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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Une classe déserte
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Shela Diggle
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Re: Une classe déserte

Message par : Shela Diggle, Ven 8 Mai 2015 - 23:32


RP avec Logan Jameson

Hasardes si tu peux.



J'allais bien. Très très bien même. Même trop bien. J'étais d'humeur extrêmement sensible et influençable, aujourd'hui, pour une raison qui m'échappait. J'en avais déjà vu des belles, avec mes émotions, mais ça, jamais. J'me sentais bien, et pourtant je savais qu'un rien pourrait me faire éclater en sanglots. Etrange. Je haussais les épaules. C'était pas ça qui allait me défaire de mes balades tardives. La journée s'était étirée en longueur sans qu'un incident notable vienne troubler mes pauvres sentiments, aussi j'allais continuer comme s'il s'agissait d'un jour tout à fait normal. Rentrant dans ma chambre après deux heures à poireauter dans la salle commune, préférant le bavardage facile aux devoirs, je manquai de trébucher sur une ombre grise, qui, elle, me feula sauvagement dessus.

- Sale chat, sifflais-je.

Cela devait faire bientôt un an qu'il était mon coloc', mais notre haine était réciproque. Une douce haine, puisqu'il arrivait bien qu'on s'échange quelques caresses et sourires. Vous avez beau dire, les chats on leur façon à eux de sourire. Mais cette altercation m'avait immédiatement échauffé les veines, et je du fermer fort les yeux pour éviter de devoir m'attaquer à mes chers oreillers. J'en avais explosé un, lors d'une dernière pulsion d'agressivité. Mon Dieu, que j'étais à fleur de peau, ces temps-ci. J'avais ma petite idée quant à la raison de ce changement, mais je chassais cette pensée de ma tête. Je n'avais pas envie de penser à tout ça, pas maintenant. Je me déshabillais lentement, réfléchissant à ce que je pouvais faire ce soir. Il n'y avait rien de spécial de prévu, à ce que je sache, aucune potentielle bonne soirée où m'incruster, personne à aller voir en secret, et pas d'idées noires à ronger dehors. Haussant à nouveau les épaules, je me dis qu'errer simplement dans les couloirs apporterait peut être un heureux hasard. Autant tenter. Je n'avais rien à perdre. Je me vêtis d'un jean, d'une chemise et de mes ballerines, avec ma cape de sorcier pour éviter d'autres points perdus si jamais je me faisais prendre. Quelques minutes plus tard, j'étais dehors.

Il devait avoisiner les vingt et une heure. Mauvais créneau pour sortir, mais j'avais des endroits assez éloignés des habituelles rondes de préfets où j'irais me terrer. Après tout, pour une fois, je n'avais aucun plan foireux en tête, aucune effronterie à commettre contre le règlement. Et une fois de plus, je fus surprise de la dose de bonheur présente dans mes veines. Consternant, mais génial. Ce fut à cet instant de quiétude précis que je percutais violemment quelqu'un. Tout s'effondra en une seconde, et une colère monstre me prit. Il pouvait pas simplement m'laisser tranquille dans mon bonheur, nan ? Fallait qu'il sorte de chez lui pour v'nir me faire chier ?

- S'pèce de c*n, tu peux pas regarder où tu marches sérieux ?!
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Ebenezer Lestrange
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Re: Une classe déserte

Message par : Ebenezer Lestrange, Ven 12 Juin 2015 - 23:37


RP avec Bennet

Une fissure, deux fissures, trois fissures, quatre fissures... Avec la lumière du soleil, il devait au moins être onze heures et il commençait très légèrement à avoir une armée de fourmis qui lui envahissaient les mollets. Huit fissures, neuf fissures, dix fissures,... Il connaissait déjà le nombre exacte de lézardes dans la pièce vide. Il les avait déjà comptées une centaine de fois. Il essaya de bouger un peu pour faire fuir les fourmis mais n'arriva pas à gigoter avec plus de trois centimètres d'amplitude. Il détestait Bennet et ses manières d'enfant gâté colérique. Il n'avait qu'une seule envie: la retrouver pour lui arracher la tête, avec les dents si possible.

La nuit précédente avait pourtant bien commencé. Il avait soigneusement recopié le protocole du rituel sur un parchemin, il avait trouvé un moineau mort, il s'était débusqué une salle déserte loin de toute ronde de préfet et puis il avait commencé à recopier les runes à la craie, comme d'habitude. C'était sans compter Lizzie qui s'était pointée en mode "Eby, j'veux un cours de nécromancie. Tout de suite!". Et du coup, il lui avait dit non car les quémandeuses d'information ne méritaient que d'aller se faire voir. Sauf qu'il avait sous-estimé le potentiel despotique lizziesque. Il s'était donc retrouvé ligoté, désarmé et bailloné par une chandelle. Ça faisait un bout de temps qu'il avait recraché la bougie mais les cordes étaient trop solides pour s'en défaire sans magie. Il ne pouvait pas appeler à l'aide, trop de pièces à conviction dans la salle, juste attendre le bon vouloir de cette raclure. Elle le paierait très cher.
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Re: Une classe déserte

Message par : Lizzie Bennet, Sam 13 Juin 2015 - 0:02


Un collègue de bar qu’elle ne parvient à effrayer, une mouche morte dans sa potion ratée, des pétales volant vers tous les gens qui l’entouraient, un piètre qui -si ce n’est le fait qu’elle jugeait mériter un EE du fait de sa seule présence dans une classe toujours séchée- la faisait rire, et toujours cette sale envie de tordre des nez. Ou d’en croquer d’ailleurs. C’est bon les nez. Enfin, je sais pas ce que vous en pensez, mais Lizzie aimait bien ça. Se rappelait plus trop de la dernière fois qu’elle en avait goûté, alors qu’il lui semblait que c’était vieux de quelques heures tout au plus. Il lui fallait trouver pourquoi, pourquoi elle avait envie de danser la java, même si de doutes il n’aurait pas du y avoir car quand on fait la java, le sam'di à Broadway, ça swingue comme à Meudon, on s'défonce, on y va, pas besoin d'beaujolais quand on a du bourbon.

Et Bennet, elle avait peut-être pas de bourbon, elle était peut-être pas à Meudon, on était peut-être pas samedi, elle n'apprenait la géo ni en cours ni à la bibliothèque, elle avait peut-être aucune culture musicale française, et encore moins moldue, mais elle se faisait la java du siècle, seule dans un couloir. Fin java, là encore c’était relatif. Pis seule, presque quoi, y avait bien un gamin, ou cinq peut-être, mais vu qu’elle les avait stupéfixiés, on s’en fichait non ? C’était pas sa faute t’façon, ils voulaient pas danser avec elle, ils étaient là à juger. Qu’importe, donc, elle croquait le nez des récalcitrants, puis les immobilisait. C’était magique ce regard, un coup fait de peur peur, un autre de dégoût. Mais aucun de ces regards ne semblaient la comprendre. Elle savait oublier quelque chose. Un animal dont elle pourrait baiser la truffe ? Non, du tout, les animaux étaient bons pour le zoo et les expériences. Expériences. Boursouflet ? Si ! Elle savait !

C’était pas quelque chose mais quelqu’un. Boh, quelqu’un de pas bien important si elle l’oubliait pour une petite fiole, mais d’ailleurs elle savait plus trop où est-ce qu’elle l’avait oublié. Le principe de la mémoire défaillante, des conséquences secondaires des potions, toussa. Plus jamais elle boirait chez West, à moins qu’il lui offre une fleur, car elle savait que les fleurs c’était toujours signe de bonnes intentions. Pour en revenir à son oubli, il avait pas à voir avec les fleurs, mais il avait une douce odeur cendrée, vous savez, mieux que celle des feus de cheminée, celle des bougies allumées par les parents tradi’ quand l’électricité lâchait. Ouais, c’était ça ! Elle lui avait décerné la bougie de l’amitié. Donc il était dans le placard de l’amitié. Avec un cadeau pour elle, peut-être ? Quelques pas de danse vers le bon étage, un Alohomora dans la mauvaise salle, un second dans la bonne, et elle se jetait à son cou.
- OUAIS ! Je le savais, tu m’attendais ! Sur ce, elle lui croqua le nez.
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Re: Une classe déserte

Message par : Ebenezer Lestrange, Sam 13 Juin 2015 - 0:29


Peu à peu, Ebenezer piquait du nez. Pas de cours pour pioncer, pas de café du matin, rien à faire à part rester ligoté. L'ennui allait avoir sa peau. Il le sentait déjà le dévorer. Ses jambes répondaient plus, ses poignets le brûlaient à force de les avoir tortillés dans l'espoir de se détacher et il ne pouvait même pas ressusciter l'oiseau mort qui traînait. Alors après les fissures, le brun comptait les moutons, espérait que la faucheuse arriverait vite et comptait sur un nécromancien quelconque pour le faire revivre comme neuf. Il commençait à rêver d'un incendie de magasin avec une femme masquée qui dansait la macarena au-milieu et avec trois ronflaks cornus volants.

Un bruit de pas retentissant le tira de son état comateux. Quelqu'un, adoptant le pas allègre du troll moyen, arrivait. Il bailla et voulut se frotter les yeux mais sa tentative échoua misérablement. Dingue comme on oubliait les détails quand on se réveillait. Une porte qui s'ouvre. Salle voisine apparemment. Il espérait que c'était Lizzie. Elle l'avait gardé captif bien trop longtemps à son gout, elle l'avait même obligé à sécher les cours. Alors qu'il était un serdaigle sérieux ! Du moins en apparence quand on ne le connaissait pas trop. Il fixa ses yeux sur la porte. Ouvre toi, ouvre toi, ouvre toi !

Et une furie débarqua. Rentrer dans quelqu'un qui venait de passer une bonne partie de la nuit ainsi qu'une matinée ficelé n'était pas l'idée du siècle. Ebenezer manqua de se vautrer et ses jambes revinrent à la vie mais uniquement pour lui faire mal. Il n'était pas engourdi, il était trois fois pire. Il était surtout ultra-remonté. On respire... Et on se fait croquer le nez. Le peu de self-control qu'il avait en réserve partit en fumée. Il allait buter cette meuf, puis il allait la ramener pour la buter encore. En plus, elle alignait les évidences. Bien sûr qu'elle savait qu'il l'avait attendu mais d'un côté, il était pas un p*tain de passe-muraille.

La violence n'était pas une solution, credo qu'on se tue à dire aux bébés sorciers. Credo que personne ne suivait jamais. Il pouvait bouger uniquement la tête alors il la bougea. BANG! En mode Zidane en coupe du monde. Ça lui avait fait un peu mal mais il avait visé le nez de la jaune alors ils seraient quittes. Puis après, il se laissa tomber sur elle pour l'écraser sur le sol.

- Délivre-moi ! Tout de suite !
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Re: Une classe déserte

Message par : Lizzie Bennet, Sam 13 Juin 2015 - 0:59


Franchement, le type, il était vraiment pas net. Elle, elle arrivait, toute gentille, toute Pouffy, le câlinait, il en perdait son équilibre tellement il était content. Si maladroit que c’était cro chou ! Et malgré son goût réglisse, il portait encore l’odeur des bougies des soirs d’orage, ces bougies devenues outils de création des plus artistiques avec Jane. Un coup de cire aux fenêtres, une coque de protection sur la vieille chaise de Monsieur Bennet. Un m’sieur toujours heureux quand il voyait ça au réveil, y lisant l’expression culturelle de ces filles, le fermoir de leur amitié, la jeunesse. C’était ça. L’aiglon avait le goût et l’odeur de l’insouciance de l’enfance.

Et même le toucher, en vérité : vrai de vrai, quand il tentait de lui faire un bisou de n’esquikmaux, il lui foutait un coup de boule ! Un peu comme Lydia qui lui avait fait sauter une dent en se jetant dans ses bras pour un câlin. La différence, c’est que Lydia, elle pouvait pas la saquer, alors que le décalage du sixième année, ça le rendait tellement attachant. Le regard pétillant, elle commença à lui élargir les joues. Je vous le donne en mille : comme un gamin, avec la petite moue boudeuse et tout, mais les fossettes un peu plus prononcées, les épaules un peu mieux dessinées. Un gros bébé quoi. Gros, c’était le cas de le dire, il venait de l’écraser et elle doutait que ce soit que du muscle, mais il risquait de dire qu’il avait des os épais. Trop un choupinou. Elle avait jamais fait gaffe à quel point elle aimait les enfants. Fin pas les vrais, juste leurs mimiques sur des gens parfum bougie, c'était trop fou.

- Délivre-moi ! Tout de suite !
Riant et peinant à déplacer les bras, coincée comme elle l’était pas le corps n’ayant rien d’aquilin, pas même le nez alors que les moldus adorent comparer les nez à des becs, un truc qu’elle comprenait pas, la blairelle incanta d’un air tout sauf sérieux.
- Tchoutchou ! Ça y est, t’es délivré de ta passion débordante pour ma personne. Oh combien géniale, je le sais pourtant. Dis, tu veux une fleur ? J’vais regarder ce que-
Non, non, c'était la misère. Elle ne trouvait plus le pissenlit porte-bonheur qu'elle croyait lui avoir gardé. Le drame, la déchéance, comment osait-elle se dire son amie ? Il n'avait besoin de son incantation pour se sentir trahi. Elle avait échoué. Pleine de remords, la blairelle en eut les larmes aux yeux.
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Re: Une classe déserte

Message par : Ebenezer Lestrange, Sam 13 Juin 2015 - 1:20


Zen, zen, zen... On ne pétait pas les plombs. On restait relativement calme. Bennet avait l'air shooté et lui était à bout de nerf mais c'était pas si grave, n'est-ce pas? Bennet était tarpin pénible quand elle était shootée à le regarder comme s'il était un morveux de trois ans. Et vas-y que je te tripote les joues et tout... Même Eléane ne lui faisait plus ça, même sa lourdingue de grande sœur, dont le principal objectif était de lui pourrir la vie, lui gzouigouihait plus les joues. On ne tue pas les gens, on ne tue pas le gens... Heureusement que la jaune se montrait collaborative...

- Tchoutchou ! Ça y est, t’es délivré de ta passion débordante pour ma personne. Oh combien géniale, je le sais pourtant. Dis, tu veux une fleur ? J’vais regarder ce que-

Ah bah nan, elle continuait à se foutre de sa gueule en imitant le poudlard express arrivant en gare. Et en plus elle causait flefleurs maintenant, il esquissa un sourire qui tendait plus vers le rictus. C'était pas Lizzie qui devait pleurer, c'était lui. Elle n'était clairement pas dans son état normal cependant alors Ebenezer décida de ruser un peu pour faire disparaître les cordes plus vite.

- C'est pas grave pour la fleur hein? Je suis persuadé que tu en trouveras une plus jolie à me donner. Maintenant, pourrais-tu faire disparaître les cordes s'il-te-plaît? demanda l'aigle comme s'il s'adressait à une morveuse de six ans. La formule c'es finite incantatem... ajouta-t-il le brun, d'un ton nettement plus grinçant.
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Re: Une classe déserte

Message par : Lizzie Bennet, Sam 13 Juin 2015 - 1:39


- C'est pas grave pour la fleur hein? Je suis persuadé que tu en trouveras une plus jolie à me donner.
Bennet était heureuse. Elle était pardonnée. Vous imaginez ? Il ne lui en voudrait pas tant qu’elle en trouvait une mieux. Vite, vite, c’était quoi les fleurs les plus cool ? Y avait bien les Desoxylias. Ça, elle s’en rappelait car elle les avait utilisées. C’était pas dans une optique hyper gentille à l’époque, mais elle était plus comme ça, elle était plus comme ça non messieurs ! C’qu’elle pensait en revanche, c’est qu’avec ces plantes, on devait faire mieux qu’un rêve éveillé. C’qui voulait dire que Lestrange n’aurait plus besoin que son colocataire lui chante une berceuse pour s’endormir. Il allait pouvoir défendre sa virilité tout en dormant comme un bébé ! C’était l’idée du siècle. Elle en ferait poser sur sa table de nuit, avec un sort caméléon pour qu’il ne sache pas que sa joie était magiquement créée. Merlin elle était mieux qu’une mère pour lui... Pas dur vu la sienne, en même temps, mais même, elle était sûre que s’il savait, il serait touché jusqu’à la moelle. Pas celle de la vie qu’il faut sucer, la sienne, celle qui diffusait goût réglisse de mamé et odeur bougie sous un ciel orageux. Trouvant qu’ils formaient un duo hors pair, elle le serra dans ses bras en reniflant légèrement.

- Maintenant, pourrais-tu faire disparaître les cordes s'il-te-plaît? La formule c'est finite incantatem...
- Oh, vi, bien sûr, c’plus facile pour faire un câlin quand t’as les mains libres !
Elle trouvait ça tellement choupinet qu’il lui rappelle l’anti-sort général. Un peu comme les gamins qui pensent apporter un éclairage super neuf sur votre vie en vous disant que 2 et 2 font 4, vous racontant la blague du poisson pané, vous apprenant à jouer à Si-tu-perds-t'auras-un-gage, ou encore vous signalant qu’on dit « On disait qu’on était des licornes/chevaliers/autresimbécilitésdemiochesàinsérerici. » C’était vraiment trop gnon. Faisant donc mine de découvrir le sort, la préfète osa enfin demander :
- Mais qui t’a mis ces joulies cordes ? T’as de la chance que je sois là, quelqu’un d’autre aurait pu s’en prendre à toi, genre j’sais pas moi, te séquestrer.
Elle s'arrêta, le regard troublé. Est-ce qu'elle empruntait des mots de grands ? Tu sais ce que c'est, la séquestration ?
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Re: Une classe déserte

Message par : Ebenezer Lestrange, Mer 15 Juil 2015 - 22:50


- Oh, vi, bien sûr, c’plus facile pour faire un câlin quand t’as les mains libres !

Il avait jamais eu autant envie de pleurer. Il était fatigué, ficelé depuis le milieu de la nuit, avait mal à cause des cordes et Lizzie se réjouissait parce qu'il pourrait mieux faire des câlins. Depuis quand faisait-il des p*tains de câlins, depuis quand aimait-il seulement ça ? Le contact humain et autres joyeusetés, il passait. Et maintenant il était dans les bras de Lizzie. Mais qu'on l'achève, par pitié. Ne sachant plus à quel sorcier se vouait et étant trop fatigué pour se rappeler d'une malédiction à susurrer, il attendit que ça passe, espérant juste ne pas être trop contaminé.

- Mais qui t’a mis ces joulies cordes ? T’as de la chance que je sois là, quelqu’un d’autre aurait pu s’en prendre à toi, genre j’sais pas moi, te séquestrer. Tu sais ce que c'est, la séquestration ?  

Il explosa d'un rire nerveux. Il allait se réveiller dans deux secondes, il serait dans son lit et ses camarades de dortoir le dévisageraient bizzarement parce qu'il avait hurlé. Tout ça n'était qu'un p*tain de cauchemar, auto-persuasion. Lizzie n'avait jamais voulu lui faire de câlin, ne l'avait jamais laissé ficelé pour une nuit et plus et tout et tout. Il n'aurait pas de marques sur les poignets à cause des cordes ni des courbatures partout, ni rien. Il ferma les yeux,les rouvrit, il n'avait toujours pas changé d'endroit. La réalité donc. Et une poufsouffle aux yeux éclatés en prime. Inspire, expire, répond !

- Oui, oui, je sais ce que c'est la séquestration. Heureusement que tu m'as trouvé, tu me sauves la vie !

Rire nerveux, deuxième round, il le réprima au mieux. Vu que l'autre droguée était en plein délire enfant de quatre ans, autant continuer dans ce registre là. Il fallait juste qu'elle le détache après, elle le paierait, très cher.

- Allez, steuplaît, détache-moi ! Moi aussi je veux te faire un câlin !

Plus jamais il dirait ça, il avait envie de vomir maintenant.
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Re: Une classe déserte

Message par : Lizzie Bennet, Sam 8 Aoû 2015 - 15:49


Le petiot rigola. Oh le pauvre, il savait pas ce que c’était, il cachait son trouble et sa honte. Il était de la race qui disait oui en pensant une nuée de points d’interrogations. C’était une race qui tarderait à s’éteindre : poser les questions que l’on sait évidentes pour les autres les fait se sentir si idiots que rarement ils s’y contraignent.
- Oui, oui, je sais ce que c'est la séquestration.

Infraction commise par celui qui prive illégalement une personne de sa liberté. C'est un crime, sauf si la victime est libérée saine et sauve avant le 7e jour -auquel cas il s'agit d'un délit. Mais non, bien sûr qu'il savait pas ce que c'était, et c'était normal. A cet âge on devrait pas savoir que des trucs comme ça existe. Fin si, on devrait, ça rendrait moins con, mais être con ça rend heureux, et ce petit elle voulait juste qu'il soit bien dans sa peau.
- Evidemment mon chou que tu sais, t'es un grand. Elle hocha la tête, n'en "pensant" pas moins.

- Heureusement que tu m'as trouvé, tu me sauves la vie !
Mooooh c'est normal mon bébouu ! lança-t-elle d'un air plus stupide et d'une voix plus trainante qu'elle le pensait. Oh, de la reconnaissance de la part d’un bout de chou, quoi de plus touchant. Bennet sous potion fondit en adoration, une moue attendrie déformant son visage usuellement plus sarcastique. Elle recevait rarement de l’amour des mioches, alors qu’elle les trouvait juste trop cute au fond. Lui, là, le quatrième, p’t-être cinquième année, elle ne s’en rappelait plus trop en vérité, représentait toutes les générations d’adorables bougres lui offrant d’ordinaire des faciès déformés par l’anxiété et les larmes et la morve faiblarde. Lui, là, représentait toutes les générations qui d’ordinaire n’osaient l’approcher.
- Allez, steuplaît, détache-moi ! Moi aussi je veux te faire un câlin !


Non seulement il avait pas peur, mais il voulait la câliner. Face à une si choute prière, la blairelle s’approcha, lui bisouta le nez, et défit toutes les entraves retenant l’adorable aiglon. Manuellement, forcément, car pendant quelques instants elle avait juste oublié l'existance de la magie. Juste avant qu’il l’étrangle de son amour maladroit, elle jugea bon de récupérer la baguette du gamin et, les bras grands ouverts, l’invita à une fraternelle étreinte.
- On fait un gros câlin à grande soeur et on récupère sa baguette. Combo gagnant. Approche mon loulou !

Et un sourire naïf aux lèvres, elle l’attendit. Elle s’était rarement sentie aussi bien. Elle savait même pas pourquoi elle se sentait si heureuse. C’était ça, être aimée ? Trop cool.
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Re: Une classe déserte

Message par : Ebenezer Lestrange, Mer 19 Aoû 2015 - 21:01


Mon chou, mon bébou et un bisou sur le nez... Le fake petit enfant blanchissait à vue d'oeil. Déjà qu'il était plutôt palichon de base, il s'approchait dangereusement de la couleur drap de fantôme. Un bisou sur le nez de la part de Bennet la droguée... Des gens avaient eu leur appendice gangrené pour moins que ça. C'était la fin des kiwicots, la déchéance ultime et Ebenezer serrait les dents pour ne pas la mordre sur le champs. L'autre cruche défaisait les liens, il voyait enfin la lumière au bout du tunnel et le lieu se peindre en rouge-sang-de-pouffy. Tant pis pour sa baguette désormais confisquée, il irait la récupérer à la moldue. Lizzie avait désormais les bras écartés. Elle voulait peut-être qu'il la crucifie sur le mur d'en face, idée réjouissante au possible...

- On fait un gros câlin à grande sœur et on récupère sa baguette. Combo gagnant. Approche mon loulou !

Et non, même pas de torture digne de prophète moldu, une autre forme de torture, celle qu'elle réclamait presque depuis le début. Mademoiselle allait être servie, foi de Lestrange. Puis si elle insinuait encore une seule fois le moindre lien parenté entre eux, il lui explosait le nez. Une seule sœur lui suffisait, ses parents n'étaient pas des Bennet qui s'amusaient à pondre cinq filles d'affilées en oubliant le cerveau. Alors ok, par on ne sait quel hasard, Lizzie ressemblait drôlement à Eléane mais ça lui donnait pas de droits particuliers et encore moins de dire des choses aussi dégoûtantes.

Un sourire niais forcé cloué au bec et Ebenezer fonçait droit vers la sorcière. Arrivé presque dans ses bras, il enchaîna coup de coude dans le plexus de la nénette, coup de genou dans le ventre et récupération de baguette. L'adage du "on ne frappe pas les filles" avait été momentanément oublié et comme l'autre truc connaissait pas celui du "on ne ligote pas les garçons", c'était balle au centre. Baguette en main, le brun, plus crevé qu'enragé, se retenait pour ne pas délivrer le monde d'une junkie. Elle paierait mais une autre fois. Il était un poil trop à l'ouest pour se débarrasser d'elle correctement et ne comptait pas finir ses jours à Azkaban à cause d'une scène de crime non-nettoyée.

- La prochaine fois, droguée ou pas, t'es morte ! siffla-t-il avant de s'en aller en lui un #Fitilla au passage.

La porte claqua derrière lui et il fila se réfugier dans la tour des aigles qui ne lui avait jamais semblait si accueillante. Se jetant sur son lit après passage sous douche brûlante, il fomenta mille et un plans machiavéliques pour se venger de son ex-meilleure amie avant de s'endormir.

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Re: Une classe déserte

Message par : Lizzie Bennet, Sam 12 Sep 2015 - 13:32


Qu’il était délicieusement cute ce bébé Nezer quand il la regardait avec ses grands yeux à la couleur indéfinissable. Elle avait jamais remarqué qu’il avait un arc-en-ciel entre les paupières, c’était trop stylééé même si le violet était moche. Et quand il riait, elle riait aussi, à s’en décrocher la mâchoire et vomir des papillons. C’était mieux que le kiwicot de Parker, le sourire de son petit frère. Certains diraient qu’ils avaient aucun lien de sang, mais c’était pas grave il était dingue comme elle, pis bon, toutes les familles de sang-pur avaient des origines communes ou presque. Parfois sur des générations plus récentes qu’on l’imaginait, mais ça, elle ne le savait pas encore. Pour l’instant, elle était toute chamboulée par la perspective d’un câlin du petiot au nez couvert de cire, mais avant qu’elle le mommed, il lui faisait une petite feinte.

Que c’était chou à cet âge là, quand ça bougeait dans tous les sens sans mesurer sa force. Elle chantonna « Li’le Tyke » entre rire et douleur, pis se pencha pour lui croquer son nez au bout blanchit, mais déjà il lui rappelait combien les gosses ne maitrisent leur force, oh que c’est attendrissant cette vie d’envie et de pulsion, même martelée du genou. Ils se battaient vraiment comme des frère et soeur, alors elle devait jouer la fille surprise, pis lui courir après, nah ? Sauf qu’il était vraiment doué pour un mioche -il tenait ça de son sang, c’était sûr, elle l’avait bien éduqué, pis d’un coup son visage cramait, la porte se fermait, il partait, l'abandonnait, elle aurait aimé un autre lien de sang, elle paniquait, effet secondaire bisounoursien de la potion ?, commençait par un Curo As Velnus, se gourait de sort, et entre quelques plaintes d’animal fatigué s’endormait la gueule sur le plancher.

A la frontière de la raison résonne un vent de poussière,
dont s’abrite
un ganté d’un masque

et de fatigue.

Entre deux mégots abandonnés, Petit Poucet inversé, cheminant en automate.

Les feuilles en tas, comme les grappes
de raisin pressées goulument aspirées par un sourire
joufflu de t-shirt rouge paré,
trainent éparses, parfois

hantées

par quelque guêpe esseulée.

Un coup

métallique

les cueille et poussées par le balais
elles s’engouffrent dans un sac
déjà près de craquer.
En son fond, quelque bouteille de jus de pomme
tente avec acharnement la

percée
.
Déjà la raclure du sol s’éloigne.


Comme le bavardage d’un moteur,
en somme, qui ne s’entend qu’un

temps,
chassé par quelque concurrent.
Chaque vrombissement rivalise avec son

géniteur
,
sans autre interruption qu’un grognement semblable,
jusqu’à ce que par intermittence par
un petit vert
permette aux perceuses de geindre à leur tour,
et à des silhouettes plus frêles de lancer

un rire,

une plainte, quelque inaudible
fourmillement de confidence.
Ou que dans une nouvelle volute de fumée

et de cendres

une chaise verdie
traine lamentablement deux pieds.


Ballet de lèvres

et de jambes.

Et des enfants trainent épars,
vêtus de jaune, rouge, rose, rouge encore,
bleu, et de bien trop de couleurs sombres,
mais point de vert ou violet.

C’est ailleurs que la

caresse

du miel ha(r)ppe.
A quelques mètres à peine, vers ce puits de lumière,

au coeur du jardin.

Silence des moteurs, reprise des travaux,
que l’oeil n’écoute.
Loin du jet d’ombre, une mince

raie

encerclée de grêle, régnant, impératrice
asservie aux désirs visuels, inapte à l'arrêt.

Réveil. Engourdie, la trace du sol imprimée sur sa joue maigre et sa mâchoire trop carrée. Pause, interprétation. Elle rêvait d’eau car elle en avait besoin, son visage la brûlait encore. Morphée portant conseil plus que tout autre liquide, elle courut dans la salle de bain des préfets et plongea fort peu élégamment dans la baignoire. Enfin, les effets de la potion s’étaient enfin dissipés. Enfin elle retrouvait l’accès à sa raison. (Paradoxe ?) Elle ne savait pas qui il lui fallait tuer le premier, West ou Lesfoiré, mais elle aurait sa revanche. Froide, aigre, doucereuse à souhait. D’humeur massacrante, elle regagna le parc et prit pour défouloir les fraudeurs peu habiles qui trainaient là.

FIN DU RP.


Dernière édition par Lizzie Bennet le Dim 13 Sep 2015 - 16:03, édité 1 fois
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Re: Une classe déserte

Message par : Agrat Ghilsofi, Dim 13 Sep 2015 - 15:57


Trahison accidentelle...
PV
Justin Davis

Les cours étaient terminés. La journée aussi. Agrat, aussi étrange que cela puisse paraître, était d'assez bonne humeur. Discutant avec quelques amies, elles se dirigeaient vers leurs salle communes. Le dîner était dans un quart d'heure, la jeune fille avait largement le temps de retoucher son maquillage et de se changer si elle voulait. Mais elle n'en fit rien. La Serpentard fit seulement rentrer ses copines dans la salle commune, et elle s'en alla, prétextant avoir quelque chose à faire. Elle descendit les escaliers d'un pas rapide et pressé, jetant des coups d’œils inquiets à chaque recoin, essayant de se souvenir l'endroit exact ou elle avait caché son livre. Mais avec ses foutus escaliers qui tournent et qui changent de place à chaque fois, ce n'était pas une mince affaire. Elle ouvrit plusieurs portes à la volée, mais ce n'était pas la salle de classe qu'elle cherchait. Elles se ressemblent toutes, diriez vous, mais Agrat a un sens de l'observation très aiguisé.

Pas ici, là non plus... Elle était passée par une dizaine de salles vides, sans trouver la bonne. Agrat  commençait à perdre espoir quand elle se dirigea vers la Grande Salle et qu'elle l’aperçut. THE salle. La porte était entrebâillée, espérons juste que personne n'ait trouvé le livre. Elle s'engouffra dans la pièce tout en regardant une dernière fois derrière elle. La fenêtre était grande ouverte, donc après avoir fermé la porte avec précaution, elle fit de même avec la fenêtre. Elle se retourna vers les étagères, cherchant des yeux le livre. Les bras croisés sur sa poitrine, elle prenait appui sur sa jambe droite tandis que son cœur se déchaînait en son intérieur. Espérons que personne ne la voie ici. Espérons qu'elle trouve le livre et qu'elle s'en aille sans histoires. Les oreilles à l’affût du moindre bruit, elle commença a examiner les livres de prêt. Ils se ressemblaient tous, comme par hasard. Le volume qu'elle cherchait était noir, et ne possédait pas de titre. Elle se l'était procuré sur l'Allée des Embrumes, d'un commerçant pas très net. La poussière la fit toussoter, elle replaça une mèche rebelle derrière son oreille tandis qu'elle ouvrit plusieurs livres en piteux état, déformés et rongés par l'humidité. Les grosses reliures de cuir s'écaillaient comme du plâtre. Elle reposa les livres à leurs places ; ils étaient lamentablement ennuyant.

Eurêka ! Elle mit la main sur le fameux livre. Celui qu'elle cherchait depuis plusieurs minutes déjà. Elle le serra fort contre son cœur, soulagée de l'avoir trouvé. Pourquoi est-ce qu'elle l'avait caché déjà ? Ah oui, parce qu'un adulte de Poudlard lui donnait l'impression de la suivre et par précaution elle l'avait mis là. La Serpentard avait hâte de pouvoir le dévorer ce soir. La Magie Noire obsédait de plus en plus la brune. C'était devenue une drogue. Une passion secrète. Maintenant, il ne lui restait plus qu'à le cacher dans son dortoir. Elle ouvrit son sac à main fébrilement, mais avant qu'elle ne puisse glisser le gros volume à l'intérieur, la porte s'ouvrit. Son sac glissa de la table archaïque pour se trouver par terre. Elle était là, à la merci de la personne qui venait d'entrer, et le seul réflexe qu'elle eut, fut de " cacher " le livre derrière son dos. C'était idiot, la personne n'était pas débile, elle allait bien remarquer. Mer**, Mer**, Mer**. Elle était faite comme un rat. Elle arrêta de respirer, jusqu'au moment ou elle aperçut la personne en question. Justin. Toujours là au mauvais moment. Un souffle de demi-soulagement sortit de sa bouche et elle s'autorisa à respirer, le livre toujours derrière son dos, les mains crispées dessus.
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Re: Une classe déserte

Message par : Justin Davis, Dim 13 Sep 2015 - 16:30


Journée de cours annulée ? Benef, ça donnait l'occasion de s'adonner à une infinité d'autres activités tellement plus intéressantes que des cours toujours - ou presque - tous aussi ennuyants les uns que les autres. Malheureusement, dilemme : passer la journée avec Dylan ? Se rendre dans la salle sur demande s'entraîner, jouer au Quidditch, se cultiver à la bibliothèque ou tout simplement embêter des élèves ? Il aurait préféré être en cours que d'avoir à se décider tiens, tout ce qu'il savait c'est qu'il était hors de question qu'il perde une journée de libre, surtout que cette année il devrait redoubler d'efforts, avoir un Optimal en Potions ou en Défense contre les forces du Mal ne suffirait clairement pas, et ça il se savait.

Le préfet se baladait dans les couloirs, sa façon à lui de faire les cent pas, puis au loin il vit une élève, une élève louche et en plus de ça une élève louche qu'il connaissait un peu beaucoup trop. Pourquoi la suivre ? Non la véritable question était pourquoi ne pas la suivre ? Au vu de son allure elle cherchait quelque chose, et quand il la vit ouvrir deux portes et ressortir des pièces l'air frustrée il comprit. Du moins il savait qu'elle ne voulait pas être vue et qu'elle cherchait quelque chose. Avoir un tour d'avance sur Agrat ? Pour rien au monde Justin ne raterais cette occasion, peu importe les sacrifices que cela nécessitait, même si sa journée était foutue avoir un moyen de pression sur miss parfaite était trop alléchant. Il enfila alors rapidement sa cape d'invisibilité, et silencieusement il suivit chaque pas de la Serpentard. C'était nul, c'était fatiguant de visiter chaque pièce vide du château mais tant pis, c'était un mal pour un bien, enfin c'était quelque chose de mal pour lui faire mal. Pas mal au sens de la blesser mais pour la faire bien chier, puisqu'il l'aimait la Bosselli c'était pas une fille méchante, enfin si mais c'était ce qui faisait son charme

Et puis finalement elle pénétra dans une salle pleine de livres, la jolie brunette feuilleta chacun d'eu, soupirant par moments, les reposant silencieusement avant d'en ressaisir un autre, et ce beaucoup trop de fois au goût du septième année. A vrai dire il se retint clairement de lui sauter dessus et lui gueuler de se dépêcher, et puis là, comme par hasard elle sembla retrouver bonheur. Elle serra l'ouvrage contre elle pendant un court instant, court instant dont le Davis profita pour se dévêtir de sa cape d'invisibilité. Le bouquin semblait trop ancien pour être un simple manuel de cours. C'était facile de reconnaître un livre de Magie Noire, c'était trop simple même et celui que Bosselli cacha dans son dos en voyant son "ami" arriver était complètement la copie conforme d'un de ces livres noirs. Il aurait voulu lui dire d'arrêter ces conneries, il avait compris qu'elle avait pas eu une douce enfance mais combler sa haine par de la Magie Noire était stupide, Justin avait toujours dit que si l'on veut bien la maîtriser il faut ne pas risquer de s'y plonger, il faut garder les pieds sur terre mais elle était assez intelligente pour le savoir, il n'était pas son frère et surtout il n'était clairement pas un exemple. Met pis comme il était plutôt curieux il s'approcha de la fille. Il était proche d'elle, très proche même mais sans mauvaise intentions, pour l'instant. Il se lançait dans un jeu auquel il allait perdre, il savait que provoquer physiquement Agrat était idiot puisqu'il avait un faible pour elle et il risquait de perdre en premier à ce petit jeu mais il voulait prendre des risques, s'amuser. Il attrapa la brune par la taille avant de saisir fermement le livre qu'elle tenait. « Tu m'explique c'est quoi ça s'il te plaît ? » le ton se voulait à la fois protecteur mais aussi provocateur. Elle savait qu'il était préfet et il savait qu'il pouvait lui attirer de gros ennuis, restait à savoir si il allait le faire...
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Re: Une classe déserte

Message par : Agrat Ghilsofi, Lun 14 Sep 2015 - 20:47


Il lui prit le livre des mains, sans qu'elle ne puisse rien faire. Même sur la pointe des pieds le livre était beaucoup trop haut pour elle. Elle souffla, désespérée et agacé, les sourcils froncés, la moue sévère. Puis le préfet des Serpents l'attrapa par la taille ? Qu'est ce qu'il faisait ? Ses sourcils qui étaient froncés quelques secondes plus tôt se haussèrent et exprimèrent sa surprise. Il était tactile dis-donc. Elle se prit au jeu et ne le repoussa pas comme elle l'aurait fait en temps normal. Elle était dans une situation périlleuse, elle devait s'en sortir sans trop de dégâts, et pour cela il fallait mieux brosser Justin dans le sens du poil. Le refouler aurait été stupide vu la situation. Elle renonça a essayer de lui prendre le livre et le regarda d'air air faussement triste.

« Tu m'explique c'est quoi ça s'il te plaît ? » La question qu'il ne fallait pas lui poser. Que dire ? Que répondre ? Il devait bien savoir de quoi parlait le livre. Ce n'était pas très compliqué vu sa couverture et son aspect, on le devinait les doigts dans le nez et il ne le savait que trop bien. Et c'était justement pour mettre mal à l'aise la brunette qu'il lui posa cette question. Quelle carte jouer ? Celle de la fille qui ne sait pas ? Celle de la mage noir ? Au risque d'avoir de gros problèmes par la suite ? Justin était capable de la dénoncer si elle le cherchait. Il était préfet et déjà que ce n'était pas l'amour fou entre les deux jeunes gens, il valait mieux pour elle se la jouer fine. Du coup, persuadée que Justin savait, en bon Serpentard qu'il était, reconnaître un bouquin de Magie Noire, elle ne nia pas les faits, espérant juste qu'il soit assez clément pour fermer les yeux sur cette fois.

« C'est rien d'important. » Tout le contraire de ce qu'elle pensait. C'était plus qu'important, c'était carrément capital, vital pour elle. La brune avait galéré pour l'avoir ce foutu bouquin, elle ne pouvait pas se permettre de le perdre. Non, c'était inconcevable, elle s'en mordrait les doigts. Profitant qu'ils soient très proche l'un de l'autre, elle prit le visage du garçon entre ses mains et le regarda dans les yeux, une idée, du moins osée, derrière la tête.  Lentement, pour bien faire durer l'attente, elle se rapprocha de ses lèvres et posa les siennes dessus avant de l'embrasser langoureusement et avec fougue. Depuis le cours de Quidditch qu'il lui avait donné, les deux Serpentard s'étaient vu pas mal de fois, mais à chaque fois Agrat lui résistait. Elle résistait à ses beaux yeux, à son sourire, à son odeur. Et pertinemment elle savait que ça le faisait chier. Elle s'était retenue plein de fois de faire ce qu'elle venait de faire, Justin l'attirait vachement à vrai dire. Mais cette fois ci, outre le désir, c'était l'envie de récupérer son livre qui l'avait « poussée » à faire ça. Elle en avait envie, et elle avait une raison, c'était maintenant ou jamais. Elle s'écarta doucement, la main sur la joue fraîchement rasé du jeune homme, et repris son souffle silencieusement tandis qu'elle le fixait de ses yeux limpide. « Dis, tu me le rends ? » Une vois suave, susurrée, un murmure à peine audible même si la pièce était ce qu'il y a de plus silencieux. En vérité ce n'était pas une question ; C'était un ordre reformulé. Si il ne lui rendait pas de son gré, elle se verrait utiliser la force.
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Re: Une classe déserte

Message par : Justin Davis, Lun 14 Sep 2015 - 22:56


Agrat ne broncha pas. Pas un mouvement, elle resta sur place se laissant dominer pour une fois par le préfet et plongea son regard toujours aussi intense dans celui de son préfet. Scène vraiment chelou quand on savait qu'Agrat était la la cousine de sa petite-amie, mais ça il l'ignorait carrément. « C'est rien d'important. » Foutage de gueule. La Serpentard avait eu la volonté de se balader dans l'immensité du château juste pour un truc sans valeur ? Même pour le plus naïf enfant du monde c'était vachement dur à avaler. Il se contenta d'arquer légèrement son sourcil droit et ses lèvres ne purent empêcher un rictus de se former. Le vert et argent était conscient de son avantage sur la brunette, mon dieu ce que c'était jouissif de pouvoir enfin lui faire fermer sa grande bouche juste l'espace de quelques instants. Jamais elle ne s'était soumise au garçon, jamais elle ne l'assumera d'ailleurs. Et l'espace d'un instant de distraction, sa camarade prit son visage entre ses deux mains. Son regard. Justin s'en mordillait la lèvre inférieure. Pourquoi tant de haine ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi le sort s'acharnait sur lui, lui qui n'aurait pas la volonté de résister ? Lui qui succomberait en un instant au charme naturel de Bosselli ? C'était injuste, et alors qu'il essayait tant bien que mal de détourner le regard de ses yeux, leurs deux lèvres se retrouvèrent collés dans un fougueux baiser. Un baiser moyennement long mais quel baiser...

Il s'en voulait. Pendant toute la durée du baiser il n'avait pas une seule seconde pensé à sa copine Gryffondor, Agrat hantait ses pensées et le pire dans tout ça c'est qu'il en redemandait. Était-il conscient qu'il était tout simplement un déchet, qu'il avait fait des promesses dans le vent et en plus de cela il savait à quel point Dylan ne supporterais pas le poids de la trahison. Les battements de son coeur augmentaient à cause de l'adrénaline. Que faire ? Rester sur un malencontreux baiser et s'en aller sans jamais plus en reparler ou en redemander ? En redemander plus ? En redemander plus, bien sûr. Conscient de sa lâcheté et de sa betise le serpent tenta tout de même de s'échapper de l'étreinte invisible de Sophia mais que nenni. Il n'en fit rien. Au contraire, il posa sa main sur la joue d'Agrat, lançant au passage le livre sur une table voisine et cachant derrière l'oreille de l'italienne une mèche brune. Cette fois sans hésitation il chercha refuge dans les lèvres d'Agrat. Un doux baiser. Le baiser interdit. Le baiser qu'il avait enfin réussi à avoir. Il se sentait trop content pour penser à quelqu'un d'autre qu'eux deux en cet instant. Il décolla légèrement ses lèvres de celles de la brune. « Dis, tu me le rends ? » Déjà ? Pourquoi s'en aller maintenant ? Il fit mine de reflechir et pendant que ses lèvres furent immédiatement attirées par le cou de la jeune fille, il lui murmura à l'oreille tout en lui embrassant la nuque. « M'en faut plus que ça... » c'était le moment parfait. Ses mains posées sur le dos de la fille, il les laissa se glisser plus bas, à un endroit fort plus attrayant et dont il avait toujours eu envie. Il y était presque juste un peu et elle succomberait. Et ensuite il comptait bien sur elle pour fermer se la fermer, mais vu sa grande gueu*e c'allait être difficile.
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Re: Une classe déserte

Message par : Agrat Ghilsofi, Mar 15 Sep 2015 - 22:11


Elle s'en doutait. Un seul baiser ne lui avait pas suffi, il en voulait encore. A vrai dire, c'est comme une personne affamée qui va manger. La première bouchée ne le nourrit pas mais elle ravive sa faim. Elle l'avait embrassé et avait ravivé son envie, et leurs lèvres se rencontrèrent pour la seconde fois après qu'il lui eût mis une mèche en place. Elles s'unirent tendrement puis sauvagement, le désir montait crescendo. Le baiser fut plus long que le premier, plus sûr et plus vrai. Elle ferma les yeux, ses mains caressaient l'arrière de sa tête, toujours sur la pointe des pieds puis le garçon lança le livre sur une table à côté. Elle lança un regard au livre, pensant le prendre avant de s'en aller, puis elle l'oublia. Le bouquin nageait dans l'immensité de son subconscient pendant qu'elle ne pensait qu'aux lèvres de Justin qu'elle était en train de goûter. Il se décolla de la jeune femme pour un court instant,  elle en profita pour mettre pieds à terre. L'instant fut très bref, il fut attiré comme un aimant par le cou de la jeune fille qu'il embrassa avec ferveur. Agrat frissonna à ce contact. Tout était en train de vriller, elle avait résisté pour au final succomber. Tant pis, c'était incontrôlable.

« M'en faut plus que ça... » La jeune fille frissonna de plus belle à l'entente de sa voix, et à la chaleur expulsée par son souffle. Puis les mains musclées et robustes du joueur de Quidditch vinrent se poser sur son dos, puis elle descendirent plus bas. Elle s'en doutait aussi. Les mains baladeuses l'agrippèrent avec passion et délectation, lorsqu'elle étouffa un gémissement. Ils étaient dans une salle de classe vide et poussiéreuse et à la base elle était venue y chercher son livre mais voilà qu'elle était à deux doigts de coucher avec un garçon. Elle avait beau y réfléchir, elle ne comprenait pas comment la situation avait pu déraper à ce point. Bon, d'un côté c'était de sa faute ; elle l'avait embrassé. Mais Justin avait carrément jeté de l'essence sur le feu là, et l'incendie était en train de les consumer les deux sans qu'ils ne puissent l'éteindre. Agrat recula, portée par son élan et toucha une table derrière elle. Elle se hissa dessus, toujours plaquée à Justin, happant ses lèvres avec fougue.

« Justin... » Se plaignait-t-elle d'une voix différente d'habitude. Une voix légèrement suppliante et appréhensive. Bien sûr qu'elle allait récriminer, comme toujours même dans les moments les plus insensées. Toujours en train de râler, sur tout et n'importe quoi même quand les sentiments de la situation sont indicibles et que les mots sont censurée pour ne pas gâcher le moment. « On est dans une classe. » C'était la dernière tentative pour essayer de ne pas croquer le fruit défendu. Dernière et vaine tentative, elle s'en doutait. Peu importait le lieu, Justin n'allait pas gâcher cet instant pour changer de pièce et pour trouver quelque part de plus confortable et surtout de plus adéquat. Tant pis s'ils étaient sur des tables, des chaises ou bien à même le sol, tant qu'il réussissait à avoir ce qu'il avait convoité depuis des semaines.
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