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Une classe déserte
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Daemon Stebbins
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Re: Une classe déserte
Daemon Stebbins, le  Dim 30 Juil 2017 - 19:02

La vérité cachée devient insupportable
pour le cœur...
P.V Elhiya Ellis



J'observe Elhiya. Le simple fait de l'avoir touché a perturbé mon rythme cardiaque. Mon cœur cogne à une vitesse beaucoup trop rapide et la course précédente n'y est absolument pour rien. Je la détaille pour être certain que mon souvenir est fidèle à l'original. Elle est toujours aussi jolie même avec ses lunettes. Ses yeux bleus sont envoûtants. Certes elle n'est pas très grande mais son corps me semble parfait. Ce petit air excédé qu'elle prend en croisant les bras est charmant. Le diagnostique que j'avais posé sur ma personne, ces jours-ci, était bien confirmé : J'étais complétement épris d'elle au-delà du raisonnable. Elle aurait pu me demander n'importe quoi à cette seconde, je l'aurai accompli sans hésiter. Quitte même à me ridiculiser pour la satisfaire. Parce qu'un simple de ses sourires me provoquait une sensation étrange dans tout mon être. Bien trop inconnu pour que je puisse rester de marbre.

- Honnêtement, je n'en ai rien à faire du prochain cours, contrôle ou rencontre que l'un ou l'autre pourrions avoir. Cela fait des jours que j'essaie de te trouver à travers le château afin de te parler. Et pour l'instant, c'est la seule chose importante à mes yeux. Tout le reste, tu peux le rattraper plus tard. Mais ce moment qui est en train de se produire entre nous, non.

Je me suis rapproché diminuant cette distance qu'elle avait instauré en s'appuyant contre cette table. Je n'avais qu'un désir m'emparer de ses lèvres et les dévorer encore et encore. Mon envie de la tenir contre moi et de m'enivrer de son parfum ne cessait d'augmenter. Je l'avais rêvé trop souvent durant ces derniers jours. Malgré moi et mes conceptions, l'adolescence me rattrapait au final. J’avais l'impression que son regard me brûlait. Je ne me reconnaissais plus. Etais je tombé au même niveau que toutes ces adolescentes imbibées d'hormones et qui gloussaient sur mon passage pour m'attraper dans leurs filets ? Je n'arrivais pas à m'y résoudre. Cela me rendait encore plus déboussolé.

-  Ce que je veux, c'est savoir si tu es aussi troublée que moi. J'ai tenté d'oublier ce baiser au vu de ta réaction à Saint James mais je n'y suis pas parvenu. Je n'arrive plus à me concentrer sur rien. Je perds patience pour n'importe quoi. Tout simplement parce que tu as envahi la moindre parcelle de mes pensées, de mon être. J'ai l'impression que tu es là à chacun de mes pas. Cela me rend dingue et d'une humeur de chien. D’ailleurs, tout le monde s'en ait aperçu même si ils n'en connaissent pas la cause.

Pendant que je lui répondais, mon corps continuait d'avancer malgré moi parce que je ressentais le besoin d'être près d'elle de toucher ses cheveux, caresser sa joue, savourer ses lèvres une fois de plus pour qu'elle soit finalement entièrement à moi. Je m'enfonçais inexorablement dans les méandres des sentiments que j'éprouvais. Cependant je voulais résister pour reprendre possession de moi-même. Supporter de nouveau un autre rejet était au-dessus de mes forces. J'avais besoin de me persuader qu'elle avait aussi ressenti ce genre de tourments au cours de ce temps écoulé sans nous voir.

- Je n'ai jamais été ce genre de gas qui perd son latin à cause d'un émoi passagé pour une fille. D'ailleurs, j'ai souhaité que ce soit juste cela pour me rassurer et me dire que tout allait rentrer dans l'ordre. Cependant j'ai dû me rendre à l'évidence que c'était beaucoup plus que ce que j'avais expérimenté par le passé.

Je n'aimais pas ce qui se déroulait, prendre un tel risque n'était pas dans ma nature. J'étais un type réfléchi, qui mesurait les conséquences avant d'agir, maîtrisant chacun de mes gestes et de mes propos afin de rester hors de danger. Il fallait qu'elle se rend compte de combien elle me perturbait.

- Au par avant, je n'ai jamais embrassé personne de manière volontaire comme je l'ai fait avec toi. Car le plus souvent quand cela m'est arrivé, je n'étais pas franchement dans mon état pour pouvoir refuser ou même vouloir résister.

Oui, chaque fois que j'avais flirté avec une fille, c'était au cours d'une soirée trop arrosée à cause de mes condisciples. Ne croyait pas que je me laissais faire totalement. Ce ne serait pas fairplay de ma part de le faire croire. Certes elle était mignonne mais ne provoquer aucune émotion en moi. Cela n'avait été que des pulsions passagères. Elles s'étaient évanouies aussi facilement que des bulles de savon à mon réveil et avaient été remplacées par de la culpabilité. C'était pour cette raison que cette année, j'avais choisi d'éviter les excès. J'étais majeur donc adulte chez les sorciers. C'est pour cette raison qu'il fallait que je reprenne le contrôle de ma personne quoiqu'en disent les autres.

- Donc il faut que je sache ce qu'il en est pour toi.

Je me trouvais à présent à un centimètre de la blonde qui tenait mon avenir entre ses mains. Sans m'en rendre de compte, j'avais tendu mes doigts pour remettre une mèche rebelle derrière son oreille. Son odeur vint me chatouiller les narines et je la savourais de peur que ce soit la dernière fois que je puisse le faire. Si je m'étais écouté, je me serais penché sans demander sa permission pour m'emparer de sa bouche merveilleuse et délicate. Je m'en serais repue sans fin jusqu'à plus soif. Je fixais ses lèvres roses et charnues pendant quelques secondes avant de capturer ses prunelles azures et quémander :

- Réponds-moi s'il te plaît.

J'étais suspendu à ce qu'elle allait me dire...
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Re: Une classe déserte
Elhiya Ellis, le  Lun 31 Juil 2017 - 10:39

L’excuse de ne pas vouloir rater les cours n’était pas vraiment ce qu’il y’avait de plus crédible dans la bouche d’Elhiya, et la blonde ne s’était pas attendue à faire mouche en rétorquant qu’aller passer un contrôle de défense contre les forces du mal était plus important qu’autre chose. Aussi, elle n’avait pu empêcher ses lèvres de s’ourler aux paroles de Daemon. Lui, s’en contrefichait des cours, c’était étonnant vu le nombre de fois où il avait pu lui adresser un air bien trop sérieux à St James. Mais il s’expliqua relativement vite, justifiant ce manque d’intérêt scolaire par le temps perdu à la chercher, elle, dans les couloirs du château. Un bride de remord l’étreignit doucement alors qu’elle restait muette. Forcément qu’il avait dû gaspiller pas mal de temps libre à arpenter les zones d’accès accessible à chaque maison, vu qu’elle s’était soigneusement appliquée à  croiser le moins de monde possible ces dix derniers jours. Elle aurait bien voulu lui dire que ce n’était pas lui qu’elle fuyait, mais en fait si. Un manque d’attention dû à la fatigue était la seule raison de sa présence ici, face à lui. D’un soupire douloureux, Elhiya se contenta de de sourire très faiblement, le regard dans le vide. Pas vraiment fière d’elle.

Son attitude n’était franchement pas des plus matures, elle en avait pleinement conscience, mais face au tourment lancinant qui serrait son cœur depuis plus d’une semaine, cela lui avait semblé l’alternative la plus simple à appliquer. Force était d’avouer que la finalité n’était pas bien glorieuse, vu qu’elle se retrouvait appuyée sur un vieux pupitre en bois à essayer de ne pas croiser le regard de Daemon pour  garder un minium de contenance et de contrôle de soi. Mais toute la volonté dont elle était capable s’effritait si facilement à son contact que s’en était navrant. Elle avait levé les yeux sur lui, le fixant avec peine, incapable de faire semblant de l’ignorer plus longtemps… De ses mots ou de son regard ambré, la blonde ne savait dire ce qui arrivait autant à perturber son rythme cardiaque. Son cœur avait à nouveau raté un battement, douloureux et bien trop prévisible, mais impossible à enrailler…

Elle l’écoutait, sagement, patiemment, s’efforçant de ne pas laisser la vague de sentiments conflictuels qui se bousculaient en elle transparaitre.  Les mots qu’il utilisait, les paroles qu’il prononçait, la façon inconsciente qui le poussait à réduire l’écart qu’elle avait instauré entre eux, tout, absolument tout ce qu’était Daemon à l’heure actuelle la perturbait au plus haut point. Elle avait beau se contenir, essayer de ne pas prêter trop attention à ses états d’âme, tenter de faire taire un délicieux soulagement intérieur quand il se retrouvait à un centimètre d’elle, elle ne désirait qu’une chose : qu’il se taise. Qu’il cesse de se perdre en palabres inutiles, qu’il détruise l’écart infime qu’il restait entre eux et qu’il la prenne dans les bras.

Mais non, ce genre de pensée ne lui correspondait tellement pas, elle n’avait jamais désiré sciemment se blottir contre quelqu’un, elle n’avait jamais souhaité être cajolé, câlinée ou même couvée. Elle était certes tactile et maternelle avec son jeune cousin, mais c’était rien de plus que son habituel coté protecteur envers les plus jeunes. Rien de plus. Or là, les revendications de son être étaient tout autre… Il lui intimer de ne pas lutter.. Ce n’était absolument  pas normal. Ses joues s’étaient violement empourprées, bien qu’elle ne sache définir si c’était car le brun lui avait dit qu’il n’avait pu l’oublier ou car de toute évidence elle était plus qu’un simple émoi passager... Ses yeux clairs trahissaient son trouble, et glissèrent brutalement  vers le sol, dans un infime espoir que le brun ne verrait rien.


Elle avait fait tant d’effort pour enfouir au plus profond d’elle toutes les pensées qui s’apparentaient au jeune homme, que subir les assauts de chacune d’entre elle alors qu’il continuait à converser était insupportable. Il était impossible de les faire taire plus longtemps, que ce soit la tendre douleur qui envahissait son être, ou la sublime crainte de s’abandonner à lui, la blondinette savait parfaitement qu’elle ne pouvait plus lutter. C’était complètement vain.

D’un calme olympien qui jurait  totalement avec le feu intérieur qui la consumait, Elhiya leva les yeux doucement sur ce Gryffondor qui semblait tout aussi –si ce n’est plus- déboussolé qu’elle .Elle marqua un temps de silence, cherchant les bons mots, humidifiant inconsciemment ses lèvres, quand elle réalisa qu’elle ne fonctionnait pas comme lui. Elle ne le noierait pas sous une élocution sans fin, c’était infructueux. Premièrement car elle mettrait une éternité à mettre des mots sur des sentiments qu’elle ne comprenait pas, et secondement car le brun avait suffisamment parlé pour eux deux. Un léger soupire lui échappa alors que, désœuvrée, elle inclinait la tête sur le coté.


« Tu parles vraiment trop, c’est épuisant tu sais… »

Il aurait impossible pour la jeune fille de dire si c’était la mèche de cheveux dorée qu’il avait replacée derrière son oreille qui avait terminé de briser ses dernières défenses, mais elle avait attrapé le milieu de sa cravate rouge & or d pour l’attirer à lui et s’agripper à ses lèvres. Brulantes, comme dans son souvenir… Elle l’embrassait avec fougue, contrôlant avec difficulté son envie de ne plus le quitter, de se repaitre entièrement de lui en un seul échange passionnel. Elle lui vola suffisamment pour apaiser quelques instants son désir de le posséder.  Mais, il lui était impossible d’occulter, qu’en agissant ainsi,  qu’elle ne valait pas plus que les filles qu’il dénigrait l’autre matin dans le parc.

Ses lèvres se détachèrent des siennes, à contrecœur, alors qu’elle restait tout contre lui, les deux mains sur sa chemise, ne sachant qui de son cœur ou du sien battait aussi fort entre eux-deux, elle lui adressa, cependant, un sourire espiègle alors qu’elle rougissait de plus belle.


« Généralement, la meilleure façon d’obtenir ce qu’on veut, c’est de se l’approprier directement. Néanmoins, je n’ai réellement pas le temps, pas maintenant… »

Fermant les yeux sur son souffle chaud qui lui caressait encore les lèvres, occultant cet appel à réitérer, la blonde prit soin de rompre tout contact physique avec le Rouge. Elle le regretta instantanément, mais avait tout de même repris place sur son bord de bureau, enlaçant son grimoire familial et  son manuel scolaire tout contre sa poitrine. Elle avait la désagréable impression qu’elle allait perdre le peu de volonté qu’elle avait réussi à recouvrir après ce baiser et lui donner absolument tout ce qu’il désirait. Or, c’était tout bonnement impossible. D’un nouveau sourire en coin, elle détourna sont regard et reprit le plus calmement possible.

« Par ailleurs, je n’arriverai pas à donner du crédit à tes paroles, vu ce que tu m’as servi dans le parc de l’école... Tu as l’habitude que les filles tentent d’accéder à tes faveurs, ce sont bien tes propres propos non ?... je ne postule pas à la liste de prétendantes éventuelles.  »

Aucun trémolo dans sa voix, aucun bafouillement, Elhiya se demandait par quel miracle elle arrivait encore à lui tenir tête ainsi et à se détourner aussi facilement de lui, alors qu’elle brulait d’envie de s’abandonner en lui. Désir parfaitement irrationnel, c’était ce simple rappel à l’ordre qu’elle psalmodiait mentalement,  qui lui permettait de rejoindre la porte d’entrée sans se retourner. La main sur la poigné, elle hésita, si elle restait plus longtemps elle ne pouvait pas garantir qu’elle serait capable de garder un minium de distance entre eux, et si elle partait maintenant, elle devrait à nouveau supporter la désagréable impression d’avoir son cœur continuellement enserré dans un étau. Elle soupira et tourna la tête vers le seul être qui était capable de la bouleverser encore plus que les grimoires glauques de sa famille.

« Tu veux bien retirer ton sortilège de la porte ? … Je ne peux pas le faire moi pour le moment…  »

Hors de question de sortir sa baguette pour tenter de déverrouiller la porte, elle serait capable de se retrouver avec un aquamenti ou un Lumos à la place.. Elle prendrait le temps de remercier comme il se doit l’autre peste de Gryffondor plus tard, quand elle aurait retrouvé enfin l’usage de sa magie. Mais comme elle comptait planter –une nouvelle fois-  Daemon, la blonde jugea qu’elle lui devait au moins d’être un minimum honnête avec lui. Les joues toujours en feu, elle reprit sur le même ton neutre.

« Je ne crains pas d’être enfermée, ici avec toi ., je crains juste d’être incapable de me contenir. Tu  veux bien me libérer... S’il te plait.. »

La libérer de la porte scellée,
La libérer de son esprit emprisonné,
La libérer de ses désirs de le toucher,
La libérer de sa soif de l’enlacer,
La libérer de son emprise que depuis le début il avait exercée…
Elle s’était appuyée dos contre la porte, attendant un signe de bonne volonté de Daemon, serrant toujours plus forts ses ouvrages contre le tambourinement incessant de son cœur
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Re: Une classe déserte
Daemon Stebbins, le  Lun 31 Juil 2017 - 23:03

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Avant que j' n'ai eu le temps de réagir, Elhiya avait fait une remarque sur le fait que je palabrais trop à son goût. Elle tira sur ma cravate brusquement.  Je m'étais alors retrouvé à sa hauteur et elle fondit sur mes lèvres comme une assoiffée dans le désert se serait jetée la tête la première dans l'eau fraîche d'une oasis. J'étais surpris de tant d'audace de la part de la demoiselle. Cependant je me suis immédiatement pris au jeu. Je l'ai donc accompagné dans ce ballet buccal sans aucune opposition. Je savourais la chaleur de son corps contre, le goût de ses lèvres sur ma langue et l'odeur enivrante de son parfum. Un océan de douceur s'emparait de chaque millimètre de ma personne. J'avais l'impression de vivre un feu d'artifice de l'intérieur. Cette explosion de sensation me bouleversait car je n'avais jamais rien vécu de tel. Je m'enivrais du paradis et il avait pris l'apparence d'une blonde aux yeux bleus de chez serpentard.

Malheureusement, celui-ci se termina bien trop rapidement d'après moi. La verte se détacha de moi. Ce qui me fit pousser un léger grognement d'insatisfaction. Comment pouvait elle interrompre cet instant magique pour nous faire revenir à cette banale réalité sur le plancher des elfes. Je n'aimais pas être déjà aussi dépendant de la moindre de ses réactions ou de son bon vouloir.

- Disons qu'une gifle de ta part m'a suffit. Au moins de cette façon, je suis certain de ton approbation. Et qu'entends tu par tu n'as pas le temps ? As-tu un rendez-vous avec un autre ? Si c'est le cas, tu n'as plus à t'en soucier. Je te le ferai oublier avec l'un de nos fabuleux baisers.

La blonde finit par se détacher complétement de moi et se réinstalla sur la table pour s'emparer d'un livre de cours et un gros volume que je ne connaissais absolument pas, moi le rat de bibliothèque. Il m'intriguait cependant je ne pus saisir le titre. Je n'appréciais que peu cette distance qu'elle réinstalla entre nous. J'avais la sensation qu'elle cherchait de nouveau une excuse pour se sauver. Sauf que cette fois, il était hors de question que la situation m'échappe encore une fois. Et ce que j'avais senti venir, n'échappe pas à la règle.

- Sauf que pour moi, tu n'as rien de commun avec ces gourdes superficielles. Je ne me suis jamais intéressé à l'une d'elles. Toi, tu m'as envoûtés et je ne désire qu'une chose, apprendre à te connaître afin de construire quelque chose. Et tu ne feras jamais parti d'une liste, tu es au-dessus de tout cela. Cependant j'ai une certitude, malgré ce que tu dis, c'est que tout autant que moi, tu souhaites approfondir ce lien qui s'est créé entre nous. Je le sais rien qu'en plongeant mes yeux dans les tiens. Je vois cette lueur d'envie au fond eux. Et même si tu veux le nier, je suis certain de moi car je le sens quand l'on s'embrasse car tu vibres autant que moi dans ces moments là.

Le blonde me contourna et se rendit à la porte me demandant d'ouvrir la porte. Une simple réponse sortit alors de ma bouche :

- Non, je refuse de t'ouvrir même si tu décides de me maudire.

Je traverse d'un pas déterminé la salle pour la rejoindre. Je me rapproche suffisamment pour qu'elle soit obligé de me faire face complétement. J'avais posé ma main sur la porte au niveau de son visage. Je m'inclinai pour être à son niveau.

- Le jeu où tu es le chat et moi la sourie est terminé.

Elle venait d'avouer avoir peur de ses réactions alors je réitérai ma réponse.

- Non

A mon tour, je fondais sur ses lèvres. Ne m'avait-elle pas dit qu'il fallait prendre ce que l'on désiré. Et tout ce que je voulais, c'était elle. Je voulais profiter de ses lèvres, caresser sa peau et respirer son parfum. Ma main se détacha du bois pour venir appuyer sur sa nuque tandis que l'autre se glissa autour de sa taille pour l'enserrer afin de la rendre prisonnière de mon corps. Au fur et à mesure me bouche dessina une ligne jusqu’à la base de son cou. Pris d'une pulsion, je me suis mis à aspirer la peau fine. Je voulais la marquer ainsi pour montrer à tous que je la voulais pour moi seul. Elle me rendait complétement fou.

Je me détacha pour l'observer. Je percevais la musique de nos cœurs qui battaient à l'unisson à cette seconde. Alors je me penchais un peu et lui dit :

- Si tu veux vraiment que je te laisse sortir d'ici, alors promets moi que tout ceci n'est qu'un prémisse à un commencement pour nous. Sinon je pense que tu vas rester là un moment encore. Et bien sûr je ne parle pas simplement de mots en l'air.

J'étais déterminé à réussir. Je ne devais pas perdre cette chance que Merlin me donnait à cette seconde. Je passerai certainement pour un goujat mais je m'en fichais complétement. Je ne pouvais pas renoncer à elle car elle était semblable à l'oxygène qui parcourait les veines de mon corps pour alimenter ma vie. Sans elle, je savais que je suffoquerai à en mourir. et refuser d'abdiquer sans me battre. Je devais la faire céder ...
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Re: Une classe déserte
Elhiya Ellis, le  Mar 1 Aoû 2017 - 12:35

Comme elle lâchait avec douceur la cravate rouge et or, elle adressa un sourire en demi-teinte au brun qui ne trouvait rien de mieux que de tenter de la provoquer en allant bon train sur les suppositions quant à son manque de temps. Et en plus, il s’estimait suffisamment important et doué pour lui faire oublier tout ce qu’elle avait d’autre à faire. Comme quoi son arrogance était sans fin. En temps normal, la blonde aurait ricané, lui demandant comment il pouvait être aussi sûr de lui, mais à l’instant présent, elle voulait juste sortir de là, ne pas rester à côté de lui, ne pas s’enivrer de son parfum, ne pas se jeter dans ses bras, et lutter intérieurement contre des démons inconnus. Elle n’avait pu que marmonner faiblement en récupérant ses ouvrages dans ses bras « Comme si je t’aurai suivi si j’avais un rendez-vous avec un autre… ». Franchement, il en connaissait beaucoup des filles qui s’offraient en un baiser à un pour aller en voir un autre juste après ? Si c’était le cas, il avait des fréquentations pas bien saines… Mais aux vues de ce qu’elle avait trouvé dans la généalogie familiale, la blonde se trouvait bien mal placée pour se permettre une réflexion cinglante sur le sujet.

Ses bras s’étaient enroulés autour des grimoires, comme un naufragé à une planche de bois, seul échappatoire disponible dans cette salle de classe, seul moyen de garder un minimum de distance entre le Rouge et elle, seul moyen d’essayer de pas retourner vers lui alors qu’il l’inondait à nouveau de belles paroles qui brulaient son cœur encore plus douloureusement. Elle ne voulait pas l’entendre, pas l’écouter, pas le regarder, elle voulait juste se débarrasser de cette désagréable impression de ne pas être capable de lui tenir tête plus longtemps, elle voulait juste pouvoir fermer les yeux et se dire qu’elle retrouverait sa contenance et son détachement habituel… Mais rien n’y faisait, non rien du tout, les paroles de Daemon caressaient tout son être comme des plumes perdues effleurant doucement la surface de l’eau. La troublant de plus en plus à chaque infime mouvement de sa part.

Son discours reprenait point par point le peu de reproche qu’elle avait eu la force de lui faire, s’efforçant d’être rassurant et convainquant. Elle avait soupiré, il n’était pas prêt de la laisser s’enfuir si simplement visiblement… Sans aucune hésitation, sans aucune indécision, il arrivait si facilement à se justifier, à trouver les bons mots, ceux qu’elle voulait entendre, que s’en était d’autant plus déstabilisant. Elle n’avait théoriquement aucune raison de le fuir, aucune de lui dire qu’il s’était trompé et qu’il avait mal interprété ses gestes. Après tout, c’était elle, et elle seule qui avait renoué le contact physique entre eux, incapable de supporter de prétendre plus longtemps qu’il n’avait pas hanté quasi chacune de ses pensées depuis qu’elle l’avait laissé rentrer seul à Poudlard. Néanmoins, ce n’était pas ce qu’il ressentait lui qui la troublait le plus profondément, c’était cette multitude de sentiments contradictoires qui lui faisait perde pieds. Incapable de faire face….

Tout comme elle était incapable de maintenir une jouxte verbale à l’heure actuelle, elle qui adorait ca… la blonde avait espéré trouver refuge vers la porte de sortie, mais là aussi c’était bien sûr sans compter sur la détermination du Rouge & Or qui l’obligeait rapidement à le regarder, se moquant royalement de ce qu’elle lui avait dit quelques secondes plutôt. Il était venu caller sa main sur la porte derrière elle, juste à côté de sa joue, sans aucune équivoque sur son désir de la voir rester là. De toute manière, il avait scellé la porte, il pouvait bien s’appuyer dessus pour contenir le peu de liberté que la blonde voulait regagner, ça ne changeait pas grand-chose. Elle se sentait acculée, incapable d’entrevoir une sortie de secours, incapable de toute façon, de voir autre chose que la lueur qui scintillait au fond de ses yeux. Elle connaissait ce regard, elle ne pouvait l’occulter, peu importait combien elle essayerait d’étouffer ce sentiment, elle n’y parviendrait jamais… Elle avait eu à peine le temps d’entre-ouvrir la bouche pour tenter de lui demander de la laisser partir, que Daemon répondait à la même pulsion irrationnelle et sans appel de fondre sur ses lèvres. Au même désir de se l’approprier à nouveau, entièrement, complétement, sans lui laisser d’autre possibilité que subir les conséquences de ce qu’elle avait provoqué en l’attrapant par sa cravate juste avant. Doux nectar auquel il était impossible de ne pas répondre, Elhiya s’était haussée sur la pointe des pieds pour répondre à son appel, se laissant finalement consumer par ce qu’elle avait vainement tentée de contenir en mettant un pied ici. Ça n’avait pas de sens, pas de logique, pas même un soupçon de raisonnable, or, dans ses bras, plus rien n’existait. La salle de classe avait disparue, la multitude de questions qu’elle n’avait de cesse de se poser s’étaient éteintes, les faibles tentatives pour lui résister avait complétement fondues. Seule la chaleur qui envahissait tout son être, sa main au tour de sa taille la pressant doucement contre lui, sa main derrière sa nuque, seules ses choses semblaient avoir d’importance.

Oubliées les recherches sombres dans le grimoire des Ellis, disparue la nécessité de montrer à son cousin qu’elle avait les pièces manquantes du puzzle, rien, plus rien n’avait d’importance que les lèvres du Rouge qui s’échappait doucement sur dans son cou une nouvelle fois. Affolant ses sens, ses envies, son besoin de rester avec lui. L’effleurement était léger, doux, puis le frisson glacé de la caresse se mua en une chaleur piquante qui arracha un très faible marmonnement à la blonde


« Arrêtes s’il te plait »

Le picotement toujours présent dans sa nuque dégageait une chaleur assez agréable, et même si elle voulait lui dire qu’il avait exagéré, elle se contentait de fixer ses yeux couleur acajou, incapable de râler, le souffle court, les joues en feu, le cœur battant bien trop vite. Interdite, elle ne réalisa pas tout de suite que le brun concédait à la laisser sortir en échange d’une promesse somme toute très simple.

« Hein ? »

Elhiya atterrit sur terre avec un peu de difficulté, la salle de classe était de nouveau au tour d’eux, la poussière n’avait jamais cessée son ballet incessant avec la faible lumière, et elle avait toujours ses livres dans les bras. Elle mit un peu de temps à intégrer ce que Daemon lui avait et avait marqué un silence, le temps de recouvrir ses esprits. Les battements de son cœur se calmait un peu, mais la chaleur du bras du Daemon au tour de ses hanches la troublait encore. Il comptait la lâcher un jour ? Non pas qu’elle le veuille réellement, mais que pour prouver qu’il était de bonne foi et qu’il acceptait de lui ouvrir la porte cela aurait pu être mieux. La blonde soupira doucement, alors qu’un sourire timide fleurit sur son visage, il n’y avait pas beaucoup de réponse possible à la requête du Rouge. Elle ne le comprenait que maintenant. Se haussant encore sur la pointe des pieds, elle déposa sur les lèvres du brun un léger baiser avant de lui pincer tout doucement du bout des dents sa lèvre inférieure.

« Promis.. Mais je pense pas qu’il fusse nécessaire que je le précise.. »

Comment aurait-elle pu oser vouloir lui faire croire qu’elle ne comptait pas le revoir après cette échange. Elle avait les joues encore colorées de leur étreinte, le rythme cardiaque toujours incertain et ses yeux prunelles clairs jours prisonnières des siennes. Elle n’était pas suffisamment bonne menteuse pour lui dire que la danse muette de leurs langues ne représentait rien.
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Re: Une classe déserte
Daemon Stebbins, le  Jeu 3 Aoû 2017 - 19:30

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Entendre ses mots m'avait frustré. Je n'avais pas envie de l'écouter et encore moi que ce contact cesse. Je voulais toujours plus avec Elhiya. Comment pouvait-on devenir accro à une personne dans un laps de temps aussi court. Ce n'était pas logique ni censé. Où était donc passé ma capacité à rationalisée ? J'avais l'impression qu'elle s'était envolé Merlin sait dans quel endroit. Seulement dix jours que la demoiselle était entrée dans mon univers si constant et elle en avait chamboulé toute sa cohérence et la régularité du jour au lendemain. Je me forçais, à contre cœur, à accéder à sa demande à grande peine. Je vis la blonde qui me fixait. On pouvait découvrir dans son regard le trouble qui s'était emparé d'elle pendant que j'avais exploré la finesse et la délicatesse de sa nuque en la couvrant de mes lèvres affamées. Etrangement, j'étais calme. Peut-être parce que je percevais vraiment ce que je provoquais en elle en entendant son souffle et en admirant la rougeur de ses joues. J'aimais le tableau qui se dessinait devant moi contre cette porte. Et si j'avais eu la fougue de nouveau, je me seras volontiers laisser emporter dans un second tour de sensations pour le prolonger.

En tout cas, c'était définitif pour ma part, quand la serpentarde était dans les parages. Il m'était inexorablement impossible de rester impassible en face d’elle. J'en prenais toute la mesure. Car intérieurement, je n'étais plus que sens et désirs. J'avais l'impression que le moindre de ces contacts déclenchait un feu que jamais rien ne pourrait éteindre jusqu'à la fin de mes jours. J'avais toujours eu horreur de ce genre d'idées que je trouvais mièvres et absolument pas réaliste. Pourtant j'étais bien forcée de constater que j’étais complétement immergé dans ce type de situation en cette seconde.

C'est alors que la verte et argent eut un geste qui me surpris, elle déposa un baiser sur mes lèvres en les mordant légèrement.

- Si cela était nécessaire. Car tu as tendance à me souffler le chaud et le froid. De ce fait, je ne devine pas ce que tu penses ni tes réactions qui me surprennent le plus souvent. J'ai un bon jugement d'ordinaire sur les gens du fait que je sais observer. Toutefois avec toi, je suis déstabilise et je n'y parviens pas. De ce fait, tout cela est nouveau pour moi et je ne connais pas encore les règles.

Je détachais mon bras de sa taille à contre cœur afin de lui rendre sa liberté et je pouvais dire que ce geste me coûtait énormément. Après tout, j'avais franchi une étape de plus sur la voie que j'avais décidé d'emprunter pour qu'elle ne soit qu'à moi. Je pris ma baguette et prononça :

- Finite Incantatem.

Les deux sorts disparurent permettant ainsi à la blonde de s'enfuir loin de moi. Car ainsi que je le percevais à cette seconde. Le vide allait bientôt m'envahir et je le redoutais. Je la vis alors ouvrir la porte et sortir. Son absence me tomba dessus comme je l'avais redouté. A mon tour, je quittais ce lieu gardant en ma mémoire le souvenir de Elhiya et la saveur de a bouche sur la mienne. Je rejoignis sans réellement envie mon prochain cours. Je n'avais qu'un espoir, la revoir le plus rapidement....


(Fin du rp pour nous deux.)
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Re: Une classe déserte
Invité, le  Sam 12 Aoû 2017 - 17:59

RP avec Rewynia Scoffdyssa


Kalén venait de terminer sa première semaine de cours à l'Ecole de sorcellerie Poudlard. Et elle se sentait déjà morte d'épuisement.
Elle avait rapidement fait la connaissance des ses camarades de Poufsouffle, sans entrer non plus dans des relations amicales.

La jeune fille les avait trouver accueillants et chaleureux, même si cette soudaine proximité permanente avec d'autres jeunes gens avait quelque peu déstabilisé la jeune fille. Elle qui avait pris goût au silence et à la solitude, la salle commune des Jaune et Noir lui apparaissait parfois plus fatigante que les cours eux-même.

C'est donc particulièrement lasse et exténuée, qu'elle poussa par hasard la porte d'une salle déserte, non sans avoir frappé au préalable.
N'obtenant pas de réponse, Kalén s'était permise d'ouvrir la porte déjà entrebâillée, et s'était alors, à la plus grande joie de la jeune fille, retrouvée dans une pièce vide.

*Enfin* ! pensa-t-elle en posant son sac sur une table au premier rang.

Elle allait pouvoir travailler loin des cris et de l'agitation de sa salle commune, mais aussi loin de l'ambiance oppressante de la bibliothèque.  
Machinalement, la jeune fille sortit ses affaires et entreprit de commencer ses devoirs de la semaine, planchant en premier lieu sur un devoir de Métamorphose.

Kalén adorait cette matière. C'était pour ainsi dire, celle qu'elle préférait entre toutes.
Mais une migraine déjà menaçante commençait sérieusement à prendre forme dans sa tête, obscurcissant ses yeux et tapant de manière lancinante contre la partie droite de son crâne.
Elle avait pensé que commencer par un devoir de Métamorphose l'aiderait à se motiver pour le reste, mais même ce sujet qu'elle trouvait particulièrement intéressant, ne parvenait pas à mobiliser sa concentration.

Les bruits dans le couloir, les voix des élèves, même les piaillements des oiseaux résonnaient dans son esprits, bloquant ses pensées et la remettant sans cesse devant son parchemin invariablement blanc.

"Kalén Bloom,
1ère année
Poufsouffle"
, écrit-elle pour se donner du courage.


"Kalén Bloom..."
"Poufsouffle..."


Poufsouffle, c'est comme un sort de disparition... "Pouf !", songea Kalén, les yeux mi-clos.

Poufsouffle....
Souffle... comme le vent dans le saule qui ondulait son feuillage devant la fenêtre.

Il était tard, le soleil disparaissait déjà tandis que les pensée de la jeune élève vagabondaient doucement vers le sommeil...
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Re: Une classe déserte
Invité, le  Sam 12 Aoû 2017 - 20:27

RP avec Kalén Bloom

La demoiselle en avait marre des cours. Il fallait toujours apprendre, apprendre, apprendre et mettre en pratique. C'était un cycle ennuyeux, répétitif et sans objectif précis. Sauf, peut-être, celui d'avoir des connaissances pour pouvoir pratiquer la magie, la métamorphose, des sorts complexes. Heureusement que les cours étaient terminés pour aujourd'hui. En tout cas, pour elle. Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle voulait faire, elle traînait tranquillement dans les couloirs en jetant des regards par-ci, par-là. La jeune fille observait les élèves qui discutaient entre eux, qui riaient. Des personnes probablement trop bruyantes à son goût. Elle haussa un sourcil quand elle vit une porte qu'elle n'avait jamais franchie. Celle-ci s'en approcha, se demandant ce qu'il pouvait y avoir derrière. Sans même faire attention aux autres, sans même se soucier des conséquences si jamais c'était un endroit interdit, elle tourna le loquet de la porte et ouvrit celle-ci. C'était une salle qui avait l'air déserte à première vue. Rewynia s'empressa de refermer la porte derrière elle, restant pendant quelques minutes dans la même position, debout à fixer la salle.

La vie était loin d'être une partie de plaisir, pour elle. Ce n'était que souffrance. Des blessures, des trahisons, de la douleur. Tout cela peut parfois provoquer la chute d'un être vivant. On ne peut pas savoir à l'avance quand on va mourir, c'était bien dommage aux yeux de la demoiselle. Elle aurait tellement aimé savoir la date exacte de sa mort. Au moins, elle serait préparé. Mais bon, heureusement, elle n'avait pas ce pouvoir. "Je suis née dans le mauvais monde." C'était souvent ce qu'elle pensait. Effectivement, elle ne comprenait pas vraiment les gens, les idéaux que ceux-ci avaient. La mode, être stylé, devoir faire preuve de politesse, être gentil, souriant alors qu'on n'a qu'une seule envie : partir. Elle, quand elle n'avait pas envie de parler à quelqu'un, elle lui disait directement. Rewynia était parfois une fille facile, qui disait tout ce qu'elle pensait des autres, ça lui évitait de devoir faire semblant, de faire de faux sourires. On était directement soulagé d'un poids, après. Comme pensait la jeune fille, on était tranquille et les gens savaient à quoi s'attendre avec vous.

Pourquoi faire semblant ? C'est dans la nature des êtres vivants. Amadouer les autres, se servir d'eux. Par contre, ce que l'adolescente ne comprenait pas vraiment, c'était le fait qu'on avait toujours des regrets et qu'on se remettait en question après nos actes. Elle trouvait que cela ne servait à rien, ce qui était fait, était fait. On ne pouvait pas revenir en arrière. À quoi bon s'en vouloir et gâcher sa vie de cette manière ? Autant profiter un maximum. L'amitié, quelle chose pathétique. Parfois, ça pouvait servir. Cela pouvait être bénéfique pour certaines personnes, mais pas pour elle. Quand elle voyait des garçons ou des filles qui avaient tout une cour à leurs pieds, elle en rigolait. Comme si avoir pleins de faux amis était une bonne chose. Dès que vous faisiez un truc qui ne plaisait pas, ils vous laissaient tomber. Alors vaut mieux avoir des vrais amis que de faux énergumènes. Elle poussa un long soupir, secouant légèrement sa tête en essayant de reprendre ses esprits. Celle-ci n'avait pas besoin de penser à tout ça maintenant. Autant profiter du fait qu'elle soit toute seule.

En détournant doucement la tête pour observer d'un œil plus attentif la salle de classe "déserte", elle se figea. Elle était bien contente de ne pas avoir penser à voix haute, surtout qu'une personne se trouvait dans la pièce. C'était une jeune élève, elle le voyait d'ici. La jeune fille repéra même la couleur de l'uniforme de celle-ci, voyant que c'était une élève de Poufsouffle. La jeune sorcière semblait être en train d'écrire, probablement de faire ses devoirs. Rewynia savait ce que c'était, elle avait été une bonne élève aussi en première année avant que ça ne se dégrade. Toujours vouloir faire bonne impression, mais on finit par se lasser de cette image et on devient soi-même. Elle ne prononça pas un seul mot, se disant que ça n'en valait pas la peine.
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Re: Une classe déserte
Invité, le  Sam 12 Aoû 2017 - 23:32

La jeune Poufsouffle s'était clairement assoupie. Son esprit vagabondait dans les méandres de ses souvenirs, retraçant tout d'abord la semaine éprouvante qu'elle venait de passer, puis s'aventurant plus loin, dans son passé.
Elle revit son frère, cinq ans auparavant, quittant leur foyer pour partir au Brésil. Elle le vit secouer la main dans sa direction alors que sa vision se troublait sous les larmes. Depuis ce jour fatidique, elle ne l'avait pas revu. Cela leur arrivait d'échanger par hiboux mais il avait peu de temps à consacrer à leur correspondance.
Les hiboux... Ces animaux qui la fascinaient étaient ancrés en elle depuis son enfance. Elle avait apprécié leur compagnie lorsque son frère était parti, avait appris à les aimer, au point qu'ils étaient devenus ses seuls amis.
Elle était à présent avec Grisebec, la chouette effraie de sa mère... Mais celle-ci grandissait, grandissait presque au point d'atteindre la taille d'un hippogriffe. Elle la chevauchait, et la chouette s'envolait dans le ciel gallois de son enfance. Elle pouvait sentir le vent frais ébouriffer ses cheveux ondulés. Fermant les yeux de plaisir, elle sourit à l'immensité céleste qui l'entourait.


"CLAC !"


Kalén fut brusquement tirée de sa torpeur par le bruit d'une porte que l'on ferme. Tout près d'elle.
Elle ouvrit les yeux d'un coup, mais ne releva pas la tête. Hors de question qu'elle fasse du social avec un quelconque élève venu se perdre ici, elle qui avait déjà fuit sa salle commune pour pouvoir être un peu seule.

Elle attendit quelques instants, les yeux rivés sur son parchemin quasi-vierge, mais la personne ne semblait pas vouloir bouger.
Furtivement, elle glissa un rapide coup d’œil vers la porte, ses yeux revenant bien vite se poser sur son laborieux devoir de Métamorphose.
Elle avait à peine eut le temps d'apercevoir une jeune fille, plus vieille qu'elle qui semblait perdue dans ses pensées, sans parvenir à discerner la couleur de sa maison.
Elle attendit encore, toujours tournée vers le papier qui lui semblait immensément vide.
Décidée d'en finir une bonne fois pour toute, elle prit sa plume d'un air résolu, l'humidifia d'encre et commença à rédiger une introduction plate et sans saveur, mais qui avait le mérite d'exister.


Plusieurs minutes passèrent, sans que la nouvelle venue ne se décide à bouger. C'était assez étrange. Elle était là, appuyée contre la porte, et ne semblait pas vouloir s'en décoller.
Kalén tenta de ne pas y prêter attention, mais sa présence et surtout son mutisme commençaient à la mettre mal à l'aise.


Malgré ses efforts, ce malaise devint trop important, et elle se résolut à lever les yeux de sa feuille.

C'était une jeune fille de Serpentard. A vue de nez, elle devait être en troisième ou quatrième année. Kalén ne connaissait encore aucun élève de cette maison et se demanda ce que cette demoiselle lui voulait.
Elle tenta de croiser son regard mais peine perdue, la serpent était définitivement plongée dans les tréfonds de son esprit.

Rassemblant son courage et affichant un air assuré, la petite Poufsouffle se tourna vers la Verte et Argent et lança d'une voix neutre :

"Excuse-moi ? Tu cherches quelque chose ?"

Pas terrible comme entrée en matière, mais Kalén s'en fichait. Tout ce qu'elle voulait, c'était pouvoir terminer tranquillement ce devoir avant de monter dans son dortoir pour une bonne nuit de sommeil.
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Re: Une classe déserte
Invité, le  Mer 23 Aoû 2017 - 20:21

Celle-ci était toujours dans ses pensées, ne sachant quoi faire d'autres. Elle essayait de fuir le moindre contact avec une autre personne, et voilà qu'elle tombait dans une salle déserte. Pour elle, c'était un drôle de soulagement de se retrouver toute seule. Enfin, ça, c'est ce qu'elle pensait avant d'apercevoir la jeune élève assisse vers le fond de la classe. N'ayant aucune envie de parler, elle l'avait simplement regardé en se demandant ce qu'elle faisait là. Celle-ci avait probablement une raison d'être venue dans cette pièce. Peut-être qu'elle était comme Rewynia ? Peut-être qu'elle cherchait la solitude et la paix ? La demoiselle lança un regard interrogateur vers la jeune fille, n'osant pas trop s'approcher. Ce qui la dérangeait, c'est qu'elle n'avait rien amené avec elle. Même pas son sac de cours dans lequel se trouve la majorité de ses livres, beaucoup de ses parchemins ainsi que sa précieuse encre. Donc, elle n'avait aucune excuse pour être venue ici. Elle n'allait tout de même pas dire qu'elle venait admirer cet endroit ? Ce serait totalement stupide de sortir une telle ânerie. C'est la raison pour laquelle elle avait préféré ne rien dire. Pourquoi se forcer à sourire, se forcer à dire un bonjour enjoué et sympathique si ce n'est pas vraiment ce que l'on ressent ? C'est une énigme pour elle. L'adolescente avança tranquillement jusqu'à la fenêtre, observant les nuages dans le ciel. Ceci lui permettait de se détendre.

La jeune fille remarqua que l'élève de Poufsouffle était en train de regarder son parchemin qui semblait vide à première vue. Probablement un devoir à rendre. Elle se souvenait de son implication dans ses devoirs quand elle était en première année, elle en rigolait quand elle y repensait. Être studieuse était bien, mais elle avait finit par se lasser de cette image. Rewynia était surprise de voir la jeune sorcière prendre sa plume avec motivation et commencer à écrire. Le parchemin avait désormais des tâches noires par-ci, par-là. Est-ce que vouloir finir un devoir était vraiment important pour elle ? Probablement qu'elle pensait aux sanctions qu'elle pourrait avoir si elle ne le rendait pas. C'est vrai que comme elle semblait beaucoup plus jeune, cela ne l'étonnerait même pas qu'elle soit en première année. Cette année, l'adolescente ne faisant pas grand-chose concernant les devoirs. Elle retenait ce qu'elle devait faire, mais elle ne le faisait pas. La logique dans tout ça ? On pouvait dire qu'il n'y en avait aucune. Effectivement, elle se prenait souvent des sanctions, car elle avait la "flemme" et la "non envie" de faire son travail. La jeune fille tuait le temps à sa manière et n'aimait pas l'autorité. C'est pour cela qu'elle ne faisait pas le travail demandé, elle n'en voyait pas l'utilité. Si elle se ressourçait dans son coin, ça ne devrait pas poser problème. Pourtant, les professeurs pensaient autrement.

Le malaise dans la pièce était de plus en plus intense, à la limite du supportable. Cependant, la demoiselle persistait dans son silence, ne daignant même pas dire un "bonjour, comment ça va ?". Elle trouvait que se forcer était stupide, alors elle préférait rester debout, devant une fenêtre. Qu'est-ce qu'elle regardait à présent ? Les élèves qui étaient enthousiastes, car c'était la fin des cours. Une euphorie sans aucun sens à son goût. La demoiselle haussa un sourcil quand elle remarqua un petit groupe passer en hurlant, en s'écriant. Comme si c'était quelque chose de tout à fait exceptionnel, ce n'était pourtant que la fin des cours pour la journée. Le fait d'être en compagnie d'autres personnes donnait vraiment ce sentiment ? Elle l'ignorait. En même temps, elle ne faisait pas beaucoup d'efforts avec les gens, donc elle se disait que c'était bien fait pour elle de se retrouver seule. Puis, ce n'est pas comme si elle aimait la compagnie, hein. Celle-ci secoua légèrement la tête de droite à gauche, se rappelant de la jeune Poufsouffle.

Rewynia était surprise d'entendre le son de sa voix. Elle n'aurait jamais cru que la jeune fille ferait le premier pas, mais cela l'arrangeait. Au moins, elle n'avait pas besoin d'utiliser une formule quelconque de politesse. Répondre sèchement était la meilleure option pour le moment, sachant qu'elle n'éprouvait nullement le besoin de discuter avec cette personne. -Je recherche le silence, fit celle-ci en tranchant net la conversation. C'est vrai que ce n'était pas très aimable de sa part de lui parler comme cela alors qu'elle était probablement nouvelle, mais l'adolescente détestait les questions inutiles. Autant être direct, cela éviterait les faux espoirs.
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Re: Une classe déserte
Invité, le  Jeu 24 Aoû 2017 - 0:31

Kalén ne s'était pas attendue à une réponse aussi sèche de la part de la nouvelle venue.


L'un de ses nombreux changements de comportement opéra soudain. Elle la regarda un moment, prenant volontairement l'air innocent qu'elle arborait parfois, ses grands yeux bleus posés sur la jeune fille. Elle resta ainsi quelques instants, prenant plaisir à faire monter le malaise dont elle décida de se servir.


Enfin, au bout d'un long moment à s'observer mutuellement, la jeune blairelle se fendit d'un large sourire et haussa les épaules.

"Alors tu es tombée au bon endroit".

L'air malicieux, le regard empli de pseudo naïveté, Kalén reprit sa plume et recommença à gratter son parchemin. Elle avait gardé un petit sourire en coin, dénué de moquerie, plutôt empreint de mystère.

Les jambes croisées, le dos droit et le menton appuyé contre son poing, elle commença à balancer la tête, comme pour battre la mesure d'un air imaginaire. Son pieds suivit bientôt.
A l'observer changer ainsi d'attitude, on aurait pu croire que la petite Poufsouffle était folle. Était-ce un jeu qu'elle jouait pour agacer la verte et argent, ou était-elle en cet instant, plus que jamais naturelle ?

Dans tous les cas, Kalén était contente que la Serpentard ne fasse pas partie des bavardes. C'était pour travailler qu'elle était venue ici, pas pour causer chiffon avec les autres élèves de l'école.
Elle aurait pourtant apprécié un peu plus de chaleur dans la réponse de la jeune fille. Après tout, c'était elle qui entrait sans prévenir dans une pièce occupée, sans même se donner la peine de frapper. Et elle lui parlait ensuite comme si c'était Kalén qui était venue la déranger ?
La petite jaune n'aimait pas les gens, mais ce n'était, à ses yeux, pas une raison pour leur manquer de respect.

Malgré le bruit et l'agitation horripilante qui régnait au dehors, sa migraine semblait vouloir passer, chose assez extraordinaire pour un mal de tête comme celui-ci.
L'esprit plus libre, la petite Poufsouffle pouvait se concentrer pleinement sur son devoir de Métamorphose. Elle se sentait mieux et les idées commençaient même à venir.

Rapidement, elle inscrivit quelques mots clefs sur un parchemin vierge qui lui servirait de brouillon. Elle traça des lignes, reliant les mots entre eux, commençant à former le plan.
Ses yeux se posèrent alors sur le mot "Animagie", qu'elle avait écrit en bas de page. Quelques instants, ses pensées s'envolèrent et elle imagina la sensation que devait procurer le fait d'être un animal.

Devenir Animagus était le second rêve de Kalén, le premier étant de rejoindre les rangs des Aurors. Elle se demanda alors quel pouvait bien être son animal totem. Elle se figura d'abord un hibou, puis quelque chose de plus petit, de plus discret. Son amour de l'espionnage et des enquêtes serait nécessairement représenté dans son animal intérieur. Après le hibou vint le chat, puis la souris. Elle s'imagina un instant en insecte mais un frisson la parcouru : non, ça ne pouvait pas être ça, cette idée la répugnait trop. La petite continua encore un moment ses pérégrinations intellectuelles, avant de se concentrer à nouveau sur son devoir à rendre. Elle aimait vraiment cette matière. Maintenant que la douleur de son crâne était passée, elle pourrait prendre plaisir à rédiger sa dissertation.

Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de penser à la jeune fille toujours plantée devant l'embrasure de la porte.
Après tout, elle devait avoir eu, comme Kalén, une journée éreintante. Et elle devait, comme Kalén, avoir, en ce moment, les gens en horreur pour venir s'isoler dans une salle apparemment déserte.
Et, comme Kalén dans ses mauvais jours, elle semblait hermétique à tout contact humain, qu'ils soient cordiaux ou non.


Pour ces raisons, la petite fille ne la condamna pas tout de suite, attendant de voir comment l'adolescente allait réagir.
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Re: Une classe déserte
Invité, le  Jeu 24 Aoû 2017 - 13:37

La demoiselle avait répondu d'un ton sec, en évitant soigneusement le regard de la première année. Peut-être qu'elle n'avait pas été très sympathique pour une première rencontre avec cette personne, mais elle n'était pas d'humeur à jouer un rôle. On dit toujours qu'il faut faire bonne impression devant les autres, mais la demoiselle n'est pas du tout du même avis. Celle-ci resta debout pendant quelques instants. Comme elle commençait à avoir mal aux jambes, elle décida de s'asseoir sur une chaise tout en s'étalant sur la table. La tranquillité qu'elle recherchait était compromise par une élève de Poufsouffle, c'était vraiment génial. Dans ce monde, il fallait avoir assez de bon sens pour supporter les gens. Cependant, la demoiselle ne connaissait pas la patience et n'aimait vraiment pas être dérangée pendant son moment de réflexion. Même si, cette fois, c'était elle qui venait déranger une jeune élève en train de faire son devoir, elle n'en avait rien à faire. Celle-ci observa la salle de classe, se demandant si un vieux bouquin ne traînait pas par là pour qu'elle puisse s'occuper. Elle décida donc de se relever, cherchant un peu à droite et à gauche du regard. C'est alors que ses yeux rencontrèrent une armoire située un peu plus loin au fond de la classe. Peut-être que dans celle-ci, elle trouverait son bonheur personnel ? Rewynia commença à marcher vers le meuble, tout en évitant de passer à côté de la jeune sorcière. Déjà que le malaise était intense, cela ne servait à rien d'en rajouter.

Quelques instants plus tard, l'armoire était ouverte et le regard de la demoiselle parcourait son intérieur. Elle venait de trouver un bouquin poussiéreux qui parlait de la métamorphose. Pourquoi pas, après tout ? Tant que cela pouvait la libérer de son ennui, autant lire un truc qu'elle savait déjà. Cela permettait d'entraîner la mémoire. Alors qu'elle refermait soigneusement l'armoire, elle entendit la réflexion de la jeune Poufsouffle. Combien ne fut pas son mécontentement quand elle l'entendit dire cela. La jeune fille se retourna alors vers la source du son, un air blasé sur le visage. Avant qu'elle n'aille chercher une source d'inspiration et après que Rewynia lui avait mal répondu, les deux sorcières s'étaient regardées mutuellement pendant un petit temps. Mais la Serpentard en avait rapidement eu assez et avait trouvé une autre activité beaucoup plus intéressante que celle de parler avec une plus jeune que soi qui n'était pas de sa maison. Celle-ci jeta un regard interrogateur à son interlocutrice, se demandant si elle était bipolaire. C'est alors que l'adolescente s'avança jusqu'au milieu de la pièce, tout en restant concentré sur la silhouette la jeune sorcière. Un sourire malicieux s'était dessiné sur ses lèvres, ce qui la rendait un peu plus folle de rage. Une plus jeune que soi qui osait se moquer d'elle, c'était vraiment une suicidaire. Sa tête commençait à se balancer, tout comme ses pieds. Rewynia n'y prêta pas plus attention et continua sa route jusqu'à la table où elle s'était assisse précédemment. Même si le comportement de celle qui se trouvait derrière elle l'énervait au plus haut point, elle avait décidé de garder le silence.

Celle-ci trouvait quand même son comportement étrange. C'était comme si elle faisait tout pour s'attirer les foudres de la verte et argent. Ce n'était pas pour déplaire à l'adolescente, elle adorait se prendre la tête avec les gens. Surtout si c'était une plus jeune, c'était d'autant plus excitant. Rewynia avait parfois aussi des moments comme ça, où elle changeait d'attitude sans comprendre pourquoi. Alors elle décida de laisser la Poufsouffle tranquille, comprenant parfaitement pourquoi elle agissait ainsi. Provoquer des foudres dans un tel endroit n'était pas une bonne idée, il fallait donc qu'elle s'abstienne. Elle jeta un regard coup d’œil à la demoiselle, celle-ci était en train de faire son devoir comme si rien ne s'était passé. Un sourire narquois se dessina sur le visage de Rewynia. L'adolescente commença alors à exploser d'un fou rire non contrôlé. Oui, chère première année, les personnes peuvent être stupides et étranges. La jeune fille secoua légèrement la tête. -C'est vrai que c'est l'endroit idéal pour avoir le silence. Je ne pensais même pas t'adresser la parole, en fait. Pourtant, me voici en train de faire la conversation à une gamine plus jeune que moi. Les réactions chez certaines personnes peuvent être vraiment étranges, particulièrement chez moi. Enfin, oublie tout ce que je t'ai dit, fit la demoiselle en esquissant un sourire qui n'en était même pas un.

La demoiselle se retourna tout en prenant le livre de métamorphose dans ses mains. Elle se demandait si la Poufsouffle tomberait dans ses filets.

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Re: Une classe déserte
Invité, le  Ven 25 Aoû 2017 - 0:52

*Pour une personne cherchant le silence, la jeune fille est bien bruyante*, songea Kalén en observant sa camarade exploser de rire avant de lui lancer d'un ton méchant :

"C'est vrai que c'est l'endroit idéal pour avoir le silence. Je ne pensais même pas t'adresser la parole, en fait. Pourtant, me voici en train de faire la conversation à une gamine plus jeune que moi. Les réactions chez certaines personnes peuvent être vraiment étranges, particulièrement chez moi. Enfin, oublie tout ce que je t'ai dit."

Kalén ne répondit même pas à la pique. C'est fou ce que certaines personnes peuvent se sentir supérieures avec seulement quelques années de plus.
Pourquoi continuait-elle de discuter si elle lui disait de tout oublier par la suite ? Et de quelle conversation parlait-elle, elles avaient à peine échanger quelques mots ?


Kalén ne voyait pas où elle avait été désagréable. Elle avait été elle-même, mais une fois de plus, son attitude avait rebuté, effrayé, agacé. Et une fois de plus, les autres la décevaient en lui renvoyant une remarque désagréable dans les dents.
Pourquoi fallait-il toujours qu'elle soit rabaissée ?

Un sentiment de rage monta en elle. La main gauche serrée sur sa baguette, elle crut sentir la plume d'hippogriffe frémir à l'intérieur, la poussant un agir. Elle pensa à un sort. Ah oui, elle le connaissait bien celui-là. Il était simple et terrible à la fois.
Et surtout, il agirait à retardement, sans que la verte et argent ne s'en rende compte.
Ses phalanges commençaient à blanchir à force de se crisper sur le bâton de peuplier. Elle était sur le point de la lever vers la Serpent, lorsque sa vue se brouilla.

Quelques mots sur sa feuille coulaient à présent, rendant illisible l'idée qu'elle avait voulu retranscrire. L'encre s'étalaient en tâches, à l'intérieur de l'eau salé qui tombait par goutte sur le parchemin.

Si l'on n'avait pas regardé l'état du devoir de la jeune fille, on ne se serait pas rendu compte que cette dernière pleurait. Elle continua d'écrire malgré ses larmes qui ruinaient son travail, sa petite main glissant fébrilement sur la feuille usée.
Elle avait placé son poing fermé sur son front, dans un signe de concentration, masquant ainsi son visage luisant et ses yeux gonflés. Elle continuait d'écrire, comme si sa vie en dépendait, ignorant royalement l'adolescente.

Non, Kalén n'était pas du genre à pleurer facilement. Pas du genre à pleurer tout court d'ailleurs. Depuis le départ de son frère, elle n'avait pas versé une seule larme.
Mais son départ de chez elle, sa nouvelle vie à Poudlard, et les autres qui continuaient de la considérer comme une erreur de la nature, comme ses anciens camarades moldus... Elle avait pensé qu'en arrivant dans une école où, comme elle, tout le monde était sorcier, elle serait enfin acceptée. Que "l'anomalie" qui faisait fuir les enfants moldus n'était que son don de sorcellerie.

Mais à présent, Kalén se rendait compte que c'était autre chose. Que c'était bien plus que ça. C'était en elle, dans sa chair, ses os, ancré dans son esprit et dans son être entier. Alors que certaines personnes dégageaient naturellement une aura avenante, Kalén ne devait inspirer que la crainte, le dégout parfois. L'irrespect.


En y repensant, la réflexion de la verte et argent n'était pas incroyable. Elle ne l'avait pas insulté - si l'on exceptait le sobriquet de "gamine" fort peu agréable -, n'avait pas non plus chercher à la violenter. C'était ses mots mélangés à son ton, à son timbre de voix malveillant, ses yeux braqués sur Kalén, comme deux juges annonçant la sentence :"Cette jeune fille est folle ! Éloignez vous d'elle !". Et c'était surtout la dixième de la journée, la centième de la semaine, et la millième dans la vie de la petite Pouffy à la regarder comme si c'était un monstre de foire.
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Re: Une classe déserte
Invité, le  Sam 26 Aoû 2017 - 11:32

Celle-ci appuya légèrement sa tête contre la paume de sa main droite. L'ennui se lisait sur son visage pâle. Elle ne savait pas comment combler ses heures d'ennui, sauf en embêtant une plus jeune année. Comme disait ses parents, nous n'avons qu'une seule vie et il faut en profiter un maximum. Alors elle se débrouillait pour faire tout et n'importe quoi, quitte à se retrouver dans une mauvaise posture comme ce jour-là. Quand elle était en compagnie d'une sorcière beaucoup plus âgée, lors de l'achat de sa première baguette. Elle en avait un très mauvais souvenir, surtout au niveau de son bras. La Serpentard vouait une haine sans nom aux Moldus, et elle s'était faite sévèrement réprimandée par cette fille, autrefois. Une clef de bras, comment elle pouvait oublier un tel événement ? Au moins, elle se rappelait qu'elle ne s'était pas laissé faire aussi facilement. Secouant vivement la tête pour retomber sur Terre, celle-ci jeta un regard interrogateur en direction de la Poufsouffle. Peut-être qu'elle n'aurait pas du lui parler ainsi ? Qu'est-ce qu'elle pouvait être méchante, parfois. Pourtant, ce n'est pas vraiment l'effet qu'elle désirait produire. Celle-ci voulait juste la paix, la tranquillité, la solitude. Voilà que désormais, elle s'en prenait à une plus jeune que soi. L'adolescente détourna le regard de la demoiselle, voyant qu'elle n'avait pas l'air d'humeur à répondre aux provocations. Celle-ci serra les dents, regrettant un peu son attitude de toute à l'heure. Effectivement, elle avait remarqué que la jaune pleurait. Cependant, la jeune fille trouvait que pleurer pour si peu était une marque de faiblesse.

Rewynia essayait tant bien que mal de ne pas lancer une autre pique. Cela ne servait à rien de s'acharner contre quelqu'un de faible. Ce n'est pas que la demoiselle n'était pas elle-même faible et sans défense, mais celle-ci ne pleurait pas pour un rien. Si, pour une simple remarque, elle se laissait déjà abattre, la demoiselle ne donnait pas chair de sa peau. L'adolescente n'avait pas forcément été méchante. Celle-ci se releva de sa chaise et se dirigea, une nouvelle fois, près de la fenêtre. Cela lui permettait de se détendre un minimum et de réfléchir à la situation. Le ciel était clair, teinté de quelques nuages. Comme si quelque chose pouvait marcher, mais qu'un problème restait sans solution. La jeune fille poussa un long soupir de mécontentement, ne sachant comme réagir. Être soi-même ne faisait que lui apporter des problèmes depuis sa deuxième année. Elle connaissait bien ce sentiment, celui de se sentir détester, mépriser. Elle, elle s'était toujours sentie à l'écart des autres, différente de la majorité des élèves. En effet, devoir se comporter d'une manière similaire à celle des autres personnes, devoir suivre les élèves les plus populaires, tout cela lui importait très peu. Celle-ci préférait largement la compagnie de la solitude, tout en restant elle-même.

La demoiselle décida finalement de s'approcher de la jeune sorcière, tout en arborant un air de mépris sur son visage. Pourquoi faire semblant de haïr au plus profond de vous-même une personne ? Probablement pour éviter de montrer les bons côtés de vous. Celle-ci se pencha légèrement à côté de la jeune sorcière, essayant de voir de quoi parlait son devoir. Elle venait de réussir à lire quelques mots, et comprenait désormais le sujet. Un petit sourire illumina son visage, l'adolescente savait parfaitement comment rattraper sa bêtise de toute à l'heure. Celle-ci se précipita vers sa table, attrapa vivement le vieux bouquin qu'elle avait trouvé dans l'armoire tout en se dépêchant de retourner voir la Poufsouffle. La Serpentard ne savait pas vraiment comment engager une conversation après ses dernières paroles, mais elle était bien décidé à aider la jeune fille. Ce comportement ne lui ressemblait pas, mais changer était parfois primordial pour certaines personnes. Pas pour elle, bien sûr. Seulement, se sentir responsable était malheureusement obligatoire au moins une fois dans sa vie. Puis, si elle n'intervenait pas rapidement, la jeune sorcière continuerait à faire du bruit en pleurant, ce qui l'agaçait terriblement. La jeune fille posa le vieux livre sur la Métamorphose sur la table de la Poufsouffle, juste à côté de son devoir tâché d'encre. Peut-être qu'elle ferait mieux de prendre un nouveau parchemin ? Celui qui était face à elle n'était qu'un torchon. Rewynia essayait tant bien que mal de lire ce qu'il y avait de marquer sur la feuille, mais elle n'y arrivait pas. Ce n'était pas la plus douée en ce qui concernait la métamorphose, mais elle pouvait quand même essayer d'aider cette demoiselle.

Ce qui l'avait surprise toute à l'heure, c'était que même si la jeune sorcière avait été blessée par ses propos et avait commencé à pleurer, elle n'avait pas abandonné l'idée de finir son devoir. Ce qu'elle aurait pu faire, c'était partir en courant de la salle de classe, tout en évitant soigneusement le regard de la demoiselle. Ou alors, elle aurait pu riposter sur un ton empreint de colère et de haine. Mais non, tout ce qu'elle avait fait, c'était pleurer et continuer son devoir comme si rien ne s'était passé. Il fallait dire qu'elle l'admirait un peu pour son sang-froid et sa détermination. Cependant, travailler dans ces conditions lui paraissait impossible. La preuve étant que les larmes de la Poufsouffle avaient ruinées son devoir, faisant de celui-ci un véritable brouillon noir. L'adolescente se mordit faiblement les lèvres, essayant de trouver quelque chose de sympathique à dire. -Mmh. Tu ne devrais pas pleurer pour mes vulgaires paroles, fit celle-ci en détournant rapidement le regard, dirigeant celui-ci vers l'extérieur. Je suis comme ça. Je ne pensais pas faire pleurer une plus jeune que moi. D'habitude, les gens sont habitués à mon ton sec, mes paroles dures et tranchantes. Franchement, ne suis-je pas pitoyable d'essayer de me donner une identité autre que la mienne ? demanda celle-ci en attendant aucune réponse en particulier. Tu sais, dans cette école, beaucoup seront détestables avec toi, fit la demoiselle tout en reportant son attention sur la jeune élève. Ce n'est pas qu'elle la traitait comme une gamine immature incapable de comprendre quoi que ce soit, mais elle n'avait aucune envie qu'elle continue à pleurer. C'était aussi surtout parce qu'elle n'avait pas été si méchante que cela.
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Invité, le  Sam 26 Aoû 2017 - 19:31

Kalén se sentait mieux. Les larmes qu'elle avait versé l'avaient allégé du poids qu'elle ressentait depuis la rentrée.
Même si ça ne lui arrivait presque jamais, pleurer n'avait jamais été un acte de faiblesse au yeux de la jeune fille. Au contraire, c'était un moyen de sortir de soi les choses pesantes.
Et c'était normal après tout : à onze ans, ce n'était pas toujours facile de quitter sa famille pour venir s'installer dans un château où l'on ne connaissait personne. Il y avait bien eut Elius et Marjorie dans le train, mais elle n'avait revu ni l'un ni l'autre depuis la répartition.

La solitude de son enfance au Pays de Galles, après le départ de son frère, avait été un pur délice comparée à celle qu'elle vivait à Poudlard. Car elle avait été seule avec la nature, les hiboux, sans personne autour d'elle. Mais être seule dans une école grouillante d'élèves qui se connaissaient tous n'avait rien à voir. Elle n'attendait pas de tisser des relations profondes avec qui que ce soit, mais de simples rapport cordiaux lui auraient suffit. Et pour l'instant, ils se faisaient rares.


La verte et argent semblait regretter un peu ses mots. Kalén n'avait pas pleuré pour la faire culpabiliser, ni même parce qu'elle s'était sentie profondément blessées par ses paroles. Les larmes étaient montées d'elles-même, comme un vase déborde lorsqu'il est rempli à ras bords.

La petite blairelle releva la tête lorsque l'adolescente lui parla. Elle essuya ses larmes d'un revers de main et lui adressa un petit sourire lorsqu'elle eut entendu les excuses de l'autre fille.

"Tu n'as pas à t'en vouloir, répondit-elle. Excuse-moi, c'est moi qui me suis laissée allée, et c'est tombée sur toi. Ça faisait des lustres que ça ne m'était pas arrivé, je suppose que j'en avais besoin."

Elle eut un regard songeur, retrouvant l'expression rêveuse qu'elle arborait parfois.

"Je comprends ce que tu dis, je suppose qu'on a tous besoin de se réfugier derrière un masque pour cacher ce qu'on est réellement au fond de nous."

La jeune fille fut tentée de continuer sur ce sujet, mais se retint au dernier moment. Elle ne se livrait pas à n'importe qui et elle n'était même pas sûre de ce qu'il fallait dire. Tout ce qu'elle savait c'était qu'un étrange sentiment s'était emparé d'elle lorsque sa camarade avait parlé d'identité différente.

"Tu sais, dans cette école, beaucoup seront détestables avec toi", continua la verte et argent.

Kalén eut un faible sourire.

"Oh oui, j'imagine. Pour l'instant j'ai rencontré des gens étranges, parfois sympathiques, parfois non. Et puis ce genre de comportement détestable... eh bien ça ne m'est pas étranger."

Elle s'arrêta là, désireuse de briser cette image de victime qu'elle avait présenté jusqu'à maintenant. Elle savait pertinemment qu'elle aurait pu subir bien pire comme remarque.

Ce fut à cet instant que la Poufsouffle remarqua le livre sur la Métamorphose que la jeune fille avait posé sur sa table, à côté de son devoir tâché.

"Oh ! Tu aimes aussi cette matière ?", demanda la jeune fille en levant les yeux vers l'adolescente, des étoiles plein le regard.

Elle froissa son parchemin elle le jeta dans une corbeille dans un coin de la salle.

"Je vais le recommencer, il m'est inutile dans cet état", ajouta la petite.

Intérieurement, elle eut un sourire. C'était étrange, d'habitude la petite fille n'était pas du genre à causer beaucoup avec des gens qu'elle ne connaissait pas.
Mais elle avait trouvé l'attitude de la jeune fille très noble. S'excuser et remettre en question son comportement n'était pas donné à tout le monde. Quelque chose en elle lui disait que sous ses airs secs et froids se cachait autre chose. Intriguée, Kalén se demanda ce que la jeune fille enfouissait en elle. Son penchant pour l'enquête revenant au galop, Kalén le réfréna un peu, ne souhaitant pas effrayer l'autre fille avec des questions ou des regards analysants.
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Invité, le  Lun 28 Aoû 2017 - 12:18

Pourquoi ce soudain élan de gentillesse ? Il fallait toujours qu'elle regrette ses paroles et ses actions. Pourtant, elle n'avait pas été très dure avec la jeune sorcière. Celle-ci s'était même montré plus sympathique que d'habitude. Son masque qui lui plaisait tant venait de se fissurer. Bien évidemment, il n'était pas tombé et ne tombera jamais. Autant le garder, il lui plaisait bien. Provoquer les autres, se disputer avec la majorité de ses camarades, c'était un peu comme une routine excitante pour la jeune fille. Peut-être qu'elle était étrange ou peut-être pas, elle s'en fichait bien de ce que pouvait penser les autres. Cependant, ce n'était pas dans ses habitudes de faire pleurer les autres et même si la Poufsouffle ne pleurait pas à cause de ses mots, elle se sentait quand même responsable et se devait d'agir. Puis, perturber l'année scolaire d'une première année, ça allait la mettre mal. Déjà qu'elle avait eu tellement de sanctions à cause de son comportement, elle ne voulait pas qu'on lui rejette la faute dessus et qu'on l'enferme dans les cachots. Elle exagérait un peu en pensant ça, mais on ne savait jamais ce qu'il pouvait se passer. Quand elle s'était rendue compte que celle-ci faisait un devoir sur la Métamorphose, elle avait décidé de lui prêter le livre qu'elle avait trouvé dans la vieille armoire, celui-ci parlant justement de ça. L'adolescente ne comprenait pas vraiment pourquoi elle essayait tant de finir ce devoir. C'était comme si sa vie en dépendait et même si elle se sentait mal, elle continuait. Rewynia ne ressentait pas la moindre admiration pour la jeune sorcière, plutôt de l'étonnement.

Elle repensa à son ami Waldemar. Le seul à pouvoir comprendre qui elle était véritablement. Un peu comme son seul ami, le meilleur qui puisse exister. Il était en première année comme la jeune Poufsouffle. Celle-ci secoua vivement la tête de gauche à droite, essayant de chasser les pensées de son ami. Il fallait dire qu'elle n'aimait pas forcément la compagnie des autres et qu'elle cherchait tout le temps à rabaisser la majorité des personnes qu'elle croisait. Probablement que son manque de confiance en soi était le principal problème. La demoiselle jeta un regard perplexe à celle qui était à côté d'elle. La jeune fille décida de s'asseoir sur la chaise à côté de la table occupée par la sorcière. Cela ne servait plus à rien de vouloir reprendre le masque. En tout cas, pour l'instant, elle avait baissé les armes mais pas pour très longtemps. Dès que la discussion serait terminée, elle reprendrait probablement son air orgueilleux, prétentieux. L'adolescente trouvait que la vie était ennuyante. Toujours devoir travailler. Pourquoi ? Obtenir un métier, gagner de l'argent, fonder une famille et survivre. Pour elle, ce n'était que ça. Néanmoins, bon nombre de personnes sont venues vers elle pour la sortir de sa période de dépression, de solitude mais tout cela n'avait jamais fonctionné. Ce n'est pas comme si on pouvait changer une personne du jour au lendemain, tout en claquant des doigts. La jeune fille était beaucoup plus compliqué et elle ne se laissait pas faire. En plus d'être arrogante, elle était têtue.

Les paroles de la Poufsouffle venait de la surprendre. Effectivement, la jeune sorcière s'était excusé et Rewynia ne comprenait vraiment pas pourquoi. C'est pourtant elle qui avait craché son venin, elle qui n'en avait fait qu'à sa tête. Alors pourquoi s'excuser ? Quel drôle de personnage. Elle était d'accord avec le fait que pleurer pouvait faire du bien. Celle-ci ne pleurait pratiquement jamais, elle se rappelait que la dernière fois, ça avait été dans les couloirs en compagnie de son ami de première année. Pour elle, pleurer était une marque de faiblesse. Elle avait presque honte quand ça lui arrivait, et cherchait désespérément un moyen de le cacher. Au fond, elle savait bien qu'elle n'était rien dans ce monde. Juste un petit grain de sable sur une plage, juste une petite brindille d'herbe, une petite épine d'un sapin, un petit pion sur un grand échiquier. Au final, on finit toujours pas être blessé un jour ou l'autre, que ce soit par un objet tranchant comme une lame de couteau, ou par une personne qu'on appréciait énormément. On ne peut pas mourir sans avoir au moins souffert une fois, sans avoir éprouver une seule fois de la colère ou de la haine. Alors à quoi bon rester en vie et se faire du mal ? Il fallait mieux mourir tout en ne souffrant qu'un minimum. La demoiselle n'avait même pas envie de découvrir la vie d'adulte, de sorcière aguerrie. Non, rester une adolescente dans sa bulle lui suffisait.

-C'est fou ce qu'on peut être stupide, parfois. Tu ne trouves pas ? demanda la jeune fille avec un petit sourire amer. Je n'ai jamais compris pourquoi on finissait toujours par regretter nos paroles, nos actes. Ni même pourquoi on s'inquiète de notre sort, des conséquences de ce que nous faisons. C'est dans notre nature et c'est pourquoi je déteste tout le monde, fit celle-ci en observant le plafond de la classe déserte. Par tout le monde, elle s'était ajouté dans le lot aussi. Ce n'est pas comme si c'était elle s'adorait, s'aimait du plus profond de son coeur. La jeune fille éprouvait même du dégoût pour son comportement et ses façons d'agir. Au moins, elle savait que la Poufsouffle pouvait la comprendre, par rapport au masque. Cependant, elle n'avait pas vraiment envie de s'étaler sur ce sujet. C'était plutôt délicat et personnel. Puis, celle-ci n'avait pas vraiment de raisons pour faire ce qu'elle faisait. Une enfance cool, des parents qui ne lui reprochaient rien en particulier, une éducation stricte. Alors pourquoi elle devait se comporter de la sorte ? C'était depuis la fin de sa première année dans l'école de Poudlard. Elle s'était certainement rendue compte que quelque chose clochait, que le monde n'était pas tout rose et beau. Enfin, il fallait vraiment qu'elle arrête de se torturer avec toutes ses pensées.

Son regard venait de se poser sur le bouquin de Métamorphose. Est-ce qu'elle aimait cette matière ? Pas particulièrement. Sa matière préférée était l'Histoire de la Magie, c'était sûr et certain. Celle qu'elle détestait le plus ? Le cours sur les Moldus. Comme si ça pouvait l'intéresser de savoir ce que faisait ces incapables pendant leurs journées. En tout cas, elle était quand même bien contente que la jeune sorcière s'intéresse à ses goûts. C'était tellement rare qu'on vienne lui parler, qu'on discute de tout et de n'importe quoi avec elle. Finalement, baisser les armes avait été une très bonne option. Avant même qu'elle ne puisse répondre, elle remarqua que la première année venait de jeter son parchemin dans une corbeille, non loin des deux filles. Très bonne décision. -Je n'aime pas particulièrement cette matière mais je me débrouille. Et toi ? questionna la demoiselle tout en essayant de s'intéresser un minimum à son interlocutrice. On lui avait toujours appris que si une personne s'intéressait à nous, on devait faire pareil avec elle. Rewynia hocha la tête quand elle entendit la dernière phrase de la jeune sorcière, étant totalement d'accord avec elle. Un parchemin tout tâché et tout humide ne pouvait plus vraiment lui servir. Autant en prendre un nouveau.
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Invité, le  Mar 29 Aoû 2017 - 0:34

En scrutant le regard de la jeune fille devant elle, Kalén y décela un éclat discret de culpabilité.
Regrettait-elle les paroles qu'elle avait prononcés quelques instants plus tôt ?

Cette jeune personne l'intriguait beaucoup. Elle sentait chez elle une certaine douleur maquillée par un masque qui pouvait se montrer désobligeant. Comme l'animal blessé agressant quiconque s'approcherait.
Mais pourtant, la froideur de l'adolescente envers Kalén semblait quelque peu retombée. Piquée par la curiosité, la jeune sorcière profita de cette accalmie pour s'intéresser d'un peu plus près à sa camarade.
Cette dernière venait d'ailleurs de prendre place à ses côtés. C'était étonnant. Mais pas désagréable. Si elle avait décidé de s'assoir, c'était sûrement qu'elle supportait - sans forcément parler d'apprécier - la compagnie de la petite.
C'était une personne intrigante pour Kalén. Ni trop lisse, ni trop tourmentée pour être inaccessible.  


D'ailleurs, une fois de plus, la remarque de la verte et argent surpris la petite blairelle :

"C'est fou ce qu'on peut être stupide, parfois. Tu ne trouves pas ? Je n'ai jamais compris pourquoi on finissait toujours par regretter nos paroles, nos actes. Ni même pourquoi on s'inquiète de notre sort, des conséquences de ce que nous faisons. C'est dans notre nature et c'est pourquoi je déteste tout le monde."

Elle avait dit cela avec un air étrange, comme si quelque souvenir venait de lui revenir en mémoire à cet instant.
Kalén ne répondit pas tout de suite, pesant ses mots et réfléchissant à sa réponse.

"Je ne te trouve pas stupide. Les mots dépassent parfois la pensée, c'est le propre de l'émotion. Mais c'est ça qui rend les choses plus excitantes, tu ne crois pas ? Ça n'aurait pas été pareil si tu étais rentrée dans la salle en me sautant dessus et en criant que tu voulais devenir mon amie. Ça m'aurait plus effrayé qu'autre chose..."

Elle savait que sa réponse pouvait sonner d'une étrange manière aux oreilles de la Serpent. Le mot "amie", calé là, comme si de rien n'était, ne demeurait pourtant pas là par hasard.
Oh, Kalén n'attendait pas que les deux jeunes filles deviennent amies dans l'heure qui suivrait, non ! Elle ne savait même pas si cela arriverait un jour, et ce n'était d'ailleurs pas sa préoccupation du moment.

Non, Kalén voulait voir comment la jeune fille à ses côtés réagirait lorsqu'elle l'entendrait prononcer ce mot. Elle voulait voir quel type de personne était la verte et argent. Bien qu'elle commença déjà à cerner la demoiselle, cette dernière restait très surprenante pour la petite jaune et noir. Quand à détester tout le monde... La petite s'était souvent demandée si c'était elle qui n'aimait pas les gens, ou bien les autres qui ne pouvaient pas la supporter.
Jusqu'à ce début de semaine, la jeune fille aurait plutôt penché pour la première option, mais la rencontre avec un certain élève de sa maison l'avait amené à envisager le contraire.
A dire vrai, ça n'avait pas réellement été une rencontre... Plutôt un échange assez banal en cours, qui avait pourtant ouvert à Kalén de nouvelles perspectives.

Cette fois, ses mots dépassèrent la barrière de ses lèvres sans qu'elle n'ait pris le temps de les analyser avant :

"Quant à détester tout le monde... Je crois que c'est le seul sentiment que je suis certaine d'avoir éprouvé au cours de ces dernières années. Peut-être à tord finalement, je m'en rends compte un peu mieux aujourd'hui..."

Le sujet passa bientôt à la Métamorphose. Les étoiles revinrent peupler le regard de Kalén à l'évocation de ce mot, et son attention se reporta sur le livre.
Sa camarade lui avoua qu'elle n'aimait pas la Métamorphose plus qu'une autre matière. Lorsqu'elle lui retourna la question, la blairelle répondit :

"J'aime énormément ce cours. Je ne sais pas encore si je m'en sors bien, il n'y a pas eu d'évaluation, mais c'est un sujet qui me passionne."

Il y eut une courte pause, et la petite reprit, ouvrant au passage le grimoire au hasard, et tombant directement sur un sujet portant sur l'Animagie :

"Quelle est le sujet qui te plait, toi ?"

Elle avait dit "sujet" en toute connaissance de cause, faisant exprès de ne pas employer le mot "matière". Même si les cours étaient très importants pour elle, Kalén se doutait bien qu'il n'en était pas de même pour tout le monde. Les autres avaient d'autres sujets d'intérêt, tout aussi passionnant que ceux abordés en classe, et Kalén souhaitait en apprendre plus sur eux.
Désignant d'un signe de tête la page ouverte du livre devant elle - exposant la transformation d'un sorcier en tourterelle -, la jeune fille enchaîna :

"Qu'est-ce-que tu pense de ça ? Tu n'aimerais pas pouvoir te transformer en animal ? Tu t'es déjà imaginé quel pourrait être ton totem si tu devenais une Animagus ?"

Cette fois, Kalén était lancée. Sans en faire trop ni en exagérant l'exubérance, elle s'était quelque peu déliée et se sentait plus à l'aise d'interpeler l'adolescente sur ses goûts. Un sourire intéressé avait éclairé son visage à présent balayé des dernières larmes, et son regard pétillait en prévision des réponses de la fascinante demoiselle.
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