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Salon de thé de Madame Pieddodu
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Malicia Evans
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Malicia Evans, Mar 15 Nov 2016 - 12:23


J'ai proposé de boire un coup comme ça. Parce que l'idée me plait. Et surtout parce que je suis une alcoolique notoire. Sans attendre, je transplane sans penser à la brune. Lorsque j'arrive au Pré-au-Lard, je pense à Rachel. Peut-être qu'elle ne sait pas transplaner. Et là, beh elle est pas dans la m*rde. J'attends quelques minutes et lorsque j'entends un crac, représentatif d'un transplanage réussi, je soupire. Enfin ! C'est pas compliqué pourtant.

- Mer**, j'ai envie de vomir...

Je rigole, moqueuse. Elle ne supporte toujours pas ces voyages on dirait... Je la regarde se plier en deux. Je m'attends à ce qu'elle vide son estomac mais... non. Lorsqu'elle se relève, elle me sourit. Ou alors elle sourit parce qu'elle est contente d'elle-même. Elle fait d'ailleurs une remarque, comme quoi elle serait bientôt prête pour le transplanage. Tant mieux pour elle. Je lui souris en retour. Par politesse surtout.

Alors que je commence à avancer vers un bar, je remarque que la serpentard se dirige vers un salon de thé. Attendez, un salon de thé ? Ouais.. mais non. Je me sens mieux dans un bar. C'est déjà un peu plus ma place que l'endroit où m'amène la brune. Elle me sort qu'elle a du mal avec les bars et fais une remarque par rapport aux boissons qui peuvent être fortes ici aussi. J'en doute. Pourtant je la suis. J'hausse les épaules et lui emboite le pas. Une fois entrées, nous nous installons à une petite table. Très intime l'ambiance. J'aime pas du tout. Lorsque quelqu'un arrive pour prendre la commande, je lui demande un café et indique à l'étudiante que c'est moi qui paye.

- T'as fait quoi pendant les vacances ?

Qu'est-ce que j'ai fais hein ? J'évite de lui parler des mauvaises choses.. comme la fois où j'ai tenté de mettre fin à mes jours ou la fois où j'ai buté un couple de sorcier. Restons simple hein.

- Pas grand chose, je suis retournée aux Etats-Unis pendant 1 mois. Je voulais revoir quelques connaissances. Rien de fameux. Et toi alors ? Comment ça s'est passé tes vacances ?

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Rachel Ester Pasca
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Rachel Ester Pasca, Dim 20 Nov 2016 - 1:39


L'ambiance ici, convenait plus à Rachel que les bars ce qui la rassura quelque peu sur elle-même. Peut-être n'avait-elle pas complètement changer, quelque part au font, il devait bien rester quelques vestiges de sa vie passée. D'ailleurs on ne tarda pas à prendre leur commande, un café pour Malicia, un thé pour Rachel. La verte ne se serait pas vu prendre autre chose dans ce salon. Elle ne manqua d'ailleurs pas de remercier son... amie ? C'était elle qui allait payer après-tout.

Il y avait l'art et la manière. Rachel était douée dans les deux cas lorsqu'il s'agissait de poser des questions c*nnes. "Qu'est-ce que tu as fait pendant les vacances ?" Vraiment ? Pitié... La réponse de Malicia ne tarda pas, ce n'était après tout qu'une question sans grande importance. Un moyen comme un autre de lancer la conversation. Parce que la blonde n'avait certainement pas tout dit et que la brune ne reviendrait pas non plus sur ce passé-là. "Je suis partie de chez-moi". Mais no, ce n'était certainement pas ça qu'elle allait dire. C'était plutôt tout naturellement, qu'avec un sourire elle déclara :

- Je suis allée faire du camping façon moldu avec Kohane, c'était cool ! Je serais bien resté plus longtemps. Les vacances sont toujours trop courtes pas vrai ?

Trop courte ou trop longue. Tout dépendant du genre de vacances que l'on était entrain de passer, mais ça c'était encore une autre histoire. Un sujet de conversation que, qui sait, elles aborderaient peut-être une prochaine fois. Pour l'heure, l'enseignante et l'élève avaient des choses à se dire. Des points à éclaircir et même si cela terrifiant littéralement l’écailleuse, elle savait aussi que c'était plus que nécessaire. Le petit sourire qu'elle avait alors eu jusqu'à maintenant s'effaça un peu, pour laisser place à une expression plus sérieuse.

- Dit... J'aurais aimé qu'on parle de ce qui sait passé la dernière fois.

Pas besoin d'en dire plus. Malicia savait. Elles savaient toutes les deux.

- Je n'aurais pas dut réagir aussi violemment. Je suis désolée. D'ailleurs tu vas mieux toi ?
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Malicia Evans
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Malicia Evans, Ven 9 Déc 2016 - 11:54


Désolée du retard :mm:

Un café. Un thé. Je n'ai plus l'habitude de boire ce genre de boissons. Je commande toujours des trucs plus fort. Lorsqu'elle me remercie, je hausse les épaules. Je trouve ça normal de payer. Elle est étudiante, dans une situation précaire. J'ai un boulot et plusieurs rentrées d'argent. Pour une fois que j'ai une situation stable. La serveuse retourna à ses préparations pour nous laisser un minimum d'intimité avec Rachel. Je la regarde s'en aller puis je reporte mon attention sur la brune. Elle me parle vraiment des vacances d'été là ? Je finis par lui faire un résumé de mon été, occultant les passages sanglants. Elle ne connait pas ce côté là de ma personnalité, je n'ai pas envie de lui faire peur non plus.

- Je suis allée faire du camping façon moldu avec Kohane, c'était cool ! Je serais bien resté plus longtemps. Les vacances sont toujours trop courtes pas vrai ?

Je lui souris, gentiment. Qu'est-ce que j'aurais pu faire d'autre hein ? Elle a dû s'amuser avec Kohane, pis le camping à la moldu devait lui rappeler des bons moments lorsqu'elle vivait à sa famille. A sa question, je hoche la tête en souriant. Les vacances sont toujours trop courtes lorsqu'on s'amuse. A son âge, je trouvais toujours les vacances trop longues, je devais me trouver un logement pendant l'été puisque j'ai gardé le silence sur ma situation auprès de mon entourage.

- Dis... J'aurais aimé qu'on parle de ce qui sait passé la dernière fois.

Je soupire. Vraiment ? Elle veut vraiment parler de ça ? Non. On s'est déjà disputé la dernière fois, ce n'est pas nécessaire de remettre ça sur le tapis. Je suis plutôt d'avis de laisser ce qui est arrivé au passé. Ce qui est fait est fait. Revenir sur des événements douloureux, ça ne sert à rien à part se faire souffrir.

- Je n'aurais pas dut réagir aussi violemment. Je suis désolée. D'ailleurs tu vas mieux toi ?

Non, tu n'aurais pas dû Rachel, mais je ne dirais rien. Parce que ce n'est pas le moment de repartir en vrille et je ne veux pas que tu t'inquiète pour moi. Tu as autre chose à faire. Lorsque je vais pour prendre la parole, la serveuse se ramène avec le café et le thé. Je la remercie d'un hochement de tête et lui donne de quoi régler la note. J'attends qu'elle reparte pour prendre la parole.

- Ce n'est pas grave Rachel. On a chacun notre façon de réagir, tu n'as pas à t'en vouloir. On a toute les deux réagis d'une façon exagérée. Et oui... Je vais mieux. J'étais dans une période assez compliquée mais c'est passé.

Je la regarde, sans rien dire d'autre. J'amène le café à mes lèvres, attendant qu'elle parle, qu'elle donne son avis.
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Rachel Ester Pasca
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Rachel Ester Pasca, Mer 14 Déc 2016 - 16:40


La serpentard offrir un petit sourire à la serveuse venu leur apporter leurs boissons avant d'en boire une gorgée. Trop chaud. Bon, mais chaud. Comme souvent d'ailleurs, c'est pourquoi elle le laissa simplement de côté. Il y avait quelque chose dans l'atmosphère qui dérangeait la brune, mais elle ne mettait pas encore le doigt dessus. Un brin mélancolique, bien au chaud dans son fauteuil, Rachel tourna brièvement la tête vers la fenêtre, pour constater qu'il neigeait. La neige... Rachel avait presque oublié sa venue, peut-être n'était-elle pas assez sortie pour constater de l'arrivé du froid. L'étudiante s'en détourna pourtant vite, parce que la question qu'elle venait de poser était plus importante. Sa relation avec Malicia était plus importante.

- Ce n'est pas grave Rachel. On a chacun notre façon de réagir, tu n'as pas à t'en vouloir. On a toute les deux réagis d'une façon exagérée. Et oui... Je vais mieux. J'étais dans une période assez compliquée mais c'est passé.

Réponse en bonne et due forme, mais qui chiffonnait quelque peu la jeune sorcière. Elle avait un peu trop l'impression de s'entendre, quand elle voulait détourner la conversation.

- Tant mieux, souria-t-elle.

La neige dehors semblait vouloir continuer de tomber, peut-être que Rachel aurait droit à sa balade sous la neige aujourd'hui. Ah non, voila que ça s'arrêtait déjà, dommage. Aucun doute pourtant quant au fait que bientôt tout serait blanc, blanc, blanc. C'était aussi beau que triste, la mort de tout pour un renouveau... Rachel n'était pas prête à laisser tomber.

- C'est bien qu'on en ait parlé. Tellement mieux que si on avait fermé les yeux et laissé l’abcès grossir...

Rachel inspira et expira profondément. L'ironie de sa phrase avait été perçu, ça elle en était certaine. C'était la réaction de Malicia qu'elle n'était pas capable de prévoir. Parce qu'elle ne la connaissait pas vraiment finalement. Elles s'étaient rarement vu en dehors des cours et des entraînements personnalisés. Rachel connaissait son goût pour l'alcool et les tenues sexy, c'était plus ou moins tout. Ah ! Et... l'étudiante connaissait aussi les mauvais goût de la blonde pour les amies (Lena Ange amour). Et il y avait aussi quelques secrets dont Rachel avait conscience/connaissance, mais c'était due à une erreur d'emplacement et non à un quelque conque dialogue.

- On a merdé toutes les deux... Je me suis reposée sur toi parce que... t'es la première à t'être demandé comment j'allais, mais je te promets que je ne le referais plus. Ce n'est pas quelque chose dont j'ai l'habitude et pour tout te dire j'ai même honte d'être venue me plaindre ainsi de mes petits malheurs, je sais que t'as vécu bien pire... Mais on a jamais parlé toi et moi. Je tiens à toi mais je ne sais pas pourquoi, si ce n'est que tu m'as sauvé la vie et je... je ne sais jamais quoi te dire en fait.

Je t'aime. Je ne sais pas pourquoi, mais je t'aime.
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Malicia Evans
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Malicia Evans, Lun 9 Jan 2017 - 13:17


Je n’arrive plus. Je ne peux juste plus te regarder dans les yeux Rachel. Je n’ai plus confiance. Tu m’as laissé, je me suis retrouvée seule. J’ai perdu tout espoir. Comment veux-tu que je revienne vers toi tout sourire ? Je reste courtoise mais froide et distance. Je sais que tu le ressens.

La neige commence à tomber. Je regarde sa descente, silencieuse. J’avais envie de boire un verre tranquillement, pas ressasser le passé. Ca ne sert à rien. Ne t’attends pas à ce que je redevienne comme avant. Si tu me connaissais vraiment, tu serais loin. Très loin. Tu fais une remarque que je ne relève pas. Je me contente de soupirer. Je n’ai plus envie de batailler.

- On a merdé toutes les deux... Je me suis reposée sur toi parce que... t'es la première à t'être demandé comment j'allais, mais je te promets que je ne le referais plus. Ce n'est pas quelque chose dont j'ai l'habitude et pour tout te dire j'ai même honte d'être venue me plaindre ainsi de mes petits malheurs, je sais que t'as vécu bien pire... Mais on a jamais parlé toi et moi. Je tiens à toi mais je ne sais pas pourquoi, si ce n'est que tu m'as sauvé la vie et je... je ne sais jamais quoi te dire en fait.

Oui, on a merdé. C’est sûr. Mais moi, je ne t’ai pas laissé tomber, j’ai continué à t’aider, te surveiller à distance. C’est facile de venir s’excuser une fois le mal fait, ça ne marche pas comme ça. Tu ne peux pas venir confesser tes regrets sans en payer les conséquences. Et le fait est que je n’ai plus envie de te faire confiance. Tu tiens à moi, d’accord. Je sais pas si c’est réciproque. Je suis désolée. J’ai déjà du mal à m’attacher au gens. Avec toi, je m’étais dit que je ne serais pas déçue, abandonnée et je faisais erreur. Tu m’as fais du mal, plus que les autres.

Mon regard lâche la neige pour te regarder. Que veux-tu que je te dise ? Je te pardonne. Non, ça serait mentir. Si tu veux, on peut reprendre tout à zéro. Je t’oublie, tu m’oublies et on réapprend à se connaître. J’attrape ma boisson chaude pour en boire quelques gorgées.

« Parlons. Faisons connaissance. » 

Je repose ma tasse sur la table et te souris. Ce n’est pas tant un sourire forcé que ça. Je suis plus amusée par ma réaction.
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Rachel Ester Pasca
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Rachel Ester Pasca, Lun 23 Jan 2017 - 20:10


Cette relation n’était réellement pas seine, pourtant Rachel y tenait. C’était peut-être la première fois qu’elle y tenait assez pour vouloir se battre, essayer d’arranger les choses. D’ordinaire elle se serait simplement éloignée. Si on ne voulait plus de sa présence pourquoi s’acharner ? Des amis il y en aurait d’autres. Quant à la famille ce n’était pas nécessaire pour avancer ni pour survivre.

Pendant un certain lapse de temps, la seule chose audible à leur table fut le tintement de leurs boissons, qu’elles remuaient ou reposaient sur la table. Ce n’était pas quelque chose d’agréable, pourtant ce n’était pas vraiment dérangeant non plus. Rachel profita surtout de ce temps calme pour réfléchir un peu. Néanmoins, la seule chose dont elle était certaine c’était que le thé n’était pas aussi bon qu’elle l’avait espéré. On aurait pourtant pu croire l’inverse vu la renommée du bâtiment. Ou était-ce elle qui n’était pas en mesure de l’apprécier convenablement ?

« Faisons connaissances » avait-elle dit. Eh bien d’accord, c’était ce qu’elles allaient faire. Aucune esquive cette fois ni retour en arrière possible. Les deux sorcières ne sortiraient pas d’ici avant d’avoir parlé. Une tâche qui pourrait vite se révéler plus dur que prévu puisqu’aucune des deux n’aimaient parler d’elle. C’était Rachel qui commença.

- Quel est… ta couleur préféré hormis le noir et le blanc ? Il s’est passé quoi quand tu as touché ta baguette pour la première fois ? Comment tu as eu envie de devenir professeur à Poudlard ? Pourquoi les potions ? Tu as des animaux de compagnie ? Est-ce que tu te souviens du nom de la première personne que tu as embrassé ? Comment tu as découvert tes pouvoirs ? C’est quoi ton plus beau souvenir d’école ? Ton plus beau souvenir après l’école ? Comment déciderais-tu de t’appeler si tu devais changer de nom maintenant ?

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Malicia Evans
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Malicia Evans, Lun 6 Fév 2017 - 19:12


Parfois on s’accroche à des relations sans réellement savoir pourquoi. Elles nous donnent l’illusion qu’elles aident à garder la tête hors de l’eau alors qu’au final c’est tout le contraire. On se rend compte que ces relations te compressent, t’oppriment et te détruisent à petit feu. On s’accroche comme s’il n’y avait plus d’espoir, comme si c’était notre seul point d’ancrage alors on fait tout pour préserver ce semblant d’amitié.

On peut essayer d’apprendre à se connaître. Vraiment, pour une fois. Echanger des anecdotes inutiles, pourquoi pas. De toute façon, il fallait qu’on parle. Il faut qu’on apaise la situation parce que je t’apprécie Rachel. Plus que je ne le laisse paraître. Tu m’as peut-être blessée, mais tu n’es pas la première, ni la dernière. Je commence à avoir l’habitude à force. Alors je t’accorde mon pardon, peut-être parce que je suis un peu conne et naïve mais aussi parce que j’aime à croire que l’on ferait la même chose si on inversait les rôles.

- Quel est… ta couleur préféré hormis le noir et le blanc ? Il s’est passé quoi quand tu as touché ta baguette pour la première fois ? Comment tu as eu envie de devenir professeur à Poudlard ? Pourquoi les potions ? Tu as des animaux de compagnie ? Est-ce que tu te souviens du nom de la première personne que tu as embrassé ? Comment tu as découvert tes pouvoirs ? C’est quoi ton plus beau souvenir d’école ? Ton plus beau souvenir après l’école ? Comment déciderais-tu de t’appeler si tu devais changer de nom maintenant ?

Je rigole doucement sous cette avalanche de questions. Je ne m’attendais pas à tant. Du moins d’un seul coup. Je bois quelques gorgées de ma boisson avant de reposer doucement la tasse sur la table.

« - J’aime beaucoup le rouge mais aussi le bleu, je crois que je ne pourrais pas les départager. En ce qui concerne ma première baguette, ça remonte à un moment mais je me rappelle avoir ressenti une grande chaleur et des fourmillements dans le bras. Je n’ai jamais vraiment voulu devenir professeur mais disons que quand je suis revenu à Londres, j’ai vu qu’ils recherchaient un prof de potions et je me suis toujours très bien débrouillée en potions. Je me suis dis que c’était un bon moyen pour me poser et avoir une situation stable. J’ai seulement un corbeau, Moon. Je me souviens de la première personne que j’ai embrassé, il s’appelait Theo. »

Un sourire s’empara de mon visage pendant quelques minutes. Je me souviens avec précision du moment, de tout ce qui s’est passé ce soir là. J’avais eu peur, j’avais vécu quelque chose d’intense. Je pleurais, je tremblais et il était là. Il m’avait prise dans ses bras et avait tenté de me calmer. Puis il m’avait embrassé. Je n’avais que 15 ans. Un jour que je n ‘oublierais probablement jamais.

« - J’ai découvert mes pouvoirs quand j’avais 7 ou 8 ans, je ne sais plus. Je me suis énervée contre ma mère adoptive et les vases de la maison ont explosés. Enfin, ceux du salon. Je n’ai pas vraiment compris sur le moment mais c’est arrivé plusieurs fois. Dès que je m’énervais, il se passait un truc qu’on arrivait pas à expliquer. Mon plus beau souvenir d’école, euh.. franchement je ne vois pas. Je n’ai pas vraiment aimé ma scolarité. Ah si.. peut-être lorsque je m’amusais aux dépends des autres avec des potions. J’étais une sale gosse, ouais. Après l’école par contre, j’en ai pas mal. Mes années en Amérique du Sud. C’était magique et reposant. Enfin reposant.. j’étais dans mon univers. Je ne ressentais aucun jugement, je pouvais donner ma confiance sans crainte. Je sais que si je retournais là-bas, je serais accueillie à bras ouverts. Si je devais changer de nom, je m’appellerais Katarina. Me demande pas pourquoi, je ne sais pas. Ce nom m’a toujours dit quelque chose, comme si je m’étais déjà appelée comme ça. »

Maintenant à mon tour de lui poser des questions mais je ne sais pas faire ça. Je reste un petit moment silencieuse, trouvant l’excuse de finir mon verre. Alors que je bois lentement, je réfléchis à ce que je pourrais dire.

« - Et toi alors ? Est-ce que tu as une idée de ce que tu veux faire après Poudlard ? Tu as des animaux de compagnies à part ton corbeau ? Tu te souviens de ta première relation amoureuse ? Comment as-tu découvert tes pouvoirs ? Est-ce que tu as eu peur quand c’est arrivé ? Où est-ce que tu vis maintenant ? Tu as un travail ou tu ne te consacres qu’à tes études ? »
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Rachel Ester Pasca
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Rachel Ester Pasca, Mar 21 Fév 2017 - 15:17


La sensation était étrange. Effrayante. Apaisante. De mémoire, Rachel n'avait pas le souvenir d'avoir déjà su autant de chose sur Malicia. Leurs discutions passées n'avaient tournés qu'autour des drames et des combats. De moyens pour se défendre et survivre, cacher au reste du monde les blessures que l'une et l'autre s'étaient faite durant leur vie. Alors la verte essayait de tout retenir, de tout apprendre comme elle avait appris lors de ses leçons.

Malicia avait été la force et Rachel l'innocence. Chacune avait essayé de s'accrocher à l'autre, par amour et par instinct de conservation. Leur relation avait débuté sur de mauvaises bases. Leur dispute avait presque tout détruit, comme un incendie. Il était peut-être temps d'essayé de reconstruire. Faire fit des blessures. Ne plus en parler, fermer les yeux. Au moins le temps d'une base réellement solide ne se créer. Parce que pour l'heure ni l'une ni l'autre n'était prête à supporter d'autres marques sanglantes à l'âme ou au cœur, au corps.

- Et toi alors ? Est-ce que tu as une idée de ce que tu veux faire après Poudlard ? Tu as des animaux de compagnies à part ton corbeau ? Tu te souviens de ta première relation amoureuse ? Comment as-tu découvert tes pouvoirs ? Est-ce que tu as eu peur quand c’est arrivé ? Où est-ce que tu vis maintenant ? Tu as un travail ou tu ne te consacres qu’à tes études ?

Par la barbe de Merlin ! Comment faire pour ne pas oublier une question ? Mais encore une fois Rachel n'avait que ce qu'elle méritait. Des questions elle en avait posé bien plus à la belle blonde à qui elle essayait désespérément de s'accrocher. Malicia avait fait son apparition à un moment où Rachel en avait vraiment eu besoin. Une personne à qui s’accrocher. Comme un substitue à cette famille idéale qu'elle n'avait pas. Et si Rachel avait finalement perdu la vrai, il n'était pas question qu'elle laisse partir la seconde.

- Euh... bloqua un instant la brune lorsqu'elle essaya de se remémorer toutes les questions. J'vais essayer de répondre dans l'ordre donc... Je ne sais pas vraiment ce que je veux faire après Poudlard. Vu que j'ai déjà deux boulots je pense que je vais les garder. Pourquoi pas essayer de passer vendeuse à Waddiwasi plutôt que stagiaire ? Euh...Des animaux j'en ai... beaucoup trop, les pauvre je n'ai presque pas de temps pour eux. Donc en plus de Midnight que tu connais, j'ai Leelou mon fléreur et Cléopâtre mon boursouflet... euh... Découverte des pouvoirs... Non je n'ai pas eu peur, en fait je ne me suis même pas rendu compte sur le coup. C'est plusieurs année plus tard lorsque ma lettre pour BeauxBâtons est arrivé que je m'en suis souvenue. Et donc pour la petite histoire c'était vers Noel et je voulais de la neige donc j'ai simplement fait voler du coton dans ma chambre de sorte à ce que cela ressemble à des flocons. Ma mère ma jamais cru et moi en grandissant je me suis convaincue que j'avais rêvé. Ensuite, hm... vu que je suis étudiante pour le moment je suis à Poudlard, mais j'ai une chambre dans un manoir pas loin pour après et... ah ! Ma première relation ! Je n'en ai pas encore eu de sérieuse, mais tu te souviens peut-être de JB ? On s'est revu cette été et puis... voila quoi.

Rachel se surprit à sourire d'un air naïf et enjoué. Visage de la petite Rachel perdu depuis longtemps qui tente une nouvelle fois de refaire surface, même si ce n'est que pour quelques instants. Pour la blonde comme pour la brune, c'était leur dernière chance pour avoir un avenir en commun.

FIN du RP pour moi

Spoiler:
 
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Kohane Werner
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Kohane Werner, Mar 21 Mar 2017 - 20:11




RP avec Alhena
LA d'Alhena

Déambuler sous un ciel gris. Maussade.
Petit vent frais mais pas de pluie. Pour l'instant.
Les pas traînent sur le trottoir. Pas grand-chose à faire.
J'ai l'impression -horrible sensation- que ma vie tourne en rond. J'sais plus trop où je suis. Ce que je fais. Pourquoi. Pour qui. Pour moi ? J'sais plus si c'est pour les autres que je veux désormais me battre, ou pour moi-même.

Au fur et à mesure que j'avance, ma main trace le sillon le long des murs.
Les doigts effleurent, glissent en silence.
Tandis que les pas se trouvent étouffés par les autres pas.
Les autres voix.
Sortie dans Pré-au-lard, toujours journée très excitante pour les élèves. Ils gambadent, vont de boutique en boutique, font leurs provisions de friandises et farce et attrapes. Ils s'installent dans un bar, boivent une bonne bièraubeurre ensemble. Autour des derniers potins, derniers ragots, dernières nouvelles qui sortent de l'ordinaire.
Leurs voix couvrent le bruit de mes pas.
Et j'avance, fantôme presque.
Même de jour, j'ai l'impression d'être fantomatique.
Esprit ailleurs et cernes pour marquer une peau pâle.

Mon regard se perd, ne s'accroche à rien.
Pas de visage familier sur lequel scotcher mon oeil.
Pas de son de voix connue à laquelle fixer mon oreille.
Juste des gens. Des gens. Encore des gens.
Ceux qui vivent là. Les élèves qui n'y viennent que périodiquement.
Des gens partout.
Qui parlent un blabla auquel je n'entends rien. Esprit embrumé. Mais que me faut-il pour me réveiller un bon coup, là ?



Plic-ploc
Plic-ploc
Oh noooon !
C'est pas vrai !
Une petite, toute petite et légère goutte.
A laquelle vient s'ajouter une autre
une autre
une autre
une autre.
Que de gouttes !
Les voilà qui dévalent le ciel et glissent et tombent.
Plouf.
Pas d'aspérité sur le trottoir et l'eau s'écoule vers le caniveau.
M*rde.
Pas envie de me prendre la pluie, moi !

Un pas, deux pas, une course.
Trouver un abri. Je pourrais aller me réfugier aux Trois Balais. Puis me planquer derrière le comptoir en position foetale et attendre juste que le mauvais temps passe.
Ou je pourrais trouver un lieu plus proche...
Autour de moi, les gens se pressent aussi.
Les élèves rient -pourquoi rient-ils de cet après-midi raté ?!
Et je vois l'enseigne.

Salon de thé.

Pas besoin de réfléchir plus.
Je me précipite à l'intérieur. Au chaud. Au sec. Enfin... moi j'suis pas très sèche. Heureusement que la vie sorcière permet quelques avantages. Un rapide Consectetuer Dryer et le tour est joué !
Je m'installe donc à la première table venue.
Eh bien... plus qu'à attendre que la pluie passe. Que l'orage cesse.



Un temps
de rien
en suspend
dans le vent
chaud du salon de thé.
Les voix et le bruits caractéristique des verres que l'ont pose après les avoir porté aux lèvres, assiettes pleines de gourmandises qui défilent, vaisselle que l'on range sur les étagères.

Mes yeux parcourent rapidement les personnes présentes.
Parce que je n'ai rien de mieux à faire tandis que tip-tap-tip la pluie sur le carreau des fenêtres.
Et soudainement, mon regard accroche une silhouette familière.
Instant de surprise -je pensais pas la croiser là.
Je sais même pas si j'ai vraiment envie de la voir. Parce quand on se voit, y'a toujours un truc qui va pas, une froideur derrière les sourires timides et le petite chose qui la renfrogne et ne fait qu'accentuer ma curiosité.
Malgré tout, je sais aussi qu'une part de moi est comme attirée par sa personnalité mystérieuse. A la fois généreuse et avare de mots, minuscules instants de chaleur dans une froideur caractéristique.
Je sais que le secret Lena, j'aimerais bien le percer.
J'en ai déjà appris un peu sur elle.
Bribe par bribe.
Fil par fil.
Elle ne laisse tomber que de menus détails sans importance.
Pièces d'un puzzle dont je ne connais pas la taille.
J'aimerais parvenir à coudre les fils entre eux. Et en sortir un ouvrage fini, complet, vue d'ensemble.

Sans trop savoir pourquoi, je quitte ma place et me dirige vers la table où je l'ai vue.
Alhena.
Elle sera sans doute pas très heureuse de me voir -elle ne donne jamais l'impression d'être heureuse de me voir !
Malgré tout, je débarque.
Et, étrangement, sa présence me redonne une forme de sourire.
Ca fait bien longtemps, tiens. Ce sourire. Perdu, effacé. Qui revient. Un peu. Peut-être même un éclat curieux ou espiègle dans l'oeil.

Alhena est là.
Je débarque et la salue sans autre forme de procès.
-Heeey ! J'pensais pas te croiser ici !

Puis je remarque les trois p'tites têtes -elles sont choupies.
Trois p'tites têtes qui sont avec elles.
Deux filles, un garçon. Trois p'tites pommes hautes de trois pommes, joues rebondies d'enfance et yeux d'innocence.

-Rooooh, vous êtes mimis vous ! je m'exclame soudainement. Vous êtes quiiii ?

Un sourire un peu idiot fleurit sur mes lèvres.
Ca me fait drôle de voir des enfants. Me rappeler que la vie existe toujours.
Envers
et
contre
tout.

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Alhena Peverell
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Alhena Peverell, Ven 31 Mar 2017 - 21:25


RP Kohane

Et la pluie tombe  
Elle fracasse le sol et les envies. Elle fait sombrer le chaos sur le monde. L'air humide est maussade de l'autre côté de la fenêtre. Pourtant toi, tu danses le monde sous cette pluie. Parce que dans leur regard, quand ils sourient, tu te remets à croire aux miracles. Tu crois encore que la vie est moche, morne, mais tu ne fais qu'effleurer la surface de l'idée.
Mais avec Eux
c'est différent
Parce qu'ils deviennent tout. Ils passent avant bien des choses. Tu as découvert une chose en toi caché. Un amour pour les autres que tu ignorais. C'était toujours toi en premier, plus maintenant. Ta vision des choses changeait peu à peu sur les humains, ils n'était pas qu'inutile et exaspérant. Tu t'étais levée du trône pour te mêler dans la masse et retrouver tes enfants. Tu avais découvert un univers qui t'effrayait plus qu'autre chose : les relations humaines.

Petite visite à Pré-Au-Lard, tu venais prendre l'air frais et décompresser. Oublier le reste, l'école et la politique. Juste une mère et ses enfants. Ils avaient couru, ils avaient ri et aimer, toi aussi. Pendant un instant, tu n'avais pas eu peur pour toi, mais pour eux. Que l'avenir leur réserve un chemin aussi tortueux que le tiens. Tu t'étais posée des questions sur ce que tu devais faire. Si tu devais sacrifier ton monde pour le leur. Ce moment de doute avait été vite effacé quand l'une de tes filles t'avait trainé devant le salon de thé. Il avait suffit d'une seconde pour comprendre ce qu'ils voulaient : manger et boire, et manger.
De pauvres estomacs sur pattes

Sourire aux lèvres, tu avais poussé la porte d'entrée suivi par les gamins. Installée à table, les minutes s'étaient vite transformées en seconde. Puis la pluie s'était abattue sur le village, et tu t'étais dis que ce n'était pas le bon moment pour rentrer. Ton regard se fige sur l'extérieur puis tu reprends contenance. Commandant une autre boisson, tu ne fais pas attention à celle qui vient de pousser la porte
Tu aurais déjà fui sinon
Tu ne serais pas rester face à un démon capable de détruire ta carapace
Tu étais bien trop lâche pour permettre à quiconque de creuser derrière, ce que toi-même, tu n'oses pas regarder
Mais cela fait bien longtemps que la vie cesse d'écouter ton fort intérieur.
Elle marche jusqu'à ta noirceur, enveloppant ton espace de lumière qui brûle ta peau
écorchée par ton bon entourage
Ironique

Bonjour Werner, moi non plus je ne pensais pas te croiser ici

C'était même une des dernières choses que tu aurais espérer
Soupirant, tu essuies avec une serviette le coin d'une bouche, pleine de gâteau d'une petite fille
Ses grands yeux verts s'interrogent, les autres demandent réponses, les derniers s'agitent
Mes enfants
Les petits pieds se balancent, les sourires s'échangeant, les petits se tapent les épaules frêles, vite arrêtés par un regard sombre
Étrange tableau d'une mère et ses enfants quand le personnage principal c'est toi
L'instinct maternel, la gentillesse, l'amour, puzzle invisible de ton existence
étonnement
Et toi t'es qui pour maman ?
Regina !
inconscient, tu ne dis rien
Roulement de tambour, les yeux se lèvent au ciel. Tu préfères laisser la jeune rouge et or répondre, au moins c'est elle qui mettra au clair votre relation
tu n'avais pas envie d'y réfléchir
tu n'avais pas envie de l'inviter à s'assoir
tu n'avais pas envie de lui demander d'être la marraine du garçon
qui balançait des morceaux de gâteau sur ses habits
alors qu'Eileen rigolait
Foutue vie, foutues gosses, foutue Werner
Grinçant des dents, tu voudrais partir d'ici ou la foutre dehors, mais ce n'était pas politiquement correcte
Alors tu te contiens
Tu fais semblant
Comme d'habitude après tout
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Kohane Werner, Ven 19 Mai 2017 - 16:27





Un ton qui a plus envie de te congédier que de t'accueillir.
Après tout,
aucune étonnement.
Alhena n'a jamais dit qu'elle était heureuse de me voir. L'a encore moins montré. Et ce jour pluvieux ne fait pas exception. La pluie tapant sur la carreau ne change rien à ce qu'est Lena. Et les trois p'tites bouilles non plus. Elle est ce qu'elle est, ce qu'elle a toujours été. Et si elle ne l'était pas, sans doute ne me serais-je jamais approchée d'elle. Parce que c'est dans cette relation proche et conflictuelle que je l'apprécie.

Un soupir marqué. Un sourire coincé de ma part.
Oui, je sais, tu ne veux pas me voir. Mais tiens, et si j'restais ? Déjà parce que les trois p'tits, là, ils m'intriguent. Puis moins tu veux de moins, plus je serai là. Une règle fondamentale.
Je la vois essuyer la comissure des lèvres d'une des deux filles à l'aide d'une serviette. Avant de prononcer les deux mots qui tuent.
Mes enfants

En
fants ?



Je reste perplexe un instant. Mais... mais... depuis quand ?
Mentalement, je calcule l'âge que doivent avoir les gosses. Dix ans ? Un peu moins ? En tout cas, si ce sont vraiment ses enfants, elle ne vient pas de les avoir.
Pourtant, elle ne m'en a jamais parlé.
Silence déconcerté. J'ai envie de demander : c'est une blague ?
Mais rien ne sort de ma gorge. Pas le moindre son.
Seules mes pensées en intense activité.
Et soudain,
je me rappelle.
Elle m'a parlé de neuveu et nièces, je crois.

Temps
vide
mort
de rien
Temps
de faire
les connexions.

Et si...?
Mais pourquoi avoir menti ?
Cela cache bien des mystères, soulève bien des questions, attend bien des réponses.
Le mystère Alhena qui s'épaissit toujours plus alors même que je crois être en mesure de gratter un peu plus profondément dans l'espoir de parvenir, un jour, au coeur réel des choses.
Etrangement, être face à ce nouveau secret Lena m'arrache un léger sourire.
Parce que oui, il y a encore à creuser sur elle.
Et j'ai comme l'impression que cela devient mon activité favorite à chaque fois que je la vois : parvenir à en apprendre plus, travail d'investigation de chaque instant.

-Et toi t'es qui pour maman ?


Pardon ?
C'est une des deux petites filles qui a parlé.
Une voix d'innocence enfantine. Sincèrité des mots. Et de la question, surtout. Oui. Elle se pose réellement la question -qui ne se la poserait pas ?
Alhena lève les yeux aux ciel. Je serais tentée de faire la même chose.
C'est trop compliqué de poser des mots sur ce qui est.
Alors j'attends.
Tic
tac
tic
ah, c'est moi qui dois répondre ? Compte tenu du silence de la Peverell, je suppose que oui. Elle me refile le boulot. Le bébé, comme on dit. Et plus précisément sa question -même si, en soi, la petite fille ne peut être qualifiée de bébé, trop grande déjà.

Alors...
qui suis-je donc pour Alhena ?
Une simple élève de Poudlard ?
Sa disciple à nos heures perdues ?
Une connaissance, comme ça, un peu flottante ?
Une ch*euse ?
Ce dernier terme est sans doute le plus approprié si je devais me placer du point de vue Alhena. Sauf que je n'ai pas très envie de me présenter ainsi devant des gosses -de surcroît les siens.
Alors j'opte pour un truc pas très défini, le machin flottant qu'on ne sait pas où caser :

-Je suis une élève de votre mère. Une... euh... connaissance un peu proche. Quelque chose comme ça.

Je tourne vers Alhena un regard un peu perplexe, l'air de dire : c'est un peu ça, notre relation, non ?
Je sais pas trop si j'attends une réelle réponse de sa part.
Sans doute pas. Tant que les petits sont satisfaits par ce semblant de réponse, ça me convient. Pas la peine de développer plus le reste.
Alors, considérant être passée au stade suivant, j'attrape une chaise libre à la table d'à côté et m'installe, sans demander l'avis de qui que ce soit, entre Alhena et un des gosses.

-Tu m'as jamais parlé d'eux, je dis alors, à l'adresse de la Peverell. Mais j'suis contente de les rencontrer.
Puis je me tourne vers les trois p'tits bouts qui s'agitent, rient, mangent ou même balancent des morceaux de gateau sur leur vêtement -eh, p'tit garçon, c'est pas propre ça !
-Vous vous appelez comment ?
Un sourire bêta.
Les enfants, ça doit rendre un peu bête quand on est confronté à eux.
Parce qu'ils ont une bouille qui rappelle le temps d'avant. Et l'innocence envolée. Qu'on essaie vainement de retrouver pour voguer sur le même plan qu'eux. Sauf qu'on a plus l'air bête qu'autre chose.

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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Alhena Peverell, Mer 7 Juin 2017 - 14:23


Tu attends, tu te demandes ce qu'elle va dire.
Peut-être que ton coeur s'est accéléré sans le vouloir, que t'as peur qu'elle réponde juste Personne
Qu'elle comprenne pas que t'es compliquée, que ta meilleure façon de faire c'est de repousser les gens,
Parce que t'es effrayée à l'idée que les gens puissent partir après
Parce que tu sais pertinemment qu'on meurt seul

Tu te mordilles la lèvre, tu tournes la cuillère dans ta tasse, comme obnubilée par la vaisselle. T'es pas concentrée sur l'instant présent. Peut-être que t'as pas envie de le faire.
Regarder dans ses yeux, voir de la déception, du rejet
Comment tu la cales la phrase : tu sais, c'est les neveux dont je t'avais parlé parce que j'assume pas
Croisement de jambe, tu te renfermes, peu ouverte à cette discussion devenue étrange

Un peu proche
D'une oreille, tu écoutes, tu perçois le doute, plus grand que le tiens
Toi aussi t'es perdue, tu sais pas trop si tu tiens à ce bout de jeune fille,
Elle est rentrée comme un coup de vent dans ta vie, elle ne veut pas en sortir,
Si elle venait à être effacée,
Te manquerait-elle ?
Probablement

Les mots continuent de flotter dans l'air, et tu ne sais pas quoi répondre
C'était comme une reproche déguisée
Tu laisses les enfants se présenter, ils sont grands après tout
T'allais pas tout faire à leur place
Tu laisses juste le silence envahir votre espace, les petits gâteaux c'est plutôt bon quand on ne veut rien dire

Je t'ai déjà parlé d'eux Kohane... C'était juste plus compliqué

Et si elle se souvient, elle verra que tu lui tends la main
Elle pourra rentrer dans la pièce avec toi
Elle comprendra mieux vos discussions passées,
Elle arrivera à déchiffrer tes souvenirs étranges
Tu lui offres plus qu'un simple poignard cette fois

Tu n'es pas qu'une élève, tu es aussi, ma disciple...
Je crois ?

Autant clarifier votre situation. Il est temps de balayer vos incertitudes. C'est dit, c'est clair et net. Peut-être qu'un jour vous serez ami, mais pour l'instant vous en étiez à ce stade. Cela ne servait pas à grand chose de faire semblant et de rester dans les non-dit.
Parfois, le silence n'est justement pas la solution
Et tu savais le reconnaitre même si ça ne t'empêchais pas de ne rien dire, parce que tu ne sais pas faire confiance, t'as pas appris à le faire.

Tu veux boire quelque chose ?
Ou t'es juste là pour t'occuper ?

Changement de conversation. L'art de détourné les choses
Léger sourire, vite fané par l'arrivée d'une question beaucoup moins banale

Tu es la disciple de Maman ? Alors tu peux devenir ma marraine ! J'ai pas de marraine encore ! Mon parrain Asclépius il est super, mais avoir une marraine c'est trop bien ! Tu veux devenir ma marraine diiis ?

_______________blupolsnihxf-m*rde Adrian !

Tu serais prête à tout recracher à la tête de ton gosse, si t'étais en train de boire quelque chose. Au lieu de ça, tu as l'impression que le temps ralenti. Tu restes figée à la regarder. Tu voudrais qu'elle accepte pour ne pas le décevoir et tu voudrais qu'elle dise non.
Tu ne veux pas t'attacher d'avantage, tu ne veux pas qu'un lien se crée plus que nécessaire entre elle et toi
Tu ne veux pas l'inviter lors des fêtes d'anniversaires
Tu ne veux pas qu'à Noël elle débarque offrir un cadeau au petit
Tu ne veux pas qu'elle fasse comme Asclépius
Qu'elle soit aussi envahissante que Chloris
Aussi collante qu'Azaël
Tu ne veux pas qu'on te demande encore une fois
d'aimer un autre être humain
Et pourtant
__________Tu as envie d'entendre juste un Oui

Tu déglutis, le monde reste en suspens
Tu observes les grands yeux de l'enfant, les airs joyeux de tes filles, les sourires qui s'étirent et le bonheur qui se crée
C'est comme une bulle de mousse de laquelle tu t'es échappée
Tu es de l'autre côté, là où il pleut, où il fait froid
Tu es gelée par tes sentiments, tes pulsions
Tu ne te contrôles pas, tu ne contrôles pas la vie
Propulsée dans le néant, tu rates une respiration, un battement de coeur
Tu es juste tétanisée d'entendre la réponse
Paralysée par la simple idée que tu puisses avoir de l'affection pour Elle,
Fille sortie d'un rêve, d'une monde de couleur éphémère
perdue dans la forêt à qui tu tends la main
Tu voudrais l'aider,
Elle voudrait t'aider
Et cela te rend folle d'accepter l'idée que oui,
_________Peut-être que tu as besoin d'aide pour retrouver la lumière
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Kohane Werner, Mar 4 Juil 2017 - 16:49




C'est étrange de voir le Monde Enfant se mêler au Monde Adulte.
Les sourires sincères plein d'innocence.
Face au regard pincé de la mère, ses yeux presque fuyants, les pupilles qui n'assument pas.
Et moi, je suis au milieu. A osciller entre les deux mondes. J'sais plus trop ce que je suis, en vérité. Un ado qui a grandi trop vite ? Une jeune adulte qui rêve de rester enfant ? Une enfant qu'on a poussé contre son grès dans le monde des grands ?
J'sais plus trop où je suis.
Mais face aux trois bouilles pleines de candeur, une lueur perdue semble se réveiller en moi.
L'idée qu'on puisse encore sourire avec innocence. Que le sourire n'est pas seulement celui bâti sur les ruines, emprunt de folie. C'est aussi cette lueur dans le noir, cette spontannéité admirable.
Alors, sans trop savoir pourquoi, ces gosses-là, je les aime déjà. Qu'importe ce qu'Alhena puisse en dire.

L'un après l'autre, ils se présentent. Et j'enregistre leurs noms.
Les deux filles
Eileen
et Regina.
Et le seul garçon de la bande,
Adrian.
Ouip, c'est retenu !

Je leur fais un sourire. Je crois qu'il faudrait que je me présente aussi, non ?
-Moi c'est Kohane, je leur dis alors, d'un ton simple.
Phrase courte. Qui n'appelle pas grand chose d'autre. Parce que ce n'est plus à moi de parler. Mais à Alhena. J'attends toujours sa réponse à ma question déguisée.
Mes yeux glissent des enfants à la mère.
Et enfin, elle prend la parole.
Une réponse détournée, le je-ne-veux-pas-en-parler qui résonne dans chaque mot.
Et je me souviens subitement.
Elle a déjà évoqué, quelques fois, des nièces et un neveu. Des mots lancés au vent, une petite part d'elle offerte pour un nouveau pas dans son univers.
Je ne dis rien.
Je ne comprends pas encore vraiment tout de cette histoire. Mais ce que je comprends en revanche, c'est qu'aujourd'hui, elle n'a pas essayé de les faire passer pour ses nièces et neveu. Aujourd'hui, elle les a prononcés. Ces deux mots.
Mes enfants
Comme si, enfin, elle se résigner à les présenter pour ce qu'ils sont réellement,
Ses enfants
Et derrière cette décision, la gêne palpable des vérités détournées d'autrefois, peut-être. Ou la peur de dire, trop dire.

-Tu n'es pas qu'une élève, tu es aussi, ma disciple...
continue-t-elle, comme pour passer à autre chose.
Un léger sourire vient se coincer au coin de mes lèvres.
Ca me fait plaisir, qu'elle dise ça. Que ce soit elle, qui le dise. Oui, c'est vrai. Je suis aussi sa disciple, elle est ma mentor. C'est un peu plus qu'une simple élève. Et je suis contente qu'Alhena le reconnaisse. L'affirme.
A nouveau, je ne réponds rien. Mais une étoile brillante au fond de l'oeil pour dire que oui, c'est ça.
Une légère tension -ne plus trop savoir où se mettre.
Un court instant, je me demande même ce que je suis venue faire ici.
Le plic-plic-plic de la pluie parvient comme un son lointain à mes oreilles.
Oui, je suis venue pour ça.
Se mettre au sec, se mettre à l'abri.
Mais j'aurais très bien pu me fondre dans le paysage, me fondre dans la masse et ignorer Alhena.
Or, non. Je n'ai pas pu. Je ne sais pas. Pourquoi. Parce que, c'est tout.
Et je suis là.
Quoi qu'il en soit.



Alhena me demande si je veux boire quelque chose.
Au début, je n'étais pas partie pour ça. Je voulais juste attendre que se passe l'averse. Mais finalement, puisque j'y suis et en si bonne compagnie, pourquoi ne pas se poser ? Oui, je sais, je suis déjà posée, bien installée sur ma chaise sans avoir demandé l'avis de quiconque. Alors, autant aller jusqu'au bout !
Je tourne la tête à la recherche de quelqu'un pour passer commande.
Petit signe. Je demande un chocolat chaud.
Toute contente, mon attention reviens sur la quartet attablé.
Je leur adresse un regard : c'est cool, on va passer un peu de temps ensemble.
Je ne sais pas trop si ça va plaire à la Peverell. Mais après tout, c'est elle qui a lancé la conversation sur le boire quelque chose.
Et puis, si jamais ce n'est pas pour lui plaire, cela ne semble, en revanche, pas être l'avis du petit garçon.
En effet, voilà le jeune Adrian qui prend la parole.
Et on peut dire que chacun de ses mots me fait écarquiller les yeux de surprise.

Dis donc, p'tit...
C'est qu'on en apprend tous les jours, hein.
Depuis quand Asclépius est parrain, d'abord ? En plus un parrain super ?! Roh bah... Un court instant, j'essaie de l'imaginer en parrain-gâteau, aux petits soins avec son filleul, toujours trop généreux et le gâtant un poil beaucoup. C'est assez étrange, de le voir comme ça. Tellement étrange qu'un sourire incrédule et amusé se dessine sur mes lèvres alors que mes yeux se perdent un peu en songe.
Mais attendez, le gosse n'en a pas encore fini !
Le voilà qui continue sur le fait qu'il n'a pas de marraine et que... que...
Quoi ?
Tu veux m'avoir, moi, pour marraine ?
Le sourire disparaît bien vite remplacé par un oh muet de surprise.
Je sais pas si c'est une très bonne idée, ça. Un coup d'oeil sur le côté et je vois Alhena comme suspendu, immobile dans l'espace et le temps, en équilibre précaire sur le fil de l'attente.
Elle n'a pas l'air enchantée par l'initiative prise par son fils.
Mais elle ne crie pas un grand NON non plus.
Alors je suppose que la réponse me revient. A moi. Moi seule.

Les deux filles sourient, joyeuses. Peut-être heureuses pour leur frère.
Et trois pairs de grands yeux d'enfant fixent et attendent.
Que tombe la sentence.
J'ai envie de répliquer que c'est pas forcément l'idée la plus brillante qui soit. Parce que, certes, êtres marraine ce n'est pas être mère mais il y a un minimum de responsabilités à avoir. Et j'ai déjà du mal à me tenir moi-même... Puis en plus il est p'tit, quoi. J'ai jamais eu de frère ou de soeur dont je pouvais m'occuper pour me forger. Et puis...
Et puis je me dis qu'il est chou, quand même.
Qu'ils sont gentils, les gosses d'Alhena.
Que leurs grands yeux feraient fondre n'importe qui.
Et que je suis touchée par l'initiative d'Adrian.
Et que le Pius y arrive bien, lui, à être parrain, en plus un super parrain.
Je devrais arriver à faire de même aussi, na ?

-Mwoh, t'es chou, toi, je prononce avec un sourire fondant. J'sais pas comment je peux refuser une demande aussi spontannée. Du coup, c'est un grand OUI.

Je serais tentée de le prendre dans mes bras. Juste comme ça.
Mais une table nous sépare. Ce qui rend la mission un peu plus périlleuse. Je vais donc attendre encore un peu. Que la table ne soit plus.
A la place, mes yeux volent vers Alhena. J'arrive toujours pas à savoir si elle approuve ou pas. Parce que si jamais elle disait non, le petit Adrian n'y pourrait pas grand chose.
-Je serais très contente de pouvoir tenir ce rôle, je lui dis, comme pour la convaincre que je conviens parfaitement pour le poste. J'suis sûre que tout va aller !
Parole interrompue pas l'arrivée du chocolat chaud -enfin !
Boire une gorgée pour retrouver un peu ses esprits.
Que d'émotions, dites donc !
-Puis si Asclépius y arrive, y'a pas d'raison... j'ajoute à mi-voix, pour m'en convaincre moi-même.

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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Alhena Peverell, Mar 1 Aoû 2017 - 21:59


Le temps s'est essoufflé. Tu te poses des questions. Que va-t-il se passer si jamais elle dit non ? Et si elle dit oui ? Dans le fond, qu'importe la réponse, les conséquences seront les mêmes : elles feront mal.
Parce que, quoi que tu souhaites, Alhena, il y aurait toujours un pour et un contre dans chacune de ses situations. La vie est faite d'un mélange de nuage blanc et d'orage. Ce ne sera jamais soit le bien, soit le mal, l'un ne peut vivre sans l'autre.

Oui, c'est certain. Si Asclépius y arrive, tout le monde peut y arriver.  

Tu l'aimes ce gosse, certes. Mais bon, il fallait avouer qu'il était sacrément perché. Que même, parfois, tu te demandais s'il lui manquait pas quelques cases dans le cerveau. Il était tellement ailleurs, à planer dans un autre monde.
Elle aussi d'ailleurs.

Elle, b*rdel. Qu'est-ce que tu es en train de la haïr en vrai. Parce que tu pensais qu'après Poudlard, tu n'aurais plus à la revoir. Par on ne sait quel miracle, elle était déjà devenue proche de toi. Il ne fallait pas en rajouter.
Et pourtant, si. C'était fait. Cela venait d'arriver. Elle allait être pour l'éternité, présente dans ta vie et tu étais en train de l'accepter sans rien dire.
Parce qu'en soit, tu n'avais pas vraiment de mot à chanter. Pour eux, tu aurais fait les plus grands sacrifices. Accepter la requête de ton fils, face au choix de donner ta vie plutôt que la sienne, te faisait relativiser pas mal de chose.

Sinon, comment tu t'imagines la chose ? Parce que ça ne veut pas dire, que tu feras entièrement partie de la famille.

Peut-être que le froid venait d'envahir à nouveau la pièce. Que tes enfants avaient frémi en entendant ce ton incompréhensible. Tu n'affichais aucune émotion, enfin tu faisais en sorte. Parce qu'en vrai, tu étais bien trop perdue pour faire autre chose. Tu te retournais la question dans tous les sens.
Elle fait partie de ta vie,
Elle va l'envahir,
Elle va détruire ce que tu caches au plus profond,
Elle va ruiner le mythe,

Mais,
Peut-être qu'elle va le rendre plus heureux.

Tu déglutis, t'as même peut-être grincé encore des dents. Tu la regardes droit dans les yeux. Tu espères qu'elle a les réponses à ta question. Qu'elle comprend que tu es train, d'avoir peur, même si tu ne veux pas l'avouer.

Les choses ne changeront pas plus que nécessaire.

Elle ne sera qu'un nom sur un papier, que tu lui feras bouffer dans son sommeil.
Mais tu sais très bien comment ça va se passer. Elle va débarquer à Noël sans rien dire. Être là aux anniversaires, t'inviter à son mariage, s'inviter au tien.
Elle a toqué à la porte, tu as ouvert comme une idiote. Elle est entrée dans la maison et visite chacune des pièces alors que tu lui demandes sans cesse de sortir d'ici.
Mais est-ce que tu le veux vraiment ?

Au fond, n'aurais-tu pas, juste besoin d'elle ?
De cette personne intrusive,
Audacieuse, qui cherche à te connaitre vraiment,
Cette fille, qui veut voir plus loin que ce masque que tu portes jour et nuit,
Cette Werner, trop têtue, trop courageuse, pour renoncer à,
Toi
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Re: Salon de thé de Madame Pieddodu

Message par : Kohane Werner, Lun 14 Aoû 2017 - 22:32




Il y a presque comme une contradiction.
Entre l'oeil pétillant de l'enfant. Et l'air renfermé de la mère.
Je ne parle plus. J'attends simplement. Mon regard passant de l'un à l'autre. Des trois petites bouilles au sourire charmant au visage d'Alhena qui semble se prêter au rôle de la funambule sur le fil de l'hésitation.
Je sais pas trop si elle s'accorderait le droit d'aller contre le souhait de son fils.
Je sais pas trop si elle oserait dire non au jeune Adrian qui a l'air, pourtant, de porter sa demande avec grande sincérité. Une sincérité, d'ailleurs, qui me déconcerte. Je savais pas qu'on pouvait, ainsi, demander à une presque parfaite inconnue de devenir sa marraine. Il a un certain cran, le gosse. Il me plaît bien.
Enfin, Alhena brise le silence et revient sur ce que j'ai dit. Confirmant mes paroles. Si Asclépius peut le faire, tout le monde doit en être capable.
J'affiche alors le sourire de la fille à la fois satisfaite et rassurée.
Bon, déjà, un bon point : Lena est d'accord avec moi. Ca veut dire qu'elle m'en pense capable. Elle pense que je peux assurer cette charge. Et ce même si je n'ai jamais été marraine de qui que ce soit et que mon expérience avec les gosses, évaluée sur une échelle de un à dix, frise les zéro. Allez, soyons gentils, disons 0,5. Parce que y'a ma petite cousine, quand même. Et qu'elle est même encore plus petite qu'Adrian ! Elle a juste cinq ans, quoi. Mais c'est pas comme si je m'en occupais beaucoup. Je me contente de lui aligner les mots suivis de poutous affectueux, elle rit elle gigote et ça lui convient.



Alhena reprend soudainement la parole.
Rentrant, directement, dans le vif du sujet.
Du coup, elle n'a pas prononcé un d'accord haut et fort à la demande de son fils. Mais le oui semble être communément accepté : je tiendrai le rôle de marraine.
Elle commence alors à m'interroger sur comment je vois la chose.
Il y a cette froideur subitement revenue. Celle qui veut se tenir à distance. Sans faire marche-arrière. Mais se reculer un peu, voir le chemin si long, si infini devant soi et ne plus vraiment vouloir avancer. Pas sans en avoir délimité clairement le parcours.
Mettre des limites.
Ici. Et là.
Ca ne veut pas dire, que tu feras entièrement partie de la famille.
Sa phrase rebondit dans ma tête. Et je sens sa tentative de me mettre à la fois dehors tout en m'amenant dedans. Elle semble toujours sur ce fil de l'hésitation. Dire oui. Mais à quel prix ? Jusqu'où aller ?
C'est comme si, soudainement, elle avait peur.
Que je puisse venir trop loin dans son monde.
Après tout, si je finis par être liée à son fils en étant sa marraine, il est vrai que c'est faire un grand pas dans sa bulle.
Et, telle que je la connais, si secrète, si muette, si réservée, une telle avancée doit lui retourner les neurones dans tous les sens.
Elle continue, d'ailleurs, affirmant, non plus du tout sur le ton de la question, que les choses ne changeront pas. Pas plus que nécessaire.
Comme si tout cela n'était rien. Ou presque.
Mais peut-être au fond d'elle le sait-elle autrement.
Parce que, évidemment, être marraine est, certes, un nom, une démarche administrative, un truc un petit peu officiel. Mais le rôle va au-delà de ça. Sans quoi je pourrais bien être qualifiée de mauvaise marraine !
C'est avoir de l'amour, de l'affection pour son filleul. Savoir être là, une présence et un sourire. Etre là pour les événements importants et aussi les moins importants. Prendre un peu de temps pour une sortie, pour un cadeau.
C'est beaucoup de choses, en fait, être marraine.
C'est peut-être trop de choses.
J'avoue que je sais pas bien, finalement, comment faire, ce que ça va être.

-Je ne demande pas à faire partie de la famille, je réponds doucement.

J'adresse un sourire aux enfants. Essaie de ramener un peu de lueur dans cette froideur soudaine.
Puis mon regard se braque sur Alhena.
Je la fixe quelques secondes. Pupille au fond de sa pupille. Sombre dans émeraude.
Je sens que c'est, pour moi, une grande chance, une grande opportunité pour essayer d'en savoir plus sur elle. De comprendre son univers. De l'explorer. De le tester, même. Rentrer dans sa bulle, avec mes valises. Pouf, j'me pose ici. Dans ce coin. Et j'observe.

-Puis, je reste confiante. Je m'en remets au temps. Changera ce qui changera. Nous verrons bien. Nous nous adapterons. Nous créerons notre chemin. Il est inutile de le prévoir à l'avance. Chaque chose en son temps, non ?

Je lui adresse un sourire qui se veut rassurant.
Parce que peut-être qu'elle flippe un peu beaucoup, au fond.
Moi aussi, d'ailleurs.
Cette ouverture soudainement si grande si inattendue me fait frissonner. Je ne peux m'en empêcher.
Alors, sans vraiment trop réfléchir, j'avance ma main vers Lena et saisis la sienne entre mes doigts.
Un contact physique que je n'ai jamais cherché avec elle.
Une pression que je n'ai jamais exercée sur sa main.
Mais elle est là, comme pour dire qu'elle n'a pas à s'en faire. Si elle ne se ronge pas les sangs avant même d'avoir commencé l'expérience, il n'y a aucune raison que tout se passe mal.
Les choses se feront comme elles devront se faire.
Et voilà.
C'est tout.
Parfois, la vie est simple.
Parfois, il suffit d'un rien. Pour que tout aille.

-Nous verrons bien quels liens tout cela tissera. Et jusqu'où ça ira.

Attendons.
Que se passent les choses.
Sans se presser.
Sans anticiper.
Ca ira. C'est sûr.
J'poserai mes valises. Un peu. Ici. Ou là.
Mais ça ira.

-Je ne ferai pas entièrement partie de ta famille comme tu ne feras pas entièrement partie de la mienne mais c'est un autre type de famille qui va se créer.

Un nouveau sourire.
Et l'oreille qui capte de nouveau le plic-ploc de la pluie sur les fenêtres.
Dans la chaleur d'un salon de thé.
Voilà de nouveaux destins qui se lient.

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 Salon de thé de Madame Pieddodu

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