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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Devant un tableau
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Harmony Lin
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Re: Devant un tableau

Message par : Harmony Lin, Lun 19 Déc 2016 - 0:11


Regards échangés.
Douleur partagée.
Larmes coulées.
Étreinte synonyme de liberté.

Je le rassure. Il n'a pas à s'en vouloir. Qu'il ne souffre surtout pas. J'en ai marre qu'on souffre. On doit sourire. Et vivre. Comme ceux qui ne sont plus là auraient voulu qu'on vive. Alors il faut sécher les larmes et avancer. Pas reculer.

Lïnwe.

On peut faire ça. Avancer. Je le sais. Je le sens. Mon âme mon cœur, ma tête, ils hurlent tous de concert.

RESSAISIS-TOI !

Tu peux le faire. Il est avec toi. Et ensemble, rien ne peut vous vaincre. Alors petite fille aux yeux bleus. Bats-toi pour ce que tu penses. Bats-toi pour tes convictions. Et fait ça en restant aux côtés de tes proches. Ne t'éloigne pas. Car tu es plus forte avec eux, ne l'oublie jamais.

Alors je lui souris. Un sourire d'espoir. On se relèvera. C'est une certitude. Je l'aiderai. Avec le temps, il ira mieux. Et moi aussi j'irais mieux.

Il me regarde dans les yeux et je me perds dans les siens. Miroirs de l'âme. Reflet de toute notre vie. De ce que l'on traverse. Mais ce soir, les miens ne doivent refléter que de la joie. De la reconnaissance. Car mon meilleur ami était perdu. Et il est retrouvé.

- M... merci... Harmony. Merci d'être là.

Je lui souris à nouveau. Mes yeux sont remplies de larmes. Il ne peut pas savoir à quel point je suis contente de le retrouver, à quel point il m'a manqué. Alors c'est normal d'être là. Mais je ne l'exprime pas. Je regarde juste. Avec toute ma joie et mon amitié inscrits sur mon visage.

- Tu... sais que maintenant... tu peux tout me dire. Et tu en veux un bout ?

Il sort une barre de chocolat et la coupe en deux. Barre de l'amitié. Scellé de la réconciliation. Je lui fait un sourire plus grand que jamais. C'est vraiment la preuve qu'il est de retour. Nous partageons quelque chose. C'est le début d'un renouveau. Le renouveau d'une belle. D'une grande. D'une magnifique amitié.

- Je le sais oui. Merci... Mais pas ce soir. Ce soir on profite. Pas de douleur. Fêtons la renaissance de notre amitié. Une amitié qui sera plus forte que jamais. Et oui, je veux bien. Avec plaisir même.


Les yeux toujours plongés dans les siens, je prends la barre et je la mange juste après avoir pris la parole.

- A nous et à l'espoir !

L'espoir est revenu.
C'est si parfait.
Rien ne pourra gâcher cette journée.

Lïnwe est là.


[Fin du RP]
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Azénor Philaester
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Re: Devant un tableau

Message par : Azénor Philaester, Jeu 29 Déc 2016 - 13:02


pv ft. Benbow / LA accordé

Finalement


Une journée paisible, pour le moment. Je m'adapte à ma vie de routine, de rencontres, de péripéties. J'arpente les couloirs à l'affût d'un élève désobéissant, ne trouvant sur mon chemin qu'un long panel de tableau me faisant quelques fois la causette. ' J'ai pas le temps ', c'est ce que je leur mens. J'en ai pas mal du temps. Surtout aujourd'hui. Fin de journée. Les élèves assistent à leur dernier cours, certains ont déjà même finis. Ils sont en week-end. Emprisonnés dans un château, alors qu'ils se croient libre de vaquer. Vous verrez quand vous en sortirez. Le bonheur de respirer à nouveau. C'est pas que ma scolarité soit un mauvais souvenir, loin de là. Je ne me rendais juste pas compte, à l'époque, des clôtures invisibles qui nous condamnaient à obéir aux règles. Enfin, obéir aux règles. C'est un bien grand mot. J'aurais simplement du dire, qu'on avait pas intérêt à fuguer. Pour aller où? Se perdre dans l'immensité du pays, sans doute.

Un pied devant l'autre, pas après pas. Mais je m'arrête. Pourquoi? Pourquoi tout ramener à des pourquoi. On peut faire des choses sans raison, juste comme ça, par spontanéité. Sans réfléchir. Être guidé par une sorte de voie spirituelle existante que dans certaines têtes. Marre de répondre à la normale. Y'a pas de normal. Aucun d'entre nous n'est normal. Rendre le banal intéressant.
Je m'approche d'un tableau. Celui qui a attiré mon attention. Celui du pourquoi. Tu vois, y'a toujours un pourquoi, c'est ch*ant. Une table en bois, une corbeille de fruit, une cuisine, une enfant qui joue à la marelle. Elle ne m'a pas encore remarqué. Ce tableau m'intrigue, il est différent des autres. C'est rare de voir un enfant seul dans ces peintures magiques qui donnent au château un air plus convivial. J'ai un petit rictus. La petite fille s'arrête, à son tour. Elle s'approche lentement. Elle me demande si je suis un ange. Je ne crois pas être un ange, alors je fais non de la tête. Alors je ne l'intéresse pas, c'est ce qu'elle me répond. Moue d'étonnement. C'est vrai que je ne m'y attendais pas, à m'en prendre une comme cela. M'enfin, quelle importance.

Je m’apprête à continuer mon chemin mais j'entends des bruits de pas se diriger vers moi. Je dirai un homme, adulte, d'après le son des claquements de chaussures. La silhouette s'approche alors jusqu'à devenir reconnaissable. C'est Benbow. Cela fait quelques temps déjà, que je me suis habituée à le croiser dans les couloirs. Ce n'est plus vraiment une surprise, j'en suis même presque contente maintenant. En plus de son poste de Professeur de Défenses contre les Forces du Mal, Benbow a été promu Directeur de Serpentard, il y a quelques temps. Je suis contente pour lui, il le mérite. Enfin je crois. D'après ce que je vois, de loin. Ça fait longtemps qu'on a pas prit le temps de discuter, lui et moi.
Il arrive finalement à ma hauteur, et je suis la première à prendre la parole:
- Félicitations pour ta promotion Benbow. Sourire sincère à l'appui. J'en oublierais presque les mensonges, les fourberies. Mais j'ai dis presque.
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Ian Benbow
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Re: Devant un tableau

Message par : Ian Benbow, Sam 21 Jan 2017 - 15:50


Il libère ses élèves, et en profite pour se libérer lui-même. La fin des cours vient de sonner, la fin de la semaine même. Nous sommes vendredi 16 heures, ça veut dire que Ian est en week-end. Qu'enfin, il n'aura pas à se réveiller à l'aube demain afin d'enseigner, afin de tenter d'enseigner pour être plus juste. Non pas qu'il n'est pas un bon Professeur, il tend à penser l'inverse, mais plutôt que ses élèves sont loin d'être des foudres de guerre. Très peu l'impressionne, certains néanmoins arrive à le satisfaire. Des Serpentard pour la plupart. Nul surprise dans cette constations, les verts et argents sont et seront toujours ce qu'il se fait de mieux dans ce vieux château.

Les morveux ont disparu de sa salle de classe. Ian a tout rangé, il tourne la clé dans la serrure, verrouillant la porte jusqu'à lundi, jour de reprise. D'ici là, une vie allait s'écouler. Il aura eu le temps de boire et bai***. Et de recommencer ce petit manège deux ou trois fois. Une vie de débauché, tel était la façon de vivre de Ian ces derniers temps. Ces derniers mois. Cette année entière. Il savait qu'il était temps pour lui de se calmer, de vivre comme un Professeur se devait de le faire. Comme un directeur se devait de le faire, même. Une responsabilité de plus était venue s'ajouter à celles qu'il assumait déjà. Maintenant, il était chargé de veiller sur les serpents de cette école. Tâche qui ne lui convenait pas particulièrement, mais qu'il ne pouvait refuser. Il voulait se faire bien voir par le directeur, car un jour Kholov s'en irait, et Ian avait pour secrète ambition de prendre sa place. Un jour, peut-être.

Errant dans les couloirs, le vieux Benbow se laisse diriger par ses pensées. Il tourne à droite sans vraiment s'en rendre compte, puis à gauche, puis monte d'un étage. Il pense. À sa vie, son futur. Comment l'organiser ? Il aimait tout planifier, détestait l'inattendu. La vie lui avait déjà réservé un trop grand nombre d'événement non-planifié, il ne comptait pas en subir de nouveau. Une odeur le ramène à la réalité. Il connaît ce parfum, il l'anime. Des yeux, il en cherche la source. Il n'arrive pas à l'associer à une personne, sa mémoire flanche. Un visage au loin, bien sûr c'est elle. Azénor. Les souvenirs reviennent. Beaucoup de choses se sont passés entre eux. Une histoire compliqué. Magnifique, elle l'est. Elle est planté sur place, qu'attend t-elle ? Ian ?

- Félicitations pour ta promotion Benbow.

Ian continue d'avancer, jusqu'à arriver au niveau de son opposante. Il pose sa main dans le creux des reins de la demoiselle et lui fait la bise, agissant comme si les deux n'étaient rien d'autres que des vieux amis. Loin de là. Personne ne sait vraiment ce qu'ils sont.

- Merci, Azénor. lui glissait-il une fois sa main retiré du dos de la Gryffondor.

Souriant, Ian continuait son chemin, laissant la jolie directrice vaqué à ses occupations. Il fait quelques mètres, ses mains plongés dans ses poches, puis s'arrête. Fixant un point invisible droit devant lui, il se retourne et essaie de capter l'attention de la belle. Une idée.

- Vendredi. Que dirais-tu de fêter la fin de semaine en ma compagnie ? Une petite tournée des bars.. Il réfléchit une demi-seconde, cherchant une petite vanne piquante à lancer à Azénor. Prends ça comme une expérience : une soirée dans la peau de Ian Benbow. La semaine prochaine, on fera l'inverse. On fera ce que tu veux, tricotage, lecture,.. Il lui fait un clin d'œil, gardant son sourire fixé à ses lèvres.
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Re: Devant un tableau

Message par : Azénor Philaester, Mar 24 Jan 2017 - 20:31



Le Benbow marche devant moi, sous mes yeux contrôleurs. Bientôt il arrive, en face de moi. Pose sa main dans mon dos, on s'fait la bise, comme des collègues normaux. Mais c'est plus compliqué que ça lui et moi. Moi-même je ne sais pas trop ce que l'on est. Il retire sa main, nos regards se croisent. Je ne trouve plus cette haine d'autre fois. Dans son regard je veux dire. Mais je ne pense pas qu'il ai changé. Pas le moins du monde. C'est peut-être par humeur. C'est peut-être une lune lui aussi. Ce que j'aimerais m’immiscer dans sa tête. Y voir tous les secrets qu'il s’efforce de garder. Mais personne n'est censé être au courant, alors un prof de Poudlard... Au moins dans ce cas là, on serait quitte. Mais disons que, je préfère avoir une longueur d'avance. Mais que vaut mon secret par rapport aux siens.
- Merci, Azénor.

Et puis il continue son chemin. Moi je replonge mon regard dans le tableau. La petite fille me regarde, elle aussi. Avec ses petits yeux accusateurs. Je crois qu'elle me juge. C'est pas moi qui faut juger. C'est l'autre fou qui s'en va! C'est comme si elle avait tout compris mes pensées. Mes doutes. Mes interrogations. Comme si elle pouvait entrer dans ma tête aussi facilement que je pourrais le faire avec Ian. Alors je lui susurre, à la petite fille:
- Eh lui non plus c'est pas un ange.

Benbow le bow le retourne. Oups. Il m'a entendu? Je regarde instinctivement la petite fille. Je crois qu'elle est de mon côté. Elle me fixe comme j'étais une alliée, finalement. Je fais les yeux ronds, comme si je ne savais pas de quoi on parlait. Et puis le Directeur des Serpents, qui finalement ne se doute de rien, a une idée en tête.
- Vendredi. Que dirais-tu de fêter la fin de semaine en ma compagnie ? Une petite tournée des bars... Prends ça comme une expérience : une soirée dans la peau de Ian Benbow. La semaine prochaine, on fera l'inverse. On fera ce que tu veux, tricotage, lecture...

Je commence à sourire, sympathique proposition, pourquoi pas après tout. Mais il a fallut qu'il rajoute sa boutade, l'imbécile. Ça me fait sourire, pire. J'en ris vraiment finalement. Ah ouais Benbow, c'est comme ça que tu me vois? Parfait. Un petit clin d’œil pour couronner le tout. Il me sourie, charmeur. Ah j'avais oublié qu'il présentait si bien. Le bougre cache bien son jeu. Alors je lui sourie, à mon tour. Puis je regarde la petite fille. Elle m'invite à accepter, en regard. Alors pourquoi pas. Ça ne peut qu'être amusant pas vrai. Et puis, j'ai de quoi me défendre, on ne sait jamais. Au pire, je lui chipe sa baguette comme au bon vieux temps, et on en parle plus...
Je ne bouge pas d'où je suis, mais je le regarde encore, de loin. Moi aussi armée d'un sourire aux lèvres.
- Ça marche, écoute je vais te montrer de quoi les Rouges et Or sont capables.

Une soirée dans la peau de Ian Benbow. Et si je me mettais vraiment dans sa peau... C'est dingue comme ça me titille. Je pourrais aisément lui lancer un Legilimens maintenant tout de suite, pendant que les couloirs ne sont pas armés pour nous entendre. Je pourrais distinguer chaque petite parcelle de noirceur. Et bientôt avec de l’expérience, je pourrais même savoir ce qu'il pense, sans même qu'il le sache. Je sourie seule, je me sens puissante. Enfin. Face à lui. Armée contre tout. Parce que l'air de rien nous avons un passé commun. Que je ne peux pas aisément oublier, c'est clair. Alors je vis sous méfiance, et j'agis à la moindre petite manipulation.
A moi aussi, une idée de vient -une autre- alors je replonge mon regard dans le sien. Et puis je déclare, d'une voix tout à fait banale:
- Ce soir, il faut qu'on soit beau. Je veux dire, regarde-toi. Dans vingt minutes dans le Hall?

A mon tour pour la petite plaisanterie. Je regarde la petite fille maintenant, et lui sourie. Je lui chuchote à l'oreille de son tableau, que bientôt, je reviendrais la voir.

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Re: Devant un tableau

Message par : Ian Benbow, Dim 29 Jan 2017 - 11:48


[ Ton kit •.•]

Elle rigole. C'est bon signe, ça prouve déjà qu'elle n'a pas été vexée par la remarque du directeur. Faut dire que la rouge et or ne manquait pas d'humour, ça Ian avait déjà pu le remarquer à maintes reprises. Cela faisait plusieurs mois, presque plusieurs années, que les deux responsables de maison se connaissaient. Et si leur relation n'était pas des plus amicales, ils continuaient tout de même à se croiser, à se parler et aussi à se lancer des petites piques. Comme Ian venait de le faire. Nul doute que la réponse de sa camarade serait tout aussi cinglante. Elle lui fait un clin d'œil, Ian comprends aussitôt qu'elle s'apprête à accepter sa proposition. Hé bien voilà que son début de week-end s'annonçait bien. Il allait partager sa soirée avec Azénor. Bien qu'il avait compris que conclure avec la directrice serait compliqué, Ian ne l'avait pas abandonnée. Ce soir serait une occasion. Pas la première, il avait déjà échoué à de multiples reprises, ni la dernière non plus.

- Ça marche, écoute je vais te montrer de quoi les Rouges et Or sont capables.

C'est au tour de Ian de rigoler. Il sait très bien de quoi sont capable les Gryffondor en matière d'amusement : pas grand chose. Quand il fallait jouer au héros ridicule, ils étaient toujours présent, mais pour s'amuser et déconner c'était rarement les premiers. Ni les meilleurs. Ian n'eut besoin de rien dire, il se contentait d'hausser les sourcils pour démontrer sa suspicion face à cette affirmation. Il s'apprêtait à prendre la parole pour inviter la jeune directrice à le suivre lorsque cette dernière prit l'initiative.

- Ce soir, il faut qu'on soit beau. Je veux dire, regarde-toi. Dans vingt minutes dans le Hall?

Il sourit. La voilà la réponse cinglante qu'il attendait. S'attaquer à ses vêtements, franchement. Au fond, elle n'avait pas vraiment tort. Cette tenue était juste passable pour aller boire un coup à la tête de sanglier, pas pour se rendre dans la capitale. D'un signe de la tête, Ian signalait son accord. Et c'était sur ce signe que se quittait, momentanément, les deux adultes.

Cinq Minutes en avance. Ian était positionné à la droite des quatres sabliers dans le hall. Il attendait son rencard. Même si ce n'était pas vraiment un rencard. Rapidement, le jeune homme s'était changé, ôtant sa tenue de journée pour enfiler un jeans sombre propre, une chemise noire ainsi qu'un veston de la même couleur. Plutôt classe pour un alcolo. Les yeux rivés sur les sabliers, que le Professeur étudiait depuis presque cinq minutes maintenant, son attention fut détourné par des bruits de pas derrière lui.
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Azénor Philaester
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Re: Devant un tableau

Message par : Azénor Philaester, Mar 31 Jan 2017 - 7:54


c'était Lizzie trobo


Lui aussi a l'air de prendre la discussion au second degré. Finalement on est peut-être fait pour s'entendre, qui sait. Je veux dire, c'était il y a longtemps maintenant. Et puis je m'en fou éperdument finalement. Trop occupée à penser à autre chose.
Ian acquiesce d'un signe de tête, alors on se quitte, on prend un chemin différent pour aller machinalement à nos appartements respectifs.

Sur le chemin, je pense à lui, à notre jolie soirée en perspective, à comment je vais m'habiller, et puis à la poudre que je vais rajouter sur mon nez. J'hésite encore à mettre du rouge à lèvres. Ça fait peut-être trop? M'enfin rien n'est jamais trop pour Benbow si? J'arrive finalement chez moi. Je me dirige tout de suite dans la salle de bain. Je me vois dans le miroir. J'y trouve un visage fatigué par l’expérience et la routine. C'est marrant je croyais que j'étais heureuse. C'est fou comme on arrive à se persuader soi-même. Mes yeux qui se ferment pour laisser place aux pensées, tu sais celles qui sont toujours là, quoi qu'il arrive. Je croyais vraiment que je pouvais tout oublier. Mais c'est me voir. J'arrive pas à croire qu'avant je riais de l'inconnu, aventurier de l'inconnu.
J'allume le robinet, comme une impression de déjà vu. L'eau qui coule, qui ne s'échappe pas. Et puis je pourrais plonger ma tête dedans, ne jamais remonter cette fois. Mais j'ai quelque chose de prévu, ce soir. Alors de mes mains, je trempe mon visage, oubliant le contour de mes yeux, que mon maquillage ne coule pas. Et en levant mes yeux, je retombe sur mon visage. Les joues creuses, les cernes apparentes. C'est fou comme on peut être lunatique.
Je saupoudre finalement mes joues, légèrement rosées, et puis je rajoute une touche de mascara. Et puis mince, je peins mes lèvres en un rouge vif rubis.

Ensuite je me dirige vers ma chambre. Qu'est-ce-que je vais bien pouvoir porter. Une robe, sans doute. Une noire, serrée. Ça mettra mes courbes en valeur et le Benbow ça le fera sourire. Et puis moi ça me fera sourire que ça le fasse sourire. Alors on sera peut-être tous les deux à sourire, pour rien. Mais c'est pas une mauvaise idée, après tout.
J'enfile donc une robe noire à manches courtes, des talons hauts, histoire de gagner quelques centimètres, et puis une veste en cuir pour un petit côté rock'n roll, et puis surtout parce que je ne trouve que celle-ci.

J'espère juste ne pas croiser quelqu'un dans les couloirs.

Un coup d’œil à ma montre. Je vais arriver cinq petites minutes en retard, mais faut bien que je me fasse attendre non? Tout ça à cause d'un lavabo. Et puis ça aurait pu être pire, j'aurais pu décider de me coiffer vraiment. Les cheveux qui pendant jusqu'à la taille, c'est la facilité.
Je descends les escaliers, et je vois déjà le Ian de loin, à côté des sabliers. Il est pas mal, mais je suis plus classe. Mince, trop classe? Tant pis. C'est pas comme si j'en avais quelque chose à foutre. Il a les yeux rivés sur les sabliers, justement. Serpentard et Gryffondor. Qui gagnera la coupe cette saison. Serdaigle et Poufsouffle. Tous les quatre, Ian, Alicia, Malena et moi. On est rapprochés, finalement. On aurait pu sortir à quatre, et puis on devrait, une fois. J'veux dire, pourquoi pas. M'enfin là, c'est Benbow. Juste le prof et moi. Comme des collègues. Comme des amis.

J'arrive alors à sa hauteur, et dépose une main délicate sur son épaule pour qu'il se retourne.
- On est partit ?



FIN ici > la suite
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Re: Devant un tableau

Message par : Mered Adand, Mer 8 Fév 2017 - 15:16


A la découverte du monde magique


rp avec Elizabeth Goodlynch et Gabrielle Phoenix

La rentrée scolaire était arrivée. Cette année et pendant sept ans, elle se poursuivra à Poudlard, l'école des sorciers. Que de nouveautés pour Mered, nouvelle école, nouveau monde pour la née moldue et toutes les "bizarreries" liées. Ce château était un véritable labyrinthe pour l'inexpérimentée sorcière. Sortie de cours, elle voulut se rendre à la bibliothèque, elle qui adore tant lire pour occuper son temps libre. Elle avait beau avoir demandé son chemin à l'un de ses camarades, dès la première bifurcation, elle ne souvenait plus dans quelle direction aller. Au hasard elle emprunta le chemin de gauche, tous les chemins mènent à la bibliothèque, se rappelant d'un proverbe moldu. Ce couloir contenait de nombreux tableaux, lui rappelant chez elle et la passion de sa mère pour l'art. Des coupes de fruits avec des pommes, poires entre autres aux multiples couleurs lui évoquant la chaleur de l'été. Des œuvres où elles ne put distinguer quoi que ce soit de connu pour elle, de l’abstrait où plutôt l'univers magique représenté mais tellement méconnu de la jeune rousse.

Elle continua de traverser ce couloir en jetant un œil aux divers tableaux sans s'arrêter devant aucun. Arrivée au bout du couloir, un dernier tableau plus grand que les autres l'interpella. Elle le scruta et se figea devant ce qu'elle était en train de voir. Un homme aux cheveux grisonnant, vêtu d'habits d'un costume moldu noir et d'une chemise jaunâtre dansait seul. Son costume était trop petit pour lui, les jambes de son pantalon s'arrêtaient en dessous de ses genoux et les manches de sa veste lui arrivaient au niveau des coudes tel un tee-shirt. Seul dans son tableau il imitait une danse à deux, ses bras enlaçant un partenaire inexistant. La dynamique de sa danse rythmée contrastait avec l'ambiance de son chant. Il chantonnait un air mélancolique et continua ses pirouettes sans remarquer qu'il était observé. Des tableaux animés, ils sont fort dans ce monde magique, Mered ne comprit pas qu'elle se trouvait en fait devant un fantôme. Son attitude lui arracha un rictus de pitié et se décida à poursuivre sa route, elle avait déjà perdue assez de temps. "Il est d'un ridicule!", ses pensées étaient devenues des mots et l'animation s'arrêta.

Le fantôme l'avait entendu. Il dévisagea Mered. Il interrompit sa danse et sortit de son cadre. Il commença à tournoyer autour de Mered et à la traverser en effectuant les mêmes mimiques que précédemment se servant d'elle comme partenaire. "Ridicule? Vraiment? Sais-tu en faire autant? Allez montre-moi!", l'esprit n'avait visiblement pas apprécié sa remarque. Mered était figée, les mains sur son visage cachant ses yeux, elle tremblait, son cœur battait si vite que ses battements étouffèrent les paroles du fantôme. La panique la gagnait ne comprenant pas ce qu'il était en train de se passer, se sentant en danger, son instinct de survie domina et se mit à crier d'une force que même Pré-au-lard aurait pu l'entendre:

"A l'aide! Au secours!"


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Re: Devant un tableau

Message par : Elizabeth Goodlynch, Mer 8 Mar 2017 - 18:54


Elizabeth était sortie des cours telle une furie, sans se soucier de savoir où retrouver ses amis plus tard. Elle arriva essoufflée devant la salle commune des serdaigle après avoir monté les marches quatre à quatre. Elle était pressée car elle voulait absolument envoyer une lettre qu'elle avait écrite pour ses parents. Bien sur, elle l'avait laissée dans sa malle et elle devait traverser au plus vite les immenses couloirs du château. Elle s'arrêta donc devant le heurtoir en forme d'aigle de la salle, seule. Apparemment, personne ne voulait entrer ou sortir au même moment qu'elle. Elle souffla et demanda au heurtoir pour entrer. L'énigme qui lui posa la fit tomber de haut. Elle souffla "Rho, mais tu me connais maintenant! Laisse-moi entrer!" mais il eut pour seule réponse de répéter l'énigme;

"Où vont les objets disparus ?"

Elizabeth se mit à réfléchir. Il ne fallait surtout pas qu'elle donne une mauvaise réponse, ou alors elle ne pourrait pas entrer et devrait attendre qu'un autre élève vienne l'aider.
La réponse se faisait désirer dans la tête d'Elizabeth, qui bouillonnait d'impatience. Si ça continuait comme ça, elle allait rester une éternité devant la porte. Désespérée, elle se mit à faire les 400 pas et à parler toute seule, ou presque. En jetant un oeil au tableau, elle vit une jeune femme qui tenait un livre et lui montrait l'intérieur des pages de ce dernier. La blondinette avait du mal à savoir si le tableau agissait comme ça tout le temps ou si elle voulait lui dire quelque chose. Dans le doute, elle ouvrit son sac, prit son livre de potion -le seul qu'elle avait dans son sac- et zieuta. "Je ne trouverai jamais la réponse comme ça! Peut-être du côté de la bibliothèque?"
De toute façon, ça ne servait à rien de rester coincé là pendant des heures, mieux valait essayer de trouver un serdaigle qui pouvait l'aider ou la réponse dans un livre.

Elle entreprit donc de se diriger vers la bibliothèque, croisant au passage quelques fantômes à qui elle souriait amicalement. Au début, quand elle était arrivée à Poudlard, elle avait eu du mal à s'accommoder à ses drôles de personnes transparentes et souvent un rien étrange mais depuis un temps, elle avait appris à en connaitre certains. Il lui était arrivé de rencontrer la dame grise, le fantôme de serdaigle mais elle n'était pas très commode et, peeve la faisait rire, malgré ses nombreuses bêtises. En vérité, Éli trouvait ça un peu réconfortant d'avoir toujours à ses côtés un tableau ou un fantôme pour jamais être seule dans cet endroit bien trop grand pour une si petite enfant.

Elle était en train de faire une révérence amicale à une petite fille dans une de ces toiles préférée quand soudain elle entendit un cri strident retentir dans tout le château. Elle n'était pas du genre très courageuse mais la serdaigle n'hésitait jamais quand il s'agissait de venir en aide à quelqu'un. Elle se mit à courir en direction des cris. au vus de l'intonation, c'était une jeune personne, surement une fille ou alors un garçon vraiment très peureux.
Arrivée devant la scène, elle ne put s'empêcher de lâcher un petit rire, semi-nerveux. Son amie, Mered, était prise d'assaut par un fantôme qu'elle connaissait bien. Peeve. Elle connaissait le polisson, et il était du genre à adorer ennuyer les élèves, surtout les plus jeunes. La blonde regarda la scène quelques secondes avant de se rendre compte que la rousse était vraiment en panique et elle se jeta à bras ouverts sur le fantôme, entamant une danse avec ce dernier. Elle n'aimait pas toucher les esprits en général car il était froid et traverser leurs corps donnait une sensation vraiment étrange mais c'était la première idée qu'elle avait eue. Tout en dansant en rond, elle envoya un joyeux "ne t'inquiète pas, il est juste très taquin" à son amie et, terminant un pas de danse, elle fit une révérence et envoya valser l'esprit plus loin en mentionnant à peine le Baron Sanglant.

Un peu essoufflée de sa course et de sa petite danse, elle revint vers Mered, qui la regardait avec des yeux de merlant frit.
-Ça va? demanda-t-elle, pas trop retournée après ça? Tu sais les fantômes ne sont pas méchants, mais celui-là est particulièrement coquin! Mais avec lui, il suffit de mentionner le baron sanglant et il fuit en quatrième vitesse! Il s'est passé quoi pour qu'il t'en veuille comme ça?
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Re: Devant un tableau

Message par : Mered Adand, Mar 4 Avr 2017 - 12:48


Elle qui adorait le silence l'avait brisé en même temps que les oreilles des personnes présentes dans le château. Les fantômes n'étaient pas commun chez les moldus. Leur existence était une question récurrente et quand bien même on y croyait, en avoir vu un physiquement était passible d'être pris pour un fou.

"Ça va? Pas trop retournée après ça? Tu sais les fantômes ne sont pas méchants, mais celui-là est particulièrement coquin! Mais avec lui, il suffit de mentionner le baron sanglant et il fuit en quatrième vitesse! Il s'est passé quoi pour qu'il t'en veuille comme ça?"

Encore choqué de l'évènement, Mered ne reconnut pas de suite Eli. Observant les alentours pour vérifier le départ de son agresseur, ce n'est qu'une fois certaine de cela qu'elle lui répondit.

"Il est parti?" demanda-t-elle pas convaincue de ce que lui disaient ses yeux. "Pas méchants? Il n'avait rien de rassurant! Il m'a pas fait rire! Ya pas de fantôme chez moi..., c'est un drôle de monde ici", la jeune rousse n'aimait guère la façon dont la blondinette était en train de minimiser les choses. Elle avait eu peur et s'était sentie victime de violence gratuite. Tentant de comprendre le pourquoi des choses, elle essaya de se remémorer. "Je sais pas trop ce qu'il s'est passé, il dansait dans son tableau, c'était assez pathétique. Je suis restée à l’observer un instant puis j'allais me remettre en route quand il est sorti et puis bon, tu sais quoi, t'es arrivée, t'as vu ce qu'il a essayé de me faire. Heureusement tu m'as sauvée!", la fillette n'avait pas souvenir que ses pensées s'étaient transformées en parole. Tout était de sa faute mais elle l'ignorait.

Son calme revint. Encore sur ses gardes, elle sentit une présence dans son dos. L'assassin revient toujours sur les lieux du crime! Persuadée que l'esprit n'avait pas terminé son travail, il revenait sur place. Cette fois-ci, elle ne se laisserait pas faire, la plaisanterie avait assez durée. Se retournant rapidement pour surprendre cet assaillant, des paroles se joignirent à cet acte.

"Laisse-moi tranquille! T'as pas d'autres élèves à embêter?!"

Le petit ange commençait à laisser sa place à une furie. Les émotions dépassèrent sa raison. Peut importe qui se trouvait derrière elle, l'accueil ne serait pas chaleureux, du moins par pour le moment.



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Re: Devant un tableau

Message par : Gabrielle Phoenix, Jeu 6 Avr 2017 - 20:41


Le souvenir de la rentrée était encore vif dans l'esprit de la jeune Canadienne, quel sentiment étrange, et d'angoisse aussi, l'avait habité lorsqu'elle avait remis les pieds dans l'enceinte du château. Gabrielle s'était accommodé à ce sentiment depuis et avait repris ses marques et habitudes, y compris celle de déambuler seule dans les couloirs. Ses cachettes, lieux de répit stratégiques, étaient toujours intactes, mais elle n’avait pas réellement eu besoin de s’y réfugier pour l’instant. Elle essayait de passer le plus clair de son temps occupée entre les cours, la bibliothèque et ses errances sans destinations. Voyons où ces dernières allaient la mener aujourd’hui.

En flânant dans un couloir, Gabrielle comptemplait les tableaux qui l'ornait. A son plus grand plaisir, elle ne finissait jamais d'en découvrir de nouveaux, mais aussi d'en retrouver des anciens, avec lesquels elle entretenait des relations particulières. Mais là n'est pas le sujet de ce rp. Alors qu’elle progressait tranquillement, la serdaigle aperçut deux petites silhouettes au loin, des première ou deuxième année sans doute, à la vue de leur taille. En se rapprochant des gamines, Gabrielle pu distinguer la chevelure rousse de la celle qui lui tournait le dos, et la blondeur de celle qui lui faisait face. En arrivant à leur hauteur, elle vit avec surprise la chevelure flamboyante s'envoler lorsque la petite se retourna subitement pour vociférer.

- Laisse-moi tranquille! T'as pas d'autres élèves à embêter?!

Stupéfaite. Devant l’agressivité de l’interjection, Gabrielle resta figée, sans voix.  Elle baissa ses yeux écarquillés sur le minois de la gamine, déformé par un semblant de colère. Mais quelle mouche l’avait donc piquée ? La surprise du premier abord s’estompa rapidement lorsque Gabrielle réalisa qu’elle dominait clairement sa cadette, ce qui lui permit de retrouver la parole. Désolé songea-t-elle à dire tout d’abord, mais elle ne l’était pas. Pourquoi devrait-elle s’excuser, de quoi ? Elle ne la connaissait même pas ! Elle répondit alors d’un ton prudent :

- Je crois que tu fais erreur…

Du moins je l’espère parce que je n’ai aucune idée de qui tu es… Son regard tomba sur l'écusson de serdaigle brodé sur la poitrine de la rouquine ainsi que sur celle de sa petite camarade. Gabrielle, s’intima-t-elle, tu devrais être plus attentive aux têtes qui passent dans ta salle commune! La surprise avait laissé place à l’incompréhension dans le regard ambré de la Canadienne.
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Re: Devant un tableau

Message par : Lydie Nouël, Lun 26 Juin 2017 - 18:01


pv Thia qui a du temps hihi. qualité bofbof jsp ce que j'ai tant pis

Un temps libre qui dure l'espace d'une journée. Avant, elle utilisait ces temps pour se reposer. Les quantités d'informations à ingérer dans le commencement de sa vie de sorcière avait grignotté son énergie, elle en dormait de longues heures d'affilées. Mais elle s'était habituée, s'était adaptée. Maintenant, quand ces temps libres se présentaient, elle s'efforçait d'en profiter différemment, à chaque fois. Elle partait en exploration, essayait de nouvelles choses, recherchait l'innovation. Par dessus le reste, elle suivait ses désirs, ses envies, dans l'objetif de se faire plaisir.

Alors elle prend son temps. Elle prend soin d'elle principalement. Dans ces journées, elle aime laisser libre court à sa curiosité. Le règlement, qu'elle doit s'efforcer de respecter et de faire respecter, compte tenu de sa position, est un frein à son imagination. Elle supporte de moins en moins ce port de l'uniforme imposé. Lorsqu'elle reste dans les dortoirs, elle s'autorise la création de tenues nouvelles, originales, car personne ne peut la voir. Des vêtements dans lesquels elle se sent bien. Une robe fluide vert émeraude glisse le long de sa colonne, avant de prendre forme sur son corps. Un habit trop simple pour qu'on la juge superficielle, trop destructuré pour paraître élégante et d'une longueur assez longue pour éviter les reproches illégitimes. Mais elle ne pense pas à ces détails, bien trop à l'aise dans cette tenue, ce n'est pas elle qui se souciera d'un regard outrageant. Elle noue rapidement ses cheveux en une queue haute dont les pointes rousses disparaissent entre ses omoplates. Elle pose sur son nez une paire de lunette mensongère. Il n'y avait, dans ces verres carrés, aucune correction.

Avant de partir vagabonder dans le château, elle s'applique à recouvrir sa tenue illégale d'une cape noire, lui tombant jusqu'au cheville. Elle s'empare de son sac, remplit de fournitures variées. Lui prend l'envie de dessiner. S'entame alors une errance naïve dont personne ne connait les aboutissants. Elle a l'impression de rechercher un spot, évitant d'aller à l'extérieur, histoire de ne pas se retrouver à représenter la nature une fois de plus. Elle veut se surprendre, aller à l'opposé de ces habitudes. Celles-ci consistent à dessiner la nature, sans véritable talent, uniquement pour l'aider à remarquer le détail, à le détailler pour le partager, le représenter. Mais aujourd'hui sera différent.

Elle pose le pied sur la pierre, lève le regard en l'air. Salue brièvement ceux qu'elle apprécie, ignore simplement les autres, vagues connaissances sans importance. Bientôt, elle entre dans une zone où le passage se fait plus rare. Elle ne croise personne sur plusieurs mètres et son regard se pose sur une porte entre ouverte. Alors qu'elle pénètre dans la salle, elle réalise, en regardant rapidement par la fenêtre qu'elle avait pris de la hauteur.

Ouverture directe sur le lac, elle replonge dans sa passion, désire saisir cette vision. Sans s'attarder sur les autres éléments de la pièce, elle étale ses affaires sur une table et les observe, réfléchit pour quel parti prendre.
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Re: Devant un tableau

Message par : Theophania Fitzgerald, Mar 11 Juil 2017 - 10:44


Trop chaud. Il faisait beaucoup trop chaud. Theophania avait pourtant l’habitude, mais là elle avait l’impression de suffoquer. Peut-être que c’était purement psychologique, peut-être qu’elle n’était simplement pas douée pour choisir ses tenues. En tout cas elle avait l’impression de fondre sur place dans cette salle commune absolument pas aérée. En même temps allez donc aérer une pièce enterrée sous un lac. Peut-être que ce n’était qu’une illusion olfactive mais elle avait toujours le sentiment qu’il y avait une vague odeur bizarre dans ces quartiers verts. A ce moment précis elle avait un besoin vital de prendre l’air ou au moins de marcher un peu dans le château. Elle se souvint qu’elle n’avait pas touché à ses pinceaux depuis très longtemps. Ils prenaient tranquillement la poussière au fond de sa malle. Pas très glorieux. Surtout qu’elle avait trop chaud pour faire du sport. Ce serait donc activités créatives. Et peu importe ses examens, de toute façon en général elle avait des bonnes notes, elle n’allait pas trop pousser les révisions par cette chaleur.

L’ennui était qu’il fallait qu’elle trouve le bon endroit. Elle ne voulait pas être dérangée par des première année dissipés. Ils faisaient bien trop de bruit. Bougeaient trop. Ils étaient comme des colonies de moustiques en plein été. Insupportables, pas bienvenus et impossibles à éliminer. Ce n’était pas faute d’avoir essayé. Mais ils étaient coriaces. Miss Jais se mit donc à errer dans le château avec son chevalet sous le bras à la recherche de l’endroit parfait. Il fallait un endroit où l’on puisse attraper des couleurs. Des couleurs de jours heureux. Un endroit abrité pour être au frais mais donnant tout de même sur de la nature. Ce jour-là ce serait du figuratif. Elle se dit qu’elle pourrait toujours trouver un tableau sympathique qui voudrait bien poser pour elle si jamais elle ne trouvait pas la fenêtre parfaite. Elle aurait adoré peindre quelqu’un pour de vrai mais elle n’osait pas vraiment demander à un ou une de ses camarades de prendre la pose pour elle pendant des heures.

Les couloirs ensoleillés étaient déserts. Le peu de gens assez courageux pour encore se déplacer rasaient les murs à la recherche d’un peu d’ombre fraiche. C’était plus ou moins peine perdue. Les corps étaient pesants. Chaque pas était une épreuve, chacun avait la sensation que ses vêtements collaient. Dans ces conditions il n’était pas question d’arpenter le château trop longtemps. A un détour de couloir sombre, une porte entrouverte. Un léger trait de lumière s’en dégageait. La jeune fille poussa la porte sans un bruit et pénétra dans la pièce qui était plutôt grande. Au fond, une fille de dos s’affairait déjà à faire quelque chose. Theophania ne pouvait dire si elle faisait ses devoirs ou autre chose. En tout cas elle était assise et comme la brune n’avait fait aucun bruit en entrant, il était peu probable qu’elle ait conscience de sa présence. C’était plutôt heureux en fait.

De dos cette fille était fascinante. Elle avait des cheveux de feu, le Soleil qui inondait la pièce la couronnait de rayons lumineux qui se changeaient en délicat reflets de cuivre. Elle répandait en tous lieux, un éclat sans pareil. Un oiseau s’était posé sur le rebord de la fenêtre. Il se mit à chanter. Difficile de dire ce que c’était. Un geai peut-être. Pendant quelques minutes un opéra sans pareille se déversa dans la salle presque vide. C’était d’une beauté si pure, si spontanée, que faire autre chose qu’écouter et s’émerveiller, se laisser transporter, eut été un sacrilège. Il y a un moment de flottement dans l’esprit de la jeune fille lorsque l’oiseau reprend son envol vers de nouveaux horizons. Elle reporte son attention sur la jeune fille. Elle lui tourne complètement le dos alors elle ne peut distinguer les traits de son visage. Etrangement il ne lui prend pas l’envie de la déranger. Elle a l’air très concentrée et elle ne veut pas perturber cet instant. Une longue cape noire tombe jusqu’au sol. Les plis sombres sont hypnotisant et paraissent s’enfoncer dans l’infini. Elle veut la peindre. Si elle ne la dérange pas et qu’elle la peint de dos. Il n’y a aucune raison de lui demander non ? D’autant plus que la jeune fille n’a pas envie d’errer plus longtemps dans le château par cette chaleur.

Sans un bruit elle pose délicatement son chevalet sur le sol, sort délicatement ses affaires et s’installe sur une chaise. Avec un crayon elle entreprend de dessiner la silhouette sur la toile vierge. Elle prie intérieurement pour que la créature ne s’aperçoive pas à l’instant de sa présence afin qu’elle ait le temps de faire quelque chose avant d’avoir à se justifier. Qu’elle la capture dans son dessin d’abord.
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Re: Devant un tableau

Message par : Lydie Nouël, Ven 11 Aoû 2017 - 20:28


Assise ainsi sur le tabouret, elle s'est transformée en volcan.
Sa cape légère et d'un noir mate des enfers, représentent tant sinon mieux, que la pierre volcanique, sombre et franche, unique. Rien n'a encore eu le temps de s'y installer, pas même une plante extrêmophile où un insecte de grande tolérance thermique, ou bien une simple poussière, un morceau de terre, car elle est fraîchement lavée.
Au sommet de cet édifice de magma refroidit, jaillit avec violence et élégance, une lave rousse et fière, du bois d'un arbre à pêche, chevelure mouvante sous la brise d'une fenêtre entrouverte, brillante sous les rayons des reflets.
Cet ensemble n'aurait rien d'un parfait mirage, mais tiendrait plutôt de la métaphore visuelle, si à cela ne s'était pas ajouté la chaleur effusive du réveil de la terre, canicule ambiante, ainsi que le chant, paniqué, des derniers animaux de la vallée, qui bientôt par la fenêtre ouverte, s'envolent à tue-tête.

Alors, elle eut son idée. Comme soufflée par le vent, narratrice conciliante. Un mont de feu, voilà ce qu'elle allait dessiner. Loin de la toute nature, il est évident que la terre y est brûlée. Des cendres et de la fumée, la pierre ténébreuse à cela ajoutée, il allait lui falloir des crayons à obscurité. Bien déçue de ne pouvoir prendre modèle sur un véritable volcan, elle décide de chasser l'envie d'un appel à la magie. Pas besoin de créer une souffrière dans le parc, ou bien une maquette du vésuve dans la pièce.
Préparations, une mise à l'aise. D'une main elle retire l'attache qui, à la base de son cou,  maintient sa cape en place. Levé de rideau vers le sol, qui révèle sa robe fluide. En position assise, jusqu'aux chevilles dénudées la recouvre. Pieds bientôt nus après une valse envoyée.
Une expiration, elle cherche l'inspiration. Les yeux clos elle profite du silence de la pièce pour créer une bulle mentale qui la plonge et l'emporte vers des monts enflammés, une tendre terre brûlée. Elle y ira un jour, elle se l'est promis.

Sourire au lèvre satisfait elle s'arme et s'apprête à tirer. Le temps bientôt perd de sens à sa dimension et s'étire pour être plus étroit qu'auparavant. Il défile plus vite que les nuages dans le ciel et suit le tracé d'un lointain soleil, plus rapide que le tracé timide d'une mine concentrée, rien ne pourrait la perturber. Elle dessine comme elle le peut, s'exprime avec ce qu'elle sait donner.
Son corps lui échappe et bouge inconsciemment, change d'appui, tête qui tantôt gît sur la table, tantôt se repose sur le coude. Changement de jambe croisée, tremblement du bout du pied. Le cheveux baladeur, entre deux ongles se tortille. Une danse de tics intrusifs qui inaperçus passent tant que son esprit à un autre objet se consacre.
Alors, au milieu de sa valse, le trait réussi et pour fêter sa victoire, elle réalise une pirouette joyeuse sur son tabouret. Et dans son champ de vision une image, qui dans son décors n'a de place, défile. Comme pour être sûre et sentant son imagination la trahir, elle rejoue le mouvement, un tour plus mesuré sur son siège, elle ne s'est trompée. Un chevalet dans son dos, depuis tout ce temps, elle ne sait pas qui se retrouve devant. Elle quitte le tabouret, curieuse de savoir l'identité d'un être à la grâce silencieuse. Visage familier, une Thia sauvage s'affaire sur sa toile.

- Oh! Salut! Tu es là depuis longtemps? Tu tombes bien tu as peut être les couleurs qu'il me manque.


Sourire au lèvre et les sourcils haussés, elle se rapproche du chevalet. Prête à fouiller dans les affaires de son amie de quoi donner du vivant à son oeuvre.
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Re: Devant un tableau

Message par : Theophania Fitzgerald, Sam 12 Aoû 2017 - 13:39


Le léger fusain courrait sur la toile d’albâtre. La texture n’était pas idéale pour un tel matériau. La toile légère n’était pas suffisamment plane pour faire tenir le bâton d’ébène sans le rompre. Ainsi une sorte de poussière sombre comme une espèce de cendre se répandait sur la robe de la jeune fille. Loin de s’en offusquer, la jeune verte prenait plutôt cela comme le prix délicat d’un travail de longue haleine. Comment un artiste peut-il se targuer de produire des toile de qualité s’il ne peut présenter aucune salissure sur ses vêtements ? C’eut été comme exiger d’un athlète qu’il ne sua pas. Ainsi Miss Jais prenait peu à peu l’apparence d’une ramoneuse de cheminée ravie de son travail. La silhouette commençait à prendre forme sur le support. C’était comme une course contre le temps. A tout instant le délicat soleil qui lui servait de modèle pourrait faire un geste brusque et se retourner, ruinant ainsi l’instant de grâce que ressent l’artiste qui capture la vie avec ses outils. L’expression capturer en dessin avait toujours fascinée Theophania. Elle fascinait parce qu’elle n’était que paradoxe. Comme si on pouvait prendre l’essence d’une personne, son âme, pour la plaquer dans une œuvre. Comme si le modèle pouvait donner un peu de son âme si le peintre était assez doué pour l’accepter. Un tableau, une œuvre d’art, c’était d’abord et avant tout un cadeau du modèle, fut-ce même la nature. L’art n’était finalement que de formidables échanges. Une âme de modèle à prendre, à apprivoiser, dont fallait saisir les volutes, les couleurs, la texture. Mais aussi une âme qu’il fallait charmer. Celle du futur spectateur. A la fin qui du modèle ou du spectateur était le plus exigent ?

Bientôt viendrait le temps de la couleur. C’était un moment qui effrayait un peu la jeune fille. En effet, le fusain ne rendait rien de concret. La couleur c’était un engagement, une prise de position. Et cela faisait peur car elle n’osait pas se tromper. Bien que le modèle ne sache pas son rôle, elle ne voulait pas la trahir. Alors, n’osant pas mettre les pieds dans cet instant fatidique, la brune continua d’esquisser en noir les étranges oiseaux laids-beaux qu’elle apercevait par la fenêtre. Ils étaient fugitifs, comme des petits fantômes. Elle ne pouvait que vaguement les cerner pour les reporter sur la toile. C’était réellement fictif cette fois. Face à elle la rousse bougeait et changeait régulièrement de pose. C’était prévisible et cela formait un défi encore plus intéressant pour Theophania. Elle devait réussir à attraper l’instant parfaite et s’y tenir. Se contenter d’une seule pose en faisant abstraction des autres. C’était une tâche compliquée car à chaque fois que la créature délicate faisait un mouvement, il apparaissait à Miss Jais que la position était encore meilleure que la précédente. Elle essayait de rendre compte de la complexité des plis du tissu. L’exercice n’était pas aisé car le tissu était sombre et l’on pouvait à chaque instant se perdre dans les délicieux abimes mouvants.

Miss Jais se sentait prise dans un instant particulier, comme un moment de grâce. Elle avait la sensation de ressentir avec chaque parcelle de son corps le dessin. En effet, malgré la distance qui l’éloignait du modèle de feu, elle ressentait la lourdeur du tissu, la longueur des mèches de flammes qui s’écroulaient sur les épaules courbées dans le travail. C’était étrange. La brune se sentait à la fois chanceuse et voleuse. Car elle volait réellement sa silhouette à cette jeune fille. Elle en avait quelques scrupules honteux. Elle craignait le moment tragique où tout cela prendrait fin quand elle se retournerait. Peut-être qu’elle ne verrait pas d’inconvénient à la chose, mais il n’en demeure pas moins que ce ne serait plus jamais pareil. Tout d’abord parce que mettre un visage et une identité sur la personne changerait toute la perception.

Mais couleurs à présent. Il était temps. Grand temps de fleurir cette esquisse de pétales de peinture. Mais par où commencer ? Au même titre que la première phrase d’un roman, la première touche de pigments sur un tableau était la plus importante. Dès lors qu’elle était apposée, tout le reste était fait. Alors il s’agissait de plonger les pinceaux aux poils sombres dans la bonne couleur pâteuse. Theophania posa ses yeux sombres sur sa camarade. Ce qui était évident c’était bien entendu ses cheveux. Mais commencer par cela c’était comme se priver d’un plaisir, de la cerise sur le gâteau. La brune préféra se munir d’un bleu azur pour commencer à rendre vivants les petits oiseaux fantômes du dessin. Elle était parfaitement concentrée, en totale osmose avec son dessin. Elle n’entendait plus le piaillement des volatiles accablés de chaleur au dehors. Elle ne sentait plus la chaleur qui l’avait étouffée toute la journée. Elle voyait seulement son pinceau qui mélangeait les pigments et qui courrait sur la toile grisée et pleine de poussière de fusain. Quand elle fit tomber une lourde goutte de peinture bleue sur son genou, elle n’y prêta pas la moindre attention.

Toute à son ouvrage, elle ne vit pas la jeune fille tourner sur elle-même, se lever, se diriger vers elle. C’est seulement lorsqu’elle lui adressa la parole que Miss Jais sortit de sa concentration. Son visage se teinta alors d’un rouge de gêne qui n’avait rien à envier du pelage de Lydie. A vrai dire la jeune fille était contente qu’il s’agisse de son amie. Cela rendait la scène un peu moins gênante. Elle souriait en s’approchant. Voilà qui rassurait la verte.

- Salut ! Je ne sais pas trop quelle heure il est mais j’ai l’impression d’être ici depuis une éternité. Je cherchais un modèle pour peindre et puis je t’ai vue et tu étais bien. Je ne t’avais pas vraiment reconnue de dos. J’espère que ça ne te dérange pas trop…

Elle fit un sourire gêné. Elle farfouilla dans son sac pour sortir les tubes de peinture qu’elle n’avait pas encore utilisés.

- Tiens regardes là-dedans tu trouveras peut-être ce que tu cherches. Sinon on pourra toujours essayer de fabriquer la couleur. D’ailleurs tu dessines quoi ?

En parlant elle sortait les tubes. Par inadvertance elle fit tomber une grosse goutte de rouge sur la chaussure de son amie. Elle resta un instant coite, avant d’afficher un petit sourire.
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Re: Devant un tableau

Message par : Elhiya Ellis, Mar 12 Sep 2017 - 16:52




Can you say it again?



Pv Ulysse  - La Accordé - ♫♫

Pas de réponses depuis un mois je squatte donc, en cas de soucis MP =)


Essayer d’esquiver certaine personne n’était franchement pas ce que la blonde savait faire de mieux. Quelques mois auparavant, dans ses tentatives d’éviter son Rouge & Or, elle s’était plantée en beauté et été tombée nez à nez avec lui sans le vouloir. Désormais c’était un blond de la même maison qu’elle tachait de ne pas voir. Mais le destin, la fatalité, ou juste le programme scolaire lui en voulait et lui avait collé le Gryffondor dans le même cours qu’elle quelques jours auparavant. Ses efforts essayer d’occulter la présence du garçon avait été vains, et elle n’avait eu de cesse de se demander pourquoi il ne l’avait pas plus blessé que ça lors de leur affrontement alors qu’il en avait eu largement le temps. Épuisée et au sol, elle faisait une cible facile mais pourtant, il n’avait rien fait, hors mis la faire dormir.

Récupérer ses forces n’avait pas été compliquée, elle s’était contentée de faire des grasses matinées, de ne pas sauter de repas, de ne pas trop abuser niveau sortilèges balancés le weekend et rien de plus. Elle avait même fini par arrêter de se poser des questions concernant le blondinet, car en fait elle ne voyait aucune raison valable. D’un passage rapide aux cachots de leur altercation, elle avait repéré des crayons et des stylos de dessins qu’elle connaissait bien pour avoir les même. Cette salle n’étant pas occupée depuis un moment, ils ne pouvaient qu’appartenir à l’autre rouge. Ils avaient donc rejoint ses affaires dans l’attente de les rendre à son propriétaire, un jour ou l’autre.

De base, avant ce cours d’enchantement, la blonde les avait totalement oubliés, mais là, elle les avait sous le nez, et ils commençaient à lui parler et a lui demander pourquoi ils étaient encore dans son dortoir et non avec leur possesseur d’origine… Bon, des crayons qui parlaient... Y’avait un sacré souci là, soit la blonde était complètement cuite, soit elle dormait. Rapide rappel du début de soirée : fin de cours, diner dans la grande salle, transplanage à pré-au-lard, quelques verres échangés avec … elle ne savait même plus avec qui, et retour à Poudlard en transplanage, et en un seul morceau s’il vous plait ! Huhu fallait fêter ça ! Ah oui, non, en fait non, niveau taux d’alcool dans le sang la verte allait s’arrêter là, de toute façon elle n’avait que de l’eau à portée de main, donc autant oublier… Par contre ces stylos qui parlaient, c’est super bizarre et agaçant… Un peu comme la raison de pourquoi elle avait fini dans un pub de la ville de sorciers sans son copain…. Il était où ? Visiblement pas disponible, tout aussi bizarre et agaçant que ces fichus crayons…..

Les attrapant à la volée, les fourrant dans sa poche de veste en jeans qu’elle n’avait même pas retirée, Elhiya se décida à aller les rendre au blondinet, après tout c’était les siens, et puis, vu son état, elle ne risquait de lui balancer un sort juste en le voyant. S’extirpant des sous-sols, elle avait trottiné jusqu’au 7ème étage du château et s’était plantée devant la salle commune, espérant que le blondinet allait entendre ses stylos, ou son estomac lui intimer de sa salle commune. Quoique ca avait peu de chance d’arriver en fait vu qu elle était la seule a etre persuadée que les feutres arrivaient à parler. D’ailleurs, elle avait même failli discuter avec eux sur le trajet avant de se dire que c’était surtout un verre de trop dans le nez qui voulait converser avec un simple bâtonnet d’encre bleu. Du coup, chopant une première année qui avait eu la brillante idée de vouloir rentrer dans son dortoir, elle lui ordonna d’aller chercher Ulysse, faisant une description succincte de l’individus, bien que « blond, les yeux bleus, un sourire qui donne envie de le défenestrer » ne devait pas forcement être ce qu’il y’avait de mieux. Pourtant la gosse semblait avoir compris, surement car Elhiya lui avait fourni le nom de famille au final.

Donc, la voilà plantée devant la porte des Gryffondor alors qu’elle n’avait jamais voulu y mettre les pieds à attendre que l’autre abruti sorte


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Re: Devant un tableau

Message par : Ulysse Daiklan, Mer 13 Sep 2017 - 2:28


Elhiya & Ulysse





J’étais tranquille vous voyez.

En fait je suis obligé d’être tranquille, j’ai déjà eu ordre de réduire le sport le temps de recouvrer entièrement mes forces mais du coup j’espèrais au moins que les gens me laissent dans ma solitude. Mais non. Je révisais ma botanique lorsqu’un première année rentre dans la salle commune l’air passablement trumatisé. Qui est allé gronder une première année encore ? En plus lui il est tout gentil le pauvre.

- Heu, c’est bien toi Ulysse ? Ah non c’est pas toi, t'as les yeux marrons. Dis t’es bien en dernière année hein ?


Bah. Si c’est moi Ulysse. Cet école est bizarre.

- Heu, oui.

J’en attends un peu plus. Non parce que là je suis clairement assomé par la partie sur l’étude de la branchiflor et autres plantes aux propriétés magiques. Dur de me sortir de ça aussi simplement.

- Dis tu connais pas un Ulysse Daiklan ? Y’a une blonde, une Serpentarde je crois, qui cherche un grand blond aux yeux bleu.

Je souris au bonhomme. C’est vrai que la couleur de mes yeux peut tromper vu qu’ils changent littéralement de couleur sans aucune raison. Mais bon. J’ébouriffe les cheveux du gamin.

- C’est bien moi. Merci de m’avoir prévenu c’est gentil.

C’est seulement une fois que je le vois repartir vers ses potes que je capte ce qu’il m’a dit. C’est la description d’Elhiya ça ?! Qu’est-ce qu’elle fout ici ? Elle devait vouloir Daemon c’est pas possible. Je soupir, pose ma plume et range un peu mes affaires, vu que nos échanges semblent toujours durer une éternité avec elle. Au moins si quelqu’un a besoin de la table il pourra la prendre, bref.

Je me lève et regarde ma tenue de pyjamas. Bon haut noir, survêtement gris, ça va y’a ire, flemme d’aller me changer. Je récupère ma nouvelle baguette dans ma poche avant de m’avancer. Inconsciemment je gratte ma cicatrice quand la porte s’ouvre sur la Verte. Je m’avance et attends que la porte se referme.

- Bonsoir, tu me cherchais ?


Je m’approche un peu plus. Elle a pas l’air hyper stable sur ses pieds, c’est quoi ça encore ? Elle est au courant qu’il y a des escaliers tout autours au moins. Attendez, c’est quoi cette odeur ?.. Mais. C’est de l’alcool ? Elle est bourrée ? Sérieusement… elle va toute me les faire ?

Puis pourquoi elle est bourrée en semaine ? Et pourquoi elle vient ME voir quand elle a bu ? C’est le job de tête de nœud de veiller sur elle. Puis alors pas sûr qu’il apprécie le truc. Moi-même si Violet allait le voir quand elle est bourrée j’suis pas sûr que je le prendrais très bien. Mais bon, de toute façon c’est fait. Puis si elle vient c’est qu’il y a une raison.

Je reste quand même assez proche pour ne pas qu’elle tombe Sérieusement ces Serpentards.. A vivre dans les cachots ils ont oublié que les escaliers bougent ou quoi ? C’est déjà un miracle qu’elle soit arrivée jusqu’ici en un morceau. Je vérifie ses mains. Pas de baguette en vue ? Elle est même pas venue pour se battre… Je comprends rien.

- Eh, ça va ?


J’ai beau essayer de contenir mon ton soucieux je n’y arrive pas. Déjà elle avait pas l’air normal dans les cachots, maintenant elle vient ici complètement déchirée… Ca me ferait chier de perdre ma rivale. Surtout avant de l’avoir battue.

De loin, la scène doit avoir l’air comique. Une Serpentarde en jean, visiblement alcoolisée, face à un Gryffond en pyjamas complètement shooté par les devoirs et la fatigue.

Cette discussion promet.

LA Elhiya

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