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Repas entre amis
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Milhan O'Donoghue
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Re: Repas entre amis
Milhan O'Donoghue, le  Mar 11 Aoû 2015 - 22:18

Le bizutage. Ce fameux rituel de passage par lequel passe n’importe quel petit « nouveau ». A l’école de Beauxbâtons, on appelait ça « l’Entrée des Débutants », plutôt étrange comme nom lorsque l’on sait que certaines petites filles de onze ans croyaient qu’il s’agissait en fait d’un bal, ou d’une sorte de « soirée d’accueil » pour les nouveaux venus au sein de l’école du Sud Français. Grossière erreur. En effet, il était plutôt question de gentiment torturer une poignée de jeunes élèves tels ou tels jours. Par conséquent, l’Entrée des Débutants angoissait les petits premières années, d’autant plus qu’aucun d’entre eux ne pouvaient savoir quel jour ce maudit rituel allait leur tomber dessus. Et pour cause, Milhan en avait lui-même fait les frais lors de son arrivée en première année à Beauxbâtons, ce qui avait valu à l’école de se faire détester par le jeune irlandais durant les premiers jours de sa scolarité.

Mais maintenant qu’il avait dix-sept ans, Milhan trouvait l’effet de surprise plutôt sympa, et puis après tout, c’était l’occasion parfaite pour tester ses nouvelles trouvailles en matière de farces et attrapes. Par conséquent, lorsqu’il constata lors de son arrivée à Poudlard que, les premieres années constituaient le bas de la chaîne alimentaire, et ce, dans n’importe quelle école de sorcellerie, il décida de contribuer aux traumatismes des plus jeunes.

Scorpio, lui, avait toujours eu l’air de partager cette vision. Faire « cauchemarder » les autres, comme il disait, tel était le but recherché finalement. Qu’est-ce qu’ils pouvaient être mauvais tout les deux parfois.

- Au fait, c’est toujours un plaisir de faire association avec toi. – affirma le Gryffon’, railleur, en dévoilant son balai, une main tendu vers le Serpentard, comme pour conclure un « pacte », dirait-on. On va s’éclater, regarde : j’ai ramené quelques Pastilles de Gerbes. Ils seront tellement occupés par les vers qu’ils ne verront même pas les jolis petits bonbons qui tomberont dans leurs verres. On dira qu’ils sont tombés tout seul de nos poches.

Milhan regarda les bonbons, puis se tourna face à la Grande Salle, posant un coude sur l’épaule de Scorpio.

- Tu vois, c’est ce que j’aime dans notre amitié : on ne fait pas les choses à moitié. – lança-t-il admiratif, le regard balayant la salle, se délectant d’avance du carnage qu’ils allaient causer.

Scorpio enfourcha son balai le premier, lança un regard complice à Milhan et décolla. Le Serpentard eut un sourire amusé et s’éleva à son tour. Lui, partit du côté des tables Poufsouffle et Gryffondor, tandis que Scorpio se chargea dans un premier temps, des Serdaigle et Serpentard.

Dès l’instant où ils avaient décollé, tout le monde ne cessait de lever la tête, de suivre les balais du regard, constatant bien qu’il s’agissait d’une entrée plutôt inhabituelle dans la grande salle. Milhan profita du fait qu’ils aient tous le nez levé au plafond, pour commencer à lancer des asticots dans les verres en bronze alignés le long des tables. L’instant d’après, d’énormes larves débordaient des verres à pied, rampaient le long des banquets, finissant finalement par s’échouer dans les assiettes des élèves. Bref, ça commençait à grouiller de partout.

Toujours perchés sur leurs balais, ils continuaient de traverser la salle en long et en large, semant une multitude de bestioles et de pastilles sur leur passage. D’innombrables quantités, un vrai rideau de vers de terres qui tombaient sur les tables. De loin, ce pouvait être presque beau à voir…mais vraiment de loin. Parce-que s’agissant de bêtes visqueuses en réalité, c’était plus écœurant qu’autre chose en fait. Du moins pour ceux qui s’en trouvaient envahis, parce-que pour Scorpio et Milhan, c’était clairement une bonne grosse crise de rire.

Plutôt satisfait de leur œuvre, Milhan contemplait les élèves affolés, du haut de son balai. Mais il voulait un peu pimenter les faits, et pour cause lorsqu’il croisa le regard de Scorpio à l’autre bout de la salle, il la traversa en diagonale à toute vitesse, l’air déterminé.

- Si tu réussis à en faire avaler un à quelqu’un, je ferai moi-même ton prochain devoir à ta place. – lui lança-t-il mesquin, prêt à mettre le Gryffon’ au défi.

Leur petite farce venait vraiment d’engendrer un cahot total : voir les vers ramper dans tout les sens et rentrer dans les uniformes, ou les chaussures des autres élèves, était puéril certes, mais il fallait avouer que c’était un tour réalisé avec brillot.
Scorpio Goswald
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Re: Repas entre amis
Scorpio Goswald, le  Mer 12 Aoû 2015 - 10:06

Dès que Scorpio eut décollé, il se sentit tout de suite à l'aise. Voler, ça le connaissait. Il rabattit sa cape sur son nez pour cacher au moins la moitié de son visage. Milhan le suivit de près et s'empressa de balancer les petits asticots gigotants. Tous les visages se tournèrent vers les deux jeunes gens, qui écumaient la Grande Salle à toute allure. Scorpio effectuait toutes sortes d'acrobaties aériennes pour détourner l'attention des élèves ébahis. Ainsi, il pouvait en profiter pour jeter les pastilles de gerbes tout droit dans les verres de jus de citrouille. Il failli se prendre un ver sur la tête en passant sous Milhan.

Regarde où tu jettes tes bébêtes chauffard!

"Si tu réussis à en faire avaler un à quelqu'un, je ferai moi-même ton prochain devoir à ta place." le défia Milhan  en passant près de lui, un sourire carnassier sur les lèvres.

Bonne idée, faudrait pas faire les choses à moitié! pensa Scorpio en commençant à balayer l'assemblée de son regard perçant à la recherche d'une proie.

"Tu plaisantes, dans la bouche c'est trop facile! Moi je te parie que j'arrive à marquer dans un trou de nez!" se moqua Scorpio avec arrogance. "Ok pour mon prochain devoir, mais de toi j'exigerais la moitié de ta réserve de Gnomes au Poivre! T'es partant?"

Sans attendre la réponse de son ami, il fila vers une table et effectua plusieurs tonneaux dans les airs pour déstabiliser les jeunes élèves, qui avait des yeux ronds comme ceux d'une chouette. Il mit la main dans sa poche et attrapa un truc qu'il lança en visant le nez couvert de taches de rousseurs d'une petite Serdaigle de première année. Truc qui tomba dans un verre en éclaboussant les élèves autour. Il se rendit compte qu'il n'avait pas envoyé un ver comme prévu mais une simple Dragée surprise parfum poubelle.

M**de. J'espère que Milhan n'a pas vu. Allez, je retente!

Il piqua droit sur la table des Serpys et visa une narine grande ouverte, mais cette fois, le ver atterrit dans la bouche de la cible, qui faillit s'étouffer et cracha un énorme ver de terre gluant.

Il n'avait plus droit qu'à un tir. Mais quand il attrapa son dernier asticot, celui-ci glissa entre ses doigts. Scorpio jura, mais il s'aperçut soudain que, par miracle, le ver avait glissé sur le nez d'un gamin qui se mit à hurler de frayeur. Et plus il s'agitait, plus il s'enfonçait vers sa narine. Dans un dernier sursaut, le petit asticot atteignit le bout de son nez et se lova dans un des deux trous de nez, grossissant aussitôt à vue d’œil.

Scorpio poussa un cri de triomphe et vint narguer Milhan avec son sourire le plus rusé et le plus fier.

"Allez, c'est ton tour mon gros!" ricana-t'il en lui lançant un clin d’œil, suivit d'une claque amicale dans le dos.

Il ne souciait nullement du chaos qui régnait en bas.
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Re: Repas entre amis
Milhan O'Donoghue, le  Dim 6 Sep 2015 - 17:05

Ni une ni deux, Scorpio avait accepté le défi de Milhan, ce qui n’étonna pas vraiment ce dernier d’ailleurs. Il était toujours prêt à en faire plus celui-là. Sans compter qu’il n’hésita pas une seconde à augmenter la mise également.

- …Ok pour mon prochain devoir, mais de toi j’exigerais la moitié de ta réserve de Gnomes au Poivre ! T’es partant ?- proposa le Gryffon’.

« J’exigerais » il lui avait sorti ! Monsieur exigeait maintenant ! La vérité, Milhan aimait les défis, mais de là à mettre ses réserves de friandises sur le tapis, il ne fallait pas pousser Mémé dans les orties tout de même.

Scorpio n’avait pas laissé le temps à Milhan de répondre d’ailleurs, et avait aussitôt filé se mettre à l’épreuve. Le Serpentard le regarda partir, un sourire aux lèvres en repensant à la dernière condition de son ami.

« Pas sûr que ce soit négociable ça » - dit-il pour lui-même en songeant au potentiel départ de quelques unes de ces confiseries.

Du haut de son balai, il le regardait faire et rigola lorsque le Gryffon’ se planta à deux reprises. Peut-être allait-il les garder ses bonbons finalement. Puis vient le moment dramatique, où Scorpio vint à ses fins : un énorme ver gluant rentrait dignement dans la narine d’un jeune Serpentard. A l’évidence, ce fut un gros coup de chance pour Scorpio, mais Dieu ce que c’était terriblement bien fait. Il avait vraiment une chance de cocu celui-là, et aurait même mérité une double ration de bonbons. Mais ça, seul Milhan le savait.

- Allez, c’est ton tour mon gros ! – lui lança Scorpio alors qu’il revenait vers lui en rigolant.

- C’est ça, regardes et prends des notes. – renchérit Milhan d’un air taquin.

Même si la réussite du dernier coup de son ami résultait probablement d’une intervention divine, Milhan ne pouvait nier que cela avait eu un effet certain. Et pour lui en mettre plein la vue, Milhan se devait de viser plus haut. Et qui avait-il au-dessus des élèves ? Les Professeurs. A cette pensée Milhan afficha un large sourire malicieux. Et pour cause, s’il réussissait à prendre l’un des professeurs pour cible, ce serait le jackpot.

La Grande Salle était faîte telle que la Table des Professeurs trônait sur une estrade au fond de la pièce. Ils étaient une bonne dizaine à déguster leur festin là-bas, assis sur des chaises dont les dossiers faisaient deux fois leurs tailles. L’inconvénient était que, de là où ils étaient, les professeurs voyaient tout, absolument tout. Par conséquent, cela n’allait pas être simple. Mais comme Milhan n’était pas vraiment du genre à reculer devant la difficulté, il rasa le haut des murs et vola jusque dans un coin au fond de la salle, à l’arrière de la grande table. Il posa les pieds à terre, et déposa son balai. D’un pas agile et discret, il se faufila derrière la première chaise qui se trouvait à sa portée, sur laquelle un professeur était assis. Décidemment, ces chaises étaient vraiment immensément grandes, à l’avantage de Milhan, puisqu’il put se cacher derrière sans la moindre difficulté.

Il se pencha légèrement sur le côté, afin d’entrevoir le visage du professeur en question : il étouffa un rire lorsqu’il aperçut que celui-ci affichait un air exaspéré face à la situation légèrement, disons, chaotique, mais ne cessa pourtant pas de se délecter de sa soupe au potiron, qui soit dit-en passant, avait l’air succulente. Adossé contre le dos de la grande chaise, Milhan songea à la manière dont il allait s’y prendre : ce qui promettait d’être délicat, il ne pouvait tout de même pas plonger des vers dans la soupe couleur ocre sans se faire prendre. C’est à ce moment-là que, dans l’agitation,  le professeur se trouvant à côté donna maladroitement un coup de coude à son verre de jus de citrouille, faisant tomber ce dernier sur le sol. Il ne fallut alors pas plus d’une seconde au Serpentard pour réagir : voyant le liquide couler sur le plancher, il dégota deux vermisseaux du bocal dissimulé sous sa robe. Il fallait être rapide, car une fois trempés, les vers ne mettaient pas plus d’une poignée de secondes à voir leur taille décuplée.  Prenant alors un ver dans chaque main, Milhan les plongea la tête la première dans la flaque de jus qui gisait alors au sol, et, dans un élan d’audace,   commença à chatouiller les lobes du professeur avec. Les vers, une fois nichés dans les petites montagnes de ses oreilles, commencèrent à gonfler, si bien que l’un y resta coincé tandis que l’autre glissait lentement le long de sa jugulaire.

Le Professeur commença à se tortiller de gêne, l’air furieux, et se retourna lorsqu’il aperçut Milhan de dos, celui-ci déjà en train de se sauver en regagnant son balai. Il savait que s’il se faisait chopper, le prof lui ferait littéralement la peau. Il s’envola alors en quatrième vitesse, et rejoignit Scorpio, lorsqu’il entendit son nom raisonné à haute voix dans la salle :

- O’DONOOOOGHUE !!! – avait hurlé le professeur, furax, en voyant Milhan rejoindre son complice de farce douteuse.

- On sort de là, magnes-toi !! – lança Milhan en passant près du Gryffon’.

Il se retourna, et constata le visage rouge de colère de celui-ci qui venait de l’interpeller en pleine fureur. Les deux jeunes sorciers sortirent à toute vitesse de la grande salle, laissant celle-ci dans un cahot absolu.

Descendant ensuite de leurs balais, ils se mirent à courir pour échapper à la horde de professeurs qui allaient sans doute se lancer à leur poursuite. Jugeant qu’ils se trouvaient suffisamment loin, ils s’adossèrent, essoufflés,  contre un mur dans l’un des nombreux couloirs du château.

-On a eu chaud, mais c’était trop bon. – rigola Milhan, encore en train de reprendre son souffle.

Il savait que, tôt ou tard, ils allaient avoir des ennuis pour ce coup la. Mais pour le moment, ils avaient surement échappé à l’autorité, et ça, c’était clairement le couronnement de leur réussite.

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Re: Repas entre amis
Scorpio Goswald, le  Dim 13 Sep 2015 - 13:07

"C'est ça, regarde, et prends des notes" lança son ami en souriant d'un air supérieur. Scorpio ricana en regardant Milhan effectuer des voltiges grotesques pour parvenir à ses fins.

Je doute que tu réussisse mon coco, alors je vais t'aider un peu!

Il fouilla ses poches et canarda les élèves qui se trouvaient à proximité de Bombabouses, sans quitter Milhan des yeux. Le Serpentard fonçait vers la Table des Professeurs. Effectivement, un professeur était une proie de choix, mais le risque était considérable, car ce dernier était capable de lui jeter un sort pour le faire tomber de son balai, et même de le stupéfixier. Scorpio observa son ami piquer vers le sol et disparaître sous une table, deux petits asticots gluants dans les mains. Le Gryffon se mit à pouffer en apercevant Milhan qui tripotait sans gêne les oreilles d'un petit homme à l'air ridicule. Milhan avait réussi son coup. Ni une, ni deux, il s'élança sur une table et rattrapa son balai au vol.

"O’DONOOOOGHUE" hurla le professeur scandalisé en reconnaissant son agresseur.

Bon, elle était super sympa cette petite fête, mais je crois qu'il va être temps de déguerpir, il ne faudrait pas abuser de leur hospitalité.

Milhan lui passa sous le nez à toute vitesse, l'air entre mort de rire et paniqué.

"On sort de là, magnes-toi !!" cria le Serpentard en filant droit vers la porte de sortie, que deux professeurs furibonds avaient commencé à fermer pour coincer les deux farceurs.

"Je suis de ton avis O'Donoghue! répondit Scorpio en le suivant de près. On fait la course?" ajouta-t'il en le dépassant avec un regard moqueur.

Il se coucha sur son balai pour réduire les frottements de l'air et fila comme le vent, laissant le Serpy derrière lui.

Les deux garçons parvinrent à s'échapper et cachèrent leurs balais avant de s'enfuir à toutes jambes hors de portée de leurs poursuivants. Scorpio sourit avec complicité à Milhan, hors d'haleine, et tendit la main.

"Alors, ces Gnomes au Poivre, ça vient? J'aurais dû exiger toute ta réserve tiens!" se moqua-t'il en donnant une grande accolade à son ami de son autre main. "En tout cas, c'était vraiment bien joué! A plus vieux frère!"

Il s'éclipsa vers la Salle Commune des Gryffondors, non sans un dernier sourire arrogant au Serpentard.

Il ne tardera pas à se rendre compte qu'il a des asticots dans la capuche maintenant. Chouette journée.
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Re: Repas entre amis
Hugh Dey, le  Mer 21 Oct 2015 - 19:56

[PV Leister McKinley. Petite retenue bien méritée]

Un mois entier de corvées avec un môme. J’avais écoppé d’un mois entier de corvées avec le môme qui fêtait son anniversaire, la dernière fois, et que j’avais hésité à dénoncer. Je l’avais pas fait, même si je m’étais rallié au camp de Kholov à la fin, et je m’étais quand même pris la punition. Enfin, pour être exact, c’était lui qui, normalement, était censé se prendre cette corvée. Seulement je ne savais si cela m’avait été confié par pure preuve de confiance, ou simplement pour me faire le plus chier possible. Quand bien même il s’agissait de confiance, je préférais encore ne pas en bénéficier. Ce genre de responsabilité, j’avais plutôt envie de m’en passer.

Mais bon, ce môme d’une quinzaine d’années, fallait bien l’occuper. Alors j’avais réfléchi à la première soirée, pour lui faire passer le moment le plus horrible de sa vie. Et j’avais fini par trouver. Le rendez-vous était fixé après le souper, et avant que les elfes n’aient eu le temps de passer nettoyer la Grande Salle. Oh, non, évidemment, il n’allait pas faire le travail des elfes. Il allait plutôt faire celui que même les elfes refusaient d’effectuer. Et dès qu’il arrivait, j’étais dans mon rôle. En tendant la main je disais simplement :

« Baguette. Et enfile ça. »

Enfin… « Enfiler » était un bien grand mot. Comme si cet enfant était sauvage, j’avais eu l’autorisation de la part de Kholov – ce mec était sadique mais juste pour ce soir c’était pas pour me déplaire – d’attacher les mains et les pieds du jeune homme avec de lourdes chaînes. Evidemment, toutes étaient liées entre elles, mais la chaîne n’était pas suffisamment longue pour lui permettre de tenir debout. Et quand bien même elle l’était, j’étais autorisé à me servir de la magie pour la raccourcir. Il était donc obligé de se déplacer courbé, mais après tout pour le travail du jour, il n’allait pas pouvoir faire autrement.

« Pour ce soir on commence simple. Tu passes sous les tables de tes petits camarades, tu te roules dans les petits pois par terre ou la purée, ça je m’en fous. Faut juste que tu décolles les chewing-gum qu’ils mâchent constamment. Y en a partout. A la main hein, pas autrement. Et si tu me fais chier, tu le feras avec la bouche. Compris ? »

J’avais les bras croisés, le regard sévère, les sourcils bloqués. Ouais, ça me faisait chier d’être là alors que j’aurais pu boire un coup dans ma piaule ou me doucher tranquillement. J’étais pas seul. Mais j’avais le pouvoir. J’allais bien m’en accommoder pendant un mois. Le tout était d’avoir toujours un truc à répondre s’il protestait, histoire d’empirer un peu sa corvée.
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Marx Rosenzwag
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Re: Repas entre amis
Marx Rosenzwag, le  Ven 18 Déc 2015 - 21:33

Cela faisait quelques semaines que Marx ne parlait plus à grand monde. Ces camarades de classe, de dortoir, et même June. Il avait perdu l'appétit, au point de se contenter de grignoter une poignée de fruits secs le matin avant de suivre des cours de moins en moins intéressants, et de vivre des journées de plus en plus longues. Son sourir avait quitté ses lèvres en même temps que sa bonne humeur. Le jeune sorcier restait seul, à broyer du noir. Cet état marquait son visage, dont les profondes cernes noires sous ses yeux traduisaient le peu de sommeil dont il bénéficiait avant d'être réveillé par un en-ième cauchemar. Muré dans le silence, déprimé jusqu'à l'os, le Gryffondor semblait dépérir à vue d'œil.

Si June ne lui avait pas envoyé une lettre exprimant son inquiétude, il aurait été fort probable que Marx ne lui donne pas de signe de vie avant des mois. Il s'était appliquer à lui répondre, hésitant un instant à lui fairepart de l'état dans lequel il se trouvait, l'histoire qu'il avait vécu et qui le rongeait de l'intérieur. Mais il en avait été incapable. Le jeune sorcier s'était contenté de donner rendez-vous à son amie durant le repas du soir, à l'extrémité de la table des Gryffondors. Pour lui, il était hors de question de sortir ou de risquer quoi que ce soit en ce moment. Cela n'aurait aucun intérêt. Même dans l'hypothèse où ils tentaient quelque chose et que Heather ou Kholov leur tombaient sur le dos, le Polonais n'aurait pas bronché. A croire que toutes ses émotions étaient mortes avec Wilum.

Attendant la Jaune et Noire sans impatience particulière, Marx titillait du bout de sa fourchette les champignons qu'il avait déposé dans son assiette, dans le veine espoir que ceux-ci s'envoleraient jusqu'à sa bouche. Il ne ressentait même plus l'envie de discuter avec la Poufsouffle, ni même celle de s'enfuir pour éviter ce face-à-face qu'il avait cherché l'espace de quelques minutes. Le jeune homme ne prêtait plus attention au brouhaha qui l'entourait, aux divers plats qui couvraient la table, et à l'odeur qu'ils dégageaient. Tout semblait froid, fade, et sans intérêt. Finalement, une envie naquit au fin fond du ventre de Marx: celle d'aller se coucher. Mais bientôt elle fut évincée dans un haut-le-coeur. June arrivait droit sur lui. Il baissa les yeux, qui se posèrent de nouveau sur les champignons, pour éviter de croiser son regard.
June Evans
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Re: Repas entre amis
June Evans, le  Ven 18 Déc 2015 - 22:18

Réponse à Marx

Quelque chose ne tournait pas rond. June avait tellement eu de boulot ces derniers temps, qu'elle n'avait même pas pensé aux activités en dehors des cours. Une routine désagréable s'était installée dans sa vie et elle comptait changer tout ça maintenant que le calme était revenu au niveau des cours et de tout les devoirs. En revanche, une chose la préoccupait plus que les autres : Marx. Elle n'avait pas eu de nouvelles de son ami depuis ce qui lui semblait être une éternité.
Marx était un grand ami de la jeune fille, elle appréciait beaucoup sa compagnie. Mais en ce moment, il ne lui donnait plus aucunes nouvelles et elle ne le croisait plus dans les couloirs, une chose assez inhabituelle pour une personne qui apprécie être remarqué.
La Poufsouffle s'était donc enfin décidée à lui envoyer Ludy pour savoir si tout allait bien pour lui et sa réponse l'avait laissée un peu perplexe.

En effet, Marx lui avait donné rendez-vous le soir-même à la table des Gryffondors, ce qui n'était pas dans les habitudes du jeune né-moldu qu'elle avait l'habitude de retrouver dans des endroits moins fréquentés de l'école. De plus, il avait une mauvaise nouvelle à lui annoncé et cela ne lui semblait pas bon du tout. Si cette nouvelle avait un rapport avec l'absence total de Marx dans sa vie récemment, ça devait être quelque chose de grave, même si elle espérait que ça ne l'était pas trop.

Pour la première fois depuis leur rencontre, June ne se sentait pas à l'aise. Une boule désagréable s'était installée dans son estomac et un simple verre d'eau n'état pas parvenu à l'effacer. June avait peur de ce que Marx allait bien pouvoir lui dire, elle avait peur de voir quelqu'un qu'elle ne connaissait pas, un autre aspect de son ami qu'elle n'avait encore jamais connu.

Elle remarque son ami dés son entrée à la Grande Salle, seul, le regard fixé sur son assiette. La Poufsouffle hésita un instant. Son malaise augmentait au fur et à mesure qu'elle avançait vers lui. Enfin, elle se décida à prendre une grande inspiration et s'adressa à Marx une fois à son niveau.

- Salut, dit-elle d'une voix qu'elle aurait aimé normale

Elle n'attendit pas sa réponse et s'installa en face de lui. Marx n'avait pas encore levé les yeux vers elle, elle se demandait même s'il n'essayait pas de la fuir...

- Tu vas bien ? enchaîna-t-elle

June savait pertinemment que ce "rendez-vous" n'allait probablement pas être le plus drôle. En réalité, elle se trouvait devant une personne qu'elle avait l'impression de ne pas reconnaître.
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Re: Repas entre amis
Marx Rosenzwag, le  Jeu 24 Déc 2015 - 11:44

- Salut. Tu vas bien?

Ne prenant même pas la peine de relever la tête, de peur de croiser son regard, Marx se contenta d'un petit hochement pour réponse. La boule qui lui nouait le ventre sembla remonter dans sa gorge, et une nouvelle nausée, accompagnée d'une irrésistible envie de de prendre ses jambes à son cou. Pourtant, le jeune sorcier ne laissa rien paraitre. Autant se jeter à l'eau le plus tôt possible, se débarrasser de tout ça. Alors Marx releva enfin la tête, enfin juste ce qu'il faut pour plonger ses yeux froids dans ceux de June. Il pouvait lire l'inquiétude sur son visage, mais celui ne réveilla chez lui aucune émotion particulière. Il se fichait de tout, et même ce que pouvait ressentir son amie était le cadet de ses préoccupations. Le regard dur, sourcils froncés, visage marqué, le Gryffondor ouvrit la bouche pour parler. Mais aucun son ne parvint à sortir. Sa gorge nouait l'en empêchait. Dans un effort qui lui parut titanesque, il s'éclaircit bruyamment la gorge, et en profita pour se redresser un peu plus.

Sans autre formule de politesse ou blabla qu'il jugeait inutile, Marx commença à raconter cette terrible journée à June. Journée qui avait pourtant bien commencée! Il avait donné rendez-vous à Wilum à la lisière de la Forêt Interdite, où lui-même dessiné. Ils avaient discuté tranquillement, jusqu'à ce qu'un chartier les chasse en déblatérant des inepties (typique de l'animal). Les deux sorciers s'étaient alors aventurés dans les profondeurs de la forêt pour... (Marx ne savait plus trop... Il se tut un instant pour s'en souvenir, et s'éclaircir à nouveau la voix qu'il sentait en train de s'étrangler. Le Gryffondor reprit.) Ils suivaient Tan, le chat de Wil, et s'étaient enfoncés vraiment loin dans la forêt, jusque dans une petite clairière. Et c'est là que le Rouge et Or et le Vert et Argent avaient été attaqués par des accromantules. Marx avait jeté plusieurs sorts qui avaient rebondis sur les créatures, qui grouillaient par centaines entre les arbres. Dans un élan de lucidité, au milieu de cette panique, Marx avait attirait son balais, et Wil son tapis, et ils avaient mis les voiles sans demander leurs restes, zigzaguant entre les arbres et les araignées géantes pour attendre le ciel. Mais là... (Le jeune sorcier, qui fixait toujours du même air lugubre son amie, eu un terrible pincement au cœur. Sa lèvre inférieure tremblait, et la moutarde lui était montée au nez. Après s'être fait lutte pendant ce qui lui parut être une longue minute de silence, il finit de relater son récit.) Wil était tombé de son tapis, et s'était écraser au sol sans qu'il n'ait pu le rattraper. Et une ombre, dans une tourbillon de fumée de noire se dressait au-dessus de Wil. Et quand Marx, qui figeait par la peur et une force extérieure à lui semblable à de la magie noire, vraiment très noire et ancienne, pu enfin revenir vers le Serpentard... Celui-ci était mort...

Sans qu'il ne s'en rende compte, ou bien se fichant totalement que tout le monde ait pu le voir, un flot incessant de larmes coulait sur ses joues. Pleurer colorait de rouge son teint blafard. Le Gryffondor baissa de nouveau la tête rompant tout contact avec June, se murant de nouveau dans le silence et la froideur, agitait de soubresauts. Il n'avait même pas prêté attention à l'expression de la Poufsouffle, aveuglé par ses larmes. Et cela ne l'intéressait pas. Tout était dit maintenant. Marx ne se sentait pourtant pas plus soulagé que ça, bien qu'il l'aurait honteusement souhaité. Il conclut finalement:

- Je-n'ai-rien-pu-faire... Faible comme je suis, je n'ai même pas pu le sauver...

Sa voix était tellement étranglée et basse que June ne l'avait peut-être même pas entendu.
June Evans
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Re: Repas entre amis
June Evans, le  Jeu 24 Déc 2015 - 15:36

Marx avait, pour unique réponse, hoché la tête, ce qui déplut fortement à sa camarade. Ils ne s'étaient pas vu depuis un certain temps et il ne prenait même pas la peine de lever la tête vers elle pour la saluer. Que lui était-il arrivé ? Elle le connaissait assez pour deviner que quelque chpse n'aller pas chez le Gryffondor, d'habitude si joyeux, si dynamique, aujourd'hui, June avait l'impression qu'il était juste là physiquement, mais que son esprit était très loin.
Elle regarda l'assiette de son ami. Elle, elle n'avait pas faim; la boule dans son estomac ne semblait pas vouloir la quitter de sitôt, elle avait peur de ce que Marx s'apprêtait à lui dire. D'ailleurs il entra vite fait dans le vif du sujet, sans aucune parole de politesse envers la jeune Poufsouffle. Il la regardait à présent. Un regard froid, dénué de toute expression, un regard qui fit peur à la jeune fille.
Marx raconta sa mésaventure avec Wilum, un élève de Serpentard que Marx avait rencontré quelques temps plus tôt. La mort de ce vert et argent semblait affecté le Né-moldu, probablement aussi parce qu'il avait assisté à la mort de ce dernier.
June ne pu s'empêcher d'ouvrir légèrement la bouche de surprise en entendant cette histoire. Tout deux avaient tenté de fuir la forêt et Wilum était tombé de son tapis volant.

En regardant Marx, June se rendit compte qu'il pleurait, lui qui cachait toujours ses sentiments par fierté pleurait sans s'en rendre compte devant son ami. La brunette était bouche-bé autant surprise par la mort de Wilum que par l'attitude de Marx. Assisté à la mort de quelqu'un était horrible, elle en avait fait l'expérience. Lorsqu'il se rendit compte que ses larmes coulait sur ses joues, Marx retomba le regard en direction de son assiette, murmurant quelque chose de presque inaudible, June comprit grâce à certains mots où il voulait en venir.

- Rien-pu-faire... Faible comme je suis...sauver...


June comprit à ce moment que Marx n'était pas uniquement triste par la mort du Serpentard, il s'en voulait de ne pas avoir pu le sauver et d'être resté sans bouger. La jeune fille ne voulait pas qu'il se laisse abattre. Elle ignorait comme il allait réagir mais il était temps pour elle de prendre la parole.

- Prendre des risques c'est aussi prendre conscience du danger qui nous entoure. Ce qui est arrivé à Wilum n'est en rien de ta faute et même si tu avais pu, tu n'aurais pas réussi à le sauver. Je suis vraiment désolée que ça se soit produit, Marx, je suis vraiment désolé, mais il faut que tu te reprennes et que tu te pardonnes, tu ne peux pas rester comme ça ! Je peux t'aider comme tu m'as aidé, il faut que tu me fasses confiance. Reprends-toi, tu n'oublieras jamais ce moment de ta vie, il faut que tu apprennes à vivre avec.

A son habitude, June aurait baissé les yeux, mais il n'en était rien aujourd'hui, elle fixait Marx avec un regard dur, mais aussi encourageant. Si lui n'arrivait pas à faire face à la situation, il lui fallait de l'aide et June n'était pas prête à le laisser tomber, même s'il venait à lui hurler dessus, à l'insulter, à la frapper même, elle serait là.
Marx Rosenzwag
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Re: Repas entre amis
Marx Rosenzwag, le  Ven 25 Déc 2015 - 19:00

- Prendre des risques c'est aussi prendre conscience du danger qui nous entoure. Ce qui est arrivé à Wilum n'est en rien de ta faute et même si tu avais pu, tu n'aurais pas réussi à le sauver. Je suis vraiment désolée que ça se soit produit, Marx, je suis vraiment désolé, mais il faut que tu te reprennes et que tu te pardonnes, tu ne peux pas rester comme ça ! Je peux t'aider comme tu m'as aidé, il faut que tu me fasses confiance. Reprends-toi, tu n'oublieras jamais ce moment de ta vie, il faut que tu apprennes à vivre avec.

Marx releva très lentement la tête, le regard fixé droit devant lui, jusqu'à ce qu'il pose des yeux vitreux aux paupières bouffies et rougies par les larmes sur le visage de la jeune sorcière. Une expression dure de colère noire lui tirait désormais les traits de la face. Il fusillait la Poufsouffle d'un regard glacial, qui la transperçait de part en part. Comment pouvait-elle lui dire une chose pareille? Comment osait-elle juste parler comme elle venait de le faire?! Une haine profonde et froide venait de naitre au fin fond de l'estomac du Polonais. Si ses yeux avaient jeter des éclairs, June aurait littéralement été foudroyée, disons même atomisée. Un odieux sourire, quelque chose de réellement malsain, se dessina sur les lèvres du jeune homme. D'un ton froid et monocorde, il déclara:

- Pas ma faute? Qui lui avait donné rendez-vous à la lisière de la forêt selon toi? Et qu'est-ce que tu sous-entend par "même si tu avais pu, tu n'aurais pas réussi à le sauver"? Que je suis faible, incapable de protéger ceux que j'aime?! Que je ne vaux rien? Merci bien je l'avais compris sans ton aide! Ou alors... C'est le simple fait d'être moi c'est ça?! Même si j'avais tout les pouvoirs, toute la puissance du monde avec moi, je serais juste incompétent pour sauver qui que ce soit c'est ça?!!? Mais qui es-tu, June Evans, pour me juger ainsi, pour me dire ces choses là?!

L'esprit du garçon était embrumé, bouillant et confus. Ses propos n'avaient aucun sens, n'étaient pas réfléchis. Il espérait juste pouvoir la blesser, lui faire du mal. A tel point que, sans s'en rendre compte là encore, le sorcier s'était levé de son banc pour la surplomber du plus haut qu'il pouvait, pour l'écraser. Les sourcils froncés, le regard noir, il lui avait craché ces mots à la figure, comme il l'aurait fait avec une inconnue, comme il ne l'aurait jamais fait avec une amie. Marx continua sur sa lancée, toujours un sourire figé aux lèvres.

- Tu te crois maline à me faire une leçon de morale?! Vivre avec un décès sur la conscience, il n'y a bien que toi pour parvenir à réaliser une pareil ineptie, pour bafouer la mémoire du défunt. Ou n'est-ce peut-être que parce que tu ne tenais pas à elle, ta grand-mère, que tu ne la respectais pas autant que j'estimais Wil. Se pourrait-il seulement que tu ais un cœur, June Evans?!, Marx se rassit sur le banc, dans un mouvement lent, fixant toujours la jeune fille de la même manière; il jubilait à chaque mot prononcé, Je n'aurais jamais du compter sur toi pour parler de ça. Je me suis imaginé que tu comprendrais peut-être mais ce n'est pas le cas. Après tout, ta grand-mère était déjà à moitié morte, pas comme Wil. Tu as eu... Le temps de t'habituer à la mort!

Les coudes posés sur la table, les mains croisées devant son visage, le Gryffondor venait de cracher tout son venin sur cette pauvre June. Il espérait la voir pleurer, meurtrie, s'enfuir à toutes jambes de la Grande Salle, l'insulter même. Marx n'avait plus qu'un sourire en coin, arborant une arrogance déconcertante. Ses propos étaient à milles lieux de ses pensées profondes, complètement enfouis sous la douleur, le chagrin, le regret...
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Re: Repas entre amis
June Evans, le  Ven 25 Déc 2015 - 19:58

Le Gryffondor leva lentement la tête vers la jeune fille qui craignait sa réaction. Ce qu'elle vit lui dit presque peur. Marx souriait. Pas de son beau sourire qu'elle appréciait tant, une sourire amical qu'il affichait dés qu'il la voyait. Tout ce qu'elle connaissait de lui s'était envolé. Elle regretta tout de suite ses paroles bien qu'il était important pour elle qu'il comprenne que ce n'était en rien de sa faute. Faire son deuil était compliqué, mais il fallait qu'il se convainc lui-même qu'il n'y était pour rien, pour pouvoir réussir à s'en remettre.
Toujours avec ce sourire qui faisait presque peur, il prit enfin la parole.

- Pas ma faute? Qui lui avait donné rendez-vous à la lisière de la forêt selon toi? Et qu'est-ce que tu sous-entend par "même si tu avais pu, tu n'aurais pas réussi à le sauver"? Que je suis faible, incapable de protéger ceux que j'aime?! Que je ne vaux rien? Merci bien je l'avais compris sans ton aide! Ou alors... C'est le simple fait d'être moi c'est ça?! Même si j'avais tout les pouvoirs, toute la puissance du monde avec moi, je serais juste incompétent pour sauver qui que ce soit c'est ça?!!? Mais qui es-tu, June Evans, pour me juger ainsi, pour me dire ces choses là?


June ouvrit grand les yeux. Jamais depuis leur rencontre il ne lui avait parlé de cette manière. Jamais il n'avait été aussi du avec elle. Jamais elle ne s'était sentie aussi mal en sa compagnie. Il essayait de la faire fuir, elle l'avait pressenti, tout simplement parce qu'il ne voulait pas ravaler sa douleur. Il aurait l'impression d'abandonner Wilum.

- Tu te crois maline à me faire une leçon de morale?! Vivre avec un décès sur la conscience, il n'y a bien que toi pour parvenir à réaliser une pareil ineptie, pour bafouer la mémoire du défunt. Ou n'est-ce peut-être que parce que tu ne tenais pas à elle, ta grand-mère, que tu ne la respectais pas autant que j'estimais Wil. Se pourrait-il seulement que tu ais un cœur, June Evans?! Je n'aurais jamais du compter sur toi pour parler de ça. Je me suis imaginé que tu comprendrais peut-être mais ce n'est pas le cas. Après tout, ta grand-mère était déjà à moitié morte, pas comme Wil. Tu as eu... Le temps de t'habituer à la mort!

Les yeux de June s'ouvrit d'avantage. Comment osait-il dire une chose pareil ? Comment avait-il osé dire qu'elle ne respectait pas sa grand-mère? Comment avait-il pu dire ça alors qu'il savait très bien à quel point sa mort l'avait anéanti.
Elle eu une soudain envie de vomir, tellement les propos de Marx l'avait blessé. Elle avait envie de s'enfuit, de pleurer, de crier même, mais Marx aurait gagné, il fallait qu'elle soit forte, elle savait que ce n'était pas lui... En revanche, sa colère était si grande qu'elle se leva de son banc et gifla Marx avec une tel force que la marque rouge de sa main s'était dessiné sur la joue de ce dernier. Dans le même élan, elle attrapa le Gryffondor par le menton, enfonçant ses ongles involontairement dans les joues de Marx. Elle s'approcha de façon à être le plus proche possible de lui et chuchota d'une manière qui n'avait rien d'amicale.

- Je t'Emm*rde Marx Rosenzwag ! J'en ai rien à foutre de tes propos à deux balles, je sais qui je suis, je sais ce que je ressens, je n'ai pas besoin d'entendre tes conneries et saches que je ne crois en rien à tes propos. Si tu prends mes conseils pour des jugements, pourquoi alors as-tu voulu me parler ? Si je suis aussi abrutie, pourquoi t'es-tu tant attaché à moi ?  Je n'y suis pour rien, mais si tu commences à t'en prendre à ma famille, c'est mon poing dans la gueule que tu recevras !


June était dure à son tour, mais Marx était dévasté. Il avait besoin qu'on le bouge et elle était la seule à pouvoir le faire. Son amitié avec lui ne tenait qu'à un fil s'il se décidait à penser de la sorte. Il fallait qu'elle le menace, il fallait qu'elle le force à se battre.

- Alors soit tu te bouges et tu arrêtes de t'en prendre à moi, soit tu continues ton petit jeu et tu peux me dire adieu.

Elle leva la tête vers le faux ciel de la Grande Salle pour tenter de se calmer. Son estomac lui faisait un mal de chien. Les paroles de cette personne qui ressemblait à Marx résonnait dans sa tête, mais ce dont elle avait le plus peur, c'était de le perdre.
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Re: Repas entre amis
Marx Rosenzwag, le  Ven 25 Déc 2015 - 23:38

Lorsque June se leva et gifla Marx avec toute la colère qu'il avait vu naitre dans ses yeux à mesure qu'il lui balançait des monstruosités, il crut qu'il lui avait fait perdre son sang froid, et que son petit manège avait porté ses fruits. La douleur fulgurante dans sa joue disparu en un instant. Un puissant sentiment de satisfaction se répandit dans tout son être. Mais le Gryffondor n'eu même pas le temps de savourer ce plaisir. La jeune sorcière lui écorcha la joue en le choppant brutalement par le menton, une expression d'extrême froideur sur le visage. Une colère sourde gronda de nouveau chez Marx, à un point tel qu'il leva le poing au-dessus de son crâne, prêt à frapper la Poufsouffle, ses lèvres pincées abandonnant enfin son terrible sourire, quant celle-ci lui souffla méchamment:

- Je t'emm*rde Marx Rosenzwag ! J'en ai rien à foutre de tes propos à deux balles, je sais qui je suis, je sais ce que je ressens, je n'ai pas besoin d'entendre tes conneries et saches que je ne crois en rien à tes propos. Si tu prends mes conseils pour des jugements, pourquoi alors as-tu voulu me parler ? Si je suis aussi abrutie, pourquoi t'es-tu tant attaché à moi ? Je n'y suis pour rien, mais si tu commences à t'en prendre à ma famille, c'est mon poing dans la gueule que tu recevras ! Alors soit tu te bouges et tu arrêtes de t'en prendre à moi, soit tu continues ton petit jeu et tu peux me dire adieu.

Grand vide. Le Polonais venait de se prendre une baffe bien plus puissante que la précédente. Sa colère se transforma en surprise, ce qui détendit ses traits et exorbita ses yeux. Son bras resta suspendu en l'air, l'élan interrompu. Puis la surprise céda au vide, ce grand vide initial qui l'avait habité jusqu'à aujourd'hui. Son bras retomba le long de son corps. Le jeune sorcier réalisait les énormités qu'il lui avait balancé à la figure sans la moindre once de pitié. Il lui avait manqué de respect, à elle mais aussi à la mémoire de sa grand-mère, l'avait blessé. Il se sentait encore plus mal. Marx ne savait pas pourquoi il avait cherché à lui faire du mal. Un mal-être profond et un haut-le-cœur le saisirent, ce qui accentua son chagrin. Les yeux plongés dans ceux de son amie, où il y lisait une colère sourde, le garçon sentit la moutarde lui monter au nez. Encadrant le visage de June de ses deux mains, le Gryffondor se remit à pleurer. Il balbutia comme il pu:

- D-Dé... Déso... Lé... J-Je sais... Sais pas ce qui m'a p-pris!, après avoir reniflé bruyamment, Marx reprit, Je n'aurais jamais du... C'était complètement stupide! Je voulais pas! Pardonne moi!

La panique avait envahit le jeune sorcier. Il s'était levé de table, son visage à quelques centimètres de celui de June. Il le discernait à peine sous le flot de larmes qui lui gonflaient les yeux. Il se sentait pitoyable, complètement perdu dans ce qu'il ressentait. Ne voulant pas déshonorer la mémoire de Wil, Marx s'était immédiatement braqué et avait voulu le montrer, mais de la façon la plus stupide du monde. Et en voulant se donner bonne conscience, il avait mis en danger son amitié avec June, la meilleure chose qui lui restait à Poudlard... Qui lui restait tout court en fait. Le sorcier était lamentable, les mains vissaient sur les joues de la Jaune et Noire, a pleurer comme un enfant.

- Désolé, désolé, désolé... Tu as ...parfaitement raison, faut continuer à avancer... Comment t-tu as pu faire... toi? Pour continuer à... vivre avec ça? L-les circonstances n'étaient pas les même... mais quand même...
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Re: Repas entre amis
June Evans, le  Sam 26 Déc 2015 - 2:11

June était en colère, dans une colère noire même, un sentiment qui ne l'envahissait pratiquement jamais à l'ordinaire. Comme elle l'avait dit à Marx une fois, elle n'avait été dans cette état qu'une seule fois contre une voisine à elle, moldue, qui lui faisait vivre un enfer. Aujourd'hui, ce sentiment était de retour et June ne savait comment réagir face à cette sensation quasi-inconnue, elle qui était si mature, si compréhensive. Elle ne savait même pas contre qui elle était en colère, puisque le Marx qu'elle connaissait n'était plus là. Il avait fallu qu'elle réagisse, qu'elle lui fasse comprendre qu'elle ne cherchait qu'à l'aider et il s'en était pris à elle, pire... à sa famille et lui avait totalement manquait de respect. D'ailleurs le poing de ce dernier s'était levé, June ne voulu rien laisser paraître, mais les bras de Marx était le double de ceux de June, elle ne ferait pas le poids, elle espéra de toutes ses forces qu'il baisse sa garde, ce qu'il fit après une hésitation.
D'ailleurs, elle sentit que Marx se rendait peu à peu compte de ses précédentes méchancetés envers la Poufsouffle. Après avoir esquissé un sourire qui avait provoqué un profond dégoût chez la Sang-mêlée, son visage s'était de nouveau transformé en celui d'un homme vidé et triste suite à la perte d'un être cher. Ses yeux se posèrent sur ceux de June qui était toujours en colère, pensant sans cesse à sa défunte grand-mère. Il posa ses deux mains sur les joues de son amis et ce mit à pleurer, une réaction que June attendait depuis le début. Il fallait qu'il se lâche et qu'il chasse ses émotions.
Il tenta tant bien que mal de s'exprimer, mais ses sanglots coupaient la moitié de ses mots.

- D-Dé... Déso... Lé... J-Je sais... Sais pas ce qui m'a p-pris! Je n'aurais jamais du... C'était complètement stupide! Je voulais pas! Pardonne moi! - Désolé, désolé, désolé... Tu as ...parfaitement raison, faut continuer à avancer... Comment t-tu as pu faire... toi? Pour continuer à... vivre avec ça? L-les circonstances n'étaient pas les même... mais quand même...

Marx s'était levé, June sentait qu'il était à bout, il ne savait plus où il en était, ni comment s'en sortir après avoir assisté à la mort d'un ami et surtout penser que c'est que sa faute. Son visage était proche de celui de June, celle-ci ne pouvait distinguer son visage. Elle devinait uniquement les larmes qui s'écoulaient des joues de son amis. Sa colère se dissipa légèrement, elle tentait de se dire que ce n'était pas Marx qui avait parlé, le vrai Marx ne lui aurait jamais manqué de respect, lui qui avait toujours été là pour elle.
Elle était quelque peu déstabilisée, mais ses chuchotements étaient plus doux, plus réconfortant.

- Je t'avais toi, répondit-elle tout simplement, Tu as été là, tu ne m'as pas laissé tomber, tu m'as réconforté, tu m'as fais rire, tu m'as appris à vivre avec ça. Je n'ai pas assisté à un tel événement lors de la mort de ma grand-mère, mais j'aurais toujours dans ma tête son corps inanimé, alors que j'étais simplement partie lui chercher un verre d'eau. Elle posa une main sur celle de Marx puis reprit. Que tu le veuilles ou pas, tu as besoin de moi. Laisse-moi t'aider à reprendre goût à la vie. Mais ne t'en prend pas à moi ou ma famille, Marx, ne me repousse pas.

Elle le regardait droit dans les yeux. Elle voulait retrouver son Marx, son ami, la personne qu'elle appréciait le plus. Elle se retenait de pleurer, il ne fallait pas qu'elle craque devant lui, elle n'en avait pas le droit, mais le voir dans cet état l'insupportait, elle ne voulait pas le perdre. Elle lutta et parvint à ravaler ses larmes et tenta de mettre son ami en confiance en lui souriant, espérant de toutes ses forces que ça ne soit pas en vain.
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Re: Repas entre amis
Marx Rosenzwag, le  Dim 27 Déc 2015 - 23:51

- Je t'avais toi. Tu as été là, tu ne m'as pas laissé tomber, tu m'as réconforté, tu m'as fais rire, tu m'as appris à vivre avec ça.

Il s'agissait là des mots les plus agréables que Marx ait entendu de sa vie. La jeune sorcière lui faisait savoir à quel point il avait été un secoure, une aide précieuse pour elle, combien il lui été important. Le jeune homme réalisait qu'il en était de même pour June. Malgré toutes les insanités qu'il lui avait jeté à la figure, le mal qu'il venait de lui faire à l'instant, elle restait là, avec lui, pour le réconforter et lui offrir son soutient. Ses paroles agissaient comme un baume sur la douleur que ressentait le Gryffondor. Il se mordit les lèvres, honteux de ce qu'il avait osé lui dire.

- Je n'ai pas assisté à un tel événement lors de la mort de ma grand-mère, mais j'aurais toujours dans ma tête son corps inanimé, alors que j'étais simplement partie lui chercher un verre d'eau. Que tu le veuilles ou pas, tu as besoin de moi. Laisse-moi t'aider à reprendre goût à la vie. Mais ne t'en prend pas à moi ou ma famille, Marx, ne me repousse pas.

Effectivement, Marx avait besoin de June. A près tout ce qu'ils avaient vécu, il aurait été mal venu de sa part de mettre le feu à leur relation. Alors le jeune sorcier se contenta de prendre la Poufsouffle dans ses bras. Il l'enveloppa de ses bras, posant sa tête au creux de son cou, enfouissant son visage humide et sa tristesse dans les cheveux de June. Ses sanglots s'étaient apaisés, et il se laissait gagner par la chaleur de son amie, des mots qu'elle lui avait dis avec tant de compassion et de patience.Ce grand vide qui l'habitait sembla se combler quelque peu alors que jamais il n'aurait cru cela possible.

- Merci, lui glissa-t il à l'oreille, la voix étranglée, Je suis désolé... Encore mille fois désolé... Mais merci d'être là, d'être patiente... Je crois... Tu es la seule qui ferait cela pour moi, la seule que je voudrai qui le fasse...

Bien entendu, les choses n'étaient pas aussi évidentes. La mort de Wilum était une tragédie pour Marx, et il lui faudrait longtemps pour s'en remettre, tout comme ce fut le cas pour June. Mais il allait y arriver. Il était même hors de question pour lui désormais d'imaginer une seconde qu'il n'arriverait pas à aller de l'avant, alors que même June y était parvenue. Marx allait se montrer fort, à sa façon du moins.
Ce bien-être naissant était toujours lacéré de honte et de regret. Alors après avoir libéré June de son étreinte et lui avoir déposé un baisé sur la joue, Marx se rassit sur le banc. Il s'efforçait de sourire un peu, et commença à manger un peu, piochant un morceau de poulet dans un grand plat en argent. Le jeune sorcier n'osait plus regarder son amie, mais un désir brûlant de lui parler le tenaillait. D'une petire voix, après avoir reniflé, il lui dit:

- Je crois que je ne m'excuserai jamais assez pour ce que je t'ai dis... Et si il y a bien quelqu'un que je ne pourrais pas supporter de perdre, c'est bien toi..., il mastiquait tout doucement son blanc de volaille avant de reprendre, Ca ne va pas être évident à vivre, mais il faut avancer tu as raison... Je pense que Wil n'aurait pas voulu que je reste prostré dans mon coin, à fuir tout le monde comme la peste en pensant que c'est nécessaire pour honorer sa mémoire... J'avais peur que, si je faisais autre chose que ça, je l'oublierai... Je te promet que jamais plus tu ne me reverras agir comme je l'ai fais ou comme je viens de le faire avec toi...

Marx se resservit plusieurs fois. Parler de tout ça à June lui donnait faim, et il se sentait plus vivant que jamais.
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Re: Repas entre amis
June Evans, le  Lun 28 Déc 2015 - 2:08

June, malgré la blessure profonde que les parole de Marx avait provoqué, avait décidé de passer outre et de l'aider. Elle savait que ça n'allait pas être facile, le Gryffondor était très affecté par cette perte, elle ne pouvait pas le laissé tomber, même s'il venait de lui dire les pires des méchancetés. Les larmes que son ami versait sans se cacher prouvait qu'il ne pensait pas ses paroles et qu'il avait confiance en June, une relation qu'il apparemment, n'entretenait avec personne d'autre. La Poufsouffle connaissait le caractère de Marx : un garçon très fier et qui ne se cache jamais de dire qu'il se pense meilleur que les autres. Un caractère qui avait séduite June, puisqu'il était désormais indispensable à sa vie.
En guise de réponse aux paroles réconfortantes de June, le Gryffondor la prit dans ses bras, une sensation qui avait manqué à la jeune fille. Marx lui avait manqué tout court en fait. Elle le sentait redevenir lui petit à petit. June répondit à son étreinte en le serrant à son tour, tentant de lui faire comprendre également par des gestes que malgré sa petite taille et son physique de petite fille, qu'elle pouvait aussi être celle qui le protégerait, celle qui allait l'aider à redevenir fort, prétentieux, fier, tout ce qui faisait son charme. Marx lui adressa des mots à l'oreille, d'une voix légèrement brisée par les larmes qu'il venait de verser.

- Merci, Je suis désolé... Encore mille fois désolé... Mais merci d'être là, d'être patiente... Je crois... Tu es la seule qui ferait cela pour moi, la seule que je voudrai qui le fasse...

Marx libéra June de son étreinte, lui déposa un baiser sur la joue qui fit rougir la jeune fille, bien qu'elle tentait de ne rien laisser paraître, puis se remis à manger. June sourit en constatant que son appétit ne l'avait pas quitté, c'était toujours un bon point de savoir qu'il se nourrissait, June se souvint qu'elle ne parvenait plus à manger régulièrement après la mort de sa grand-mère, elle partait en cours le ventre vide, la tête vide, comme le jour du cours de potions où ça s'était plutôt mal passé avec Marx d'ailleurs, bien que ses réactions avaient été beaucoup moins violente.
Après un instant, le Né-moldu reprit la parole.

- Je crois que je ne m'excuserai jamais assez pour ce que je t'ai dis... Et si il y a bien quelqu'un que je ne pourrais pas supporter de perdre, c'est bien toi...,  Ca ne va pas être évident à vivre, mais il faut avancer tu as raison... Je pense que Wil n'aurait pas voulu que je reste prostré dans mon coin, à fuir tout le monde comme la peste en pensant que c'est nécessaire pour honorer sa mémoire... J'avais peur que, si je faisais autre chose que ça, je l'oublierai... Je te promet que jamais plus tu ne me reverras agir comme je l'ai fais ou comme je viens de le faire avec toi..


June le regarda un instant sans rien dire. Les paroles précédentes de Marx lui revinrent en mémoire, elle savait qu'elle ne les oublierais pas, mais elle ne pouvait pas lui en vouloir, elle savait que Marx n'était pas comme ça habituellement. Elle l'avait écouté attentivement, l'entendre se confier était une chose important pour elle, comme pour lui. Il avait raison ça allait être dur, mais elle ne risquait pas de le lâcher.

- Pour commencer, je ne veux plus que tu t'excuses. Je comprend que tu puisses perdre les pédales et en vouloir au monde entier, c'est d'ailleurs pour ça que ma réaction a été excessive, elle regarda la joue encore rouge de Marx puis reprit, Tu ne l'oublieras pas Marx, mais le temps va apaiser ta douleur et tu vivras avec, tu l'accepteras et oui, il n'aurait sans doute pas voulu que tu t'enfermes. C'est à mon tour de t'aider à surmonter ça ! Je suis ton amie, je ne te lâcherai pas, même si tu m'en collais une.

Elle sourit, repensant au poing de Marx qui s'était levé. Elle savait qu'il pouvait s'énerver facilement et elle devait s'avouer que jamais elle aurait cru qu'il allait autant avoir la haine contre elle. L'amitié avait ses hauts et ses bas, ils allaient surmontés ça.


- Tu comptes vraiment beaucoup pour moi, tu as toujours été là, maintenant c'est à mon tour, tu peux me demander ce que tu veux. D'ailleurs, pour te prouver tout ça, tiens.

Elle décrocha de son cou une fine chaîne en or, qu'elle avait pris inconsciemment l'habitude de cacher sous son uniforme. Au bout de cette chaîne se trouver le symbole celte de la force, très discret pour rester féminin. Malgré, il tenait beaucoup à June de lui en fait part.

- On va dire que c'est un cadeau de Noël. Bon je sais, c'est vraiment rien et peut-être trop féminin pour toi, mais je me dit que si tu l'as ne serait-ce que dans ta poche, tu pourras penser à moi si tu penses que tu perds pied. Ce symbole signifie la force, une chose dont tu as besoin. En plus de ça, mon prénom, June, ne signifie pas uniquement le mois de l'année, mais également la force vitale.  Comme ça, quand tu seras chez tes parents ou dans ta salle commune, une part de moi te suivra. Prends-le.

Elle sourit à son ami, un sourire chaleureux, elle espérait qu'il accepte ce cadeau qui tenait à cœur à la jeune fille.
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