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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Salon de thé de Madame Pieddodu
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Alhena Peverell
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Alhena Peverell, Ven 8 Sep - 15:02


Tu ne dois pas être effrayée.
Ils arrivent, mais tu ne dois pas avoir peur.
Laisse-toi submerger par eux, laisse les t'envahir pleinement. Tête sous l'eau, tes poumons se videront petit à petit. Les bulles remonteront à la surface dans un spectacle hypnotisant. Ne te bat pas pour surgir hors de l'eau. Contente-toi, simplement, de regarder l'horizon s'effacer lentement. Puis, ferme les yeux et préoccupe-toi de cette chaleur qui s'insuffle dans tes veines.
Cela te fera mal, probablement, tu penseras que tu seras en train de mourir. Que c'est la pire des souffrances et pourtant... Dis-toi que c'est comme la première fois que tu as posé un pied-à-terre, la première fois où tu as respiré.

Chez toi, nécessaire pour survivre, tellement dur à vivre.
_Ressentir

Oui, chaque chose en son temps.

Une gigantesque peinture qui se crée. Il y a des jours où tu avances rapidement, sourire aux lèvres. D'autres où tu es découragée car les secondes se font longues. Le coeur parfois, s'arrête et à l'inverse, bat trop rapidement pour que tu comprennes ce qui t'entoure. Alors tu ne veux pas te précipiter à changer les couleurs, construire les détails. Tu laisses faire les minutes, la mort qui se délecte de la fin.
La ligne d'arrivée est la même pour tout le monde.

_Tu ne te précipites jamais, tu poses simplement tes cartes une à une sur la table.
Tu menaces la vie pour qu'elle ne te trahisse pas.
Parce que tu as peur de te noyer, alors tu continues de te battre.
Parce que tu es simplement faible face à l'immatériel_


Un contact humain se fait, un frisson te parcourt l'échine. Une main sur la tienne. Tu n'étais pas prête à cela. Une chaleur qui vient affronter ton monde. Qui s'immisce dans les prémisses de la colère. Tu voudrais courir loin, fuir ce qui se passe. Tu n'es pas certaine de comprendre. Comme si le Loup qui dormait en toi, venait de se réveiller et trouver un nouveau loup à accepter dans la meute. Mais tu n'en veux pas, tu as peur qu'il soit une menace à ton instant présent.
Que les choses changent.

Tu retires ta main rapidement.

Qu'importe son type, je n'ai qu'une seule famille.
_Et derrière mes mots, j'aurais aimé que tu en fasses partie.

Complexes pensées. Tu voudrais qu'elle parte, qu'elle ne t'adresse plus la parole et pourtant... Dans le plus profond, il y a cette petite fille qui court dans les champs, dans la forêt, qui ne demande qu'à aimer, qu'à être aimée. Et elle veut, que Kohane soit de ta famille. Elle est là, sur la rive, elle te regarde couler avec un sourire. Cet être imaginaire, sait très bien ce qui t'attend de l'autre côté. Elle n'attend que ça, que tu goûtes à son monde.
Que tu ressentes la joie

Que fais-tu ici d'ailleurs ?

Parce que l'univers est grand. Bien trop grand pour que sa venue soit un pur hasard. Tu avais l'impression qu'elle était un aimant s'accrochant à ta vie. Tu tentes de le fuir, mais parfois, c'est juste impossible. Il te rattrape et tu dois l'affronter afin d'avancer.
Mains sur une serviette, tu essuies les coins de ta bouche. Tu bois une dernière gorgée. Tu calmes une des jambes tremblante de tes enfants, tu calmes la tienne.
Tu calmes ton coeur, la violence de ton esprit sur le moment présent.
Il y a tout qui tourne, ça te laisse un goût de fer en bouche. Casser les vitres, casser la pluie, fuir ce que tu ressens. Tu ne gères pas, ça explose dans ta tête.

Tes émeraudes la scrutent, tu tentes de comprendre, de voir son point de vue. Comment peut-elle penser comme ça ? Tu as vraiment du mal à suivre la logique des autres. Les plans stratégiques, c'est facile. Prévoir les coups, c'est simple. Les sentiments humains portent toujours l'adverse vers son précipite. Mais ça ne veut pas dire, pour autant, que tu arrives à les comprendre.
Parce que c'est toujours plus facile, de simplement fermer les yeux, que de s'affronter soi-même.

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Kohane W. Underlinden
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Kohane W. Underlinden, Ven 6 Oct - 19:00




Chaque chose en son temps.
Un pas après l'autre.
Doucement, nous avancerons. Sans nous presser. Laisser le temps de voir venir les choses. Aviser, au fur et à mesure. Ne surtout pas paniquer. Encore moins se stresser. La vie n'est pas faite pour de telles angoisses liées au sablier et à l'anticipation.
J'aime laisser faire. Prendre ce que la vie me donne. Me propose. Ne pas m'impatienter. Juste. Laisser couler. C'est bien comme ça. Ca évite des stress et des angoisses inutiles.
Moi, je ne m'en fais pas.
Pas pour ça.
Il m'arrive d'avoir peur. De douter. Mais pas sur ces sujets-là.
C'est pour ça. Le contact chaud d'une main sur une autre. Le contact qui se veut confiant. Mais Alhena ne semble pas aussi désireuse que moi d'une main pour apaiser. Parce qu'elle retire la sienne. Paroles, réponse. Une phrase qui n'appelle rien d'autre à sa suite. Une affirmation.
Qu'une seule famille.
Et c'est tout.
Rien ne changera cela.
Une seule.
Qu'importe. Si elle ne veut pas que j'en fasse partie. Ce n'est pas cela que je demande. Je me fiche bien de comment on peut appeler ce qui nous lie. Si c'est comme une deuxième famille ou juste un rapport de mentor à disciple. Je me fiche bien de ces petites cases dans lesquelles on veut tant nous mettre. Tout ce qui m'importe, c'est qu'elle soit là. Qu'on se prenne toujours la tête pour pas grand-chose, qu'on se lance des regards assassins, qu'elle soupire quand j'apparais, qu'elle s'agace quand je parle, que je me prenne en pleine figure sa froideur habituelle. Toutes ces petites choses qui ont construit notre relation. Qu'importe le nom qu'on lui donne.
Et maintenant, il y aura aussi les sourires des trois p'tits. Leurs yeux brillants, leurs voix et exclamations d'enfants. Le regard d'Adrian, désormais mon filleul. Et l'affection que je lui porte déjà. Alors que je viens tout juste de le croiser. Mais j'aime sa spontanéité. Sa demande incongrue et inattendue.



Gorgée d'un chocolat bien chaud.
Alors qu'Alhena revient à la réalité présente, demandant ce que je fais ici.
Tiens, c'est vrai, ça. Bonne question. Parce que c'est quand même un sacré bon hasard que je sois venue ici, qu'elle soit là elle aussi, avec ses enfants et tout se soit ainsi enchaîné.
Nouvelle gorgée -ça fait du bien, cette chaleur.
Je sens le regard de la Peverell sur moi. Je lève les yeux, croise ses pupilles émeraude. Et je fais un sourire.

-J'sais pas trop ce que je fais ici.

Petit temps -silence.
Réfléchir, se repasser le film. Qu'est-ce que je faisais avant d'atterrir en ce lieux, avant des les rencontrer, tous les quatre ? Oui. C'est vrai. Je marchais. Et. Il pleuvait.

-Y'avait la pluie. Et je suis venue ici pour m'abriter. C'est tout.

Je tends l'oreille. Je n'entends plus le plic-ploc extérieur.
Coup d'oeil à la fenêtre la plus proche. On dirait que ça s'est calmé, tout ça.

-Mais j'crois que c'est passé ; je vais peut-être y aller, alors.

Sans demander mon reste, je me lève. Un p'tit bisou sur la joue de chaque enfant. Puis je me tourne vers Alhena. Non, je ne vais pas faire la même avec elle. Parce que, déjà, la main, elle a pas aimé. Alors le bisou sur la joue, n'essayons même pas !
Je me contente d'un hochement de tête, petit signe de la main.

-De toutes façons, on va bientôt se revoir. J'suis sûre. On se croise et recroise tout le temps.

Ce qui n'est pas toujours pour lui plaire, d'ailleurs, j'ai l'impression.
Mais c'est ainsi.
Nos pas sont faits pour revenir l'un vers l'autre à chaque fois. Puis. Ca crée des liens. Comme ça.
Alors.
A bientôt.

Fin du rp.
Merci pour tout !

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Ida McCabe
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Ida McCabe, Dim 26 Nov - 17:35


PV Aya Lennox - LA accordé

Pré-au-Lard. Sûrement le deuxième endroit préféré d'Ida, après le Chemin de Traverse. Un endroit où seuls les sorciers vivent ensemble et où aucun moldu n'est susceptible de venir perturber la quiétude magique. Certes, c'était petit, c'était calme -très très calme- du moins en apparence et il n'y avait pas énormément de choses à y faire. Mais Pré-au-Lard rappelait à la jaune et noire ses années à Poudlard et tout ce qui faisait qu'elle avait soif de connaissance et de magie en permanence.

Quoi de mieux que le village où ils allaient en tant qu'élèves lors des quelques sorties annuelles pour se retrouver avec une ancienne camarade ? Bon, ce n'était pas ce qu'on pouvait appeler une véritable amie. Aya n'était pas le genre de fille qu'on avait envie de fréquenter à Poudlard, avec son côté mystérieux, parfois inquiétant, sa façon de parler élégamment en choisissant bien ses mots tout en conservant un ton las, sa beauté indéniable qu'elle avait toujours eu tendance à mettre en avant sans jamais trop en faire... Ida avait toujours trouvé Aya intrigante, dès l'instant où elles s'étaient rencontrées lors d'une soirée entre maisons qui avait été organisée aux Trois Balais.

C'est au détour d'une ruelles proche de l'allée des embrumes que les deux jeunes femmes s'étaient recroisées après plusieurs années de silence, la vie étant souvent faite ainsi. Un peu surprise, un peu ravie, un peu inquiète, Ida avait eu ce sentiment d'être face à une inconnue alors qu'elle avait pourtant l'impression d'avoir appris à bien connaitre la serpentard par le passé. Puis elle s'était s'était vu accepter un rendez-vous autour d'un verre à Pré-au-Lard sans trop avoir le temps de réagir. Aya avait eu l'air pressé de partir mais également curieuse d'en apprendre plus sur l'irlandaise qu'un échange de quelques banalités. Comme magnétisée, la poufsouffle n'avait pas su refuser et n'en avait de toute façon pas vraiment eu envie.

Pénétrant au sein du petit salon de thé, l'irlandaise pris place à une table en bois et s'installa sur une chaise qui grinça sous son poids, pourtant pas si élevé. Jetant un oeil à sa petite montre, Ida se rendit compte qu'elle était en avance -pour une fois- et pris le temps de jeter un oeil au décor quelque peu romanesque. Commandant un verre d'hydromel au serveur qui ne perdit pas une seconde pour lui sauter dessus, la jaune et noire attendit patiemment l'arrivée de son ancienne camarade de promo.
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Aya Lennox
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Aya Lennox, Dim 10 Déc - 11:57


La pagaille dans sa vie. Peut-être fallait-il faire quelque chose finalement. Tout reprendre à zéro, partir avec Azphel vers d'autres horizons. Fuite de tout, tous, surtout de soi. Hors du monde.
Le hasard faisait pourtant bien les choses. Ou mal. Cela dépendait du point de vue. On s'évertuait à passer près du monde sans se faire remarquer et voilà qu'on croisait une ancienne camarade de Poudlard. Qu'on avait bizarrement pas revue depuis ces années de néant intersidéral.
Comme prise sous le joug d'une sociabilité forcée, Aya avait invité Ida, cette ancienne Poufsouffle, à boire un coup ici même. Dans le coin. Elle avait pris l'endroit au pif, parce qu'il était tout près, sans vraiment penser aux retombées. Au but quelconque. Ida avait toujours été sympathique. Bien qu'assez caractérielle. Mais, même si la sorcière fuyait les gens qui l'ouvraient un peu trop, Ida restait intéressante et savait tenir une conversation.
Elle espérait cependant que c'était toujours le cas, les souvenirs étant le plus souvent bien trompeurs. Et les gens changeants.

Comme à son habitude, elle était en retard, mais il s'agissait de se motiver à venir ici. Pré-au-Lard, c'était bien sympa. Mais ce n'était pas son endroit préféré non plus. Alors qu'elle transplanait dans la rue piétonne, elle jeta un oeil à sa montre et confirma un peu plus son impossibilité à tenir un horaire.
La porte du salon de thé grinça sous son apparition et la sorcière chercha des yeux la rouquine, alors qu'elle baissait sa lourde capuche sur ses longs cheveux coiffés en un chignon lâche.
Là, à 10h. Ida McCabe. Un drôle de sourire éclaira un instant le visage d'Aya qui retira ses gants en se dirigeant vers la table occupée par son amie.
- Salut Ida, lança-t-elle d'une voix posée en s'installant face à elle.
Le serveur accourut pour prendre sa commande, ce qui braqua légèrement la blonde. Y avait pas moyen de patienter des fois ? Au moins le temps de poser sa deuxième fesse sur la chaise.
- Un thé noir à la bergamote s'il vous plaît. Avec du miel, si possible.
Un sourire poli de circonstances. Être charmante, parfois, c'était dans ses cordes. Histoire d'obtenir ce qu'elle voulait.
- Désolée du retard. J'avais des choses à faire, entama-t-elle en guise de banalités.
Oui, c'était un mensonge. Non, elle n'en avait pas honte. Mais autant commencer en toute simplicité, non ?
- Alors, qu'est-ce que tu deviens ?
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Elhiya Ellis
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Elhiya Ellis, Lun 5 Fév - 10:28



Au delà des idées préconcues



PV Mered
Pas de réponse depuis presque 2 mois, on reprend
En cas de soucis Mp
LA accordé
♫♫

Le nez fourré dans un bouquin, baillant à m’en décrocher la mâchoire, je manquais de m’assoupir sur mon parchemin de prise de note, et me laissais un peu trop bercée par le ronronnement de Muffin collée contre mon flan. Un samedi après-midi de révision, comme si le beau temps était incapable de me faire sortir de mon dortoir aux couleurs nauséeuse, comme si la brise fraiche jouant avec mes mèches de cheveux ne me manquait pas. Les lunettes sur le nez me donnaient un air bien trop sérieux, et me forçait presque à me noyer sous une pile de grimoire pour m’occuper de mes aspics. Et si je regardais sur mon bureau, j’apercevais les documents administratifs qui m’avaient permis de retrouver mon cousin Aidan, ainsi que les heures futures à se perdre dans les archives pour tenter de trouver les réponses à ses questions sur le décès de ses parents…. Barbant… j’avais besoin de faire un tour.

M’étirant de tout mon long, baillant de plus belle, le peu de motivation restant tachait désespérément de me faire me lever de mon lit où les boursouflets ronflaient allègrement. Insouciantes bestioles, je les enviais un peu quand même, elles n’avaient rien d’autre à faire que se prélasser et manger, attendre que le temps pas et… c’était tout. Dur comme train de vie…. D’un sourire attendrit et d’une caresse à chacune, je me levais, attrapais mon sac, mon écharpe bleue ciel et mon sac avec mes affaires de dessins, l’ouvrage de divination, celui de médicomagie, et mes moufles. Plus je trainais, plus l’envie de prendre l’air se verrait étouffé dans les bras de la fainéantise grandissante.

Laissant un mot à ma partenaire de chambrée pour qu’elle ne s’inquiète pas, je me faufilais hors des cachots pour piétiner quelques brins d’herbe humide. Les rayons du soleil réchauffait péniblement l’Ecosse, me laissant jouer avec le petit nuage de buée sortant de ma bouche. Quelques minutes de marche après les grilles du château me guidaient à pré-au-lard en une agréable balade solitaire. J’avais fait un saut par le parc, tachant de noir le bout de mes doigts et quelques pages de mon bloc de dessin pendant que la morsure du froid les léchait à chaque seconde de plus sans mon écrin de laine. Mes pseudos talents artistiques s’en trouvaient interrompu par l’obligation de quémander un peu de chaleur dans une boutiques du coin.

L’envie de prolonger le moment de tranquillité et de quiétude me poussait à partir à la rechercher d’un endroit calme dépourvu d’effervescence et d’effluves agressives. Le nez levé vers les enseignes, le sourire léger aux lèvres, je lisais toutes celles qui m’étaient inconnues. Une jolie plume, puis une devanture très girly à la vitrine emplie de douceurs sucrée, voilà qui était parfait pour continuer ma journée.  La main posée sur le poignet, je m’apprêtais à entrer quand une chevelure flamboyante attirait instantanément mon regard. Une bouille connue cachée dessous, des traits d’aiglonne, le souvenir d’un nez rougi, d’un caractère amusant et d’un bonnet à pompom retourné à sa propriétaire. Enthousiaste,  j’interpellais la belle rapidement

-Hey Mered ! Va pas prendre froid !

D’un large sourire chaleureux j’avais réduit les quelques pas qui me séparait d’elle pour m’enquérir de son état.
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Mered Adand
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Mered Adand, Jeu 8 Fév - 15:49


rp avec Elhi
LA mutuel accordé dans tout le rp

Les ASPIC approchaient à grands pas, bientôt la délivrance et aussi le saut dans l’inconnu avec mon entrée dans la vie active. Prochainement, l’élève de Serdaigle que j’étais passera une partie de ses journées en tant qu’apprentie documentaliste dans la mythique bibliothèque de Londres, la classe non ? T’en penses quoi Rainbow ? Mon augurey avait l’air de s’en ficher du moment qu’il avait ses caresses et son lot d’insecte quotidien. Sous peu, nous allions dire adieu au dortoir collectif pour être chez nous, seule avec mes deux volatils, ça faisait flipper quand même. Bon il était mignon mon oiseau mais pas optimal pour converser. Réviser était une option envisageable, sortir une meilleure. Me détendre me ferait du bien, les livres attendraient.

Les rayons du soleil traversèrent la fenêtre, douce chaleur sur ma peau pâle, agréable sensation pour une fois. L’astre jaune avait décidé de ne pas me pourrir l’existence, m’invitant même à mettre le nez dehors. L’étudiante sérieuse aurait balayé cette pensée d’un revers pour se plonger dans ses manuels, pas l’espiègle qui ne souhaitait que profiter de ces derniers moments au château. En attrapant mon sac à dos blanc, mon gilet saumon et en enfilant mes chaussures de ville noires, il était facile de deviner laquelle de mes deux personnalités avait remporté cette bataille. De toute on était samedi, j’avais le droit de sortir, au diable ma bonne conscience et à moi le parc. Que le monde m’admire une énième fois dans ma robe émeraude préférée avec mes cheveux au vent avant de quitter définitivement cette école.

Dehors, il faisait plus frais que ce que la météo ne laissait prétendre. Personne ou presque ne flânait sur la belle pelouse, bande de frilleu.x.ses ! Enfin, je savais où trouver du monde, si le château était désert, le village sorcier de Pré-au-Lard ne l’était jamais. La marche me revigora, un léger effort physique suffit à oublier les températures dignes d’un mois d’avril. Arrivée sur place, les rues étaient relativement bondées. Un week-end de  sortie scolaire probablement, histoire de fêter la fin de l’année en beauté. Regardez-moi ces marmots, si jeunes, loin de se préoccuper de leur vie d’adulte. Je faisais intruse dans ce lot, autant éviter la foule et se chercher un coin tranquille, genre dans cette allée.

Vide d’humain, c’était trop calme, loin des échoppes, j’avais pénétré dans un quartier résidentiel. Traçant ma route pour sortir d’ici, j’aperçus un panneau A vendre sur le dernier appartement du coin. Intriguée, je jetai un œil à l’intérieur en collant mon museau à la vitre. D’apparence, ça n’avait pas l’air mal, et si je tenais une occasion de dénicher mon futur chez-moi ? Je n’avais rien à perdre à visiter les lieux, je m’apprêtais à frapper à la porte quand une voix connue brisa mon élan. Détournant mon regard, j’aperçus la frimousse de la blonde, l’ivrogne infirmière souvenez-vous. D’humeur joueuse pour me remémorer l’épisode du rhume, l’après-midi prenait une tournure non voulu, bien qu’intéressante.

« Coucou Elhiya, t’inquiète pas, mes anticorps me protègent désormais. J’peux pas en dire autant de toi, couvre-toi mieux que ça. » Je pris son écharpe que je lui enroulai autour du cou en cachant son joli nez. Voilà qu’elle était plus mignonne en plus, d’un large sourire aux lèvres je repris. « Alors on traine à la place de bosser ? »



Dernière édition par Mered Adand le Sam 10 Fév - 17:18, édité 1 fois
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Elhiya Ellis
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 8 Fév - 20:37



Au delà des idées préconcues



PV Mered
LA mutuel
♫♫

D'emmitouflée, je passais à quasiment cachée quand dans un élan maternel, m'arrachant un pouffement, la belle rousse resserrait mon écharpe sur mon nez. Moi prendre froid? Quelle idée saugrenue! Je ne suis pas faite d'un naturel fragile malgré ma petite taille, mes paumettes rebondies et ma moue enfantine. Non madame detrompez-vous, c'etait d'ailleurs pour cela que sur mes doigts la laine m'etreignait et sur mon crâne un nouveau couvre-chef gissait! Si ce genre de tirade arrivait à convaincre quelqu'un c'etait bien qu'on donnait à mes propos aucune attention. Enfin, la répartie silencieuse dans ma tête ne trouvait pas de chemin de sortie hors de mes lèvres car à la place j'avais juste souri avec des prunelles malicieuses. Parfois, valait mieux.

-Ho bah tu sais, je tente de suivre l'exemple trop sérieux des aiglons. Déambuler sous quelquels rayons de soleil, à la recherche d'une meilleure place au calme pour étudier!

Sauf que de lecture gissant dans mon sac n'était que mes papier s d'identité. Et encore ... si je ne les avais pas oubliés. Mais là était un détail dont elle ne pouvait se douter, à moins que sous ses opales se cachait une vision capable de dénuder la toile de ma besace et la couverture de mon bloc de dessin. Mais dans ce cas, ce ne serait plus pour le contenu de mes affaires que je m'inquieterai mais plus pour l'intégrité de l'homme ou de la femme qui se trouverait soudainement effeuillé si ce pouvoir existait.

Passant le menton par dessus l'étoffe moelleuse capable de m'étouffer, un sourire lumineux se dévoilait. Si de compagnie je n'avais trouvé la nécessité, celle-ci serait parfaire ce moment de "solitude" octroyé. Non pas que mon humeur ait changé, juste que laisser filer une occasion aussi belle s'avérait improbable. Elle, moi, dans un état capable d'alligner deux mots sans tomber, eternuer, ou avoir la nausée, si ça se trouvait cela ne se reproduirait pas. Et j'ignorais pourquoi, mais cette fille m'intéressait.

-Sauf que ça caille un peu aujourd'hui. Tu veux venir te réchauffer avec moi?

Adressé à quelques autres personnes de mon entourage, cette proposition aurait eu des consonances lubriques. Là, je n'y pensais qu'une fois les mots glissés hors de la bouche. Rattraper le coup, ou l'empirer encore plus d'une justification.

-Avec un thé, un café ou un chocolat j'entends. Cette fois-ci peut être que tu ne me hurleras pas dessus

Un clin d'oeil moqueur en référence à son humeur de chien dans les cuisines et je lui montrais d'un signe de tête la devanture du salon de thé derrière moi. Il y'aurait bien une douceur qui la tenterait.
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Mered Adand
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Mered Adand, Sam 10 Fév - 19:02


Zut, j’avais fait une bêtise. A planquer son joli minois derrière son écharpe, je ne voyais plus que ses yeux et quelques mèches blondes. Pas maligne sur ce coup-là, le bon plan était qu’elle tombe malade pour avoir à m’occuper d’elle avant d’atteindre la date limite et la fin de la scolarité. J’avais encore du boulot pour peaufiner ma ruse, je m’étais sabotée mon plaisir toute seule. Enfin, à la vue de son envie de me lancer des petites piques, j’allais avoir de quoi me rattraper. Viens jouer avec l’aigle Elhiya, viens goûter à la douceur de mes serres plantées dans ta chair.

« Ah bon ? J’aurai plutôt dit qu’en tant qu’animal à sang froid, tu venais prendre un bain de lumière pour te réchauffer. Inutile de me la faire à l’envers hein, aucun mal à se détendre un peu, même les Serdaigle sortent parfois leur nez dehors comme tu peux le voir. »

Oui, je cherchais moi aussi un endroit calme mais pas pour étudier, juste pour profiter de mes derniers instants en tant qu’élève. J’allais perdre une bonne partie de mes repères, débuter une nouvelle vie, de quoi avoir peur, vraiment. Alors quand cette fille me proposa de rester encore un peu dans ce monde loin des soucis des grands, je ne me fis pas prier. Surtout qu’elle fut plus que tendancieuse la verte et argent, attention à toi louloute, je crois que tu ignores mon homosexualité toi. En fait à bien y réfléchir, je connaissais quasi rien de cette Serpentard. J’avais presque voulut la frapper en cours pour avoir subtilisé notre devoir néanmoins, depuis, de l’eau avait coulé sous les ponts.

« Oh pourquoi pas… », lui répondis-je armée d’un sourire malicieux accompagné d’un clin d’œil, j’en espérais pas autant de sa part. Mince, je m’étais trop projetée, la Miss évoquait une boisson chaude. Dommage, bien que je m’avouai pas vaincue, ce salon de thé possédait-il des chambres ? « Ah oui, le lieu à l’air charmant. Pour qui tu m’as prise Elhiya ? », pour une adorable rousse à croquer ? Ça serait tellement beau. « Je te crierai dessus si besoin. Peut-être que cette fois-ci tu te comporteras comme une ado responsable. », 1-1 balle au centre. « Entre avant de chopper un microbe, j’veux pas être responsable de ça. Allez hop hop hop ! », lui ordonnais-je en la poussant dans l’échoppe par de légères tapes sur ses fesses.



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Elhiya Ellis
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Elhiya Ellis, Lun 12 Fév - 11:03



Au delà des idées préconcues



PV Mered
LA mutuel
♫♫

Animal à sang-froid ? Ho c’était facile. J’avais pouffé, bon public, et surtout d’humeur assez jovial comme souvent en ce moment et esquissais un sourire amusé pour seule réponse. En soir, ça caillait, du coup je voulais surtout savoir si elle était apte à aller boire un truc sympa en ma compagnie avant de finir frigorifiée, alors le reste de la répartie attendrait un peu. Néanmoins, je ne pus m’empêcher un coup d’œil malicieux et un rire étouffé à sa question. Pour qui je l’avais prise ? Pour une espèce de nana réactionnaire, incapable d’accepter une opinion différente de la sienne, mais étonnamment un poil maternel. Surement une image erronée par le manque d’information, ou de considération naissant tout juste. D’un haussement d’épaule je le contentais un sourire espiègle sans plus de précision, elle comprendra ce qu’elle voudra. Moi, je ne la voyais étonnamment pas venir se perdre dans ce genre de salon de thé tout mignon, à l’ambiance mielleuse, mais leurs cupcakes étaient tout simplement divins, impossible de passer à côté..Peut etre car même là, elle avouait être capable de huler pour rien.

Et puis, me traiter d’ado irresponsable, ça ne risquait pas de me pousser à un comportement mature, bien au contraire. Je lui avais tiré la langue avant de m’enfuir par le ventail de la boutique. Les tapotes sur mon postérieur m’arrachant un froncement de sourcil dubitatif, mi-véxé, mi-moqueur.  « Heyyyy, ça va j’avance, j’avance, t’inquiètes pas !  Tiens là c’est libre !» J’ignorais si cela tenait du miracle ou du coup du sort, mais, dans ce lieux toujours bondé, une petite table de deux trônait en plein milieu, n’attendant que nos séants pour enfin remplir son role.

Abandonnant écharpe, moufles et manteau sur le dossier de mon assise, je m’installais confortablement, observant la décoration un peu trop fifille à mon gout avant de tendre la carte à Mered en tâchant de ne pas me marrer. La voir dans ce cadre était définitivement bizarre. Dans ma tête, elle n’avait rien d’une fille fragile, aux manières emplies de douceur ou de tendresse. Elle semblait avoir un tempérament de feu, en accord avec sa chevelure flamboyante, la faisant paraitre pour un loup au milieu des moutons dans ce genre d’établissement.

-Bon, j’avoue, je ne trouvais pas que t’avais la tête à apprécier les trucs mignons en fait. Mais comme quoi on en apprend tous les jours ! Y’à un truc qui te tente ? y’a pas de boisson anti-microbe ici, mais ils ont des chocolats viennois avec des mini marshmallow dessus si j’ai bien compris ! Et comme je n’ai toujours pas décidée d’agir en ado responsable, je prendrais ça avec le cupcake en forme de lapinou là-bas ! Pour grandir je verrai ca plus tard mademoiselle trop sérieuse !

D’un coup d’œil malicieux au-dessus de mon menu, je lui avait tiré à nouveau la langue. Etre adulte était bien une chose qui ne m’inspirait absolument pas, surtout maintenant que j’appréciais à nouveau, de façon insouciante tout ce que la vie avait à m’offrir. Alors les grands airs hypocrites et les mines trop sobres patienteraient encore un peu, surtout que là, il me semblait être en bonne compagnie. Ou tout du moins, intrigante et intéressante compagnie.  Posant le menu en attendant qu’on prenne notre commande, j’écartais quelques mèches de cheveux dorées qui me tombait sur le nez et la scrutait pour la première dois dans son état « normal », sans que l’alcool ne cause, ou sans que le rhume ne pollue son humeur.
-Alors, dis-moi, quand ne tu joues pas les nounous, ou avec ton bonnet , et que tu n’aboies pas en cours, tu fais quoi de beau ? je crois bien qu’en fait on a toujours fait que se croiser en fait, aujourd’hui ça me semble assez dommage. Je ne saurai dire pourquoi.

Juste car j’avais changé. Car je me moquais éperdument de ce que ce qu’on attendait ou pensait de moi, et juste car j’avais enfin compris que me priver des petits plaisirs de la vie ne m’aiderait pas à perdre ce poids qui comprimait toujours ma poitrine. Surement...
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Mered Adand
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Mered Adand, Lun 12 Fév - 19:38


Etrangeté d’être en compagnie d’une fille qui me paraissait si différente de mes amies et pourtant je ne désirais pas la fuir. Pire même, j’étais limite heureuse de l’avoir croisé, je tenais une excellente occasion de faire connaissance sans devoir utiliser des subterfuges pour récupérer des informations. Puis je vous avouerai aussi que mon cœur commençait à prendre le contrôle sur mon cerveau en présence de cette blonde, aussi irresponsable que jolie, aussi insupportable qu’adorable. Mon sourire malicieux en réponse à son tirage de langue voulait la mettre en garde. Attention Elhiya, si elle ressort de ta bouche, je serai capable de l’attraper au vol.

Elle pénétra dans l’établissement et mes yeux se perdirent davantage sur les courbes de la verte et argent que sur la décoration. Agréable d’être derrière, certes je ratais son joli minois mais bon elle avait d’autres arguments la Miss. Comme celui de nous trouver une place, ok c’était secondaire voire tertiaire disons plutôt très loin sur la liste de ses qualités, que le tête-à-tête commence ! Débarrassée de ses accoutrements hivernaux, mes émeraudes dévisagèrent mon menu, euh la carte pardon. En fait, je n’en avais pas besoin, son choix serait le mien. Oui faire mon mouton me ressemblait pas mais à quoi bon se perdre en lecture quand mes prunelles pouvaient se poser sur une bien meilleure attraction ? Non sans sortir mes serres quand même, fallait pas déconner.

« Trop sérieuse ? », je m’esclaffais. « Je crois que tu fais erreur sur la personne ma pauvre. Certes j’aime étudier et passe énormément de temps entourée de livres, ce qui pourrait te faire penser que je suis une Serdaigle modèle mais détrompe-toi, t’en a déjà eu des aperçus en plus. Je ne souhaite pas grandir trop vite bien que la vie ne va pas m’en laisser le choix… Poudlard touche à sa fin. », un brin de nostalgie s’entendait dans ma voix, vite balayer par la présence de cette lumière. « Enfin, avant de partir, j’vais profiter. Et sache que la studieuse possède un estomac plus gros que sa frêle apparence laisse paraitre. Alors j’vais m’empiffrer de la même chose que toi sauf que moi je prendrai deux cupcakes na ! », et un tirage de langue de rendu ! J’allais pas me laisser battre par une Serpentard ! Puis un large sourire également et sans doute des joues rosies et un cœur battant fort, bref ça sentait les paillettes.

Ce que je devais être niaise en cet instant, la tête légèrement penchée, posée dans les deux mains avec les coudes sur la table en train de bouffer tout cru la bouille de ma camarade à défaut de mieux. Pas assez pour ne pas déchiffrer ses paroles, j’avais lu sur ses lèvres de toute façon. Peut-être qu’elles seraient miennes un jour ? Je m’emballais là, j’avais oublié l’ordre des choses, d’abord on discute et potentiellement on conclut plus tard si l’autre est d’accord. Sacré esprit farceur ! Bien sûr que c’était dommage, tellement d’ailleurs. T’inquiète pas louloute, on allait se rattraper.

« Oh ben ma vie est plutôt calme, je lis, je regarde les étoiles, je bosse au Chaudron Baveur aussi, rien de bien folichon quoi. C’est vrai qu’on se connait pas vraiment Elhiya, c’est la première fois qu’on se retrouve toutes les deux dans notre état normal. », trop euphorique de mon côté bien qu’elle l’ignorait. « T’as l’air d’avoir ton caractère toi, tu m’intrigues. Quelque chose me dit que tu te caches derrière toutes ses facettes, t’es pas plus cancre en cours qu’infirmière de couloir ou encore ivrogne londonienne. J’ai une seule question à te poser cependant la réponse va être complexe : qui es-tu Elhi ? »




Dernière édition par Mered Adand le Jeu 15 Fév - 16:55, édité 1 fois
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Elhiya Ellis
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Elhiya Ellis, Mar 13 Fév - 18:31



Au delà des idées préconcues



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Comment ça je partais du principe que les Serdaigles étaient nécessairement trop sérieux ? Moi, je trouvais que ça résumait bien les choses, même si je passais beaucoup de temps le nez dans les bouquins également. Un pouffement à sa remarque, et un hochement de tête à la pointe de nostalgie rappelant que tout avait une fin, surtout Poudlard. En fait, maintenant, et uniquement maintenant, je pouvais comprendre cette soudaine vague mélancolique quand quelqu’un disait qu’il allait quitter l’école. Il y’avait peu, je l’aurais regardé avec des yeux tous ronds, complètement abasourdie. Mais aujourd’hui, au même titre que ma faculté à me moquer de l’opinion des inconnus, j’arrivais enfin à saisir tous les avantages que le château nous fournissait. Certes cette histoire d’étiquette collée sur ma tête m’horripilait toujours, cette fausse guerre de maison aussi, mais il y’avait eu du bon dans ces nombreuses années enfermée dans cette prison dorée. Il y’avait notamment des éclats de rire, un peu comme là, avec cet estomac sur patte qui décidait d’éradiquer la ligne de cupcake-lapinoux, ou comme ce tirage de langue enfantin. Ce genre de choses n’existeraient pas sans Poudlard, si on regardait bien…

Et puis, ces autruis, que je refusais depuis ma première année d’ignorer car bien trop « sorciers », il y’en avait plusieurs qui s’étaient avérés intéressants, ou du moins, divertissants. C’était peut-être la disparition de Lucy, mais trouver du réconfort garce à la magie, semblait me rendre plus réceptive à cette partie du monde que j’avais pris soin de dénigrer. Certes, rien n’était parfait, et rien ne le serrait, mais au milieu d’un monde d’adulte, nous avions encore la possibilité de jouer les enfants insouciants et se perdre dans des sucreries au tour d’une simple discussion. C’était devenu… agréable.

Je regardais ses lèvres se mouvoir pour raconter sa vie. Une existence que j’ignorais jusqu’à ce qu’elle me collait un bonnet à pompom sur la tête dans le Londres sans magie que j’aimais tant. L’observation des étoiles avait glissé hors de sa bouche, m’arrachant un sourire en coin malicieux. Étonnement, j’imaginais une Mered plus explosive, qu’une Mered perdue la tête dans les nuages. Ça me plaisait assez, ce jeu de « non, je ne suis pas ce que je parais ». Il fallait dire que j’étais assez adepte au final, vu mes variations de comportement dans le château et en dehors, ou tout simplement mon comportement avec quelques rares personnes.

Malheureusement pour la rouquine, elle n’avait pas un seul pied, ni une mèche de cheveux dans le cercle très fermé des quelques êtres avec qui je me sentais moi-même. Pourtant, je voulais bien lui concéder un semblant de réponse, vu qu’elle avait été capable de voir au-delà du costume de vipère. D’un rire discret, je lui adressais un sourire avant de passer commande et glissait mes opales sur ses prunelles pétillantes. Son enthousiasme, bien que surprenant ne me semblait pas feint, autant ne pas trop la brider, surtout qu’elle était marrante quand elle se laissait emporter.

-Ho bah, chacune des facettes est quand même valable, mais juste indissociables l’une de l’autre à mon avis. Enfin… pour l’alcool bien sûr, je peux m’en passer. Si non, tu serais obligée de venir me récupérer beaucoup trop de soirs sur les ponts Londoniens. Par contre, je ne suis pas d’accord, j’suis pas une cancre, j’vois juste pas trop l’intérêt de me perdre à corps perdu dans les grimoires scolaires, alors qu’il y’a bien d’autres endroits où se perdre ! Sans quoi j’aurai été chez Serdaigle !

Petit pouffement en prime, la taquiner sur sa maison était facile, surtout que je me fichais complètement de ces différences de couleurs et ces stéréotypes. Je ne m’en servais que pour faire un peu râler, et encore, uniquement quand ça m’apportait réellement quelque chose. Après, je supposais que cela, également, faisait partie de ce que j’étais. Une chieuse ou une gosse joueuse. Ma narratrice elle, disait que j’étais qu’une gamine capricieuse avec un cruel manque d’affection couplé à la peur de l’abandon, sauf que pour moi, c’était bien plus simple : je voulais juste vivre.

-Alors qui je suis ? Actuellement, je suis surtout en quête de liberté, alors infirmière ou pilier de bar, l’esprit perdu dans le ciel ou dans quelques bras, tant que ça me permet de respirer pleinement, ça me convient.

Les deux chocolats viennois étaient arrivés, les petits gâteaux également, le temps de remercier notre serveur, de payer et je prenais ma cuillère pour chaparder un peu de crème lapinou à la rouquine.

« Ho, rajoute voleuse de crème au beurre sur le CV ! » Sourire malicieux, je mettais en bouche la cuillerée extraite d’un de ses desserts. « Tu comptes faire quoi après l’école ? Chasseuse de dévoreur de cupcake-lapin ? Je crois qu’il y’a plein de coupable dans ce salon de thé ! »

Ah, l’humour aussi peu valable était-il pour faire passer une question trop sérieuse à mon gout. Ça aussi il fallait le rajouter à la liste « qui est Elhiya »
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Mered Adand
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Mered Adand, Ven 16 Fév - 20:24


Peut-être avais-je été trop directe ? Se confier de la sorte était loin d’être évident. De toute façon, je ne savais pas tourner autour du pot, les chichis trop peu pour moi. J’avais conscience que sous cette facette joviale pouvait se cacher une extrême timidité, risque à prendre pour débarrasser l’autre de sa carapace. Surtout que j’étais bien tenté d’effeuiller la belle et de découvrir la véritable Elhiya histoire de comprendre son comportement de gamine voire de voir si nos caractères étaient compatibles. Sous un malentendu, pourquoi pas même si les a priori sur les rapports entres aigles et serpents ne m’incitaient pas vraiment à l’optimisme. Déjà elle me répondit, bon début. Pertinence de ses propos ? Quatre sur vingt. C’était sévère mais juste, elle allait même avoir la correction en direct.

« Si tu veux que je fasse ton taxi pour tes soirs de bitures, on peut s’arranger. J’ai besoin d’une rentrée d’argent pour financer mes études, le tien me va parfaitement ma proivote préférée. », chacun son tour de lancer des piques, mon sourire trahissait ma blague. « Je te rejoins sur le fait de se perdre dans des manuels scolaires, ils sont d’un ennui ! Par contre il existe tellement d’autres ouvrages magnifiques, je t’en montrerai quelques-uns si tu veux, de quoi te réconcilier avec la lecture. Et puis tu vas pas m’apprendre que la bibliothèque n’est pas le seul lieu de détente de l’école, il y a vos cachots plongés dans l’obscurité aussi j’avais oublié. Ce que je peux être bête parfois, mon côté Serpentard. »

Ah ce caractère, toujours là pour m’aider, pour m’affirmer. J’espérais bien qu’elle comprendrait que j’étais en train de démonter les préjugés. Je n’étais pas plus ambitieuse qu’elle sage, nous étions nous-mêmes et c’était déjà bien, teintées d’une palette de couleurs dans un monde gris. Nous étions aussi adeptes de liberté, un point commun non négligeable sauf que nous n’avions pas la même façon d’exprimer cette envie. Quand la blonde préférait se noyer dans l’alcool, je préférai m’évader dans un bouquin voire le ciel étoilé. Bref, différentes mais pas tant que ça, farceuse à ajouter à la liste, un peu comme moi avec Aria que j’adorais embêter. Bon sur ce coup-là, elle avait fait une erreur, on ne jouait pas avec la nourriture !

Elle se prenait pour qui ? Sous prétexte qu’elle m’avait invité, elle avait le droit de me chaparder un morceau de mon gâteau ?! Mon estomac n’était pas d’accord et pas du tout content ! Ce fut l’élément déclencheur de la guerre ! Je saisis ma catapulte nommé petite cuillère, l’armai d’une bonne dose de crème et fis feu. Paf le nez ! La précision était l’une de mes qualités principales, tu t’en es prise à la mauvaise personne Elhiya. Après avoir ri si fort que la moitié de la salle s’était tournée en notre direction, je réarmai ma spatule, prête à dégainer sur le.la premier.e client.e osant me faire une quelconque remarque. Personne n’osa, les lâches, à moins que personne ne désirait ne mêler à ce qui pouvait ressembler à une querelle de couple. Je pris une serviette pour l’essuyer, son minois était plus joli au naturel.

« Fallait pas t’en prendre à mon innocent cupcake. Enfin te plains pas, c’est mieux que de se faire tousser dessus espèce de voleuse. Ouais j’pourrai ajouter ça sur ton CV mais j’crois que j’préfère retenir de toi des trucs moins futiles comme la capacité à me faire sourire. »

Drôle d'aveu tiens, j’avais l’embarras du choix, je commençais à cerner le personnage. Comme prévu elle se planquait derrière ce côté chipie plus que charmant néanmoins je sentais peu à peu se fissurer ses barrières. De là à en faire une amie il y avait encore un fossé que j’étais décidé d’essayer de combler, elle me plaisait bien la blondinette clownesque.

« J’crois que les dévoreurs de cupcake-lapin ont encore de beaux jours devant eux. En tout cas j’irai prévenir l’association défendant ces biscuits que cet établissement propose des centaines de victimes non consentantes tous les jours pour satisfaire des gourmands. C’est inacceptable ! » , lui rétorquais-je en m’empiffrant d’une énorme bouchée de mon goûter.

Une partie de son nappage m’orna l’odorat me faisant rire la bouche pleine. Ridicule situation qui fit pouffer la verte et argent à son tour, en plus elle se foutait de ma gueule ! D’ordinaire, vexée, j’aurai probablement sortit Sérénité pour lui envoyer un sort. Là non, elle était vraiment spéciale cette fille. Une fois débarbouillée, je repris sérieusement.

« Après l’école, je compte bien devenir documentaliste. J’adore les livres, je dormirai dans une bibliothèque sans souci. Et toi Miss ne-voulant-pas-grandir tu as des projets ? Au fait Elhiya, j’ai une question, quand tu me regardes, que vois-tu ? »

Irrésistible envie d’avoir son jugement. Quitte à morfler, je voulais savoir. J’étais pas la Serdaigle modèle par excellence cependant j’en avais la curiosité.


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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Elhiya Ellis, Lun 19 Fév - 13:25



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Héhé, plus ça allait plus sa répartie était appréciable. Elle rebondissait agilement sur mes propos, m’arrachant pouffement de rire et regard malicieux. J’en oublias même de jouer la fille offusquée car elle venait clairement de me dire que je ne connaissais pas de bonne lecture, et dodelinais de la tête à l’évocation des glorieux cachots aux couleurs parfois nauséeuses. « Qu’elle ingratitude, dénigrer ainsi le calme des sous-sol et les attentions adorables de tous serpentards qui se méritent ». Bout de nez levé vers le haut, j’avais simulé une vexation suprême. Tentative risible vu que je me marrais… Bah ouai, tapoter sur les petites cases préfabriquées pour les balancer par terre m’avait toujours plus. Elle marquait des points la rouquine, se hissant dans la ligne des personnes possiblement intéressantes.

Et puis, ce fut le drame. Adieu les paillettes, les licornes, les cœurs qui volaient partout autour, les violons et les pétales de rose. Une agression soudaine, de la crème au beurre sur mon nez, et une menace de recommencer. Bouche bée, sourire figé, j’avais planté mes opales sur l’aiglonne marmonnant un « Mais.. » avant d’éclater de rire. Un sacrilège venait d’être commis sur un cupcake ! Cela devait être réparé, et autrement qu’en m’essuyant le sucre sur mon visage. Attends donc un peut Mered, ce crime pâtissier ne restera pas impuni ! Et c’était pas car elle venait de glisser un truc qui m’arracha un haussement de sourcil dubitatif que l’acte serait pardonner.

Donc comme ça, je la faisais sourire la demoiselle. Qu’elle ne se plaigne pas, tout le monde ne disait pas la même chose, il me semblait même que je filais de l’urticaire  à quelques élèves de Poudlard en fait. Alors aurait surtout du remercier sa capacité à m’intriguer avec son caractère si marqué. J’aimais ce qui le semblait complexe à comprendre, ou ce qui ne glissait pas dans mon sens. Peut-être pas bien logique aux yeux des inconnus, mais pour moi, tout ce qui ne rentrait pas dans le moule, qui ne se laissait pas marcher sur les pieds devenait digne d’intérêt. Très certainement car la vie en elle-même n’était que trop peut parsemée de feu d’artifice coloré si on la laissait nous guider dans sa monotonie quotidienne.

Alors, la voir entrer dans mon jeu, s’offusquer d’un établissement offrant des victimes toute trouvées pour effectuer des génocides légaux, ne pouvait que me plaire d’autant plus. J’avais pouffé en la voyant s’empiffrer d’une morceau trop grand –à mon gout- pour sa bouche. « Elle est belle la défense des biscuits. Niveau crédibilité avec un bout de cadavre aux commissures des lèvres c’est mort là. Abandonne direct,  et rejoints-nous directement dans l’extinction des cupcake-lapinoux. Tu verras, on se réuni dans des endroits sombre et humide, capuche sur la tête pour accomplir nos méfaits » Et je rigolai à nouveau. Quelle douce insouciance, que la stupidité de l’enfance était agréable quand elle trouvait un écho, même si ce dernier était très inattendue. Elle avait des ressources insoupçonnée cette rouquine, superbe découverte.

Piochant dans ma douceur à mon tour, je prenais une bouchée de taille correcte pour en apprécier toutes les saveurs avec délectation. Il n’y avait pas à dire, c’était limite un des plaisirs les plus simple et les plus agréables pour une gourmande comme moi. Mes papilles étaient enchantées, mes narines en pleines valves étourdissante avec les arômes sucrés, et moi, je regrettais de n’avoir pris qu’une seule de ces merveilles. Reprenant une cuillère, j’offrais à Mered une écoute attentive malgré l’ambiance légere. Un signe de tête affirmatif à son projet professionnel qui était somme toute très respectable, puis des questions. Chacune me forcait à un sourire en coin circonspect. C’était sérieux ce genre de questions en fait, et si la première était assez classique, la seconde réclamait réflexion.

Cuillère en l’air j’observais la  une seconde de plus. Je ne me faisais jamais d’idée sur une personne au premier regard, si c’était l’impression que je donnais, cela venait juste d’un désir profond de ne pas trop me mêler à la masse humaine existante. J’étais sociable certes, mais uniquement avec parcimonie, et que quand j’estimais que la créature face à moi ne serait pas une source de souffrance sans fin. Du coup, là, elle me prenait de court. Nous nous étions vu que peu de fois, néanmoins suffisamment pour que je ne refuse pas sa compagnie, au contraire même.

« Hum…. Pour l’avenir, pour être franche j’hésite un peu. Je crois que j’ai plus de facilité avec les sorts médicaux. Puis je me retrouve systématiquement avec des gens qui se blessent quand ils sont avec moi. Soit je porte malchance, soit ils le font exprès… Faudrait que je creuse un peu pour savoir si ça pourrait me convenir vraiment »

Pour le reste par contre.. j'avais bien besoin de quelques instants pour dire ce que je voyais. La psychologie et moi faisaient généralement pas bon ménage. Et si je faisais attention à ne pas croiser certaines personne, cela était extrêmement rare. Il me semblait bien que je ne me preoccupais que peu des sentiments d'autrui des qu'ils étaient hors de ma sphère privée.  Quelques secondes sans rien dire, pour opter pour la simplicité.

"Moi ce que je vois, c'est une fille avec du tempérament. Il serait facile de dire qu'il est semblable à ta chevelure. Je vois une fille qui passe pas par 4 chemins et qui semble droite dans ses choix. Je prends pour exemple la fois où tu m as ramené chez moi. Apres... visiblement y a de l'espièglerie derrière une facette trop sérieuse ou trop reprobatrice.  J'sais pas. T'as l'air moins campee sur tes opinions quand on est pas en cours. Prémices de maturité peut être? Mais ce que je vois surtout... c est une tueuse de lapin à la crème!"

J'avais rigolé avant de décapiter le peut de crème me restant puis je retournais la question

"Vas y fait moi rire. Dis moi aussi ce que tu vois en me regardant. Et plus sérieusement, qu' est ce que tu vois quand tu fermes les yeux?"

Ca, c'etait plus personnel. Une offre de se dévoiler. Même si moi je trouvais ça compliqué. Mais elle allait quitter l'école, dans tous les cas, ce que je pourrais laisser glisser se perdrait rapidement dans sa vie d adulte
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