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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Attention au piège
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Lïnwe Felagünd
Responsable GGryffondor
Responsable G
Gryffondor

Re: Attention au piège

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 24 Avr 2017 - 21:30


LA de Rose

L'âme de l'objet est conquis. Objet du créateur, objet du désir impatient et prometteur. Comme une muse un pasteur. L'âme du petit objet vert comme un serpent qui ondule sur la toile à craquer. Plein de couleurs dans la prairie solitaire du couloir. « Je te suis. » et un hochement de tête. Le regard plein d'étoiles et l'espoir naissant de son côté à lui.

Les lèvres pétillantes
les yeux virevoltants
la tête sur le côté
le cœur battant
le cœur battant

le cœur
battant.

Une attraction enchantée vers six bombabouses cachées a priori. Et alors. Alors il tourne à l'angle de ce corridor aux rails et dégagement soudains. Les mains prises. Le sourire aux lèvres tout comme sa foi qui le suivait. Qui semblait le suivre du moins, depuis le dernier paragraphe épisodique de leur histoire. Il voulait sortir de cette route chatoyante qu'est le vice du quotidien firmament. Sortir de cette torpeur habituelle entre la mort et le doute de la vie. Caché derrière une statue de marbre. Masque de poix. Attendre qu'une lézarde au mur puise son propre chemin.

Il avait besoin d'un nouvel air pour respirer et c'était elle
un air pour faire du mal et se sentir bien.

Et puis il s'arrête devant les appartements du concierge,
ouvre la porte d'un coup de manche
et entre les sens en alerte.

Déjà vérifié par deux fois le couloir et les passants
seulement des fantômes passants depuis
depuis déjà, non je ne sais plus.

« Je t'offre la possibilité de vivre
Offre-moi la vie
Donne-moi du plaisir
celui d'emm*erder l'ennui
à nous tout seul. »


Et un échange d'objets. Une qu'il en donne. Une de ses boules à vivre. Et il lance les cinq siennes dans un même élan pour plus de fracas et de spectacle. Un feu d'artifice qui s'expose et s'explose dans la pièce. Les dents blanches, pour montrer l'exemple. Et incitant de quelques mots la bienveillance à un enfant perdu.

« Es-tu capable de faire mieux avec ta baguette ? » et un sourire amical
qui se veut rieur pour une heure. Avant de partir en courant, priant pour que se soit elle qui se fasse expulser. Mais il avait failli à sa mission — rip.


Départ de Lïnwe.
Désolé, mais j'ai besoin d'avancer et ça fait 3 mois qu'il n'y a pas eu de réponses...


Dernière édition par Lïnwe Felagünd le Mar 25 Juil 2017 - 20:14, édité 2 fois
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Rachel Ester Pasca
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Serpentard
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Re: Attention au piège

Message par : Rachel Ester Pasca, Mer 28 Juin 2017 - 20:57


HRP : Nous vous invitons à répondre à la suite des posts pour écrire la réaction de votre personnage s'il tombe sur l'un des tracts.

Un sort conditionnel a été lancé sur les prospectus par Morrìgan (ressemble à un journal lambda jusqu’à ce qu’un sorcier/moldu en rapport avec la magie ou autre le touche)

RP unique
Se déroule au petit matin

Elle mettait les affiches partout où elle en avait envie. Chaque endroit qui lui semblait trop vide. L'espace compris: elle en faisait léviter dans les airs. Au moins elle aurait fait quelque chose de sa nuit. Elle était persuadée de ne pas rêver parce que son excitation était bien trop réaliste, et dans son imagination elle ne sentirait pas aussi bien l'odeur caractéristique d'un couloir truffé de piège. S'agissait de bien faire attention surtout. Les occupants de Poudlard auront une belle surprise en se réveillant: des papiers banals qui révéleront la marque des phénixs quand on les touchera.

Ces souvenirs m'enivrent
J'ai tant de mal à vivre
La peine me submerge parfois
Ces souvenirs m'enivrent
J'ai tant de mal à vivre
Jusqu'à en perdre la foi


Sauf que non, la foi elle l'avait encore et c'était pour cela qu'elle continuait d'avancer. Distribuer, il fallait en distribuer le plus possible. Pour le salut de son âme. Pour le salut des autres. Pour le salut de la paix.



L'Étincelle




Cher.e.s étudiant.e.s, professeur.e.s, membre du personnel.



Ces derniers jours ont été une grande épreuve. La prise en otage de certain d'entre vous, l'attaque au sein même de l'école de magie la plus réputée au monde, et la disparition d'un directeur qui ne vous protège plus par son absence. Ce message est pour celles.ceux qui doutent, celles.ceux qui ont peur, celles.ceux qui sont dégoûté.e.s, celles.ceux qui se rebellent, celles.ceux qui n'en peuvent plus de ces situations.

Nous vous demandons de vous relever de ces épreuves. Cette expérience face aux attentats ne vous ont pas rendu plus faible. Seulement, pour certain, plus vulnérables encore par la fatigue et l'habitude. Nous vous demandons de ne pas céder à toute avance des mages-noirs autant dans la vie que dans vos esprits, dans vos cœurs comme dans vos corps. Certains ont été blessés, certains sont indemnes. Mais votre résistance font de vous des combattants contre l'injustice, le doute et la peur. Certain d'entre vous ont-il déjà reçus des cours sur les Patronus, ou en ont peut-être déjà enseigner ce thème: un formidable bouclier, défenseur contre la peur. Et bien, cher étudiant.e.s, professeur.e.s, membre du personnel, nous vous demandons de lever ces boucliers face à la peur d'un attentat nouveau. Nous vous demandons de résister aux Mangemorts, véritables Détraqueurs de notre société. Mais n'oubliez pas, étudiant.e.s, professeur.e.s, membre du personnel, que les Mangemorts sont de piètre Détraqueurs. Il est plus facile de se battre contre un homme, une femme, un adolescent emplit de haine et chercheur d'un faux pouvoir que de se battre contre la peur elle même et son baiser de mort. La peur de la faiblesse ont fait d'eux des illuminés capable de tuer leurs familles, et de se briser eux-mêmes. Cher ami.e.s, l'humanité n'est pas une faiblesse. C'est une force qui se nourrit de ce que nous avons de plus commun. De plus ancien. Chaque pas vers la solidarité, vers le courage et vers la tolérance vont vous rapprocher d'une magie ancienne, plus combative et plus forte encore. Les meilleurs boucliers ne se forment pas avec plusieurs baguettes ? Les Patronus ne viennent pas en aide grâce à vos meilleurs souvenir ? Ceux-ci ne sont pas emprunt d'amour ? D'amitiés ? De compassion ? D'empathie ?

Étudiant.e.s, professeur.e.s, membre du personnel. Nous ne vous demandons pas de vous battre sous un même étendard. Nous ne vous demandons pas de vous battre sous les feux du Phénix. Nous vous demandons de vous battre et de résister pour vous, et avec vos propres armes. Vous qui formez l'individualité dans la société. Vous, qui, par vos actions individuelles, sauvez l'Humanité et votre intégrité,  telle une fourmilière. Si chacun d'entre vous se bat pour lui… Alors c'est toute la société qui se rassemblera sous une seule et même force, une seule et même puissance : Votre renoncement à la peur, au doute, afin de participer au combat contre les ténèbres qui vont si souvent vous priver de quelque chose, de quelqu'un, et même parfois de votre propre vie. Que vos baguettes se lèvent. Que les Patronus se rassemblent. Luttons tous contre l'obscurité pour être encore libre de nos propres choix, et nos propres vies. N'oubliez pas, si vos baguettes vous ont choisies, ce n'est pas pour être esclave des ténèbres, mais pour être manipulés par vous et par vous seuls. Pour vos propres capacités, vos propres pensés. Brandissez là, faite lui confiance. Vous vous protégerez mutuellement.





L'Ordre du Phénix.

Codage de Louna ©


Edit Lizzie : Bonjour Rachel. Conformément au Règlement RPG, en zone RPG, votre post doit contenir un minimum de 600 caractères, citations et formulaires exclus. Celui-ci en fait 311. Merci de bien vouloir éditer votre message pour le compléter et de faire plus attention à l’avenir. Cordialement.
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Trystan J. Harper
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Gryffondor
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Re: Attention au piège

Message par : Trystan J. Harper, Ven 18 Aoû 2017 - 5:30



Lost in the castle
— RP unique [Gage 162 de la B.A.F.]


Vous était-il déjà arrivé de perdre la mémoire à un point tel où vous n’auriez su expliquer ni comment, ni pourquoi vous étiez arrivé là ? Comme si un autre que vous avait pris le plein contrôle de vos actions, en vous délaissant dans un coin si reculé de votre esprit, que vous n’aviez plus conscience de rien ? Bien entendu, je ne parlais pas de ces pertes de mémoire que l’on pouvait subir à la suite d’un abus excessif de stupéfiants… Ni non plus de celles causées par un violent coup à la tête. Je parlais plutôt d’un réel black out tout droit sortit de nul part, alors que juste avant de perdre la carte, tout vos sens fonctionnaient le plus normalement du monde. Eh bien, ce fut exactement ce qui m’arriva ce soir là… Bien que je ne fut pas préparé à vivre une telle expérience.

La dernière chose dont je me souvenais, était la salle commune de Gryffondor. Un feu dansait et crépitait paisiblement dans l’antre de la cheminée, près de laquelle, j’étais confortablement installé avec Aidan et Jeffrey. C’était notre première soirée passé tous les trois ensemble depuis le retour des vacances et le début de cette 7ème année à Poudlard. D’ailleurs, Jeffrey prenait un plaisir manifeste à nous exposer les divers souvenirs qu’il avait rapporté de son voyage au Népal, alors que nous l’écoutions avec intérêt nous relater ses anecdotes les plus captivantes. Allant des statuettes achetées près des temples hindou, aux bouts d’étoffes colorés dont les dessins changeaient sans cesse de forme, en passant par des bonbons aux fruits séchés achetés à un vieux sorcier en pèlerinage sur l’Himalaya. Nous dégustions justement ces étranges bonbons, lorsque ce fut le trou noir. En fait, je ne me souvenais même pas d’avoir eu conscience de perdre la carte ne serais-ce qu’un instant, mais je repris mes esprits quelque part dans le château en n’ayant aucun souvenir d’être sorti de la salle commune.

Sans baguette magique ni rien d’autre que les vêtements que je portais, voilà que je me retrouvais aussi soudainement qu'effroyablement, débout au beau milieu d’un couloir inconnu du château. Plongé dans une obscurité où seul quelques torches aux flammes vacillantes, venaient éclairer de bien maigres sections de ce passage dont je ne voyait pas les extrémités. Pétrifié, j’étais resté immobile de longues minutes, à me demander comment, par merlin, avais-je bien pu me retrouver là ?!

Il y avait, très exactement, cent quarante-deux escaliers, à Poudlard. Des larges, des étroits, des courbes, des carrés, des délabrés et même certains qui changeaient de direction tous les midis. Il y avait aussi des portes qui refusaient de s'ouvrir si on ne leur demandait pas poliment et des passages dissimulés derrières des tapisseries qui s’amusaient à changer de place pour le simple plaisir de nous voir en chercher l’ouverture. Comme si ce n’était pas déjà suffisant, il était également très difficile de se souvenir où les choses se trouvaient tant que tout bougeait sans cesse. Les gens représentés dans les tableaux accrochés aux murs passaient leur temps à se rendre visite les uns aux autres et les armures se promenaient parfois dans les couloirs. Pas étonnant que même après mes six années passées entre les murs de Poudlard, j’étais toujours très loin d’en connaitre tous les recoins. Je n’avais, pour ainsi dire, absolument aucune idée de l’endroit où je me trouvais actuellement.

Décidant que ce n’était tout de même pas en restant planté là que j’allais regagner la salle commune de Gryffondor, j’avais longé le mur, ma main gauche effleurant la pierre froide de la cloison, alors que ma droite était tendu devant moi pour parer d’éventuel obstacle dissimuler dans la noirceur. Ce n’était franchement pas évident de s’orienter dans le noir sans un #Lumos pour éclairer ses pas… D’ailleurs, je n’arrivais toujours pas à croire que je n’avais pas ma baguette magique – fouillant mes poches pour la millième fois, sans résultat. J’avais du la laisser sur le fauteuil de la salle commune qu’il me semblait, pourtant, n’avoir jamais quitté... Comment faisaient les moldus pour vivre sans baguette magique ?! Je n’avais pas la mienne depuis à peine deux seconde que déjà je ressentais son absence comme un grand vide angoissant dans ma main. Il me manquait mon sixième doigt… ou mon filet de sécurité si quelque chose tournait mal.

J’avais avancé, tant bien que mal, en espérant croiser quelques indices pouvant m’en dire davantage sur l’emplacement où j’étais soudainement apparu - pressé de regagner la sécurité de mon dortoir. Chose certaine ; j’étais soit au centre du château, soit dans ses sous-sol, car aucune fenêtre ne trouait les murs du corridor où je me trouvais. Les quelques portes que je croisais ne m’aidèrent guère d’avantage. Tous menaient dans des salles de classe vide, ce qui aurait été le cas à peut près partout dans le château.

J’arrivais au bout du couloir lorsqu’un mouvement à ma droite me fit me retourner.

«– BOO !!»

Faisant un bond de plusieurs centimètres, alors qu’un rire machiavélique s’élevait à mon côté, je me plaquai au mur, les mains braquées devant moi pour tenter de me protéger de l’objet de ma frayeur. En nage et le cœur battant la chamaille, je le vit alors qu'il s’avançait dans le halo d’une torche : Peeves. Apercevant ce satané esprit frappeur, j’eu une envie irrésistible de me jeter à son cou pour l’étrangler de mes propres mains ! Ça aurait été une réelle délivrance d’en être enfin débarrassé, mais je me ravisai juste à temps. Me rappelant que ça n’aurait servis à rien de tenter d’étrangler un esprit au corps immatériel... Lui lançant plutôt, sur un ton haineux :

«– Vraiment, ça me surprend que tu n’ais encore tué personne d’une crise cardiaque à force de faire tes conneries !»

Faisant mine de n'avoir rien entendu et s’approchant à deux centimètres de mon uniforme et du symbole de Gryffondor qui y était brodé, Peeves s’exclama de sa voix criarde et agressante :

«– Qu’est-ce qu’un petit Gryffondor fait dans ce coin perdu de poux de lard ?! Ta salle commune est dans l’autre direction, tu le sais ça ?! À ta place j’y accourerrait au plus vite avant que je ne cri de toute mes force pour alerter les professeurs qu’un élève se promène hors de son dortoir aussi tard !»

Je plissais les yeux pour le dévisager avec une méfiance non dissimulé, lorsqu’il mit sa menace à exécution en criant a tue tête. Détalant à toute vitesse dans une panoplie de jurons et d’insultes lancés à ce grand perturbateur, ma haine à son égard en fut décuplée lorsqu’il me pourchassa en me lançant toute sorte d’objets lui tombant sous la main. J’évitai de justesse le socle d’un flambeau qu’il envoya voler dans ma direction, lorsque mes pieds perdirent toute leur adhérence au sol. Glissant sur cette substance indéterminé et odorante, je m’étalai de tout mon long sur le planché souillé du corridor. Évidemment, Peeves m’avait tendu un piège. M’entrainant exactement là où il l’avait souhaité, tel un vulgaire lapin traqué par un chasseur expérimenté. Il était d’ailleurs plié de rire au dessus de moi, alors que je me redressais, avec peine, dans cette flaque gluante et collante – ne voulant absolument pas savoir ce que c’était !

Bien entendu, l’esprit frappeur ne me laissa pas tranquille de ci-tôt. S’il avait enfin cessé de crier à tue tête, il n’en demeurait pas moins qu’il me suivait toujours à la trace. Apparaissant sans crier gare à chaque tournant, pour me faire sursauter à tous les coups. J’avais les nerfs à vif, tremblant comme une feuille et jetant sans cesse des coups d’œils apeurés par dessus mon épaule, lorsque je débouchai enfin près d’une fenêtre donnant sur la cour pavée du château – d’où je pu m’orienter vers la tour de Gryffondor.

Lorsque je rejoignis enfin la salle commune, près d’une heure plus tard, je fus accueilli par les visages à la fois troublés et soulagés d’Aidan et de Jeffrey qui se précipitèrent à ma rencontre.

«– Trys ! Où t'étais passé ?! Jeffrey s’est réveillé au beau milieu du parc, et moi perché à une poutre de la volière…C'est un truc de dingue !
– Vous pensez que c’était les fruits séchés qui ont fait ça ?!» demanda Jeffrey, de but en blanc, tout en fixant son sac de friandises d’un regard soupçonneux.

Tous les trois dévisagèrent le sac en silence, nous attendant presque à l’entendre nous répondre par lui-même.

«– Bah, je crois que tu ferais peut-être mieux de ne pas prendre de chance et de le ranger toute suite quelque part où il n’en sortira plus jamais !»
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Ellana Lyan
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Re: Attention au piège

Message par : Ellana Lyan, Jeu 31 Aoû 2017 - 18:11


What do you say Flori ?
Pv Manchot et Flori
Flori ne parle toujours pas, Ellana pète encore les plombs hum...

Flori entre mes bras je marche dans les longs couloirs de cette école que je ne devrais plus arpenter si longtemps, la journée n'avait pas été des meilleures pour moi quand bien je puisse réellement dire qu'une le soit vraiment depuis que je suis revenue ici
comme si j'étais incapable de chasser la vision du cadavre de mes parents adoptifs qui m'a été donnée de voir cette été, la douleur des sort de mon père lorsqu'il ma retrouver après ma fugue puis ce temps de silence si écrasant l'impression de suffoquer petit à petit jusqu'à être totalement privée d'oxygène, un sensation que même les sourires de ma sœur et le bonheur de me retrouver à ses côtés n'a réellement pu effacer __ si facile de prétendre que je puisse commencer une nouvelle vie ou encore être heureuse
mais face à la réalité tout semble tellement moins simple est-ce que tu crois que je pourrais vraiment être heureuse ? paroles prononcées à voix haute mais adressée à une fleur en particulier tout dépends, qu'est-ce qu'il te manque pour l'être ? je laisse s'enfuir un soupir entre mes lèvres avant de lever Flori devant mon regard pour admirer une nouvelle fois la blancheur de ses pétales que le voyage ne me semble pas trop avoir abîmé

puis je me penche vers sa question qu'est-ce qu'il me manque en vérité ? mes pensées tournent jusqu'à ce qu'un visage s'impose à mon esprit, baissant le regard je secoue la tête comme pour chasser cette image qui me revient depuis tant de temps
non ça ne sert à rien je ne peux pas avoir ce qu'il me manque je continue mon chemin de quelques pas en serrant la jolie rose dans son pot de verre contre mon cœur, c'est trop tard à présent, bien trop tard
j'ai l'impression qu'aucune colle n'est assez forte pour ressouder ce que j'ai déchiré Kalsi ?
l'habitude qu'elle lise dans mes pensées m'a pris il y a un petit temps déjà et son comportement ne m'étonne plus
après tout c'est déjà une super fleur puisqu'elle sait me parler alors qu'elle lise dans mon cerveau ne m'étonne pas vraiment
je laisse s'enfuir un petit sourire entre tristesse et résignation faudrait que j'arrête de penser à lui hein ?

le cœur qui tangue un peu comme un bateau
plus qu'épave à présent, coulé au fond de l'eau
et je soupire comme perdue sur un radeau entre les vagues
vaillante Flori, encore seule à mes côtés

tu dois surtout de décidé, faire le deuil ou courir après le passé les paroles de Kohane résonne encore à mes oreilles, douces et dévastatrice à la fois Tu regrettes ? Si tel est le cas, tu as encore la possibilité de faire marche arrière. Ou plutôt de courir après ce que tu as abandonné. Il n'est peut-être pas trop tard. Il te suffit seulement de te lancer. Et  courir sans t'arrêter. Jusqu'à l'avoir rattrapé. je dois courir mais dans quelle direction ? quelle voie choisir alors que je me trouve aux croisements des chemins ? courir mais tout est noir, de quel côté se trouve ce que je cherche pourquoi ai-je donc sans cesse l'impression de prendre la fuite... je dois le retrouver, je ne peux pas le perdre alors que dans ma tête une voix se demande s'il n'est pas déjà trop tard merci Flori... mais où dois-je aller ?

soudain un bruit de pas, je me retourne et mon cœur s'arrête.
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Liskuvo Kalsi
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Re: Attention au piège

Message par : Liskuvo Kalsi, Mar 5 Sep 2017 - 19:59


Pv Lalana et Flori qui parle pas. Ange

Mais...euh...non ! Ça va pas du tout ça, je retrouve plus ma petite Flori, ça va faire un moment que je la cherche maintenant, au début j'étais pas vraiment inquiet, je me disais qu'elle devait prendre du bon temps quelque part, j'ai même rencontré Dragomir un jour, puis on a discuté, j'avais moins peur de l'avoir perdue ma jolie plante, je me disais qu'à deux on pourrait peut-être la chercher. Bon ça a pas donné grand chose, je la cherche un peu plus tout seul.

J'ai pas trop envie de demander à tout le monde si il a pas vu par pur hasard une superbe rose blanche qui traîne, on sait jamais les intentions des gens, ils peuvent planter un couteau dans le dos comme ça, ma pauvre fleur qui doit être en train de souffrir quelque part perdue dans les couloirs du château. Il doit y avoir un moyen de la trouver, j'en suis sûr, ça disparaît pas comme ça, sinon ça se saurait. Doit y avoir des endroits où j'ai pas pensé à regarder.

Alors je déambule, les yeux dans le vide, les larmes qui montent, perdant espoir. Je vais finir par tout perdre si ça continue comme ça, déjà Ellana qui fait plus mal que jamais, maintenant Flori qui disparaît, je me hais, je fais n'importe quoi avec les choses que j'aime. Je le savais en plus qu'il fallait que je la garde avec moi. Le cours de métamorphose était y'a pas si longtemps, j'ai réussi à la garder avec moi encore moins longtemps que le reste, c'est à la limite du pitoyable.

Voilà un nouveau couloir. Un dos reconnaissable, je continue de marcher un peu avant de m'en rendre compte. Je ne sais pas pourquoi, peut-être que j'avais pas envie de me dire que c'était elle qui était juste devant, elle qui parle à quelqu'un que je ne vois pas. Ses mots mettent du temps à venir vers moi aussi. Pourquoi elle parle à Flori ? Beaucoup de choses montent en moi sans que je puisse mettre de mots dessus, je suis bloqué dans mon élan. Pourquoi elle prononce le nom de Flori, qu'est ce qu'elle sait de mon amie ?!

Elle se retourne finalement, me montrant un pot entre ses mains, mes yeux s'écarquillent quand je vois le fruit de mes recherches depuis quelques jours. Flori en plein forme, il ne lui manque pas un pétale, je pourrais le jurer. Je la reconnais entre mille, avec sa petite étiquette et son nom.

- Flori ?!

Évidemment elle ne me répond pas, une fleur ça ne parle pas, mais on peut imaginer que son mouvement de pétales indique qu'elle me répond, je voudrais me précipiter vers elle pour la prendre dans mes bras, j'en fais le mouvement puis m'arrête brusquement, c'est Lyan qui a Flori dans ses mains, je la regarde un instant, me désintéressant de mon amie la rose. Je ne sais pas quoi dire, j'aimerai bien l'engueuler, lui crier dessus, lui dire de s'en aller, mais elle ne doit pas savoir qui est Flori pour moi, il faut au moins qu'elle sache ça.

- C'est...c'est ma rose, celle que j'ai récupéré après un cours de monsieur Lival.

Je dis ça rapidement, je veux pas qu'elle me parle. J'avance d'un pas, embrassant du regard les deux, elle est en parfait état, comme lorsque je l'ai laissé. Ellana s'en serait donc occupé comme je l'aurais fait, elle a réussi à en prendre soin...je ressens de la gratitude, beaucoup, elle fait voile sur la douleur procurée lors de notre dernière rencontre. Le temps a effacé les maux et cette vision en a guéri une partie.

- Tu t'en es occupée ? C'est bien toi qui a fait ça ?

J'hésite, si ça se trouve elle vient de la voler quelque part, je n'aurais pas dit qu'elle en était capable il y a quelques mois, mais après un coeur le reste n'a plus vraiment d'importance, j'aimerai bien que ce soit vrai, qu'elle s'en soit occupée tout du long, mais les doutes persistent encore, il faut qu'elle dise la vérité, j'en ai besoin moi, de ces gens-là.
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Ellana Lyan
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Re: Attention au piège

Message par : Ellana Lyan, Dim 17 Sep 2017 - 20:44


Lâchement fuite par la détermination qui avait pris possession de mon esprit quelques secondes auparavant, je me retrouve complétement démunie me contentant de serrer Flori plus fort dans mes bras, tout en faisant bien attention de ne pas lui faire du mal, dans l'espérance de me donner un peu contenance et surtout de faire s'arrêter le tremblement de mes doigts
pourquoi lui ? pourquoi moi ? pourquoi maintenant...

j'ai soudain cette envie de prendre mes jambes à mon coup, fuir le plus vite, le plus loin possible pour ne plus jamais recroisé l'impasse de ses yeux gris qui passent de la jolie rose à moi en criant surprise plutôt que colère
je laisse un instant les battement de mon cœur se calmer sans trop savoir si je dois me retourner et l'ignorer ou laisser quelques mots sortir de mes lèvres

et puis d'un mot il fait tout s'effondrer
mon cerveau se retourne alors que la raison vacille
que vient-il de dire ?
la crainte me prend à la gorge
pourquoi suis-je donc incapable de comprendre
la scène qui se joue sous mes yeux ?

il amorce un mouvement comme pour me rejoindre
ou plutôt rejoindre la belle que je tiens entre mes doigts
pincement de jalousie envers le végétal que je chasse bien vite
je ne sais plus que penser...

en quelques explications qui sonnent comme maladroite il m'explique comment il connait Flori et mes yeux un instants préfère se fermer comme pour ne pas voir la vérité, un matin, la table des Poufsouffles, petite rose abandonnée
sa rose, sa Flori... mon regard retrouve la lumière alors qu'accusateur il se pose sur la petite pourquoi tu ne m'as rien dis ? toute les fois où... je m'arrête net tant l'envie me manque que le jaune soit au courant que j'ai de nombreuse fois larmoyé près des pétales de sa rose en parlant de lui

il est des choses qu'il est préférable de garder entre elle et moi surtout dans cette situation un peu délicate
elle était toute seule sur la table des... sur ta table alors je l'ai vue... je...
désolée je ne voulais pas te la voler, elle ne m'a même pas dit être à toi
je me mord la lèvre d'un air coupable avant de m'approcher de quelques pas pour tendre la belle rose vers Kalsi

tiens, je vais... je vais te la rendre alors
un regard un peu triste, un peu résigné pour rendre la petite
comme sachant que ce jour allait venir
mais ne l'imaginant pas si tôt tu vas me manquer...

murmure presque inaudible, les yeux qui piquent un peu
c'est un peu idiot non ? ce qu'une fleur... qu'une fleur ?
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Liskuvo Kalsi
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Re: Attention au piège

Message par : Liskuvo Kalsi, Jeu 21 Sep 2017 - 20:45


Elle ferme les yeux, un long moment, durant lequel je ne sais ni où me mettre ni quoi faire, alors j'attends comme souvent, qu'elle se décide enfin à recouvrer la vue, qu'elle sorte des ténèbres peut-être. Finalement quand elle rouvre les yeux elle se met à parler à Flori, je regarde la situation sans vraiment comprendre. Comment elle aurait pu dire quelque chose ? Puis toutes les fois où quoi ? Il se passe un truc entre les deux, quelque chose que j'ai du mal à vraiment comprendre.

Elle se décide à m'expliquer comment elle a pu la trouver, sur ma table. Je ressens une pointe de tristesse, j'ai abandonné si facilement ma rose dans la grande salle, à la merci de tous les abrutis qui peuvent peupler l'école. Puis elle reparle de ne pas dire quelque chose, mais euh...oui mais non en fait. Éberlué j'essaye de comprendre une nouvelle fois, mon regard passant de la rose à la fille, de la fille à la rose, pour finalement m'arrêter sur la verte.

- Elle parle ?

Évidemment que non elle parle pas, à moi en tout cas elle ne l'a jamais fait, après je ne sais pas, si ça se trouve elle a d'autres talents cachés, mais j'en doute. Je pense juste que Lyan a un peu disjoncté, peut-être même qu'elle était déjà comme ça avant de rejoindre l'autre là...Nuyx ou Nux dans la bibliothèque.

Je récupère finalement ma rose, frôlant ses mains avec les miennes, tressaillant à ce contact que j'avais l'habitude d'avoir, une pointe de tristesse et de nostalgie. J'inspecte une nouvelle fois Flori en tentant de cacher ma gêne, histoire de trouver un truc à faire avec mes mains et mes yeux, espérant peut-être qu'elle parte en courant avant que je prononce des mots qui me feraient sûrement mal, des bêtises que j'aurais du abandonner depuis longtemps.

Elle n'a rien, du tout, je trouve rien, ne voit rien. Le travail est parfait, je relève les yeux vers Lyan, reconnaissant, ça peut paraître bizarre d'aimer autant une fleur, mais c'est la mienne, alors je l'aime comme tout ce qui est proche de moi, elle le mérite après tout, puis si en plus elle se met à parler.

- T'en a vraiment bien pris soin, merci beaucoup beaucoup.

J'ai entendu son murmure tout à l'heure, elle l'aime elle aussi. Il faudrait que je lui montre que je suis vraiment reconnaissant, mais je ne peux pas me résoudre à lui donner, je peux pas en trouver d'autre des comme ça, c'est presque une partie de moi maintenant, le remplacement d'une partie qui a été découpée et qui patiente en poids sur le cœur depuis.

- Elle est géniale hein ? J'ai jamais vu une rose aussi belle...

Soupir de satisfaction, un nouveau regard en coin, un peu appréhensif, j'ai pas envie qu'elle s'en aille en courant finalement, plutôt qu'elle reste, qu'on discute le plus longtemps possible, j'ai même pas vraiment l'impression de lui en vouloir pour quelque chose, je l'aurais tué sur le champ si Flori avait été en mauvais état, mais là le soulagement est trop gros, la reconnaissance aussi, c'est un peu bête de se dire que j'ai même pas réussi à la maudire malgré tout. Quel idiot je peux faire sérieux, c'est peut-être pour ça qu'on m'a foutu chez les jaunes et pas ailleurs, je l'aime trop, j'ai pas de rancœur, pas d'égoïsme, rien de tout ça, mais elle...je sais pas, si ça se trouve elle en a rien à faire, je me mords la langue en attendant une suite, s'il te plait ne t'en fous pas.
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Re: Attention au piège

Message par : Ellana Lyan, Mar 26 Sep 2017 - 17:59


Depuis combien de temps n'aviez vous donc plus été si proche ?

Un petit cœur imbécile, qui bat en moi répercutant son écho dans tout mon être
je vibre de sa présence qui me rend vie alors que je me croyais déjà morte
les étoiles ont laissés place aux larmes dans mes yeux et j'ai l'impression de ne plus raisonner
l'éclat gris de ses yeux qui m'emporte un instant vers un passé que j'aurais tant aimé retrouver

c'est quoi l'amour p*tain ?!
à quoi ça sert si ça rend plus malheureux qu'autre chose ?

faut que cela cesse, arriver à se détacher
et fuir, en une nouvelle enjambée
courir plus loin, plus vite, encore ~

envie de tourner le dos, de baisser les bras,
se dire qu'il y en a eu d'autre
qu'il y en aura d'autre

une bête histoire entre deux enfants, la fille rend la jolie rose et tourne les talons
mais la fin reste en suspend comme si le dernier point ne voulait pas se déposer
il n'y a que dans les livres qu'il est possible de tout recommencer ?
que dans les contes que l'idiote princesse se fait pardonner ?

mélodie
le son de sa voix comme un mirage
je suis loin, si loin de ce monde
si tu savais Kalsi

il n'y a que ta main pour me ramener le temps de quelques secondes sur terre

oui__ rêveuse elle me conseille parfois
je lui parle et...
regard dans le vide elle me répond
ses mains effleure les miennes le temps d'un instant
le jour se fait dans mon esprit et j'ai l'impression que mes yeux viennent de s'ouvrir une nouvelle fois
bien mieux sans doute que la première

il observe Flori mais, c'est lui que mes yeux regardent
étrangement je suis heureuse, les voir tous les deux me fait un bien fou
les deux personnes que j'aime réunie, joli spectacle ?
pourtant la réalité me rattrape bien vite, dans quelques temps ils fuiront tous les deux
et je serrais seule, encore... si seule
non ! je ne veux plus, je ne peux pas les laisser partir comme ça...

je... j'ai fait du mieux que j'ai pu mais elle sera mieux avec toi
hochement de la tête pour appuyer les propos presque sensés
les cachots c'est un peu... compliqué pour une si jolie rose
j'ai eu peur qu'elle s'abime alors j'ai du lui faire prendre l'air souvent


et une main qui passe sur ma joue peut-être pour ça qu'on est fanés nous
les cachots ce n'est pas le bon endroit pour les fleurs ou les gens, juste pour les méchants


le regard qui se plisse un peu pour mieux détaillé la fleur
oui, elle est superbe ! pour ça que j'ai voulu la protéger d'ailleurs
j'ai un pu du mal avec les plantes
mon regard se lève vers le jaune et les humains
mais elle c'est différent elle est... oui géniale


mes lèvres s'étirent d'un petit sourire qui s'enfuit bien vite
je me mord la lèvre inférieur et baisse le regard
Lisk' est ce que... inspiration je peux avoir un câlin ?
soufflé comme un murmure
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Liskuvo Kalsi
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Re: Attention au piège

Message par : Liskuvo Kalsi, Lun 2 Oct 2017 - 0:43


Joyeux...ah non. Ange.
Ai son LA.


Elle en parle comme on parlerait d'une grande sœur, d'une meilleure amie. Je ne peux m'empêcher de ressentir une pointe de jalousie devant ce spectacle. Parce que je la crois, je pense qu'elle parle vraiment, là Flori ne dit rien, se tait et admire les retrouvailles de deux perdus, toute heureuse sûrement de ce qui est en train de se passer. Je lui demanderai plus tard pourquoi elle ne m'a jamais rien dit, j'ai les pensées ailleurs, perdues loin d'un simple "Est-ce que ma rose parle vraiment ?". J'ai l'impression que tout à coup c'est beaucoup moins important, la verte a plus de place dans mes pensées.

Les cachots oui, pas le meilleur endroit, la sortir était la meilleure solution, elle a su quoi faire et bien le faire à ce que je vois. Comme si elle avait toujours vécu avec, pourtant elle ne l'a gardé que quelques jours, je ne saurai donner de date fixe, mais c'est tout neuf cette situation, avoir autant d'affection pour une fleur et pourtant être si mauvaise de l'intérieur ? Les phrases de Peter, celles que je ne peux croire tournent encore, il a menti, Flori en est la preuve, c'est obligé. Je ne vois pas d'autres solutions. J'ai l'impression que ce qu'elle prononce après sonne comme une excuse, je lui lance un regard imperceptible, tandis qu'elle continue sa tirade. Je laisse passer, j'ai du me tromper. Un nouvelle excuse retombe, du mal avec les humains. Je me mords la lèvre, ça fait deux fois qu'elle tente d'aborder un sujet qui m'est difficile. J'ai peur de courir vers un mur et de m'écraser avant d'arriver vers elle.

Dansant d'un pied à l'autre, peu à l'aise devant cette situation à laquelle je ne sais comment réagir, mon cœur et mon esprit s'interrogent sur la marche à suivre. L'un avance, l'autre recul, encore et toujours, comme si il avait besoin d'un signal de sa part, une nouvelle désillusion ne lui est pas possible, il ne veut plus prendre l'initiative et revoir des images qui hantent jour et nuit.

Le signal finit par arriver dans un murmure, de nouvelles images défilent, des heureuses cette fois. De nombreuses rencontres. Des moments où j'étais là pour la rassurer, juste un contact entre nous, pas forcément des paroles très longues, pas de longs discours, juste la serrer dans mes bras, ça me faisait du bien moi aussi, alors que souvent c'était à moi de la remettre d'aplomb, alors le pied qui reculait avance instinctivement jusqu'à ce qu'elle se retrouve tout contre moi, mes bras autour qui serrent. Laissant partir la peur et l'appréhension, plus tard le temps des questions, là je veux juste oublier.

Yeux fermés j'attends, toujours dans la même position, profitant de la situation. Mon esprit qui tournoie sans cesse me chuchote que si ça se trouve c'est la dernière fois que je me retrouve comme ça, je sens un poids qui m'appuie sur le ventre, forcément rien ne me laissera tranquille tout de suite. Il faut que je les fasse partir, que je les chasse, les doutes et les douleurs.

- Ça faisait longtemps. Ça m'a manqué, beaucoup.

Je sors de l'étreinte et récupère Flori que j'avais laissé sur le sol le temps d'utiliser mes deux mains, je jette un regard à la blonde, puis à la rose. Avant de revenir sur la blonde, j'aurais peut-être du revenir avant, la chercher un peu plus que ça, mais comment deviner ? Si ça se trouve elle est toujours avec sa copine d'ailleurs, j'aurai pu les croiser toutes les deux avec le fleur, ça m'aurait fait assez mal, je suis content d'avoir pu la croiser toute seule. Je jette tout de même un oeil dans les couloirs pour vérifier qu'il n'y pas de visage malheureusement connu, un soupir de satisfaction s'en suit, personne.

- Je vais aller me promener avec Flori du coup...

La suite est logique, pourtant elle a du mal à passer, je sais très bien ce que j'ai à dire, ce que j'ai envie de dire aussi. Pour cause, c'est exactement la même pensée entre le devoir et l'envie, ma seule peur c'est la sienne, d'envie, j'ai pas envie de tout refaire de travers, je crois que je deviens un peu bête, je reprends un grand soupir avant de terminer la phrase.

- ...tu veux venir ?

Je sens que je rougis, en même temps soulagé de lui avoir demandé, j'aurai plus aucun regret après ça, c'est un peu un prétexte pour repasser du temps avec elle, c'est pas le meilleur d'ailleurs, mais je le trouve plutôt valable, elle sera contente d'avoir encore un peu de temps avec Flori, puis après on verra bien.
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Re: Attention au piège

Message par : Ellana Lyan, Mar 10 Oct 2017 - 18:10


Vil et mécréant personnage !

La scène s'éclaire alors que lentement le rideau se soulève sur les deux pantins. Danseur de vie, d'envie. Les fils s’emmêlent puis se coupent brusquement, deux marionnette qui tombent face contre terre. Le vide en moi comme une évidence, doucement les barrières se dressent autour d'un cœur brûlant qui tente pourtant de s'ouvrir, prêt à encaisser le choc d'un refus qui me pousserait dans les flammes. La peur sans cesse qui ronge, les doutes qui consument et pourtant ces yeux chargés d'un sentiment incompris. Il faudrait peut-être abandonner, empêcher les braises de s'élever en lumières chaudes.
Garder la tête droite et l'amour en cage pour s'oublier peu à peu, avoir moins mal. Pourtant...

Certitude fuit dans sa robe blanche de faux semblants, déchirée par l’inattendu qui me fait tourner entre ses bras.
D'un ou deux pas que je ne compte plus, le voilà si proche et le cœur battant si fort qu'on pourrait croire qu'il s'apprête à se décrocher. En un éclair, l'oubli. Apaisement soudain quand ses bras m'entourent. Un pied entre la vie et la mort, je reviens parmi les vivants. Balancement régulier des deux mondes qui m'aspirent dans un souffle que je ne peux guider.
À quelques centimètres du sol, les pieds cherchent chemin sur lequel se poser mais la tête flotte bien plus haut les empêchant de décider.

Alors comme un réflexe de survie, je le serre contre moi pour tant de fois où je n'ai pas su le faire.
Le temps de l'absence enfin révolu et ce vide infini comblé. Pour combien de temps ?
Et je voudrais que plus jamais l'instant ne s'arrête, à jamais sentir son corps contre le mien.
Tournent les souvenirs dans ma tête alors que je désespère de retrouver le soleil des journées passée à ses côtés.

Ne me laisse pas, je t'en prie, ne me permet pas de te fuir à nouveau, je voudrais ce pardon impossible, cette insensée utopie. Offre moi une chance ! Les pensées désordonnées fuient et se retrouvent dans un cycle qui fait dangereusement osciller ma tête.
Perdu l'univers n'a plus de sens et pourtant je sais à présent où aller, un unique objectif pour lequel je mettrais toute ma volonté.
Dépassée pourtant par les mains d'un maître, je ne suis qu'une vulgaire poupée de chiffon emprisonnée par ses émotions, vibrant de mille et une couleur dont je ne connais plus la signification.

Il se retire mais le vide reste comblé pour quelques minutes encore. Un bref battement de cœur alors que mes yeux retrouvent un peu de lumière captée dans son regard. Stupide évidence : je n'ai même pas fermé les yeux. Et lui si proche encore, ancré en moi alors qu'un souffle réveille des émotions torturées de nuit passé à laisser couler des perles invisible sur des joues qui enfantines se sont retrouvées squelettiques dans une incompréhension de tourment. Battant un instant des cils pour chasser le noir de mon regard, retrouver les couleurs qu'il m'offre, en lesquelles je voudrait encore croire. Ne serait-ce qu'un instant, retrouver mes yeux d'enfant et cesser d'arpenter les long couloirs si sombres de mon esprit pour me rediriger vers un soleil plus clair.

Je veux croire à un quelconque lien qui nous lie, que la solution ne soit pas à jamais la douleur, un nouveau départ. Y aurais-je donc droit ? Ne plus perdre pied dans le piège des envies que je ne maitrise pas. Au pied d'une montagne de confiance ébranlée, la volonté présente sera t-elle donc assez forte pour de mes mains tenter de reconstruire ce que j'ai détruis. Il manque peut-être un bout de papier collant pour consolider le tout. Je ne sais pas si j'en suis capable, si ses doigts sont près à accueillir les miens une deuxième fois. Être et ne plus seulement subir, ensemble, si c'était possible... Si l'on pouvait vraiment fuir les illusions.

Les yeux qui n'osent pas plus se poser dans les siens alors qu'il annonce son envie de se promener avec la belle rose. Surprise attendue qui coupe un instant le souffle, la fuite déjà ? Il faudrait relever la tête en un sourire et acquiescer. Il faudrait garder un joli masque le temps de quelques secondes et se détourner sans un regard en arrière dans une acceptation de façade qui ne pourrait jamais se trouver sincère. Puis craquer, plus loin, laisser la douleur sortir comme un ouragan et se briser contre les murs de pierre de pierre froide dans la prison qui me sert de pensée. Tu veux venir ? Un instant il n'y a plus de certitude, je sui perdue au milieu du vide alors que mon regard se lève vers celui pour qui mon cœur continue de battre.

Alors doucement comme une lever de soleil après une nuit à l'infinie durée, les lèvres s'étirent doucement et la bonheur se répand lentement dans mon corps comme un baume apaisant qui referme chacune de mes plaies. Je... Avec plaisir... C'est une étrange émotion qui me prend à la gorge alors que je le rejoins pour glisser mes doigts dans les siens sans réellement réfléchir peut-être est-ce donc la solution ? Une idée sur la direction ? Où veut il donc aller ?

Le bonheur de l'instant est trop fort, je ne sais plus que penser alors je coupe mes pensées pour laisser toute la place à cette heureux sentiments qui change tellement de l'habitude. Parvenir à briser les chaines, peut-être est-ce dont faisable finalement. Je voulais dire que je suis désolée, que je t'ai menti et que je ne voulais pas te faire de mal. Peur de tout gâcher mais certains mots doivent sortir et je ne suis pas capable de les retenir. Je t'aime, depuis trop longtemps, même si parfois c'est dur à avouer sans toi c'était insupportable tu sais... Le vide comme un manque, la suite qui ne vient pas. Moi aussi... Ça m'avait manqué... Souffle court, la peur d'une réaction encore dans cette impression d'avoir lâché une bombe, une explosion d'amour.
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Re: Attention au piège

Message par : Liskuvo Kalsi, Hier à 21:40


J'ai toujours son LA.

L'étreinte avec elle semble tellement meilleure que les autres, une étreinte longue, un câlin qui s'éternise. C'est bien, compliqué d'avoir autre chose  à dire en fait. Ça soulage et fait du bien, c'est tout ce que je peux dire là-dessus, le poids d'une tristesse a réussi à se lever d'un coup. Je le regarde s'élever au loin vers le haut, tout en restant malgré tout assez proche, toujours prêt à revenir au moindre faux pas, on marche sur des œufs et ils sont déjà pas en très bon état.

J'ai envie de me glisser de nouveau à côté d'elle le temps d'un instant, aussi petit soit-il. Sans ce petit instant pas la peine d'imaginer un instant plus long. Lui pardonner, ce serait presque déjà fait, maintenant faut reconstruire pierre par pierre, comme le château étrange dans mes souvenirs au Pays de Galles, il y a clairement moyen, je ne demande que ça. J'ai l'impression qu'elle n'est pas dans le même état que la dernière fois dans la bibliothèque, j'espère qu'elle n'est avec personne, j'ai peur de m'engager, pourquoi c'est dur ? Je sais pas moi, on pourrait pas voir les pensées de l'autre ? Ou au moins, je sais toujours pas, mais enfin, ce serait bien d'avoir une barre avec les sentiments de l'autre, ce serait beaucoup plus facile si on se disait tous les deux ce qu'on voulait. Mais si on se dit tout et que ça va pas, on aura l'air nuls, c'est ça le soucis, compliqué d'avouer quand y'a moyen de se taper la honte. Qu'elle s'en aille, que je m'en aille, ce serait humiliant, l’ego peut pas s'en remettre de ça, je ne pense pas.

Ses doigts rencontrent les miens tandis qu'elle accepte mon invitation, je serre tout de suite le poing, heureux. Une nouvelle supplication de ma part, ne pars pas s'il te plait. Reste toute proche de moi. Je veux encore avoir un contact, c'est si doux. Pourtant sa main n'est pas très chaude, mais je l'aime cette main, tout comme le reste, alors qu'elle soit chaude ou froide, j'aime qu'elle soit si proche, dans ma main.

Voilà enfin ses mots, ce que j'attendais, le signal, elle a réussi à se lancer avant moi. Elle s'excuse, je ne dis rien. Je suis d'accord avec le moindre de ses mots, ce serait trop simple de lui dire que c'est pareil. Alors je fais un pas en avant avec elle, en direction de la sortie, vers le parc pour aller se promener dehors, je sais déjà où je veux aller, il y a un endroit beaucoup trop bien dans mes souvenirs, un simple lac qui plaira sûrement à tout le monde dans ce couloir. Enfin à nous trois. Elle, Flori, moi, pas besoin de plus. Je sais ce qu'il faut que je fasse, je ne tiens plus, je m'arrête et me tourne vers elle, l'embrasse, reste dans cette position un moment. Puis me détourne et repart comme si de rien n'était, comme si ce n'était rien.

- Je sais...ça te dit d'oublier ce qu'il s'est passé ? On reprend à comme c'était avant tout ça...

J'ai pas envie de lui demander ce qu'il s'est passé, ni des explications de n'importe quelle sorte. Rouvrir quelque chose ? Lui rappeler quelque chose de mauvais maintenant ? Je ne veux absolument pas. Flori d'une main, la sienne dans l'autre, on se dirige vers la sortie, et je suis content, parce qu'enfin ce château et redevenu un endroit que j'aime, j'ai retrouvé les deux d'un coup.

- Tu as montré le lac à Flori ? J'aimerai bien aller là-bas.

Voilà, je veux aller là-bas en fait, mais on m'a toujours dit qu'on obtenait rien à coup de je veux, alors j'aimerai, c'est comme si je disais que je veux y aller, sauf que le ton est un peu plus interrogateur, prêt à entendre un refus, n'importe quoi, je m'en fiche un peu en fait, je veux juste marcher et respirer de l'air frais, pour me remettre de cette retrouvaille riche en émotions.
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