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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Une classe déserte
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Kalén Bloom
Poufsouffle
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Re: Une classe déserte

Message par : Kalén Bloom, Mar 29 Aoû 2017 - 0:34


En scrutant le regard de la jeune fille devant elle, Kalén y décela un éclat discret de culpabilité.
Regrettait-elle les paroles qu'elle avait prononcés quelques instants plus tôt ?

Cette jeune personne l'intriguait beaucoup. Elle sentait chez elle une certaine douleur maquillée par un masque qui pouvait se montrer désobligeant. Comme l'animal blessé agressant quiconque s'approcherait.
Mais pourtant, la froideur de l'adolescente envers Kalén semblait quelque peu retombée. Piquée par la curiosité, la jeune sorcière profita de cette accalmie pour s'intéresser d'un peu plus près à sa camarade.
Cette dernière venait d'ailleurs de prendre place à ses côtés. C'était étonnant. Mais pas désagréable. Si elle avait décidé de s'assoir, c'était sûrement qu'elle supportait - sans forcément parler d'apprécier - la compagnie de la petite.
C'était une personne intrigante pour Kalén. Ni trop lisse, ni trop tourmentée pour être inaccessible.  


D'ailleurs, une fois de plus, la remarque de la verte et argent surpris la petite blairelle :

"C'est fou ce qu'on peut être stupide, parfois. Tu ne trouves pas ? Je n'ai jamais compris pourquoi on finissait toujours par regretter nos paroles, nos actes. Ni même pourquoi on s'inquiète de notre sort, des conséquences de ce que nous faisons. C'est dans notre nature et c'est pourquoi je déteste tout le monde."

Elle avait dit cela avec un air étrange, comme si quelque souvenir venait de lui revenir en mémoire à cet instant.
Kalén ne répondit pas tout de suite, pesant ses mots et réfléchissant à sa réponse.

"Je ne te trouve pas stupide. Les mots dépassent parfois la pensée, c'est le propre de l'émotion. Mais c'est ça qui rend les choses plus excitantes, tu ne crois pas ? Ça n'aurait pas été pareil si tu étais rentrée dans la salle en me sautant dessus et en criant que tu voulais devenir mon amie. Ça m'aurait plus effrayé qu'autre chose..."

Elle savait que sa réponse pouvait sonner d'une étrange manière aux oreilles de la Serpent. Le mot "amie", calé là, comme si de rien n'était, ne demeurait pourtant pas là par hasard.
Oh, Kalén n'attendait pas que les deux jeunes filles deviennent amies dans l'heure qui suivrait, non ! Elle ne savait même pas si cela arriverait un jour, et ce n'était d'ailleurs pas sa préoccupation du moment.

Non, Kalén voulait voir comment la jeune fille à ses côtés réagirait lorsqu'elle l'entendrait prononcer ce mot. Elle voulait voir quel type de personne était la verte et argent. Bien qu'elle commença déjà à cerner la demoiselle, cette dernière restait très surprenante pour la petite jaune et noir. Quand à détester tout le monde... La petite s'était souvent demandée si c'était elle qui n'aimait pas les gens, ou bien les autres qui ne pouvaient pas la supporter.
Jusqu'à ce début de semaine, la jeune fille aurait plutôt penché pour la première option, mais la rencontre avec un certain élève de sa maison l'avait amené à envisager le contraire.
A dire vrai, ça n'avait pas réellement été une rencontre... Plutôt un échange assez banal en cours, qui avait pourtant ouvert à Kalén de nouvelles perspectives.

Cette fois, ses mots dépassèrent la barrière de ses lèvres sans qu'elle n'ait pris le temps de les analyser avant :

"Quant à détester tout le monde... Je crois que c'est le seul sentiment que je suis certaine d'avoir éprouvé au cours de ces dernières années. Peut-être à tord finalement, je m'en rends compte un peu mieux aujourd'hui..."

Le sujet passa bientôt à la Métamorphose. Les étoiles revinrent peupler le regard de Kalén à l'évocation de ce mot, et son attention se reporta sur le livre.
Sa camarade lui avoua qu'elle n'aimait pas la Métamorphose plus qu'une autre matière. Lorsqu'elle lui retourna la question, la blairelle répondit :

"J'aime énormément ce cours. Je ne sais pas encore si je m'en sors bien, il n'y a pas eu d'évaluation, mais c'est un sujet qui me passionne."

Il y eut une courte pause, et la petite reprit, ouvrant au passage le grimoire au hasard, et tombant directement sur un sujet portant sur l'Animagie :

"Quelle est le sujet qui te plait, toi ?"

Elle avait dit "sujet" en toute connaissance de cause, faisant exprès de ne pas employer le mot "matière". Même si les cours étaient très importants pour elle, Kalén se doutait bien qu'il n'en était pas de même pour tout le monde. Les autres avaient d'autres sujets d'intérêt, tout aussi passionnant que ceux abordés en classe, et Kalén souhaitait en apprendre plus sur eux.
Désignant d'un signe de tête la page ouverte du livre devant elle - exposant la transformation d'un sorcier en tourterelle -, la jeune fille enchaîna :

"Qu'est-ce-que tu pense de ça ? Tu n'aimerais pas pouvoir te transformer en animal ? Tu t'es déjà imaginé quel pourrait être ton totem si tu devenais une Animagus ?"

Cette fois, Kalén était lancée. Sans en faire trop ni en exagérant l'exubérance, elle s'était quelque peu déliée et se sentait plus à l'aise d'interpeler l'adolescente sur ses goûts. Un sourire intéressé avait éclairé son visage à présent balayé des dernières larmes, et son regard pétillait en prévision des réponses de la fascinante demoiselle.
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Elhiya Ellis
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Re: Une classe déserte

Message par : Elhiya Ellis, Ven 6 Oct 2017 - 10:36



Glisser sur les ondes - Respire



Ouvert à ce qui veulent, participants attendus :
Ulysse Daiklan, Lorelaï Peony, Temperence Black

Restrictions du Rp:
 


La nuit avait couvert le château de sa capeline ébène depuis plusieurs heures et toujours quelques ombres se baladaient dans les couloirs, discrètes, muettes. Certaines disparaissaient au détour d’un escalier quand d’autres, plus téméraires, poussaient des portes grinçantes, trahissant le secret de leur présence. Des opales ensommeillées observaient silencieusement ce curieux balai nocturne, absentes, simples spectatrices ayant perdu le désir d’y participer. Plantée assise sur le rebord de la rambarde, les pieds se balançant dans le vide, Elhiya attendait que la terrasse de la tour d’astronomie se libère enfin. Quelques reflets argentés dans ses cheveux répondaient à la lune blafarde qui surplombait son monde d’un air supérieur. Seule compagnie acceptable ces derniers soir. Seule présence capable d’accueillir les pensées les plus contradictoires comme les regards les plus perdus sans poser de question.

Mais ce soir, sa place de prédilection lui avait été volée. Flanquant l’adolescente encapuchonnée dans un lieu de passage, en plein courant d’air, à la merci de « bonsoir » de convenance si un être nocturne venait se perdre dans le coin, forçant les politesses, alimentant l’agacement. Comme s’il n’était déjà pas assez présent grâce à la brise qui s’engouffrait désagréablement sous ses cheveux, amenant quelques frissons et quelques feuilles mortes perdues. Valse ridicule d’automne d’une nature mourante, criant silencieusement à qui voulait bien l’écouter. Morose situation, tout comme ses humeurs.

Ses doigts avaient fini par récupérer un bout d’arbre en perdition, le dépiautant en sentence de lui avoir atterrit sur le nez, laissant les confettis tomber plus bas, entrainant dans leur chute quelques autres morceaux de verdure fanés. Nouvelle bourrasque, nouveaux intrus accrochés dans ses longs cheveux dorés, dont un à la couleur noire. Les arbres avaient rarement ce genre de parure, la curiosité s’était éveillée devant le petit morceau de papier chiffonné. Elhiya l’avait ouvert soigneusement, ses lèvres ourlant un léger sourire en parcourant les mots couchés à l’encre carmine. Le texte lui rappelait un doux souvenir quasi oublié, quelques notes de musiques fredonnés, quelques paroles psalmodiées dans son grenier aménagé avec son amie d’enfance, quelques tendres moments aux gouts d’enfance moldu. Agréables instants volés à ce monde magique et ridicule.

Une invitation semblait se découper sur un des deux mots qui brillait quand on y glissait le doigt. Amusée, Elhiya avait reposé les pieds sur la terre ferme, se laissant glisser sur le bon côté de la rambarde, et effleurait plusieurs fois le premier mot qui finit par prendre une autre forme. Le Flyer de papier, se plia, devenant oiseau, arrachant un léger sourire moqueur à la blonde. De l’origami, encore… Utilisation trop courante pour un message caché, mais mignon quand même. Devant le battement d’aile de papier, la blondinette avait engagé le pas, suivant l’animal fragile, se faufilant dans les couloirs d’un pas discret, s’arrêtant devant une porte d’apparence close. De la lumière très faible semblait arriver à se faufiler sous le vantail, vacillante, hésitante… Lueur de bougie.

Le volatil avait fini par se consumer, finissant en cendre, sa mission étant terminée, laissant la blonde hésitante. Rien n’était précisé sur ce bout de papier, si ce n’était plus ou moins l’abandon de leur couleur de Poudlard. Chose qui ne pouvait que lui plaire. D’autant plus que son uniforme scolaire avait été troqué dès la fin des cours contre un sweat à capuche noire au motif chat et un jean slim noir troué et effiloché au genoux droit et cuisse gauche. Tenue idéale en somme pour ce genre de chose. Nouant ses cheveux dorés en queue de cheval pour qu’aucun ne dépassent de sa capuche, Elhiya scrutait la poignée de porte. Longue inspiration, et la blonde se lança, et pénétra dans les lieux qui n’étaient autre qu’une salle de classe abandonnée.

Une table en bois flaquée sur le côté accueillait des gobelets, des thermos, des bouteilles de jus de fruits, ainsi que des assiettes de biscuits et autres délices caractéristiques des animations prévues par l’école. Des elfes de maisons s’afféraient à installer des bougies sur le sol, un d’entre eux lui en confia une, l’intimant à aller attendre que d’autres « participants » arrivent. Elhiya avait allumé sa bougie et regardait le reste des flyers abandonnés sur la table, ne remarquant pas, dans un coin, du matériel moldu hifi


Dernière édition par Elhiya Ellis le Lun 11 Déc 2017 - 9:07, édité 1 fois
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Ulysse Daiklan
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Re: Une classe déserte

Message par : Ulysse Daiklan, Sam 7 Oct 2017 - 1:47





Mon cœur lourd trainait dans les rues, porté par mes pieds traçant leur propre route. Les pensées mélancoliques m’assaillent sur Violet, cherchant la réminiscence de ces sentiments pour une autre. Ma tête baissé tombe sur un papier couché sous les pluies diluviennes. Du sang d'encre à peine à peine visible, plongé dans l’eau, dilué dans l'âme, effusé dans l'air. Mes doigt récupèrent d’eux même l’invitation à laquelle je compte me rendre.

Mon écharpe entourant ma mâchoire, une capuche sur la tête seul mon regard s’échappe, sur la buée des fenêtres. Et j’ai envie d’écrire, une lettre pour ma Violet, aux parfums de l’encre que j’ai choisis. Je lui parlerais de mes rêves composés du vestige de ses lèvres, quelques chrysanthèmes sur la pierre glacée par le temps froid d'un joyeux noël.

Moi qui me prenais pour un inattaquable, cherchez l'erreur. Et je vous jure qu’on la cherche cette erreur, quand on a le cœur exposé, explosé au quatre coins du globe. Quelque chose auquel on ne s’attends pas. Qui vous prend aux tripes comme ce claquement d’une porte poussée par un courant d’air. Je ressens de l’amour et pourtant de la tristesse. Les couples autour de moi semble s’effriter doucement pour se briser, je me sentirais presque coupable d’être… Bien ? J’en ai parlé, et on m’a dit que c'est le phénomène des vents contraires. Un phénomène ou quand on est heureux, les dieux nous disent de pleurer, pleurer comme la risée du ciel. Des dieux omniprésents et tellement absent laissant l'homme sans nouvelle.

Je marche dans les couloirs, vers le point de rendez-vous. Des airs dans la tête que, j'ai crié sur tous les toits en me les rappelant à la vision du tracte. Paroles chantées, hurlées sous la pluie, jusqu'à perdre haleine. Jusqu'à prendre le froid, celui qui vous prend la gorge, modifie la voix. Le feu de ma gorge ne comble pas le conflit de mon cœur, un questionnement qui reviens et qu'aucun feu n'apaise.

Arrivé à la salle une seule autre personne est présente, un « Salut » méconnaissable s’échappe de ma bouche. Son jean troué et son sweat chat sont d’accord avec mon pantalon noir, mon pull assortis, la capuche cachant en partie l’écharpe jaune sombre qui entoure mon cou jusqu’au nez. Je ne sais trop que faire, situation usuelle sur cette terre. Mon regard se pose sur les cassettes et mon esprit s’envole. En une seconde j'ai traîné sur les boulevards, loué les chambres d'hôtel, parti dans des casino, dans ses bras tout au chaud. Mon corps de dirige tout seul vers la chaîne Hifi, appuyant sur les boutons mécaniquement. Les notes raisonnent tout doucement, dans l’attente d’autres personnes pour débuter. Je suis mal à l’aise, j’aimerais qu’elle soit là, lui dire : Il y a des moments où je te revois, au bord cette grotte au clair de lune, entourés seulement de silence et d’écumes. Oh si elle était là, pour écouter avec moi, je prendrais sa main sans un regard aux autres. Juste pour tournoyer à nos débuts, pour finir par danser, chanter, debout sur les chaises.

Chaise où je suis assis, cherchez l'erreur. Tombant sur la chaise comme notre corps s’écroulant quand on a le cœur exposé. Les vieilles chansons du groupe moldu raisonnent dans ma tête, ma raison semble exploser aux quatre coins du globe. Des gens ici, indéfinissable, qui ne se connaissent même pas. Nous différents de tout, se connaissant de rien, rassemblés sur un seul point. C'est le phénomène des vents contraires, entourant une musique pouvant vous faire pleurer. Et vous le ferez, vous allez pleurer. Parce que c’est ce que veulent les dieux, qu’on soit la risée du ciel. Quelque part là-haut ils nous observent. Et je n’ai aucune idée, de qui pourrait arriver. Aujourd’hui encore je suis l’ignorant, l'homme sans nouvelle, qui ne sait rien mais qui est là. Sans raison particulière. Juste pour une mélodie trop souvent écoutée. Juste parce qu’un inconnu l’a invité.

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Lorelaï Peony
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Re: Une classe déserte

Message par : Lorelaï Peony, Mar 10 Oct 2017 - 1:42




Assise en haut de sa tour, surplombant le néant de la nuit pleinement tombée, elle tire sur ce qui lui reste de cigarette. Les étoiles éclairaient le château de leurs lueurs éternels, tels des fantômes millénaires au sempiternel retour. La fumée emplit ses poumons d'une chaleur obscure qui la ravive mille fois au rythme de son inspiration.expiration.inspiration. Le papier qu'alliancent ses doigts se consume au rythme sourd du temps pesant qui passe impassible et lent. Alors que l'immuable veilleuse éclaire son souffle dans des nuages au goût cendré, ses doigts glacés se réchauffent doucement au contact du poison, et sa nuque se refroidit inlassablement sous les caresses sclérosées du vent d'octobre. Le silence plein qui recouvre l'étendue ténébreuse assure pour un instant la névralgie qui l'habite, qui la possède, obnubilante et enivrante. Le vide qui s'étend sous sa peau la berce et l'anime comme le souvenir permanent d'un avenir fauché à l'aube tandis que la profondeur nocturne l'entoure telle la présence vide de celui qu'elle n'aura jamais pu aimer.

La poitrine soudée à la barre froide qui la maintient dans le monde vivant, elle se laisse envoûter par la funèbre délivrance. Un geste, un mouvement, un instant, qui l'accompagnerait dans un fascinant plongeon irrévocable. Une dernière bouffée lui brûle la gorge, lui brûle la peau. Elle écrase le papier chaud sur sa cuisse nue comme elle tente de réveiller la lointaine réminiscence de la rosière qu'elle perdit au détour d'un regard céruléen. La douleur l'aiguise et l'arme au combat inéluctable qu'annoncera l'aurore.

Elle s'offre au gouffre sacré, à la nuit mordante comme elle se lève et s'appuie contre la rambarde tremblante de la tour. La barre froide et rugueuse a laissé sa marque rouge sur sa peau trop blanche. Elle ouvre le bras et embrasse la bise dans un geste qui laisse s'échouer la lumière rouge de son poison au pied éloigné de sa transcendante bâtisse.

Elle ferme les yeux, plongeant son visage mouillé dans l'évanescent souvenir de celui qu'elle a trop peu aimé. De l'être qu'elle aurait tant aimé aimer. Des bras qu'elle aurait tant aimer serrer, serrer comme son cœur à cet instant trop vide, vide de lui. Elle tente de rattraper les dernières bribes de leur baiser échangé dans l'intimité de la foule. De leurs corps qui s'étreignent, de leurs souffles qui s'épousent et s’entremêlent au rythme de la vie qui s'exprime dans leurs entrailles. Elle tente de retenir celui qui l'abandonna avant qu'elle n'ait pu lui dévoiler l'allégresse qu'il cachait en lui, qu'ils cachaient en eux.

Elle franchit la limite qui la sépare de l'abysse. Ses mains labiles et délicates la retiennent encore pour quelques instants. Elle observe du haut de son désespoir la distance qui la l'éloigne de la délivrance. Elle attend, elle recherche le dernier frisson qui larguerait son être meurtri.

Et pourtant, au contact intime de l'abîme, elle sent silencieusement la vie la reconquérir.

Ses larmes préparent le froid qui gagne son visage, et se glissent jusqu'à sa poitrine tremblante. Elle exhale, ses membres tremblants menacent de lâcher comme elle sent monter en elle un soupçon, une hésitation, un souffle nouveau.

Tressaillement. Soubresaut. Vague de peur. Vague de vie. Elle se colle à la barre froide et mouillée comme un naufragé s'accroche à l'air qui gonfle ses poumons. Elle se jette péniblement sur la pierre froide qui l’accueille et la soutient. Qui absorbe ses larmes. Qui absorbe son souffle. Son souffle qui cogne. Qui cogne. Haut le cœur. Elle se noie dans ses larmes et sa peine. Sa colère de n'être pas partie. Elle aussi.

Elle agrippe la pierre. Elle martèle le marbre froid de sa lâcheté, de sa souffrance.

Elle se tourne enfin. Son dos glacé, ankylosé, ne réagit plus à la froidure du sol.

Elle regarde longuement le plafond poussiéreux.

Le temps passe et l'entoure.

Le temps passe et l'apaise.

Le temps passe et la calme.

L'air emplit à nouveau ses poumons. La vie reprend place en son corps. Elle laisse couler les dernières larmes qui se libèrent de l'emprise de sa gorge.

Elle s'assied.

La fraîcheur des dalles envahit ses jambes et l'oblige à se lever.

Elle ramasse son vieux gilet et se dirige enfin vers les marches qui l'accompagneront vers la réalité comme elles l'ont guidées en ce moment chimérique.

Marche après marche, elle regagne le règne  des vivants et se glisse dans la peau de celle qu'elle devra désormais représenter aux yeux des Hommes.

A ces pieds néanmoins, elle remarque un parchemin qu'elle ramasse aussitôt. Quelques mots, une invitation à rejoindre un cercle de passionnés de musique.

Un sourire se dessine timidement sur ses lèvres, quand Lorelaï lit le nom du groupe moldu qui a bercé son enfance.

Serait-ce un signe?

Un regard vers l'astre nocturne qui lui rend son sourire.

Elle prend la direction du local où l'attendent déjà plusieurs élèves cachés sous des couches de tissus.

Avant d'entrer, elle enfile son pull dont la capuche lui servira de masque. Sortant sa baguette, elle échange également sa chevelure blonde contre un noir de jais criant.
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Temperence Black
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Re: Une classe déserte

Message par : Temperence Black, Sam 14 Oct 2017 - 12:15



Bienvenue dans la Kyosphère

With Elhiya Ellis, Ulysse Daiklan, Lorelaï Peony



Je regarde.
A droite.
A gauche.
Devant.
Derrière.
Je ne vois rien, pas de place dans cette salle commune pour les verts et argents. Il n’y a pas un seul espace de libre pour que je puisse m‘installer tranquillement et penser à ce que je suis, ce que je vais, où je vais. Il y a cette fille assise sur le canapé que j’utilise tous les jours depuis mon arrivée dans ce château emplit de magie. Mon royaume assiégé.

C’est ma place ici normalement pas la siège, elle a annexé mon canapé et me voilà totalement désarmée face à ce manque de tact. Je ne sais pas où aller, je ne sais pas où me diriger alors je fuis de cette salle trop pleine pour mes oreilles, trop bruyante pour mon repos car si je ne dors pas et que mes nuits sont rythmées par l’insomnie, j’aime prendre un instant pour me reposer. Je ne dors pas non mais je m’isole dans mon coin, là où elle squatte avec innocence cette place qui m’attire car elle est un peu en retrait, je me suis constituée prisonnière de ce fauteuil tout comme certains s’étaient appropriés leur place dans cette salle commune émeraude.

Alors pars. Je sors de cette salle et je me promène, j’ère avec l’ennui qui ne peut voir la vie qu’en grosse coupure car il ne peut voir chaque moment de la vie. Ce n’est qu’un sale gosse, qu’une émotion enfant de la luxure. C’est ce foutu ressentit lorsque l’autre disparaît après une bonne partie du moins c’est ce qui est écrit dans les livres. Je me balade et j’avance. Sans but, sans chemin déjà tracé. Ce n’est pas simple parfois, d’avancer comme cela à l’aveugle et de laisser le hasard semer les miettes de la discord sur mon passage juste avant que je ne le foule où juste après, la vie est cruelle mais l’ennuie, lui, il est mortel. Il fait que nous avançons juste sans vraiment nous en rendre compte car le paysage qu’il déroule sous nos yeux est morne et identique.

Je passe devant une salle ouverte, je rentre à l’intérieur sans prendre le temps de m’annoncer où même de savoir si je peux y rentrer. Que peut-il se cacher ici de toutes manières ? Deux personnes qui s’unissent sous la clameur des premières étoiles de cette nuit fraîche ? La réunion d’un groupe super secret ? Un élève qui perd la boule et qui pense que les cours vont commencer dans cinq minutes ?

Je ris. Il en faut peu pour m’amuser parfois mais c’est comme cela et puis c’est tout. Quand l’ennui ronge le temps qui me reste à vivre, je fais en sorte de ressentir une émotion en espérant que cet éclat fera en sorte de passer le temps le temps plus vite, de faire couler le sable plus vite dans ce foutu sablier que j’aimerai pouvoir exploser contre le sol mais je sais que si je fais ça, je meurs. Mon temps de vie sera éparpillé contre le sol et rien ni personne ne pourrait remettre chaque grain de sable constituant les minutes dans la boite en verre qu’est le sablier de ma vie.

Je suis là, dans la salle et il n’y a rien, pas de bruit i de vie. Je vois juste ce prospectus que j’attrape, je ne sais pas ce que c’est mais ça parle de retrouver des gens mais que c’est secret et que les identités doivent rester masquées alors d’un coup de baguette je me transforme.

Mes longues mèches brunes deviennent blondes, presque blanche. Mon visage change légèrement de forme et le bleu de mes yeux devient plus clair. Je suis devenue méconnaissable, rien ne ressemble à celle que j’étais avant du moins sur mon visage, pour mon corps c’est plus délicat mais qui, dans ce château outre Ian, connait mon corps ? Lui il l’a vu se déhancher avec toute la sensualité féminine qu’elle possède, il l’a vu ivre et finir dans ses bras pour terminer une soirée d’oubli dans le plaisir de la luxure avec cette fille belle comme le jour, douce comme le mielle et aussi pétillante que le champagne…

Mes vêtements, je les transforme aussi, comme cela, je suis sûre que personne ne reconnaîtra mon style. J’hésite, j’ai presque envie de me vêtir de l’uniforme d’une autre maison mais non, j’opte pour un truc que j’ai vu dans un magazine moldu il y a quelques temps. La tenue me va bien, elle est simple et amusante, elle tranche avec mes robes ou mes tenues habituelles. Je suis contente de mon coup alors je prends le prospectus dans la main puis là, malheur. La feuille explose entre mes doigts, tout ce que je touche brûle puis, contre toute attente, il devient un oiseau qui semble possédé. Il s’envole et il part avec légèreté vers cet inconnu que je me hâte de suivre.

La voici la vie, la briseuse d’ennui avec son cœur de gitane qui se déhanche sur le rythme de ces musiques venues d’ailleurs. Elle frappe dans les mains, ses pieds nus foulent le sol et elle s’envole et brille comme le plus beau des diamants rouges. Son sang d’apache réchauffe les cœurs, les hommes et les corps. Elle est fille de petite vertu cette malicieuse vie.

Je suis l’oiseau. Je marche dans ses battements d’ailes, c’est mon road trip de l’inconnu, c’est la belle dame, la marquise de sade qui devient une poubelle blanche mais après tout, n’est ce pa ce qu’elle est réellement la vie ? Une jolie dame aussi riche que crésus qui joue à la bohémienne avec le cœur des gens ?

Elle est là et c’est elle qui dicte ma vie car sans elle je ne suis pas et si je ne la suis pas je meurs. Elle m’a tout pris, mon présent, mon passé et mon futur. Elle m’a fait faire plus de chose que je ne pourrais le dire. Elle m’a fait avaler le champagne, consommer la boue et recracher la poussière. J’en vois de toutes les couleurs sauf quand elle devient fainéante et qu’elle laisse sa place à son frère l’ennuie qui, lui, nous brise les parties mais que l’on salue avec joie lorsque nous sommes fatigués ou en quête de repos car la vie maligne nous a trop épuisé pour l’instant.

J’avance dans ces couloirs sauf que cette fois, j’ai un but. Je veux aller voir ce qui se cache derrière cette réunion interdite. Je veux découvre ce que cache ce petit oiseau de papier qui file à toute vitesse, comme si Bonnie fumait Clyde en partant seule sur une mobylette, emportant avec le cash tandis que Clyde, lui, n’aurait que ses jambes pour suivre cette fille sauvage.

J’arrive.
L’oiseau rentre.
La porte ouverte.
La lumière attirante.
Le silence présent.
Les âmes silencieuses.
J’entre.
Je passe le pas de la porte et, sans réellement dire bonjour pus qu’en acquiesçant un signe de la tête qui fait vibrer ma coupe blonde, je prends place sur une chaise. Je regarde à peine les gens. Je ne sais pas ce que je fais ici mais c’est la vie, c’est le destin qui a dit que je devais être là pour faire je ne sais quoi et cela m’excite, cela m’amuse. C’est bon de faire ça, c’est comme sauter en avec une personne accrochée à nous. On sait qu’on a le parachute, on sait qu’il va s’ouvrir à un moment mais ce moment on ne le connait pas. On n’a pas accès à cette tirette qui fait que la toile se délivre pour faire en sorte de laisser le vent nous porter sur son dos comme un cheval lancé au galop.

Assise sur ma chaise, je regarde. Je laisse la vie me guider maintenant. Je ne suis qu’une aveugle de toutes manière, c’est elle qui va choisir de la suite de cette aventure qui commence alors que la nuit règne tranquillement sur le bâtiment magique.

Si tu savais… Si tu savais comme je t’aime douce vie qui me fait vibrer avec son cœur de gitane…

Temperence~Tenue~Musique

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Elhiya Ellis
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Re: Une classe déserte

Message par : Elhiya Ellis, Dim 15 Oct 2017 - 11:53



paroles utilisées:
 


La porte d’entrée déversait dans l’indifférence des travailleurs quelques visiteurs, perdus ou conscient de fouler le sol poussiéreux de leurs jeunes pas. Ça n’avait pas d’importance, rien en avait réellement dans cette mascarade ridicule dans laquelle on leur avait composé un rôle. Elle, verre de jus à la main, les opales ternies s’étaient perdues dans un vacillement de flammes hypnotisantes. Quelques notes de musiques s’étaient élevées, sur un son ancien, jamais oublié, toujours enfoui dans un coin de sa mémoire. Retroussement de commissures de lèvres amusées, alors que la blonde rassemblait faiblement ses idées.

Qu’attendait-on d’eux ici ? Rien. Rien si ce n’était se cacher dans une capuche colorée, laisser les notes d’espoirs, les images qui saturaient les guider. Pour une fois on leur offrait la possibilité de rester bloquer dans ce monde risible, perdu entre l’enfer et le ciel… Juste un jour de plus, mais un jour bien réel .. Le séant avait trouvé place sur le plancher souillé de taches de cire, dessinant un sourire moqueur sur les joues rebondies de la blondinette. Rien n’était lisse et pur, il y’avait toujours des flaques et des éclaboussures, des épreuves d’apprentissages, des bras qui se cassaient dans la sueur et la sciure. Rien, jamais ne gardait son innocence, même pas un par terre malmené pendant des siècles par des étudiants insouciants….

Pulpe des doigts jouant avec la chaleur timide qui léchait ses doigts sans arriver à éveiller la douceur ou la peine. Trop de chose en tête en train de danser en ce moment, il y’avait parfois des comebacks, parfois des ruptures, entre sa conscience et elle, deux poids deux mesures comme toujours. Dans son cœur c’était la débâcle, elle qui aimait tant la vie, ça la tuait doucement de composer avec ce qu’on attendait d’elle. Des larmes retenues, brulantes, suffocantes, quotidiennes, étouffées silencieusement, occultant ces noms couchés à l’encre ancienne sur un registre dont l’héritage la faisait trembler. 300 noms différents, 300 lésions, ceux qu’elle ne voyait pas, ceux qui aboyaient, ceux qu’ils avaient écrasés, ceux qui exultaient et dans tout ça... Quelques âmes pures…Tant de vie brisées sur lesquelles ses mains frêles devaient siéger, remplissant de son écriture ronde un nouveau monde dans son cahier où tant de pages étaient remplies de ratures.

Cette vie qu’on lui avait confiée était ridicule. Dans la rue il y’avait des petites frappes, des lions des vrais durs, des coups d’état et parfois des investitures, des pièges, des arnaques, et au milieu quelques âmes encore pures.. Grotesque cinéma, dans lequel ils étaient tous des acteurs inconscient..  Comme cette pauvre petite bougie dansant faiblement alors qu’elle venait la titiller discrètement, sa flammèche luttait encore et toujours, persuadée de pouvoir faire plier son agresseur. Risible espoir… C’était comme tout, dans la vie, il y’avait les claques et le côté obscur, un cahier à tant de pages remplies de ratures, les simples preuves que rien ne pouvait suivre le court qu’on avait désiré. Alors garder les pieds collés au tarmac pour ne voir que l’azur perdait tout son sens, quand Lucidité prenait enfin sa place et prenait un malin plaisir à rappeler que ce n’était toujours qu’un jour de plus entre l’enfer et le ciel, créant le point de contact et le point de rupture… Conscience malmenée, naïveté bafouillée et torturée..

Dans la rue le manque de tact et les injures ne devenaient plus que justificatifs à se perdre dans ces farces et ces graines du futur, couvrant de sang la cellule de son esprit. Les rideaux s’étaient refermés sur Conscience bâillonnée plusieurs fois, alors qu’on la voyait sourire du seul endroit où elle brillait réellement. Il avait fallu du temps, des nuits, des soirs où la lune était pleine pour que la blondinette concède enfin qu’il y’avait le temps des grands soirs et le temps des blessures, un double jeu à adopter pour vivre, survivre, avancer, avoir l’impression d’être là où il fallait être… Accepter de se noyer dans les bras de Vénus, de tromper de mystifier, de laisser l’amour devenir schizophrène, de peindre deux photo d’elle-même, une si douce, si fausse, de celle qu’on voulait qu’elle soit, et l’autre avec un trou de cigarette, au visage brulé, et terni. Ce qu’on ne voulait pas qu’elle soit...

Et pourtant, capuche visée sur la tête, les mains jouant avec le feu éphémère Elhiya savait parfaitement que les seuls moments où elle brillait sans peine, était uniquement ceux où la lune ronde d’argent les toisait tous si froidement. La larme à la barre de bois, l’immensité lui permettait d’être elle, entièrement, pleinement, sans costume et sans masque… Cette nuit aussi très certainement.. Ses prunelles bleues ne cherchaient pas ses compagnons de fortunes, la sociabilité n’avait jamais été vraiment son fort, il fallait faire des efforts, des concessions, mentir, sourire…. Tellement pas ce qui la définissait.
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Re: Une classe déserte

Message par : Lorelaï Peony, Mar 17 Oct 2017 - 14:28


HRP:
 

Lorelaï ouvrit la porte, encapuchonnée, des mèches noires sortants de son gilet. Elle n'était reconnaissable que par la couleur de ses yeux. Mais qui retient la couleur de l'iris d'une personne? On passe devant, on la remarque parfois, on ne la retient jamais.

Des bougies étaient disposées sur le sol, les quelques personnes présentent semblaient rêver de courants d'airs, d'espaces clos avec vue sur la mer, de silence radio et d'océan solaire. Elle se reconnue tout de suite en eux.

Des étrangers. Des étrangers connus. Des étrangers dont la peine résonnait en elle, apaisant la sienne. Eux savaient ce qu'elle endurait.

Elle l'avait perdu. Depuis, elle ne s'aimait plus.

Depuis, elle voyait son nom écrit en grand, partout sur les murs.  Elle sentait ses mains sur son corps qui brûlait. Qui brûlait incessamment.

Et pourtant, elle en était sûre, elle ne pouvait refermer la blessure.

Lorelaï s’assit par terre, et se réchauffa à la lumière des bougies. Elle était prête à tout pour se sentir mieux. Prête au pire comme au meilleur. Elle sentait qu'entourée d'autres émo, elle pourrait atteindre un bien-être qu'elle n'arrivait plus à percevoir. Sans plus réfélchir. Elle brisa le silence qui régnait dans la pièce.
- Je te vends mon âme, fais de moi ce que tu veux, seulement... en échange donne moi la chance d'être mieux.

Une jeune femme entra dans la salle. Vêtue de bleu.
Lorelaï se tourna vers elle et lui tint ces paroles,
- Je l'ai perdu, depuis, je ne m'aime plus.

Peut-être quelqu'un dans cette salle pourrait refermer sa blessure?

Elle n'avait jamais beaucoup pleuré dans sa vie. Mais aujourd'hui, elle ne voulait plus de larmes de synthèse, elle était à la recherche du vrai et du cher, seulement de choses fragiles mais surtout nécessaires. Essentielles.
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Ulysse Daiklan
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Re: Une classe déserte

Message par : Ulysse Daiklan, Mar 24 Oct 2017 - 23:28






Il est des combats que l’on ne peut gagner. Comme les voix dans ma tête qui tournent et qui tournent, dans une valse interminable. Et je suis là dans ce monde brisé, ce monde incapable d’écouter. Amis, Amants, famille, je suis l'enfant d'un peuple sourd. Un enfant perdu, impuissant, incapable de répondre à celle qui veut qu’on vienne à son secours. Alors j’ai tracé, continué. Aujourd’hui me voilà, avachi sur une chaise, deux personnes rentrent mais l’anonymat me garde de les reconnaitre. Pour longtemps j'ai construit ma vie et, ce soir j’y met des barrières autour. Des barrières aux allures de barreaux. Une prison de pensée, un cachots où vos émotions crient sans jamais voir le jour.

La première fois que j’ai réalisé j’étais seul dans mon lit. Je ne savais pas quoi faire, mon cœur lourd comme de la pierre, alors j'ai prié mes dieux enfermé seul dans ma tour. Alors je voit de nouveau, Violet danser au milieu de nous âmes vagabondes. Je repense à mes parents, à la peine qu’ils doivent endurer, depuis que mamie est décédée. Quelque jours se sont écoulés, me forçant à me questionner. Alors je regarde le ciel, dans sa direction. Et je veux lui dire. Comme toi Mamie, j'ai voulu un visage et voir du paysage. Prendre le large, et Papi dans une lettre te disant, s’il te plais, d’écouter mon message. Mais l’histoire s’est finis. Elle ne se reproduira plus. Et même les barreaux d’une cage dorée au cœur rouge, peuvent céder sous le poids des larmes.

Je t’en ai voulu tu sais. De nous avoir abandonné. Mais j'ai pardonné. J’ai réfléchis. Le monde est encore là et la réalité m’a frappé, voyant la peine quotidienne que mes proches enduraient. J’ai pris le coup, et j'ai fermé les yeux. Je n’ai pas eu le choix tu sais, pour me soulager, j'ai appris à rêver. Je vois l’une d’entre elle, poser son corps frêle sur le sol. Ses épaules abattus me rappellent cette soirée de malheur, quand l’homme est tombé de trop de poids au cœur. Et encore ce soir les pensées m’assaillent, mais je me rappelle que j’ai réfléchis et j'ai pardonné.


Elle parle, quelques mots et j'ai fermé les yeux sur ma réalité. J’ai envie de lui dire, à cette voix familière assise par terre. Lui dire, Mademoiselle, je suis la cible qu'il te faut, le satellite en trop. Mais non, impossible, les mots ne sortent pas de ma gorge enrouée. Alors j'ai courbé les épaules et j'ai joué mon rôle. Je me suis levé, un regard vers ma voisine aux yeux camouflés, avant de m’assoir à coté du corps. J’aimerais tellement être là, l’aider, être courageux, comprendre et lui réapprendre à s’aimer. J’ai bonne foi, je suis comme tout le monde. Je ne prend pas plaisir dans la souffrance, je veux me lever, me dresser contre les maux du monde entiers. Et pourtant malgré moi de la peur je suis l'hôte. Pourquoi personne ne viens avec nous, personne n’entends les cris au secours de nous âmes essaulées. Je suis, j’étais et je serais l'enfant d'un peuple sourd. J’aimerais juste que parfois on m’aide à aider, qu'on vienne à mon secours quand je ne sais plus secourir. Mais aujourd’hui cela n’a aucune importance. J'ai construit des barrières, la vie suit son cours. Ma  main serrant l’épaule de la demoiselle qui a parlé. Depuis quelques temps, j’ai l’impression que comme elle je n'attends plus le jour. Que les divinités m’ont abandonnées, que j'ai renié mes dieux pour toujours. Puis viendra le jouer ou je pourrais dire que j'ai pardonné et j'ai fermé les yeux. C’est pour ce jour que j'ai appris à rêver. Et même dans mes rêves, j’ai avancé et j'ai pardonné et j'ai fermé les yeux sur ma réalité. Une réalité trop triste.

Là où la boucle nous force, pauvre humanité à marcher ensemble, sauter ensemble. Oui, c'est parfait.

- Pour ce soir on peut tomber ensemble.

Et mourir ensemble c'est  vraiment parfait. Comme une boucle qui se répète, où tout le monde est lié. Marcher ensemble, sauter ensemble, tomber ensemble, mourir ensemble. Au bord d’un gouffre ou au bord de l’eau, le résultat est le même. Nous allons tous partir en cendre, ne rien entendre. Sauf que l’eau nous allons couler, le gouffre nous allons finir en sang. En sachant cela j’ai vraiment envie de ne plus attendre. A quoi bon, le résultat sera le même. Pour Mamie, j'ai pardonné et j'ai fermé les yeux, j'ai appris à rêver. Les dieux font souffrir les êtres que j’aime, et j'ai pardonné et j'ai fermé les yeux sur ma réalité. Ma réalité trop lourde, où ma vie se résumera comme ça. Zeus m’a formé, il m’a donné un cœur comme tonneau des danaïde, et même là j'ai pardonné et j'ai fermé les yeux. Pour remplir ce cœur, j'ai appris à rêver. C’est seulement quand Aphrodite m’a montré Violet que j’ai compris qu’il ne pouvaient pas tout contrôler, et j'ai pardonné et j'ai fermé les yeux sur ma réalité.




HRP:
 
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Temperence Black
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Re: Une classe déserte

Message par : Temperence Black, Jeu 26 Oct 2017 - 13:16


Je suis là.
Je suis las.
Je fais quoi ?
Assise ici, je ne sais pas ce que je fais. Je me suis perdue par ici sans même savoir réellement ce que proposait le prospectus métamorphosé en oiseau de papier. Parfois, j’ai l’impression d’être un peu larguée par ici, que j’agis tel un automate, sans réfléchir. J’ai l’impression d’être un de ces pantins que l’on manipule avec une facilité déconcertante mais je sais que tout cela va changer… Un jour la blanche colombe que je suis deviendra le corbeau au plumage brillant qui me convient enfin… si c’est cela que je suis sinon je ne sais pas. Je me transformerai en une autre chose, une autre créature…. Un phénix peut-être ? C’est joli un phénix… C’est lumineux, il apporte de l’espoir et il se meurt quand tous les maux du monde semblent à ses trousses… Lorsqu’il se meurt, tout disparaît en lui…. La douleur, les émotions, les sentiments… Il n’y a plus rien puis quand il renait, il voit le monde sous un niveau regard mais il n’oublie pas son ancienne vie enfin je pense… Mais au final, qu’est-ce que j’en sais…. Je ne sais rien de ce qui se passe dans la tête d’un phénix lorsqu’il se consume de l’intérieur et que les flammes le dévorent pour faire de lui un tas de cendres…

Il y a des gens qui arrivent et moi je suis toujours sur ma chaise. Je ne fais rien et la position n’a rien de confortable alors je bouge et je monte sur la table, je m’assois et je retire cette veste avec la capuche représentant un monstre bleu. Qu’est-ce que j’en ai à faire que les gens me voient ? Après tout ce n’est pas mon véritable visage, ce n’est qu’un masque fabriqué par mon imagination pour me fondre dans le décor des anonymes.

Les ombres dansent sous mes yeux tandis que les âmes se mouvent. Ce spectacle est une chose fascinante. Ces ombres nous représentent à la perfection. Elles sont nos parties secrètes, elles représentent notre intérieur. Elles sont vivantes mais accrochées à nous. Elles sont comme l’ombre de Peter Pan sauf que nous attachons les nôtres à nos chevilles de notre naissance à notre mort, nous ne les laissons vivre que la nuit, lorsque personne n’est là et que le noir les englobe comme ça, personne ne les voit. Personne ne se doute un seul instant que nos âmes, nos ombres, ont aussi une conscience et la capacité de vivre sans nos enveloppes charnelles.

Dans ma tête, je cris sur ces ombres mouvantes. Je leur dis de bouger de venir en moi… plongez en moi. Venez et entrez dans mon corps, dans mon âme, dans ma tête, je m’ouvre une dernière fois ce soir, je vous laisse la chance de me détruire un petit peu plus pour terminer cette douce journée où, de toutes manières, je n’ai plus rien. Je suis lessivée. La journée m’a épuisé et je suis de plus en plus fatiguée. J'ai touché le fond, j'ai perdu ma voix, j’ai perdu ma voie. La nuit je ne dors plus, ce foutu marionnettiste ne me laisse pas, il me hante jusqu’au levé du petit jour et ma sœur n’a pas besoin d’ajouter mes tourments aux siens.

Plongée en moi, elle a délié les sons, délié les songes. Elle m’a aidé alors que je désespérais et j’espère avoir été capable de l’aider elle aussi. Grace à elle, mes songes sont devenus moins pire le temps d’une semaine ? D’une nuit ? D’un mois ? Je ne sais pas, je ne sais plus, j’ai perdu la notion du temps qui passe et je me suis plongée dans autre chose. J’ai délaissé le sommeil et les réveils couverte de sueur pour passer mes nuits à faire autre chose. Des choses qui n’aide pas mon corps à avoir le sommeil et le repos dont il a besoin mais qui le repose.

Petite sœur de songe… Je t’aime et ça, ne l’oublie jamais. Tu es une personne formidable et même quand tout va mal pour toi, sache que je suis là. Je serais toujours là si tu as besoin, que ce soit le jour ou la nuit. Que ce soit l’hivers ou l’été. On a changé de nom, on ne connait pas nos identités et c’est merveilleux. On se connait sans se connaître, une nouveauté et un plaisir. Nus ne nous jugeons pas et tout entre nous n’est qu’aide et amour. Je ne t’ai pas donné de nom et j’ai changé de nom pour pleurer mes larmes en silence dans tes bras de douce enfant à la chevelure de feu. Je t’ai promis un second round, nous contre nos rêves et nous allons gagner ce second match… C’est une promesse ma douce sœur songeuse.

J’observe.
J’écoute.
Je comprends.
La musique. Elle est là elle aussi. Elle rythme cette soirée. Cette plénitude dans la kyosphère qui nous laisse. Elle est dans ma tête, elle ne m’abandonne jamais. Elle résonne dans mon sang et coule contre mes tympans. Elle est ma muse. La musique est ma muse musicienne, sans elle, je ne sais pas si je serais capable de faire vibrer mon archet sur les notes mélancolique de Bach ou de Mozart. J'ai tatoué son âme contre mon corps, les notes de cette muse glisse le long de doigts quand je brandis mon instrument pour le laisser s’exprimer. J’ai besoin de ma muse, de cette femme qui me suit et me supporte. Je cherche la chaleur d’un homme qui pourrait m’aider à verser ce flot de larmes qui s’enferme dans mes yeux secs alors qu’ils ne demandent qu’à tout faire sortir. A défaut de cette chaleur masculine, j’ai la chaleur d’une femme qui a coulé contre mon corps le temps d’une nuit.

Une femme. Un homme. Qu’est-ce que ça change que ce soit l’un ou l’autre ? Les femmes sont douces, leurs gestes sont gracieux et légers et c’est grâce à une femme que j’ai appris à naître, c’est une femme qui m’a fait naître et c’est la femme en moi qui fera peut-être naître un jour alors pourquoi fuir, rire et se moquer lorsque la nudité d’une femme se colle contre la nudité d’une seconde femme est que les deux corps s’enchainent dans une danse sensuelle ?

Elle cogne dans ma tête. Ce soir elle a décidé de sortir et de s’exprimer. Ma conscience danse la joie sur ma cervelle qui se remplit avec le temps et les événements. L’insolence m’attrape par la main et nos deux corps se mêlent. D’un coup de baguette, j’appelle mon violon dans une voix silencieuse et muette.

Attente succincte.
Arrivage rapide.
Instrument épaulé à la vitesse de l’éclair.
Le garçon bouge. Il était là mais maintenant il est proche de la fille au sol. Sa main se glisse sur son épaule tandis que sa voix emplie l’endroit. Cette image faire naître une portée griffée de notes dans mon esprit et mon bras bouge avec délicatesse tandis que l’instrument vomit les notes pour emplir l’espace d’une douce mélodie. Il suffit de voir une étreinte parfaite pour faire naître la mélodie de la voix instrumentale. Je joue pour me vider la tête car c’est comme cela que ça marche avec moi. Ce qui refuse de sortir par la barrière de mes lèvres ou par les larmes sous mes paupières, je le fais sortir en faisant sonner les cordes qui grincent dans un enchaînement de notes qui me viennent des tripes et du cœur.

Cette fille au sol, si elle veut la vie, je lui donne la mienne. Je n’ai pas besoin de garder cette étincelle de vie en moi quand ma muse est contre moi. Elle a su m’affranchir de mes souvenirs pour faire venir cette folie musicale. Tandis que nos deux corps se mêlent, je bouge avec légèreté. Mon corps n’est plus mon corps. Il est musique et instrument. J’entends tout ce qui se passe et je fais en sorte que le son qui s’envole dans les airs ne soit que second plan. Juste assez fort pour être entendu mais pas assez pour qu’on entende que lui.

Continue.
Ne t’arrête pas.
Cogne dans ma tête.
La mélodie est là, dans mon cerveau tandis que mes doigts se placent sur les cordes sans que je ne réfléchisse. C’est ça la magie pour moi. La magie ce n’est pas forcément un tour de passe-passe avec une baguette magique mais cela peut aussi être une expression corporelle innée qu’on est même pas sûr de voir revenir un jour. A cet instant, la magie de la soirée est plongée en moi tandis que ma muse m’a ouvert le fond du cœur pour faire saigner mon être et verser mes larmes de musicienne au travers de cet écart musical.

Sa voix… Elle résonne dans mes entrailles et elle trace son sillon pour guider mes pas là où elle veut me mener. J’ai tatoué son âme mielleuse et sournoise. Son âme mesquine de muse se trouve sous ma peau glaciale puis tout d’un coup elle cogne dans ma tête avec fracas et la fausse note arrive. Elle crisse sans pudeur et la nuit avale le silence qui la suit.

C’est comme cela que le jeu fonctionne avec elle. Nos deux corps se mêle, nous sommes fières d’une étreinte parfaite entre nous puis elle se décroche de moi sans me prévenir. Quand elle part, c’est le cri, c’est la fin. Elle s’en va sans jamais me dire quand elle va revenir et je crois que c’est dans ces moments-là que je sens qu’elle veut ce que j’ai. Qu’elle veut la vie ou s’approprier la mienne mais je me la garde. Elle est à moi et pas à elle.

Cette muse joueuse et maligne a su m’affranchir de sa vie, s’immiscer dans mes souvenirs pour me rappeler avec douleur combien sans elle je suis seule la nuit. Je suis sans amie lorsque la nuit tombe et que seule mon ombre dans contre les murs de pierre du château. Elle a compris comment je fonctionnais la nuit venue. Elle sait que je ne vis la nuit que quand nos deux corps se mêlent mais elle cogne ma tête pour sortir quand ça ne lui plait plus à cette petite peste capricieuse qu’elle est. Elle est détestable et fourbe, elle est d’une beauté unique et pour qu’elle habite mes nuits j’irai faire plus que je ne peux mais je ne veux pas la retenir prisonnière là où elle ne veut être.

J’irai….
Brûler les feux en enfers.
Noyer vos fleuves jusqu’au bout du monde.
Crever mes yeux avec des pointes rouillées.
Graver son nom sur l’écorce même de la Terre.
Changer les saisons dans son monde fait de rêves et nuages blancs.


Je ferais beaucoup pour elle mais si elle veut partir, si là est son désire alors qu’elle parte. Je ne pourrais jamais la retenir dans la cage que forme mon corps. Ce n’est pas de moi qu’elle a besoin mais d’une personne qui serait prête à donner sa vie pour lui laisser une enveloppe charnelle mais cette personne, ce n’est pas moi.

Moi je suis égoïste et ma vie je la garde pour moi. Elle est mon bien et non celui d’un ou d’une autre. Je dois lever la tête et bomber le torse pour réussir à aller là où je veux et je dois faire cela même si les coups de fouet que m’assène la vie sont violents et blessent plus qu’un jet d’acide en plein cœur.

Tu sais quoi ma muse ? Part. Part et ne revient pas. Laisse-moi vivre tranquillement sans venir me tourmenter pour te sentir puissante car tu sais que même dans un an je ne t’aurai oublié. Là est la difficulté de la vie. L’oubli. C’est une chose que l’on souhaite mais qui est impossible. Donc va-t’en et ne revient pas… Tu vas me manquer oui mais c’est comme ça et puis il y en aura d’autre qui me blesserons, toi tu n’es qu’une épreuve, que la première que je me dois d’évincer si je veux avancer.

Rêve ma douce muse… Rêve de notre passé, de nos deux corps qui se mêlent. Repense à nos étreintes parfaites et souvient toi que la douceur de ces moments-là, tu l’as perdue. Je dois vivre par moi-même et pour moi. Je ne dois pas vivre pour te faire vivre et me plaire à te suivre dans ton jeu pervers qui associe la douceur et la douleur.

Si elle veut la vie, qu’elle aille la trouver ailleurs…. Moi je lui donne la mienne enfin, je lui donne un petit bout de la mienne. Elle a su m’affranchir, se séparer de moi avec une simplicité déconcertante pour aller me tromper avec une autre qui lui donnera sûrement ce qu’elle recherche cette pécheresse au corps de déesse. C’est comme ça qu’elle était dans mes souvenirs, une beauté empoisonnée.

Mais.. et si je me leurrais ? Si depuis le début cette muse était en réalité moi-même ? Si j’étais en réalité cette beauté empoisonnée ? Après tout, ne suis-je pas une poupée faite par les anges et animée par le démon ?

Je laisse tomber. J’abandonne. Je me prends trop la tête alors j’arrête. J’arrête de réfléchir et je fais taire mes pensées en les emprisonnant dans l’étui de mon violon que je ne veux plus faire sonner depuis la note anarchique qui est venue bousiller ma symphonie d’une nuit.

Je sors de ma poche ce paquet interdit et j’allume la cigarette. Il n’y en a qu’une. Une seule et elle sera la seule que je fumerai. Mes doigts s’activent et me tête se penche, mes lèvres embrassent ce filtre délicieux et la fumée emplie mes poumons tandis que la flemme de la bougie qui vacille et fait danser les ombres vient mettre le feu au tabac au tabac légal. Doucement, les cendres tombent et d’une voix intérieure, je les supplie presque de me consumer de l’intérieur, de me faire sentir cette vie qui m’habite pour que je me rende compte que c’est elle qui fait battre mon cœur et qui rythme mes jours et mes nuits.
Brûlez, brûlez, brûlez ce monde
Brûlez, brûlez, brûlez son monde


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Re: Une classe déserte

Message par : Elhiya Ellis, Ven 3 Nov 2017 - 16:51


Récidiviste:
 

Quelques mots avaient été échangé, absente de leur sens, de leur profondeur, le regard hypnotisé par la flamme léchant ses doigts, la blondinette n’était plus là. Au loin a musique qui ronronnait dans son esprit semblait rayée, toujours les mêmes phrases, toujours les même pensées. Redondance désagréable, Dégout collant à la peau, Prit dans l’atmosphère, respirant la corde au cou, suffoquant dans un monde qui n’était pas sien.

Elle aurait voulu souffler la bougie, éteindre l’écoulement du temps, l’écoulement de la vie, se souvenir comme elle était libre, à la lumière indélébile, ou elle prenait tout. Rien n’avait d’importance, rien n’avait de conséquence, tout n’était qu’insouciance, tout n’était que rire. Et puis d’un coup d’un grand coup de vent, le château de carte de son équilibre avait chuté, dégringolé. Elle était devenue coupable de tout, grâce à une décharge électrique, un milligramme d’adrénaline, son cœur parti pour un grand huit elle comptait les tours

Mais rien, jamais ne se stoppait où s’arrêtait. Pas d’alibi, coupable de tout, de toute façon elle ne respirait que la corde au cou. Il lui fallait sentir vibrer entre ses doigts ses battements de cœur pendant qu’elle s’abandonnait à la nuit toujours un peu plus. Il lui fallait sentir palpiter les émotions divergentes pour garder les pieds sur terre, pour ne pas disparaitre, pour ne pas être le nouveau fait divers, l’anomalie du siècle , elle enfant profitant de [l’échappée belle[/i] de son jeune âge.

Pourtant, la vie avait la gâchette facile, elle saignait comme elle vivait. Elle aurait voulu savoir comment faire autrement, comment [i]ne pas dire que lorsque le sort s’acharne il ne laissait aucun répit. ll aurait suffi de fermer les yeux, de claquer la porte te de tout lâcher, mais, elle comme beaucoup d’adolescente n’était qu’une récidiviste par amour . Peu importait combien de fois cela pouvait la briser un peu plus, combien de fois elle devait mentir un peu plus, elle souriait, toujours. Et puis, la vie était comme le ciel lui-même comme le cygne était fait de beauté et de vices, elle attendait la prochaine éclipse ou elle pourrait respirer, Elle comptait les jours, sachant bien que C’était l’histoire d’un soir qui se transformait en histoire, elle en rigolerait plus tard en y repensant.

Mais en attendant, elle marchait sous toutes les échelles qu’elle croisait, juste pour le leur éviter, ON ne lui avait jamais tiré les cartes la divination était un peu trop une science aléatoire et risible à son gout, elle n’avait jamais croisé d’oracleet n’avait pas besoin de ça pour savoir que les larmes qui claquaient emportaient avec elle des souvenirs qu’elle effaçait pour alleger son être.

Peine perdue, ce n’était pas suffisant, il fallait plus, chaque matin dans le miroir, le reflet de son visage partait en éclat, ce n’était plus le sien, juste une copie d’elle-même qui tachait de lui dire »Souviens-toi ». Souviens-toi quand avant tout était simple que tu ne pensais qu’à toi, que tu n’entendais pas les voix brisées, les esprits en dérives, qu’aucun ne te touchait. Souviens-toi et n’oublie pas que ça reste toi.

Alors les prunelles ternies avait glissé sur la fille qui avait prit la parole, sur celle qui semblait si perdu via les quelques palabres qu’elle avait échappé, aucun sourire à sourire à lui offrir, aucun message à lui prodiguer. Pour cela, il y’avait l’enroué qui proposait une chute commune, l’idée était forcément plaisante, quitte à tomber, il était plus facile de le faire à deux, tant qu’on fermait les yeux sur les récidives possible du cœur bien trop traitre. Un soupire pour simple réponse puis un échange vain, raccord avec les notes de musique meurtrissant son cerveau.

« Tu ne t’aimes plus, mais est-ce le plus important ? »

Ca n’avait aucune importance, le tout était de pouvoir glisser et disparaitre discrètement, sans laisser de trace, ou de signe avant coureur


hors jeu:
 
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Lorelaï Peony
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Re: Une classe déserte

Message par : Lorelaï Peony, Dim 5 Nov 2017 - 13:37


Chansons déjà utilisées:
 

L'ombre encapuchonnée passe un bras sur ses épaules et l'entoure. La pression anonyme la soulage quelque peu. Et ses mots l'enrobent pour mieux la tirer dans le gouffre. Tomber ensemble.

Quelques notes résonnent dans la pièce avant de s'éteindre pour laisser place à la fumée grise que Lorelaï venait à peine de laisser derrière elle.

Une questions se dépose aux pieds de la jeune femme qui se plongent alors dans les lumières envoûtantes de la nuit. Est-ce important?

Après tout, elle l'avait connu, trop tôt sûrement, cet amour inconditionnel. Mais elle en connaissait maintenant le goût, la texture. La flèche avait traversé sa peau, telle une douleur qui se garde, qui fait plus de bien que de mal. Son cœur était maintenant marqué. Marqué d'une saveur douce-amer qui ne la quitterait plus, d'avoir connu celui qu'elle aurait pu aimer. Un vertige, puis le silence. Lourd, interminable, qui cadence ses jours et ses nuits depuis l'instant où elle a vu dans son regard les bribes du long voyage.

Et pourtant, si seulement, elle pouvait, avant l'ombre, partager juste une dernière danse. Parcourir son corps, effleurer cent fois son visage pour y trouver de l'or. Pour mieux retenir, apprendre par cœur, ses formes qu'elle ne connaîtra plus. Essuyer ses larmes, y trouver des étoiles, celles qu'elle aurait pu embrasser. Juste retourner encore une fois, pour une dernière danse, dans le temps, le tenir, le retenir, juste le temps de mieux le faire sien, pour pouvoir ne serait-ce que le dessiner encore.

Elle sourit, une dernière danse... Et pourtant, encore, elle pourrait mourir demain, ça ne changerait rien. Elle a reçu de ses mains ce bonheur éphémère qui est maintenant gravé dans son âme. En si peu de temps, en quelques instant, un bonheur si plein, trop pour un seul Homme.

Mais cette image qui revient, qui revient encore. Elle l'a vu partir, sans rien dire. Il fallait seulement qu'il respire.

Une larme qui traverse son visage pour se loger sur son cou. Merci.

Merci d'avoir enchanté ma vie.


Une dernière danse:
 
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Elhiya Ellis
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Une classe déserte

Message par : Elhiya Ellis, Lun 11 Déc 2017 - 9:58


[A l’arrache pour pas perdre le sujet]
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Qu’est ce qui a vraiment d’importance ? S’aimer soi-même, aimer les autres ? Leur porter de l’intérêt, de l’attention, illusoire bien-être, mensonge doucereux… Équilibre fragile quand on navigue entre les rives, quand on commence, d’autres terminent toujours, inlassablement, toujours la même rengaine assourdissante qui appuit là où ça fait mal, jusqu’à ce qu’on craque, jusqu’à ce que les valeurs s’effondrent et qu’on passe à l’acte

Alors un jour on ouvre les yeux, on réalise que rien n’a vraiment d’importance, que calmement tout explose, qu’il y’aurait un avant et un après, comme une dose d’adrénaline sulfureusement injectée, imprévisible, vibrante, frissonnante...

Tout ça car en fait, rien n’a d’importance... car au final c’était toujours la même chose, il y’a ces premières nuits où on s’emboite, puis transpirants on se décolle, dos à dos comme une longue caresse qui lentement se dérobe. Les regards fuyants, les faux semblants, l’habitude asphyxiante, sans gout, sans espoir. Alors la millième nuit on suffoque, besoin d’air et d’espace, besoin de fuir, de tout quitter. Et pourtant nos pieds persistent puisqu’ils se touchent enchainés à ce souvenir de ce qui avait été de ce qui aurait pu être…. Et puis on s’évite puisqu’on se lasse, on rêve d 'un gout inconnu dans la bouche, balayant la nostalgie qui ne fait plus effet, secouant la tête pour essayer de remettre en ordre un semblant d’idées et de convictions bafouées.

Mais c’est trop tard, plus rien n’a d’importance, et puis il y’a ces autres (femmes) qui tournent autour, qui font leurs danses, qui sème le doute, qui l’arrose de leurs sourires, emmenant une nouvelle saveur, une nouvelle douceur… Mon dieu que la sensation est douce et pourtant, on ne s’abandonnait que du bout des doigts, un simple effleurement, une réalité différente voluptueuse, attirante, électrisante.

Ainsi, on rentrait tous les soirs chaque fois un peu plus tard, juste pour se perdre un peu plus dans ce monde où rien n’a d’importance, grappillant une minute de de plus loin de chacun de ces baisers glacés à l’effet d’une douche froide qu’on s’octroyait pour se dire bonjour et bonsoir. Il y’a de quoi avoir l’impression de devenir fou, de perdre de pied, de se demander si c’est bien la fin d’une histoire écrite à quatre mains avec tant de soin. Et puis, l’équilibre fragile s’effondre, disparait dans l’orage qui nous tient immobile. On se regarde, sans se voir, on se parle, sans s’entendre, les gestes fades, les mots vides, chimères appartenant au passé.    

Cette nuit encore, Elhiya n’aura pas dormi et sera retrouvée dans le noir les yeux gonflés par le mépris, la tristesse et la rage, la voix cassée par les larmes, le regard absent, sourdes aux question de sa douce brunette qui voudrait connaitre tous les détails, où, quand, comment Cette dernière la suppliait silencieusement de parler alors que comme un enfant désemparée elle essayerait de la prendre dans les bras. Il y’aurait quelques mots, vagues, inconsistants, insignifiants avant que la porte du dortoir claque devant cette triste vérité : La vie d’une gamine blonde venait juste de voler en éclat juste car quoi qu’il advenait rien n’avait jamais d’importance.

Besoin de calme, besoin de solitude et pourtant, ce silence qui la tabasse quand elle n’entendait plus cette voix qui l’enveloppait d’illusions rassurantes. Assise par terre, Elhiya essaye de prendre la mesure de l’étendu des dégâts mais c’est déjà trop tard, les prunelles rivées sur une flammèche de bougies, le doigt jouant avec à la recherche d’une sensation, le froid de ces évidences l’engourdit déjà.

Elle prendrait peut-être plus tard des nouvelles des autres, on lui dira qu’ils vont bien, qu’ils ont refait leur vie, avec d’autres qui ne sont pas du tout comme elle, qu’ils ne les feront jamais souffrir. Mais elle, elle ne va pas bien, elle ne sait pas comment refaire sa vie dans un monde qui n’est pas le sien, qui ne le sera jamais. Elle se retrouvait juste comme une c*nne, dans une mauvaise comédie à écouter ces vielles chansons, à regarder ces vieux film jusqu’à connaitre par cœur les moindres dialogues stupides.

Mais l’espoir est trop fort, il ne veut pas qu’on se défile. Et elle le retrouve devant sa porte avec ses deux petites valises –mensonge et tendresse- et tout recommence immuablement... La première nuit on s’emboite, puis transpirants on se décolle, dos à dos, comme une longue caresse qui lentement se dérobe. La millième nuit on suffoque, besoin d’air et besoin d’espace. Et elle a l’impression que chaque soir ce sont ces autres qui rentent un peu plus tard réalisant à leur tour que rien, jamais, n’a d’importance.

Un soupir, les paroles d’une vérité qui lui colle à la peau

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 Une classe déserte

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