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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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La galerie des armures
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Re: La galerie des armures
Invité, le  Mar 29 Aoû 2017 - 13:59

HRP:
 

Entendre le Serpentard dire qu'il avait d'autres sorts en réserve me fit jeter tous mes débuts de projets à la poubelle. Changement de plan radical ! Plutôt que de vagabonder dans le château afin de trouver quelque chose d'intéressant à faire, là au moins j'avais déjà tout à portée de main et un acolyte !

Il n'y a rien de mieux que d'avoir un ou une partenaire d'aventure. Déjà parce que de cette façon on a quelqu'un pour nous servir de support mais aussi de témoin ! Plus les évènements sont extraordinaires et plus on a besoin de témoins, sinon les gens pensent que tu mens. C'est triste tout de même ! Bon, là on ne va pas partir en expédition en Afrique, mais quand même, le fait qu'on soit deux est nettement plus drôle et pratique.

Sans perdre plus de temps en excuses et explications, j'enchaine :
- Moi c'est Azura. Fais voir ce que tu as d'autre en réserve !

Si il y a des sortilèges que je ne connais pas encore je pourrais les utiliser la prochaine fois que je verrais Elhiya et qu'on s'amusera à embêter les sportifs héhéhé
Et puis même, c'est toujours sympa d'avoir plusieurs cordes à son arc. Étant en première année, je connais essentiellement des sorts de base. Alors je sais que le meilleur moyen de remédier à ce problème est d'ouvrir un foutu bouquin et d'étudier mais ... rien que d'y penser j'en baille d'ennui. Donc c'est hors de question. Alors qu'ici, avec un plus âgé, je vais sûrement en apprendre deux en trois de manière bien plus fun qu'en salle de classe. Y paraît qu'on apprend toujours mieux en s'amusant, bah je confirme !

Le Rictusempra c'est encore gentil comme sort. Je me demande vraiment de quel genre sont les autres. Par pure précaution je préfère énoncer mes conditions avant d'aller plus loin.
- Pour les pas trop dangereux on les essaiera sur moi, mais pour les autres on trouvera une autre victime. Deal ? Je lui tends la main, paume ouverte dirigée vers le haut, comme pour un "top-là".
Ça devrait pas être trop difficile de trouver un cobaye. À quelques pas d'ici il y a les escaliers et comme ils n'arrêtent pas de bouger constamment, il y a toujours des gens qui se retrouvent plus ou moins coincés sur une passerelle en attendant que les marches se redirigent vers l'endroit où ils veulent aller. Conclusion : jeter un sort discrètement dans ces conditions ne devrait pas être bien compliqué. Et en plus ce sera facile de ne pas se faire repérer !
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Re: La galerie des armures
Invité, le  Mer 30 Aoû 2017 - 1:30

"Moi c'est Azura. Fais voir ce que tu as d'autre en réserve !"

Azura ? C'est un joli nom, qui ne va pas dutout avec la petite tête de la gamine, on pourrait plus imaginer un genre de Dieu trop balèze et avec plein de muscles !

V'la qu'elle veut que je teste mes sorts sur elle ! Elle est par-faite !
Il sourit un peu plus à la proposition de la fille, donnant un gros coup de poing dans la main de la fille, plein de camaraderie.

"Ouais, deal !"

Il prit ensuite un air pensif, se demandant où ils pourraient chopper d'autres innocentes victimes.

"Eh, ce qu'on va faire c'est qu'on va attendre la fin d'un cours de première année, quand on aura un sort à tester, on l'isole, et HOP !"

Il mima avec sa baguette un sort, tout fier de lui.

"T'en dis quoi, Azura ?"
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Re: La galerie des armures
Invité, le  Lun 4 Sep 2017 - 11:39

Un coup de poing et voilà notre accord scellé !
La tournure que prend cette journée est tout à fait plaisante. Et dire que ma décision de sécher les cours ne tenait qu'à un fil ! Je serais passée à côté de tellement de choses. Moralité : rien de bon ne peut sortir de la routine.

La proposition de Geriel de choper un autre élève de première année n'était pas bête mais ça impliquait de devoir attendre la fin des cours et ça, c'était hors de question. On n'allait pas poireauter pendant 40 minutes quand même ! En tout cas moi je ne le supporterais pas. Mais bon, je suppose qu'en attendant de trouver mieux on pouvait déjà passer du temps en testant les sorts les moins dangereux sur moi.

C'est pas tellement que je me fichais de mon intégrité physique, c'est surtout que ... euh ... je ne sais pas trop en fait. Je crois que tant que je ne perds pas un membre je devrais pouvoir m'en accommoder. Et puis Castielle n'arrête pas de me rabâcher les oreilles à longueur de journée qu'on ne connait réellement un sort que quand on l'a expérimenté soi-même et que le meilleur moyen de se protéger d'un piège est d'avoir été pris dedans une fois auparavant. Analyse des risques, et tout le tralala, je sais plus comment elle dit ça exactement. Pour ça c'était bien une Américaine pure souche, Cassie... Je me demande comment elle va réagir quand je lui raconterais ce qu'on aura fait aujourd'hui avec Geriel !

- Ok ça marche ! En attendant, fais voir ce que tu as d'autre en stock, j'ai trop hâte de m'y mettre !

Je sautille d'impatience. Aah ça oui, elle allait faire une drôle de tête ma Pouffy quand je lui dirais ! Et puis même, pas seulement elle, tout le monde fera une drôle de tête. La prochaine fois que des abrutis parleront de sortilèges en théorie, je pourrais leur rire au nez. Moi j'aurais fait les choses, plutôt que de les lire dans des bouquins stupides.
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Re: La galerie des armures
Invité, le  Mer 13 Sep 2017 - 0:43

Il souriait à la petite fille, attendant qu'elle lui réponde. Titillando

"Ok ça marche ! En attendant, fais voir ce que tu as d'autre en stock, j'ai trop hâte de m'y mettre !"


Il se mit à réfléchir alors un instant, les yeux plissés. Il réfléchissait intensément comme il le faisait sûrement trop peu au goût de ses professeurs. C'est alors que son esprit s'illumina, un point qu'il n'avait jusqu'alors jamais pu clarifier, c'était l'occasion idéale.

"J'en ai un du même genre que l'autre, c'est pas la même incantation mais on m'a dit que c'était le même effet, tu veux tester ?"


Il fit tournoyer sa baguette entre ses doigts, un sourire pour le moins angélique sur le visage.

"J'espère que celui-ci te projettera pas !"


Il crut utile d'ajouter ceci, bien que cela soit d'un tact discutable.
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Re: La galerie des armures
Invité, le  Jeu 14 Sep 2017 - 11:41

Un autre sort qui avait le même effet ? C'était quoi l'intérêt de créer deux sorts qui font exactement la même chose ? Est-ce que les deux créateurs des deux sorts avaient eu des problèmes pour poser leur brevet ? Dubitative je haussais un sourcil. À première vue ça paraissait un peu débile comme situation, non ?
Je me frotte également le ventre, je crois que je vais pouvoir en supporter deux comme ça, mais pas plus !

Sauf que cette fois-ci s'était différent. D'abord parce que je savais qu'il allait arriver. Ensuite parce que je tenais ma baguette déjà en main, prête à prononcer la formule libératrice si ça ne devenait plus supportable.

La petite remarque de Geriel me fit avoir un petit rire. Plus pour dire "T'inquiète, je suis habituée maintenant !" que parce que c'était vraiment drôle. Je me recule un peu, me redresse et fait craquer ma colonne vertébrale au passage. Je respire à fond et serre bien ma baguette dans mon poing.

- D'acc ! Voyons voir c'est quoi la différence entre ces deux sorts-là !


N'empêche, elle espérait quand même qu'effectivement, celui-là ne la projetterait pas en arrière. Habituée, oui, mais c'est pas pour autant que c'était spécialement agréable hein !
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Re: La galerie des armures
Invité, le  Ven 29 Sep 2017 - 19:51

Il avait fait une petite grimace gênée lorsqu'elle avait ri, malgré lui.
Il se mit à fixer le mur derrière la fille, détendant les traits lisses de son visage.
Il se grattait à présent l'arrière du crâne avec sa baguette, l'écoutant parler d'un air plus détaché.

"D'acc ! Voyons voir c'est quoi la différence entre ces deux sorts-là !"

Il arma alors sa baguette en plissant les yeux, il tentait de se souvenir de la formule qu'il fallait utiliser.

"Alors, t'es prête ? Je vais essayer de modérer le sort, cette fois-ci."


Tendant son bras, mettant l'autre derrière son dos, il pointa la petite avec sa baguette, attendant son approbation pour continuer.
Il espérait que cela serait moins violent que la dernière fois. Maintenant, il sera à même de stopper le sort si cela tourne une nouvelle fois au vinaigre.


Megan K. Hayajân
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Re: La galerie des armures
Megan K. Hayajân, le  Dim 12 Nov 2017 - 21:22

avec Katerina Bennett et Harmony Lin
(Shae Keats arrivera plus tard.)

____________________


C'est une sale soirée. Une sale soirée parce que tout tourne. Dans la tête, dans le corps. Des furies qui s'en mêlent, des démons qui l’égrainent. Il y a un étrange silence, et l'orgue joue. Note par note, très lentement, très grave. Pour annoncer une nouvelle mélodie, celle de ses funérailles. Les rêves étranges s'émaillent en réalité d'infortune. Un corps qui n'obéit plus et le phénomène qui inquiétait dans l'amusement devient véritable danger. Les pires peurs resurgissent une à une, sonnant le glas d'une époque d'enfance. Comment disait-on, dans l'ombre, déjà ? Le caméléon qui se prenait pour un âne. Et la musique résonne sur les murs du couloir. Parce que Poudlard est une forteresse qui ne peut protéger des démons intérieurs, des vrais grands dévoreurs, du mal interne qui ronge et ronge jusqu'au sang, jusqu'à l'os. Une image cent fois utilisée qui porte une vérité bien trouble. L'enfant souffre pour devenir adulte.

D'ordinaire, Megan passe ses soirées accoudée à une fenêtre à fumer une cigarette ou bien allongée en haut de la tour d'astronomie à regarder les étoiles. Personne ne la remarque jamais. Elle est de ces fantômes qu'on oublie bien trop facilement et à côté desquels on peut marcher toute une vie sans s'en rendre compte. Mais ce soir, ce soir tout particulier qui devait être un tournant, Megan n'est ni face à la lune, ni dans la fumée.

Elle est étalée sur le sol, inconsciente.

Son esprit s'est éteint, a dit stop, a déraillé; ce n'est pas le cas de son corps. Et si vous aviez été là du début, voilà ce que vous auriez vu : tout d'abord, elle s'était effondrée. Puis le démon était venu grignoter les couleurs de sa peau et sa pâleur habituelle s'était transformée en un blanc de craie surnaturel. Une couleur de peau qu'aucun être humain ne porte. Le vrai blanc. Puis, ses cheveux avaient prit lentement la même couleur, commençant par les racines puis s'étalant jusqu'aux pointes, un poil plus longues. Son visage était le même, bien qu'assoupit, fermé. Puis le corps avait décidé de se faire revanchard et sur le blanc si blanc, des écailles étaient venues ronger l'espace. Pas partout. Sur de petites zones. Quelques unes sur les bras, sur le cou, sur le ventre, sur les chevilles. De petites écailles de lézard, noirâtres, ternes, malfaisante. Une fausse coquille. Si vous effleuriez les écailles vous ne pourriez toucher qu'une peau lisse. C'était ça, l'art du corps. L'aspect sans matière.

Elle n'était plus que cette silhouette désaxée et plus grand chose de Megan. Reconnaissable, tout juste, à sa bouche si particulière et à ses lourdes paupières. A sa maigreur aussi. Désartibulée sur le sol de pierre. Toutes les alarmes de sa conscience sonnaient mais elle restait éteinte.

Puis, dans un grand cri, ses yeux s'ouvrirent sur le monde. Des yeux blancs, aveugles. Des yeux morts qui voyaient pourtant.
Rikka M. Bennett
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Re: La galerie des armures
Rikka M. Bennett, le  Sam 18 Nov 2017 - 11:47

Délire malfaisant
~ Megan K. Hayajân, Harmony Lin & Shae L. Gold ~


Il n'était à présent pas rare de voir la jeune lionne se promener dans les couloirs de Poudlard à toute heure de la journée et de la nuit, sa petite sacoche contenant son matériel de dessin à son côté. Depuis plusieurs semaines, après ce terrible événement lors de l'Halloween, Katerina avait laissé sa coquille définitivement derrière elle. Elle avait repris son passe-temps, en commençant doucement dans la Salle Commune de Gryffondor, puis en emportant son carnet et ses crayons un peu partout. Désormais, elle ne partait presque jamais sans, guettant l'occasion de croquer quelque chose qui l'interpellerait. Dernièrement, c'était à l'Occamy Doré qu'elle avait fait son office, en compagnie d'un Auror — le même qui était venu à son secours sur le pont à Londres. La brune partait maintenant en exploration dans l'école de sorcellerie, à la recherche de nouveaux endroits à dessiner, comme la Volière un jour ou l'autre.

Ce soir, alors que l'heure du repas était passé depuis un moment, Kat se promenait dans les couloirs paisiblement, se laissant emporter au gré du bon vouloir des escaliers qui n'en faisaient qu'à leur tête. S'il y avait bien une chose qui fascinait la rouge et or, c'était bien ça. Les escaliers. Ils constituaient un sacré défi pour elle ; comment les dessiner en conservant leur magie ? Katerina devait trouver un point stratégique où s'installer mais elle ne l'avait pas encore trouvé. Cela viendrait bien, rien ne servait de se dépêcher. Après tout, elle avait encore largement le temps. Alors, pour cette fois, elle avait jeté son dévolu sur une portion de couloir que les élèves avaient baptisée la galerie des armures.

La métisse s'installa à même le sol, entre deux armures, et sortit son carnet. Pour l'occasion, c'était un format A3. Les crayons et autres fusains suivirent bientôt le mouvement et la dessinatrice en choisit un dont elle posa la pointe sur le papier. Elle resta quelques secondes immobile, le regard parcourant la zone. Puis elle se mit au travail.

Les traits prenaient forme au fur et à mesure. Ici, on pouvait distinguer les irrégularités dans les pierres constituant les murs. Là, on voyait parfaitement la flamme qui crépitait dans sa torche. Ce dessin était réalisé en noir, si bien que les traits devaient être plus forcés pour décrire toutes les nuances. La lionne n'avait pas besoin de réfléchir à comment le faire ; dessiner était une seconde nature et seul le premier regard, tour d'horizon, avant d'avoir commencé lui avait suffi. Il lui arrivait de lever les yeux mais cela ne modifiait en rien son image première.

C'est là qu'elle la vit.

Une jeune fille, une autre élève, au milieu du couloir. Déjà aperçue mais non connue. Plus vieille, une Serpentard de souvenir. Elle se tenait là. Puis elle s'effondra. Tout simplement. Katerina marqua un temps d'arrêt, sa main s'immobilisant au-dessus de son carnet. Elle cligna des yeux pour chasser cette vision mais c'était bien réel. Alors la rouge et or se leva brusquement et rejoignit la fille en quelques foulées, délaissant son matériel près du mur. Même si elle y tenait comme la pupille de ses yeux, ce qui venait de se produire était plus important. En particulier avec ce qui se passait devant ses yeux. La peau de la malheureuse était devenue blanche, d'un blanc plus que blanc. Ses cheveux prirent la même tournure, des racines aux pointes. Une vraie poupée de porcelaine, une dame de glace. Une sorte de relief presque imperceptible prit forme à quelques zones de son corps.

Kat ne comprenait pas très bien ce qu'elle avait là devant les yeux. Une métamorphose ? Un mauvais sort ? Ou bien était-ce tout de même un rêve... s'était-elle endormie alors qu'elle dessinait ? Pourtant, l'adolescente avait parfaitement conscience de la réalité de la scène. Il fallait faire quelque chose. Appeler quelqu'un. L'aider.

Sa bouche forma un cri.
Elle ouvrit les yeux.
Blancs.

La métisse eut un mouvement de recul et se cogna contre une armure qui décorait le mur, faisant tinter le métal. Pour le même prix, elle s'était récolté un bleu au bras. Bien piètre considération compte tenu de l'état de la fille devant elle. Katerina avait le cœur qui battait à tout rompre mais elle en avait vu de bien pires. Alors, elle fit quelques pas vers la silhouette immaculée.

— Hey... tu m'entends ? Est-ce que... est-ce que ça va ?

Elle regarda autour d'elle. N'y avait-il personne pour l'aider à la transporter jusqu'à l'infirmerie ? C'était la seule chose que la Gryffondor voyait à faire...
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Re: La galerie des armures
Harmony Lin, le  Ven 1 Déc 2017 - 0:01

Musique

Je me balade dans le château. Le repas est passé. Il va bientôt être l'heure de retourner au dortoir. La nuit tombe. Et pourtant, je me balade. J'ai une impression. L'impression que je dois rester ici. Qu'on va avoir besoin de moi. Que je ne dois pas partir. Une impression infâme qui me tord les entrailles que quelque chose ne va pas. Que quelque chose est bloqué. Qu'un drame va se produire et que je dois être là pour aider. Mais pour l'instant rien. Rien du tout. Le néant. Le silence le plus total.

Et soudain.
Soudain.
Ce cri.
Qui me glace le sang.


Cette voix.
Qui me dit quelque chose.
Cette impression qui se renforce.
La peur qui commence à monter.
Les pieds qui commencent à bouger.
Direction le cri.


Je cours, aussi vite que je peux. Et j'arrive en quelques secondes. Une élève est debout aux côtés d'un corps. Étendue sur le sol. Je m'approche. Doucement. La peur montant de plus en plus. Elle arrive jusque dans ma gorge. Elle me paralyse presque. Mais je continue d'avancer. Et quand enfin, je vois la personne au sol, je me précipite vers elle, bousculant sans faire exprès l'autre élève au passage. M'agenouillant aux côtés de celle que je reconnais.

- MEGAN !

Ses yeux sont blancs. Ses cheveux aussi. Sa peau pourrait se confondre avec le blanc des murs. Je ne l'ai jamais vu dans cet état. La mauvaise impression en était bien une. La terreur a remplacé la peur. Elle est visible à travers chaque pore de ma peau. Je veux toucher mon amie, voir si elle va bien, la prendre dans mes bras, l'aider, mais je me sens impuissante. J'ai tellement peur de lui faire du mal. Et si je faisais une erreur ? Elle a vraiment l'air mal en point.

Alors je serre le poing, frustrée de mon inutilité. Et des larmes coulent sur mes joues. Et sans que mon cerveau ne s'en rende compte, mon corps bouge. Ma main vient se caler dans celle de Megan. Je la serre. Je la regarde, en tremblant. Mes larmes ne se tarissent pas. Une longue plainte sort de ma bouche.

- Megan... C'est Harmony... Je... Qu'est ce qui se passe ? Je ne veux pas te perdre..

Je suis perdue. Toute logique a quitté mon esprit. A vrai dire, je ne me souviens même plus que l'autre personne est là. Je ne vois qu'une chose. Je ne pense qu'à une chose. Je ne tremble que pour une chose. Je ne pleure que pour une chose.

Megan.
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Re: La galerie des armures
Megan K. Hayajân, le  Ven 1 Déc 2017 - 13:33

____________________


C'est un crachin immonde. On t'avait dit de rester à la maison, bordel. Premier coup. T'es sale, tu pues. T'es comme moi, tu pues. J't'ai refilé ça. Meurs. Deuxième coup. T'as dans l'sang que du noir. T'es foutue, condamnée. Tu vas mourir. Troisième coup. Quatrième et cinquième, presque à court de mots. T'es morte, Megan, j'vais te tuer ! Sixième coup. J'veux plus t'voir, plus jamais ! Disparais ! Disparais ! Septième coup. T'es qu'du vide, du rien, et du poison. T'as des maladies dans ton être, t'es plus qu'de la mort au rat. Ah voilà. Tu le sens là. T'es qu'un rat. Huitième coup. T'es qu'un rat, une ordure. Tu vas y passer ! D'moi même, j'vais te tuer ! Neuvième coup. Mais dégages ! Allez, traînée, dégage ! J'vais t'avoir cette fois.

Dixième coup.
Dixième coup.

Et Megan se relève encore. En face d'elle, elle-même. Elle se tue contre son double. Dans sa tête. Parce qu'elle s'enferme dans des malheurs trop grands, dans des frayeurs démentes. Alors elle a décidé de se parler, entre quatre yeux. Il faut dire que ça a vite dérivé. Elle n'arrive jamais à se mettre d'accord avec elle-même. Elle se déteste.

Elle voudrait que cet enfer cesse. Mais elle sent monter le long de sa peau une série de frissons - les écailles s'étendent. Un bruit. De ses yeux blancs, elle voit sans voir. Elle distingue la silhouette d'une fille. Elle entends des voix. Katerina. Elle sai pas qui, mais ya quelqu'un et c'est déjà plus supportable. Mais son elle-profonds est en pleine auto-mutilation. Tu comprends, elle se dit, tu mérites plus qu'j'te laisse avancer. Elle essaye de tuer la part mutante d'elle-même, celle qui se part de multiples couleurs sans qu'elle n'ai rien demandé. Elle aimerait être comme toutes les autres, disparaître dans un anonymat qui la convaincrais qu'elle n'existe pas. Mais si elle est un fantôme pour les autres, elle est obligée de se supporter elle. Elle déteste ça. Être Megan, ça la dégoûte. Le mal-être.

Des voix, des voix. Une voix. Sa voix. Harmony. Mais dans la réponse de la métamorphomage refoulée, tout ce qui sort c'est la douleur. Un cri lancinant tandis qu'elle se contracte et puis

« - J'ai mal. » et du vide
et du temps
« - si mal. »

Harmony Lin
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Re: La galerie des armures
Harmony Lin, le  Dim 3 Déc 2017 - 16:36

Musique (la même)

Quand je suis arrivé à ses côtés, tout ce qui m'a frappé était la blancheur de sa peau. De ses yeux. De ses cheveux. Sa douleur qui m'a frappée de plein fouet. Comme si c'était la mienne. Une douleur lancinante qui m'a comprimée le cœur. Et tandis que je l'observe un peu plus, je remarque des écailles noires sur sa peau. Je les effleure de la main qui n'est pas dans celle de mon amie. Je tremble de terreur. Perdue.

Elle crie. Se contracte. Mes yeux s’écarquillent. De ma bouche sort un hoquet accompagné d'un nouveau sanglot. En ce moment, je ne souhaite qu'une chose. Partager sa douleur. La lui prendre peut être ? Mais je ne veux plus la voir dans cet état. Je voudrais être à sa place. Je voudrais que toute douleur quitte son corps. Qu'elle soit sereine. Tranquille. Mais ça n'est pas le cas. Elle souffre. Et je souffre avec elle. Les larmes redoublent. Ma main se sert un peu plus. J'ai envie de me serrer contre elle. Lui dire que tout ira bien. Mais ça n'est pas le moment de faire ça. Il faut la sauver. Retirer cette douleur. La chasser loin. Très loin de nous.

- J'ai mal.

Inconsciemment, je repasse dans ma tête tous les sorts de Médicomagie que je connais. Mais rien. Le néant. Je ne vois pas comment régler ça. J'étudie la Médicomagie depuis mes 11 ans. Et quand une personne qui compte énormément à mes yeux souffre, je ne peux pas la sauver ? Lui épargner la douleur ? A quoi cela sert-il d'étudier alors ?

- si mal.

Une colère sourde monte en moi. Liée à la douleur qu'elle ressent. Douleur qui me transperce de toutes parts. Colère liée à mon impuissance. A l'impression d'être inutile. De ne servir à rien. De n'être là que pour assister à cette scène où je ne suis que spectatrice. Je ferme les yeux. Tente de faire disparaître cette colère. Mais rien a faire, elle est toujours présente. Elle me dévore. Je ne peux rien faire contre elle.

Et là, je vois. Je le vois. Ce mur. Je le regarde. Une, deux, peut être trois secondes. Et je tape dedans le plus fort possible. Immédiatement, une douleur immense traverse toute ma main. Mon corps. Jusqu'à résonner dans mon coeur. Et la douleur remplace la colère. Et la peur revient, destructrice. Avec une idée en tête. Une idée bien précise.

Je dois la sauver. Je dois sauver Megan.

Et cette conviction, plus forte que tout, me ramène dans le passé. A mon arrivée sur les lieux. J'ai bousculé quelqu'un. Sans doute toujours là. Alors je me retourne. Le visage deformé par ma précédente tristesse. Une lueur d'espoir cependant cachée dans mes yeux. Lueur d'espoir qui reste pour l'instant tapie dans l'ombre. Mais qui est là.

Et la main douloureuse, le visage à peine reconnaissable, une plainte sort de ma bouche. Avec une voix brisée. Un appel à l'aide.

- Aide moi à la sauver. Je t'en supplie...


Regard implorant. Je ne peux pas la perdre. Je n'y arriverai pas. Je n'y survivrai pas.
Shae L. Keats
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Re: La galerie des armures
Shae L. Keats, le  Lun 1 Jan 2018 - 6:58

ombre mouvante
d'un corps difforme qui
contient enfin plus ou moins
l’âme ternie
du souverain
d'un royaume
de vent et de poussière.


j'danse plus depuis des mois. toujours le même soir. la même heure. celle de se relever, une pilule entre les dents. s'extraire des draps sales. jaunis par le tabac. j'tousse toujours, j'arrache ces poumons qui me donnent l'illusion de ne plus fonctionner. j'ai l'impression de ne pas avoir respiré depuis des mois. j'sens plus l'air. la chaleur. reste les murs lisses, le silence. le dernier tour du soir pour les retardataires. puis la solitude de la nuit, la boisson pour dormir. refrain connu de se lever pour ingérer des pilules pour dormir -berceuse de l'esprit fendu- je sors doucement de mes rêves et glisse hors les murs de mon appartement.
j'vois pas vraiment. je suis dans le flou.
l'illusion tenace qu'un petit tour rapide suffira
malgré le cri qui s’élève lorsque j'approche des armures
le cri ne m'effraie pas
mais mon corps tout entier se fige en saisissant l'urgence
de la voix.

C'est un corps tout entier que je peine encore a contrôler qui rejoint les lieux sans réellement courir.Saisi par l’appréhension
Cri viscéral qui noue les miens.
Et les jambes qui se décident enfin a courir lorsque la scène se dessine au loin. Capter rapidement sur l’identité des deux qui semblent en bonne état, sans s'attarder sur leur identités. je verrai plus tard. plus tard.
et le cœur qui se serre
face au corps blanchi
parsemé par endroit d’écailles
et le réflexe premier de s'agenouiller tout près
sans pour autant toucher
et pourtant sentir le doute m'envahir
et alors du doigt effleurer les écailles qui recouvrent le bras
et hocher la tête.  

Serait-ce si simple. Don rare, pouvais-je en connaitre deux ? Les probabilités pour qu'on soit deux au château étaient faibles -mais pas nulles- alors pourquoi pas.  Il y aurait des moyens de vérifier plus tard. Mais pour rassurer tout le monde, l'urgence était de revenir a une normalité.
Le souvenir encore brulant
du premier état de choc
qui avait suivi les premières transformations.

Nuit noire. Les bouteilles recouvrent le sol de la chambre sale. la seringue est a terre, brisée alors que le pied saigne un peu. L'hemme est prostrée. Les ombres dansent devant ses yeux. Le rire du corbeau retentit et iel tente de s'arracher les cheveux a mesure qu'ol contemple ses mains et ses bras noircis. Qui semblent se recouvrir petit a petite de plumes. Du moisn en apparence car au toucher la peau est parfaitement lisse. La peur envahit tout et l’âme enfermée dans un corps vide se leve jusqu'au miroir en titubant, pour y découvrir une chevelure noire agrémentée d'yeux entièrement noirs. Et iel crie. De toute ses forces, pour déchirer la nuit, iel crie.      

Et la mémoire se forme, et en une totale improvisation, la main saisit son poignet. Les mots glissent dans l'oreille de la jeune femme, presque inaudibles. En espérant qu'ils l'attendront. Qu'elle les écoutera. ton corps n'est pas ton ennemi facile a dire après avoir vécu dans un corps d'homme pendant presque 30 ans ¦assigné.e garçon¦ ça fait peur.  ça fait mal. mais arrête de lutter. et tu baisses tes barrières et tes cheveux prennent la teinte de l’inquiétude, teinte grise alors que la voix tente de masquer son tremblement sens-le. habite-le. reprends le contrôle.

je garde ma main sur le poignet. fermement. pour espérer que le contact atteigne cette partie de sa tête derrière la douleur ou elle s'est surement planquée. je me tourne un instant, m'assurant de recuperer une couleur de cheveux normale, vers les deux autres et c'est alors que je comprends. le visage d'harmony. ma double identité est connue ici. elle saura me reconnaitre même sous les traits de Shae. Mais ce n'est pas le moment de s'en soucier. je lui adresse un signe de tête rapide et gêne avant  de prendre rapidement la parole.

si c'est bien ce que je crois
c'est pas très grave
impressionnant
irréversible
mais pas dangereux.


il lui faudra vivre avec, et accepter. c'est moins dur après. y a une forme de maitrise qui apparait. il faut qu'elle se calme. et je lui expliquerai tout seul.e a seul.e.



  
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Re: La galerie des armures
Megan K. Hayajân, le  Mer 3 Jan 2018 - 14:44

attention, propos violents, violences physiques et morales
____________________


Megan sleeps.

Elle se débat. Des yeux vides portés sur une éternité qui rouille. Des bras le long d'un corps trop raide, trop blanc. Elle a la voix d'un condamné, s'électrise dès que le courant d'air se pose sur elle. Y a du remous autour, les gens qui tanguent, se balancent sans jamais n'être que des ombres. Des voix qui vous font ronronner au quotidien et qui vous maintiennent hors de l'eau lors des nocturnes. Ta voix, Harmony. Mais rien à faire, Megan se perds. Elle refuse d'abandonner la lutte, de laisser à cette enveloppe maudite le loisir d'être empoisonnée. Elle voudrait s'auto-détruire, s'extraire du corps pour n'être qu'une âme fantôme qui vagabonderait d'être en être, d'espace en espace. Personne comprends ça. Elle est pourrie de l'intérieur, en décomposition. On l'a frappée jusqu'à la moelle, on l'a tabassée, torturrée. Après sa tête, c'est son corps que l'on a détruit. Et qu'est-ce qui ressort ? Des écailles. Des foutues écailles, barrière inutile.

Et encore le souvenir : une mélodie lancinante. Vas-y, reprends ta chanson avec moi, le diable. T'es sale, tu pues. T'es comme moi, tu pues. Meurs. T'es foutue, condamnée. Tu vas mourir. T'es morte, Megan, j'vais te tuer ! Sixième coup. J'veux plus t'voir, plus jamais ! Disparais ! T'es qu'un rat. Allez, traînée, dégage ! J'vais t'avoir cette fois. Tout c'qu'il avait dit en la ruant de coups, en la poussant du pont. La tête maintenant sous l'eau. Puis il s'était enfuis, l'avait laissée pour morte. C'était quoi son nom, déjà ? Ah ouais, ça y est. Le nom lui revient. Elle l’appelait Papa.

Elle se fait bouffer par les ténèbres, littéralement. Son blanc éclate dans sa noirceur, elle s'aveugle elle-même, se rends laide et bouffie par la violence de sa propre haine. Des années après, ça sort. Le couvercle a sauté parce qu'il y a eu cette nana, ce banc, et toute cette violence pour lui rappeler que son propre géniteur avait tenté de la noyer. Il avait abandonné la manoeuvre en cours de route et s'était jamais repointé. Ce démon était condamné mais elle; elle elle vivait vraiment en enfer.

Elle se fait bouffer par les ténèbres, et puis y a une voix, littéralement.

« - ton corps n'est pas ton ennemi
ça fait peur.  ça fait mal. mais arrête de lutter.
sens-le. habite-le. reprends le contrôle.
»

Elle sait pas qui c'est, s'en fous un peu. Y a pas que l'harmonie de son bonheur passé, y a aussi d'l'adulte rassurant, de quoi faire le garde-fou. Elle ferme les paupières, essaye de se concentrer. Son corps est pas son ennemi, son corps n'est pas son corps. Elle a pas d'corps, qu'une prison destinée à un autre, une erreur sur la livraison. Oui. Elle a peur, elle a mal. Elle se sent le fantôme, l'héroïne d'une mauvaise tragédie, prisonnière d'une foutue fatalité, hantée par une maladie aux dents rétractées.
Elle a pas de contrôle
Elle a pas de contrôle.

Elle se fait bouffer par les ténèbres, alors elle griffe le sol comme elle peut pour se raccrocher à la lumière. Y a des souffles autour d'elle, alors elle se raccroche à ça. Aux inspirations. Elle essaye de se dire qu'elle peut pas crever comme ça, sur les dalles d'un château, sans même un combat à raconter d'l'autre côté. Elle veut pas mourir vierge. Alors elle veut fuir la mort, et ça lui donne des couleurs.

Un peu d'abord, plus ensuite. Du brun dans les cheveux, de l'orage dans les yeux. Du rose sur les joues, sur la peau. Les écailles restent, encrées trop profondément. Elle se redresse un peu, contre le mur. Elle voit.

Harmony. Une autre nana. Et La Voix.

« - Cette fois, me dîtes pas qu'c'était un joli spectacle et qu'j'suis l'élue d'un don du ciel - puis vers Harmo - j'suis pourrie jusqu'aux os, Il l'a dit. » Il c'est papa, personne comprends, tout le monde approuve.
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Re: La galerie des armures
Harmony Lin, le  Mer 17 Jan 2018 - 1:07

Ça puis ça pour la fin

Alors que ma plainte s'élève, une personne apparaît. Cette personne, je la regarde quelques secondes en me disant que je la connais de quelque part. Que je l'ai forcément déjà croisé. Je réfléchis intensément. A la vitesse grand V. Mais ne comprend pas tout de suite. La nouvelle arrivée s'agenouille auprès de Megan. Je serre les dents. La laisse faire car elle a l'air de comprendre mieux que moi. Elle effleure du doigt le bras de mon amie. Je me tends. Instinct protecteur. Mais je ne dis rien. Car elle hoche la tête. Elle semble pouvoir l'aider.

Elle saisit son poignet. Lui parle dans l'oreille. Et alors que je la vois se pencher, je me souviens. Cette personne c'est Léo. C'est Lui. Celui qui m'a prit mon grand-père. Celui que j'ai pardonné. Juste comme ça. Mais s'il sauve Megan, pour toujours cette sensation horrible qui naît en sa présence, celle du petit diable qui cette nuit-là a dansé sur mon épaule, pour toujours cette sensation partira. Car je ne peux pas la perdre. Pas après tout ce que j'ai vécu, pas sans devenir fermée à toute relation sociale. Pas sans m'éloigner de tous pour éviter qu'ils souffrent et de souffrir avec eux.

Et tandis qu'elle continue de lui parler à l'oreille, je sens mon cœur battre dans ma main blessée et sanguinolente. Un cœur animé par la peur, par les souvenirs douloureux. Par cette impression de déjà vu. Une personne, étendue au sol. En présence de Léo. Le corps de mon grand-père me revient dans un flash. Je serre le poing. Ferme les yeux. Je ne dois penser qu'à deux chose. Sauver Megan. Le pardon accordé à Léo.

Elle lui serre un peu plus le poignet. Je la regarde faire attentivement. Cette femme qui est Léo sans l'être. Il a vraiment tourné la page on dirait. Il est vraiment allé de l'avant après cet événement. Après m'avoir tendu sa baguette qu'il avait lui-même cassé. Et ses cheveux changent de couleur. Alors je comprends qu'elle est comme Megan. Elle sait donc sans doute comment l'aider. Alors je continue de me taire, une expression neutre sur mon visage. Enfin. Neutre. Plutôt très inquiète.

Signe de tête. Elle semble gênée. Je lui renvoi son signe de tête. Accompagné d'un regard suppliant. D'une parole muette. D'une supplication. Celle de la sauver.

si c'est bien ce que je crois
c'est pas très grave
impressionnant
irréversible
mais pas dangereux.
il faut qu'elle se calme.


Et les paroles murmurées semblent faire effet. Mon attention se focalise à présent sur Megan. Un peu de brun revient dans ses cheveux. Un peu de rose sur ses joues. La couleur de sa peau qui revient. Toujours des écailles. Mais une amélioration évidente. Un redressement. Elle nous voit. Moi. Léo - femme. Katerina. Et un faible sourire apparaît. Teinté de peur. Encore. Toujours.

- Cette fois, me dîtes pas qu'c'était un joli spectacle et qu'j'suis l'élue d'un don du ciel
j'suis pourrie jusqu'aux os, Il l'a dit.


Et tandis qu'elle parle, une larme de soulagement coule sur ma joue. J'ai peur. Si peur. Une peur terrible qui me ronge les entrailles. Peur qui fait disparaître la douleur de ma blessure. Mais maintenant, la peur est teintée à la fois de soulagement et de reconnaissance. Alors après un sourire adressé à Megan, un autre est adressé à la nouvelle Léo.

Et j'ai soudain envie prendre mon amie dans mes bras. De lui dire que tout va bien. Qu'elle peut se calmer. Qu'elle est en sécurité. Qu'elle est toujours aussi exceptionnelle à mes yeux. Mais ce n'est pas ce qu'elle a envie d'entendre. Alors je doute. Je ne sais pas quoi dire. Je réfléchis quelques secondes, ma main toujours figée dans la sienne.

- Je ne sais pas qui est ce "Il", mais il a tord. Je peux t'assurer que tu portes en toi de grandes choses. T'ais-je un jour menti ? Tu peux avoir confiance en moi.

Je ne sais pas si ça suffira. Je pense que pour ce soir, je serais définitivement moins efficace que celle qui la comprend totalement. Alors je serre les dents. Baisse la tête. Ce sentiment d'impuissance m'envahit à nouveau. Et mon cœur s'amuse encore une fois à me rappeler ma blessure en me faisant sentir ses battements. Est-ce que mes paroles auront le moindre effet ? Ou dois-je m'écarter pour cette fois ?
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Re: La galerie des armures
Megan K. Hayajân, le  Jeu 12 Avr 2018 - 13:15

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La peur n'est plus enfouie : elle a fait exploser les barreaux et s'est tapie dans le creux de sa gorge, prête à muer. Un serpent. Voilà ce qu'est sa peur, un serpent. Mais parfois c'est encore plus fourbe que ça, le tempérament humain. Meg qui déteste ça se laisse aller aux émotions de ses congénères - parce que dans sa fragilité d'après choc, elle a pas vraiment le choix. Elle a envie d'hurler encore. Pas de douleur, pas de terreur, mais de sa rage de cette injustice. De sa rage de ce doloris qui est resté gravé sous sa peau plus surement qu'un tatouage. Elle seule semble voir la cicatrice et pourtant : elle lui semble encore incandescente. Ses griffes plantées dans la douleur pure et le râle qui était sorti de sa gorge. Le pont et alors qu'elle volait en éclat, la naissance des écailles.

Megan est un monstre. A quoi bon le nier ? Son père le lui a dit. Sa mère le lui a dit. Sa grand-mère aussi, face à la froideur qui s'était emparée de son corps. Elle était un monstre. D'accord ! Elle avait avalé, digéré et recraché cette information. Elle ne s'en formalisait plus. Ils avaient voulu faire d'elle un martyre ; elle les ferait souffrir mille fois plus en vengeance; parce que cette adolescente revancharde allait réellement devenir un monstre. Alors que son amie essayait de la rassurer, de l'aider, Megan retira sa main de la paume tiède qui l'enserrait. Elle se releva, instable, mais préférant s'appuyer sur le mur que sur les autres.

- Désolée, Harmony. Je n'ai confiance en personne.

Les gifles ne sont pas toutes physiques. La fierté heurtée par ce moment de faiblesse, Megan tourne le dos aux trois humains réunit ce soir. Elle aurait aimé savoir jeter un bon vieux sortilège d'amnésie pour les pousser à oublier les événements qui venaient de se produire; elle se contenterait de nier en bloc. Le visage fermé, elle claudiqua le long du couloir en direction du parc. Elle ne ressentait rien d'autre, en cet instant précis, qu'une rage bouillonnante qu'il fallait laisser sortir.
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Re: La galerie des armures
Harmony Lin, le  Dim 22 Avr 2018 - 13:34

Alors que je me demande si je vais réussir à l'aider, à l'instar de la concierge, elle répond par un simple geste à ma question. Ma main est installée dans la sienne pour lui montrer que je suis là, que je la soutiens, que je ne partirai pas. Mais soudain, je ressens un grand vide à l'endroit où nous étions liées. Sans tout de suite comprendre, je regarde ma main désormais vide puis je relève les yeux vers Megan, qui est en train de se relever.

Je veux l'aider, la soutenir, mettre un bras autour d'elle pour qu'elle puisse s'appuyer sur moi, mais elle s'aide du mur. Son regard et ce qu'elle vient de faire montre clairement qu'elle ne souhaite pas que j'agisse. Je crois.

- Désolée, Harmony. Je n'ai confiance en personne.

J'ai la sensation qu'on me plante un couteau dans le cœur. Ma respiration est coupée. Elle que je porte si haut dans mon estime, dans mon amitié, vient de me rejeter en un sens. Et la peine empli mon être tandis que je la vois, claudiquant, partir. Sans se retourner une seule fois.

Les minutes passent, minutes pendant lesquelles je suis incapable de me déplacer, le cœur saignant et m'empêchant tout déplacement. Sa phrase cognant contre mon crane comme pour me faire comprendre que je ne suis pas digne de sa confiance. Que tous mes efforts pour gagner son amitié n'ont servi à rien. La douleur que je ressens à la main n'est rien comparée à celle que je ressens intérieurement.

Puis, petit à petit, la blessure que je me suis faite en frappant contre le mur se fait de plus en plus présente et remplace la sensation de vide qui m'a envahit. Alors je me relève avec un effort visible et je commence à me déplacer. Me traîner plutôt. Jusqu'à l'infirmerie.

[Fin du RP]
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