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Repas entre amis
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Vanille Fleury
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Re: Repas entre amis
Vanille Fleury, le  Lun 29 Mai 2017, 06:21

J'aurais du réfléchir, oui analyser ce qui allait se passer mais j'ai été idiote. M'étant trop fixée sur sa propre réaction j'avais oublié de prendre la mienne en compte ce qui était malheureusement en train de me coûter très très cher. Je respire doucement essayant de me concentrer un peu, oui, ne surtout pas oublier que tout ça n'était pas réel, que sans le filtre rien n’existait et surtout que ce même préfet qui était assis à cette table était bien le même qui avait essayé quelques temps plus tôt de me séparer de Kalsi, enfin de mon point de vue. Je me bas pour oublier, ne pas penser à cette main dans mon dos, ses yeux qui me regardent comme avant, comme si rien ne s'était passé et que je n'avais pas du traverser cette période fantomatique de larmes et de douleur plus que de vie. Car peut-être que sans Serena j'en sera là sans potion aujourd'hui. D'un coup la nostalgie m'envahit alors que le préfet décide de passer sa main de mon dos à ma joue.

Il se met à parler et un instant je me surprend à le croire, à penser qu'il ne me met pas, que tout ce qu'il raconte est vrai. Je ferme les yeux, une larme coule. Parce qu'il ignore et que je sais ce qu'il se passe véritablement, que je suis en train de me faire du mal à la place de le faire souffrir lui. Et je le regarde tendis que je n'ai plus que deux envie qui se dispute dans ma tête. La première de le serrer contre moi et la deuxième de prendre mes jambes à mon coup. Pourtant comme incapable de réagir je reste plantée là sans un geste, sans un mot attendant sans doute une bonne claque qui pourra me réveiller de ce rêve idéaliste dans lequel je me suis plongée pour mon plus grand malheur en toute stupidité.

Mais... Tu as Merry et puis je... J'aime Kalsi... Nous... je me sens tellement pathétique que j'ai envie d'aller m'enterrer dans un trou immédiatement. Allez respire ma pauvre fille, tu es déjà bien assez dans le pétrin comme ça, tu ne va spas en plus te mettre à pleurer ! Par un immense effort de volonté qui me fait me demander combien de temps je tiendrais encore à ce petit jeu avant de me perdre complètement, je repousse contrairement à mon envie, sa main de ma joue avant de reculer de quelques centimètres. Tu m'as laisser tombée ! Tu es tombé amoureux, pour autant que tu en sois capable, de cette diablesse rouge au cheveux de feu, l'embrassant devant moi sans le moindre remord ! Ne viens pas me dire que tu éprouves quoi que se soit pour moi, Peter, tu n'es qu'un menteur ! Ma vois se brise sur le dernier mot et je ravale mes larmes, comme quoi il est bien plus simple de dire ce que l'on pense vraiment lorsque la personne est amoureuse de nous, ou du moins qu'une potion en a fait ainsi...
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Re: Repas entre amis
Peter McKinnon, le  Jeu 01 Juin 2017, 22:01

Chose étrange que la vengeance. Elle était capable d'être véritablement cruelle, mais la personne qu'elle épargnait souvent le moins c'était celui (ou celle dans ce cas-ci) qui s'y abandonnait. En voulant punir Peter par là où il avait péché, elle s'était retrouvée prise au piège de souvenirs grandeur nature. Et lui, totalement sous emprise du philtre, était incapable de ressentir la moindre souffrance, croyant mourir de joie de retrouver la jeune sorcière pour lui ... Lorsqu'une larme coula le long de la joue de la verte, ce fut son ex-petit ami qui la lui déroba d'un coup de pouce le long de sa joue. Elle était si belle quand elle s'abandonnait à ses émotions !

Mais voilà la jeune fille qui repousse cette mains et puis ce corps du préfet qu'elle avait enfin tout à elle. Et voilà que celui-ci, sur son nuage de potion et de charme est incapable de saisir ce qui se passe soudainement. Car, que se passe-t-il réellement ? Que se passe-t-il de plus que lors des derniers mois dans la tête de la sorcière ? Rien de nouveau en définitive mais comment pouvait-il le savoir ?

- Tu m'as laisser tombée ! Tu es tombé amoureux, pour autant que tu en sois capable, de cette diablesse rouge au cheveux de feu, l'embrassant devant moi sans le moindre remord ! Ne viens pas me dire que tu éprouves quoi que se soit pour moi, Peter, tu n'es qu'un menteur !

Et le voilà, lui, de nouveau sujet malgré lui aux humeurs de la blonde. Comment se dépêtrer de cette situation ? Lui qui est plus n'est plus maitre de ses émotions se voit soudainement à la dérive dans un océan d'émotions trop grand pour lui. Quelques secondes plus tôt il lui semblait pourtant l'avoir retrouvée, son Ellana ...

- Mais enfin, Ellana, regardes-moi ! Merry, Kalsi, ce sont des remparts, montés entre-nous par le destin pour nous séparer. Mais où est l'Ellana prête à se battre pour moi auprès de ses parents, contre son destin ... ?
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Re: Repas entre amis
Vanille Fleury, le  Sam 03 Juin 2017, 21:32

J'ai envie de m’abandonner, oui simplement d'oublier tout. Comme si rien n'avait eu lieu, si la potion ne se dressait pas entre lui et moi. Mais j'avais également peur aussi, de ce que pourrait penser le préfet une fois que je l'aurais libéré de l'emprise de la potion. Sa réaction si je me laisse aller à retrouver ses bras depuis si longtemps perdus, et je dois avouer que j'en ai réellement envie. Mais comment me justifier après ? Continuer à entretenir cette haine que j'ai envers lui alors qu'il saura à quel point je peux être faible émotionnellement et qu'il est si facile pour lui de me faire à nouveau tomber dans ses bras. Certes je le prends pour quelqu'un d'assez raisonnable que pour ne pas user ainsi de son charme mais d'un autre côté j'ai quand même un sérieux doute le concernant. Il a beau faire le préfet parfait la plupart du temps je le pense tout de même loin d'être blanc comme neige. Pour l'heure, je suis pourtant en train de me perdre à nouveau à la contemplation de ses yeux en sentant doucement ses paroles faire naître de nouvelles larmes dans mes yeux.

Je baisse doucement le regard vers mes bras desquels j'ai fait disparaître comme chaque matin les cicatrices et coups pour une durée de 24 heure avant de devoir renouveler le sortilège. Oui, où sont donc passées mes convictions ? Cette envie de me battre, de me dresser entre eux et mon avenir. Ne devrait-il donc pas se retrouver accentué depuis que je sais qu'ils ne sont pas mes géniteurs ? Je me prends la tête entre les mains, ne sachant plus trop quoi faire ni dire, je sais que je joue un jeu plus que dangereux mais c'est seulement à ce moment que me rend compte de tout ce que j'ai à y perdre. Il faut que je le réveille, que je lui dise et lui donne un antidote, je ne peux pas continuer dans cette direction. Je n'en suis tout simplement pas capable. Alors que je relève la tête prête à faire cesser cette séance de torture qui me fait tant de mal, mes yeux croisent les siens et j'en oublie le plan initial.

Ce serait bien trop facile de s'en tirer comme ça... Je romps la distance que j'avais mise en place et tendis que ma raison me traite d'imbécile, je laisse mes lèvres se poser sur celle du vert. j'aurais tant aimé moi aussi, me retrouver sous l'emprise d'un filtre, avoir cette excuse pour justifier ma présence contre lui. Mais je n'avais pas prévu, ne savait pas que les choses allait tourné de la sorte, telle était prise celle qui croyait prendre. Je me donnerais bien des claque tellement je trouve mon attitude ridicule et enfantine. Pourtant doucement, je replonge, j'oublie ce que je sui en train de faire, laissant une main s'enfuir sur l'épaule de mon préfet. Je revois un autre après midi, ce fameux bar en terrasse qui avait réellement scellé mes sentiments parce que j'avais un cœur gros, un manque d'amour, que j'avais besoin de lui. J'entends à nouveau les questions, retrouve le goût de ses lèvres puis revoit cette serveuse... Kohane... Et je recule brusquement.
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Re: Repas entre amis
Peter McKinnon, le  Dim 11 Juin 2017, 21:54

Le plus prodigieux avec le philtre d'amour, c'était probablement qu'une fois ingéré il insinuait un sentiment d'amour si fort qu'il renvoyait au second plan tout ce qui semblait rythmé votre petite vie avant l'ingestion. Ainsi, oublié petite amie, journal, faim, soif, ... Seule comptait Ellana pour le préfet en cet instant. Et si l'effet du philtre n'avait pas été aussi particulier, il aurait été fort probable que ce changement soudain d'attitude fasse tiquer le vert. Mais la magie était la magie et Peter ne se sentait pas troublé pour une noise ...

Et, lorsque la jeune sorcière s'avança pour l'embrasser, toute forme de perplexité qui aurait pu envahir le préfet fut remplacé par la joie d'avoir ses lèvres en contact à nouveau avec celles de l'élève de Serpentard. Ce choc dura entre une éternité et un instant pour le vert qui constata avec dépit que déjà la jeune fille se retirait de leur étreinte. Et pourtant, elle venait de passer son bras autour de ses épaules, Peter ne comprenait pas tout ce qui pouvait bien se passer dans la tête de la jeune fille. Encore moins sous emprise du philtre d'ailleurs ...

- Qu'est-ce qui se passe Ellana ? Je te fais peur ?

C'était l'incompréhension la plus totale dans la tête du vert et argent ... Et que dire de ce que devaient penser les autres serpentards assis à la table ? Leur rivalité était devenu presque de notoriété publique du fait du comportement exacerbé de la jeune fille et personne ne devait réellement s'attendre à les voir s'embrasser de bon matin ...
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Re: Repas entre amis
Vanille Fleury, le  Sam 17 Juin 2017, 13:53

LA du tit préfet


J'en suis à un stade où je souhaite vraiment que l'effet du filtre soit si fort qu'il m'emprisonne lui aussi, oui ce serait vraiment pas mal comme excuse, j'aurais sans doute moins de problèmes par la suite quand il me faudra expliquer mon comportement. En parlant de comportement je dois avouer que le sien n'est pas trop mal à regarder non plus c'est assez amusant de voir le préfet parfait brisé quelque peu ses airs supérieur pour devenir un amoureux fou. C'est assez cruel de ma part mais il est vraiment que la situation est plutôt amusante d'autant plus je pourrais presque faire n'importe quoi avec Peter dans cet état. Il suffirait d'un simple serment inviolable et il se retrouverait enchaîné à moi pour l'éternité. Ce serait amusant et j'obtiendrais une certaine revanche mais d'un autre côté je crois que j'y perdrais plus qu'à y gagner, après tout je ne suis pas attirée par mon préfet, du moins je le croyait jusqu'à ce que je décide de lui faire boire cette stupide potion traîtresse tout autant pour moi que pour lui. Soupire. Tous ces sentiments sont bien étranges pour moi, l'être humain est vraiment trop faible pour cette magie, si bien qu'une simple potion suffit parfois à changer une certaine animosité en un amour faussé.

Je jette un bref coup d’œil autour de moi, je n'ai clairement pas envie que quiconque ait pu me voir embrasser mon préfet, ce serait extrêmement fâcheux pour la réputation entre animosité et rivalité qui s'est peu à peu construite autour de nous depuis les vacances de Noël. Il parle et je hoche la tête doucement en écho à ses paroles, oui j'ai peur, j'ai peur parce que je ne devrais m'être montrée aussi faible jusqu'à aller lui voler ses lèvres alors que nous seulement nous sommes tous les deux en couple mais qu'en plus il est drogué par mon philtre acquis dans ce but. En vérité c'est encore moi la fautive de cette histoire. Je grimace. Ouais j'ai peur... Principalement de ta réaction quand tu sauras que je viens de verser quelques goutes d'un philtre d'amour dans ton verre... Sourire mauvais accroché aux lèvres, j'attrape l'antidote à cette fameuse potion dans une de mes poches avant de la poser sur la table entre lui et moi. Je sais pas trop comment tu vois les chose derrière ton illusion amoureuse, je connais pas vraiment les effets de ce truc quand on en ingurgite et ça vaut sans doute mieux pour moi mais du coup, si tu veux retourner à la réalité, je t'ai apporté l'antidote... Peut-être qu'au fond je suis trop gentille, en plus ça ne m'aurait pas vraiment déplus de voir le visage brisé de Merry devant ton manque d'amour pour elle... Mais je crois que ça me dégoûte de jouer avec les sentiments, contrairement à une autre personne à cette table.

Regard noir en direction du préfet vert. Après, tu prends, tu prends pas c'est plus mon problème, hein... Oh encore une chose, je te déteste Peter, je te hais vraiment... Ma main part sans que je ne lui en ait donné l'autorisation dans un gifle magistrale qui vient claquer sur la joue du préfet. Tiens celle-là c'est pour m'avoir laisser crever seule alors que j'avais besoin d'aide ! Pensant que son autre joue pourraient être jalouse, je lui envois ma seconde main sur la joue avant de la secouer un peu parce que quand même mettre des baffes c'est douloureux pour les doigts après. Oh et celle-là pour avoir essaye de me séparer de Kalsi ! La haine fait vibrer ma voix tendis que tout sentiment niais me quitte instantanément pour ne plus être replacé que par une froide colère. Est-ce parce que j'anticipe doucement la réaction de mon préfet lorsqu'il sortira de ce nuage dans lequel la potion l'a plongé ou peut-être suis-je en colère contre moi même d'avoir succombé aussi facilement. Dans tout les cas ça va mal se terminer pour lui.

Je me lève, déterminée à quitter la table fissa avant qu'il ne prenne l'antidote et ne décide qu'une petite vengeance s'impose. De toute façon c'est bien dans ce cercle là que nous sommes enfermée perpétuellement, le cercle de la vengeance. mais si concrètement cette fois-ci c'est plutôt rater pour moi. Je m'apprête à partir quand soudain, le but premier de cette potion me revient en mémoire. Je me rassieds et le regarde dans les yeux. Je dois quand même rester un peu, au moins le temps de voir le garçon revenir à lui, j'aurais l'impression d'avoir fait ça pour rien sinon et je n'aime pas dépenser mes gallions pour rien. je l'observe en me demandant de quelle façon il va bien pouvoir réagir. Sera t-il perdu ? Aura t-il une soudaine envie de meurtre à mon égard ? Dans le pire des cas il pourrait tomber réellement amoureux et là je ne sais vraiment pas ce que je ferrais pour me sortir de ce pétrin. Je préfère qu'il me crie dessus, oui vraiment.

Oh et puis qu'il vienne donc, je l'attends même si je dois mordre la poussière, je sens ma baguette près de moi, mes doigts qui me picotent légèrement, oui s'il faut je veux bien me battre mais je sais qu'il n'en fera sans doute rien. La remise de la coupe est plus proche que jamais et je suppose qu'il n'a pas envie de faire perdre des points à sa très chère maison pour sa dernière année. La pensée qu'il quitte l'école après me laisse soudain un grand vide. Je pose un regard nouveau sur le préfet de 7éme année et oublie complétement l'idée de sortir ma baguette. Tu... Tu vas partir après, non ? Je veux dire en fin d'année... Je recule un peu, honteuse. Tu sais, tu vas laisser un vide dans le château... Et... En moi aussi... Je me mords l’intérieur de la joue pour éviter que d'autres bêtises du genre ne décident elles aussi de sortir de ma bouche. Il ne faut pas lui sortir des choses pareilles, il a déjà un égo surdimensionner le pauvre. Pourtant un moment je me retrouve petite fille, perdue. J'ai beau le détester, il fait partie de mon existence et sa présence va me manquer...
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Re: Repas entre amis
Peter McKinnon, le  Mar 20 Juin 2017, 13:05

La nébuleuse, la nébuleuse totale. Sous l'emprise d'une potion, tout votre être se retrouve soumis à une réalité autre, inventée, magique. Cette réalité porte bien mal son nom puisqu'elle n'est pas réelle. Elle est formée, de toute pièce, par la volonté d'une personne associée à sa compétence en matière de gestion des fluides (bien qu'avec la vente, le brio de l'art potionneux puisse revenir à quelqu'un d'autre). Mais il arrive un stade où, tout en étant soumis à cette réalité autre, la véritable réalité vous revient en pleine figure. C'est alors que la magie et la réalité se lancent dans une valse inarrêtable et intraitable.

- Principalement de ta réaction quand tu sauras que je viens de verser quelques goutes d'un philtre d'amour dans ton verre ...

Les sourcils froncés, Peter commençait à avancer dans le brouillard. Tout autour de lui commençait à partir en fumée. Ce que lui disait la jeune fille ne semblait pas réel à ses yeux. Il ressentait de l'amour sincère à son égard, ou du moins il en était persuadé. Alors qu'est-ce qui pouvait bien être vrai, qu'est-ce qui pouvait bien être faux ? Un temps, Peter se mit à croire qu'il était plongé dans un rêve et que rien de ce qui se passait autour de lui n'appartenait à la réalité.

- Je sais pas trop comment tu vois les chose derrière ton illusion amoureuse, je connais pas vraiment les effets de ce truc quand on en ingurgite et ça vaut sans doute mieux pour moi mais du coup, si tu veux retourner à la réalité, je t'ai apporté l'antidote ...

Peter, totalement estomaqué, avait désormais un regard vitreux et vide rivé sur la petite fiole posée sur la table. Tout partait en fumée autour de lui, les gobelets, les assiettes, les élèves, les tables. Il était prisonnier d'une frontière entre deux réalités qui étaient en train de se déchirer. Il n'écoutait même plus ce que la jeune sorcière pouvait bien lui dire, il s'en foutait, il faisait partie des meubles, de ceux qui étaient en train de s'évaporer dans cette réalité à part.

- Oh encore une chose, je te déteste Peter, je te hais vraiment ...

Alors que Peter se voyait déjà disparaitre dans les néant, retournant côtoyer toutes les créations de l'esprit, il reçu le coup de poignard de la jeune fille en plein poitrine. Comment tuer un homme qui était déjà en train de s'oublier lui-même ? Ajoutés à cela, deux baffes et les joues en feu sous la violence des coups. Mais le préfet restait là, inerte, son regard ayant seulement quitté l'antidote pour se porter sur le regard de celle qu'il aimait d'un amour non réciproque qui le consumait. Lorsque la jeune fille se leva, Peter ne chercha pas à la suivre. Machinalement, il attrapa la fiole, espérant qu'elle contenait le poison qui mettrait fin à ses souffrances ... Tout aussi machinalement, il en fit sauter le bouchon et l'avala avant de poser le contenant vide dans son assiette, comme s'il n'était plus qu'un aliment qu'il délaissait ...

- Tu ... Tu vas partir après, non ? Je veux dire en fin d'année ... Tu sais, tu vas laisser un vide dans le château ... Et ... En moi aussi ...

Une éternité venait de s'écouler dans la tête du jeune préfet qui n'avait même pas vu la jeune verte se rasseoir. Mais, soudainement il était revenu à lui, revenu à la réalité, ayant fuit cette frontière horrible d'incertitudes et de souffrances. Peter regarda alors la jeune fille en inclinant la tête. Il n'avait pas les idées claires sur ce qui venait de se passer. Avait-elle encore concocté l'une de ses vengeances ou bien avait-elle seulement cherché un moyen d'être seule avec lui ? Et comment allait-il bien pouvoir lui faire payer sa privation de liberté émotive momentanée ? Pas par la violence, ni par la colère, personne ne semblait avoir remarqué quoi que ce soit, il ne fallait pas que cela change. Cela s'était passé strictement entre elle et lui et cela allait le rester ! Il se leva alors et se pencha jusqu'à ce que ses lèvres touchent pratiquement l'oreille de la demoiselle.

- Je ne suis pas le plus grand des devins, Ellana, mais je peux te dire une chose. Va venir un jour où tu seras exactement à ma place. On t'aura investi d'une autorité et, alors que je ne serai pas là pour te le dire, tu comprendras. Tu ressentiras les dilemmes de l'autorité et du pouvoir. Tu souffriras de la reconnaissance après t'en être délectée. Enfin, tu sauras que l'amour et le devoir ne peuvent cohabiter. Et alors, passant d'ordure à victime, je t'inspirerai au moins de la compassion. Et pire, tu voudras savoir comment survivre dans un monde où l'on porte un insigne aussi lourd comme la plus belle et la plus horrible chose qui nous soit arrivée. Un jour, tu seras moi, Ellana, et ce jour-là tu seras condamnée par l'ensemble du jugement que tu pensais me tailler sur mesure ...

Et, là-dessus, le préfet se redressa et quitta la Grande Salle. Sans la certitude que ses paroles se vérifieraient un jour à Poudlard, mais avec celle qu'elles se réaliseraient dans la tête de la jeune sorcière ...


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Re: Repas entre amis
Vanille Fleury, le  Mer 21 Juin 2017, 06:06

LA de Kalsi

De la colère, c'est ce que je pensais.
Je voyais déjà l'éclair noir d'un regard assassin. Les nuages gris grondants au loin.
L’atmosphère aurait pu être électrique, vibrer d'un orage effrayant.
Pourtant il n'en fut rien. Je le regarde avaler l'antidote comme si ça vie en dépendait.
Un regard... Vide. Mais qu'avais-je donc fait ?
Paroles est mains portées à son visage n'ont plus le moindre effet.
Un instant il se retrouve perdu entre deux mondes.
Un instant il sent peut-être ce qu'il m'a fait subir.
Et le remord vient me ronge, me brûler de l'intérieur.

J'ai eu cette vengeance et je regrette.
La douleur me broie l'estomac mais je reste de marbre, ne dis rien.
A t-il levé le petit doigt pour moi ? Est-il seulement capable de remord ?
Je n'en crois rien, ne veux rien en croire.
Et pourtant... Je ne vaux pas mieux que lui.
N'ai jamais prétendu cela.
Je le regarde soudain avec des autres yeux.
Juste un instant avant qu'il ne redevienne lui même.

Et contre toute attente pas de cris.
Je repousse ma baguette. Surprise.
Puis sans un mot il se lève je le suis des yeux, prête à le voir s'en aller.
Mais sa réaction est toute autre. Il se penche à mon oreille et se met à parler.
Je sens son souffle contre ma joue.
Ses mots me poignardent un à un.
Je pâlis au fur et à mesure qu'ils s'écoulent de ses lèvres.

Je ne suis pas le plus grand des devins, Ellana, mais je peux te dire une chose.
Va venir un jour où tu seras exactement à ma place.

Les mots sonnent creux, vide mais étonnement vrais.
Ils me percutent violemment chassant l'air de mes poumons.
En moi une plaie s'ouvre et je sens l'odeur du sang qui se met à gouter.
Que raconte t-il encore comme bêtise ?

On t'aura investi d'une autorité et, alors que je ne serai pas là pour te le dire, tu comprendras.
Comprendre ? Mais comprendre quoi ?
Ses paroles me submerge et je me noie lentement.
Regard fixé devant moi, je ne bouge pas.
Quel message veut-il donc me faire passer ?
Ne serait-il pas donc entrain de me mener en bateau ?

Tu ressentiras les dilemmes de l'autorité et du pouvoir.
Tu souffriras de la reconnaissance après t'en être délectée.

Je secoue la tête. Tout cela n'a aucun sens.
De quoi me parle t-il donc ? Je fronce les sourcils.
Et pourquoi cela m'affecte il donc autant ?
Enfin, tu sauras que l'amour et le devoir ne peuvent cohabiter.
Je tourne brusquement le visage vers lui.
Serait-ce donc cela qu'il est en train de faire ?
M'expliquer son comportement ? Se justifier dans ce que je vois comme de la lâcheté ?
Ravale tes excuses et t'es justifications, Peter.
Je n'ai guère besoin de ton avis. Laisse moi donc te haïr.
Laisse moi fermer les yeux, les ouvrir à l'illusion.

Et alors, passant d'ordure à victime, je t'inspirerai au moins de la compassion.
J'ai envie de hurler, lui crier à la figure les conséquences de ses actes.
Son regard froid lorsque les larmes perlaient dans le mien.
Il n'y avait pas d'amour, ce n'était qu'un jeu. Et j'ai perdu...
J'ai perdu parce que j'ai voulu croire.
J'ai tenter d'accorder ma confiance mais tu étais la mauvaise personne.
J'avais besoin d'amour, d'attention, besoin de toi.
Parce que je t'ai donné un cœur brisé, un cœur vibrant d'amour.
Mais j'ai eu tord... J'ai toujours tord.

Tu ne pourras sans doute rien m'inspirer d'autre.
Que du dégoût. Même si je me leurre. Une telle haine en moi.
Tu te trompe, je ne veux pas te voir innocenté.
Tu m'as blessé, c'est de ta faute.
Les longues insomnies, la douleur, les larmes,
j'ai cessé de m'alimenter, me suis perdue dans l'obscur,
j'ai oublié l'envie de lutter parce que je n'avais plus de but.
Aujourd'hui il faudrait que j'ai de la compassion pour toi ?
Jamais ! Tu entends ? Jamais !

Et pire, tu voudras savoir comment survivre dans un monde où l'on porte un insigne aussi lourd comme la plus belle et la plus horrible chose qui nous soit arrivée.
Était il en train de me dire que...
Non c'est insensé et comment pourrait il le savoir ?
Mes yeux me piquent doucement mais je ne bouge pas.
Pas un geste, pas un mot. Un simple regard implorant tourné dans sa direction.
Arrête, Peter, arrête. Je ne te crois pas, ne veux pas t'écouter.
Tu n'as pas le droit, non !
Vas t-en laisse moi ! Mais le petit préfet ne bouge pas.

Un jour, tu seras moi, Ellana,
et ce jour-là tu seras condamnée par l'ensemble du jugement que tu pensais me tailler sur mesure ...

Mon cœur rate un battement. Non... Jamais.
Jamais je ne deviendrais comme lui.
Attachée à tel point à mon image que je préfère me séparer d'une personne.
Comme si un simple badge m’empêchait de voir Nyx.
Mais je ne veux pas, n'ai pas envie de tomber aussi bas.
Quand bien même ce serait possible que...
Il se lève, s'enfuit. Je me sens vide, seule, abandonnée.

J'ose à peine respirer.
Bon cœur cogne si fort dans ma poitrine qui semble vouloir en sortir.
Et pour une fois je comprends ce qu'est réellement l’appréhension.
Il ment... Il ne fait que se venger c'est sur...
Mais ce plan échoué que j'avais préparé pendant des semaines.
Cette potion ingurgitée qu'il à avaler sans peine.
Ce baiser échangé que je regrette soudain.
Tout cela semble avoir un bien pâle effet.
Contre les mots du préfet parfait.

Coup de couteau, coup bas.
Je ne parviens plus à respirer.
Le sang coule goute à goute et je soupire douloureusement.
Je prends ma tête entre mes mains.
Une migraine soudaine me vole ma raison.
J'ai envie de crier, de cogner mon front contre la table.
Encore et encore jusqu'à ce que la douleur qui siège au fond.
Soir remplacée par la physique artificielle.
Les mains tremblantes, le ventre noué,
je fixe un point invisible sur le mur lointain en face de moi.
Une première larme tombe bientôt suivie d'une dizaine d'autre.
C'est impossible... C'est impossible...
Corps secoué de sanglots. Mais je suis seule.

Inspiration. Je souffle. Je me reprends.
Calme toi, Ellana, ça va aller... Ce... Tout vas bien.
Mes les paroles ne suffisent pas, je me retourne prête à rentrer dans mon dortoir pour ne plus en bouger.
Quand soudain je l’aperçois qui se dirige vers la table des Poufsouffles.
Sans réfléchir je me lève. Essuyant les perles transparentes.
Traces encore rouges sous le regard.
Les joues creusée qui font ressortir les cernes de l'insomnie.
Un pas, un autre, machinalement.
Je l’intercepte, désolée ton déjeuner attendre Kalsi.
Égoïste j'ai besoin de toi. S'il te plaît...
Lyan ? Je... Tu vas bien ?
Question banale, je ne réponds pas, arrive à sa hauteur comme un spectre.
Tu veux un câlin ?

C'est débile, stupide, enfantin.
Une phrase qui lancée en l'air semble idiote. Niaise.
On attendrait surement de moi que je réplique sèchement par la négative.
Pourtant c'est sans prendre la peine de répondre que je viens me serrer contre lui.
Comme si c'était évident...
Les larmes se remettent à couler sur mon visage.
Je tremble, je ne dis rien.
Ses bras m'entourent et je ferme les yeux.
Je veux oublier, tout oublier.
Et je me sens sale, indigne des bras qui me consolent.
Pourquoi ?
Simple interrogation, petit soupire.
Je le serre plus fort comme si j'avais peur qu'il ne soit que fumée.
Peter...
La suite reste bloquée dans ma gorge, il ne demande rien de plus.
Ça va aller...

Oui, ça ira parce qu'il est là.
Et aussi parce que je le crois.
Peter peut-dire ce qu'il veut.
Je ne serais pas lui, jamais, je me le promets.
Mes lèvres rejoignent celle du préfet jaune et mes larmes cessent.
Tu es un menteur, Peter...
Le devoir ne nuit en rien à l'amour.
Et je viens de te le prouver.

Je ne serais jamais comme toi, jamais...
Quelle que soit tes belles théorie sur mon compte.
Nous ne nous ressemblons pas et je ne serai pas toi.
Plutôt crever que de te ressembler.
Du moins je l'espère, veux y croire.
Je ne rendrais pas les armes tant que la bataille ne sera pas finie.
Quelque soit le mensonge dans lequel je me plonge.
Nous sommes différents... Et ton étiquette ne sera pas la mienne.
Merci...

[Fin du RP, merci à toi !]
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Re: Repas entre amis
Artemis Wildsmith, le  Jeu 17 Aoû 2017, 09:09

Zélie & Arty déjeunent
Avec Zélie - LA accordés


On a beau dire ce qu’on veut, les repas c’est sacré. Surtout les petits-déjeuners, repas le plus important de la journée, semblait-il. Surtout les petit-déjeuners le week-end, alors qu’une belle journée s’annonce avec l’arrivée du soleil, les rayons qui traversent sans peine les vitres. Mais avant ça, il fallait que le jeune Arty ouvre un œil, puis le deuxième, soit ébloui et décide de se retourner dans son lit. Il n’avait pas envie de se lever. C’était étrange parce que le jeune Poufsouffle était plutôt du genre de personnes qui se lève d’un coup, comme ça, sans chichis. Là, aujourd’hui, non. Peut-être qu’il y avait trop de choses qui se bousculaient dans sa tête, ou peut-être avait-il simplement sommeil. Il ronchonna sur lui-même, et finit par se lever. Le soleil lui arracha une grimace mais aussi une légère bouffée d’énergie. Quand le soleil est sorti, ça ne pouvait être que glorieux. Bref passage à la salle de bains que je ne vous raconterai pas, évidemment, vie privée oblige. Enfilage d’uniforme, quand bien même c’était une journée libre, il ne savait pas quoi mettre d’autre de tout façon. C’était ça l’avantage de l’uniforme en fait, ça évitait les longues minutes à choisir un vêtement, à se regarder dans le miroir, tergiverser, se dire « oh non j’ai rien à me mettre », ou encore « oh lala plus rien ne me va ». Et oui, Arty pouvait faire ce genre de réflexions, ça n’appartient pas qu’à la gente féminine. Sortez des clichés.

Il revêtit donc à la va vite son uniforme, de la manière qu’il aimait le plus, c’est-à-dire n’importe comment. La cravate n’était pas serrée et partait sur le côté, le pull chiffonné et la chemise qui n’était pas boutonnée jusqu’en haut et qui sortait du pullover. Juste la classe d’un adolescent qui faisait mine de ne pas se soucier de son apparence, alors que si. Un adolescent soi-disant rebelle qui mettait ses cheveux aussi n’importe comment, ses boucles folles, parce qu’il se pensait plus mignon ainsi. Un air de négligé travaillé quoi. Et puis il y avait cette petite insigne de préfet qu’il rechignait à mettre, parce que justement il n’avait pas l’air d’un préfet. Mais il finit par l’épingler sur son pull, sait-on jamais, des fois que ça pourrait éventuellement servir dans une situation compliquée. Passage de main dans les cheveux, il était fin prêt à affronter cette journée.
Le problème était qu’il ne savait pas trop, justement, ce qu’il allait faire. Travailler aurait pu être une option raisonnable, mais pas très drôle. Par contre, manger, ça oui, c’était intéressant. Il aurait pu voler quelque chose à la va vite dans les cuisines pour s’enfuir vers le parc. Mais non, la Grande Salle était un lieu privilégié de convivialité et de chaleur. Comme Arty.  

Les mains dans les poches, il se dirigea donc vers la salle, tout comme les nombreux groupes d’élèves qui sortaient de leurs lits. L’appel du petit déjeuner avait résonné partout dans le château qui se réveillait à coups de rires, de bavardages, de tapes dans le dos et de sourires. Ce début de week-end s’annonçait pas trop mal en vérité. Passant l’immense porte d’entrée de la Grande Salle, Arty jeta un coup d’œil à la table des Blaireaux, des gens par-ci par-là, qu’il pouvait connaître, mais son regard fut attiré par la table des Gryffondor. Immense sourire sur la bouille d’enfant du jeune Poufsouffle, Zerlock était là. Sans hésitation il se dirigea vers son amie, quand bien même ce n’était pas sa table. Il sentit les regards embarrassés et parfois noirs de ses camarades Rouge & Or, mais un coup d’œil sur l’insigne les empêchait de dire quoi que ce soit. Une sorte de totalitarisme, ça pouvait faire du bien. Il faisait ce qu’il voulait de toute façon. Il s’assit alors en face de la Lionne, qui apparemment n’avait pas d’autres amis ce matin, et s’empara d’un toast sur la table. Il regarda alors ce qui s’offrait à lui, quelque chose de plus français comme du beurre, de la confiture ou encore du chocolat. Il hésitait. Ce n’était pas un choix facile, mais finalement, il se dit qu’il avait le temps de manger toutes sortes de toasts ce matin. Donc, chocolat. Et alors qu’il tartinait son toast grillé, il lança un charmant sourire à la brune devant lui.

- Alors Zézette, comment ça va aujourd’hui ?
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Re: Repas entre amis
Zélie Hepburn, le  Ven 18 Aoû 2017, 07:33


Raconte moi tout
- pv Artemis -

__________________________



    « La ferme Ivy ! T'es pénible à la fin... »


Ta chouette te regarde avec ses yeux globuleux. La ferme Ivy ! T'es pénible à la fin..., combien de fois as-tu répété cette phrase au cours de la nuit ? Lorsque ton bébé décide de faire la fête toute la nuit, il se tient au plan. Tu voudrais lui lancer un coussin au visage, seulement ton coussin est déjà au sol, p'is toutes tes tentatives ont lamentablement échoué, pourquoi réussirais-tu cette fois ? Ton sac à plume continue son morceau de musique sans même te prêter attention. Jouer avec sa cage semble être son nouveau dada, à ton grand désespoir. Elrin n'a pas ouvert un œil, Aria a dû se retourner dans son lit une ou deux fois, Kat a marmonné un petit "s'i'ou'plait, silen.... zzz" et Olivia n'a pas une fois quitté son état végétatif. Tu es la seule à avoir ouvert grand les yeux, à avoir prié pour que ce sale gamin impoli et irrespectueux arrête son cirque. Y'en a qui veulent dormir, Mer** !

Quelle heure est-il ? Bien trop tôt pour un samedi matin, le soleil vient à peine de pointer le bout de son nez. Tu n'as pas la force d'écouter plus longtemps ce concert de rock improvisé, tu grognes et repousses ta lourde couverture. Tu t'approches de ton armoire, les lames du parquet grincent sous tes pieds, mais aucune de tes camarades n'ouvre les yeux. Tu es seule, toi et la fraîcheur du matin. Tu enfiles ton uniforme à la vitesse de l'éclair et te risque à approcher le miroir. Miroir, mon beau miroir, dis moi ce que tu penses de cette tête ? D'habitude, passe encore, mais ce matin tu as vraiment une sale gueule. Tu souffles, exaspérée, sans t'attarder plus longtemps sur cette silhouette décidément peu matinale. Tu as perdu depuis bien longtemps l'espoir d'être jolie au sortant du lit. Tu essaies tout de même de dompter ta tignasse rebelle et descends les marches de ton dortoir.

Une délicieuse odeur de pancake t'appelle de la Grande Salle. Ton tas de plumes t'est rapidement sortie de la tête, c'est les œufs brouillés, les saucisses et le chocolat chaud qui occupent maintenant l'entièreté de ton esprit. Te voilà affamée. La Grande Salle est plus remplie de plats alléchant que d'élèves. Pas étonnant étant donné qu'en général, le samedi matin, on dooooort. Tu prends place à la table des lions, ta table en l'occurrence.

Une saucisse disparait, puis deux, puis trois. C'est à cet instant qu'un Poufsouffle que tu connais mieux que ton ombre décide d'entrer par la grande porte. Tu ne le vois pas, pas tout de suite, tu remarques surtout les chuchotements et les ricanements de ces pouffiasses qui déjeunent à quelques pas de là. Tu crois d'abord que leurs rires aigus te sont adressés, ce n'est pas la première fois que tu es sujette aux moqueries, puis tu comprends.

    « Alors Zézette, comment ça va aujourd'hui ?»


Tu lèves les yeux. Ta bouée de sauvetage, ta bouffée d'air frais se tient devant toi. Impossible d'arrêter ton sourire qui ne cesse de s'étirer sur ton visage cerné. Que tu l'aimes, lui. Tu l'aimes et tu ne lui dis jamais. Mais il le sait, pas vrai ? Il s'est assis en face de toi et s'est servi deux ou trois toasts qu'il tartine déjà de chocolat. Tu voudrais tant lui dire merci, merci de ne pas avoir écouté les plaintes de tes camarades lions, de ne pas avoir écouté et de s'être assis là. Avec toi. À ta table ? Tu n'en es plus trop sûre.

    « Artson ! Tu en as mis du temps dis donc... Ça va super ! Et toi ? Tu as l'air bien joyeux ces jours-ci... »


Ton sourire malicieux trahit ta curiosité. Arty te cache quelque chose et ça fait bien une semaine que tu en as pleinement conscience. P'is plus la consersation s'éloigne de ta personne mieux c'est.

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Re: Repas entre amis
Artemis Wildsmith, le  Ven 18 Aoû 2017, 22:19

Il faut bien faire attention à ce qu’il y en ait sur toute la tartine, mais sans dépasser. Ne laisser aucun vide, aucun trou, rajouter une couche s’il le faut. L’activité principale d’Arty à cette seconde précise : veiller à ce que sa tartine chocolatée soit magnifique et mangée dans les meilleures conditions possibles. Que la tartine soit belle, qu’elle se sente aimée. Et Miam. Crounch. Crounch. Il voit alors les yeux de la Gryffondor se poser sur lui, elle a l’air heureuse, très même, de le voir là assis en face d’elle. Ça réchauffe d’un coup le cœur d’Arty, et bien oui, ça fait toujours plaisir de voir que les autres sont contents de vous voir. La bouche pleine, le jeune Blaireau essaie de répondre au merveilleux sourire de son amie, mais c’est difficile, toujours est-il que l’intention y est, vraiment. En plus, elle l’appelle même par son surnom de détective privé, ça aussi c’est la classe, il aurait dû penser à l’appeler Zerlock, zut, la prochaine fois.

Arty réprime un petit gloussement. Déjà parce qu’il voit bien que Zézette venait d'éluder sa question, juste un « Ça va super », il était absolument persuadé qu’elle pouvait faire mieux, beaucoup mieux. Surtout que ce n’était pas son genre. Alors il resta suspicieux. Apès tout, il était lui aussi un jeune détective privé. On ne pouvait rien lui cacher. Mais il ne pouvait pas non plus faire abstraction de sa joie à lui, surtout quand elle la remarquait. C’est-à-dire qu’Arty est tout de même la plupart du temps joyeux, très joyeux. C’est un mec souriant, avenant, bienveillant, affable. Juste parfait quoi. Mais c’est vrai, il flottait depuis quelque temps. Et aux paroles de la Lionne, il hésite à tourner la tête vers la table des Serdaigle, voir si elle est là, si elle a pris place avec d’autres, si elle le regarde. Ou alors il se fait des films tout seul et qu’elle est au chaud dans son lit, tranquille, allez savoir. Mais il n’ose pas alors je suppose qu’il n’aura jamais de réponses à ses interrogations. Il termine alors sa bouchée de tartine avant de plonger son regard de fripon dans celui de son amie.

- Il faut savoir, ma très chère Zerlock, que la joie m’habite constamment. Mais. Il marque une pause, petite lueur fébrile dans ses yeux, il hésite à continuer. Il a entièrement confiance en Zélie, ce n’est pas le problème. Il mettrait sa vie entre ses mains sans la moindre hésitation, après tout, il l’avait déjà un peu fait auparavant. Non, ce n’était pas ça. Juste, il n’avait encore jamais parlé de ça à quiconque, mettre des mots sur ses sentiments, sur ce qu’il voulait. Sur ce qu’il s’était passé aussi, raconter une histoire pareille tenait de l’héroïsme et il ne savait pas si c’était une véritable histoire pour un petit-déjeuner banal à la table des Rouge & Or. Il finit par hausser les épaules. Après tout, il ne pouvait rien lui arriver de grave, au contraire.  J’sais pas, je pense que je suis amoureux.

Il avait dit ça un peu en chuchotant alors qu’il s’était avancé pour être plus proche de Zélie. Oui vraiment, c’était bizarre, ça sonnait curieux dans sa bouche. Beaucoup trop sérieux. Encore il était prêt à rigoler de plein de choses, mais ça, c’était l’événement le plus important de sa vie depuis quelques temps. La rencontre, les échanges, le rendez-vous. Il secoua la tête, essayer de virer les images de son esprit, sans quoi il allait s’emballer, courir tout partout en lançant des cœurs à quiconque pourrait croiser son chemin. Il enfourne une autre bouchée de tartine au chocolat et en profite pour se servir un verre de jus de citrouille, et par politesse, il fait de même pour sa voisine d’en face. Il ne sait pas s’il doit continuer de parler de ça, si c’est vraiment important, si c’est vraiment ce que Zélie attendait. Quoi que, elle devait se douter que c’était quelque chose de cet ordre-là, et non l’achat d’un crapaud par exemple, ça ne rendait pas aussi heureux. En plus, il avait employé le plus gros euphémisme du monde, en disant qu’il pensait être amoureux. Après tout, il en était tout à fait absolument persuadé comme jamais. Ça ne pouvait être autrement. Il passait beaucoup trop de temps à penser à elle, ses mains, ses cheveux, ses lèvres. Ou peut-être qu’il était dans le déni, pour se donner un air détaché. Mais non, il tenait à elle et le savait, alors autant assumer.

Mais il oublie de penser à lui et à ses sentiments pendant quelques secondes. Observe sa camarade, son air fatigué et se souvient de sa réponse courte alors qu’il demandait de ses nouvelles. Il boit une gorgée de jus de citrouille, et prend une moue réfléchie. Peut-être qu’elle n’avait pas envie de parler de sa vie après tout, qu’elle était triste pour une raison quelconque, ou juste fatiguée. Arty ne pouvait pas savoir, et pourtant, il mourait d’envie de savoir. Son amie lui pardonnerait sa curiosité, il en était sûr. Ou presque. Et puisqu’on était au stade des confidences, il pouvait bien se permettre une petite remarque, quoi que légèrement indiscrète. Puis, il avait connu la Gryffondor beaucoup plus enjouée que ça, alors effectivement, l'ivresse n'y était pas pour rien, mais quand même. Il prépara le terrain en lançant un gigantesque et charmant sourire.

- T’as quand même pas l’air dans ton assiette. Regarde ta tête, on dirait qu’tu sors d’une machine à laver. Dis moi tout.


Il aurait pu accompagner ses paroles d’une petite tape sur l’épaule, réconfortante et chaleureuse pour l’encourager à parler. Mais il était trop loin et trop occupé entre ses tartines et le jus de citrouille. Quand même, il n’avait pas trop les valeurs de sacrifice en lui. Mais il mignon, alors on l’excuse.
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Re: Repas entre amis
Zélie Hepburn, le  Sam 26 Aoû 2017, 03:35




Artson aime ses tartines, ça se voit, ça se sent. Il les peint de chocolat. Une couche, deux couche, trois... Il n'en a pas marre ? Tu le regardes, amusée. Comment peut donc il avalé un truc pareil ? Trop de chocolat tue le chocolat. Tu devrais lui dire que tout ce sucre va bousiller ses dents, mais il a l'air si heureux avec son chocolat au tartine. Pour rien au monde tu voudrais lui enlever ce sourire qui s'étire sur son visage. P'is c'est pas ton genre d'être maman poule, tu préfères être la chouette pote avec deux ou trois neurones en moins, c'est plus marrant.

Peut-être que son sourire n'est pas dû à ce qui se trouve dans son assiette. On ne dirait pas comme ça, mais tu es curieuse et observatrice. Rien n'échappe à ton œil de paparazzi, surtout lorsque cela concerne Artemis O'Toole. Alors, il a été facile pour toi de remarquer ces petites joues cramoisies et ces regards furtifs, p'is ton ami est loin d'être le garçon le plus discret du monde. Non, ce que te turlupine c'est la raison de son silence.

    «Il faut savoir, ma très chère Zerlock, que la joie m’habite constamment. Mais...»


Mais ? Vas y Arty continue... Il marque une pause. Pourquoi il marque une pause ? Il n'a pas confiance en toi ? Il ne te considère pas suffisamment proche pour t'avouer quoi que ce soit. C'est dingue que tant de scénarios puissent s'agglutiner si rapidement dans ton cerveau. Tu voudrais lui dire qu'il peut tout te dire, que tu garderas ta langue, que tu ne le jugeras pas (presque pas) mais tu gardes le silence en l'encourageant du regard.

    « J’sais pas, je pense que je suis amoureux. »


Tu ne peux pas t'empêcher de contenir ton sourire malicieux. Tu n'attendais pas à ce qu'il te lâche ça aussi violemment. À croire, que tourner autour du pot ce n'est pas son genre mais c'est pour ça aussi que tu l'aime Arty. Il n'a pas de filtre quand il est avec toi. Tu lui montres tes jolies dents. On ne va pas se mentir, tu es assez fière. Tu avais vu juste ! En même temps, on ne peut pas dire que ça ne crevait pas les yeux. Artson avait un comportement plutôt étrange ces temps-ci, toujours dans la lune, toujours à vouloir passer par ce couloir-là (c'est un Purée de détour bordel!), toujours à hausser les épaules et sourire bêtement quand tu lui cries hé ho, tu m'écoutes ?... Maintenant que tu en as la confirmation, tu es ready à l'assommer de tes questions. Qui est-elle ? Tu la connais ? Dans quelle maison est-elle ? Aime t-elle les Bavboules ? Aime t-elle les pruneaux ? Tu t'apprêtes à te lancer mais ton ami te coupe dans ton élan.

    « T’as quand même pas l’air dans ton assiette. Regarde ta tête, on dirait qu’tu sors d’une machine à laver. Dis moi tout. »


Tu grimaces. Toi. Pourquoi toujours retourner la conversation vers toi ? Tu pourrais lui parler de ta relation catastrophique avec un certain Gryffondor, des multiples tentatives de ta petite sœur qui ne pense qu'à rejoindre les étoiles, de ton horrible impression d'être seule au monde, mais tu te tais parce que tu ne veux pas lui effacer son beau sourire, parce que tu ne veux tout simplement pas en parler. Tu es bien consciente que garder tout ça enfui n'améliorera pas les choses mais tu es juste incapable de décrire cette sensation de tomber toujours plus bas. Tu ramasses rapidement le masque tombé sous la surprise des douces paroles de Arty et tu souris.

    « Hop hop hop, tu crois pouvoir t'en tirer comme ça ? Ne change pas de sujet ! Comment ça, tu crois que tu es amoureux ? De qui ? De quand ? De comment ? Je veux tout savoir ! »

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Re: Repas entre amis
Artemis Wildsmith, le  Mar 29 Aoû 2017, 09:18

Il la voit s’éteindre, brièvement, d’un mouvement presque imperceptible sur son visage alors qu’il lui posait à son tour une question. Comme si une petite brèche s’était soudainement ouverte, tout doucement dans Zélie, mais elle lui barrait la route, elle ne voulait pas qu’il y aille, qu’il y jette un œil. C’est dommage, il aurait bien voulu mettre une petite lampe frontale et aller visiter l’intérieur triste de Zerlock, aller voir ce qu’il se passait pour pouvoir essayer de trouver une solution, de la réparer. Mais ça n’avait été qu’une brève seconde, alors peut-être qu’il avait tout faux, qu’il s’emballait comme toujours. Ou alors, et c’était aussi très probable, il était complètement à côté de la plaque et qu’elle avait réfléchi, pendant ce quart de seconde, au fait que lui était amoureux d’une fille, elle tentait de voir qui cela pouvait être, tout simplement.

D’ailleurs, quand elle reprend la parole, Arty remarque immédiatement son engouement pour ses sentiments. Il cache alors son grand sourire dans son verre de jus de citrouille qu’il termine. Elle lui pose beaucoup de questions, ça l’assaillit de toute part mais il ne peut pas s’en plaindre. Quoi qu’il n’était pas tout à fait sûr d’avoir vraiment toutes les réponses qu’attendait la Gryffondor. Après tout, il avait dit qu’il pensait être amoureux et puis c’était tout. Il n’avait jamais vraiment eu le temps de fouiller dans les bas-fonds de ses émotions afin d’en déterminer leur teneur exacte. Peut-être même que ça lui faisait un peu peur, d’être si attaché à elle alors qu’il la connaissait à peine. Il remue alors ses mèches folles et prend une grande inspiration. Il s’apprêtait à tout dire, tout révéler, attention, moment important. On entend au loin la petite musique de suspens, surtout que ce n’était pas tous les jours qu’Arty parlait de choses si réelles, tangibles. D’habitude il s’égarait plus ou moins dans des jeux et rêves loufoques qui n’avaient rien à voir avec ce qu’il se passait vraiment autour de lui.

- Et bien, je crois parce que je ne suis pas sûr. Enfin, si, j’suis sûr mais tu vois j’l’ai pas vue souvent alors c’est bizarre de tomber tout de suite fou amoureux de quelqu’un qu’on connaît pas trop, non ? Il marque une pause, réfléchit à ce qu’il venait de dire. Certes, il y avait cette fameuse légende qui parcourait les histoires depuis des siècles si ce n’est plus. Cet incroyable coup de foudre, mais Arty n’y croyait pas trop. Je l’ai rencontrée à la bibliothèque, comme ça, tout simplement, c’est une Serdaigle et elle s’appelle Mary.

Alors qu’il dit son prénom sa voix frétille un petit peu. Ça n’avait jamais semblé aussi réel que maintenant. Il aurait pu développer, lui dire qu’elle était belle, qu’il aimait quand elle passait ses mains dans ses cheveux, et enlaçait ses doigts dans les siens. Mais c’était peut-être trop, parfois, il vaut mieux rester dans le flou, il n’allait pas non plus tout étaler, c’était trop intime. Il plongea alors son regard dans celui de Zerlock, savoir ce qu’elle pensait voire même si elle la connaissait, mais cela l’étonnerait. Il n’avait pas le souvenir d’avoir vu les deux jeunes filles ensemble. Puis même, cela aurait dix fois trop bizarre, le genre de situations particulièrement gênantes qu’on fuit à grands pas trottinants. Et si la Lionne voulait tout savoir, Arty n’était pas tout à fait sûr qu’il y avait autre chose à ajouter pour l’instant, il aimait Mary, être avec elle tout court. Leur histoire n’avait rien d’exceptionnel, au contraire, elle était même plutôt banale. Une rencontre à la bibliothèque, on ne pouvait pas faire plus cliché. Vraiment. Mais il s’en fichait parce qu’à ce moment-là, tout n’avait tourné qu’autour d’elle. Il avait même oublié Alex, ce qui était impressionnant puisqu’il sortait tout de même avec le préfet. Non, ne pas penser à ça, ça fait remonter des mauvais souvenirs tout moches.

- Tu ne vas pas me répondre hein oui ?

Il baissa la tête mais continua de fixer son amie. Il faisait référence au fait qu’elle ne s’était pas dévoilée sur son état. Essayer de sortir quelque chose d’elle, pourquoi elle avait eu l’air si épuisée et loin d’elle-même. C’était sa curiosité qui le poussait à interroger la Rouge & Or mais aussi son irrépressible besoin de lui venir en aide et de l’écouter. Après tout, il n’y avait pas que sa fabuleuse histoire d’amour qui était importante. C’est pour ça qu’il ne romprait pas le contact visuel, la pression, ça faisait tout. Sauf qu’avec sa bouille d’ange il n’était pas sûr d’y arriver correctement. Mais tout de même, Zézette était sa meilleure amie, si quelque chose n’allait pas dans sa vie, il devait le savoir, pour être là pour elle et l’aider. Après tout, elle lui avait sauvé la vie d’un monstre mangeur des Poufsouffle dans une maison hantée, il lui devait au moins ça.
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Re: Repas entre amis
Zélie Hepburn, le  Dim 03 Sep 2017, 14:10



Sourire qui trône sur son visage, tu l'adules. Tu te sens si chanceuse de pouvoir être son amie. Tu te doutes qu'il doit en avoir une bonne panoplie mais tu es contente, contente qu'il se soit assis à tes côtés et pas aux côtés de sa princesse, qu'il s'intéresse à toi, qu'il prenne soin de toi comme il prendrait soin de sa soeur. À cet instant, tu sens que tu pourras tout lui dire quand tu seras prête et ça réchauffe ton petit coeur. Lui ne te veux pas de mal, lorsque ton cerveau le comprendra alors tout déboulera.

Une fois encore, il semble se perdre dans ses pensées, dans ses yeux que tu supposes très jolis. À quoi pense-t-il ? À elle ? À ce qu'il éprouve ? À toi ? À ton silence ? À ton talent de passer du coq à l'âne ? Questions. Toujours trop de questions qui se bousculent dans ta tête. Pourquoi donc ? Question encore. Tu voudrais fermer ton esprit, cesser de penser, cesser de douter.

    « Et bien, je crois parce que je ne suis pas sûr. Enfin, si, j’suis sûr mais tu vois j’l’ai pas vue souvent alors c’est bizarre de tomber tout de suite fou amoureux de quelqu’un qu’on connaît pas trop, non ? »


Tu lui souris. C'est étrange de voir Artemis aussi perturbé, aussi amoureux.

    « Je l’ai rencontrée à la bibliothèque, comme ça, tout simplement, c’est une Serdaigle et elle s’appelle Mary. »


Tu te déconnectes un instant. Tu t'en vas fouiller dans le fin fond de ta mémoire. Une Serdaigle. Tu n'en connais pas beaucoup de Serdaigles. Une Mary. Rien ne refait surface. C'est le néant. Tu rejoints ton meilleur ami à table. Il a les yeux qui pétillent. Il a ce même sourire ineffaçable. Tu as un petit pincement au coeur. Tu rappelles de cette sensation de plénitude, de bonheur absolu à la simple pensée de cette personne. Tu te rappelles de cette époque pourtant pas si lointaine, tu te rappelles de l'eau qui caressait ton visage ce jour-là, un sourire sincère, un sourire que tu n'as plus vu depuis des mois. Un sourire que tu ne reverras sans doute plus du tout. Tu sais que si tu continues à penser à lui, tu n'arriveras plus à retenir les larmes que tu tentes de garder en toi et qui ne songent qu'à sortir mais son visage hante ton esprit, jour et nuit.

    « Tu ne vas pas me répondre hein oui ? »


La voix d'Arty te poignarde. Elle t'a ramené à la réalité, une réalité bien plus dure que dans tes souvenirs. Ce temps n'existe plus (si du moins il a existé). Tu n'es plus heureuse avec Fergus, pourtant tu l'aimes. Tu l'aimes à en crever. Peut-être est-ce son souvenir que tu aimes ? Tu respires. Il ne peut pas te faire ça ! Te prendre tous tes instants bonheur. Il te prend déjà toutes tes nuits, il ne peut pas te prendre en plus tes moments avec Arty. Tu te sens volée, vide, dépouillée.

    « Arty... Je... »


Les mots te brûlent. Ils veulent tant sortir. Ton coeur et ton cerveau se font la guerre. Oui ? Non ? Tu ne sais pas, tu ne sais plus. Tu ne veux pas gâcher ce moment avec tes problèmes, pourtant tu as cette horrible impression que c'est déjà fait.

    « Je ne veux pas t'ennuyer avec mes problèmes et puis je suis sûre que ce n'est qu'une difficulté de passage et que ce sera terminé d'ici une semaine... »
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Re: Repas entre amis
Artemis Wildsmith, le  Ven 08 Sep 2017, 15:04

Comment ça se passe exactement, quand une pote comme ça, comme Zélie se trouve être ainsi ? Il l’avait bien remarquée, s’échapper doucement dans ses pensées, loin de lui et revenir, brutalement. Atterrissage mouvementé. Ses mots s’envolent eux aussi, elle hésite ne sait pas quoi dire. Arty s’attend à un truc impressionnant, quelque chose qui est tellement gros qu’il n’arrive pas à s’échapper des lèvres de la Lionne. Il fait des hypothèses dans sa tête, essayer de découvrir ce qui pourrait ne pas aller chez Zézette, ce qui la chagrinait au fond d’elle. Il était plein d’empathie le petit, et il savait que dorénavant, avec sa question, il ne pouvait pas reculer, il ne pouvait plus faire semblant de rien, impossible. Assumer, et tenter de réconforter Zerlock. C’était autour de ça que devait tourner le reste de la discussion. Le Poufsouffle devait se concentrer, placer l’image de Mary ailleurs dans son cerveau, dans la case « Plus tard », parce qu’il savait que c’était ce qui pouvait le rendre si distrait en ce moment.

Finalement, les mots s’échappent, sortent dans un flux et ça rend Arty tout pâteux. Elle ne veut pas l’ennuyer avec ses problèmes. Il hausse les sourcils, et doute. Est-ce qu’elle pouvait penser qu’il n’était pas à la hauteur pour pouvoir écouter et comprendre ce qui la tracassait ? C’est vrai qu’il n’était pas la meilleure oreille pour écouter les problèmes, souvent il ne comprenait pas tout et partait beaucoup trop loin dans ses illusions, ça ne faisait pas toujours sens dans sa petite tête. Mais pour Zélie, il pouvait faire un effort, vraiment essayer de d’être présent pour elle. Mais là, qu’elle pensât qu’elle pouvait l’embêter avec ses problèmes, non, il fallait absolument qu’il chasse cette idée de la tête de la Gryffondor. Elle ne l’embêterait jamais, bien au contraire. Ce qui l’embêtait elle, l’embêtait lui, un point c’est tout, il ne pouvait plus faire autrement maintenant. C’est pourquoi dans un élan doux il alla s’emparer de la main de Zerlock de l’autre côté de la table. Et puis il la serra, délicatement, une petite pression pour tenter de lui faire passer un message avec plein d’amour à l’intérieur. Il savait maintenant que le contact, la chaleur de l’autre pouvait nous faire décoller et aller mieux, il était même devenu expert dans ce genre de situation. Alors autant en faire profiter Zézette.

- Tu ne m’ennuieras pas, j’t’assure, tu peux tout me dire.


Et puis il repensa brusquement à ce qu’elle avait dit ensuite, que peut-être ce qui la turlupinait n’était que broutille. Il savait, il sentait que c’était faux. Une sorte d’euphémisme grandeur nature. Elle voulait l’épargner pour une raison qu’il ignorait encore, mais elle n’avait pas besoin de faire ça, il fallait qu’il lui dise, qu’il pouvait encaisser, qu’il pouvait tout entendre. C’est pour ça qu’il s’imaginait déjà des histoires de nature abracadabrantesque. Il ne comprenait pas pourquoi Zélie rendait ses problèmes tout petits comme ça, alors que s’ils étaient énormes, ils l’étaient aussi pour Arty qui s’était décidément mis en mode empathie maximale.

- Et puis, si vraiment c’est rien du tout, tu m’dis et comme ça on peut partir vite à la chasse aux trolls dans la forêt interdite. Si c’est pas le cas, on a le temps t’inquiète.

C’était vrai, autant en parler tout de suite pour aller vaquer à ses occupations après. Bon alors cette idée de chasse aux trolls lui avait soudainement traversé l’esprit et il ne savait pas trop d’où ça venait, ni même si c’était vrai. Mais maintenant que c’était sorti de sa bouche il se dit qu’il allait y penser souvent. Il ne savait même pas, s’il y avait effectivement des trolls dans la forêt interdite. Sûrement, étaient-ils vraiment très grands, gros et moches ? Ça paraissait un peu cliché quoi. Anyway. Il avait voulu montrer à Zélie qu’il ne fallait pas qu’elle fasse semblant, qu’elle prétende que tout allait pour le mieux, que ce n’était rien, qu’elle pouvait désormais s’ouvrir. Elle n’avait pas à faire ça avec lui, en face de lui lors de ce petit déjeuner. Il attendait donc, que sa parole devienne fluide à nouveau et qu’elle ne passe au-delà d’aucun détail.
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Re: Repas entre amis
Zélie Hepburn, le  Ven 06 Oct 2017, 13:31



Il te regarde, il t'analyse de ses petits yeux remplis d'amour. Soudain, tu rougis sans comprendre. On tente de te lire, on tente de te déchiffrer. Tu te sens stupide, stupide de ne pas savoir comment mettre en mots ce que tu as sur le coeur. Tu te rends compte que tu n'as jamais été autre chose qu'une victime. Victime de l'amour, victime de la vie. Arty te regarde. Il laisse glisser sa petite main dans la tienne. Ce contact te réchauffe. Il sert tes doigts glacés. Une petite pression qui te fait du bien. Il essaye sans doute de te prouver que tu n'es pas seule, qu'il est à tes côtés et qu'il sera toujours là pour t'attraper la main si tu tombes.

    « Tu ne m’ennuieras pas, j’t’assure, tu peux tout me dire. »


Tu plonges tes yeux dans les siens. Tu tentes de lui dire à travers le voile du regard que oui, tu sais. Tu peux tout lui dire, tout et même plus encore, mais ce n'est pas tellement ça le problème. Ton coeur te crie de lâcher prise mais ton cerveau refuse de coopérer.

    « Et puis, si vraiment c’est rien du tout, tu m’dis et comme ça on peut partir vite à la chasse aux trolls dans la forêt interdite. Si c’est pas le cas, on a le temps t’inquiète. »


Il est fort Artson. Il est très fort. Sans doute, le seul capable de te faire sourire même si l'envie n'y est pas. Tu as mal au ventre. Parce que c'est le matin et que tu as encore faim. Parce que c'est le matin et que ce genre de discussion et matin, ça fait pas bon ménage. Parce que c'est le matin et que tu sais que le reste de la journée ne va être que stress et anxiété.

    « C'est Fergus... » Pause. Rien qu'entendre son nom et ton coeur se sert. « Ça va pas fort en ce moment... »


Stop. Tu ne vas pas plus loin. Tout doux. Chaque chose en son temps. Enchaîner les phrases, enchaîner les explications te semble impossible pour le moment.
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Re: Repas entre amis
Artemis Wildsmith, le  Sam 14 Oct 2017, 09:54

Devant son sourire, il hésite à se jeter contre la table et la prendre dans ses bras, comme ça, pour lui montrer encore plus, qu’il était bel et bien là. Il y a des expériences comme ça, des gens aussi, pour qui il ne retiendrait rien. Mais il sent bien aussi, sa réticence à elle, il aimerait bien lui ouvrir le cerveau et lui transmettre un peu de sa lumière. Les méninges éclairées, elle irait certainement beaucoup mieux. Pourtant encore une fois, il n’ose pas. Juste resserrer un peu la pression des doigts et attendre. Parce qu’il prophétise que les mots sont juste là derrière ses lèvres et qu’ils ne tarderaient pas. Et il ne pouvait pas avoir plus raison que ça. Un nom s’échappe, doucement, puis elle s’arrête brutalement. Aucun détail, juste des paroles lâchées sans laisse comme ça qui atteignent le front désordonné du Blaireautin. Un prénom qu’il a peut-être déjà entendu, oui, c’est peut-être même presque sûr. Il pince ses lèvres, grimace un peu. Ça ne lui disait rien qui vaille cette histoire.

Fergus quand même, ça commence à bien résonner à l'intérieure, Zézette semblait extraordinairement mal à cause de lui, amour brisé, sûrement, peut-être. Déjà, qu’elle a eu certaines difficultés à lui avouer ça, alors est-ce qu’il irait plus loin, il ne sait pas. Mais lui, ça lui arrache une petite pique dans la poitrine, il a du mal à comprendre exactement pourquoi, parce qu’il n’a pas l’habitude. C’est presque jamais arrivé. Même si pas tout à fait la première fois. Il hésite à céder à cette pulsion, puis finalement, il se dit que son impulsivité ne pouvait pas faire de mal, surtout quand c’était pour Zerlock.

- Qu’est-ce qu’il t’a fait ? Tu veux que j'lui casse la gueule ? Un mot de ta part et hop, tel un ninja, j’y vais, il verra rien arriver le pauvre. J’te l’dis moi.


Alors forcément, ça peut faire sourire un peu, parce qu’on a pas l’habitude, Arty n’est pas du genre à se comporter tel un chevalier servant, mais peut-être que ça commençait à se produire, tout doucement. Il était plutôt de ceux qu’on protège, qu’on garde parce qu’il faut toujours avoir un œil dessus. Mais là, c’était une autre situation, contexte différent. La Gryffondor semblait en souffrance, il se révélait donc, il ne pouvait pas toujours se comporter comme un enfant, des fois, ça ne passe pas. Alors il lui offrait tout même son courage imperceptible, naissant. Il était peut-être temps d’échanger les rôles, à lui de prendre les devants.
Bon effectivement, il se lançait dans une proposition violente qui pouvait ne pas faire plaisir, mais c’était dit avec une bouille d’ange, donc forcément, ça passait relativement bien. Surtout quand on connaît l’efficacité d’Arty a cassé la gueule aux gens. C’est-à-dire nulle. Mais peut-être qu’il se sentait pousser des ailes, et qu’il en serait capable, allez savoir.

Il replonge son regard dans celui de la Lionne, mettre un point d’orgue à ses paroles qui sont loin d’être de la fumée envolée. Tenter de convaincre de son sérieux, qu’il pensait ce qu’il disait. Aussi, encourager de nouvelles révélations, qui pourraient éventuellement lui servir. Si Fergus était un génie de la magie, par exemple, il y réfléchirait alors peut-être deux fois avant d’aller le confronter. Ou s’il avait ne serait-ce qu’un point faible, ça pouvait être sympa de le savoir avant, avoir toutes les armes en mains.
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