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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Devant un tableau
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Rachel Ester Pasca
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Re: Devant un tableau

Message par : Rachel Ester Pasca, Ven 10 Juin 2016 - 20:12


C’était une soirée étrange. Contraire en émotion. Calme d’abord, puis panique, puis calme, puis panique et enfin des bras, une voix.

- Rachel écoute moi. Ça va...


Ladite Rachel ne s’était pas attendu à ça, n’avait pas pensé que sa professeure, au lieu de l’emmener séance tenante chez le directeur, l’a prendrait dans ses bras. Partie remise sans doute ? Mais pour le moment la surprise l’empêchait de bouger, calmait même la peur en quelque sorte. C’était toujours étrange pour la verte, qu’on lui témoigne de l’affection de cette manière. Qu’on la protège et qu’on la console. D’habitude c’était l’inverse. D’habitude c’était son excès de maternité à elle qui prenait le dessus, comme si sa propre mère à la naissance lui avait tout donner pour plus tard, oubliant même d’en garder en elle. Rachel ne connaissait pas ça. Elle connaissait le père, le frère, la famille, mais jamais la mère. Sauf avec Malicia une fois… elle avait l’impression que c’était il y a longtemps. Eh puis ce soir… mais elle ne connaissait même pas son nom.

- Juste ça va...


Non, ça ne va pas. Rien n’a jamais été depuis cette lettre. Le bonheur la fuyait on dirait. Pourtant malgré tout elle avait eu une belle vie, la plupart du temps, mais non, insatisfaite Rachel en voulait plus. Plus qu’une maison qui ne l’acceptait qu’à moitié, quand elle taisait ses origines. Plus qu’une famille qui ne l’aimait qu’à moitié, quand elle taisait ce qu’elle était. Plus que des nuits et des journées rythmées par des cauchemars. Des cauchemars peuplés de monstres, monstres qu’elle avait toujours craint.

- Non, ça ne s’arrête jamais, pleure-t-elle alors.

Jamais. Pourtant elle en avait fait des efforts. Elle avait tenu bon, elle avait pardonné. Et puis finalement, comme toujours, ça n’avait été qu’un simple répit avant le coup suivant. Un coup, pas forcément plus puissant, mais plus douloureux encore, puisqu’il venait après le reste. Comme une bombe sur une terre déjà en feu.

- Moi j’ai réussi…


Réussi à entrer dans le château de nuit, alors pourquoi un Mangemorts s’en priverait ? Qu’est-ce qu’il l’arrêterait ? Les protections ? En cours Rachel avait vu un sort pour les briser, en cours elle avait réalisé qu’un elfe n’a que faire des protections sorcières. Et qu’on ne vienne pas lui dire que les Mangemorts n’ont pas d’elfes ou, comme Malicia, que cette solution n’est pas assez drôle, parce que ce n’est pas probable, pas possible. Pas réaliste à moins que… non ! La verte ne voulait même pas y penser. Et son discourt continuait, toujours incompréhensible.

- Je ne veux pas.

Longue plainte angoissante, peuplé de larmes et de spasme. Rachel le voulait pas avoir à se battre. Ne voulait que vivre simplement, la plus heureuse possible. Elle ne voulait pas être seule, sans famille. Elle ne voulait pas être différente, ne voulait pas avoir à subir tout ça. Risquer encore de perdre les personnes à qui elle tenait. Se battre encore et tout perdre une fois de plus. Tôt ou tard elle savait que ça allait arriver. Alors pourquoi se battre ? Pourquoi essayer ?
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Alhena Peverell
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Re: Devant un tableau

Message par : Alhena Peverell, Sam 11 Juin 2016 - 0:53


Il y a quelque chose d'étrange dans la vie,
Elle est toujours pleine de surprise,
D'étranges souvenirs,
D'étranges futurs,
Une sorte d'extraordinaire aventure


Tu ne sais pas pourquoi. Tu la tiens encore dans tes bras. C'est étrange pour toi comme tu es incapable de la lâcher. Comme si elle allait s'envolé en un million de petites gouttes, en de la fumée. Impossible à rattraper après ça. Alors tu es là, tu la gardes contre toi. Ses pleurs tâchent tes vêtements. Mais tu t'en fiches, les pleurs sont les plus belles gouttes d'eau qui puissent tomber sur terre. On pourrait croire que pleurer est un signe de naïveté, de faible. Mais toi Peverell penses autrement, pleurer c'est avoir du courage. Un courage que toi-même tu ne possèdes pas. Il est impossible de laisser couler des véritables pleurs devant des gens. Ce n'est pas dans ta nature. Quand tes joues sont parsemées par le liquide salée, tu es en colère la moitié du temps. Tes pleurs sont des erreurs, tes pleurs sont faux, indétectables et personne n'a jamais réellement vu ce vrai visage.

- Non, ça ne s’arrête jamais.

Pitié. C'est le premier mot qui te vient à l'esprit. Tu as pitié parce que tu sais que ça ne s'arrête jamais. Concrètement, tu n'as aucune idée de quoi elle parle, ni de ce qu'elle pense. Elle est dans un moment de détresse absolu. Mais tu sais que dans ses mots résonnent l'atroce vérité. Qu'importe ce que c'est, ça ne s'arrête jamais.

- Moi j’ai réussi… Je ne veux pas.

Là tu es littéralement perdue. Tu ne comprends vraiment pas de quoi elle parle. Tu ne la connais pas. Ses soucis, ta (ex-)meilleure amie ne t'en as jamais vraiment fait part. Ce n'était pas le genre de chose que vous partagiez la blonde et toi. Alors tu ne saisis pas de quoi parle Rachel. Tu n'as peut-être, en fin de compte, pas vraiment envie de savoir. Alors tu la sers encore plus dans tes bras. Presque agrippée à elle. Tu ne veux pas lâcher cette petite fille perdue. Tu ne peux pas parce qu'elle comme un vestige du passé. Un passé que tu n'as pas pu sauver. Tu glisses une main dans ses cheveux, du pouce caresse lentement sa tête, comme si tu étais sa mère. Essayant de calmer cette étrange réaction. Sa tête calée dans ton coup parfumé à la fleur de cerisier. Agréable et douce odeur, qui calme les nerfs, ou du moins les tiens.

- Rachel, calmes-toi. Calmes-toi. Je suis là... Ça va. La vie est cruelle, elle ne s'arrête jamais de l'être. C'est un perpétuel changement. On est tous rattraper par le malheur. On l'est tous. Alors ça va...

Discours étrange,
Mots étranges,
Personnage étrange,
Frisson étrange


Tu te décolles de la Serpentarde. Lentement, doucement, sans la brusquer. Tu ne peux pas la laisser s'échapper dans cet état là. Tu es professeure, tu es responsable. Et dans un fond... Il te reste un peu d'humanité. Tes mains tenant chaque côté de son visage, tu essuies du pouce délicatement ses larmes. Un air étrange sur le tien. Mystérieux mais sérieux et légèrement mélancolique, inquiet. Il y a aussi tes émeraudes qui brillent d'une lueur méconnaissable pour la jeune enfant. Tu ancres tes yeux dans les siens. D'une voix douce tu demandes enfin :

- Maintenant Rachel... Racontes moi, qu'est-ce qui ne vas pas ? Qu'est-ce que tu as ?
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Re: Devant un tableau

Message par : Rachel Ester Pasca, Sam 11 Juin 2016 - 9:56


Inspirer, expirer. Inspirer, expirer. Rachel avait laissé la panique prendre le dessus et s’en voulait. Elle n’avait pas le droit d’être aussi faible, pas le droit de se laisser aller comme ça. La verte c’était donc fait violence et en contrepartie, les larmes avaient coulés. Pas aussi rare qu’elle ne l’aurait souhaité. Tout ça c’était à cause de Miss Peverell et de sa douceur. Ça changeait, c’est surprenant. Rachel avait pourtant été persuadée de ne pas l’aimer. Trop fière, trop forte, trop belle. Et comme toujours, un simple geste, un simple mot et elle faisait marche arrière. Parce que ne pas aimer quelqu’un lui étrangement impossible.

- Rachel, calmes-toi. Calmes-toi. Je suis là... Ça va. La vie est cruelle, elle ne s'arrête jamais de l'être. C'est un perpétuel changement. On est tous rattraper par le malheur. On l'est tous. Alors ça va...

La dernière année ne savait pas trop comment elle devait le prendre. Bien ou mal ? Comme une incitation à se battre ou à abandonner ? On ne sait pas trop. Parce qu’au final c’était vrai, quoi qu’on fasse il n’y avait jamais d’issue. Juste une enfance déchirée, un rêve brisé.
Pourtant Rachel retrouvait peu à peu ses esprits. La force, le courage. La honte… elle n’aimait pas particulièrement craqué. Préférait être forte pour les autres plutôt que de devoir compter sur la force des autres pour avancer. Aujourd’hui néanmoins, et ce depuis quelques temps déjà, elle n’en était tout simplement plus capable. Garder tout pour elle… c’était devenu étrangement difficile. Alors la honte était là. Parce que ce n’était pas quelque chose qu’elle avait l’habitude de faire et surtout parce qu’elle savait bien que les autres avaient mieux à faire que de l’aider. Tout le monde à déjà ses problèmes à régler, même Perevell devait en avoir. Comme tout le monde. Point commun de tout l’univers.

- Maintenant Rachel... Racontes moi, qu'est-ce qui ne vas pas ? Qu'est-ce que tu as ?

Les douces caresses cessent et la née-moldue en profite pour effacer ses larmes, reprendre contenance. Il faut quand-même se l’avouer, ça fait du bien. On se sent plus fort, moins lourd. C’est comme de vomir quand on a trop bu, ça évacue. Comme de prendre une douche après un effort, ça soulage. Comme de tomber et de se relever, ça fortifie.

- Je vous promets que ça va.

« Ou en tout cas que ça va aller… tôt ou tard ».

- C’était juste une crise d’angoisse que j’ai mal géré.

« Seulement la sixième qui me fait péter un plomb ».

- Je suis désolée d’être sortie, mais j’avais vraiment besoin de prendre l’air et il n’y a pas de fenêtre chez les serpentards.

« Ou aucune qui donne sur le ciel ».

Elle avait beau être plus gentil, plus prévenante que ce que Rachel avait imaginé, mais elle n’avait pas besoin de tout savoir pour autant. Pleurer ne l’a dérangeait au final pas plus que ça, mais se confier lui était douloureux. De toute manière ça ne sonnait jamais de la même manière dans sa tête et dans ses mots. C’était toujours minime, comme si elle cherchait à rendre ses problèmes moins graves. Quand elle racontait ses maux à haute voix, Rachel avait l’impression de se faire elle-même un sermon. « Reprends-toi pleurnicharde, il y a pire dans le monde ! ».
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Re: Devant un tableau

Message par : Alhena Peverell, Dim 12 Juin 2016 - 1:50


Souris,
Sois jolie,
Dit oui,
Tu n'es qu'un ornement,
Alors si ça ne va pas,
Agit normalement,
Fais semblant de ne pas être toi


Leçon apprise par coeur. Gravée dans l'âme. Et jamais tu ne te désarmes. Peut-être que tu ne respectes pas le code à la lettre. Mais du as retenue le plus important, le faire semblant. Tu le connais pas coeur, le reconnait. Les mensonges, c'est ta spécialité. On ne ment pas à la reine du mensonge, n'est-ce pas ?

- Je vous promets que ça va. C’était juste une crise d’angoisse que j’ai mal géré. Je suis désolée d’être sortie, mais j’avais vraiment besoin de prendre l’air et il n’y a pas de fenêtre chez les serpentards.

- D'accord Rachel, et moi je vais faire semblant de te croire.

Toujours cet affreux ton maternelle que je n'apprécie pas chez toi. Ce truc hideux caché, enfouis, derrière ce démon qui te dévore l'âme. Lui, je le préfère, il te bouffe le coeur. C'est plus intéressant, ça te rend plus interessante. Angoissante. Flippante. Ça donne une lueur, une autre lumière à ton reflet dans le miroir. Un autre désespoir. Là t'es pitoyable. Regardes toi un instant. Tu tiens entre tes mains une sang-de-bourbe, tu joues à la bonne professeure, à la mère. Bordel Alhena écoutes moi ! Tu n'es pas ça ! Tu n'es ce que tu prétends être ! T'es une sang-pur, un être immonde avec les mains pleines de sang, une professeure sadique et perverse. Tu...

- La ferme !

Tu écarquilles les yeux, te recules de Rachel brutalement. Comme si votre bulle venait d'éclater littéralement.

- Pardon... Je..Je..Je suis fatiguée ce soir. Tu sais on pense à des choses, des mauvais souvenirs. Et hum avec la fatigue parfois... Ça arrive.

Ton ton est doux. Comment on explique à gamine qu'on entend des voix, qu'on est un être spécialement anormal. Un monstre en puissance. Des mots impossibles à prononcer. La gorge nouée, tu déglutis. Tu es légèrement gênée surtout devant elle.

- Écoute Rachel, je vais te ramener à ton dortoir. Si tu as un problème, même durant la nuit, tu sais où aller. Je serais là. Je sais que la sixième et la septième année peuvent être compliquée. Les miennes l'ont été pour diverses raisons, et pourtant je venais à peine d'arriver. Je peux comprendre que beaucoup de chose se trame dans ta tête. Qu'importe le problème. Je serai là pour toi. Mais je ne vais pas te forcer à dire quoi que ce soit. Ce n'est pas mon genre.

Silence,
Étrange douleur,
Au fond du coeur,
Tu voudrais la reprendre dans tes bras,
Te comportais comme la mère que tu n'as pas,


- On y va ou tu as autre chose à me dire peut-être ?
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Rachel Ester Pasca
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Re: Devant un tableau

Message par : Rachel Ester Pasca, Lun 13 Juin 2016 - 15:10


Miss Peverell ne l’a croit pas c’est sûr, mais dans l’immédiat ce n’est pas ce qui préoccupe le plus Rachel, puisque de toute manière elle ne semble pas en colère contre elle. Mais il y a toujours cette petite voix dans sa tête, qui lui supplie de fuir. Fuir long et tout le monde. « On ne peut faire confiance à personne ». Et Rachel lutte pour faire taire cette voix, parce qu’elle veut consacrée sa vie aux autres et non les fuir, les aider et non les craindre. La méfiance ce n’est pas elle, pas plus que la colère, la rancœur ou la haine.  Et cette voix, toujours… il n’y a que ses doses qui la font taire.

- La ferme !

La professeure et Rachel s’éloignent l’une de l’autre en même temps. La peur au ventre, la verte ce colle au mur. C’était quoi ça ? Eh puis elle se force à ouvrir les yeux, pour regarder, voir le danger… La vrai Rachel se bat pour rester à la surface, ne pas laisser la petite chose apeuré qu’elle est aux commandes. Elle fini d’ailleurs, au bout de longues secondes à remarquer le regard perdu de sa professeur. Comme si ce n’était pas elle qui avait parlé. Pourtant elle s’excuse, donc pas de doute.

- Pardon... Je..Je..Je suis fatiguée ce soir. Tu sais on pense à des choses, des mauvais souvenirs. Et hum avec la fatigue parfois... Ça arrive.


Hum, oui, sans doute. Qui était-elle pour juger ? N’était-elle pas sortie sans le dire à personne des heures durant pour ne rentrer que tard le soir, bien après le couvre feu ? Même les membres de l’élit Sergeïrrienne devaient déjà pioncer depuis fort longtemps.

- Écoute Rachel, je vais te ramener à ton dortoir. Si tu as un problème, même durant la nuit, tu sais où aller. Je serais là. Je sais que la sixième et la septième année peuvent être compliquée. Les miennes l'ont été pour diverses raisons, et pourtant je venais à peine d'arriver. Je peux comprendre que beaucoup de chose se trame dans ta tête. Qu'importe le problème. Je serai là pour toi. Mais je ne vais pas te forcer à dire quoi que ce soit. Ce n'est pas mon genre.

De toute manière elle n’aurait rien dit. Elle sait qu’au fond sa professeure ne peut pas la forcer à parler, mais elle apprécie l’attention, surtout le ton. Parce que si le discourt n’est que celui d’une enseignante qui doit tenir ses engagements envers ses élèves, le ton lui, la calme de nouveau un peu. N’empêche qu’il lui faudrait une dose pour ne plus trembler, ne plus craindre ce visage face à elle.

- On y va ou tu as autre chose à me dire peut-être ?

- Je-je préfère rentrer.


Rentrer chez elle, là ou personne ne pouvait lui faire du mal, là où tout le monde l’aimait… Pas chez les serpentards. Pas dans sa famille non plus. Mais où alors ? Nulle part.

FIN du RP

Merci ma belle !
:kiss:
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Harmony Lin
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Re: Devant un tableau

Message par : Harmony Lin, Sam 27 Aoû 2016 - 9:53


RP privé avec Lïnwe Felagünd

9h45. Je suis devant le tableau du Chapelier Fou, au septième étage, comme indiqué dans la lettre. Je n'ai pas pu m'empêcher d'y aller. Après tout, même si j'ai peur que ça soit encore l'homme masqué, si c'est vraiment Lïnwe, je me dois d'être présente. Car je veux entendre ce qu'il a à me dire. Ce matin, je n'ai pas pu avaler quoi que ce soit dans la Grande Salle. Par peur sans doute. Je meurs d'envie de goûter les gâteaux qui m'accompagnent depuis que j'ai reçu son courrier mais la aussi, je ne suis pas sereine. Et s'ils étaient empoisonnés ? Et si le tueur voulait terminer son travail de cette façon ? Non. Je ne les mangerais qu'après m'être assurée que c'est bien mon meilleur ami qui m'a donné rendez-vous.

Mais je lui en veux. Cela fait des mois qu'il m'ignore, refusant tout contact avec moi. Et il ne m'a même pas expliqué pourquoi. Du jour au lendemain, il s'est mit à m'éviter, à ne plus me parler. Et je n'ai pas compris la raison de cette distance. J'avoue que la lettre m'a fait mal au cœur. Bien sûr, même si je lui en veux, je suis triste de ne plus le voir. J'espère qu'il va bien aussi. Et surtout, j'aimerais comprendre.

Alors me voici, un peu avant l'heure dite, devant le tableau qu'il a indiqué. Mais l'infime probabilité pour que ça soit encore une fois le tueur qui ait fait cette lettre me force à être prudente. Ainsi, profitant du fait d'être arrivée en avance, je me cache derrière un mur. Normalement, il ne me verra pas. Et je ne sortirais de ma cachette que si le véritable Lïnwe arrive. Sinon, je partirai. Il ne me reste plus qu'une chose à faire... Attendre.
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Lïnwe Felagünd
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Re: Devant un tableau

Message par : Lïnwe Felagünd, Jeu 1 Sep 2016 - 15:10


L'irréparable
avec Harmony Lin

                   


Peut-on seulement étouffer le Remords
prendre un oreiller une couette un tissu de mai
œil dilaté et respiration sapée
l'oeuvre macabre d'un dernier espoir
sur le divan.

Peut-on seulement noyer ce Remords
dans une tasse de thé marque de café
dans quel vin dans quel jus ensorcelé
philtre d'amant et d'amour
pour un vieil ennemi.

Peut-on seulement fuir ce Remords
partir loin d'ici dans une barque
traverser montagnes enneigées et plaines désertiques
ne plus jamais croiser cet ami destructeur
un soir d'été.

Peut-on seulement l'empêcher de nous assaillir ? Empêcher son venin de sortir. De se répandre dans le sang à la manière d'un serpent. Peut-on seulement l'effacer de notre mémoire à jamais ? Pour l'éternité ? Ne plus y penser ? Panser ces blessures après ce mal obscur. Cela faisait des semaines qu'il attaquait Lïnwe de l'intérieur. Lui rongeant petit à petit ses convictions, source de certitude et d'espérance. Dernier espoir d'un mal-être erroné. Demander pardon. Obtenir sa rédemption. Âme en paix. Âme en sûreté.

Ecrire une lettre
mettant à nu
cette âme torturée
cet esprit tourmenté
sur des mots et des mots
maladroits
lourds de vérité
sentence inexplicable
d'un fauve épuisé.

Ecrire une lettre
correspondance
d'une amitié bafouée
éprouvant le besoin de rester
pour elle
son amie
montrant ses prières
mises à nue
sur des lignes et des lignes
discontinues
d'un oiseau brisé.

L'irlandais donna rendez-vous à son amie, Harmony Lin, pour tout lui avouer. Pourquoi l'avoir mise de côté ? Pourquoi l'avoir esquivée ? Pourquoi l'avoir manquée ? Comme une  scène de théâtre qu'on aurait oubliée. Il devait lui dire. Devant le tableau. Celui du Chapelier Fou. Portrait inconditionné de cet artiste perdu. Perdu à travers des rives et des lacs de remords assassinés. Sortant de sa salle commune, il réfléchissait encore sur les mots qu'il allait dire tel un ministre qui récite son texte plein d'avenir. Il s'arrêta devant la peinture, le regard plongé dans cette ébauche jadis colorée. Attendant l'arrivée de cette inconnue. Amie d'antan. D'un temps reculé.

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Harmony Lin
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Re: Devant un tableau

Message par : Harmony Lin, Sam 3 Sep 2016 - 10:10


Ça y est. Quelqu'un arrive. Est-ce Lïnwe ? Ou bien le tueur ? J'attends. Fébrile. Inquiète. J'espère que ça sera mon meilleur ami, même si pour l'instant je ne lui pardonne pas la peine qu'il m'a fait en m'ignorant. Une chevelure blonde fait son apparition. C'est bien le Gryffon que j'attendais. Lïnwe... Pourquoi m'as tu fais ça ?

Il s'arrête devant le tableau qu'il a indiqué dans sa lettre. Il la regarde intensément. Je sors alors de ma cachette et vient me placer à ses côtés. Que puis-je lui dire ? Qu'il m'a blessé ? Que j'aurais du mal à oublier qu'il m'a laissé tomber au moment où j'avais le plus besoin de lui ? J'avoue que je ne sais pas comment réagir. Et pourtant... Je tiens encore à lui. 2 années d'amitiés de s'effacent pas en quelques mois. Mais j'aimerais juste comprendre. Qu'il m'explique. Car c'est hors de question que je lui demande moi-même des explications.

Il faut engager la conversation par contre. Dire une banalité. Pour qu'il comprenne que je suis la. Peut être pour le rassurer ? Non, ça n'est pas vraiment mon but. Alors je me tourne vers lui, le visage inexpressif.

- J'ai reçu ta lettre. Ça faisait longtemps... Heureuse de voir que tu ne m'évites plus.

Reproche caché. Mon but n'est pas de mettre mal à l'aise mon meilleur ami mais je veux lui faire comprendre que je n'ai pas compris son attitude des derniers mois. Qu'il m'a fait souffrir. Que va-t-il répondre ? Va-t-il être lâche et me dire que c'était une erreur ?! Puis continuer à me fuir comme avant ? Je ne l'espère pas. Ça remettrait sérieusement notre amitié en question. Et c'est la dernière chose que je veux. J'aimerais juste une explication.
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Lïnwe Felagünd
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Re: Devant un tableau

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 19 Sep 2016 - 21:24


Désolé pour ce retard... ^^

Le soleil se reflète
dans le désert verdoyant
des moulins à vent
géants d'antan
qui percent au loin
cette forêt si familière
coupée en deux par ce pont
et le ciel est bleu comme la terre
il marche sur une rivière
une rivière d'argile
qu'est la vie fragile
l'interminable chemin
des rencontres
à la senteur fluviale
de la pureté-même
sur cette ligne blanche
qui s'accroche à nous
sur la route.        — Hymne à Kerouac.

Le regard perdu dans cette nouvelle façon de vivre. Regarder cette esquisse. Imaginer ses couleurs. Les traits de l'artiste inspiré par sa muse. Les yeux pendus à cette facétie pantelante. Il était comme hypnotisé, magnétisé par ce rivage poétique. Il y avait une silhouette. Qui venait à lui. Comme une petite fourmi pointant le bout de son antenne sur une miette. C'était un homme... extravagant. Sautillant sur place. Comme un ange qui découvre pour la première fois le Paradis. Il s'arrête un instant, cueillant une fleur à sa portée, un papillon sur une fleur de bleuet. Et de son grand chapeau vert au ruban violet, le Chapelier le salut. Faisant sursauter le garçon, qui par la même occasion venait d'entendre une voix. Une voix qu'il n'avait pas entendue depuis longtemps. Une voix qui semblait si lointaine. Si peu réelle. Qu'il l'avait à peine reconnue.

« J'ai reçu ta lettre. Ça faisait longtemps... Heureuse de voir que tu ne m'évites plus. »

En entendant ce ton si peu cordial, il ferma les yeux. Evidemment, elle lui en voulait. Et c'était d'ailleurs, ce qu'il y avait de plus prévoyant. La nature humaine est faite de telle façon à ce que les gens possèdent une certaine rengaine contre quelque chose qui leur a déplu. Quelque chose qui leur a fait plus ou moins mal. Ici le silence. Le silence d'un rêve brisé. Le détachement. La lâcheté aussi. Lïnwe avait préféré tourner le dos à son amie. L'abandonner à ses idées noires et partir plus loin. Et c'avait été une erreur. Il le savait. Il le savait depuis bien trop longtemps pour espérer encore continuer à vivre normalement.

Il revit l'image du Chapelier devant lui, qui les regardait d'un air curieux. Sans vraiment comprendre pourquoi il se trouvait là, tenant la chandelle à deux âmes faibles au beau milieu du couloir du septième étage. Et les pensées du garçon tourbillonnaient à lui en faire perdre son équilibre. Des millisecondes passantes et des formulations gagnées. Il se retourna lentement vers la Serdaigle. Pouvait-on encore parler d'amitié ? L'avait-elle perdue à jamais ?

« Harmony... je... b-bonjour. Oui, cela faisait lon...longtemps. » Après tout, elle n'avait pas fait l'effort de le contacter non plus de son côté. « Mon âme est en peine depuis le jour où... je t'esquive. Tu as dû le remarquer toi aussi, et j'en suis vraiment désolé. Aujourd'hui, je ne cherche pas à ce qu'on me pardonne. » ajouta-t-il pour exposer les faits. Sa voix tremblait légèrement. En fait, il n'avait jamais été aussi mal face à un individu. Il aurait préféré tester une nouvelle fois la rapidité du croup de l'ancien garde-chasse, être convoqué chez Kholov ou encore être en retenu avec le concierge.

Il y avait quelque chose d'horriblement sincère dans ses mots. Il essayait à la fois d'être le plus clair possible et le plus synthétique possible mais sa langue se déliait toute seule. Il en avait perdu le contrôle, gardien du mécanisme secret naturel. « Aujourd'hui, je cherche à m'expliquer. Simplement m'expliquer... je... comment dire... j'ai appris des choses et je me suis enfui. Voulant échapper à tout prix à la peur, la colère, la tristesse. Mais chacune de ses maladies en engendrent une autre encore plus grande. Et c'est un plus grand Mal qui m'a rattrapé... le remords. Le regret. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé avec toi... pendant les cours, je voyais bien que tu n'allais pas bien. Tu as les traits tirés et l'innocence se fait plus rare sur ton visage. » Le sien se refermait. Et sa main tremblait.

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Harmony Lin
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Re: Devant un tableau

Message par : Harmony Lin, Ven 7 Oct 2016 - 11:30


Le silence. Un silence lourd de sens. Je regarde mon meilleur ami, qui est toujours de dos. Dans mes yeux bleus se reflète la douleur qu'il m'a fait vivre ces derniers mois. Enfin. Je sais très bien que ça n'est pas lui qui m'a fait du mal. Mais j'avais besoin de lui et il n'était pas là. Il se retourne alors lentement. Me fait face. J'attends ses explications et elles ne tardent pas à arriver.

- Harmony... je... b-bonjour. Oui, cela faisait lon...longtemps.
Mon âme est en peine depuis le jour où... je t'esquive. Tu as dû le remarquer toi aussi, et j'en suis vraiment désolé. Aujourd'hui, je ne cherche pas à ce qu'on me pardonne.


Sa voix tremble. Il semble vraiment mal. Mon regard devient moins dur. Je lui en veux de m'avoir abandonné mais je ne peux m'empêcher d'être touchée devant sa détresse. Devant sa sincérité. Je hoche alors la tête, signe que j'écoute la suite de ce qu'il a à me dire. Que je ne partirais pas. C'est déjà un bon début. Et puis je veux vraiment me réconcilier avec lui. Même si une pointe de ressentiment me transperce le cœur, il me manque quand même.

- Aujourd'hui, je cherche à m'expliquer. Simplement m'expliquer... je... comment dire... j'ai appris des choses et je me suis enfui. Voulant échapper à tout prix à la peur, la colère, la tristesse. Mais chacune de ses maladies en engendrent une autre encore plus grande. Et c'est un plus grand Mal qui m'a rattrapé... le remords. Le regret. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé avec toi... pendant les cours, je voyais bien que tu n'allais pas bien. Tu as les traits tirés et l'innocence se fait plus rare sur ton visage.

Sa main tremble. Il s'explique. C'est tout ce que je demandais. Les mots tournent dans ma tête. Je reste en silence pour réfléchir à ses paroles. Je l'observe. Mes orbes bleus le transpercent. Elles tentent de sonder son esprit. Mais ça ne marche pas. Je serre les dents. Comment vais-je réagir ? Même moi je ne le sais pas encore. Je n'ai pas envie de me mettre en colère. Je suis trop fatiguée pour ça. Et puis, il m'a plus ou moins donné ce que je voulais. Je ne peux pas lui en vouloir éternellement.

Mais je ne vais clairement pas lui sauter au cou. Je pense que ça mettra un peu de temps avant que je lui fasse confiance comme avant. Puis, soudain, je me dis qu'il faut que j'arrête de réfléchir tant. Il faut que je laisse mes émotions et mon cœur guider mes paroles et mes actes. Et c'est ce que je fais.

Je me retrouve alors, sans l'avoir vu venir, à lui tenir la main. Celle qui tremble. Comme pour lui montrer que je suis la. Qu'il ne m'a pas totalement perdue. Il a fait une erreur. J'aurais pu la faire aussi. Je ne lui pardonne pas complètement mais je tache de comprendre ce qu'il a fait. Toute sévérité a disparu de mon visage. Je fais un sourire un peu triste.

- Merci pour ces explications. Je pense que j'aurais, pour l'instant, un peu de mal à te pardonner, mais je suis contente que tu m’aie enfin expliqué pourquoi tu m'as évité.

Je le regarde quelques secondes, je soupire. Je tente de le rassurer, qu'il arrête de trembler, d'éprouver de la peine. Je ne sais pas si ça marche. Au fond de moi, j'ai toujours une petite pointe de flèche qui me titille comme pour me rappeler la douleur que j'ai pu vivre à voir mon meilleur ami m'éviter mais je l'ignore pour l'instant. Mes yeux se voilent. Ils se perdent dans mes émotions et dans mon esprit.

- J'ai voulu y échapper aussi. Mais jusqu'à présent elles m'ont toujours rattrapé. La peur et la tristesse ont eu raison de moi ces derniers mois. En effet, je ne vais pas très bien et la raison pour laquelle je dois avoir l'air fatiguée est que, presque chaque nuit depuis maintenant un certain moment, je fais des cauchemars.


Je détache ma main de la sienne. Je me détourne. Je ne veux pas qu'il voit la douleur que je ressens. Les perles d'eau qui semblent naître dans le coin de mes yeux. J'espère qu'il a comprit qu'il n'avait pas à s'en faire. Mais je ne peux pas en être sûre. Car après tout, même si, dans quelques temps, je lui pardonne ce qu'il a fait , ça ne veut pas dire qu'il se pardonnera aussi facilement. J'inspire, j'expire, je ravale mes larmes. Je me tourne à nouveau vers le Gryffon et je lui lance un regard infiniment triste. Pas une seule pointe de colère se trouve dans mon regard, juste du regret.

Le regret qu'il n'ait pas été là pour moi, que je n'ai pas pu être là pour lui, le regret d'avoir peut être perdu pour quelques temps quelque chose d'essentielle à une amitié : la confiance. Mais j'espère sincèrement sans le dire qu'il fera tout pour la récupérer.
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Re: Devant un tableau

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 24 Oct 2016 - 17:47


belle petite trouvaille du jour. (:
Le Chapelier, fou paraît-il, écoute au cadre comme on écoute aux portes. Un espion dénué d'expressions. Dénudé de respect qu'on peut aussi appeler pudeur par certains moments. Et comme cet enfant qui chante sur la plaine, il veut aller plus loin. Sortir de ce cadre. Respirer ce silence. Mais il ne peut pas. Il n'a pas de parapluie. Et l'on ne sort jamais sans son parapluie. Car oui. Oui, c'est un silence. Un océan de silence qui se dresse devant les deux étudiants. Lïnwe aurait aimé en dire plus. Pouvoir s'exprimer autrement que par des mots. Mais il n'avait que ce silence pour ne pas attraper froid dans ce couloir où dansent les ombres des arbres.

Ombres de géants
dansant dans ce temple
de désillusion pantelante
hors-cadre du temps
des pieds des gants
se prêtent à ce silence
les chaussures rapetissent
et les mains se sentent à l'étroit
et chantent et dansent
elles tremblent ces mains
elles tremblent ses mains.

— Je suis là. Je n'y arrive pas. Je suis là. A côté. Et pourtant, si loin de toi. —

« Merci pour ces explications. » dit-elle enfin. Elle poignarde le silence avec son couteau court. « Je pense que j'aurais, pour l'instant, un peu de mal à te pardonner, mais je suis contente que tu m’aie enfin expliqué pourquoi tu m'as évité. » Contente n'était peut-être pas l'adjectif le plus approprié. Le mot inconfortablement installé dans son contexte comme l'est ce Chapelier Fou dans sa toile. Il y avait fort à parier que l'artiste qui l'avait mis en oeuvre eut été fort déjanté. Dévoré par le démon : Inspiration en bouteille.

« J'ai voulu y échapper aussi. Mais jusqu'à présent elles m'ont toujours rattrapé. La peur et la tristesse ont eu raison de moi ces derniers mois. En effet, je ne vais pas très bien et la raison pour laquelle je dois avoir l'air fatiguée est que, presque chaque nuit depuis maintenant un certain moment, je fais des cauchemars. »

— Je suis là. J'aimerai pouvoir te dire tout cela. Je n'y arrive pas. Là, juste là. —

Elle lui tient la main. Qui chante, danse, tremble. Pour le rassurer. Ou la rassurer ? Tendre la main vers son attrape-rêve. Et se détache. Comme si tout ceci n'était qu'un rêve. Qu'un de ces cauchemars qu'elle fait tant depuis des semaines. Elle se détourne. Navigue entre la larme et le rien. Il ouvre la bouche mais encore une fois, elle saigne. Criant à son indépendance. Elle aurait voulu parler plus tôt mais lui ne voulait pas. Trop occupé à bâtir sa maison en papier mâchée. Et c'était déjà trop tard. Tandis que son amie s'était consumée, la maison fumait.

Il aurait aimé en dire plus. Etre là. Pouvoir le dire autrement. Etre là pour elle. Pour lui, aussi. On a cousu sa bouche désormais. Chaque fois qu'il essaie de l'ouvrir, il s'arrache les lèvres et le sang lui monte à la gorge. Il ne sera que silence pour elle.

« Je...
                                                                                         ... suis... »


Allez. Ce dernier effort. Ne lâche pas, pour une fois. Lâche.

« Suis...
                                                         ... là... »


Visage crispé. Qui hurle de douleur. Mais c'est à lui maintenant, de lui prendre la main. Il la dirige vers un banc de pierre juste en dessous de la fenêtre. Là. Juste là. Il attend. En dessous de la fenêtre. Il attend le temps. Le silence. Là. Un regard qui veut dire I will be Silent. Just for you.

Just for you.
Enjoy the Silent.
I will be this Silent.

Just for you.

I will be Silent.
Just for you.
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Re: Devant un tableau

Message par : Harmony Lin, Sam 19 Nov 2016 - 1:29


Désolé pour ce retard honteux...

La douleur. Le regret. Le passé. Les perles bleus qui me permettent de voir reflètent ce que je pense. Je suis un peu perdue. J'ai mal. Et en même temps, je suis soulagée. De le savoir à mes côtés. De savoir qu'il est revenu. Qu'on pourra essayer de reconstruire quelque chose. Ensemble. Peut être pas comme avant mais d'une autre façon. On apprendra une deuxième fois. Ça ne doit pas être compliqué. Émotions confuses. Joie et tristesse. J'aimerais lui dire tout ce que je ressens, tout ce que j'ai vécu. Sans lui. J'aimerais lui dire à quel point ça me fait plaisir qu'il ne s'enfuit plus. Mais tout reste coincé dans ma gorge. C'est bloqué. Avec un verrou.

Et un silence s'installe. Insoutenable. Dans l'air flotte la confiance perdue. Dans l'air flotte les pensées d'Harmony. Les pensées de Lïnwe. Ce qu'ils aimeraient faire mais n'osent pas. Je soupire. Je détourne le regard. Que dire après ça ?

- Je...

Tu ? Lïnwe, je t'en supplie, continue. J'ai besoin de te savoir près de moi.

- ... suis...

Tu es ? Regard implorant. Que veux-tu me dire ? Que tu n'as pas la force de rester ? Que je t'ai encore embêté à parler de moi ? De ce que je ressentais ?

- Suis...

Mon visage se calme. Il essaye de me le dire. Je l'encourage d'un sourire. En fait. Rien ne sert de lui mettre la pression. Rien de sert de lui mettre tout ce qui me pèse sur les épaules. Il doit avoir déjà bien des choses à porter. Ses propres bagages de vie. Il faut juste qu'on s'entraide. Pour porter. Quand l'un de nous faiblit, il faudra aider l'autre. C'est ce qu'on doit restaurer. C'est ce qu'on restaurera. J'en suis persuadée.

- ... là...

La fin de la phrase. Tant attendue. "Je suis là". Il est là. Oui. Enfin. Mais... Son visage... Il souffre. Je ne veux pas le faire souffrir. Mais il m'a aussi fait mal. Et pourtant, je ressens bien de la compassion à son égard. Je suis triste qu'il ait eu tant de mal à dire ces mots. Et pourtant, n'aurais-je pas eu du mal à les dire moi-même ? Soudain, je sens une main. Une chaleur. Une présence. Il me guide. Vers un banc de pierre qui se trouve en dessous d'une fenêtre.

Je m'assied. Il s'assoit. Nous sommes assis. Silencieux. Comme ne voulant pas gâcher cet instant. Ne sachant pas quoi dire. Comment briser ce silence de plomb. Ce silence presque pesant. Et pourtant, je sens qu'en moi, le verrou se débloque un peu. Juste un peu. Je ne me sens plus comme emprisonnée dans de la glace. Elle fond petit à petit. Je retrouve l'usage de mes membres. De ma conscience. Peut être pas de la confiance mais ça viendra.

Un échange de regard. Il est là. C'est tout ce qui compte. Et soudain, je sens les larmes monter. Je sens mes bras partir tout seul. Je sens que je l'enlace. Que je pleure sur son épaule. Il m'a manqué. Terriblement. Et les larmes font disparaitre le reste des verrous. Ce n'est plus une fille et son meilleur ami qui n'a pas été là pour elle. C'est un garçon qui souffre. Une fille qui souffre. Et chacun peut aider l'autre à se relever. Alors le cadenas bloquant ma gorge se défait. Et je murmure.

- Merci...

Silence à nouveau. Un silence à apprécier. Une boule est bloquée dans ma gorge. Mes larmes se calment. J'avais juste besoin de les faire sortir un peu. Mais je le tiens encore dans mes bras. J'en ai besoin. Et dans un souffle, je prends de nouveau la parole.

- Si tu savais comme tu m'as manqué...

Retrouvailles émouvantes. Il ne faut pas penser à la douleur. Juste à l'amitié. On pensera à la douleur demain. Pour l'instant, tout ce qui compte c'est que j'ai retrouvé mon meilleur ami. Et on avancera. Ensemble. La cane l'un de l'autre. Il est là pour moi. Je serais là pour lui. Même si je ne l'exprime pas avec des mots.
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Re: Devant un tableau

Message par : Lïnwe Felagünd, Jeu 8 Déc 2016 - 15:02


C'est fou. J'ai les boules en écrivant... L'art d'être son personnage.

Il est si difficile de parler en ces moments aussi terrifiants. Si terribles. Si douloureux. Et pourtant si propres à l'humain. La souffrance d'attendre. D'être seul face aux ténèbres. L'humain est plein d'attentes et d'espérances trompeuses. Illusionnistes. Manipulatrices. Elles dévorent son intelligence. Son esprit. Ses entrailles. Son cœur. Le cœur qu'on entend battre dans le couloir solitaire. Les deux adolescents ne disent mot mais tout est retranscrit dans les airs. Comme une mélodie que l'oreille ne pourrait entendre. Mais que l'on ressent, ici. Dans notre poitrine. A l'intérieur de nous. Un chef d'orchestre invisible qui bat la mesure. Comme si l'atmosphère si prenante parlait à leur place.

Une atmosphère chargée en émotions. Épaisse et grasse de déception.
De désespoir.
De lâcheté.
D'attente.
De remords.
Qu'on pourrait la toucher du boit des doigts. Et la sentir au creux de sa main.

Et les mots résonnent dans la pierre du banc. Et les mots résonnent dans les vitraux de la fenêtre. Ils sont doux et violents à la fois. Il assure sa fidélité à Harmony. Comme autrefois. Comme il aurait dû faire. Mais qu'il na pas fait. Par peur. Il lui promet d'être là. C'est pourtant trop tard. Mais elle peut pleurer avec lui désormais. Il lui prête une épaule. Il lui prête une main. Il lui prête une larme. Et son cœur. Son cœur qu'il avait perdu.

Et elle le remercie. Elle ne le rejette pas. Les larmes lui montent aux yeux. Elle ne le rejette pas. Elle ne l'insulte pas. Elle ne le hait point. Les larmes. Les larmes s'échappent. Une première d'abord. Une première qui s'enfuit le long de sa joue. Est-ce... Est-ce un rêve ? Est-ce cela, l'espérance trompeuse ? Elle est pourtant sincère. Mais ces espoirs, lui, ne les a pas. Il n'en a aucun. Il ne comprend pas la réaction de son amie. Car elle a toujours été son amie. C'est lui. Lui qui n'a pas su comment le rester pour elle. Est-ce un rêve ? Ce rêve où toute blessure du corps, ou toute blessure du cœur est merveilles.

« Si tu savais comme tu m'as manqué... »
Elle pleure, elle aussi. Deux êtres qui autrefois, s'aimaient. S'aimaient profondément. Lïnwe peut sentir le cœur de la Serdaigle battre jusque dans le sien. Il peut ressentir ce nouvel amour. Il peut voir l'aube se lever. Il peut continuer. Continuer de rêver encore. Encore. Encore. Sans jamais se réveiller d'un cauchemar. Hanté par le chagrin. Il... il peut continuer... continuer de pleurer. Sans y ressentir la moindre honte l'envahir. Il peut sentir la douleur partir à travers ses larmes. Il peut sentir le mal qui s'en va. Au loin. Heurter les pierres froides du château. Il peut se sentir pour la première fois heureux depuis un certain temps. Heureux comme autrefois. Sans aucun maux qui le retient. Heureux d'être là. A ses côtés. Pour elle.

« Et toi... tu... tu es une partie de moi. Harmony. Et tu l'as toujours été... Je... je m'en veux... tellement... »
Il approche sa main de sa joue avant de l'effleurer des lèvres. Et lui murmure des promesses sincères. Plus jamais. Plus jamais il ne recommencera. Des prières sérieuses. Qui l'aident à survivre. Des regrets. Qu'il ne voudrait plus jamais avoir. Et toujours le même mot qui revient. Et qui retentit au loin. Au loin.
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Re: Devant un tableau

Message par : Harmony Lin, Dim 11 Déc 2016 - 21:12



Tristesse.
Et Espoir.
Douleur.
Et Renaissance.
Fautes effacés.
Pardon donné.

Il est dans mes bras. Et il pleure. Et je pleure. Nos larmes se mêlent, soudain réunies comme elles ne l'ont pas été depuis quelques mois. Et un ballet se créé. La joie et la douleur font une danse dans mon cœur. La joie chasse la tristesse.

Il est là.

Il est revenu. Mon meilleur ami est enfin à mes côtés. Combien de temps ai-je attendu ce moment précis ? Combien de temps ai-je rêvé que je le prendrais dans mes bras, me fiant à lui ?! Et là, enfin. Libération. Je souris à travers mes larmes. Larmes libératrices. Qui font disparaitre tous les doutes que j'avais. Sourire sincère. Lïnwe est enfin là. Il restera près de moi. Et nous apprendrons à revivre. Et il sera la plus grande boule d'espoir qui naîtra dans ma poitrine. Celle qui me permettra de réellement me relever. Celle qui me permettra d'avoir la détermination nécessaire pour me battre.

Ma moitié est de retour !

Et c'est si agréable de sentir son cœur battre près du mien. Ils sont à l'unisson. Donnant une preuve de plus à notre émotion. Ils frappent. Encore et encore. Jouent de la musique. Du tambour. Ils s'expriment.

Le soulagement.
La joie.
La pardon.
La vie.
Les sourires.
Les larmes libératrices.

BADUM BADUM BADUM

Ils expriment tout ça nos cœurs.

- Et toi... tu... tu es une partie de moi. Harmony. Et tu l'as toujours été... Je... je m'en veux... tellement...

Sa main effleure ma joue. Puis ses lèvres font de même. Ça fait tellement de bien. Juste sentir sa présence. Ne plus avoir l'impression de courir après de l'air. Sa phrase me touche en plein cœur. Une partie de lui... C'est exactement ça. J'étais comme amputée de ma moitié pendant ces derniers mois. Et je l'ai enfin retrouvée. Je suis complète. Avec lui.

Doux murmures... Il ne recommencera plus. Il est là. Plus jamais il ne me fera ça. Et tandis que mon cœur lui répond avec ferveur, mes larmes redoublent. Le soulagement est tel que pendant un instant, je ne sais plus quoi dire. Puis la fin de sa phrase revient tel un boomerang. Il s'en veux. Et je sens le besoin de le consoler. Je ne veux être que joie ce soir. Pas regrets. Alors à mon tour je me penche vers son oreille. Et je murmure.

- Lïnwe... Tu es ma moitié. Le Yin de mon Yang... Ne t'en veux pas. Ne pense plus aux regrets, à la douleur. Nous sommes réunis, c'est tout ce qui compte. Je sais que tu ne feras plus jamais ça. Alors oublions. Et allons de l'avant.


Paroles sincères. Je ne sais s'il arrivera à les prendre en compte. Mais je le pense. J'ai souffert. Il a du souffrir aussi. Pas la peine de continuer. Il est revenu, c'est le principal. Arrêtons de souffrir et commençons à nous relever. A continuer nos chemin.

Ensemble.
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Re: Devant un tableau

Message par : Lïnwe Felagünd, Sam 17 Déc 2016 - 17:25


Un jour, sa mère lui a dit que : seule l'amitié peut survivre en ce monde. L'amour, les blessures ne se referment jamais. Mais cette amitié que tu partageras sera la seule qui puisse encore exister. Et cela prendra du temps. Seule l'amitié mérite d'être vécue. Des paroles qui resteront gravées à jamais dans sa boîte crânienne. Comme un sculpteur qui taille et cisèle dans le marbre à coups de burin épatant. Sa mère prenant un soin particulier à modeler ses enfants comme des statues de pierre.

Un souvenir en photographie
flash
trois sourires dans l'albâtre
blancheur Pentélique
de trois statues au musée.

Harmony n'était pas du genre à se confier aussi facilement non plus. Ces dernières semaines ont été encore plus difficiles pour elle. Des jours sombres et des catastrophes brûlées au fer blanc qui permettent d'y forger sa propre lame. Sa cuirasse. Et son cœur. Âme d'enfant. Deux enfants de pierre qui apprennent à se reparler en des jours oubliés. « Lïnwe... Tu es ma moitié. Le Yin de mon Yang... Ne t'en veux pas. Ne pense plus aux regrets, à la douleur. Nous sommes réunis, c'est tout ce qui compte. Je sais que tu ne feras plus jamais ça. Alors oublions. Et allons de l'avant. »

Des douceurs et des douceurs encore. Qui émanent de sa bouche. Lui a bien changé. Mais elle. Elle, jamais ne changera. Son amie est l'innocence et la pureté qu'il n'aura jamais. L'éponge qui lui panse ses plaies et nettoie ses saletés. Des saletés collées à son corps depuis déjà un an. Un an qu'il vit jour et nuit avec Elle. Un an qu'il rêve nuit et jour avec Elle. Elle, qui lui assassine la raison sous un pont, derrière une porte, dans une ruelle sombre, devant un tableau, sur un banc...

N'y pense même pas.
Et pourquoi je ne pourrais pas lui dire ?
Parce qu'elle ne te croira pas. Ou te prendra pour un fou. Un vieux fou. Lïnwe que tu es.
Mais...
Veux-tu perdre à nouveau ton amie ? Celle que tu viens de reconquérir. Veux-tu la perdre à nouveau ?
Non... non...
Alors n'y pense plus. Tu manques de brioche dans le sang. Et de chocolat. De brioche et de chocolat.


Il la regarde une dernière fois dans les yeux. « M... merci... Harmony. Merci d'être là. » et sortant de sa poche une barre de chocolat. « Tu... sais que maintenant... tu peux tout me dire. Et tu en veux un bout ? » demande-t-il en partageant sa moitié. Ressentir les chaleurs que cela procure. Amitié. Amitié.


J'vais te laisser conclure (ou pas) là-dessus ! (: hésite pas à me demander mon LA.
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Re: Devant un tableau

Message par : Harmony Lin, Dim 18 Déc 2016 - 23:11


Regards échangés.
Douleur partagée.
Larmes coulées.
Étreinte synonyme de liberté.

Je le rassure. Il n'a pas à s'en vouloir. Qu'il ne souffre surtout pas. J'en ai marre qu'on souffre. On doit sourire. Et vivre. Comme ceux qui ne sont plus là auraient voulu qu'on vive. Alors il faut sécher les larmes et avancer. Pas reculer.

Lïnwe.

On peut faire ça. Avancer. Je le sais. Je le sens. Mon âme mon cœur, ma tête, ils hurlent tous de concert.

RESSAISIS-TOI !

Tu peux le faire. Il est avec toi. Et ensemble, rien ne peut vous vaincre. Alors petite fille aux yeux bleus. Bats-toi pour ce que tu penses. Bats-toi pour tes convictions. Et fait ça en restant aux côtés de tes proches. Ne t'éloigne pas. Car tu es plus forte avec eux, ne l'oublie jamais.

Alors je lui souris. Un sourire d'espoir. On se relèvera. C'est une certitude. Je l'aiderai. Avec le temps, il ira mieux. Et moi aussi j'irais mieux.

Il me regarde dans les yeux et je me perds dans les siens. Miroirs de l'âme. Reflet de toute notre vie. De ce que l'on traverse. Mais ce soir, les miens ne doivent refléter que de la joie. De la reconnaissance. Car mon meilleur ami était perdu. Et il est retrouvé.

- M... merci... Harmony. Merci d'être là.

Je lui souris à nouveau. Mes yeux sont remplies de larmes. Il ne peut pas savoir à quel point je suis contente de le retrouver, à quel point il m'a manqué. Alors c'est normal d'être là. Mais je ne l'exprime pas. Je regarde juste. Avec toute ma joie et mon amitié inscrits sur mon visage.

- Tu... sais que maintenant... tu peux tout me dire. Et tu en veux un bout ?

Il sort une barre de chocolat et la coupe en deux. Barre de l'amitié. Scellé de la réconciliation. Je lui fait un sourire plus grand que jamais. C'est vraiment la preuve qu'il est de retour. Nous partageons quelque chose. C'est le début d'un renouveau. Le renouveau d'une belle. D'une grande. D'une magnifique amitié.

- Je le sais oui. Merci... Mais pas ce soir. Ce soir on profite. Pas de douleur. Fêtons la renaissance de notre amitié. Une amitié qui sera plus forte que jamais. Et oui, je veux bien. Avec plaisir même.


Les yeux toujours plongés dans les siens, je prends la barre et je la mange juste après avoir pris la parole.

- A nous et à l'espoir !

L'espoir est revenu.
C'est si parfait.
Rien ne pourra gâcher cette journée.

Lïnwe est là.


[Fin du RP]
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