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La Poste Magique
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Azénor Philaester
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Re: La Poste Magique

Message par : Azénor Philaester, Jeu 29 Juin 2017, 02:57




J'ai pas beaucoup dormi cette nuit. Deux heures tout au plus. Mais pour une fois j'en suis presque contente. Parce que si je n'ai pas pu reposer mes yeux c'est parce que j'avais quelque chose de nouveau, d'excitant à faire cette nuit. Eh oui, j'ai disposé des affiches un peu partout dans Poudlard et Pré-au-Lard. Dit comme ça, ça a l'air incroyable, pas vrai? Bon. Disons que c'est quelque chose d'inédit, de totalement neuf et de revigorant qui s'ouvre pour moi. Et poser ces affiches, ces tracts, des papiers énervants qu'on ne peut pas s'empêcher de lire, et bah ça a été le commencement. La première mission que l'Ordre a bien voulu me confier. Et puis j'espère qu'il y en aura d'autres. Parce que j'ai choisis. Enfin, plus que choisis, j'ai réaliser, et puis j'ai compris. C'est marrant parce que moi petite jeune femme, je ne comprends pas tout ce qui m'entoure. Mais là j'ai l'impression de voir clair dans le trouble. J'ai l'impression de suivre un chemin tracé par quelques prédécesseurs, et ça fait du bien. Un objectif, c'est un espoir, un horizon, c'est une raison, celle pour laquelle on se lève le matin après seulement deux heures de sommeil, par exemple, et entre autre.

Alors j'ai décidé de me bouger. De changer un peu des murs identiques du château pour aller prendre l'air non-loin. Pré-au-Lard. Tout sorcier de la région qui se respecte y a déjà mit les pieds, et y a trouvé détente et ressource. Je me trompe? Peut-être bien hein, je ne suis pas vraiment dans la vie des gens, après tout.
J'arrive finalement plutôt vite dans les rues du village adoré, et puis je remarque tout de suite ces tracts qui volent, qui collent, qui sont lues, qui le re-seront, qui l'ont été. Je ne peux m'empêcher d'arborer un sourire au coin des lèvres. La mission aurait-elle marché? Faire réagir le plus grand nombre de gens possible, voilà le but. Qu'ils réalisent, qu'ils se questionnent tout du moins, un petit peu. Sur ce monde qui s'obscurcit de jour en jour, sur cette tâche dans le Ciel qui ne fait que grandir.

Un pas après un autre, démarche neutre et tranquille. Mes yeux se baladent un peu partout. Puis une image retient mon attention. Un jeune garçon, et une homme devant lui en trottinette. J'ai toujours aimé faire de la trottinette. Mais s'il y a une personne qui partage ce loisir, c'est bien ce chat que j'ai croisé une fois le long d'une falaise. Elias, de son côté humain. Et si je crois que c'est lui que je vois au loin, c'est bien parce que sa silhouette me dit bien quelque chose. Et puis, comment oublier Elias. Ce fameux chenapan. Voilà un moment que notre rencontre a passé les mois. Je n'ai pas grand chose à faire, sinon trouver un moyen de passer le temps. Alors, d'humeur et de nature plutôt sociable je m'approche du tout petit groupe de deux.
Je reconnais effectivement Elias accompagné d'une jeune homme qui je pense, doit être un élève de l'école. Ce qui serait tout simplement normal. J'ai cette vision, qui me dit qu'il est un de Ian. Certainement pas le mien, je reconnais toutes les petites têtes lionesques. Un sourire presque niais accroché à mes lèvres, j'arrive enfin à leur hauteur. Et puis comme si je m'étais souhaitée seule bienvenue, d'un ton tout à fait naturel, je m'incruste alors qu'Elias finit quelques mots que je n'ai pas réussis à distinguer.
- Et bien Elias, en voilà une surprise. Que fais-tu ici petit chat Savannah?
Bonjour!


Une tape sur l'épaule pour l'un, comme si on était de vieux amis, pfu.
Un sourire chaleureux pour l'autre.
Puis je réalise. Je crois qu'ils parlent tracts de l'Ordre du Phénix. Une sensation bizarre qui remplit mon corps, une petite couleur rosée qui vient teintée mes joues. Hum. Je déglutis difficilement. Non non, je n'ai pas aidé à les poser, promis.


Dernière édition par Azénor Philaester le Sam 08 Juil 2017, 02:36, édité 1 fois
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Re: La Poste Magique

Message par : Aido Yokoyama, Ven 30 Juin 2017, 18:39


Aido se sentait encore perdu dans les tréfonds de son cerveau lorsqu'un bruit de frottement retentit dans son oreille. Petit choc sonore, il sursauta, se relevant d'un coup, laissant les feuilles volées dans son mouvement brusque. Pas possible. Comme par hasard. il n'y a pas un chat dans Pré-au-Lard de toute la journée, la Poste est fermée, aucune raison de venir ici et tiens, tout d'un coup, c'est la fête au village. C'était à devenir parano, c'est sûr. Et pour couronner le tout, quelqu'un s'arrête pile au moment où il est accroupi au milieu de ces journaux d'extrémistes. Bientôt on va l'accuser de les avoir étalés partout. Non, non non ! Il ne voulait pas être associé à ça. Il sortit alors sa lettre d'un geste vif.

Sa tête pivota d'un quart de tour pour déterminer à quelle espèce d'espion machiavélique il avait à faire. Il était sûr de tomber sur un mec en costard cravate, long manteau noir, baguette dégainée, prêt à l'oublietter. Et finalement, pas du tout. Non, il n'avait pas à faire à un Men In Black, mais plutôt à Oui-Oui. Sauf qu'il n'avait pas un taxi, mais un bus une trottinette. Une belle trottinette d'ailleurs, qui ne devait pas être super pratique sur les pavés du village sorcier. Cela lui remuait sûrement un peu le cerveau. C'était un adulte en plus, pas très vieux, mais pas très jeune non plus. Il devait avoir dépassé la vingtaine au moins, le genre qu'on est censé respecté en tant que petit a(i)do. Mais bizarrement, le Yokoyama n'avait pas spécialement envie de le respecter. Il n'avait pas grande crédibilité, trottinette sous le bras.

Lui aussi observait ces affiches bizarres, et paraissait tout aussi absorbé par celles-ci. Aido fronçait les sourcils. Il le voyait de plus en plus dubitatif à mesure que ses yeux dévalaient les lignes et, arrivé au bout, sa voix l'interpella :

- Nos flammes punissent, nos larmes guérissent. T'as lu ça ? Dis gamin, t'as vu qui c'est qu'a mit ça là ou quoi ?

Son regard se plissa, ce qui n'était pas franchement bon s'il voulait voir encore quelque chose entre ses paupières. Tels deux grands traits, il toisait son interlocuteur avec méfiance. Est-ce qu'il voulait le dénoncer ? Ou dénoncer quelqu'un ? Qu'est-ce que ça lui apportait de savoir ça ? Et puis, Aido n'avait rien fait. Il était arrivé, c'était déjà là, promis. Qu'est-ce qu'il risquait si on le soupçonnait d'avoir lancé ces journaux ? Est-ce qu'on allait le mettre à Azkaban ? Peut-être même que ce sorcier, tout beau, tout parfait, était un Mangemort lui. Comment savoir ? Il fallait se méfier de tout le monde.

Et là, il aperçut la trottinette. Non. Vraiment. Un Mangemort en trottinette. Ce serait vraiment la meilleure couverture du monde n'empêche. Et puis, peut-être qu'il savait exactement ce que ces gens faisaient. Pourquoi ces gens aidaient ? Comment ?

Je suis arrivé, c'était déjà comme ça. J'suis étonné que personne l'ait vu avant. Y'avait pas le moindre signe de vie quand je suis arrivé. Vous êtes la première personne que je croise d'ailleurs.

A croire que tout le monde avait mystérieusement disparu le jour où on retrouvait ces tracts.

- Et toi aussi tu fais collec ?

- Je vou...

Pas le temps d'en dire plus. Bizarrement - encore une fois - une femme arriva d'un coup, sautillant presque, c'était à devenir fou. Pourquoi tout le monde venait à la Poste quand elle était fermée ? Ou alors c'était juste sur leur chemin. S'il te plaît, arrête de penser que tout le monde est sur ton dos, se rentra-t-il dans la tête.

Cette nouvelle femme, il lui semblait l'avoir déjà vu, ses cheveux longs et soyeux, sa silhouette élégante, elle lui disait quelque chose. Elle fait partie des femmes qu'on remarque à leur beauté, à défaut de leur taille. Mais ici, elle ne lui inspirait rien de très rassurant. Elle lui rappelait Poudlard. Pourquoi ? Va savoir, mais à cette pensée, Aido se mit à suer abondamment. Enfin, façon de parler, il suait très peu. Mais elle lui provoqua des sueurs froides. Alors qu'il faisait chaud. Mais ce n'était pas le genre agréable. Du tout. Il ne voulait pas croiser quiconque provenant de Poudlard actuellement, pas ici, au milieu de ce bazar

Et tranquillement, ignorant parfaitement le jeune homme à côté, elle se tourna vers le gringalet, engagea la conversation, lui coupant la parole. Mais bon le petit asiatique n'était sûrement pas digne d'intérêt. Il avait l'habitude. Il était peut-être temps de s'éclipser ? Ils ne capteraient rien, ils étaient en pleine retrouvaille, des anciens amis sûrement. Le vieux avait même un surnom, chat Savannah. Ben dis donc, c'était viril ça. Elle ne rajoutait rien à sa crédibilité. Le jeune Serpentard enfonça un main dans la poche contenant l'affiche, la serra, et se détourna, direction le château.

Tranquillement, il avança, à pas de félin, mais sa marche n'était pas très convaincue. Il restait quelque chose, des questions en suspens, l'incompréhension. Les adultes en savent souvent mieux que les enfants, il pourrait peut-être comprendre grâce à eux ? Il ne s'était jamais penché sur la question. Demi-tour, remontant le petit trajet qu'il avait entreprit, il se posta là où il les avait quittés, et s'engagea :

- Euh. J'ai une question. Est-ce que l'Ordre du Phénix nous aide vraiment ? Est-ce qu'ils peuvent nous aider ? Et puis, s'ils sont si gentils, pourquoi on sait pas qui ils sont ? A quoi ça sert ce genre de journal ?

C'est vrai que, demander ça aux premiers inconnus, croiser un jour parfaitement lambda, au beau milieu de rien, sans aucune âme qui vive aux alentours, c'était une bonne chose à faire.
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Re: La Poste Magique

Message par : Elias Baxter, Mer 05 Juil 2017, 17:13


Il a la tête du gamin victimisé, deux traits suspicieux à la place des yeux, une coupe au bol et l'air contrit. Comme si qu'Elias pouvait penser qu'un type de son envergure pouvait faire un truc pareil. Clairement pas quoi. Il avait plus l'air d'un petit chat, ou d'un fondant au chocolat. D'un truc fragile qui donne de l'émoi. Je suis arrivé, c'était déjà comme ça. J'suis étonné que personne l'ait vu avant. Y'avait pas le moindre signe de vie quand je suis arrivé. Vous êtes la première personne que je croise d'ailleurs. Oui oui oui, et alors, il croyait quoi là, que c'était lui qui s'était amusé à balancer des tonnes de paperasses là ? Et bien Elias, en voilà une surprise. Que fais-tu ici petit chat Savannah ? Bonjour !

Ça alors. Retourné sur la silhouette d'où s'échappait la voix fluette, Elias reconnut l'Azénor, coyotte d'un quart de jour qu'avait bien tourné. Azénor ! Ben ça c'est une bonne surprise j'dirais ! Il faillit en laisser tomber la moitié des journeaux récoltés. Son oeil fut attiré par la rougeur vivace qui grandit sur les joues de la jeune femme, et il fronça les sourcils. Euh. J'ai une question. Est-ce que l'Ordre du Phénix nous aide vraiment ? Est-ce qu'ils peuvent nous aider ? Et puis, s'ils sont si gentils, pourquoi on sait pas qui ils sont ? A quoi ça sert ce genre de journal ? Se retournant vers le jeunôt, Elias lui adressa un fin sourire. Très bonnes questions ! J'en sais rien ! D'un mouvement brusque il laissa tomber tout ce qu'il avait entre les bras, ne gardant qu'une affiche froissée qu'il braqua sous le nez du japonais.

Nos flammes punissent, nos larmes guérissent ! J'serais tenté de dire qu'ils essaient d'attirer notre attention. Quant à nous aider, ça dépend sans du nous n'est-ce pas ? Comment peut-on savoir à qui se fier ? Rien qu'entre nous trois statistiquement parlant ça se pourrait bien qu'il y en ait un qui fasse partit du gang des zozios enflammés ! De nos jours faut faire gaffe à qui on parle gamin. Il garda l'oeil appuyé sur lui avant d'en revenir à la sorcière coyotte. Qu'est-ce tu viens faire là au fait ? T'as l'air vachement fatiguée, t'aurais du faire grasse mat tu sais ! Le regard en disait long sur une personne. Encore, et toujours.
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Re: La Poste Magique

Message par : Azénor Philaester, Sam 08 Juil 2017, 01:41



Ces morceaux de papier. Ces lettres intimement choisies. Ces mots gravés dans les esprits. Le vent lui les fait un peu vireveolter par ci par là, mais où qu'elles aillent, j'espère qu'elles garderont leur but premier. Faire réagir. Faire parler. Un peu comme Elias et...Euh. Mais si. Ah, je suis forte pour les prénoms. Ça commence par un A déjà, puis quelques chose avec do. J'en sais trop rien. Mais c'est obligé, bien sûr que l'Ordre a attirer leur attention, titiller leur curiosité. C'est de notre monde dont on parle, c'est du présent, de ce qui est en train de se passer. On parle du concret. De ce qui nous attends demain. On parle de la peur constante. De ce que tout le monde sait mais de ce que personne ne veut admettre.
Et moi j'essaie tant bien que mal d'agir normalement, essayer de pas me faire repérer. Elias lui me salut chaleureusement, ce qui étire un beau sourire sur mes lèvres. Je le considère un peu comme mon ami, c'est vrai. Je n'allais pas très bien, puis il est arrivé, avec sa trottinette. Je me suis faite passée pour une moldue, et on s'est bien amusé cette après-midi là. Tout était plus facile. C'était comme une pause, une bulle dans la banalité et la redondance de la vie.
- Azénor ! Ben ça c'est une bonne surprise j'dirais !
- Tu l'as dis.

Un froncement de sourcils de la part du chat d'un soir. Oups. Je porte mon attention sur le jeune Serpentard, ouais il est de Serpentard, ça je sais, histoire de changer de sujet. Bon, son prénom, je le retrouverais bientôt. Quelle malpolie suis-je. Il fait mine de s'en aller. Sans doute en direction du château. Pars pas si vite, c'est toujours un plaisir d'échanger avec les élèves. Et puis on va au même endroit, quelques fois l'important ce n'est pas la destination mais plutôt le voyage, on y apprend plein de trucs. Mais finalement il rebrousse chemin, change d'idée, et pose une question qui me laisse quelques peu pantoise.
Euh. J'ai une question. Est-ce que l'Ordre du Phénix nous aide vraiment ? Est-ce qu'ils peuvent nous aider ? Et puis, s'ils sont si gentils, pourquoi on sait pas qui ils sont ? A quoi ça sert ce genre de journal ?

Tant de questions. J'ai tant de réponses à te donner si tu savais, jeune homme. Tu as plein de trucs à apprendre encore, mais tu es bien assez grand pour choisir le côté qui te convaincra le plus. Il y a tellement de corruption dans ce bas monde. Tellement de terreur plus ou moins cachée. Des vices, de la violence, gratuite. La Justice se perd, les règles aussi. Mais on s'en fou des règles. Le Ministère, ce sont des incapables. Voilà de quoi l'Ordre est fait. D'aide, de Liberté, de Paix, de réponses à tes questions bonhomme. S'abandonner à une cause qui nous ait chère, agir en silence, jurer fidélité, obéir à son instinct, rien d'autre. Venger les innocents. Il n'y a pas de Lumière sans Obscurité, c'est cliché. Mais les Phénix se seraient envolés bien haut dans le Ciel si les Ténèbres n'existaient plus et ne représentaient pas un danger.
Tu sais moi aussi j'ai des questions, des milliers. Auxquelles je ne trouve pas trop de réponse, le genre de truc qui reste en tête un peu trop longtemps, et puis qui empêche de dormir la nuit. Pourquoi Poudlard. Pourquoi avoir attaqué les enfants, les innocents, mes protégés. Et si tu savais comme je les hais. Traîtres, barbares, et puis je me demande ce qui pousse quelqu'un a choisir la noirceur. La facilité peut-être, la perte surement. La perte tu sais, d'un être, d'une âme, la perte de soi même. C'est évident; je crois. Encore une question sans réponse.
Très bonnes questions ! J'en sais rien !
Nos flammes punissent, nos larmes guérissent ! J'serais tenté de dire qu'ils essaient d'attirer notre attention. Quant à nous aider, ça dépend sans du nous n'est-ce pas ? Comment peut-on savoir à qui se fier ? Rien qu'entre nous trois statistiquement parlant ça se pourrait bien qu'il y en ait un qui fasse partit du gang des zozios enflammés ! De nos jours faut faire gaffe à qui on parle gamin.


Les yeux baissés, j'hésite presque à prendre la parole. Elias parle comme si les Phénix étaient le Mal. Je ne pense pas qu'il ai tout comprit. J’agrémente ses dires de quelques Hmmm pas bien convaincants.
Qu'est-ce tu viens faire là au fait ? T'as l'air vachement fatiguée, t'aurais du faire grasse mat tu sais !

Je remonte la tête, plantant mon regard dans le sien. Il me titille. C'est un peu agaçant, mais je ne montre pas. Puis je décide d'y aller franco, forcément. Je vais essayer de pas attiser les soupçons. C'est comme parler politique, c'est délicat. Alors je tourne ma tête vers l'élève, et puis j'arbore une mine parfaitement neutre. Je commence mes mots, j'ai une voix forte, qui se veut concise et claire. Pas le moment de faire apparaître quoi que ce soit dans le ton de ma voix. Tu comprendras ce que tu pourras.
- Je pense que l'Ordre du Phénix aide moi. Avez-vous lu les livres? Je veux dire, l'Histoire. Ils sont partout. Et puis au vingtième siècle, c'est bien eux qui ont sauvé le monde magique de sa perte, l'air de rien. Et heureusement. Peut-être que nous n'existerions même pas à l'heure qu'il est. Ils ne sont pas connu parce qu'ils sont pas trop en accord avec le Ministère. En fait ils sont vu comme des hors la loi. Mais parfois, contrer les lois c'est nécessaire. - un regard plus prononcé vers l'élève - Sauf à Poudlard, bien entendu. - un sourire -
C'est vrai, je veux dire, si le Ministère n'est pas assez compétant pour faire son travail, il faut bien que quelqu'un s'en charge à leur place. Les Phénix sont là pour ça donc, faire ce que le ministère ne fait pas. Je trouve que la terreur est présente partout. Il n'y a qu'à regarder au château, il n'y sont pas entrer si facilement par hasard, j'ai bien peur qu'il y ait des intrus parmi nous. Et ça me révolte.
Et puis ce genre de journal, c'est sans doute pour se montrer, et puis pour nous faire réaliser que la vie c'est pas forcément ce qu'on en pensen ce qu'on croit voir. Qu'il y a un réel danger, qui nous attend. Et qu'il faut ouvrir les yeux.
Hmm.
Oh et Elias, je t'assure que je vais bien. Mal dormi, c'est tout.


Euh. Voilà.
Je prends une grande inspiration, je les regarde, l'un après l'autre. Un sourire au coin des lèvres. On peut parler tranquillement et parler de nos convictions en adulte sans pour autant haïr l'autre, non? Ils n'ont pas de preuves, ils n'ont rien. Je suis pas une hors la loi, je suis Azénor, Directrice de Gryffondor à Poudlard, et je balance des tracts de l'Ordre du Phénix dans la rue à mes heures perdues. J'ai un objectif concret dans ma tête, c'est sur. C'est réel. Mais ça ne concerne que moi. Je sais pas trop, si je suis allée trop loin, ou non. Mais si mes mots peuvent les faire ne serait-ce que réfléchir alors j'ai réussis le pari.
Je m'attarde un peu plus longuement sur le japonnais. Je pense pas qu'à son âge j'étais aussi curieuse, aussi avide de réponses. Mes quelques questions je les gardais pour moi et je profitais de mon enfance parce que j'ai toujours entendu dire que l'on grandissait trop vite. Ça donne espoir ce genre de bonhomme capable de se poser les questions dont tout le monde devrait prendre conscience.
Les bras désormais croisés, ça me revient. Mais bien sûr. C'est Aido son prénom. Je suis pas prête de l'oublier ce petit curieux.
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Re: La Poste Magique

Message par : Elly Wildsmith, Mer 02 Aoû 2017, 20:41


[RP Unique / Tour de garde / Tapage d’incruste / Je repars après un post / :mm: ]

Il y en avait partout. Des prospectus puant de propagande Phénix. Etrange comme le monde semblait tourner beaucoup moins facilement lorsque les problèmes tapaient à la porte. Sorte de litanie qui ne cessait de recommencer, encore et encore. Comme si tous les gens se mettaient d’accord pour que les problème s’égrènent petit paquet par petit paquet plutôt que d’arriver TOUS d’un coup et ainsi permettre d’avoir une vie plus « tranquille » ensuite. Plus sereine. Mais non. Toujours des problèmes.

Furibonde l’auror avait arpenté les rues de Pré-au-Lard après avoir récupérer une de ses affiches du diables à Poudlard. Elle aurait pu « nettoyé la zone », abimait chacune des affiches. S’abaisser à ce niveau-là, leur niveau. Mais elle n’avait pas cette faiblesse. La censure n’était pas de mise dans le monde sorcier, ainsi quiconque voulait lire le prospectus en avait la possibilité.

Après avoir arpenté de long en large les rues de Pré-au-Lard, l’auror fit un crochet à la Poste Magique, histoire de voir s’il y avait de quelconque problème ou non. Hormis la centaine d’oiseaux qui voletaient à l’intérieur, et cette délicieuse odeur de propre et de frais (plutôt impressionnant vu la grandeur de la volière), elle ne vit rien qui méritait son attention ou une quelconque aide.

D’un pas mesuré, elle quitta la Poste Magique en soupirant. Rendue à l’extérieure, elle observa les sorciers amassés sur la place avant de disparaitre en transplanant. Retour au bureau.


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Re: La Poste Magique

Message par : Aido Yokoyama, Mar 08 Aoû 2017, 20:04


{J'me suis laissé envahir, j'suis désolé de ce retard...}

L'appréhension ne tarda pas à monter, redoutant à la fois leur jugement comme leur réponse. Est-ce qu'il voulait vraiment savoir tout cela ? Il pouvait très bien faire comme de rien, un petit journal balancé au hasard n'aurait sûrement pas beaucoup d'intérêt. Et puis, vu le bazar, quelqu'un avait sûrement dû faire tomber ses papiers. Des petits bouts de journal pour promouvoir un spectacle sûrement ? Un cirque dans le coin, un délire sorcier qu'Aido avait peut-être encore du mal à comprendre ? Bientôt, on viendrait lui dire qu'il passerait dans "Vous êtes vraiment un moldu", l'émission qui jouait des tours aux passants. Et ces deux-là n'étaient que des acteurs. Oui, c'était ça.

Puis, Savannah réagit au quart de tour. Il devait être un peu dérangé quand même ce gars, Aido ne sentait pas très à l'aise en sa présence. Sans répondre réellement à sa question, il laissa tomber tout ce qu'il avait ramassé, les affiches venant repeindre les pavés de Pré-au-Lard une seconde fois. Mais il en avait gardé une seule, qu'il s'empressa de plaquer devant ses yeux. L'Asiatique eut un mouvement de recul, ce bras inconnu avait été trop rapide et cette main était trop proche de lui. Il fronça les sourcils, jetant un regard mi-intrigué mi-paniqué à la sorcière derrière.

- Nos flammes punissent, nos larmes guérissent ! Oui bon c'est bon, il avait compris, pourquoi s'acharner sur cette phrase ? J'serais tenté de dire qu'ils essaient d'attirer notre attention. Quant à nous aider, ça dépend sans du nous n'est-ce pas ? Comment peut-on savoir à qui se fier ? Rien qu'entre nous trois statistiquement parlant ça se pourrait bien qu'il y en ait un qui fasse partit du gang des zozios enflammés ! De nos jours faut faire gaffe à qui on parle gamin.

Aucun doute. Cet homme n'avait pas la lumière à tous les étages, il était encore plus parano que notre petit Serpentard. Mais d'un côté, il avait un peu raison. Ce n'était pas fou de croire qu'un d'entre eux faisait partie d'un groupuscule étrange. Quel côté ? Ordre ou Mangemorts ? Auror espion ? Ou même corrompu, psychopathe, pyromane ? En fait, "statistiquement parlant", ils pouvaient être tout et n'importe quoi. Morale : ce mec devrait aller faire un tour à Ste Mangouste.

Cependant, c'était vrai qu'on essayait d'attirer notre attention. Eveiller notre côté rebelle, ouvrir nos yeux ? Plongé dans des pensées bien trop complexes, il ne vit pas la femme le toiser et entendit ses premiers mots de loin, mais qui résonnèrent suffisamment pour lui faire relever la tête.

- Je pense que l'Ordre du Phénix aide moi. Avez-vous lu les livres? Je veux dire, l'Histoire. Ils sont partout. Et puis au vingtième siècle, c'est bien eux qui ont sauvé le monde magique de sa perte, l'air de rien. Et heureusement. Peut-être que nous n'existerions même pas à l'heure qu'il est. Ils ne sont pas connu parce qu'ils sont pas trop en accord avec le Ministère. En fait ils sont vu comme des hors la loi. Mais parfois, contrer les lois c'est nécessaire. Sauf à Poudlard, bien entendu.
C'est vrai, je veux dire, si le Ministère n'est pas assez compétant pour faire son travail, il faut bien que quelqu'un s'en charge à leur place. Les Phénix sont là pour ça donc, faire ce que le ministère ne fait pas. Je trouve que la terreur est présente partout. Il n'y a qu'à regarder au château, il n'y sont pas entrés si facilement par hasard, j'ai bien peur qu'il y ait des intrus parmi nous. Et ça me révolte. Et puis ce genre de journal, c'est sans doute pour se montrer, et puis pour nous faire réaliser que la vie c'est pas forcément ce qu'on en pense ce qu'on croit voir. Qu'il y a un réel danger, qui nous attend. Et qu'il faut ouvrir les yeux. Oh et Elias, je t'assure que je vais bien. Mal dormi, c'est tout.


Il n'y trouvait rien à redire sur le moment, il la regardait, la bouche entrouverte. Sauf qu'il la sentait très informée quand même. Cela sentait le discours préparé, bien rodé, bien recherché. Elle avait dû y penser longtemps puisque cela répondait à moitié à ses questions.

Cependant il y avait quelque chose qui le dérangeait : s'ils étaient si gentils, si impliqués, pourquoi les choses semblaient s'empirer ? Que se passait-il dans le monde ? A quel moment les Phénix étaient intervenus ? Peut-être des centaines de fois et personne n'était au courant. Ou alors, c'était les Aurors. Oui, qu'est-ce qui les différenciaient des Aurors ? Ne pas faire les choses dans les règles, très bien, mais est-ce que les Aurors faisaient forcément tout dans les règles ? Ils avaient leurs propres règles eux aussi, qui étaient peut-être plus louables que celles de Phénix. La justice, un cadre dans les actions réalisées, des personnes bien entraînées, bien formées, c'était plus fiable quand même qu'un groupe constitué d'inconnus, sorti du fin fond des archives, dans un monde qui n'est plus du tout celui du siècle précédent.

La grande question était donc : qui sont-ils réellement ? Aido aurait bien aimé les voir lorsqu'il avait perdu son père également. Il ne les connaissait pas et jusqu'à présent, ne les avait jamais vu faire quoique ce soit pour lui ou des personnes proches. Alors, oui, c'était comme croire au Père Noël, sauf qu'on grandit un moment et sans preuve concrète, à part des petits bouts de papier leur disant que le monde était dangereux - ce que toute personne suivant les actualités pouvait aisément remarquer - ils n'étaient rien.

- Et donc, on doit les croire sur parole dans ce qu'ils mettent dans leurs tracts ? J'en ai entendu que dans des rumeurs, y'a jamais eu de faits concrets jusqu'à présent. Est-ce que c'est raisonnable de placer sa confiance dans des personnes invisibles ? Il baissa les yeux, se sentant à la fois impuissant et remonté, perdant le peu d'espoir qui lui restait. Être réaliste tendait de plus en plus au pessimisme dans le monde actuel. Tout ce qu'on peut faire, c'est s'entraîner pour pouvoir au moins se protéger nous-même, lâcha-t-il à mi-voix, ses mots se perdant dans la petite brise qui vint soulever les papiers à terre.
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Azénor Philaester
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Re: La Poste Magique

Message par : Azénor Philaester, Sam 09 Sep 2017, 20:01


eh oh deux fois qu'on nous pique le sujet ohno// Elias si t'es re-là un jour hésite pas à revenir hihi


Peut-être que j'en ai trop dis. Trop sûre de moi. Trop impliquée. La liberté d'expression vous connaissez? J'ai des idéaux, des convictions, toute fois pas forcément partagés. Y'a qu'à regarder Elias, qui m'a l'air ici un peu pommé. Je m'attarde sur Aido et ses questionnements. Un cerveau qui bouillonne n'est-ce-pas. Toi tu non plus jeune homme tu ne comprends pas tout. Quel côté choisir. Pourquoi les Phénix existent, pourquoi n'y a-t-il pas simplement les Force de l'Ordre et les Hors-la-Loi; les gentils et les méchants. Même objectif, différente façon de faire, mais les Aurors ne reconnaissent pas les Phénix. Alors ces derniers se cachent, parce que le mérite n'a rien à voir avec la paix et la justice.
Je vois Aido un peu déboussolé. Il se pose des questions et je trouve ça chouette. C'est vrai, il fait preuve de maturité pour son âge, un garçon intelligent, surprenant presque.
- Et donc, on doit les croire sur parole dans ce qu'ils mettent dans leurs tracts ? J'en ai entendu que dans des rumeurs, y'a jamais eu de faits concrets jusqu'à présent. Est-ce que c'est raisonnable de placer sa confiance dans des personnes invisibles ?
Il continue ses quelques mots dans sa barbe, à mi-voix:
Tout ce qu'on peut faire, c'est s'entraîner pour pouvoir au moins se protéger nous-même.

Je lâche un sourire. Je pense que c'est à chacun de faire sa propre opinion. Le monde est pas tout rose, ça se saurait. Il est pas tout noir non plus, y'a des têtes et des chefs de fil qui redonne un peu espoir. Un monde meilleur, un monde de paix, utopie bien-sûr. Mais j'y crois dur comme fer, je veux changer la donne petit à petit. Mais ils sont nombreux en face. Nombreux. Et ça me ferait mal au cœur, ça me tuerait de voir le jeune Aido choisir la facilité.

Un soupir.
Faut-il les croire. C'est ce qu'il demande. Je suis du genre à dire qu'il est préférable de croire à ce qui nous fait mieux dormir la nuit. Mais alors quand la chose est évidente. Comment fait-on. Moi j'essaie du mieux que je peux de montrer la voie. J'ai une place qui aide, on m'écoute. Je suis la Dirlo sympa de Poudlard, celle qui sourie en coin, qui se tait en regard. J'en remarque des élèves, ceux qui sortent de l'ordinaire. Et je crois, oui je crois en cet instant que Aido en fait partie.
- Les tracts sont là pour attirer l'attention. Ils étaient là lors de l'attaque de Poudlard il y a déjà quelques temps. Ils ont aidé à déguerpir les serviteurs des Ténèbres alors que des employés eux-mêmes ont aider à les faire entrer. Je n'ai pas de preuve, mais c'est évident. C'est pour ça que la situation est encore pire que ce que l'on croit.
Et puis, les personnes invisibles comme vous dites, au moins elle ne font pas ça pour l'argent ou le mérite. La reconnaissance elles s'en fichent. Elles font ça pour...Parce qu'elles pensent que c'est ce qui a de mieux à faire pour protéger le secret, et le monde qui nous entoure.


Je me racle la gorge.
Le vent se lève un peu, des tracts s'envolent pendant que certaines restent collées au sol. Un regard un peu pensif au loin, j'essaie d'éviter le regard de mes deux interlocuteurs. J'en ai certainement définitivement dit trop sur mes convictions. Mais je crois pas qu'aucun des deux soient du ministère. Et puis qu'importe, les preuves sont cachées.

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Re: La Poste Magique

Message par : Alec Z. Dmitriev, Jeu 30 Nov 2017, 00:21


© 2981 12289 0 & Azryel - RP PV with Mered Adand. amour Passe ta souris sur la fiche :mm: To be continued...Somewhere beyond happiness and sadness I need to calculate what creates my own madness. And I'm addicted to your punishment, and you're the master, and I am waiting for disaster. I feel irrational, so confrontational, to tell the truth I am getting away with murder. It isn't possible, to never tell the truth but the reality is I'm getting away with murder.
Le coeur en miette, l'esprit en vrac. Mes humeurs voguent entre le sol et le ciel. J'ai des nausées, mais je ne suis pas sur le point de vomir. Qu'est-ce qui m'arrive ? Je me sens de plus en plus vide à l'intérieur. De plus en plus terne aussi. Je suis juste malade de toute cette machinerie, ce monde qui n'est pas vraiment le mien, au point d'haïr tout ce qui m'entoure. Je ne supportes plus toutes ces conneries. Les moldus et le monde, soit disant parfait. Ma famille et leurs nature à être soit - disant parfaite... Cette école qui se donne un genre ... parfait. ... Le monde n'est que mensonge et j'en ai assez. Je suis lasse, fatigué.

Il faut que je sortes prendre l'air, je satures, il me faut quelque chose pour me détendre les nerfs. Alors, d'un pas décidé, je m'engage à me rendre à la poste magique, se trouvant à Pré-Au-Lard. Récupérant cette lettre anonyme que je m'empresse d'ouvrir. ... Parchemins en mains, plus je lis le contenu, plus mon coeur se resserre. Mon corps défaille, le sol se dérobe sous mes pieds et les larmes s'écoulent sur mes joues. Ces vérités qui éclatent au grand jour, ces mensonges éphémères qui disparaissent de plus en plus, sous chaque coups d'éclats, d'état qui cogne contre mon coeur, dans ma poitrine. J'ai ...peur... J'ai mal au coeur.
Ce gamin n'est pas mon cousin, mais mon frère. Je ne m'appelle pas que Zackary Slavski, mais Alec Zackary Dmitriev. C'est quoi, cette connerie ? ...

Je sens tout mon être "disparaître", je me sens trahi, comme si le mauvais sort s'acharne sur ma tête, comme si je n'avais plus assez de mots pour décrire ce que je suis. Silencieusement, je craque intérieurement, je deviens de plus en plus aigri. Qu'importe le quand dira-t-on, les mensonges tyranniques d'autrui. Je ne ferais plus qu'attention à mes propres choix, désormais, les autres, tant pis ? En tout âme et conscience, je sèche mes joues d'un revers de mains, serrant la "nouvelle" dans mes mains avant de le plier soigneusement et de le ranger dans mon sac, pendu à mon bras, collé à ma hanche. Puis, sortant de la batisse assez rapidement, je rejoinds le premier banc le plus proche, y restant assis pendant des heures, cherchant quoi faire de ce gamin de 3ième année. Entre arrogance, insolence et ... une légère part de bonté, je ne savais pas grand chose de lui, ni ce qu'il était... ni qui il était au juste.

Comprenant que de vagues détails à son sujet, je me suis mis dans l'idée d'essayer d’apaiser tout ce cirque, cette mascarade ne peut plus durer, mais il est évident que pour ma santé mentale, je m'accorde un peu de repos avant de lui ... éclater cette seconde nouvelle au nez. Prenant un long soupire, j'attrape un tout autre journal, dans mon sac, peu importe qui traine dans les parages. Me voici, donc, en pleine possession de l'Impardonnable, peu importe sa provenance, je m'en fichais que l'on me regarde, car je ne suis plus à cela près. Je l'ouvre tranquillement par la suite, me mettant ainsi, activement à le lire avec une certaine curiosité. Cette histoire d'idéologie me traine dans le cerveau depuis plus d'un ans, désormais. Que pouvais - je bien lui dire, à cette Ombre. Je trouve les moldus trop gâtés, que le Ministère est ridicule à vouloir envoyer ses sous-fifres faire son sale boulot à sa place, en sous - effectif, en plus. Qu'en plus de cela, l'O.D.P. et Les Aurors ne sont qu'une bande d’incompétents qui ne savent pas protéger les élèves... ni leurs entourages d'ailleurs.

Mon palpitant s'énerve, il bat si vite, si fort dans ma poitrine que je ne sais pas où commencer pour me faire entendre, si ce n'est que... continuer de chercher. Que faire, quoi faire pour changer la donne. Quoi dire, qui voir... Plus rien ne m'étonne. Et mon attitude ne trompe personne. Les mots me manquent de plus en plus tandis que mes maux pèsent de plus en plus lourd, voir des tonnes. Montagne de stupidité, d'immondices à l'échelle de l'humanité. J'aimerais juste que le temps s'arrête, que ces images arrêtent de venir me faire la fête, dans ma tête. Je me suis laissé traumatisé trop souvent par mes cauchemars, qu'à présent, je ne remarque qu'à cette instant, qu'il se fait tard. Lisant le contenu du journal de l'Ordre Noir, peu à peu en tâchant de me concentrer pour trouver un but, un sens à ma vie, je m’efforce de rester concentrer et de me fixer un nouvel objectif à atteindre. Ce n'est pas tant les Ténèbres qui m'attirent, mais leurs philosophie, leurs buts ultimes, leurs objectif. Se faire entendre de tous, parce qu'ils en ont assez.

Assez d’œuvrer dans l'ombre, assez des mensonges. Mensonges qui m'ont ... tout aussi détruits qu'eux. Passant une main sur ma nuque, je baisse le regard sur ce recueil d'idées, des mots qui percutent mon être, me transcende corps et âme comme si c'était une libération, une voix, une nouvelle voie à emprunter. Claquant ma langue dans mon palais, je masse ma tempe d'un air nerveux avant de fermer les paupières. Qu'est-ce que je peux faire, désormais ? Finalement, ce qui me tire de mes songes, de mes sombres réflexions, ce n'est pas l'Ombre que j'ai vu, il y a longtemps en Russie, mais cette silhouette qui s'est approchée de moi, que je n'avais pas remarqué plus tôt. Qui-est-ce au juste, je me le demande... Je ne suis même pas sûr, ni certain de l'avoir déjà croisée, aussi. ... Quelle journée, décidément. ... Pleinement riche en rebondissement.
--------------------------------
Hrpg ; L'arbre généalogique avec complément d'histoire me concernant, tout comme ça concerne Élius Askin. (Cliquez sur le texte pour les curieux/curieuses.)

ps ; J'ai l'accord d'Élius pour son arbre généalogique, pour cette histoire de lien familial aussi. Je tenais à le préciser.

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Re: La Poste Magique

Message par : Mered Adand, Lun 04 Déc 2017, 17:05


rp avec Alec

Jeunesse influençable


Samedi matin, le soleil illuminait déjà tout le dortoir. Ses rayons frappaient ma couette à travers les fenêtres et certains d’entre eux se permirent même d’attaquer ma peau délicate. Malgré le week-end, il n’était pas possible d’être tranquille. Quand ce n’était pas le boucan de mes camarades, l’étoile jaune prenait le relai. Ok il devait être pas loin de midi et il était temps de me lever mais c’était pas une raison pour m’agresser de la sorte. Il le savait en plus que j’aimais les étoiles, il pouvait se montrer un peu plus tolérant avec moi.

Je m’assis sur le bord de mon lit et contemplai la pièce. Aucun aigle présent, tous avait quitté le nid. Au moins ça ne serait pas la guerre dans la salle de bain avec les pressé.es qui voulaient être sûr.es d’avoir de l’eau chaude ou les Miss Maquillage qui squattaient de longues minutes les lieux à s’étaler leur pot de peinture sur le visage. Je me levai et c’est au radar que je pris la direction de la douche. Le fouet du jet d’eau revigorait mes muscles qui lentement prenaient vie. Mon esprit était encore dans mon matelas par contre car il mit une bonne demi-heure à rejoindre mon corps pour lui dire de sortir de là.

Vers 13h, j’étais fin prête à descendre déjeuner. Vêtue de ma robe verte émeraude, de mes chaussures de villes et mon sac à dos, je filai manger un morceau pour prendre des forces avant de me rendre à Pré-au-Lard. Mon stock de bonbons était épuisé et demain je passais l’après-midi avec Aria. Comme d’hab, on irait probablement flâner dans le parc à refaire le monde tout en se délectant de quelques friandises. Au pire on ferait la sieste sous un arbre et on se ferait un quatre heure. Dans tous les cas, j’avais besoin de chocogrenouilles et autres joyeusetés. Plus pour elle que pour moi d’ailleurs.

Une fois que je venais de quitter l’enceinte du château, le soleil alla se planquer derrière un nuage. Comme si son méfait était accompli et qu’il pouvait aller se reposer désormais. Petit futé, t’allais pas me faire le coup de la pluie pour ma balade ? Il se contenta de me rappeler à quel point le monde était gris et menaçant comme la météo. Le village sorcier regorgeait de monde en ce week-end. Les rues étaient bondées et il ne me fut pas facile de retrouver la route d’Honeydukes. Tellement pas que je m’étais plantée et que je me retrouvai devant la poste magique.

J’étais bonne à demander de l’aide pour me réorienter. Un garçon qui semblait avoir mon âge se tenait sur un banc non loin. Avec de la chance il m’indiquerait où se trouvait la boutique convoitée. Je m’approchai lentement de lui et je vis qu’il était en pleine lecture. J’aurai préféré ne plus jamais revoir ce journal dans des mains. Ce papier, eux, ces souvenirs, trop de choses se mélangeait en moi. Peut-être que j’en tenais un, un partisan de l’Ordre noir, un vaurien, un moins que rien. A moins que ses idées ne se rapprochent davantage des miennes, j’avais qu’une façon de le savoir.

« Le taux de bêtise inscrit dans ce journal avoisine les 100% tu es pas d’accord ? » lui demandais-je avant de poursuivre, « Si tu veux de véritables infos, je te conseille un journal bien plus fiable : l’Aurore. »
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Marjorie Lunas
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Re: La Poste Magique

Message par : Marjorie Lunas, Mar 03 Avr 2018, 03:47



Chrysanthèmes

PV avec Elly Wildsmith


Mes doigts tapotent la table. Impatience ou nervosité, je saurais pas dire, mais il en finit pas ce cours bon sang et j'ai mieux à faire. Allez, conclut, on s'en fout, oui oui oui, on le fera ton devoir. Je. veux. sortir. Encore quelques consignes et la phrase résonne enfin. Mots de délivrance, il m'en faut pas plus : mon sac est déjà sur mon dos. Petit signe de la main et phrase de politesse adressés au professeur, j'entends même pas sa réponse, je suis déjà dans le couloir. Je crois que les escaliers sont de mon côté en plus, pas de caprices du château pour aujourd'hui. J'ai une pêche d'enfer aujourd'hui et le programme de ce soir n'y est pas pour rien. J'avais reçu une lettre de Kalén il y a de cela quelques jours, me proposant un rendez vous pour mercredi, 17h, à Pré-au-Lard, et ce jour avait fini par arriver. Au menu chérie, papotage Auror et motivation, suivi d'un petit entrainement, par ce que ça fait pas de mal.

Je viens d'arriver dans mon dortoir, je balance mon sac sur mon lit et cherche la tenue adéquate. Les beaux jours sont de retour, le soleil traine à se coucher, je peux laisser tomber mon gros manteau pour une tenue un tout petit plus printanière. J'opte pour un simple jean, t-shirt blanc, un sweat bordeaux, une parka bleue et des tennis blanche. Y a pas d'autres mots que "bonheur" pour décrire cette sensation de liberté quand on enlève son uniforme pour porter des fringues confortables. Je suis enfin prête, j'attrape ma baguette et la glisse dans ma poche... Enfin j'essaie. 34,50 centimètres, j'avais vraiment pas géré quand j'avais acheté cette pépite chez Ollivander's il y a 4 ans, mais enfin je la changerai pour rien au monde.

Pour une fois je suis à l'heure (si si, je t'assure, profite, tu vas être le seul RP de ma vie où je suis à l'heure quelque part :mm: ) et je passe les portes du château d'un pas décidé. Je me pose mille et une questions sur le déroulement de la soirée. J'avais pas revu Kalén depuis quelques années, n'entretenant avec elle qu'un contact épistolaire, mais si je me souviens bien, le courant était toujours bien passé. Le trajet est pas bien long et les premières chaumières de Pré-au-Lard se dessinent rapidement. Pas trop de monde dans les rues, retrouver la jeune Auror ne devrait pas être bien compliqué. Je traverse une première fois la rue centrale en scrutant chaque visage, pourtant impossible de la trouver. Je tourne vers la Tête de Sanglier, et tente de discerner l'intérieur du bâtiment, rien. M*rde. J'espère qu'elle a pas oublié quand même, je l'ai attendu toute la journée ce rendez-vous ! Demi-tour, je reprend la rue centrale en sens inverse, m'arrêtant aux fenêtres de toutes les boutiques dans l'espoir de la trouver, mais une fois encore, pas âme d'Auror qui vive. J'arrive aux Trois Balais, dernière auberge du village et toujours pas de signe de la jolie femme brune. Mou dubitative qui s'inscrit sur mon visage, je me dis qu'elle a peut-être du retard, elle doit pas faire le métier le plus prévisible du monde, et je crois que je serais bien mal placé pour faire une quelconque réflexion sur la ponctualité, première victime du quart d'heure béarnais sorcier. Je me rapproche un peu du centre, juste là, devant la Poste Magique, m'offrant une vue sur une bonne partie du village, sans pour autant me mêler à la petite foule des sorciers. Bras croisés sous ma poitrine, je m'adosse contre le mur, dévisageant les passants.


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Re: La Poste Magique

Message par : Elly Wildsmith, Sam 07 Avr 2018, 00:27


Un mercredi 17h. L’estomac tiraillé par les choses que tu devais dire, la gorge nouée par les mots qui allaient devoir en sortir. Cela faisait partie des nouvelles que tu n’aurais jamais voulu apprendre, des nouvelles que tu ne voulais pas transmettre. Silencieuse, une larme s’extirpa du coin de ton œil et roula sur ta joue. Kalén. Elle avait été une alliée, une amie, une collègue … et elle était morte. Le mot était trop violent pour toi. Trop brutal, trop difficile à admettre.

Quand tu avais su que la jeune femme décédée avait fixé rendez-vous à une jeune fille de Poudlard, tu avais décidé d’honorer l’entretien à sa place. Et sans doute de lui délivrer le funeste sort de Kalén. Tu ne sais guère à quoi ressemble la jeune fille – certainement que Kalén avait dû t’en parler, au travers de vos discussions ponctuées d’éclats de rire.

Arrivée quelques minutes après 17h, tu étais donc en retard – mais ça ne changeait pas vraiment de tes habitudes – et tu cherchais du regard la jeune fille que tu devais rencontrer. Et puis, tu tombais sur elle, la silhouette frêle adossée au mur. Tu savais pas pourquoi mais y’a quelque chose qui te disais que c’était elle. Et pas une autre. Tu te rapproches. Ton allure de moldue ne passant pas inaperçu. Un simple jean, une simple veste noire, rien de très voyant pour autant mais dès lors qu’on était ainsi vêtu dans le monde des sorciers on était vite regardé. Ce qui était son cas d’ailleurs.

Sourire mince sur le visage, sourire triste. « Miss Lunas ? ». Voix éteinte. Tu ne savais pas trop comment t’y prendre en vérité, ni comment la jeune fille prendrait la disparition de Kalén. Y’avait tant de mots qui auraient pu crier la vérité, qui aurait pu lui dire ta douleur. Mais là, tu n’étais qu’une messagère de mauvais augure. Rien de plus. T’attendais qu’elle confirme, que tu saches définitivement que ce serait elle, alors tu rajoutes « Vous aviez bien rendez-vous avec Miss Bloom n’est-ce pas ? »
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Re: La Poste Magique

Message par : Marjorie Lunas, Jeu 19 Avr 2018, 02:47



A l'heure in-RP, mais ici fallait pas espérer.. Sorry pour l'attente ! Me voilà

Bon bon boooooon ! Si j'avais su je me serrais pas pressée en fait. Mais enfin bon, je me voyais pas trop faire de réflexion, j'arrive jamais à l'heure. Sauf aujourd'hui. Et puis la dernière fois que j'avais vu Miss Bloom, elle avait simplement repéré les lieux avant, elle faisait peut-être pareil, bien que je voie pas trop ce qu'il y avait à repérer dans ce petit village paumé. Alors j'attends toujours, adossée contre le mur de la poste. J'hésite d'ailleurs à bouger, j'en peux déjà plus de ces oiseaux qui piaillent... Y avait pas moyen de leur lancer un Silencio franchement ? Parce que je dois avouer que ma place elle est super là, belle vu d'ensemble, et puis j'ai vraiment les épaules calées contre la pierre, et j'ai pas envie d'en bouger. Alors je me contente d'attendre et de scruter les visages. Dans mon monde à moi y a que des poneys je sortirais mon téléphone et mes écouteurs, et ça m'occuperait, mais ici c'est même pas envisageable, y a tout qui pète.

Et puis soudain j'ai le regard attiré par cte femme. Elle est pas pareil. 'Fin c'est pas méchant du tout hein ! Jolie brune qui s'approche, ce qui me frappe c'est ses fringues. Jean et veste, on est loin des capes médiévales des sorciers du coin. Déjà qu'une gamine habillée en moldue dans le village, c'est pas tous les 4 matins, alors une 2ème femme qui se ramène comme ça, il va neiger. Et puis je capte vite que la jeune femme est pas là pour envoyer du courrier, parce que c'est à ma hauteur qu'elle s'arrête. Et elle connaît mon nom. Je fronce les sourcils. Je m'intéresse un peu plus à elle du coup. Parce que je suis pas folle, cte femme c'est pas Miss Bloom. Elle a pas l'air au top la femme devant moi, vraiment pas. Elle a de beaux yeux noisettes, avec cte petite tâche sombre qui captive, mais y a aussi des nuages dans son regard, peut-être même qu'il y a eu une averse y a peu. Je sais pas, quoi qu'il en soit c'est pas le soleil de la journée qui fait battre son coeur. Et dans le fond ça m'inquiète un peu, je vois que mon Auror se ramène pas et à la place j'ai une femme sans joie de vivre qui se présente. Bon elle avait essayé de sourire quand même, mais c'était plus par politesse qu'autre chose et ça m'avait pas réellement convaincu. Je me décolle du mur, me plantant droite comme un i devant elle.

- Euh oui c'est moi...


Et puis elle prononce le nom de la femme que j'attendais. Je comprend que Miss Bloom se pointera pas, et je commence à espérer de tout mon coeur que la femme devant moi à la gueule triste parce que son mec l'a quittée et non pas parce qu'il est arrivé un truc à l'Auror. Elle a eu un accident ? Bruuuuh non, faut que je me sorte cette idée de la tête. Miss Bloom a très certainement un empêchement, une mission hyper importante de dernière minute, et du coup elle t'envoie la secrétaire du bureau pour te prévenir. Et manque de pot, la dactylo s'est faite larguée, elle essaie d'oublier son gars chaque soir avec un film et du chocolat mais ça marche pas. Ouais voila, ce scénario là il est vachement plus cool. Enfin pas pour la femme devant moi, RIP ton mec perdu chérie, hein. Mais enfin ça me ferait un petit quelque chose d'apprendre que mon entretien est annulé parce que la femme s'est blessée. Je l'aimais bien moi Kalén Bloom ! Je l'avais pas vu beaucoup, mais on avait échangé un peu, et j'avais appris à l'apprécier un peu, au point d'accepter ce rendez-vous sans trop réfléchir à ce que ça pouvait engager.

- Oui c'est ça, 17h Pré-au-Lard, mais je suppose qu'elle a eu un empêchement ?



Dernière édition par Marjorie Lunas le Mer 23 Mai 2018, 19:45, édité 1 fois
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Re: La Poste Magique

Message par : Elly Wildsmith, Mer 25 Avr 2018, 10:52


C’était à elle, donc, que tu devais transmettre la mort de Kalén. Partager ce fardeau avec quelqu’un d’autre. L’appréciait-elle ? Serait-elle triste en apprenant la mort de l’auror ? Tu te laisses un instant aller à tes pensées. Bien sûr qu’elle serait ravagée, comme tu l’étais. D’ailleurs tu sens des larmes qui affluent à nouveau à tes yeux. Tu tentes de te concentrer, de regarder ailleurs un instant, de chercher de l’aide alentours. Mais rien n’arrive, rien ne vient.

Et tu vois, la jeune femme qui s’est redressé, tu la vois s’interroger quant à la raison de l’absence de Kalén, et pire encore, tu l’entends, qui te pose une question, la question. De savoir si Kalén à un empêchement. Et tu ne peux empêcher davantage les larmes d’affluaient. Tu les laisses s’écouler sur ta joue, reniflant légèrement sous le poids de cette tristesse qui te gardait en étau.

« Kalén ne viendra pas ». C’était une certitude. Mais il fallait expliquer pourquoi. Et c’était le plus difficile. Reprendre les choses en main, tenter d’être forte face à l’inévitable, face à ce geste désespéré qu’elle avait fait. Reprendre le cours de cette conversation, garder le contrôle sur celle-ci, sur tes propres sentiments. « Pardonnez-moi Miss, je ne me suis pas présenté, Elly Wildsmith, j’étais la supérieure de Kalén ». Mais c’était surtout et avant tout ton amie, la plus précieuse qui soit d’ailleurs. Tu ravales cette boule de tristesse qui s’est noué au fond de ta gorge, et tu continues, comme espérant que partager le fardeau le rende moins présent, moins pesant.

Même si tu savais que cela ne ferait qu’augmenter ta douleur, t’avais espoir que tout ne soit que cauchemar, et que quelqu’un te dise « Mais non voyons, Kalén est juste ici ». Pourtant, tu savais que cela n’arriverait jamais. C’est donc la gorge nouée que tu déversas la vérité face à la jeune fille « Kalén ne viendra pas car elle est morte ».
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Re: La Poste Magique

Message par : Marjorie Lunas, Mar 01 Mai 2018, 05:01




J'avais balancé ma question comme ça, c'était pas anodin mais c'était spontané. Quand les mots vous brûlent les lèvres et s'échappent dans le vent. Je voulais qu'elle me rassure, qu'elle me dise de pas m'inquiéter, que tout va bien. Je voulais un sourire, un peu de lumière dans ses yeux, un peu de rouge sur ses joues. Mais la réalité me rattrape. Elle me perce le coeur. Je vois les larmes couler sur ses joues. Sur tes joues. Eh tu m'entends ? Je te regarde, t'es face à moi et tu pleures. J'ai envie de te parler, mais cette fois-ci les mots s'engouffrent au plus profond de moi et refusent de sortir. Les larmes tu les ravales depuis le début mais ma question était de trop. Je comprends que le soucis c'est pas ton mec et que c'est un peu plus qu'une soirée film qu'il te faut. Je te connais pas alors je te dis rien, mais je te sens touchée quand je te parle de Kalén.

Mais t'es là et tu tiens, tu trouves le courage de me parler et ta première phrase me claque. Elle viendra pas ? Tu pleures en me disant qu'elle viendra pas ? Je me fais mille films, mais je me refuse le scénario fatal. Je l'imagine sur un lit de Ste-Mangouste, dans une chambre paisible, un bouquet de Marguerites à ses côtés. Y a rien qui puisse arriver de pire pas vrai ? Je fronce légèrement les sourcils, mon regard s'assombrit et mon coeur s'emballe. Je suis pas sûre de vouloir entendre la suite.

Pourtant tu poursuis, tu te présentes. Elly Wildsmith. T'es la supérieure de Miss Bloom. Enfin t'étais. T'as parlé au passé, je suis pas débile je l'ai remarqué. Mais ton emploi du passé il me fait peur. Pourquoi tu l'es plus ? Parce que t'es plus cheffe Auror ou parce que Kalén n'est plus Auror ? Avec ta phrase précédente, je comprends. Je comprends que Kalén Bloom n'est plus Auror. Je comprends que Kalén Bloom n'est plus. Parce que si la jeune femme n'était plus Auror, tu serais pas là pleurer devant une gamine de 15 ans dont t'as surement rien à faire, elle serait venue elle-même annuler le rendez-vous. Pourtant cette vérité qui me hurle dans les oreilles, je veux pas y croire, c'est encore un film dans ma tête. Un scénario que je me fais, et puis depuis le début je me suis trompée sur toutes mes storyboards. Alors je t'écoute, glisse moi une nouvelle histoire, un truc n'importe quoi, surprends moi, dis moi que je me trompe.

Mais à la place tu me tabasses. T'as dû me lancer à peine une dizaine de mots qui me font l'effet d'un KO. Je sais pas si tu me parles encore, je t'entends plus. Je te vois plus non plus. Je me suis assise contre le mur. Ou je me suis écroulée plutôt. J'éclate en sanglots. Allez reprend toi Marjo ! Je la connaissais pas tant que ça après tout hein ? A peine quelques mots échangés sur du papier froissé. Et puis une rencontre rapide pour des conneries dans la forêt. Mais y avait aussi des paroles rassurantes, encourageantes. Des paroles qui marquent un coeur de petite fille perdue dans un monde qu'elle ne pense pas comprendre. Elle avait mis un peu de lumière, ce rayon rassurant qui nous guide dans le tunnel. Elle m'avait aidé à croire en moi, elle n'y était pas pour rien dans mon caractère, en à peine quelques échanges elle m'avait appris à rien lâcher, à me battre. Au sens propre comme figuré. Elle voulait que je devienne meilleure que ce que j'étais, elle m'avait montré le chemin pour avancer.

C'est fou ce que cette femme avait pu m'inspirer beaucoup plus que je ne le pensais. J'avais envie de lui prouver que ses efforts ne seraient pas vains, que ce qu'elle m'avait enseigné c'était pas du vent, mais pour l'instant j'avais juste mal. Cette douleur qui me secoue le corps. Mes plus grandes préoccupations jusqu'à maintenant c'était de savoir avec qui mon couillon d'ex avait bien pu me tromper et de savoir si je finirais par avoir une bonne note en divination. C'est pas la Mort. En maintenant qu'elle frappait à la porte, je savais pas quoi faire, je savais pas comment réagir. J'étais perdue.

Et puis je me souviens que t'es là. Pas que je t'ai oublié, mais pendant quelques secondes je me suis déconnectée de la réalité. Toujours recroquevillée au sol, contre le mur de la poste, je lève la tête vers toi. Pas que ma gueule doit être bien présentable, j'ai surement perdu toute dignité, mais t'es à peu près dans le même état. J'hésite à poser ma question...

- Je peux savoir comment ?


Je dis pas qu'il y ait une "belle mort", mais je crois que ça me soulagerait un peu savoir qu'elle a pas souffert par exemple. Et puis si c'est pas le cas... J'en sais rien.  Je veux savoir, c'est tout, je sais pas ce que je pourrais faire d'une telle info, mais j'ai besoin des pièces du puzzle. Je crois que j'en ai besoin pour l'inscrire dans ma réalité, parce que j'ai beau pleuré, j'ai beau le savoir, y a encore cette petite voix au fond de moi qui me dit que la femme devant moi s'est trompée.


Dernière édition par Marjorie Lunas le Mer 23 Mai 2018, 19:51, édité 1 fois
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Re: La Poste Magique

Message par : Elly Wildsmith, Dim 06 Mai 2018, 20:18


Alors que tes mots se déversent, tu vois la jeune fille face à toi qui change, ses expressions qui se transforment, elle prend pleinement conscience de cette nouvelle que tu es venue lui annoncer. Ses yeux se teintent d’un voile obscur, de celui du deuil, de la mort qui vient aspirer votre âme, vos souvenirs heureux. Pire qu’un détraqueur qui souhaite vous embrasser, non, la perte d’un être cher, ça ravageait tout votre être. La mort emportait tout, absolument tout, vos sourires, vos faiblesses, vos envies, vos souvenirs. Une larme perla le long de ta joue face aux souvenirs perdus avec la mort de Kalén, face aux projets qu’elle ne verrait jamais, face à tout ce qui avait fait votre amitié.

T’as pas suivi le mouvement de la jeune fille, elle s’est écroulée par terre, le long du mur. Les genoux recroquevillés sur son corps, elle semble en proie à des sanglots que tu ne peux pas contrôler. On dit que pour diminuer le fardeau il fallait partager la peine mais à la voir là, tu te dis que tu aurais peut-être dû la laisser dans le vague et le néant de l’inconscience. Au fond de toi, tu savais que cette solution n’était pas acceptable, que cela faisait passer Kalén pour quelqu’un d’irrespectueux, ce qu’elle n’était pas.

Elle te pose une question, qui percute tes sens, te bouscule. Elle veut savoir comment. Tu te racles la gorge, la question n’était pas de savoir comment, mais surtout pourquoi. Pourquoi Kalén avait-elle décidé de mettre fin à sa vie ? Pourquoi n’avait-elle pas appelé au secours ? Pourquoi ne t’avait-elle pas dit qu’un mal latent la rongeait ? Tu t’en voulais, aussi, de ne pas l’avoir remarqué, de ne pas avoir su voir son mal-être qui la bouffait chaque jour un peu plus. Une nouvelle larme roule sur ta joue, et dans un geste rageur, tu l’essuie d’un revers de main.

Tu t’accroupis, pour lui faire face, pour regarder dans les yeux celle qui pleure ton amie. Peu t’importe la relation qu’elle avait eue, tu savais que la jeune fille face à toi avait été importante pour Kalén, et c’est tout ce qui comptait. Tu te racles à nouveau la gorge, cherchant une réponse adoucissant les choses, mais ça n’existait pas, tu le savais, alors tu te lançais, doucement « Elle … s’est suicidée » Il y aurait pu y avoir mille morts différentes, mille manières d’éteindre la vie de quelqu’un, tu en savais quelque chose. Mais là, celle-ci, savoir que ton amie s’était donné la mort, non, c’était trop. « Je suis désolée Miss Lunas, vraiment, j’aurais aimé vous rencontrer dans d’autres circonstances. »
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Re: La Poste Magique

Message par : Shela Diggle, Lun 07 Mai 2018, 20:08


Tour de garde - Post unique

Les lieux fréquentés les lieux de masse lieux d'attentat bonjour, filer entre les mondes comme une rose entre les dents, danser pour une partenaire inconnue, sans lui donner de nom, marcher invisible est une chorégraphie séduisante, lorsque cela prend. Et cela doit prendre, travailler d'arrache pied parce que si l'on a besoin d'une paye, c'est de façon juste. S'escrimer alors à se lever tôt, rentrer tard s'il est possible, l'on n'a pas de chez-soi mais un chez-quelqu'un, se faire petite, absente. Remplir alors sa tâche avec une volonté brusquée, acharnée désormais, travailler pour travailler dans le but primaire de subsister ensuite, de n'avoir à demander, de n'avoir à avoir en plus d'un chez-quelqu'un de la nourriture à autrui.
Promener un regard sur les foules, battant le bitume d'un pas très franche, militaire, mains rangées dans les poches car ne savoir qu'en faire et les mains trahissent; elles désignent l'action future, et c'est ainsi que l'on peut lire les gens. Quelle immense mensonge qu'est l'adage, les yeux ne sont pas plus miroirs de l'âme que ne le sont les pieds, et eux au moins indiquent direction.

Saisir au vol quelques détails mais devoir s'en détacher ici, il ne faut les individualités, mais la masse, une entièreté, une forme mouvante, un peu abrutie par le soleil, ou la distraction de chaque geste un peu au hasard, peut être les deux. Saisir quelques détails mais douloureusement devoir les laisser partir, glisser entre les doigts, être permis à quelqu'un d'autre
quelqu'un d'assez riche pour prêter attention à
la vie étudiante fut moins fastidieuse, pas vrai, la famille dans le dos mais dans la bourse, avoir échappé et à l'un, et à l'autre. Était-ce par choix ou nécessité l'on ne sait même pas, il s'agit d'un courant de pensées auquel l'on refuse de s'adresser, pas vrai pas vrai
Les lieux fréquentés les lieux de masse, et la concentration qui doit aller avec




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