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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Devant un tableau
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Amy Shields
Personnel de Poudlard
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Re: Devant un tableau

Message par : Amy Shields, Sam 21 Nov - 16:11


Euh... Pour tout te dire, j'ai de gros problèmes de concentration en ce moment. Je suis préoccupé par pas mal de choses. Je ne sais pas si j'aurais les capacités de reprendre mon apprentissage de l'Animagie. J'ai du mal à faire le vide dans mon esprit et je dors peu. Donc, côté rêve, on repassera... Sans parler des cauchemars... C'est gentil de me le proposer, mais à part te faire perdre ton temps... Enfin, si tu as un remède miracle pour me replonger dans cette étude, je suis preneur...


Amy fut un peu déçue mais elle ne le montra pas, elle garda son grand sourire. D'un côté, elle comprenait parfaitement que le Serpentard ne veuille pas apprendre si il avait des soucis. La curiosité de la jeune fille commença à apparaître lorsqu"elle se demanda si il y avait un événement déclencheur au fait que le vert et argent faisait des cauchemars ou avait du mal à se concentrer. Mais la Poufsouffle n'osa pas lui demander, après tout, ils ne se connaissaient pas plus que ça. Elle se contenta donc de répondre gentiment :


- Non, je n'ai aucun remède miracle pour toi. A mon avis, le remède c'est toi qui doit le trouver. Je ne sais pas si quelque chose a fait que tu as des soucis et je ne veux pas le savoir si tu ne veux pas me le dire, mais à mon avis tu es capable de résoudre ça par toi-même.


Elle lui fit un clin d'oeil amical avant de reprendre sur un ton plus enjoué pour faire passer cette discussion qui était des plus triste.


- Sinon tu as un animal de compagnie ??


La Jaune et noire jeta un coup d'oeil à Wens qui était resté sur son épaule tout le long de la discussion sans bouger. Elle leva ensuite les yeux vers le Serpentard en attendant sa réponse.
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Theophania Fitzgerald
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Re: Devant un tableau

Message par : Theophania Fitzgerald, Dim 14 Fév - 1:21


Pv Kathleen Gold

Hrp : Pas de réponse depuis longtemps je m'approprie le sujet.J'écris ça sur téléphone donc desolee d'avance pour les fautes je viendrai corriger demain.


La nuit tombait tout juste sur le château. Les minces rayons de soleil d'hiver qui arrivaient encore à traverser les lourds nuages gris, faiblissaient peu à peu. Leur lueuer déjà pâle passait à une teinte grise en harmonie avec la saison. L'hiver était déjà bien installé sur l'Écosse. Un froid saisissant vous envahissait tout entier au moindre couant d'air. Pourtant le parc était beau. Les soirées fraîches y amenaient une luminosité qui sublimait les massifs verts. La température n'était pas propice à la neige pourtant. Le soir, juste après le très maigre dîner qu'elle prenait, Theophania se plaisait à profiter de cette nature encore clémente. Cette fois, elle devait faire sa ronde préfectorale. Elle resta donc un peu plus longtemps dehors.

C'était si reposant. Être seule avec ses pensées. En pleine communion avec la nature. Juste sentir le souffle frais à chaque expiration, la fumée blanche qui passait les lèvres avec pour seul prétexte l'hypothermie, le parallele interne-externe. La jeune fille aimait sentir le bout de son nez rougi, les muscles engourdis, les mains presques tatanisees. En cet etat presque eteint elle se sentait pleinement vivante. Mais plus le jour diminuait et plus elle se rendait compte qu'il faudrait qu'elle quitte cettée petite alcôve qui l'abritait, source d'une telle plénitude. C'est donc piteusement qu'elle repartit vers l'entrée du château. Ses pas étaient sonores. Le froid rendait le sol plus dur, plus sensible à l'impact des chaussures sombres.

A l'intérieur, il régnait une chaleur qui changeait du tout au tout. Theophania sentit les vaisseaux de son nez se dégeler progressivement, presque douloureusement. Il faisait vraiment nuit à présent. Pourtant il n'était pas très tard, tout juste 22h30. Mais les élèves devaient déjà être bien au chaud dans les dortoirs. Après une rapide tor de quelques couloirs, Theophania retrouva le chemin de sa salle commune. Elle n'avait rencontré personne pour le moment.
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Re: Devant un tableau

Message par : Kathleen Gold, Dim 14 Fév - 17:29


Pv Theophania Fitzgerald


Kathleen était restée tout la soirée à la bibliothèque. Après avoir fini ses cours à dix-sept heures, elle avait filé directement dans ce lieu qu'elle aimait tant, sautant le dîner comme elle le faisait le plus souvent. Elle avait finit ses devoirs vers dix-neuf heures, ayant tout noté sur les parchemins avec application. Puis, elle s'était plongée dans l'un des nombreux livres de la bibliothèque. Un livre sur la métamorphose, matière qu'elle aimait beaucoup, mais à laquelle elle avait un niveau tout juste correct, à son plus grand désespoir. Les heures passèrent, et pendant que ses yeux parcouraient les paragraphes, elle ne voyait pas le soleil se coucher par les fenêtres. Ce ne fut qu'au moment où la bougie de sa table eut fini de se consumer qu'elle se rendit compte de l'heure. Elle jura et réunit ses affaires aussi vite que possible.

Ne portant pas de montre sur elle, elle ignorait si le couvre-feu était déjà passé, même si elle se doutait que c'était déjà le cas. Elle descendit les nombreux escaliers, maudissant ces derniers quand ils ne s'alignaient pas assez vite à son goût et priant pour ne croiser personne qui pourrait la pénaliser. Elle arriva enfin au rez-de-chaussée et se dirigea aussi vite qu'elle le put vers la salle commune des Serpents. Ce n'est que trop tard qu'elle remarqua la silhouette d'une élève de sa maison qui rejoignit son couloir par une autre aile du château.

La jeune fille ne l'avait sûrement pas encore vu, mais c'était une question de temps. Kate fronça les sourcils puis reconnut sa voisine de table du dernier cours de potion, sa cadette Theophania. La préfète des Serpentard qui plus est. Kathleen se résigna. Peut-être que la jeune préfète serai tolérante mais autant se préparer à ce qui allait suivre.
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Re: Devant un tableau

Message par : Theophania Fitzgerald, Lun 14 Mar - 21:24


Les couloirs, longs, interminables. Le château avait cette étonnante habilité à perdre ses habitants quels qu’ils soient. L’on ne se rendait compte de cette immensité que si on faisait corps avec lui, si on s’arrêtait un instant, pensant à où l’on voulait aller. Alors on se rendait compte que les chemins possibles étaient tout bonnement indénombrables. Pourtant les préfets arrivaient souvent à démasquer les petits chapardeurs qui se croyaient intelligents de faire des balades nocturnes. A croire que les gens n’avaient pas gagné en logique depuis le temps. Theophania avait choisi un chemin qu’elle aimait beaucoup pour rentrer dans ses appartements. Ses pas la menèrent à un tableau. Elle l’appréciait beaucoup celui-là. Une femme y posait. Elle respirait l’insouciance. Le clair de la lune qui éclairait le couloir par une fenêtre environnante rendait la scène étrange. Une scène, épique, démesurée, délurée, incendiée, presque oubliée.  Le mouvement était indistinct, mais fascinant. Les allures nocturnes rendaient la peinture obscure. Un, regard, deux, trois minutes d’arrêt devant l’œuvre, quatre, cinq, six contemplation, sept, huit exit de la délicate torpeur. Et un, on repart, deux, trois quatre, cinq, six, sept, huit. Les pensées allaient et venaient, perdues dans la méditation.

Lorsqu’elle tourna les talons pour reprendre sa route, Theophania entendit un bruit qui venait de l’endroit vers lequel elle allait. Elle leva les yeux, pleinement sortie de ses pensées à présent. Pas de claquement de talons, de celui qui s’élève d’un plancher qu’on débarrasse. Non, c’était plus doux. Plus posé. De là où elle était la brune ne pouvait qu’apercevoir la silhouette qui se profilait devant elle. Rien de précis. Pas de détail, tout dans la confidentialité. La surprise de l’instant, le frisson de la découverte. Et puis cette présence signifiait obligations préfectorales. Elle releva le menton, prête à s’occuper de la personne qui était là. Pas besoin de l’appeler ni de lui courir après, la fille venait d’elle-même. Le pas était léger, presque trop pour pouvoir se visualiser un homme. Theophania se dit que la jeune fille était intelligente. Se rendre sans faire d’histoires. Ou du moins elle l’espérait. La flemme de courir à cette heure-ci.

Elle pu enfin mettre un nom sur l’inconnue. Kathleen. Elle l’avait croisée en cours de potions peu de temps auparavant. Une blonde, verte, plutôt pas antipathique, qui n’avait rien à faire là. Mais la ballade et la petite sortie avait détendue la jeune fille. Un petit Poufsouffle se serait probablement déjà fait poursuivre tout du long des couloirs comme petit memento de l’heure du couvre-feu. Mais là bonne humeur. Détente. Plénitude. Pas besoin de gâcher ça pour une camarade contre qui elle n’avait rien de notable. En fait elle pourrait peut-être s’amuser. La nuit tout changeait. Les lueurs nocturnes, transformaient, grisaient. Elle s’approcha de la blonde, rehaussant le menton, pas question de lui montrer ses bonnes dispositions. Elle prit un ton froid, distant. La nuit empêchait l’interlocutrice de percevoir la lueur dans le regard de la brune.

- Bonsoir, Kathleen Gold si je me souviens bien.
Elle jeta un regard ostensible à sa montre. Je crois que ta montre n’est pas à l’heure. Ou alors peut-être que tu es là pour faire je ne sais quelle bêtise. Je ne m’attendais pas à ça de toi.
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Re: Devant un tableau

Message par : Kathleen Gold, Lun 14 Mar - 22:08


Elle avança lentement, sans se presser ni ralentir, en direction de la Préfète. Pas la peine de faire d'histoire, elle était sûre de s'être déjà faîte remarquer. Elle vit la silhouette frêle - presque aussi gracile que la sienne - de sa cadette se faire plus précise, éclairée par les quelques bougies des couloirs. La lumière naturelle des tableaux, presque surréelle, donnait des reflets étranges sur leurs peaux, à mesure qu'elles approchaient l'une de l'autre. Kathleen jeta un œil à ces fameux tableaux, qu'elle voyait depuis maintenant six ans quotidiennement et dont elle ne se lassait pourtant pas.

Elle observa sa compagne de maison, qui arborait une expression de confiance et de sérénité absolue. Kathleen sourit très légèrement, de manière à peine perceptible. C'est fou comme elle se retrouvait dans cette jeune demoiselle. Avant même qu'elle ne parle, elle sut quel ton elle allait entendre. Une voix froide, presque glaciale, mais polie, qui intimidait et intriguait à la fois. Le même genre d'intonation qu'elle prenait tous les jours. Si la jeune brune ne l'avait pas arrêté pour la punir, peut-être que la conversation aurait pu être plaisante.

- Bonsoir, Kathleen Gold si je me souviens bien...

Elle hocha la tête, alors que la Préfète continuait de parler. Au moins, elle avait une bonne mémoire, pas comme la majorité des élèves de cette école, incapables de retenir la moindre information, qu'elle ait été prodiguée par un professeur ou bien lu quelque part. Cela la changeait agréablement des cruches qu'elle entendait souvent babiller au petit-déjeuner, qui ne pouvait faire appel à leurs neurones que pour parler garçons et torchons. Ah, c'est vrai. C'était la raison pour laquelle elle n'assistait plus aux déjeuner. Entre autre.

-...Je crois que ta montre n’est pas à l’heure. Ou alors peut-être que tu es là pour faire je ne sais quelle bêtise. Je ne m’attendais pas à ça de toi.

Aïe. Point faible de Kathleen. Elle ne supportait pas bien la déception, que ce soit la sienne ou celle des autres. Heureusement, elle savait qu'elle aurait réagi comme la jeune fille dans la même situation, ce qui lui permit de supposer qu'elle ne parlait sérieusement que de moitié. Mais ses insinuations auraient presque pu la faire sourire. Elle était amusée. En général, elle l'était par la bêtise des autres élèves, mais pour une fois, c'était pour une raison valable.

Elle hocha donc la tête, humble et reconnaissant son tort, sans faire pour autant profil bas. Elle n'avait rien à se reprocher. Sa voix ne fut pas aussi froide que d'habitude - pas de cela entre elles - mais elle resta posée, calme, réfléchie. Inutile d'aller dans les excès pour de telles idioties.

-Bonsoir. Theophania Fitzgerald, bien sûr.

Honorable Préfète. Elle ne chercha pas à s'excuser. On s'en fichait de ses excuses après tout. Cela ne l'intéressait certainement pas. Et cela ne la regardait d'ailleurs pas plus. Tant qu'elle n'avait rien fait de répréhensible...

-Ma montre est à l'heure. J'ai juste omis de la regarder. Sois sans crainte, je n'ai rien à me reprocher.

Elle sourit en coin en observant la Préfète. Mais que voyait-elle ? Un petit éclat d'amusement ? Voulait-on jouer, malgré ses airs si sérieux ? Ce n'était qu'une intuition, rien de concret, mais elle avait un bon sentiment pour le coup. C'est donc avec une bonne dose d'audace qu'elle n'utilisait que rarement qu'elle ajouta :

-Pour l'instant.
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Re: Devant un tableau

Message par : Theophania Fitzgerald, Sam 26 Mar - 11:20


Theophania regarda sa camarade, relevant le menton en un nécessaire effort pour masquer son infériorité en âge. Le tout était de ne pas montrer ses faiblesses. Son boulot était de se faire respecter et à ce titre il fallait bien quelques combines. La jeune fille était grande et fine pour son âge et pouvait donc tromper l’auditoire pendant un moment. Seulement c’était plus difficile pour des gens qui la connaissaient ne serait-ce qu’un peu. Elle ne pouvait plus jouer la carte de la grande inconnue. Face à elle Kathleen lui signifia qu’elle la connaissait. Le ton était posé, poli, sans fioritures. Appréciable. Elle ne cherchait pas à faire du zèle et avait suffisamment d’éducation pour se souvenir du nom et l’utiliser à bon escient. Bien. Elle se justifia, clamant avec justesse son innocence. Jusque là rien de bien excitant pour la préfète aux cheveux de jais. Et puis il y eu cette petite précision. Ce « pour l’instant » que secrètement elle attendait. La lueur d’amusement qui emplissait le regard de Thia migra à sa bouche qui s’étira en un petit rictus. Ainsi mademoiselle était courageuse, préférant outrepasser la simplicité de l’innocence. La soirée ne serait peut-être pas aussi ennuyeuse qu’elle ne l’aurait paru. Il se faisait tard cependant. Theophania aurait pu faire une multitude de choses à Kathleen pour rire un peu, mais là ce serait dans la mesure.

Un vrai sourire cette fois. Pas moyen que la blonde ne le rate. Elle savait ce qu’elle allait faire. Ce serait gentil, elle ne connaissait pas assez la Gold pour en faire trop. Et puis d’après son souvenir de potions la jeune fille en face d’elle était plutôt sympa, discrète comme il se doit. Le genre de fille qu’elle aurait pu côtoyer sans trop de problèmes.

La chose serait simple, mais pour cela il lui faudrait une petite diversion. Theophania ne maitrisait pas encore suffisamment bien les sorts informulés pour les pratiquer. Mais elle n’était pas seule face à sa camarade. Lâchant le regard de la blonde, Thia s’adressa à la femme du tableau assez fort pour qu’elle puisse lui répondre. Pratique ces peintures mouvantes. Elle prit un ton froid, très sérieux, presque trop poli. Il fallait bien qu’elle cache ses desseins.

- Je manque à tous mes devoirs. Puisque vous êtes là Madame, je vais vous demander votre aide. Pensez-vous que la demoiselle ici présente mérite une punition, ou bien est-ce la soirée de la bonté ?

La femme faisait semblant de somnoler depuis le début de l’échange. Elle sembla ravie qu’on d’adresse à elle. Elle prit un air important, se dandinant dans sa toile. Le ravissement était palpable sur son visage. Lorsqu’elle prit la parole d’une voix forte comme Theophania l’avait deviné, la jeune fille lança un discret #Colloshoo en directe de la Miss Gold, priant pour que le stratagème ne soit pas découvert. Pendant ce temps là la femme pas si timide du tableau déblatérait, ravie qu’on fasse appel à elle dans une situation aussi importante. A vrai dire, si elle disait que la punition était de rigueur, Theophania laisserait tout de même partir Kathleen. Il était tard et il faudrait aller chercher le concierge qui prendrait une éternité à ramener sa face étrange. La seule chose c’est que Kathleen mettrait sans doute toute la nuit à revenir à son dortoir. Pas de magie dans les couloirs. Enfin pour elle si.

- Eh bien je vous remercie de prendre mon avis en compte. Je n’en attendais pas moins de vous bien sur. Ce n’est pas la première fois que mon couloir est le théâtre d’événements d’importance, de crimes plus ou moins avoués. Je dois bien vous confier que chez les tableaux je suis devenue une référence en matière de justice. Tenez l’autre fois le chevalier du Catogan me disait qu’il avait été témoin d’une scène d’injustice pure et simple et qu’il était resté tétanisé. Le pauvre. Vous imaginez bien que je lui ai prodigué tous les conseils que ma position permettait. Vous savez, il y a des années et des années je conseillais Dumbledore ! Merlin lui-même se plaisait à prendre le thé en face de moi pour profiter de mon éloquence. Pour l’affaire qui nous concerne il me faudrait consulter les textes de loi du tableau du moine du sixième étage. Mais je vois votre impatience jeune demoiselle. Sachez que l’impatience est mère de tous les vices. Si je m’étais bornée dans mon empressement, je n’aurais pu résoudre ce cas d’amourette entre un boursouflet et un elfe de maison. C’était très chères particulièrement bouleversant. J’ai rarement entendu une plaidoirie aussi réussie de la part d’un niffleur. Mais revenons à nos moutons. Summum jus, summa injuria comme disait un ami à moi. Oh mais où ai-je la tête. Vous n’avez certainement pas la culture ancienne qui fait des grands juristes comme moi des figures de renom. Comprenez-le ainsi. Au summum du jus de citrouille vous trouverez le summac injurieux. Ne bois pas ton jus de citrouille trop fait où il t’en coutera la peau. Cessons là cette attente insupportable, je sais que vous attendez mon avis inestimable promptement. Eh bien pour moi la sentence est sans appel, c’est la suppression pure et simple de l’accusée. Qu’on lui coupe la tête ! Un clin d’œil à Theophania. On a déjà supprimé pour bien moins que ça vous savez. D’ailleurs j’ai une amie au quatrième étage qui m’a raconté qu’elle avait rencontré une damoiselle qui lui avait elle-même raconté que son arrière grand oncle avait été puni de la mort pour s’être noyé dans de la bouse de dragon. C’est ce qui s’appelle mademoiselle, être dans la bouse de dragon jusqu’au cou. Mais bien sur le jugement ayant été rétroactif il n’a pu recevoir la sentence l’éloignement pur et simple de sa tête et de son tronc. Oh mais je vois la joie dans votre visage mademoiselle, ne me remerciez pas mes conseils juridiques sont gracieux.

Hilare, Theophania lança un #bloclang à la très bavarde femme du tableau qui ne pu que s’époumoner en silence. Elle regarda la blonde dans les yeux, la lueur d’amusement définitivement installée.

- Bon eh bien il me semble que c’était clair. Tu peux partir au dortoir mais dépêche toi avant de faire une autre bêtise.
Elle était libre, à condition qu’elle débarrasse le plancher. A condition qu’elle puisse le faire. Mais ça elle allait l’expérimenter toute seule.
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Re: Devant un tableau

Message par : Kathleen Gold, Dim 27 Mar - 19:09


Son regard la scrute, et ses petits yeux - pas si petits que ça d'ailleurs, la suivent du regard à chaque mini mouvement qu'elle essaie d'esquisser. Deux petites billes qui la fixent et qui réfléchissent intensément à sa réponse. La blonde a cru comprendre que la Préfète ( en apparence sage et irréprochable sous tout rapport )  a un fol besoin de s'amuser. Est-ce que la vie au château, morne et entourée de jeunes gens plus inintéressants que les autres, ennuyait quelqu'un autant qu'elle ? Enfin, peut-être que ses responsabilités l'occupaient un peu plus qu'elle. Un petit passe-temps pour occuper ses journées vides, remplies uniquement par les cours, qui s'enchaînaient continuellement de la même manière.

Toujours était-il qu'elle semblait déterminée à jouer un peu, et Kathleen pouvait difficilement lui en vouloir. Elle attendait donc avec une pointe de curiosité et un soupçon d'appréhension ce que lui réservait sa jeune cadette. Elle vit les lèvres de la brunette s'étirer dans un sourire sincère, et assez perturbant. Il ne lui disait rien qui vaille, et pourtant, elle était à la merci de la jeune fille. L'asservissement à la hiérarchie du personnel de l'école, puis des directeurs, puis des préfets était à la fois rassurante et oppressante. Elle donnait un cadre, une discipline essentielle pour la suite de leur misérable existence. Mais d'un autre côté, se soumettre à une jeunette ne lui plaisait pas plus que cela. Quoi qu'il en soit, elle allait devoir faire avec. Elle était en tort après tout.

- Je manque à tous mes devoirs. Puisque vous êtes là Madame, je vais vous demander votre aide. Pensez-vous que la demoiselle ici présente mérite une punition, ou bien est-ce la soirée de la bonté ?

Son ton travaillé et poli, presque comme un miroir à la surface parfaite, sans défaut et vide, lui fit hausser un sourcil et relever la commissure droite de ses lèvres. Elle croisa les bras, admirant sa voix et les mots employés, et surtout sa façon de les prononcer. Elle croisa les bras, et attendit la suite des événements. Elle entendit un bruissement d'étoffes, alors que la gente dame du tableau daignait ouvrir les yeux pour venir en aide à la Préfète en manque d'amusement. Si elle demandait l'avis d'un tableau pour son châtiment, elle devait vraiment avoir les loisirs d'un rat mort.

-Eh bien je vous remercie de prendre mon avis en compte. Je n’en attendais pas moins de vous bien sur. Ce n’est pas la première fois que mon couloir est le théâtre d’événements d’importance, de crimes plus ou moins avoués. Je dois bien vous confier que chez les tableaux je suis devenue une référence en matière de justice. Tenez l’autre fois le chevalier du Catogan me disait qu’il avait été témoin d’une scène d’injustice pure et simple et qu’il était resté tétanisé. Le pauvre. Vous imaginez bien que je lui ai prodigué tous les conseils que ma position permettait. Vous savez, il y a des années et des années je conseillais Dumbledore ! Merlin lui-même se plaisait à prendre le thé en face de moi pour profiter de mon éloquence. Pour l’affaire qui nous concerne il me faudrait consulter les textes de loi du tableau du moine du sixième étage. Mais je vois votre impatience jeune demoiselle. Sachez que l’impatience est mère de tous les vices. Si je m’étais bornée dans mon empressement, je n’aurais pu résoudre ce cas d’amourette entre un boursouflet et un elfe de maison. C’était très chères particulièrement bouleversant. J’ai rarement entendu une plaidoirie aussi réussie de la part d’un niffleur. Mais revenons à nos moutons. Summum jus, summa injuria comme disait un ami à moi. Oh mais où ai-je la tête. Vous n’avez certainement pas la culture ancienne qui fait des grands juristes comme moi des figures de renom. Comprenez-le ainsi. Au summum du jus de citrouille vous trouverez le summac injurieux. Ne bois pas ton jus de citrouille trop fait où il t’en coutera la peau. Cessons là cette attente insupportable, je sais que vous attendez mon avis inestimable promptement. Eh bien pour moi la sentence est sans appel, c’est la suppression pure et simple de l’accusée. Qu’on lui coupe la tête !...

Kathleen avait décroché depuis bien longtemps. Elle avait tenté de suivre au début, amusée par le ridicule de cette femme aux prétentions presque aussi hautes que les tours de Poudlard, puis avait abandonné. Elle n'allait pas gaspiller sa compréhension et sa capacité d'analyse pour un tableau, stupide qui plus est. Son babillage incompréhensible la perturbait au plus haut point. Elle leva les yeux au ciel plusieurs fois, les roulant parfois dans leurs orbites.

-...On a déjà supprimé pour bien moins que ça vous savez. D’ailleurs j’ai une amie au quatrième étage qui m’a raconté qu’elle avait rencontré une damoiselle qui lui avait elle-même raconté que son arrière grand oncle avait été puni de la mort pour s’être noyé dans de la bouse de dragon. C’est ce qui s’appelle mademoiselle, être dans la bouse de dragon jusqu’au cou. Mais bien sur le jugement ayant été rétroactif il n’a pu recevoir la sentence l’éloignement pur et simple de sa tête et de son tronc. Oh mais je vois la joie dans votre visage mademoiselle, ne me remerciez pas mes conseils juridiques sont gracieux.

Kathleen fronça les sourcils. Quel rapport avec sa punition ? Avait-elle seulement répondu à la question ?... Elle n'en était même pas certaine. C'était dans ces moments là qu'elle se disait que les morts des tableaux étaient mieux à leur place que parmi eux. Enfin, elle avait enfin terminé de déblatérer ses inepties. En revanche, l'autre Serpentard retenait à grand peine son fou rire, et Kate hocha la tête en un signe d'approbation. Qui pouvait rester sérieux, d'une manière ou d'une autre, devant un tel discours ?

- Bon eh bien il me semble que c’était clair... Pardon ?... Tu peux partir au dortoir mais dépêche toi avant de faire une autre bêtise.

Elle haussa les sourcils, mais hocha la tête, respectueuse comme il se devait. Elle se savait chanceuse. Elle commença à lever le pied pour partir, quand elle sentit sa chaussure rester au sol, bien ancrée à terre. Elle fronça les sourcils et essayant de nouveau, sentant ses jambes extrêmement lourdes. Elle tenta de lever la deuxième, sans succès. Elle réussit cependant à faire un pas, en arquant le dos et après de nombreux efforts qui l'auraient fait grogner d'exaspération si elle n'avait pas été si propre sur elle. Elle leva les yeux vers Theophania et croisa les bras, comprenant lentement le déroulement des événements, qui se rejouaient dans son esprit.

-Distrayant.

Elle aurait pu s'énerver et hurler, mais elle n'était pas d'humeur et cela ne servait à rien de s'en prendre à la Préfète. Elle pouvait également régler le problème d'un coup de baguette, mais où aurait été l'amusement là-dedans ? Autant rester joueuse.

-Hum. Que dois je faire pour que tu m'aides à régler ce petit... problème ?...

Elle sourit légèrement. Faux sentiment de supériorité, faux pouvoir livré à une autre. Il était évident que ce n'était pas réel, mais autant continuer de jouer un peu. Que la Préfète ne soit pas la seule à s'amuser dans l'histoire. Et un peu de défi - ou du moins, de piment - ne pouvait faire du mal ni à l'une ni à l'autre.
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Theophania Fitzgerald
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Re: Devant un tableau

Message par : Theophania Fitzgerald, Mer 20 Avr - 7:37


Theophania était satisfaite de sa petite plaisanterie. Elle n'avait jamais eu l'occasion d'utiliser son rang de préfète jusqu'à présent, mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle y prenait goût. Forcément le poste ne consistait pas du tout à se jouer de ses camarades. Mais étrangement c'était simple et assez libérateur. Elle le référait sans doute une autre fois. Mais en attendant elle devait trouver ce qu'elle allait bien pouvoir faire faire à la blonde face à elle. Car la pauvre semblait prête à jouer le jeu. Au lieu de lancer un finite incantatem, elle s'était tournée vers la brune et lui avait demandé ce qu'il fallait faire pour qu'elle l'aide.

Bien. Theophania regarda autour d'elle, cherchant un moyen de continuer la plaisanterie. Et puis elle rut une idée. Elle utilisait rarement le sort de collashoo, il était grand temps d'en apprendre un peu plus sur ses propriétés. Mais pour cela elle avait besoin d'un objet, pas trop grand, et léger. Une feuille de parchemin dépassait du sac de son interlocutrice. Ce serait parfait. Elle lança un #Accio Feuille. Tiens un devoir de potions. Intéressant. Mais elle n'allait pas juste lui piquer sa feuille. C'eût été bien trop simple. Elle lança à nouveau un accio, mais cette fois ci vers la baguette de Kathleen.

- Je te prends ça pour ta sécurité, vu la situation dans laquelle tu es il serait dommage que tu abîme ta baguette en tombant.

Les conditions de base étaient prêtes. Il ne manquait plus que la touche finale. Theophania se concentra, puis lança un #WingardiumLeviosa au parchemin. Elle le mena haut, très haut. Jusqu'au plafond en fait. Le mur pas bien haut avait des aspérités. Une sorte de corniche assez épaisse dépassait du mur, et pouvait très bien faire office d'étagère cette fois-ci. Secouant un peu la tête pour se débarrasser de ses cheveux qui lui obstruaient la vue, la préfète eut un dernier mouvement de baguette et alla poser le devoir sur me rebord du mur au plafond. Elle eut un petit sourire.

- Eh bien j'imagine que si tu vas chercher tes affaires tout rentrera dans ordre et nous irons nous coucher.

La jeune fille n'avait aucune idée de la manière dont sa camarade réagirait. C'était un peu pour ça aussi qu'elle avait tenté de lui prendre sa baguette.
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Re: Devant un tableau

Message par : Kathleen Gold, Dim 24 Avr - 21:50


Tu vois ta baguette s'envoler, ainsi que le bout de parchemin. Magie à l'oeuvre, petits objets qui flottent dans l'air sans soutien. Un peu chahuté par les mouvements de baguette de la Préfète. Ainsi donc, c'était ainsi qu'elle voulait occuper sa soirée. Tu avais bien envie de lui crier un peu dessus, mais l'envie de relever le défi et de prendre ta part de satisfaction te fit taire. C'était en partie la raison pour laquelle tu n'avais pas esquissé le moindre geste de défense quand la jeune fille avait commencé à incanté son #Accio, ou essayé de retenir ton précieux ami en bois. Tu lèves la tête et regardes la feuille - la tienne, ton devoir - qui touche la poussière du plafond, niché dans un espace presque fait pour lui. Créé pour cette farce. Tu soupires. Tu pourrais enlever tes chaussures. Réagir violemment, crier et réveiller quelqu'un. Tu aurais des ennuis, bien sûr. Tu n'avais rien à faire dehors à cette heure. Mais ta Préfète n'avait pas le droit de se jouer de toi de cette manière non plus. Sur le papier en tout cas. Vous étiez des Serpentard. Et selon toi, tu n'es pas en tort tant que tu n'as pas été surprise. Et dans tout cas, une jeune brune a croisé ton chemin. Tu en assumes donc les conséquences. Inutile de faire un scandale, ta punition sera de te donner en spectacle. Tu admires l'esprit de la jeune Theophania. Elle s'offrait un petit spectacle, profitait de ses privilèges... Elle faisait ce que tu n'aurais sûrement jamais osé essayer à sa place.

-Hum. J'espère que tu es patiente et que tu n'as pas hâte d'être couchée.

Elle avait commencé la plaisanterie, tu espérais qu'elle l'apprécierait comme il se devait. Tu gardes donc tes chaussures et t'avances vers le mur. Chaque pas est une torture mentale, frustrante et indolore. Lever un pied n'est devient une épreuve de saut de haie, et tu serres les dents. Tu ignores ton orgueil, en te disant que réussir à récupérer le précieux bout de papier le soignera. Rien qu'arriver au mur, parcourir moins d'un mètre, fut très pénible. En dirigeant ton regard vers le haut, tu évalues la hauteur du mur, et manques de soupirer. Au lieu de t'apitoyer sur ton sort, tu repères rapidement les espaces assez larges pour accueillir tes mains et tes pieds chaussés. Puis tu commences ton ascension.

Tu espères un peu chuter, une nouvelle fois pour mettre ta Préfète dans l'embarras, mais ta fierté chasse bien rapidement ces pensées. De toutes manières, vu comment tes chaussures se fixent dans chacune des aspérités où tu les placent, tu ne coures aucun risque. En revanche, les retirer de l'un d'eux est un petit calvaire. Tu essaies de t'appuyer essentiellement de tes bras pour ne pas coincer tes pieds au mur à cause du sort, mais tu n'as pas assez de force pour te le permettre. Tu sers les dents et ignores l'inconfort qui te gagne, récompensée petit à petit par chaque morceau de mur parcourut. Après dix minutes qui t'en ont paru trente, tu attends ton devoir de potions et soupires de soulagement. La descente est moins éprouvante, mais il te faut bien trente secondes à chaque fois pour déloger tes pieds de leurs appuis. Mais peu importe, même si tes bras fatiguent, et que tu ne peux plus t'appuyer autant dessus à cause du parchemin que tu tiens de deux doigts, tu parviens finalement au sol, avec ta dignité éraflée mais une partie de ton orgueil gonflée. Tu regardes la Préfète et tend la main, épuisée mais tu essaies de rien laisser paraître.

-Voilà. Maintenant que je ne risque plus de me blesser, je crois que tu peux me rendre ma baguette. Et tu pourras enfin aller dormir, si ta ronde est terminée bien sûr.
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Re: Devant un tableau

Message par : Theophania Fitzgerald, Mar 10 Mai - 16:38


Etrangement la Gold n’avait pas opposé de résistance à la petite exigence de Theophania. Elle aurait pu protester, crier, réveiller le château, la menacer, lui faire du chantage. Mais au lieu de ça elle s’était exécutée, non sans lui demander d’être patiente. C’était une réaction tout à fait calme, en fait c’est comme ça que Theophania aurait répondu si elle avait été à la place de la blonde. Elle l’aimait bien cette fille. Mais cela ne l’empêcherait pas de la regarder monter sur le mur. Les occasions de s’amuser un peu étaient rares dans le château et profiter un peu de son statut de préfète ne faisait de mal à personne. Et étant donné qu’elle avait fait taire le tableau prétentieux, on ne viendrait pas la dénoncer. Tout était pour le mieux donc. Elle observa sa camarade lutter difficilement contre le sort qu’elle lui avait lancé. Chaque pas semblait être une épreuve, peut-être visiblement pas douloureuse mais certainement pénible. Effectivement ce fut un peu long. Le mur était assez haut et les gestes forcément ralentis par les chaussures. Mais s’il y avait une chose dont il faudrait se souvenir c’est que le Collashoo était vraiment efficace pour faire de l’escalade spontanée. La brune essaierait d’y repenser la prochaine fois que sa petite sœur l’embêterait.

Finalement après un moment la blonde redescendit du plafond, elle tendit la main pour avoir à nouveau sa baguette. Theophania eut un sourire. Après une minute de silence elle lui tendit l’objet convoité. Elle passa la main dans ses cheveux longs et prit la parole. Sa voix avait perdu un peu de sa froideur habituelle. En fait elle était assez impressionnée par le comportement de sa camarade.

- Voilà, je pense que tu as été assez punie pour ton retard. La prochaine fois tu feras plus attention et tu rentreras à l’heure au dortoir. Maintenant si t’as envie je te laisse aller dormir. A très bientôt...


Elle ne fit pas un clin d'oeil parce que c'eut été trop, mais le coeur y était. Une personne tourmentée pour une nuit ça suffisait. Elle n’allait pas s’épuiser juste pour rire un peu. Et puis l’année était loin d’être finie, elle pourrait largement en attraper d’autres avant l’arrivée des beaux jours et des grandes vacances.
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Re: Devant un tableau

Message par : Kathleen Gold, Mar 17 Mai - 22:05


Pop, pop, pop. C'était le son que produisent les talons de la Préfète sur les dalles de pierres. Tu la regardes partir en serrant ta baguette, qu'elle vient de te rendre, en lâchant un vague ''Bonne soirée'', qui se perd entre les murs du château. Tu essaies de comprendre ce qu'il vient de se passer. Les petites plaisanteries, petits messages voilés. Les sourires en coin, et les jeux de regards. Aurais-tu trouvé ton égale ? Un peu d'indifférence, beaucoup de mépris, et une pointe d'ennui ? Les choses commençaient enfin à bouger à Poudlard.

Tu baisses ta baguette et un #Finite Incantatem plus tard, tu remets un pied devant l'autre en à peine deux secondes. Quel soulagement. C'est bien la dernière fois que tu acceptes de la jouer fair-play. Trop d'effort, et trop d'humiliation en un seul coup. Tu ne comprends pas tes réactions, ni tes façons de penser parfois. Pourquoi tu apprécies cette petite brune, ni pourquoi tu as accepté ses conditions dans un élan d'obéissance et de justice sortis d'on ne sait trop où. Peut-être parce qu'il manque beaucoup d'animation à ton quotidien justement ? M'enfin...

Tu marches vers tes chaussures, en jupe et chaussettes hautes - uniforme oblige et les remets à la hâte avant de suivre ta cadette en direction de votre salle commune, dans laquelle tu te dirigeais avant son intervention. Personnage intéressant, Fitzgerald. Qui te ressemble beaucoup plus que tu le pensais. Après tout, qui pourrait être comme toi ? Tu ne sais pas vraiment pourquoi, mais savoir qu'un autre être humain que toi se comportes de cette manière te fait un bien fou. Un peu de partage dans cette folie froide, qui consume plus lentement que les autres, mais qui laisse tout autant de dégât sur son passage. Tu continues ta marche, toujours plongée dans ces pensées.

Theophania Fitzgerald. Un nom à ne pas oublier.

Peut-être que tu pourras profiter du châtiment d'un autre élève, un jour où tu ne seras pas la cible du courroux des responsables. Un jour où tu ne seras pas en faute et que ta conscience restera silencieuse, dans le placard de ton esprit que tu lui as créé, à côté des formes diffuses d'Epouvantard et de souvenirs dérangeants.

Tu n'as pas perdu ta soirée en conclusion. Tu en sais un peu plus sur Miss Préfète Numéro 1, compagne de potion de valeur. Au moins cela. Quoique tu ne sais pas encore si cela vaut ta petite imitation du ouistiti contre les parois du vénérable bâtiment. Tu continues de retourner ses mots et les derniers événements dans ton esprit, jusqu'à ce que ton corps ne puisse plus le suivre et commence à se reposer, alors que ton cerveau continue de revivre la scène en y ajoutant des couleurs et des bizarreries dans ton sommeil, une fois que tu as atteint ton dortoir.


Fin du RP
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Re: Devant un tableau

Message par : Rachel Ester Pasca, Jeu 9 Juin - 21:20


RP avec Ahlena Perevell
Merziiii :kiss:


Elle ne courrait pas. Pourtant elle aurait dut, au vu du retard qu’elle avait. Minuit passé, elle n’était jamais rentrée aussi tard, mais elle n’avait jamais eu aussi peur d’être à Poudlard non plus, pas même quand elle avait été enfant. Alors elle avait fuit en fin de journée, juste après le repas, parce qu’elle n’y tenait plus. Voilà ce que c’était d’essayer de se limiter en philtre de paix. Puis elle était partie dans la montagne sans et avait simplement été forcé d’attendre que l’angoisse ne tombe pour reprendre la route. Rentrer à l’école.

L’air frai lui avait fait du bien. La solitude lui plaisait de plus en plus. Moins de risques, moins de trahisons, moins de souffrances. Parce que Poudlard n’était pas sûr et qu’elle elle n’était pas encore capable de se battre. Non, pas encore, mais elle avait pris des dispositions et tôt ou tard ça viendrait. Oui, ça viendrait.

L’angoisse n’était pas encore totalement retombée. Parce qu’elle ne partait jamais, parce qu’elle avait de grande chance de se faire virer si on la surprenait. Parce que les longs couloirs sombres et rempli de tableaux vivants l’avait toujours fait flipper. Des yeux et des oreilles partout. Des visages. Faux, certes, mais vivants et parfois même des vrais…

- Miss Peverell ! Un cri, un souffle coupé, une écailleuse dead, dead, dead. Oups.
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Re: Devant un tableau

Message par : Alhena Peverell, Ven 10 Juin - 15:02


RP avec Rachel Pasca
Désolée du retard, me suis réveillée tard.

Cette nuit, le monde s'est arrêté de tourner.
____________________

Désespoir.
Agonie.
Insomnie.
Murmure d'une petite fille.
Sanglots.
Trahison.
Peur.


Tes pieds trainent sur le sol. Tes larmes ont séchées. Elles ont craquelé tes si jolies joues nacrées. Emmitouflée dans une sorte de plaide, tu n'es pas de ronde mais tu n'arrives pas à dormir. Alors tu erres, sors de ton appartement. Tu as fumée quelques cigarettes en cachette dans les alentours de l'école. Pris une ou deux petites pilules confectionnées par toi. Tu commences à oublier, à parti loin de ce monde que tu hais. Tu es sur le point de t'endormir. Alors t'accélères le pas vers tes appartements. Tu n'as envie de croiser personne. Juste le silence de la mort et tes pensées.

Pensées nocturnes. Pensées funestes. Pensées amères. Coeur qui blesse, qui saigne. Trahison d'un être. Mais fautive tu es autant qu'elle. Blondeur associée à la laideur. Colère, acide, mélange des fils. Incessantes voix qui te disent qu'ils t'avaient prévenues. Folie, horribles mensonges, horribles secrets. Potionniste de Mer**. Tu ne peux même pas la haïr.

- Miss Peverell !

Voix désespérée. Cri intérieure ou extérieur. Tu ne sais pas si la phrase est réelle. Murmures, murmures incessants, persistants. Arrêtez de crier, de m'appeler, de geindre. Folie perdue, peur insolente. Déni de l'être et du démon. Ce que tu es, tu ne peux pas y échapper. Juste le contrôler. C'est comme ça. La vie est cruelle, autant que toi.

- Mademoiselle... Pasca ? Qu'est-ce que vous faites la ?

Noir complet. Pas de Lumos, juste les sombres ténèbres. Une mélancolie et une tristesse inconnue. Un monde léger, qui, un instant, s'arrête de tourner....
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Re: Devant un tableau

Message par : Rachel Ester Pasca, Ven 10 Juin - 17:38


L'adrénaline. Le souffle coupé. Voila ce qu'il se passait quand on était prit la main dans le sac. Rachel s'en était doutée pourtant,  à déambuler ainsi dans les couloirs on ne pouvait rien récolter de mieux. La verte n'avait pas vraiment cherché à l'éviter, même si elle était tout de même restée dans le noir pour ne pas attirer l'attention. Tant pis, elle avait vécu de belle année ici malgré tout. Malgré les coups et les insultes de départ. Malgré les derniers mois.

En tombant sur sa professeur, meilleure amie d'une ex-amie, c'était à ça qu'elle avait pensé. Maintenant elle se disait qu'elle aurait peut-être put la soudoyer. Pourquoi pas lui jouer les pauvres âmes égarées ? Petite créature apeurée ? Mais non, pas l'envie, pas la force. Eh puis cette angoisse qui monte, monte, monte. Parce qu'elle est la meilleure amie de Malicia. Que Malicia déteste des moldus. Qu'elle était elle-même moldue. Que Miss Perevell elle-même ne lui avait pas semblé très clair quand elle l'avait rencontré. Son oncle avait fait de la prison c'était ça ?

- Mademoiselle... Pasca ? Qu'est-ce que vous faites la ?

- Je, euh, je...


Angoisse qui monte, mais ce n'est pas la peur d'être virée. Quoi que, un peu. Elle ne peut pas retourner chez ses parents, n'en a pas envie du moins. A l'évidence elle n'y survivrait pas, les vacances lui suffisaient. Là cependant ça n'avait rien à voir, Rachel se savait en danger ici, comme tout le monde. Depuis qu'elle savait que Poudlard était une passoire, même les professeurs la terrifiait. McKinley était un monstre et personnes n'en semblait déranger. Il semblait bien aimer l'infirmière aussi... Et ce directeur de Gryffondor tient... Coïncidence ? Sans doute que non. Même elle, une simple élève, avait réussit à rentrer sans mal...

- Je... dit-elle à mi voix.

Souffle irrégulier. Regard fuyant, on oublie l'angoisse et on laisse entrer la panique. Il ne faut faire confiance à personne. Rachel se retourne brusquement pour fuir, mais tombe malgré elle sur un mur, puis se retourne encore pour tomber sur Miss Perevell. Cernée de toute part, comme toujours. C'était comme un cauchemar en fait. Encore un.
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Re: Devant un tableau

Message par : Alhena Peverell, Ven 10 Juin - 21:09


Ça fait mal de voir son visage. Ça fait mal parce qu'elle ressemble à une enfant apeurée. Une petite fille qui a perdu ses parents dans un magasin. Qui est terrifiée par les inconnus. Ça fait mal parce qu'elle te fait penser à tes propres filles. Ça te fait mal parce que tu penses à Malicia et à ce qui s'est passé, à ses mots qui t'ont presque meurtrie comme trahis. Ça te fait mal, parce qu'elle te fait penser à toi.

- Je, euh, je... Je...

Étrange.
Panique.
Rêve d'ivoire.
Maman, j'ai peur dans le noir.


Un pas vers elle et elle s'enfuit. Incompréhension. Tentation. Tu es tétanisée. Cette intensité qui te pince le coeur. T'écrase la poitrine. Ressentir des choses. Tu n'as plus vraiment l'habitude. Mais tu ne supportes pas les enfants perdus. Les souvenirs en flash-back qui défilent devant tes yeux. L'enfant perdu c'est toi. L'enfant qui n'a jamais eu la mère aimante. Seulement des coups, des cicatrices extérieurs mais surtout intérieures. Séquelle de l'indolence d'amour...

Face à face, de nouveau. Deux êtres perdus. Deux êtres fatiguées, apeurées. Un moment de non sens. Un instant perdu dans les méandres du temps et de l'espace. Des émeraudes qui brillent. Des regards brûlants d'angoisse. Et tu ne sais pas. C'est arrivé comme ça, tu la prises dans tes bras. Comme si c'était ton propre enfant. Comme si Rachel s'était transformée en le petite Regina qui pleurs dans son lit parce qu'elle n'a pas de maman. Comme si Rachel était un moment la petite Eileen tombée par terre et qui réclame un bisou magique de la mère qu'elle n'a pas. Comme le petit Adrian qui se demande à la fête des mères pourquoi il ne peut pas la fêter. Comme si pendant un instant, tu étais à la place de Rachel et que ta mère t'apprenait à aimer.

- Rachel écoute moi. Ça va... Juste ça va...

Yeux clos. Chaleur humaine contre ton corps. Tu essaies de calmer l'enfant angoissé. L'enfant qui aurait perdu sa maman...
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Re: Devant un tableau

Message par : Rachel Ester Pasca, Ven 10 Juin - 22:12


C’était une soirée étrange. Contraire en émotion. Calme d’abord, puis panique, puis calme, puis panique et enfin des bras, une voix.

- Rachel écoute moi. Ça va...


Ladite Rachel ne s’était pas attendu à ça, n’avait pas pensé que sa professeure, au lieu de l’emmener séance tenante chez le directeur, l’a prendrait dans ses bras. Partie remise sans doute ? Mais pour le moment la surprise l’empêchait de bouger, calmait même la peur en quelque sorte. C’était toujours étrange pour la verte, qu’on lui témoigne de l’affection de cette manière. Qu’on la protège et qu’on la console. D’habitude c’était l’inverse. D’habitude c’était son excès de maternité à elle qui prenait le dessus, comme si sa propre mère à la naissance lui avait tout donner pour plus tard, oubliant même d’en garder en elle. Rachel ne connaissait pas ça. Elle connaissait le père, le frère, la famille, mais jamais la mère. Sauf avec Malicia une fois… elle avait l’impression que c’était il y a longtemps. Eh puis ce soir… mais elle ne connaissait même pas son nom.

- Juste ça va...


Non, ça ne va pas. Rien n’a jamais été depuis cette lettre. Le bonheur la fuyait on dirait. Pourtant malgré tout elle avait eu une belle vie, la plupart du temps, mais non, insatisfaite Rachel en voulait plus. Plus qu’une maison qui ne l’acceptait qu’à moitié, quand elle taisait ses origines. Plus qu’une famille qui ne l’aimait qu’à moitié, quand elle taisait ce qu’elle était. Plus que des nuits et des journées rythmées par des cauchemars. Des cauchemars peuplés de monstres, monstres qu’elle avait toujours craint.

- Non, ça ne s’arrête jamais, pleure-t-elle alors.

Jamais. Pourtant elle en avait fait des efforts. Elle avait tenu bon, elle avait pardonné. Et puis finalement, comme toujours, ça n’avait été qu’un simple répit avant le coup suivant. Un coup, pas forcément plus puissant, mais plus douloureux encore, puisqu’il venait après le reste. Comme une bombe sur une terre déjà en feu.

- Moi j’ai réussi…


Réussi à entrer dans le château de nuit, alors pourquoi un Mangemorts s’en priverait ? Qu’est-ce qu’il l’arrêterait ? Les protections ? En cours Rachel avait vu un sort pour les briser, en cours elle avait réalisé qu’un elfe n’a que faire des protections sorcières. Et qu’on ne vienne pas lui dire que les Mangemorts n’ont pas d’elfes ou, comme Malicia, que cette solution n’est pas assez drôle, parce que ce n’est pas probable, pas possible. Pas réaliste à moins que… non ! La verte ne voulait même pas y penser. Et son discourt continuait, toujours incompréhensible.

- Je ne veux pas.

Longue plainte angoissante, peuplé de larmes et de spasme. Rachel le voulait pas avoir à se battre. Ne voulait que vivre simplement, la plus heureuse possible. Elle ne voulait pas être seule, sans famille. Elle ne voulait pas être différente, ne voulait pas avoir à subir tout ça. Risquer encore de perdre les personnes à qui elle tenait. Se battre encore et tout perdre une fois de plus. Tôt ou tard elle savait que ça allait arriver. Alors pourquoi se battre ? Pourquoi essayer ?
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