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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Une classe déserte
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Gaëlle Panyella
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Re: Une classe déserte
Gaëlle Panyella, le  Mer 24 Jan 2018, 18:37

Y'a des jours comme ça. Où il fait froid. Où la neige tombe. Où je me sens pas d'humeur à me fondre dans ce paysage encore plus blanc que ma peau. Ce genre de moment qui nous ramène un peu dans le passé vers des horizons anciennes où nous étions quelqu'un d'autre. Un peu de nostalgie, je retourne entre les entrailles de cette Mary de quinze ans perturbée mais innocente qui parlait de bouquins et qui passait sa vie dans les entrailles de Poudlard, cherchant un endroit calme pour penser, écrire, dormir. Peu importe tant qu'il y a peu de personnes. Une époque bien fade où je n'étais pas là les anciens temps, le calme avant que tout ne m'explose à la figure. Avant que je ne comprenne plusieurs choses qui changent un peu tout.

Un plaide repose sur mes épaules tandis que j'avance entre les murs, cherchant une classe particulière qui se trouvait généralement désertée par toute âme qui vive, à l'exception des corps de ceux qui ne voulaient pas être trouvés. Mais généralement, ça se passe plutôt bien. Les asociaux évitent de se parler, ils tolèrent la présence de l'autre dans une promesse muette de ne pas s'embêter. C'est un bon compromis qu'on se passe en un regard. Le silence est une denrée rare qu'il ne faut pas briser en mille morceaux. Rien n'est plus apaisant que le calme plat seulement brisé par une mouche importunant, le bruit d'un stylo, voire d'une page qui se tourne. Quel ennui ! Tu ne veux pas plutôt voir l'armure de métal ? Pas aujourd'hui.

Trouvant enfin la classe choisie, je pousse la porte et vois que je ne suis pas la première à connaître cet endroit. Ses mots sonnent étrangement, vengeance ou que sais-je encore. Rien d'important. Sans même jeter un coup d'oeil à ce qu'elle fait, je m'enfonce dans un coin de la salle, à même le sol, pour commencer à écrire. La plume reste pourtant coincée à la première ligne. Faut bien l'admettre, ça fait plus qu'un bout de temps que je n'ai plus fais ça. Peut-être même qu'au final je n'y arriverais plus jamais. Encore une de ces injustice terrible. Pauvre de toi pauvre de toi ! Finalement j'pose simplement ma tête contre mes genoux et profite du glissement de l'encre que la fille, elle, arrive à faire couler.
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Re: Une classe déserte
Invité, le  Sam 27 Jan 2018, 16:25

Je continuais de recopier cette recette fébrilement sur mon parchemin, avant de me rendre compte que je n'étais plus seule. Une jeune fille venait de rentrer de manière discrète dans la salle, elle était à présent assise dans un coin, la tete sur ses genoux, en silence. Comment n'avais-je pu ne pas l'attendre arriver ? Je devais vraiment être absorbée par ma besogne, ça n'arrivait pas tous les jours. Enfin la question est surtout de savoir si elle m'avait entendu lui parler. Probablement pas, je ne parlais pas aussi fort, mais le doute subsiste quand même....Il va falloir que je tente de vérifier cela de manière discrète et efficace. Cachant mon parchemin et mon livre dans mon sac, je me lève pour me rendre silencieusement dans sa direction.

- Bonjour ?

Je ne voyais pas son visage, mais son uniforme montrait clairement une élève de Serdaigle, c'était bien ma veine. Un parchemin vierge et une plume étaient posés à ses pieds. Probablement venue ici dans le but de travailler ou de coucher ses pensées sur ce parchemin, elle était partie dans de mauvaises pensées. Je m'assoie donc près d'elle soudainement. J'allais paraître intrusive, voire très étrange. Mais je devais savoir si elle avait entendu ou non, et puis si ce n'étais pas le cas tant mieux, je la laisserai déprimer tranquillement si je sentais qu'elle n'avait pas besoin de compagnie, sinon j'aviserai.

- Hum ça n'a pas l'air d'aller. Que se passe t-il ?


Je voyais en ce château beaucoup de gens tristes et seuls, ça me faisait mal au fond de moi de voir ça, même si pour beaucoup avaient seulement besoin d'un peu d'aplomb et d'un bon coup de pied aux fesses. Beaucoup d'hypocrites prétendent se battent contre les forces du mal, mais laissent de coté sombrer en silence beaucoup de personnes, les mangemorts avaient mieux compris qui et comment recruter.
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Re: Une classe déserte
Gaëlle Panyella, le  Jeu 08 Fév 2018, 20:59

Je ne suis que frustration et espérance. Rien ne fonctionne. Suis-je cassée à ce point ? Pourtant quinze ans ce n'est pas si loin. J'expérimente. Pars autre part. Mais rien ne vient. Même dans le cerveau : c'est le vide total. Je ne vois que le noir.  À part cet acte de râlerie, il n'y a rien de plus. Je ne choisis jamais quand il intervient. Certains en rêve, mais moi je le redoute ce fameux vide. Il ne sert à rien à part décompresser. Et ne voulant pas apparaître lorsque j'en ai réellement besoin j'ai développé une certaine haine pour lui. Simplement parce qu'il apporte cette frustration. Et je n'aime pas ça.

Son au devant - formule de politesse. Regard vers le haut : elle n'a pas compris le respect muet ? Je pensais pourtant que c'était une promesse que nous connaissions tous. Petite haine. Bonjour. Je la dévisage, mordant l'intérieur de mes joues pour ne pas m'énerver. Non si non si. Il y a le badge de préfet. Elle est chez serdy : conclusion, pas d'énervement. Au final elle n'a rien fait, bien que me parler n'est pas en soi quelque chose de très agréable. Je remets la petite couverture correctement en place sur mon dos. Sensation délicate du tissu contre ma peau. Merveilleux. Question peu appropriée. J'arrive pas à écrire je réponds sans vouloir étaler ma vie. Je pourrais mais. Aujourd'hui je n'ai pas envie. Y'a comme un cocon qui s'est refermé autour. Épais. Alors ce sera non. Pas comme toi des trucs étranges de potions je continue, en montrant d'un geste vague la table sur laquelle elle était assise. Des mots pour ce qu'ils sont : des mots. Haussement d'épaules.
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Re: Une classe déserte
Invité, le  Mar 27 Mar 2018, 19:27

Autorisation de Mary pour poster
La boucle est bouclée
PV avec Elhiya

C’est parti, suivez le guide. Petit tour dans les pas d’une autre, sur les traces d’un passé effacé. La luminosité est un peu différente c’est vrai, un œil distrait ne reconnaîtrait pas les lieux, mais c’est comme une cassette rembobinée, deux films superposés. On voit les silhouettes fantomatiques s’agiter, les voix étouffées s’exclamer dans la poussière, les sentiments éclater, repeindre le public émerveillé. L’existence passive, passable d’une jeune fille insignifiante se joue devant les yeux mornes de l’ancienne actrice. L’insignifiance n’a pas bougé, toujours agrippée comme une sangsue. Le reste a été chassé, laissant place à l’ombre taciturne et accablée.

On suit le chemin balisé, ne vous attardez pas. Les scènes se jouent, se répètent, de cette lenteur exaspérante. C’était donc déjà si pénible alors ? Peut-être que rien n’a objectivement changé, c’est juste le point de vue qui s’est assombri. Ce brouillard obscur qui enveloppe doucement, étouffe sûrement, fausse le jugement. Soupire à cette souvenance douloureuse. Dans un cœur atrophié, transformé, la joie des temps passés à du mal à entrer sans tout fissurer. Alors on pose tout là, on recule de deux pas. Et on détourne les yeux, parce que c’est tout ce qu’on a toujours su faire.

La salle brille d’un éclat nouveau. Un clair de lune faible, à demi masqué par des nuages gris persistants de la journée pluvieuse. La couche de poussière a maintenu en stase les odeurs vieillies, décor d’un bout de vie perdu dans les méandres des archives de souvenirs. Les doigts amaigris forment des stries dans la poussière des tables comme alors, l’étagère appel d’un nouveau cri. Rien n’a bougé, les couvertures érodées par le temps offrent toujours là même tranche misérable. Lockhart si elle osait se souvenir. Le premier qui lui tomba sous la main, peu importe. Jeté sur la table, ouvert au hasard, dépecé. Pas de rage, peut-être une pointe de tristesse, mais surtout de la lassitude. De voir se répéter le même schéma infiniment. Une page volante se transforme sous les doigts habiles en oiseau de papier.
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Re: Une classe déserte
Elhiya Ellis, le  Mer 28 Mar 2018, 11:17

Quelques gouttelettes de pluie récalcitrante ternissaient la vision des nuances de couleur du manteau de nuit offert à l’œil abandonné par le sommeil. Un tableau connu, reconnu, adopté depuis des jours, des semaines et des mois passés, qui avait refait son apparition. Les frasques nocturnes, relayées au stade de divertissement potentiellement néfastes, avait laissé place à des nuits courtes en quête de quelque chose pour continuer à occuper son esprit. Les pensées dévorantes n’avaient jamais cessées d’exister, triste constat. Les images douloureuse, bien qu’acceptées, prenaient malin plaisir à se manifester quand la quiétude permettait à son esprit de vagabonder.

Une nouvelle tentative de tromper les souvenirs dans une débauche de couleur étalée sur le grain de papier roulant agréablement sous la pulpe de ses doigts avait semblé la meilleure des options à enlacer. Quelques pas discrets sous une cape d’invisibilité, bloc de dessin et pastels serrés contre le cœur, devenue simple ombre, la blondinette déambulait sans bruit vers un perchoir accueillant. La tour d’astronomie, souvent élu favorite appelait à la contemplation d’un ciel capricieux, c’était d’autre chose qu’elle avait besoin : d’isolement. D’un lieu oublié, dénigré, chargé également de quelques brides de vie oubliées. Ses pieds foulant les marches des escaliers sauraient trouver, il suffisait de se laisser porter jusqu’à un lourd ventail reconnu capable de dessiner un mince sourire sur les lèvres rosées.

La salle de classe inutilisée... Un certain besoin de réconfort avait dû faire appel aux échanges divertissants que cette pièce avait pu observer. Un emprisonnement forcé par un être autrefois aimé, des premiers échange doucereux, une flamme de sentiment naissante, un devoir complexe étudié avec soin, une rencontre désagréable et irritante, des prémices de mesquineries, une réunion avec un groupuscule mélancolique, des bougies se mourant sur le parquet, l’odeur de vieux libres abandonnés, la poussière dansant sous les faibles rayons de la lune. Tant de choses conservées précieusement par un seul et unique lieu, appelant à une nouvelle visite, promettant abondance d’inspiration.

La main posée avec délicatesse sur la poignée avait déclenché un cliquetis caractéristique un peu trop bruyant. Malgré son invisibilité, l’adolescente trahissait sa présence à l’oreille d’un préfet attentif ou un surveillant se baladant dans le coin. Si la punition ne lui inspirait aucune crainte, la silhouette se découpant dans son champ de vision, n’affola les tambourinements de cœur, la gratifiant d’un petit sursaut. Dans son désir de solitude, jamais l’idée de croiser quelqu’un dans ce recoin du château ne lui était venue en tête, et quel quelqu’un…. La lune blafarde caressait les trais fins d’une poupée d’albâtre au regard perdu. Un pliage entre ses doigts attendait de pouvoir prendre vie, échappant au massacre de ses compères éparpillés non loin.

« Qu’est-ce qu’il t’arrive ? »

Les mots, prononcés sans animosité zébraient le silence quasi religieux de la pièce. L’artifice de discrétion glissant des épaules pour retourner en boule dans ses bras, Elhiya scrutait l’asiatique mainte fois pleine de vie, de condescende et suffisance, n’être qu’une pâle copie d’elle-même, une coquille vide… Elle aussi…. Comme si quelque chose s’acharnait à détruire tous les repères qu’elle possédant, un à un, la dépossédant du peu de faculté à être encore baignée d’insouciance. Il y’avait eu en premier sa blonde, arraché à la fleur de l’âge, puis Lui, se fanant un peu plus chaque jour, faisant saigner son cœur à chaque coup d’œil, la martelant de son incapacité à les protéger. Et maintenant… Elle ? Pourquoi fallait-il qu’ils finissent toujours par se perdre en chemin ? Pourquoi fallait-il que son estomac se vrille en le remarquant ? C’était une boucle sans fin…
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Re: Une classe déserte
Invité, le  Ven 13 Avr 2018, 17:05

La danse des doigts se poursuit. Un oiseau après l’autre, les murs silencieux assistent à la naissance d’une volée, d’une famille. D’aucun disent que lorsqu’on a eu la patience de créer mille grues, un de nos souhaits se réalise. Les prunelles grises caressent les petits volatiles de papier. Rien de plus simple pour elle de s’imaginer, des semaines plus tard, toujours au même endroit, les doigts ensanglantés, en train de former l’ultime origami. Mais alors, quel vœu pourrait-elle formuler ? Revenir en arrière semble même hors de portée des dieux de son enfance.

La porte cliquette. Quelques sentiments se manifestent mollement, comme si ce son les avait sortis d’une torpeur. Un frisson d’appréhension, quelques picotements de surprise au bout des doigts, un mouvement de tête de curiosité. Se dévoile alors une ombre du passé bien connue. Un peu plus terne mais toujours reconnaissable. Une tignasse blonde, un air un peu perdu sur le visage. Sa voix résonne bizarrement aux oreilles de la brune. Il y a quelque chose qui manque, cette pointe qui définissait leur relation.

- Apparemment on appelle ça la vie. Excitant n’est-ce pas ?

Sans se départir de son cynisme. Il est encré bien trop profond pour qu’on puisse le lui arracher à coup d’intrusion mentale. Il demeure dans la petite boule de ce qui est resté préservé. La fatigue ralentit tout, mais le regard reste aiguisé, analytique. La face à demi camouflée de la lumière sélène est soumise à cet examen réservé aux premières fois. Parce qu’à bien y regarder, c’est une sorte de première fois.

- Toi aussi t’as testé ? Bienvenue dans l’équipe des perdantes.

Petit sourire complice aux accents pathétiques. Le changement fait peur la plupart du temps, mais ce qui terrifie le plus l’azur ce sont ses conséquences. Regardez-là, incapable d’alimenter son mépris contre ce ver de terre, préférant cracher son sarcasme dans le vide, contre le temps et les gens qui son sourds aux jérémiades d’une gamine.
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Re: Une classe déserte
Elhiya Ellis, le  Mer 18 Avr 2018, 14:45

Les mots glissaient, sans nuance de ricochet violent. Juste une brise cynique sans grande conviction. Le manque profond de cette agressivité viscérale qui caractérisait la jeune femme. Elle semblait éteinte, fanée, ternie. Abandonné le piédestal de poupée de porcelaine, pour n’être qu’une vulgaire étoffe de chiffon délaissée. Pas de marionnettiste visible au-dessus de sa crinière ébène, mais bien des fils coupés, pendouillant au creux de ses poignets. Un oisillon déplumé, encore un. La chute avait dû être douloureuse, la rencontre du bitume ou juste de la simple réalité qui les entourait avait ces airs mélancolique de déjà-vu.

Un simple sourire en coin comme réponse. Pas de moquerie, pas de taquinerie, juste la blonde à nue, une nouvelle fois, face à cette redondance éternelle de la perte de repère. L’habitude ne se faisait pas douce, juste un peu moins aigre. Les gestes, les mots, se sachant inutiles laissaient place aux prunelles ternies attentives. L’infime lueur d’espoir, celle brillant éternellement, attendait juste le bon moment pour pointer le bout de son nez. Risible mécanisme de survie d’une enfant à la sensibilité toujours trop existante.

-Il n’y à de perdant que si tu décides que plus rien nécessite de se battre ou de se relever.

Le regard, détourné, fixait désormais les astres de nuit. Source éternel de réconfort illusoire, ils devaient bien se gausser du parcours des deux gamines réduites à échanger palabres et confessions timides sans animosité. Tout changeait dans ce monde, absolument tout, saufs ces stupides étoiles bien trop prétentieuses pour se sentir concernées. Et pourtant, leur simple vue suffisait à rappeler à la gamine aux cheveux de lumière, qu’en ce monde, il y’avait toujours quelque chose, quelqu’un pour qui on trouvait le force de se lever et d’avancer. Le sourire tendre à l’image du blond capable de réchauffer son cœur de par ses moues boudeuses ourlait ses lèvres. Oui, il y’avait toujours une raison, idiote ou non, pour ne pas laisser le court des évènements prendre le dessus. Un souffle de vie, précieusement chéri et protéger pour rappeler à la mémoire que les instants de bonheur parfaits existaient toujours. Ils étaient rares, mais délectables.

-Si des querelles de gamines ne peuvent plus nourrir la flammèche d’innocence en toi, tu trouveras bien quelque chose d’autre. Ne t’en fais pas. Il suffit de ne pas se croire perdante par défaut..

Se retournant dans un tourbillon de mèches dorées, un clin d’œil malicieux ponctuait les propos trop doux pour intimer un ancien jeu d’enfant. Il fallait du temps pour se relever, tout comme pour faire une grue de papier. Le nombre de parchemins déchiré avant d’y arriver s’accumulaient nécessairement, jusqu’à ce que les paupières closes par trop de douleurs acceptent de s’ouvrir à nouveau.

-Même déchu de son trône, l’aigle peut continuer à voler, n’est-ce pas ?

Rictus que faiblement amusé. Des chutes, son esprit ne voulait plus en voir. D’un piaf déplumé, elle voulait voir un oiseau s’élever au nom de la vengeance, de la protection d’autrui, ou de quoi que ce soit capable de faire vibrer la brunette devenue que pale copie d’elle-même.
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Re: Une classe déserte
Invité, le  Lun 04 Juin 2018, 04:20

Les yeux cerclés de noir scrutent le reflet inattendu. Même lieu, autre temps, autre résonance. C’est presque amusant de voir qu’elles avancent de concert dans leur vie accidentée. Presque. En fait c’est plutôt pathétique et un peu triste aussi. Ou alors c’est juste le destin, c’est comme ça que les choses doivent être. Et sans qu’elle le voit, trop aveuglée par sa propre petite vie, celles des autres basculent aussi, dans ce mouvement infini de la vie que personne ne peux éviter. Tous dans le même bateau qui coule doucement mais sûrement.

Un sourire aux saveurs passées puis des mots qui traversent l’air, provoquant comme écho un gloussement étouffé aux accents ironiques. Se battre pour qui ? Elle a donné tout ce qu’elle a pu et où est-ce que ça l’a menée ? Se relever pour être à nouveau le clou qui attire le marteau, non merci, très peu pour elle. Elle n’est pas de ces idiots téméraires qui cherchent à se faire martyriser pour se sentir exister. Rester dans l’ombre, se faire petite, se faire passer pour morte, c’est là la meilleure défense.

Elle parle d’innocence. Mais l’innocence n’a jamais sauvé personne. A vrai dire, la méchanceté s’avère bien meilleur bouclier, mais mêmes les langues acérées et les pensées vives ne permettent pas d’éviter un magistral retour de bâton sous la forme d’un Masque au sens de l’humour un peu trop porté sur la torture. Alors voler pour quoi faire ? Bien sûr qu’être déchu de son trône ne suffit pas à abattre un aigle, mais on lui a coupé les ailes. Arrachées une à une les belles plumes qui faisaient sa fierté. Alors non, maintenant le ciel est hors de portée, sans doute pour toujours, et elle s’est résignée à ne plus jamais lever les yeux.

- Facile à dire, t’as quand même une sale tête pour celle qui à la science infuse sur comment se relever après une chute.

Parce que oui, c’est assez inopiné d’entendre ce genre de paroles sortir de cette bouche, c’est inattendu et même carrément irréaliste quand on y pense à travers le prisme de leur relation passée, mais finalement, elle se cache derrière des clins d’œil et des sourires, mais il y a quelque chose de brisé. Comme il l’a dit. Comme chez tous ceux qui sont tombés. Alors si elle réussit à avancer sans, tant mieux, l’azur l’applaudirait bien si elle n’avait pas les mains prises par ses origamis, mais elle ne le peut pas. C’est fissuré trop profond, trop endommagé, trop fragile. Si elle se risque à bouger un peu trop, tout menace de s’effondrer à nouveau.

- Tu penses qu’on peut se remettre, quoique la vie nous ait fait subir ? Ton un peu moqueur, on ne perd pas les bonnes habitudes.
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Re: Une classe déserte
Time Alyster, le  Mar 31 Juil 2018, 22:55

Un jeune facteur à la recherche du Préfet Perdu

Post unique



Même stratégie que dans l'horloge, viser les endroits lisibles certes, il lui était demandé d'afficher sur les endroits les plus bondé, mais il restait quelques fiches en réserve pour ce genre de lieu.
En collant l'affiche magique aux yeux des sorciers au mur d'un coup de baguette, Time eu un pincement au cœur. Comment en étaient-ils arrivées là ? Comment étaient-il possible que les gens en arrivent à s'entre tuer pour des idées politiques ? Alors que le simple usage de la parole suffisait. Cette simple pensée donna la nausée à Time. Imposer ses idées par la peur, il n'y a rien de plus lâches. Les membres de l'Ordre Noir étaient des hommes, et comme tous les hommes, ils finiraient par tomber.
Time jeta un dernier regard à son préfet et au crépuscule qui tombait sur Poudlard avant de s'en aller, le regard triste.


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Re: Une classe déserte
Soleya McLaughlin, le  Mar 28 Aoû 2018, 09:15


Sad and lonely

 
Eden Maxwell
Alice Delacour




Début de soirée. L'école semblait déserte. Le couvre-feu étant dans une heure, je m'étais décidé à marcher dans les couloirs vides et seulement éclairés par les torches. La lune était levée depuis quelque temps déjà, laissant le soleil s'endormir avant de nous rendre la lumière le jour suivant. J'avais passé une sale journée. Aucune attention en cours, j'étais même arrivé en retard ce matin, la première fois en six ans d'études. Les traits de mon visage marqués par la fatigue. Des cernes, les yeux gonflés, les cheveux ternes et le visage fermé. Je dormais la nuit pourtant, mais je faisais des cauchemars qui empêchait mon cerveau de lâcher prise et cela se voyait sur moi. Je pensais à ma petite sœur, seule dans son collège moldu, tentant de comprendre encore et toujours pourquoi elle n'était pas comme moi. « Tu es bien plus extraordinaire que moi », lui avais-je dit. Pour la réconforter, j'essayais au maximum de lui faire connaître ce monde qu'elle ne connaissait pas. En lui faisant goûter nos friandises, elle lui montrant mes livres de cours. Je restais toujours vigilent, mais elle se devait de connaître l'univers dans lequel je vivais désormais. J'avais constamment peur pour elle. Non pas qu'elle soit en danger ou quoique ce soit d'autres. Dans le monde des moldus, tout semblait calme et elle ne se doutait de rien. Toutefois, je m'inquiétais pour son bien-être, espérais que tout se passe bien dans son école. Je n'étais pas là pour la défendre si ce n'était pas le cas. Comment ferait-elle toute seule face à la cruauté de certains adolescents ? Je ne devais pas penser à tout cela, je savais qu'elle allait bien. Elle était simplement une adolescente comme une autre. Parfois difficile à vivre, mais tellement gentille avec tout le monde.  

Je souffrais de son absence. Je souffrais de cette solitude que je m'étais infligé à moi-même en refusant de laisser quelqu'un m'approcher. J'avais ce regard... Ce regard froid et inné en moi. Mes grand-parents étaient persuadés que cela avait un rapport avec la mort soudaine de mes parents. Seulement, j'étais tellement jeune...Je ne me rappelle même pas les avoir connu. Était-ce possible alors que mon attitude soit dû à leur disparition ? Tant que questions auxquelles je ne trouvais pas réponses. Tant de mystères que je ne parvenais pas à résoudre. Je détestais me sentir impuissant, inutile face au monde. Moi qui avait l'habitude de trouver une solution à tout, j'étais vide de toute réflexions.

Je marchais, traînant les pieds, tentant de ne pas croiser un préfet ou un membre du personnel qui me rappellerait que le couvre-feu approchait. Je m'en fichais de ce couvre-feu. Retrouver le monde dans ma salle commune n'était pas ce que je souhaitais. Déambulant dans l'un des couloirs du troisième étage, une salle de classe semblait être ouverte. Étrange. Peut-être que quelqu'un avait oublié de la verrouiller. Passant ma tête par la porte, celle-ci était vide. Sans me poser de questions, je pénétrais dans la salle, espérant que personne ne me voit. C'était calme. Peut-être un peu trop. J'entendais quelques voix au loin d'élèves qui venaient probablement de terminer leurs devoirs. Je ne bougeais pas. Installé à l'une des tables, je contemplais mon bureau, le regard vide, faisant trembler nerveusement mes jambes. Sans un mot.



Elaia Walter
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Re: Une classe déserte
Elaia Walter, le  Mar 02 Oct 2018, 17:49

Désolée du retard !


PV Eden



Encore une journée de passée. La même routine. Ce rythme familier que tu connaissais depuis longtemps. Et Poudlard, cette maison, où tu avais vécu pendant 7 ans. Cette maison que tu abandonnerais bientôt. Pourtant tu le savais. Tu savais que tout avait une fin. Et tu en connaissais la raison. Mais ton cerveau refusait de l'avouer. Il s'obstinait à croire ce qui n'était pas. Échapper à la vérité, et au monde qui t'entourait. Pourtant, tu étais une Gryffondor. Et une Gryffondor ne fuyait pas, elle affrontait les problèmes. Mais il y avait des fois où tu te demandais si tu méritais ta place au sein de cette maison. Si tu ne devrais pas plutôt être à Serdaigle. Mais bon, le ChoixPeau Magique ne se trompait jamais, c'était ce que l'on t'avais dit.

Tu laissais tes pas te mener un peu partout. Tu arrivas dans un couloir que tu ne connaissais quasiment pas, tu n'allais presque jamais à cet endroit. Tu entras finalement dans une salle de classe où il tu n’apercevais personne. Ou presque personne. Un jeune garçon se tenait là à une table. Seule. Tu avais envie de courir lui demander qu'est ce qu'il y avait. Ce pourquoi il était tout seul, solitaire, et pourquoi il n'était pas avec des garçons de son âge, comme tout le monde. Tu ressentais sa douleur. Comme si elle était tienne. Tu ignorais tout de lui. Son prénom, son âge, sa maison... Et pourtant, tu avais envie de l'aider, comme si tu le connaissais depuis des mois. Mais ce n'était pas le cas. Tu pouvais à tout moment faire marche arrière et partir, le laisser tout seul. Mais tu ne voulais pas. Tu ne pouvais pas. Ca ne se faisait pas. Tu ne pouvais pas le laisser seule, dans la douleur dans laquelle il était. Il faudrait être égoïste. Tu ne l'étais pas. Et tu ne voulais pas l'être. Jamais.

Tu te dirigea vers lui d'un pas hésitant et maladroit, accompagnée d'un sourire gêné. "Heu... Bonjour. Je peux t'aider en quelque chose? " déclaras tu, sans pouvoir dire quelque chose d'autre. Faut dire que, tu n'étais pas très douée pour les relations amicales. Pour les relations tout court en fait, tu n'étais pas douée. Face à lui cependant tu n'osais rien dire d'autre. Tu attendais simplement sa réaction, dans le silence le plus total. Tu tiras soudain la chaise d'à côté pour t'asseoir à côté de lui. Un geste insignifiant. Qui voulais pourtant dire bien des choses...
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Re: Une classe déserte
Soleya McLaughlin, le  Mar 16 Oct 2018, 10:26


Dans mes pensées, je m'imaginais retourner chez ma famille. J'aurais tant voulu savoir comment aurait été ma vie si je n'avais pas été un sorcier ou si Lexie avait simplement été une sorcière tout comme moi. Tout aurait été différent et je n'aurais sûrement pas été si inquiet. J'étais censé la protéger, être là pour la défendre au moindre soucis. Pourtant, je me trouvais à des kilomètres, bien trop loin pour intervenir à temps s'il y avait un problème. Je me sentais impuissant. J'étais un mauvais frère et pourtant, j'ignorais pourquoi je pensais ainsi. Lexie avait toujours été contente de me revoir et ne m'en avait jamais voulu d'être loin d'elle durant ma scolarité. Elle voulait tout savoir, me posait des questions sur mes cours, la vie de sorcier et sur les amis que je n'avais plus vraiment. Je lui racontais tout en souriant à chaque instant, pour lui donner la sensation que tout allait bien, pour lui faire comprendre que j'étais un adolescent épanouie, alors que ma seule envie était d'obtenir mon diplôme et de m'en aller d'ici. J'ignorais si je comptais enchaîner par des études ou si j'attendrais d'abord que ma sœur finisse sa scolarité, histoire d'être présent pour elle. Je ne savais même pas où m'orienter après Poudlard. J'adorais la Métamorphose et les cours de SACM. Pourtant, j'ignorais encore les études et les métiers qui s'offriraient à moi. J'avais réussi toutes mes BUSES dû au travail acharné que j'avais fourni. Il fallait maintenant redoubler d'effort pour les ASPIC l'an prochain.

Dans mes pensées, je n'avais entendu personne entrer. Le visage perdu, dénué de toute expression. Inutile d'être sur la défensive lorsque j'étais seul. Le jugement des autres m'importait peu, mais il avait toujours été dans ma nature de garder mes distances avec les gens, par pur protection, pour ne laisser personne s'attaquer à moi. De ce fait, les seules fois où je ne mentais à personne, c'est lorsque je me retrouvais dans une salle vide, comme ce soir. Une voix me sortit pourtant de mes rêveries. Instinctivement, mon visage s'était crispé, j'avais repris une expression froide, mes yeux noirs continuaient à fixer mon bureau, tandis que cette fille me demandait de l'aide. Une personne inconnue. Je ne répondis pas de suite, espérant qu'elle s'en aille. Ce ne fut pas le cas. Au contraire, celle-ci s'installa simplement à côté de moi sans ajouter un mot. Cette situation me rappelait quelque chose. La fois où j'avais vu cette jeune Gryffondor de deux ans mon aînée, pleurer sur un banc, dans un couloir. Je m'étais simplement assis pour lui porter compagnie, sans lui adresser la parole. Elle avait fini par s'agacer et m'insulter de tous les noms, puis avait fini par se calmer.

Cette fille avait-elle les mêmes intentions ? Je l'ignorais, mais j'avais tout de même l'impression qu'elle n'était pas venue par ici pour se moquer. Quel en aurait été l'intérêt ? Je n'avais jamais compris la passion que certains avaient de monter des stratagèmes contre des personnes sans défense. J'avais de la ressource, mais ce n'était pas le cas de tout le monde. J'avais fini par lever les yeux vers ma camarade. Je ne pense pas avoir besoin d'aide, à moins que tu n'aies une idée pour faire avancer le temps et me faire quitter cette école.
C'était sorti sans que je ne puisse vraiment retenir les mots. Elle allait peut-être me prendre pour un fou. C'était peut-être ce que je souhaitais au fond. Rejeter les gens était une habitude. Je ne m'en excusais pas, c'était une manie que j'avais, un geste mécanique que je répétais dès que quelqu'un cherchait à devenir mon ami ou simplement à être sympa avec moi. J'avais peut-être un problème. J'étais seul, mais la compagnie me faisait peur.


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Re: Une classe déserte
Elhëna Felagünd, le  Mar 29 Jan 2019, 17:08

TUTELLE SCOLAIRE, MAIS PAS QUE...
— PV. ELLY.

J'attendais là devant une porte à la coquille vide. Elle me ressemble plus que je ne l'ose croire. Une serrure verrouillée comme un cœur abîmé. Je n'ose plus parler. Les gonds ne sont pas prêts de sortir, ils donnent un poids supplémentaire. Mes menues épaules sont écarlates. Quelques clous sortent par endroit de cette peau boisée. Une menue porte. Qui n'ose plus parler. Qui n'ose plus bouger. Qui n'ose plus grincer. Abaisse ce regard froid. Calée entre deux murs insipides.

Mon grand frère avait fait bouger quelque peu les choses dans ma nouvelle vie. Lïnwe avait contacté une professeure de Poudlard, Elly Wildsmith qui s'occupe des cours d'enchantements. Cela avait pris un peu de temps, avec toutes ces paperasses - c'est toujours la même chose. Je ne sais pas de quoi elle a l'air. Lui a tenté de me rassurer : gentille mais stricte. Il a ce talent de résumer cet univers complexe en deux mots.

Quoi qu'il en est, elle est officiellement ma tutrice scolaire. C'est ce pilier, cette canne qui me fait tenir debout aujourd'hui, devant cette porte à la coquille vide. Je n'ai pas pris mon fauteuil roulant. J'arrive à m'habituer à ces nouvelles jambes. Ces nouveaux muscles encore trop fins pour marcher toute une journée.

J'ai rendez-vous ici, dans cette salle de classe.
Un tête-à-tête avec ma tutrice. De quoi stresser.

L'angoisse se lit sur mes lèvres ternes.

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Re: Une classe déserte
Invité, le  Mer 13 Fév 2019, 10:48

J'avais zappé :mm: désolée :kiss:

Dans la vie de l’ancienne auror, il y avait tout un tas de nouveaux critères à prendre en compte : le départ d’êtres aimés, la disparition pure et simple de certains d’entre eux, le retour d’autres, inespéré. Et dans tout ce charivari sentimental, une famille à construire. Des morceaux d’un passé douloureux, difficile. Il fallait tout reconstruire, tout découvrir. C’était difficile mais au final n’était-ce pas ce qui combler de joie la brune ? De trouver ses origines, plus loin que ses parents, savoir de quoi elle était faite. Quand bien même ce qu’elle trouvait ne lui allait pas spécialement – pensée pour ce meurtrier dans l’arbre généalogique.

Aujourd’hui, c’était une nouvelle découverte. La petite sœur de Lïnwe, sortie du coma. Elle n’avait pas tous les tenants et aboutissants de sa vie. A dire vrai, elle n’avait pas grand-chose. Mais elle avait accepté, les yeux fermés. Parce que la famille c’est important. Non, plus que cela d’ailleurs. La famille avait cette saveur si particulière. La brune avait encore du mal à la définir, un jour, cela viendrait. Mais pour l’instant … il fallait aller la rencontrer. S’occuper d’elle.

Alors les pas se pressent, arrivent, accourent presque devant la porte de cette salle de classe où elle doit rencontrer sa cousine. Nouveau frisson qui se propage sur la peau de la jeune fille. C’est délicat, ce mélange d’empressement et de peur qui se noue au creux de ses entrailles. Elle avance, la silhouette frêle de l’étudiante se dévoile à elle. « Bonjour Miss Felagünd ». C’est trop froid, alors la brune s’avance un peu plus, et se laisse aller à un « Enfin on va s’appeler par nos prénoms quand nous sommes toutes les deux hein, les noms et les miss quand on est cousines, je trouve ça … ». Soupir et yeux qui se lèvent au plafond. Autant elle tenait à respecter une certaine distance quand elle se trouvait en présence d’autres élèves, autant là … c’était pas le plus important. « Appelles-moi Elly ». Voilà qui était dit, la brune ne se rendant pas compte qu’elle venait de sauter pieds joints dans le plat. On ne se refait pas.

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Re: Une classe déserte
Elhëna Felagünd, le  Jeu 14 Fév 2019, 18:30

TUTELLE SCOLAIRE, MAIS PAS QUE...
— PV. ELLY.

Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre face à elle. Je ne savais encore moins comment j'allais réagir. Comment on allait pouvoir établir une relation sérieuse et transcendante, qui me mène vers le haut - comme Monsieur Lival tentait de réaliser avec moi. Tout comme la professeure d'Enchantements, c'était un homme d'apparence très froide et même renfermée. Il me rappelait un peu ma mère, parfois, avec ce visage de marbre et insensible. Mais au fond, j'étais convaincue que c'était un homme bon et touché par la douleur qu'on peut lire sur mon visage.

— Bonj-...

J'étais probablement loin de me douter de la réaction que j'allais avoir en apprenant une chose, une chose terrible à mes yeux. Incontrôlée, innocente dans la bouche de la sorcière mais pas dans mon esprit compliqué. Elle était là, devant moi, j'esquissais presque un sourire comme on éclipse un souvenir en un coup de fusain chaud. L'information me fait tituber. C'est un peu trop gros pour moi.

On est quoi ?!? Il y avait une dissonance dans ses prédictions. Mon frère aurait forcément dû m'en parler si nous étions de la même famille, non ? À cette heure, j'ai des doutes... Il essaie tellement de me protéger qu'il en oublie les fondamentaux. Je crois être sur le point de faire un malaise. Je sens mon cœur sauter par-dessus un pont, en déséquilibre.

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Re: Une classe déserte
Invité, le  Lun 18 Fév 2019, 13:15

Premier mot qui s’extirpe, coupé par l’entrain de la brune. Sourire sur le visage de l’enseignante mais sourire qui disparait bien vite, trop vite. Il y a dans le regard de la jeune fille une surprise non feinte, non dissimulée aussi. La brune déglutit : se demande si elle a commis une erreur. Le genre de truc qu’elle ne pouvait / devait pas dire. Et la question que pose l’adolescente ne laisse pas de place au doute : elle ignore totalement les liens familiaux qui l’unissent à la professeure.

« Euh je pensais que Lïnwe vous aurait mise au courant». C’est profondément raté. « Que diriez-vous d’entrer dans la salle et de nous y assoir quelques instants ? » C’était sans doute autant pour la jeune fille que pour l’enseignante, qui se sentait pas forcément bien de porter une telle révélation aux yeux de la jeune fille. « Je suis vraiment désolée ». Le vouvoiement est revenu de manière instinctive. Comme s’il fallait remettre de la distance là où il n’y aurait normalement pas dû en avoir. Mais difficile de savoir comment réagir, alors, tout de suite, elle rajoute « C’est assez récent vous savez ». Elle ne savait plus trop, les semaines, les mois qui s’étaient écoulés ? En tout cas, ce n’était pas quelque chose d’acquis ou de natif, c’était la surprise. Pleine et entière.

Il n’empêche que la brune s’en veut, d’avoir allumé cette détresse dans les yeux de sa cousine. Elle n’était pas là pour ça, elle aurait simplement dû se contenter d’être une tutrice scolaire des plus classiques et fin de l’histoire. Il n’y aurait pas eu de problème et pas d’inquiétude lisible sur le visage de la jeune fille. C’était sans doute ce qui dérangeait le plus l’enseignante. Avoir ajouté des difficultés sur un chemin déjà semé d’embûche pour l’élève.  

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