quitter l’enceinte de l’école. Elle étouffait, suffoquait, n’en pouvait plus de faire semblant, de sourire faiblement, d’opiner quand on lui demandait si ça allait... Elle avait besoin d’air, d’être seule, de ne pas sentir la douceur et la compassion de ses amis, de ne plus entendre leurs mots de réconfort, de ne plus les voir, les oublier comme elle voulait s’oublier, disparaitre, ne plus être….

Délaisser la gamine naïve et impuissante qui lui collait toujours à la peau, annihiler ce qui la tenait encore proche de ce monde qui l’écœurait, mais elle n’arrivait pas à assembler ses idées pour voir comment faire. La colère et la rage bouillonnait tellement en elle, qu’il lui était impossible de la faire taire, elle en voulait à la terre entière, aux moldus, aux sorciers, à tous ceux qui vivaient leur petite vie bien tranquillement, bien noyé dans leur bonheur illusoire. Ça la dégoutait, elle ne pouvait rester plus longtemps au milieu de toute cette mièvrerie. Agrippant sa cape de sorcier, sa baguette, la blonde fila comme une ombre, sourde aux rires cristallins et aux éclats de joies qui emplissaient les couloirs de Poudlard, elle ne supportait plus, tout ce cirque lui donnait la nausée…

Elle ne savait pas où aller, mais elle voulait juste ne plus être l’élève de Serpentard qui doit mentir à ceux qu’elle était supposée aimer, elle voulait juste pouvoir être tranquille, se laisser aller à la douleur qui la consumait, pleurer ou passer ses nerfs sans sentir un regard trop doux posé sur elle, juste, laisser ce qui la démangeait au plus profond s’exprimer… Ses pas la guidèrent dans Londres, encore une fois, comme une mauvaise blague sans fin… Comme si tout devait forcément se passer ici… comme si rien d’autre que l’odeur du sang dans l’air, l’image glacée de la mort, l’étreinte pénible de culpabilité étaient au final ses seuls et unique amis… Inexorablement… Inlassablement, toujours les mêmes souvenirs, toujours la même peine, toujours la même frustration et la même rage… Toujours les mêmes…

Entourée des seuls bruits de la nuit, des clapotis de l’eau sur les docks, et du discret chant de la brise glacée dans les quelques arbres présents, la blonde tentait de contenir quelques larmes qui brouillaient sa vision, elle en avait marre de pleurer, marre de ne pouvoir se ressaisir, marre de n’entendre gronder en elle que les tumultes effervescents de la colère. Marre de cette vie, marre d’être une sorcière avec pour seule capacité ce qu’on avait bien vouloir leur apprendre, ce n’était qu’une mauvaise comédie. On leur faisait croire qu’ils pouvaient faire ce qu’il voulait d’un coup de baguette, que le monde leur appartenait, qu’ils n’avaient qu’à tendre des mains pour faire ce qu’ils voulaient de leur vie. Mais tout depuis le début n’était que mensonge… On les mystifiait pour obtenir d’eux ce qu’on voulait rien de plus… elle ne le supportait, plus maintenant… Elle voulait juste fuir, loin, très loin, ne plus revenir, ne plus se retourner… Mais quelque chose l’en empêchait, du cri silencieux de la haine ou de la peur de perdre le peu qu’il lui restait, la blonde ne savait pas ce qui la retenait ici, dans ce monde….

Non, elle ne voyait pas. Elle avait beau scruter l’eau d’apparence si calme de la Tamise, elle était incapable de bouger, c’était une peur incompréhensible, irrationnelle qui la gardait prisonnière ici. Pourtant son cœur n’avait eu de cesse de se tordre en une douleur lancinante, lui donnant envie de pétrifier certains de ses camarades de classes à plusieurs reprises, de les faire taire, de les voir sombrer dans les mêmes méandres que celles qui la poursuivait… les faire disparaitre…. Les arracher à leur famille comme on lui avait arraché Lucy brutalement… dans le chagrin et l’indifférence d’autrui… Elle voulait juste… juste arriver à comprendre ce qu’on appelait grossièrement fatalité…

Et comme la lune blafarde et moqueuse continuait à la regarder insensible, la blonde s’assit sur un rebord de l’air de chargement, les pieds dans le vide, se balançant doucement au-dessus de l’eau noire, la scrutant. Ses larmes étaient mortes, ne restait plus qu’un vide incommensurable et cette éternelle rancœur ce soir… Quelque chose chatouilla sa main, imperceptible, délicat, tendre, comme une caresse oubliée, arrachant la blonde à sa contemplation de l’astre de nuit. Une araignée, perdue, ou en pleine chasse, une simple bestiole qui lui arracha un soupire d’agacement. Elle voulait être seule, cela était valable aussi pour les insectes, elle ne voulait pas de leur compagnie… D’un soupire, sa main attrapa sa baguette, fit tomber la bestiole au sol et sans réfléchir murmura tout doucement « diffindo », regardant les yeux dans le vide l’arachnide se déposséder de quelques une de ses pattes, puis d’une partie de son corps pour tomber mollement sur le bitume en plusieurs morceaux, tressaillant encore faiblement.
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Re: Sur l'aire de chargement
Mangemort 91, le  Dim 6 Aoû 2017 - 17:55

La nuit savait écouter. C'était une sensation qui leur avait toujours collé à la peau lorsqu'ils flânaient le longs des berges mortes comme avaient autrefois hurler un chanteur français, la glotte ahurissante. Ils y trouvaient refuge u moindre mal, laissant la peau du visage fusionner avec celle du masque. Ou modifiant cette dernière pour ne plus rien dévoiler de soi même aux yeux apeurés que détournait souvent leur passage. Ils inspiraient la peur quand leurs idées se voulaient salvatrice, et le ministère la confiance, c'en était à 'arracher les cheveux. Système nerveux. Et paupières capillotractées qui démange les pupilles quand au gré des errances une ombres infâm-ilière se détache enfin un fond de nuit. En solitaire, silence et à l'écart. Leurs mains moites tant tapis que leur corps dans l'ombre d'une boite relâchèrent l'araignée qu'ils avaient surnommé Mépris dans cette attente qui avait tout d'une longue agonie. La baguette amusée.

Et Mépris qui fila dans la nuit. Un murmure, une lumière et la lente agonie de la bête. Indignés, ils se montrent. De leur grande taille. Le masque au nez allongé toujours flanqué sur le nez. Ils s'étaient approchés. Intrigués par l'emploi d'un sort qui les chatouillait jusque dans la cuisse. Bien connu de leur main devenue experte. Alors ils s’arrêtèrent aux côtés de l'enfant. Regardant la lune dans le blancs, puis les yeux perturbés de l'enfant. Un sourire à mi-lèvres, puis la contemplation du ciel pendant quelques secondes, avant que l'air ne s'immisce doucement entre leurs lèvres, comme un murmure.

- Je suis une petite araignée,
J'ai bien envie de te piquer.
Je monte sur ta jambe.
Je vais jusqu'au genou
Je glisse sur ta cuisse
Mais elle ne me plait pas.
Je ne vais pas piquer là
-rire gras. intimidation qui répugne 1 quand 9 continue de rire-
Je suis une petite araignée
J'ai bien envie de te piquer
Je monte sur ta jambe
Je vais jusqu'au genou
Je glisse sur ta cuisse
Tombe dans ton nombril
Remonte jusqu'au cou
Et là, j'ai une bonne idée,
Je sais où je vais te piquer,
En plein dans la trachée.
-

Nouveau rire dans un sourire.
Quand l'oeil ne cesse d'examiner.
Voir sur quel pied l'enfant voudra danser.   


Dernière édition par Mangemort 91 le Lun 25 Déc 2017 - 22:07, édité 1 fois
Elhiya Ellis
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Re: Sur l'aire de chargement
Elhiya Ellis, le  Dim 6 Aoû 2017 - 20:15

L’insecte n’était plus que pièces de puzzle informes, un fragment de vie interrompu, inutile et désordonné. D’un geste de dégout, la blonde l’époussetait, doucement, pour faire tomber les morceaux de l’animal dans l’eau, insensible à l’ombre discrète qui avait glissée silencieusement à ses côtés. Ce n’était pas l’heure, pas le moment. Le temps était bien trop maussade, l’humeur bien trop sombre, l’air trop froid, elle trop... éteinte…. Son regard trop absent, son attention trop effacée, elle ne bougeait pas.  Immobile, froide.  Pourtant, le chuintement d’une voix zébrant la nuit effleura son esprit, attirant son regard ternis vers cette silhouette humaine, ou ce qu’il paraissait.  Un humain paré d'obscurité , un de ceux qui étaient la main de l’ombre, sa voix et ses caprices…. Un masque glacial visé sous la capuche noire, une promesse de fin de chemin pour tous ceux qui osaient un affront quelconque, une promesse de douces ténèbres salvatrices ou de perfides supplices expiateurs….

Les brides rationnelles de son esprit lui intimaient de fuir, de se cacher, de se faire discrète, mais cela faisaient longtemps que ces pauvres notions de logique ne régnaient plus en maitre chez elle. Elle ne bougeait pas, écoutant, hypnotisée par le murmure délicat de l’ombre. Fronçant un sourcil face à un rire gras et mesquin, alors qu’il continuait lentement sa litote sinistre. La blonde n’arrivait même plus à frémir, ou tressaillir. Menace réelle ou simple intimidation, elle n’avait que faire de cette perte de temps. La brise mordante avait depuis plusieurs heures givrée la frele jeune fille, ne laissant s’exprimer que la verve de la folie désespérée.


« Et d’une piqure rapide et dénuée d’intérêt vous serez de moi débarrassé, m’octroyant une attention quelque peu déplacée. Cependant, j’aimerai vous dire de faire ce que je n’ai pas le courage d'exécuter. Mais même là… Cette mélodie sonne faux. »

La peur irrationnelle des ombres ne l’avait jamais vraiment accompagnée. Maitre de leur destin, de leur choix de vie, ces simulacres de ténèbres avaient leur utilité en ce monde, elle le savait. Et surtout, ils étaient libres de s’exprimer, libre de laisser quelques douces colères ou tristes pensées prendre le dessus…  Quelle Étrange pointe d’envie qui venait l'étreindre doucereusement…  Ces pensées l’avaient toujours bercée, s’insinuant toujours un peu plus loin en elle, lui ôtant aversion et appréhension là où le rire narquois aurait dû la petrifier d’effroi. Mais ce soir, sous le regard moqueur de la lune d’argent froide et hautaine, ce n’était pas de la noirceur profonde de la capuche qu’elle avait peur. Mais uniquement de l'idée de voir un nouveau jour se lever sur cette redondante comédie.

La baguette amie toujours en main, la blonde planta ses yeux clairs sur cette image illusoire, qui se tenait non loin d’elle, et esquissa un sourire en coin. Si sa route devait prendre fin ici, ce ne serait pas en s’offrant allégrement, comme cette stupide araignée. Non, trop de choses en elle ne voulaient pas abdiquer si facilement.  D’un nouveau sourire qui se dessina insolent pour simple admonestation, la blonde se releva, dirigée par la seule chose qui arrivait encore à l’animer un tant soit peu : ses ressentiments. Que ce soit de la jalousie nourrit par un être plus puissant qu’elle, ou de la colère face à son incapacité àlui tenir tête . Dans les deux cas, l’être encapuchonné lui renvoyait en plein visage la faiblesse dont elle n’arrivait pas à se dépêtrer, faisant gronder en elle un élan de colère et de rage.

Divagation, ou sottise la blonde se leva, toisant sans ciller cette ombre vêtu d’un être humain, abattant la seule carte restant à sa disposition.


« Je ne pourrai vous offrir résistance intéressante, mais s’il le faut je m’y efforcerai... plus tard. Si vous concédez à m’apprendre à me défaire de mon inconsistance. »

Proposition osée, mais elle n’avait plus rien à perdre, plus rien à espérer, plus à souhaiter si ce n’était d’étouffer la petite blonde inutile qu’elle avait toujours été….



Dernière édition par Elhiya Ellis le Lun 4 Sep 2017 - 15:56, édité 1 fois
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Re: Sur l'aire de chargement
Mangemort 91, le  Dim 3 Sep 2017 - 11:38

Les mots semblait glisser sinueusement jusqu'à l'esprit encore purifié de la jeune fleur. Semblant envelopper de leurs mots la cervelle délicate, Comme 91 araignées l'attirant dans leur filet. Tissant une toile de vérités, étant sûrement l'une des bonnes. Celle d'un esprit trop opprimé qui commence à s'ouvrir. Lentement.
Comme une ancolie noircie tendant à la lumière.
Un imbécile à dit un jour qu'il fallait savoir cultiver son jardin, mais il n'a jamais interdit l'aide impromptue.

Et d’une piqure rapide et dénuée d’intérêt vous serez de moi débarrassé, m’octroyant une attention quelque peu déplacée. Cependant, j’aimerai vous dire de faire ce que je n’ai pas le courage d'exécutée. Mais même là… Cette mélodie sonne faux.

Les pieds qui se balancent quand l'âme s'élance dans l'entreprise compliquée de tordre la destinée. D'apprendre au gens qu'il y a d'autres chemins vers le mythe de la liberté. Vers l'illusion, ce n'est pas aux soixante-douze qu'ils offriront leur salut. Non, mais à l'air caressant le visage inconstant, à la caresse des sensations. À un souffle, non contrôlé, comme ils le furent dès le premier.

Je ne pourrai vous offrir résistance intéressante, mais s’il le faut je m’y efforcerai... plus tard. Si vous concédez à m’apprendre à me défaire de mon inconsistance.

Inconsistance qui bouffait les tripes, les retournait, mais ils avaient appris à la connaître, à la maîtriser, en affrontant tout ce qui l'avait faite, construite, cette privation d'exister.
Alors par bonté d'âme ils pourraient lui montrer.

Ce ne sera pas simple.
Dangereux et éprouvant.
Tiendras-tu ?

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Re: Sur l'aire de chargement
Elhiya Ellis, le  Lun 4 Sep 2017 - 16:43

Conscience baillonée depuis bien longtemps aurait voulu s'insurger. Malheureusement, roulée en boule dans un coin de l'être de sa propriétaire, elle n'était plus maitre de grand chose puis ce fameux jour, laissant place à ce qui restait d’insolence à la gamine brisée. Les opales absente scrutaient le masque, les ombres qui s'en dégageaient, analysait l'offre, persuadée d'avoir imaginé les mots prononcés. Ils dansaient dans sa tête, mise en garde et avertissement, venant frôler la seule partie de son être capable encore de répondre. Lueur d'espoir emplie de ténèbre. Mesquine proposition macabre, peut importait la finalité. Sa requête trouvait un écho. Le seul valable. Le seul qui ne la forcerait pas à essayer de trouver la lumière là où elle n'en voyait plus. Peut importait les épreuves et la difficulté tant que cet écho faisait taire ce vide hurlant qui la ravageait.

D'une main appuyée sur le sol, le corps de l'enfant encore fébrile s'éleva pour faire face de sa petite hauteur à cette Ombre. Aucun de ces sourires forcés adressait quand on lui tendait une main bienveillante illumina son visage. L'apaisement ou le soulagement n'était pas de la partie non plus. La tête blonde se contentait de scruter le plus sérieusement cette capuche noire avant d’acquiescer d'un signe de tête


"La simplicité ne laisse qu'un gout d'inachevé.... Je tiendrais quoi qu'il en coute... Car...."

Les paroles de la gamine s'étaient arrêtées. les justifications étaient vaines, les suppliques inutiles. De l'abandon dans les mains d'un des partisans des nuits les plus sombres ou des chaines de la culpabilité, le choix n'était pas compliqué. Ses yeux avaient contemplés trop de fois l'astre de jour mourir sans se défaire un seul instant de l'envie de disparaitre. Ses doigts avaient commencées à manier l'ancienne baguette amie comme une arme cherchant à s'abreuver de la souffrance d'autrui. La vue du sang ne la faisait plus frémir, plus rien n'avait conservé de saveur ou de gout. Continuer ainsi n'avait guère de sens, les explications également. Il ne restait qu'une seule chose à faire.

La bouche de l'enfant forma de nouveaux mots. Verrouillant pour la dernière fois Conscience hurlante et pleurante au fin fond d'un cachot abandonné. Laissant l'Autre, l'inconsistante blondinette lasse de fuir se remettre à la volonté du masque de l'Ombre.


"... entre vos doigts, je serai un objet certainement plus utile..."

Raison somme toute valable. Raison puérile, mais raison comme une autre. Brisée elle l'était déjà. Et s'il fallait qu'elle le soit encore plus pour ne plus sentir son cœur saigner à chaque seconde qui passait alors c'était largement suffisant. Revêtant la cape de la détermination poussée par un espoir saugrenu, la gamine se faisait presque trop bavarde et empressée. Habitude d'enfant.

".. a partir de maintenant si l'offre est convenable."
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Re: Sur l'aire de chargement
Mangemort 91, le  Lun 4 Sep 2017 - 21:22

C'est une demande masquée que leurs lèvres formulent, coupant les commissures à grandes lames de rasoir. Comme une requête, ils secouèrent la tête une fois ou deux, le temps de se résigner à demander à une gamine de mesurer la taille de ses épaules, de ce qu'elle pourra encaisser pour façonner un esprit. Nécessité de s'affronter soi-même comme eux même l'avaient fait un jour, ou le faisaient encore, un jour, puis un autre. Toujours la tête baissée. Les prendre au berceau pour les empêcher de plonger.
Et l'ordre insupportable de façonner les soldats de plombs.
Casse-noi./
·tête.

Le regard qui s'attarde dans des relans d'humanité qui mélange les tripes, les porte au bord du cœur. L'hésitation et le souvenir acide et sucré de la presque-mère aux étreintes électrifiées. Du bien qu'elle avait fait. Semée derrière elle, dans toutes leurs veines. Le souvenir chaleureux de l'étouffement, et l'apprentissage musclé,
Qu'ils tenteraient de transférer.
Tant bien que mal,
Des gouttes monstr-acide jusque dans les coins des yeux.

Alors les mots de l'enfant coulent. Comme des vérités déjà vues aux creux des artères, et au coin des ruelles. Déjà entendues, déjà vécues, déjà vaincues. Un refrain entêtant qui ne s'en va jamais vraiment. alors un soupir, un deuxième. Un pour neuf et tous pour un. Ou quelque chose comme ça.Les émotions qui emmêlent les chakras. Et alors tout est déréglé, le corps ne se fait plus pantin, la peau se décolle du plastique pour retrouver une seconde son humanité. Sans réellement se dévoiler. Un changement imperceptible, si ce n'est par un raffermissement de la prise en main de la baguette.
Une prise en main
D'un autre destin que le sien

Et l’abandon-d’un égoïsme au profit d'une jeune blonde, peut-être attendris par l'image d'un ventre arrondis, des mains qui aimeraient le toucher, sans réellement oser. Parce que l'enfant ne survivra jamais. À leur folie. Aux anguilles.
Ils ne sont pas dupes, et étoufferont de nouveau la vie dès le berceau.

moray-eel
and immoral thoughts
about teen's incapacity


face yourself.

Et la langue claque en résultat.
#Terrorim  
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Re: Sur l'aire de chargement
Elhiya Ellis, le  Mar 5 Sep 2017 - 16:23

Offre, empressement, abandon, et pourtant aucune lueur d’espoir ou de soulagement n’avait parcouru l’enfant quand l’Ombre avait finalement fait écho à sa requête par deux petit mots. Deux petits mots, rien de plus, deux mots dont le sens avait fait trembler le faible brin de lucidité encore conserver. Faire face à soit même, faire face à ses propres démons, ses propres peurs, à ce qui habillait la coquille vide qu’elle trimballait. Elle n’avait pas su faire face justement... C’était bien plus simple de se laisser guider par ce que cette douleur qui lui vrillait l’estomac lui disait de faire, c’était nettement plus facile de laisser la peine lancinante de son être mener la danse. Il suffisait de ne pas lutter, de se laisser guider, de couler jusqu’à se noyer…

Mais la langue avait claqué, déversant la triste réalité de son incapacité à maitriser quoi que ce soit, soulevant un frisson glacial qu’elle n’avait que peu apprit à adopter. La baguette avait été abandonnée dans un tremblement irrépressible, rebondissant sur le sol dans l’indifférence complète. Terreur était venue lui rendre visite, l’enveloppant dans ses bras, ne faisant de la blonde plus qu’une poupée de chiffon tremblotante, le souffle court, le palpitant bien trop agité. Cette main aux doigts longs et glacés enserrait son esprit, enfermant toute bride de raisonnement dans le même cachot que Conscience hurlante et pleurnichante.

Son corps, ennemi depuis plusieurs semaines, la trahissait une nouvelle fois. Faible, fébrile, il lâcha violemment la gamine chancelante sur le sol. Ses mains avaient frappé par terre dans un élan de survie inconcevable. Ses genoux avaient entrechoqué le bitume, agrémentant à la douleur une prise de conscience. Cette peur viscérale elle la connaissait, elle lui prenait la gorge, l’empêchant de respirer correctement, vibrant au plus profond de ses tripes, lui offrant relents de nausées, et larmes brulantes intarissables. Cette peur indéfectible avait toujours été là, accompagnant l’odeur du sang qui lui collait au palais, aux doigts que ses prunelles rougies scrutaient péniblement au milieux des larmes.

Quand s’était-elle désespérément accrochée au sol pour ne pas se laisser consumer par le filet étriqué de cette peur viscérale ? Le temps s’écoulait différemment, les conséquences des blessures également... ce n’était pas ses mains, ou ses genoux qui lui faisait mal, mais uniquement son esprit prisonnier d’une peur possiblement amie. C’était les quelques fils d’argent tissés par la toile de cette crainte que l’enfant avait perçus la première fois. Pénible, insupportable, contraignante. Mais il était possible de la détourner, d’en tirer parti. Bien entendu, ce n’était pas en enfonçant ses ongles sur le sol que cela fonctionnerait, non… Il lui fallait reprendre le contrôle, pousser ce manteau noir qui etreignait son être, le décaler pour réussir à rejoindre ce qui s’abreuvait de ses pires craintes.

La colère. Faible alliée salvatrice qui avait su la guider vers quelques chemins hésitants. Mais ces sentiments savaient dompter ses peurs, il savait les utiliser, ne serait-ce que suffisamment pour laisser à l’enfant reprendre un peu d’air, pour calmer les battements de son cœur près à sortir de sa poitrine. Oui, la colère se nourrissait de cette peur qui l’affaiblissait et prouvait cette inconsistance pour laquelle sa supplique avait trouvé des mots. Depuis toujours..

Le regard absent ne voyait plus rien, ni le sol humide, si le rouge sur ses mains, ni les tremblements de ses bras et ses jambes. Plus rien, hors mis l’épaisse ombre qui venait grignoter les doigts bourreaux de son esprit. Intolérance à cette faiblesse, lassitude à la peine, peut importait ce avait réussi à faire émerger quelque chose de son esprit, tant que l’assourdissement montrait une faille.  La blonde s’était concentrée sur cette colère, les dents serrées, le souffle ralentissant faiblement, jusqu’à ce que l’envie désespérée et sourde de s’en prendre à son formateur la fasse lever la tête.

Les opales avaient fixé durement l’être encapuchonné, se mordant la lèvre inférieure, regrettant de ne pouvoir prononcer un sort sans baguette. Les mains blessées avaient glissées sur ses genoux, et les tressaillement n’avaient de cesse de l’envahir. Cette peur incontrôlable n’était pas entièrement rongées par les affres du désir vengeance. Elle pouvait encore la sentir, s’enroulant autour de son esprit, assenant une morsure venimeuse dès qu’elle essayait de prononcer un mot, mais son regard, lui, ne tremblait plus. Plongé dans le vide des interstices du Masque, baigné d'une lueur de rage ne le quittait pas.

L'envie futile de lui dire d'aller mourir la démangeait bien plus que la pression qu’exerçait encore l’enlacement de la peur sur sa faculté à communiquer. Avec difficulté, ses lèvres pales réussirent à s’entrouvrir, encore en prises avec des tremblements


"Sa..Tis.. Fait?"

Voix faiblarde, mais insolence d'enfant toujours présente au milieu de cette nouvelle fébrilité provoquée
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Re: Sur l'aire de chargement
Mangemort 91, le  Mer 27 Sep 2017 - 0:28

Ils ont perdu leurs perceptions. Une trop longue absence de sensations. Il y a quelques jours déjà. Le sens de ce qui les entourait, de ce qui les impregnait. Ils ont perdu ce qu'ils étaient. Où plutôt ce qu'ils avaient un jour pensé être. Le temps impitoyable, avait tout emporté dans sa rivière de sable. Le courant en avait effacé les traces. Laissant seulement l'impression parfois tenace que les mots dansaient au fond des rétines.
Que tout se laissait glisser entre leurs doigts.

La lune est pleine
Remplie de corbeaux
qui picore un reste de dictionnaire
dont les mots restent invisibles au fond de la gorge.

Une danse des sentiments qui s'entame dans leurs tripes. Comme le poing d'un guerrier trop entraîné.
Le contrôle s'échappe, abandonnant leurs doigts inertes et leur cerveau orphelin de toute logique. Pourtant leurs yeux s'attardent encore sur l'ombre penchée  sur le corps accablé de l'enfance gribouillée. Il y aurait presque un sentiment inconnu qui les étreint . Une fierté mal placée à la voir tenter de faire face. Un corps-sensitif étrangé.
Un goût de ventre arrondi,
qui réveille une idée de
paternité dérisoire.

L'envie marquante de désormais la voir grandir. Mûrir. S'épanouir. Et survivre. Perdre l'empire que l'ombre imposé aux esprits égarés. En l'amadouant. En s'en jouant. En dansant. Apprendre
tout bêtement
à apprendre.

Satisfait?

Ils ne répondirent pas. Bien qu'ils ne l'étaient pas. Parce que la terreur qui réside en son corps est telle que l'enfance lui a cédé sa place. Que même le respèce s'efface. Que l'instinct de survie trepasse.
Alors non.
Ils ne sont pas
Satisfait.

Tu sens encore trop la brume petite.

La même que celle qui couvre les docks les soir humides. La même, opaque, qui recouvre tout. Espoir et rêve. Qui ne se coupe plus qu'à grand coup de couteau.

Nous nous sentons aussi parfois comme la brume.
Une vague de brume qui nous bouscule et nous entraîne avec elle.
Sans que personne ne puisse résister.
Loin
Très loin.

Combats-La.
Apprends à lui dire non,
La peur s'éloignera avec.
#AngoNubes.
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Re: Sur l'aire de chargement
Elhiya Ellis, le  Jeu 28 Sep 2017 - 16:33

Faible, fébrile..  Telle la lumière blafarde de la lune qui lui léchait le visage, spectatrice moqueuse agaçante. L’enfant n’était rien d’autre que fragilité du jeune âge…. La colère, trop longtemps bâillonnée n’effaçait que partiellement le résidu collant de la peur. Goudron désagréable et brulant qui l’accompagnait encore… Ses doigts tremblotaient inlassablement, trahissant sa présence. Son corps ne lui obéissait plus, pourtant, c’était la première fois qu’il l’écoutait depuis plusieurs semaines, acceptant doucement de la laisser enfin prendre le contrôle, partiellement. Une petite poupée de chiffon qui tirait mollement sur ses liens… Le spectacle devait être risible. Surtout avec ce regard noir que la gamine avait fini par lever sur son enseignant particulier.

Aucun clignement de paupière, aucun mot de plus, juste des opales zébrées de haine visées sur le masque. L’envie farouche de se relever pour répliquer, dans une attaque désespérée qui n’atteindrait jamais sa cible, mais qui s’avérerait finalement salutaire. Les craintes, les doutes, les images redondantes de la mort de Lucy qui enlaçaient son esprit se fanaient lentement, à chaque micro-seconde qu’il lui laissait pour le détester Lui. L’Ombre ne pouvait rien à ses tourments personnels. Il ne les avait pas provoqués. Mais son image permettait à l’enfant de se raccrocher à cette bouffée d’oxygène polluée qu’elle avait tenté de noyer régulièrement : la colère. Vibrante, gourmande, se nourrissant de ses doutes, de ses larmes, de sa douleur cachée, lui offrant la possibilité de l’embrasser à pleine bouche pour la laisser effacer tout ce qui l’affaiblissait.

Quelques mots venaient de frapper son esprit, alors que sans grand ménagement, la jeune fille laissait le feu destructeur de son animosité latente bruler tout doucement les mains glacées de la peur. Déjà une prochaine étape… Une chose à la fois ? Non bien sûr que non. Tout à la fois, la peine, l’odeur du sang, les pointes dans son cœur. Pas le temps de respirer, de faire une pause, elle n’en avait pas besoin de toute façon. L’espoir et la douceur des rêves s’étaient déjà envolés, plus besoin de faire semblant, pas besoin de ménager le peu de santé mentale qu’il lui restait…. Qu’on fasse ce qu’on voulait d’elle, elle n’avait même plus envie de broncher... à quoi bon ?

La voix avait parlé de brume ? Pourquoi cet état gazeux ? Non, c’était un brouillard, asphyxiant, étouffant qui s’était mêlé à tout son être, ne faisant d’elle qu’une coquille vide tuant irrémédiablement ce qu’elle avait été. Les sourires pétillants, les regards malicieux, les éclats de rire, tout avait fondu si rapidement, ne laissant qu’un vide incommensurable à la place. Ce n’était pas une simple purée de poids anglaise, mais une large nappe cotonneuse et épaisse absorbant tout espoir qui l’avait accompagné à chaque instant… La limite était fine, les répercussions immenses pour une gamine même pas encore devenue femme….

Dans la vie il y’avait des moments où il fallait savoir se battre, avoir la foi, ou juste abandonner. Il était de ces soirs où plus rien ne comptait, où, face à un masque supposément terrifiant, il fallait juste ouvrir les bras, prendre la main tendue. Aucun soupir, aucune déception, aucun rictus, juste l’acceptation de ce point de chute. Abandon total de Conscience, impression d’être là où elle aurait toujours dû être. Les genoux collés au tarmac, curiosité et questions oubliées, seuls ses yeux bleus bougeaient vaguement, attendant la sentence de l’échec, la punition à la pression de la peur récalcitrante. Colère rageante n’était pas assez forte, encore timide, elle se développerait avec le temps…. Si elle arrivait à voir au-delà de ce nouveau combat balancé après quelques conseils.

Un nuage, de plus en plus épais, de plus en plus suffoquant. Chaque inspiration brulait sa trachée, comprimant ses poumons douloureusement. Tousser empirait les choses. Paniquer, la forçait à consommer trop d’air piquant. Il fallait se calmer, se maitriser, se contrôler. Pas le choix. S’apitoyer bêtement sur soi-même ne servait à rien, laisser son esprit divaguer, encore moins… La peur pouvait trouver là un moyen de se développer de reprendre sa prise sur chacun de ses membres. Une porte ouverte dans laquelle elle glissait un pied. Un tremblement lui échappait, incontrôlable… Un frisson, l’envie de se perdre, de chuter sur le sol mollement, de ne plus rien voir, plus rien entendre... C’était inconcevable, Colère et Mépris s’offusquaient. Hurlant que ce n’était pas le moment, pas l’heure, il y’avait encore à voir, à connaitre... avec elles, bien sur….  Elle devait se reprendre, arrêter d’être une gamine dont l’insouciance et la naïveté l’avait menée jusqu’à ces docs au moindre chocs émotionnel… ne plus être ce qu’elle était, renaitre, se reconstruire, dans les mains du premier qui lui prouverait qu’elle pouvait être autre chose…

Plus qu’une chose à faire.

Fermer, les yeux, bloquer sa respiration la main sur le nez et la bouche, glisser l’autre main blessée dans la poche de sa robe, agripper sa baguette, réagir…


« #Eolo Procella »

Pointe de la brindille dirigée vers le ciel devant elle, visant évasivement le nuage assassin qu’elle ne voyait pas derrière ses paupières closes, aveugle et sourde aux répercussions possibles. Sa voix s’était élevée, claire et décidée, bloquée entre deux toussotements irritants. Ce n’était pas Colère qui parlait, juste cet instinct de survie bien trop arrogant pour terminer de la sorte, prêt à n’importe quel sacrifice tant que cela pouvait fonctionner. Nouvelle toux, mais possibilité de prendre de l’air, juste un peu. Les yeux rougis tentaient de s’ouvrir, hésitants, brulés et gonflés par la brume, cherchant à distinguer la silhouette de l’ombre.
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Re: Sur l'aire de chargement
Mangemort 91, le  Ven 6 Oct 2017 - 15:24

Dis Jeunesse, savais-tu que nous n'avions pas la science infuse ? Ni de solutions miracles à tes soucis. Nous avions vu tu sais. Nous savions. Que plus rien ne t'habitait, depuis un temps qui devait sûrement de paraître éternité. Non pas immaculée révélation. Mais nous connaissions suffisamment la mort pour savoir la reconnaître, dans un regard ou un sourire en demi-teinte. Tu étais là sans vraiment l'être n'est-ce pas ?L'esprit si voyageur qu'il avait fini par s'égarer. Par ne plus jamais rentrer. Etait-ce mieux de ne plus penser ? Est-ce que ça t'aidait à respirer ? Est-ce que c'était léger comme une bulle de laisser son corps juste là ? Tel un vêtement abîmé que l'on ne peut plus porter ? C'était fini ce poids qui écrasait ton sourire ? Qui écrasait ton ventre, qui t'écrasait toi ? Tu avais pu t'échapper dis ? Avec ton sourire en poche, maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi ? Pour nous ça n'avait pas marché comme ça. Mais peu importait au fond. Voilà que nos sensations s'entremêlaien, que nous te confondions avec un rire d'une autre époque, une autre chaleur. Une étreinte d'autrefois dont il y a bien les souvenirs, si ce n'est que quelqu'un les a électrifiés et connectés à nos cils. Dès qu'on y pense on a les yeux qui brûlent.

Il nous fallait bien quelques balancement crâniens pour reprendre nos esprits, pour que les spectres d'un passé qui avait trop été cessent enfin de résonner. Nous sentions en too cette impression quelques l'horloge de ton coeur ne remonterait jamais vers midi. Et pourtant nous voulions te montrer comme elle était: fausse et d'une hypocrisie latante. Ôter les écailles qui recouvraient tes yeux ne pouvaient malheureusement pas se faire dans la douceur. Alors nous t'avions offert notre brume. Presque comme une offrande. Hérité de notre regrette mentor. Elle nous avait appris la liberté et nous espérions de tout coeur qu'elle aurait le même effet sur toi. Et pourtant tu peines à te reprendre. La déception avait pointé son nez sous notre masque. Nous envisaging presque de t'abandonner là. Et pourtant nos mots ne jaillirent qu'après les tiens.

Nous ne lutterons pas pour une âme sans volonté.

Et pourtant nos yeux ne te quittaient pas.
Tu n'avais qu'une poignée de mots pour nous convaincre de rester.
D'essayer.
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Re: Sur l'aire de chargement
Elhiya Ellis, le  Ven 6 Oct 2017 - 16:40

Le souffle était court, contraignant, mais ce n’était pas ce qui était le plus blessant. Le palpitant venait de manquer un battement suite aux quelques mots prononcés par la forme noir non loin d’elle. La fierté mal placée d’une gamine tenant à peine sur ses jambes avait fait un bond, plongeant un regard noir sur le masque. Etre sans volonté signifiait se laisser mourir sur le bitume, embrassant l’étreinte asphyxiante de la brume douloureuse. Etre sans volonté l’aurait juste fait tendre les bras pour mettre fin à ce vide hurlant en elle. Etre sans volonté n’avait jamais vraiment été ce qui la caractérisait. Et surtout pas cette nuit….
Ho bien sûr, se parer d’un manteau de lamentation, d’une carapace vide était ce qui lui avait paru le plus simple, le plus… humain. Mais avait-elle fait supposer qu’elle était capable de s’en débarrasser aussi facilement ? Du haut de sa vie d’adolescente, il lui semblait avoir touché le fond, c’était risible bien entendu, mais la jeunesse ne permettait ce genre d’introspection, ne laissant que cet arrière-gout d’incompréhension parler. Criant quasiment à l’injustice.


« Sans volonté ? »

la voix s’était faite un peu trop abrupte, un peu trop froide. Le jugement extérieur, le regard qu’on pouvait poser sur ses joues rebondies lui avait toujours semblé désuet, inutile. Pourtant, occultant au mieux la douleur de ses poumons, de ses mains, de ses genoux, cette fatale conclusion prononcée derrière un masque lui semblait inconcevable. L’enfant s’était relevée, chancelant un instant avant de prendre une profonde inspiration. Une seule chose avait pris possession de ses pensées : prouver qu’il avait tort. Effronterie enfantine ? Pas sûr. La peur avait simplement pas réussi à maintenir sa pression, écrasée par ce désir ridicule de ne pas être qu’une simple blondinette aux doigts écorchés. Le besoin d’être autre chose….

Alors, les dents serrées, les doigts noués sur la brindille, les prunelles zébrées d’une lueur d’une nouvelle colère, la gamine se piquait face à ce formateur visiblement déçu. Déception… Un sentiment qui avait su nourrir chez elle quelques actes dont avait appris à se moquer royalement. Déception, un mot qu’elle ne voulait pas voir collé sur son visage enfantin après la supplique qu’elle avait osé prononcer face à cette capuche… Sans un battement de cil, la colère trop longtemps enfermée venait trouver la parole.


« Si c’était le cas, je vous ferais perdre votre temps, et le mien. Alors étouffez-moi, noyez-moi, brisez-moi, je me relèverai autant de fois qu’il faudra. J’en ai déjà fait mention. Mon offre ne faiblira pas, ne vous fourvoyez pas. »

Rage, colère, haine. Ces sentiments avaient été partiellement cachés derrière des larmes et une douleur égoïste. Lui faisant presque oublier leur existence, leur capacité à discourir différemment, leur facilité à nourrir un petit quelque chose qu’elle partageait avec un membre de sa famille, un petit détail qu’elle avait quasi oublié. Pourtant, c’était bien eux qui lui permettait de se tenir debout de soutenir les courbes du masque encapuchonnées. C’était eux, et eux seuls qui enserraient sa baguette, l’envahissant par l’envie brulante de répliquer d’un sortilège. Eux seuls qui avait chassé les longs doigts glacés de la peur. Eux seul qui avaient jusqu’alors nourri une partie de son être, remplissant un vide laissé par une bêtise adolescente : l’espoir.
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Re: Sur l'aire de chargement
Mangemort 91, le  Mer 25 Oct 2017 - 12:22

Visiblement nos mots avaient fait leur effet. Au quotidien savoir toucher juste devait très certainement être un maux plus grand que soi, mais pas ce soir. Nous voulions des réactions, des étincelles, une allumette dans un bidon d'essence. Une flamme pour nous prouver que nous avions raison de nous accrocher. Une dernier garantie que nos efforts ne seraient pas vain.
Et nous nous pencherions alors sur ton berceau, comme un parrain mauvais pantin.

Nous aimions ton insolence mais il nous faudrait la mater si tu voulais t'aventurer sur le chemin des ombres. La garder pour les beaux-jours. Nous n'avions plus besoin d'electron libre changeant d’allégeance comme d'humeur. Mais ta fougue nous touchait. Droit dans les poumons qui s'immobilisaient dans l'attente pénible d'une quelconque réponse de ta part.
Ne nous tourne pas le dos.

« Sans volonté ? »

Notre souffle s’échappa, imperceptible si ce n'est par la fumée qu'il provoqua au travers de la fente de notre masque préféré.  Nous ne quittions pas tes yeux du regard. Une flamme nouvelle dans les tiens, un intérêt grandissant dans le notre.

« Si c’était le cas, je vous ferais perdre votre temps, et le mien. Alors étouffez-moi, noyez-moi, brisez-moi, je me relèverai autant de fois qu’il faudra. J’en ai déjà fait mention. Mon offre ne faiblira pas, ne vous fourvoyez pas. »

Le silence tomba. Nous tournons la page suite a ses mots. Nous n'insisterons plus, car contre toute attente, nous etions convaincus.
Une question
Parmi d'autres.

Quel est ton nom ?
Sais-tu seulement ce que nous défendons  ?
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Re: Sur l'aire de chargement
Elhiya Ellis, le  Ven 27 Oct 2017 - 21:33

Son nom? Quelle utilité de connaître son identité au milieu de la nuit noir, sur un bitume souillé par quelques éclats carmin? Cela devait lui offrir un attrait différent? Un goût suptile eveillant l'approbation? Tout d'abord interloqué, la cape de colère avait laissé un sourcil s'arquer, trahissant son trouble.

"Elhiya, est-ce important?"

Aucune réponse n'était attendu. Un hochement de tête à la limite, et encore. Se définir par l'appellation reçue à la naissance n'avait guère de sens. On pouvait très bien s'appeler Germain comme Dagauber, ce n'était pas l'enchevêtrement de lettres qui créait l'être. Elle ne retourna pas la politesse, les masques servant les ombres n'avaient pas de nom, pas d'attribu distinctif, si ce n'était les trais différents des interstices, a ce qu'il parraisait.

Nul besoin de s'enchaîner à une nomination quelconque. Ce à quoi la blonde s'etait offerte n'était pas à un être précis, mais à un crépuscule défendant une cause pour laquelle seuls des échos  -valables ou non- nourrissait les ressentiments. Bonne ou mauvaise idée de groupe, tout n'était que question de point de vue. Actuellement, la blonde voulait trouver une consistance, se défaire de ce goudron d'inutilité qui lui collait à la peau, revivre sous un nouveau moule. Alors que ce modelage soit décriée ou non, l'enfant respirant entre parenthèse s'en moquait éperdument.

La main enserree sur le bout de boit n'avait pas lâché sa prise, au qui-vive face à cet interlude soudain. La respiration avait repris son court calme et tranquille, mais l'esprit désormais dépossédé de ses stupides larmoyements restait sur sa faim. Il s'etait emballé sous les fils directif sde la colère et refusait de laisser la place, aussi avait il continué  à prendre la parole un peu abruptement


"Cela a-t-il seulement été reelement dévoilé? Je doute que les dires politiques et journalistes n'aient pas été manipulés... des idéaux sorciers comme tout le monde.."

Avec des manière incisives, sûrement discutables. Mais qu'est ce qu' une enfant depossedee de ses points de repères avait à dire à cela? Rien n'avait reelement de vrai importance. Qui avait tord, qui avait raison, il suffisait de glisser un coup d'oeil vers la lune argentée pour réaliser que la blonde écorchée avait à ses lèvres collé une supplique qui lui seyait. Si elle pouvait lui être utile, elle s'efforcerait à la tâche, dirigeant colère à peine maîtrisée et relant de rage sur des raisons justifiees par d'autres.
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Re: Sur l'aire de chargement
Mangemort 91, le  Lun 30 Oct 2017 - 13:42

Nous nous étions détendues, et le souffle se faisait moins saccadé. Nous n'avions plus envie de faire rentrer les idées de force dans les esprits étriqués. Plus l'envie de lutter. Tu saisissais ta chance ou tu tombais. Mais nous ne lutterons pas pour t'aider, nous avions trop d'autres combats a mener. Bien plus important que celui de ta petite personne. Mais si tu luttais pour nous, peut-être pourrions nous nous attarder un peu sur toi.
Et te prendre sous une aile squelettique.
Mais nous n'avions rien de mieux a t'offrir
que nos yeux ouverts dans la nuit.

Ton nom était important pour que nous puissions te retrouver. Pour ne pas perdre les traces que tu pourrais laisser. Ton nom comptait autant que tes mots. Que ton allégeance juvénile.Tu n’étais rien a nos yeux et ton nom te changer en quelque chose. En une identité sur un bout de papier, dans un coin de notre mémoire.

Quant a nos idées elles avaient été explicites dans un journal paru il y a peu, écrit de nos dix mains, avec nos dix cerveaux plus ou moins vide. Mais pour toi nous expliquions. Nous formions les mots pour qu'ils soient saisis.

Un droit a être soi. En toute heure en tout lieu. L'absence de nécessité de se dissimuler. Et arrêter de vivre terres dans l'ombre.
En un mot comme en cent
une liberté réelle.  
     
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Re: Sur l'aire de chargement
Elhiya Ellis, le  Ven 3 Nov 2017 - 11:23

Des mots, un appel à la vérité, à l’absence de chaine, de contrainte de mensonges bien trop souvent gardés, comprimant les esprits façonnés bêtement. Elle avait lu, entendu, supposé que c’était vrai. Mais il était important que ce soit prononcé par une Ombre elle-même. Que l’impact soit plus réel, plus profond, plus … consistant.

Une simple notion abandonnée, une idée persistante, un fait concret qui avait traîné ses pieds ici. Les sanglots avaient été nourris par cette incapacité à faire usage de ses pouvoirs face à des non-mages. Ses tourments, ses doutes et ses peurs avaient gonflé la culpabilité ne trainant plus que le titre de sorcière dans l’infamie. Pourquoi avoir une brindille dans les mains depuis le plus jeune age avec l’interdiction de s’en servir pleinement.

Nul besoin de grand discours, nul besoin de prêcher la bonne parole, nul besoin de rappeler que les sacrifices étaient continuellement nécessaires à la réalisation d’un objectif, on le lui avait déjà dit bien assez souvent.  

Etre soit, ne plus prétendre, vivre et non survivre. Ne plus être un astre de nuit observateur… Le concept était beau, il effleurait son esprit avec douceur, récupérant les brides de pensées communes, les rassurants tendrement, lui murmurant inconsciemment que ses opinions n’étaient pas erronées.

Mais l’enfance trainait toujours avec elle les chaines de ses soucis dérisoires. Elle avait mal, si mal, encore et toujours. Elle ne pleurait plus, l’éclat de ses prunelles scintillait avec vigueur, débordant de désir de se vouloir renaitre, mais le vide laissé dans son être râlait d’autant plus. Si la liberté d’agir, de brandir la baguette lui avait été confiée alors elle n’aurait pas perdu ce totem illusoire de joie de vivre. Ce vide jubilait, la culpabilité s’était fané, grâce au masque pédagogue et patient. Ce vide avait trouvé de quoi se sustenter, de quoi justifier ces quelques agissements hésitants sur des êtres inconnus.

Ce n’était pas de sa faute.
C’était la leur.
Elle avait bâillonné sa Conscience un tas de fois,
Mais en fait c’était elle-même qu’on avait bâillonné,
Son état de jeune sorcière.
Son être,
Sa vie,
Elle.

Un simple signe de tête, discret, un hochement affirmatif. La gamine n’avait pas besoin d’être conquisse. Son esprit avait divergé, il s’était perdu, il avait entendu et écouté des conseils, tous avisés, et pourtant, seul ce mythe de Liberté pouvait lui donner le sentiment de respirer, de vivre. Une longue inspiration l’avait parcouru, fatalité enfin percutée. Les opales vissées sur les interstices ne quittaient leur lueur éveillée. Les yeux étaient encore un peu gonflés et rougis, mais ils ne fuyaient pas, pas alors que ses lèvres échappaient son avis enfin écouté.  


« La liberté. Elle se conquiert et à tous niveaux, n’est-ce pas ? alors, utilisez mes mains si cela peut rajouter une pierre à l’édifice de ce cette idée »

Un monde à reconstruire, une vie à retaper, un esprit à modeler.
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Re: Sur l'aire de chargement
Mangemort 91, le  Ven 3 Nov 2017 - 23:43

Liberté. Un concept abstrait. Certains disent que c'est l'acte de disposer de soi. Comme on l'entend, sans nuire a personne. Idéalisme qui nous fait rire. Railler les éclats de verre et les lames qui nous envahissent la bouche. Railler et rire d'un trop plein d'ironie qui nous racle la gorge. Sarcasme toujours. Qui pourrissaient nos veines. Depuis la haine d'un novice. Depuis l'envie de le tuer. De lui arracher la trachée avec les dents. Sarcasme interne.

Notre liberté était toute autre. Une idée pour laquelle lutter. Quitte a contourner ses principes. Nous n'aimions pas tuer. Nous n'aimions pas blesser. Mais parfois le choix nous échappait. Il devenait nécessite pour avancer. Parce que les luttes demandent des sacrifices, il nous faut juste veiller a ne jamais y prendre plaisir. Jamais.
Nous étions.
Libre ou enchaînées.
Valides ou blessées.
Nous respirions depuis le masque.  

« La liberté. Elle se conquiert et à tous niveaux, n’est-ce pas ? alors, utilisez mes mains si cela peut rajouter une pierre à l’édifice de ce cette idée »

Et le souffle fila enfin devant l'offre incomplète de ta loyauté. Parce que tu n'avais pas nos clefs. Tu ne savais rien. et nous devrons te guider. T'expliciter. Prendre en compte tes actions. Pour ne rien ignorer.

tache ingrate désormais tienne. mais les fondations portent elles aussi l’édifice.
alors trouve nous cette personne.
ce qu'elle est devenue.
ce qu'elle fait.
qui soutient-elle.
nous te reverrons a notre convenance.  


Nous te soufflons a nom a l'oreille.
Espérant te voir accomplir cette mission.  
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