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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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La galerie des armures
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Harmony Lin
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Re: La galerie des armures
Harmony Lin, le  Dim 22 Avr 2018 - 13:34

Alors que je me demande si je vais réussir à l'aider, à l'instar de la concierge, elle répond par un simple geste à ma question. Ma main est installée dans la sienne pour lui montrer que je suis là, que je la soutiens, que je ne partirai pas. Mais soudain, je ressens un grand vide à l'endroit où nous étions liées. Sans tout de suite comprendre, je regarde ma main désormais vide puis je relève les yeux vers Megan, qui est en train de se relever.

Je veux l'aider, la soutenir, mettre un bras autour d'elle pour qu'elle puisse s'appuyer sur moi, mais elle s'aide du mur. Son regard et ce qu'elle vient de faire montre clairement qu'elle ne souhaite pas que j'agisse. Je crois.

- Désolée, Harmony. Je n'ai confiance en personne.

J'ai la sensation qu'on me plante un couteau dans le cœur. Ma respiration est coupée. Elle que je porte si haut dans mon estime, dans mon amitié, vient de me rejeter en un sens. Et la peine empli mon être tandis que je la vois, claudiquant, partir. Sans se retourner une seule fois.

Les minutes passent, minutes pendant lesquelles je suis incapable de me déplacer, le cœur saignant et m'empêchant tout déplacement. Sa phrase cognant contre mon crane comme pour me faire comprendre que je ne suis pas digne de sa confiance. Que tous mes efforts pour gagner son amitié n'ont servi à rien. La douleur que je ressens à la main n'est rien comparée à celle que je ressens intérieurement.

Puis, petit à petit, la blessure que je me suis faite en frappant contre le mur se fait de plus en plus présente et remplace la sensation de vide qui m'a envahit. Alors je me relève avec un effort visible et je commence à me déplacer. Me traîner plutôt. Jusqu'à l'infirmerie.

[Fin du RP]
Gabriel Michaels
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Re: La galerie des armures
Gabriel Michaels, le  Mer 23 Mai 2018 - 20:45


Limite à la patience


Pv Petyr


Alors, y'avait plein de trucs que je ne comprenais pas dans ce château, mais de manière générale je trouvais toujours l'inexplicable super interessant. Mais ça, là, je saisissais pas l'intérêt. Des armures magiques à quoi ça pouvait servir? Et puis, c'était quoi? Un fantome qui se prenait pour un chevallier médiéval? Autant j'avais toujours aimé les reconstitutions historiques, autant là je ne saisissais pas. J'avais jamais vu une seule d'entre elle partir en film cinématographique en tant que figurant. Jamais j'en avais vu une se battre avec une autre. Au mieux j'en avais croisé une ou deux la nuit, me collant une sacré frousse. Mais sinon, impossible de savoir pourquoi elles se baladaient tranquillement en manquant de reveiller tout le monde avec leur grincement.

Dans le bouquin de l'histoire de Poudlard, j'avais lu qu'elles avaient servies dans une guerre. Mais les bouts de pièces rouillées, ca ne servait plus à rien depuis bien longtemps chez moi... Du coup, en plein jour, je me retrouvais dans le couloir à scruter une à une les interstices de chaque casque pour voir si une communication quelconque était possible. Maintenant, j'etais sûr d'une seule chose : pas d'ectoplasme là dedans. Et puis la journée ça semblait dormir en fait. Perte de temps, autant l'avouer, tant pis, ce n'était pas comme si j'avais grand chose de mieux à faire... enfin si, étudier pour mes B.U.S.E.S.. Mais c'était rébarbatif et profondément ennuyant... oui, plus ennuyeux qu'inspecter une à une des pièces d'anticaire, seul, dans un couloir de l'école. Question de point de vue très certainement...

Toujours était-il que s'éterniser plus longtemps dans l'inspection d'une troupe morte ne servait finalement à  rien. L'estomac gargouillant me rappellait à l'ordre et en bon petit soldat, je me devais de céder à la requête. Abandon de mon armée silencieuse au profit d'une tranche de jambon ou quoi que ce soit d'autre, le programme me plaisait déjà et ce, malgré l'humeur taquine ses escaliers. Ces derniers avaient tout simplement decidé de faire grève ou de prendre une pause, me laissant dans mon hall l'armure comme un malpropre. Pourtant J'étais gentil avec ce genre d'équipement local. Je prenais toujours soin de tatoner ma première marche pour verifier qu'elle ne comptait pas de barrer par surprise. Je m'attendais donc à un minimum de considération de leur part, tant était soit peu que ce fut possible.

Planté à attendre de longue minute, je soupirais d'ennui et finissais par m'assoir en tailleur par taire. Je ne savais pas ce que cet escalier avait bien pu mal prendre, mais il avait décidé de me laisser ici un moment. Ingratitude du mobilier, je me croyais presque dans un vieux Disney qu'on nous passait à l'orphelinat.. plus qu'à patienter et faire tourner la baguette entre les doigts, ca attirerait sûrement la volée de marches.


Dernière édition par Gabriel Michaels le Ven 25 Mai 2018 - 16:30, édité 1 fois
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Re: La galerie des armures
Petyr Blake, le  Jeu 24 Mai 2018 - 20:55

RP avec Gabriel Michaels



Un monde étrangement fou peuplait la bibliothèque, les couloirs étaient eux aussi bondés et ne parlons même pas des dortoirs et de la salle commune qui hébergeaient leurs habitués. A croire que personne ne voulait le laisser seul. Et bien soit, Petyr ne s’était pas laissé abattre et à la place de devoir supporter la présence insupportable des « nuisibles » inintéressants qui faisaient du bruit pour pas grand-chose, il avait trouvé refuge dans la galerie des armures du château. Il était rare qu’il aille à cet endroit sombre et vide de tout peuplement, non pas pour son aspect lugubre qui ne le dérangeait certainement pas mais parce qu’il n’y avait rien à y faire. Pas d’ouvrages à lire, pas de divertissement quelconque, rien mis à part des rangées et des rangées d’armures qui se prolongeaient à n’en plus voir le bout. Et ces armures n’avaient certainement rien à lui apprendre. Elles prouvaient quoi donc ? Que les gens se battaient, peu importe l’époque? Beaucoup de gens visiblement. Etait-ce une nouveauté ?  

C’est donc un peu grognard que le jeune homme s’était rendu ici. Bon il faut dire qu’il ne s’y rendait pas souvent donc ça restait plus intéressant que de devoir passer son temps aux côtés de la grande majorité des élèves qui n’avait rien non plus à lui apprendre. Cependant, après avoir regardé une partie d’un couloir, il avait l’impression de tourner en rond. Grand dieu, des gens étaient-ils réellement passionnés par ces gros bouts de ferrailles, rouillés qui plus est ? Il lui semblait que chaque pas lui faisait perdre toujours plus d’intérêt pour ces imposants tas de fer, semblant identiques les uns aux autres.

A un moment, il s’arrêta, il avait entendu des bruits de pas réguliers. Il ne restait plus qu’à savoir si c’était une personne qui avait réellement de l’intérêt pour cela ou si c’était une armure qui avait fini par se décider de se dégourdir les jambes. Cette idée ne le rassurait pas vraiment, le face à face surprise dans une intersection avec une telle armure se mouvant seule serait de mauvais goût. Mais il soupira, un peu soulagé, en entendant que les pas étaient légers. Il n’était pas expert à ce sujet mais il pouvait être à peu près sûr qu’une armure se ferait un tout petit peu plus bruyante. Alors c’était un passionné ou un errant comme lui. Bon et bien, même si c’était un peu dérangeant de penser qu’il pouvait rencontrer quelqu’un ici, c’était un mal pour un bien, ça lui éviterait de devoir se trouver face à une armure vivante.

Bien, c’était « très enrichissant » les premières secondes mais ça devenait lassant. Il pensa, un peu désespéré, qu’après la petite demi-heure qui était passée, la bibliothèque se serait vidée. Il rejoignit alors les escaliers et freina ses pas en arrivant près de la sortie. Un peu plus loin, une personne se trouvait assise près du palier des escaliers. Ah, et voilà le second visiteur de ce lieu très fréquenté. En s’approchant, il détecta à son visage que c’était un élève, un adolescent. Très bien, pourquoi pas, il n’en tînt pas réellement compte, qu’il reste planté là si ça lui plaisait. Il passa à côté de l’élève, sans réellement le calculer. Cependant, un détail l’alarma. Plus il se rapprochait, plus il trouvait suspect que les escaliers ne se tournent pas vers lui. Cela jusqu’à ce qu’il arrive complètement au bord. Eh bien ? On ne somnole pas pendant les heures de travail, que faisaient-elles ces foutus marches ? Il attendit planté là, deux, trois, dix, vingt secondes en silence. Rien. Il grogna une valse d’injures dans sa barbe.

Qu’est-ce qu’il se passait encore ?
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Re: La galerie des armures
Gabriel Michaels, le  Ven 25 Mai 2018 - 15:36


Limite à la patience


Pv Petyr

Et une baguette qui tombait sur le sol, raisonnant dans tout le couloir vide. Je la glissais entre mes doigts, la faisant tournoyer de nouveau, regrettant que les escaliers ne trouvent pas le spectacle intéressant, pas plus qu’un garçon qui se retrouvait lui aussi bloqué sur le palier. Je ne l’avais pas vu arrivé, encore moins entendu jusqu’à ce qu’il se mette à grommeler de façon inaudible, attirant mon attention et un sourire amusé.

–Hey, si tu leur gueule dessus, j’pense pas que ça fonctionne. Et si t’essayes un truc pour les amadouer, j’suis preneur d’un p’tit conseil, car je ne sais pas y faire avec ces trucs.

Ou du moins avec tout le mobilier magique. Il suffisait de voir ce que ça avait donné avec les armures : chou blanc, et encore, le chou au moins c’était bon en salade, donc autant dire qu’à part me faire faire involontairement la poussière dessus, ça avait un peu servi à rien.  D’ailleurs, c’était surement ce genre de constat que le garçon piqué devant une volée de marches absente était en train de rager. Fallait pas qu’il fixe le vide comme ça celui là, il allait finir par tomber ou vouloir balancer les armures une à une pour essayer de rejoindre l’étage inférieur. Fallait pas, apparemment c’était vivant ces morceaux de ferraille.

-Par contre, oublie le concours de regard avec les escaliers, ça fonctionne absolument pas. J’suis sûr que si on leur fait croire qu’en fait on a plus besoin d’eux, ils vont se pointer. Comme par magie ! Enfin… Tu vois ce que je veux dire ?

Sourire large et enthousiaste malgré mon erreur de langage. J’oubliais toujours que certaines expression moldues devenaient franchement étranges une fois à Poudlard. Par définition, des marches qui se faisaient la malle, c’était forcément de la magie, donc si elles revenaient à nous, aussi... Bref une expression à bannir de mon vocabulaire rapidement.

– Fin bref. Reste pas au bord quoi, tu dois les faire flipper. J’suis Gabriel au passage, coincé là depuis un peu trop longtemps pour avoir réussi à louper ton existence. T’étais venu voir comment fonctionnait les armures toi aussi ? Ou tu t’étais paumé ? C’est pire qu’un labyrinthe ici, je continue à me paumer encore maintenant. Faudrait vraiment qu’ils collent des plans à chaque étage, ça serait franchement plus simple quand même.

Et là, en prononçant le mot « plan », je glissais les yeux sur la tenue scolaire du garcon, priant pour que ce ne soit pas encore un Serdaigle qui vienne me que malgré son intelligence il ne savait pas ce qu’était un plan d’évacuation.

- Tu vois ce que c’est un plan rassure moi. A force je vais finir par faire gaffe à chaque mot que je prononce, si tu me dis que non

Enfin, en soit, j’étais déjà sensé faire attention à ce genre de chose, c’était juste que ça devenait vite pénible à la longue
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Re: La galerie des armures
Petyr Blake, le  Dim 27 Mai 2018 - 15:01

RP: avec Gabriel Michaels

–Hey, si tu leur gueule dessus, j’pense pas que ça fonctionne. Et si t’essayes un truc pour les amadouer, j’suis preneur d’un p’tit conseil, car je ne sais pas y faire avec ces trucs.

Petyr se retourna, quasi-directement, très surpris de ces paroles, très naturelles, comme s’ils se connaisssaient depuis des années. Il dévisagea l’adolescent en face de lui, un sourcil levé. Qu’est-ce qu’il lui voulait celui-là ? Et puis arrêtez tout, quoi ? C’était pas un petit dysfonctionnement passagé ? Naturellement, par instinct de survie, des paroles sortirent presque aussitôt de sa bouche :

-Une seconde, ça a pas marché pour toi non plus ? Qu’est ce que c’est encore que ce bordel ?
termina-t-il, la dernière phrase plus doucement, plus adressé à lui-même qu’à l’adolescent qui avait lancé la discussion.

-Par contre, oublie le concours de regard avec les escaliers, ça fonctionne absolument pas. J’suis sûr que si on leur fait croire qu’en fait on a plus besoin d’eux, ils vont se pointer. Comme par magie ! Enfin… Tu vois ce que je veux dire ?

Cette fois-ci, il était déjà tourné vers le garçon mais il écarquilla les yeux. Il n’avait pas l’humeur à plaisanter. En fait, il ne l’avait pas souvent. Lorsque le jeune homme inconnu eût fini sa phrase, Petyr leva les yeux au ciel, un peu exaspéré, pas par son jeu de mot apparemment involontaire car ayant vécu la majorité de sa vie avec des moldus, il avait connaissance de ce genre d’expression qui n’avait aucun sens pour les sangs-purs qui ne fréquentaient pas l’autre monde. Non, il avait levé les yeux par rapport à la théorie avancée par le garçon châtain. Il faudrait être fou pour croire que ces escaliers voulaient juste leur jouer une sorte de tour. Cependant, désespéré, Petyr grogna en guise de réponse et se décida après quelques secondes à avancer, se rapprochant de fait du garçon, pour tester sa théorie. Il n’y croyait pas mais il n’aimait pas à l’idée d’être enfermé puis il n’avait lui-même pas de meilleure idée.

A quelques petits mètres du garçon maintenant, Petyr réflechissait sur la situation et cherchait une meilleure idée que le cache-cache avec l’escalier mais ses pensées furent interrompues soudainement par une énième prise de parole de l’autre élève :

– Fin bref. Reste pas au bord quoi, tu dois les faire flipper. J’suis Gabriel au passage, coincé là depuis un peu trop longtemps pour avoir réussi à louper ton existence. T’étais venu voir comment fonctionnait les armures toi aussi ? Ou tu t’étais paumé ? C’est pire qu’un labyrinthe ici, je continue à me paumer encore maintenant. Faudrait vraiment qu’ils collent des plans à chaque étage, ça serait franchement plus simple quand même.
Il continua quasi directement
- Tu vois ce que c’est un plan rassure moi. A force je vais finir par faire gaffe à chaque mot que je prononce, si tu me dis que non

Eh bien, Gabriel, tu n’es pas du genre à avoir peur du monologue pensait Petyr. C’était visiblement un moulin à parole. Et puis en plus, on aurait dit qu’il le prenait pour un idiot à s’assurer s’il comprenait bien ce qu'il lui racontait. Trop excédé et un peu gratuitement face à ce garçon qui avait tout l’air d’être très amical, il répliqua sèchement :

Eh bien… Gabriel c’est bien cela ? Je suis venu ici non pas par passion pour ces vieux débris ni même parce que je me suis perdu, je cherchais juste un peu de tranquillité. Et visiblement, c’est raté.

Il rajouta sur le même ton :

Eh oui, je sais ce qu’est un plan, tu peux t’exprimer comme cela avec moi, je ne suis pas idiot.

Il soupira, se retourna, repris un peu son calme. Décidemment, il se trouvait coincé partout en ce moment. Et le problème, c’est que c’était à chaque fois avec quelqu’un. Il se radoucit légèrement en pensant que ça lui avait permis de rencontrer Eros qui, contre toute attente, lui avait bien plu. Après quelques secondes de battement, il tourna à nouveau la tête vers Gabriel. D’un ton un peu plus posé mais toujours frustré d’être dans une telle situation à nouveau, il se dévoila :

Moi c’est Petyr.
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Re: La galerie des armures
Gabriel Michaels, le  Lun 28 Mai 2018 - 9:34


Limite à la patience


Pv Petyr

Ho ? V’la que j’étais face à un type qui avait pas vraiment compris que les escaliers faisaient tout ce qu’ils voulaient. Ce n’était pas question de bordel, mais juste concept de ce Château. Un léger sourire mutin sur les lèvres j’avais continué à parler jusqu’à ce qu’il trouve l’usage de sa voix pour avouer chercher un coin calme. Haussement de sourcil surpris. La tranquillité ? Dans ce château ? Avec le nombre qu’on était ? Il avait de l’espoir celui-là. J’aimais bien et lui adressais un large sourire renforcé par ses derniers propos. Si j’avais voulu le prendre pour un idiot, je m’y serai pris différemment à mon avis. Ce n’était pas ma faute si on ne pouvait savoir à l’avance si on parlait à des sorciers n’ayant jamais mis le nez ailleurs que chez eux ou non quand même. Restant assis par terre, mon sac à coté, je ne bougeais pas plus, tendant juste ma main vers le dit Petyr pour le saluer, conservant le même sourire trop ravi de ne pas être bloqué seul ici.

– bah, prochain coup, pour être seul, essaye le toit, ou ta salle commune. Serpentard c’est ça ?

Coup de menton amusé sur le blason de sa maison collé sur son uniforme scolaire. Je n’en avais jamais encore rencontré réellement, alors que leur salle commune n’était pas si loin de la mienne. Je ne connaissais que les stéréotypes stupides attenant à cette couleur, et les trouvaient risibles.

– Z ‘êtes pas des modèles de sociabilité à ce qu’il parait, ca doit être calme chez vous non ? Enfin, en tout cas, toi, tu sembles savoir communiquer. Et puis, désolé si tu l’as mal pris, mais quand j’utilise certaines expressions, j’ai l’impression d’avoir une chance sur deux pour qu’on ne me comprenne pas. Limite, le premier jour de la rentrée des classes, je suis passée pour un extra-terrestre quand j’ai dit qu’il serait intelligent de mettre des plans de secours sur les murs, du coup maintenant, je me méfie un peu

Enfin, se méfier était un grand mot en soit. Disons que j’y pensais après coup, rien de plus, et que généralement c’était trop tard. Enfin, là il semblait comprendre ce que je racontais du coup, pas besoin de faire traducteur moldu/sorcier. Pratique.

– Bref, du coup, désolé de t’apprendre que t’es coincé ici jusqu’à ce que ces satanés escaliers ne se décident de revenir. Tu cherchais à fuir la civilisation pour une raison précise ?  Ou coutume serpentine que de se cacher dans des recoins supposément abandonnés ? J’avoue que les armures auraient pu être un bon plan, surtout qu’elles semblent toutes pieuter, c’est triste…

Moi j’étais quand même venu pour les voir en plein fonctionnement pour tenter une communication, la déception restait à son comble.
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Re: La galerie des armures
Petyr Blake, le  Mer 30 Mai 2018 - 1:31

RP: avec Gabriel Michaels

Son actuel compagnon de ce qui pourrait se rapprocher d’une cellule, bien qu’elle soit immense, continuait de le scruter, tout sourire, ce qui ne manquait pas d’agacer Petyr. Rah mais il allait finir par lui filer des boutons à sourire tout le temps comme ça. Lui semblait aimer l’idée d’être avec quelqu’un à défaut de pouvoir partir, ce n’était pas réciproque. Le jeune serpentard continuait de grogner un peu tel l’asocial qu’il était. En étant coincé, tout le monde aurait préféré être avec quelqu’un, mais Petyr ne pensait pas comme ça. Il refusait de voir qu’être coincé ici seul ne serait pas mieux voire pire. Il risquerait de sombrer dans la folie plus rapidement qu’avec Gabriel, aussi insupportablement bavard soit-il.

Immédiatement après la présentation de Petyr, l’élève en face de lui tendit la main, pour le saluer convenablement. Petyr la lorgna longtemps, alternant de temps à autre avec les yeux de Gabriel. Il fit un pas en avant et finalement, avec peu de conviction, répondit à la poignée de main en l’accompagnant d’un soupir. Il ne savait pas trop pourquoi il lui avait répondu, peut-être la goutte de sympathie qui luttait et n’avait pas encore séchée dans son désert de morosité.

A la reprise de parole du garçon, Petyr secoua la tête négativement :

Il y a toujours des fouineurs vers le toit et ma salle commune est loin d’être un havre de tranquillité, elle est toujours pleine de vautours. dit-il, dédaigneux, sans répondre mais confirmant par le silence les propos de Gabriel sur sa maison.

Instinctivement, il scruta l’emblème qui parait l’uniforme de son semblable. Poufsouffle. Cependant, cette information ne lui était indispensable. Petyr se moquait un peu des maisons, ne se reconnaissant pas lui-même dans la sienne. Au fond, il savait que le choix du Choixpeau était le bon, il avait tout d’un serpentard. Il n’aimait juste pas ceux qui y appartenaient, tout comme il n’aimait pas les autres élèves dans leur généralité. Il n’éprouvait aucun sentiment d’appartenance envers sa maison, ni sa promotion, ni rien.

-Calme chez nous ? J’aimerais mais nan on peut pas vraiment dire ça. La seule chose qui doit changer avec les autres, c’est que ça se bat et se cherche un peu plus, mais ils causent autant qu’ailleurs. Ils sont tout autant chi*nt que les autres répliqua-t-il avant de ricaner et de continuer :
-Tu dois être le seul ici à penser que je sais communiquer. Et pour les expressions je connais ça aussi donc parles-moi juste normalement, pas comme aux autres idiots qui ne comprennent rien Il s’arrêta un instant et repris le ton froid qu’il avait perdu au fur et à mesure des quelques phrases qu’il avait prononcé en lachant simplement :
En fait, mieux que de me parler normalement, il t’est aussi possible de ne pas le faire tout court.


Il fit quelques pas en arrière, se retourna et fixa les escaliers mais ce n’est pas ce qui arrêtait Gabriel qui continuait de mettre en évidence que leur sort dépendait de ces derniers.


Et qu’est-ce qu’il attend, Jimenez pour les éduquer ces foutus escaliers ? Et non je cherche juste à pouvoir rester tranquille, du moins si c’est toujours possible ici. Je ne suis pas un passionné des armures comme tu dois surement l’être pour terrer ici.


Par sa dernière phrase, Petyr posait en réalité une question en essayant d’avoir l’air de ne pas le faire. Il ne voulait pas paraître pour un partenaire de discussion avec Gabriel sans quoi celui-ci lui raconterait probablement son entière vie mais il était toujours bon de savoir qui l’on fréquentait. Surtout quand vous êtes enfermés dans une vaste pièce sombre avec lui.
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Re: La galerie des armures
Gabriel Michaels, le  Mer 30 Mai 2018 - 11:00



Limite à la patience


Pv Petyr

Monsieur-joie-de-vivre en personne ce serpentard. Il ralait de la population possible sur les toits, et dans sa salle commune. Amusé, j’avais esquissé un sourire en coin à l’image des rapaces chez les serpents, ces derniers étant des prédateurs pour les écailleux, j’imaginais très bien la scène d’un troupeau d’élèvse de mauvaise humeur continuelle en train de s’agresser pour tout et n’importe quoi. Il suffisait que l’un mette les pieds sur le sofa, ou qu’un autre reste devant la cheminée pour déclencher un carnage de maison. Je me marrais sans trop de discrétion, en levant le nez sur le garçon qui scrutait mon insigne jaune. Il pouvait y aller à coup de réflexion et stéréotype stupide si ça le divertissait, ça n’avait jamais réussi à me perturber. Je savais bien que je ne pouvais prétendre à la supposée intelligence des piafs,  ni l’impulsivité des lions, et encore moins le dédain et la suffisance de mon interlocuteur, alors, être à côté des cuisines, ça m’allait parfaitement, quoiqu’en disaient les autres. Et puis. .. Ces couleurs, ce n’était qu’un moyen de coller des traits de caractères succincts aux gens rien de plus.

Néanmoins, je voulais bien avouer que ce Petyr collait bien à sa tenue de Serpentard. Dédaigneux à souhait, en train de râler pour rien, maugréant après ses comparses, il était vraiment amusant, et attisait ma curiosité pour les stéréotypes de base qu’on apprenait plus ou moins sans le vouloir en mettant un pied dans ce château.  Un ricanement perdu pendant qu’il crachait son venin étirait les commissures de mes lèvres, bien trop ravi de ce spécimen trop prompt à maudire la terre entière. Il allait se faire des cheveux blancs super tôt à bougonner autant. Et puis… demander aux gens de se taire de la sorte….. Il pensait vraiment que ça pouvait fonctionner ? Genre faire les gros yeux, les froncer, prendre une voix neutre et froide en disant « j’veux pas qu’on me cause ». Non ? Vraiment ? bah raté, un éclat de rire m’échappa, les cotes me faisait mal et je manquais de perdre ma baguette dans la foulée.

Mais il était sérieux comme tout. Impossible de contenir quelques larmes de rire naissant aux coins de mes mirettes. J’inspirais profondément pour essayer de me ressaisir, et me grattait l’arrière de la tête du bout de la pointe du murier magique. Lui, il rageait encore plus sur les escaliers, prêt à maudire sur 5 générations le directeur de l’école. C’était pas bon pour les nerfs ça, fallait qu’il souffle un coup le petit, et essayer de faire preuve d’humour, voir de sarcasme. Il s’y essayait en tour cas. Toujours le sourire aux lèvres, j’haussais les épaules, en récupérant mon sac sur mes genoux pour extirper une sucette de l’intérieure. L’emballage arraché, la sucrerie roulant sur ma langue, je la callais une seconde dans ma joue avant de la sortir de ma bouche pour pointer le Serpentard avec.

- T’en veux une ? tu me semble un peu trop sur les nerfs. Puis les armures, pas besoin d’être passionné pour se demander comment ça fonctionne. Simple curiosité en fait, mais ça a mené à rien du tout. Même pas un fantôme à l’intérieur, rien, le néan complet ! Genre ça bouge quand ça veut, comme ca veut c’est truc !ou alors c’est des esprits de vampires qui les anime. Et comme il fait jour, c’est fouttu pour tenter de savoir ! Bon, sucette, tu veux ? J’en ai d’autres, j’te propose pas la mienne. Puis à défaut de me faire taire, ça pourra peut-être réussir à te rendre moins aigri. C’est la salle sous l’eau qui te fait cet effet ? Pourtant ça doit être sympa comme tout, y’a vraiment un calamar géant ? Tu l’as déjà vu ?

Le bâtonnet à la fraise avait retrouvé le passage de mes lèvres, et entrechoquait de temps à autre mes dents pendant que je parlais. Les mains serrant mes chevilles pour me tenir plus ou mains correctement, je scrutais monsieur « le château c’est naze, les gens c’est naze, la vie c’est baze » de prunelles trop pétillantes d’enthousiame.
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Re: La galerie des armures
Petyr Blake, le  Ven 1 Juin 2018 - 1:09

RP: avec Gabriel Michaels

Petyr s’étalait, crachait son venin tel le serpent qu’il était sur tout ce qu’il pouvait lui passer par la tête, agacé de se retrouver encore et toujours dans la même situation, ça n’avait pas changé. Toutes ces mésaventures allaient finir par le rendre claustro à force. Et pour ne rien arranger, alors qu’il tapait verbalement sur tout ce qu’il pouvait, le poufsouffle se contentait de sourire en le regardant, semblant bien amusé de le voir à bout de nerfs.

Pire, à un moment, soudainement, il éclata de rire, presque à s’en tordre. Cela dura un moment, le poufsouffle ne semblait pas pouvoir s’arrêter. Petyr le regarda, fixement, un sourcil dressé. Il se demandait s’il n’allait même pas se rouler par terre. D’autant qu’il s’en rappelle, il n’avait lui-même jamais ri de cette manière. Mais qu’importe, il était évident que le garçon avait l’air de se moquer de lui et il n’appréciait pas vraiment.

-J’ai dit quelque chose de particulièrement hilarant ou tu te fous juste de moi ? lâcha-t-il froidement, en le regardant, ce qui ne faisait que renforcer son air grognon et glacial. Pendant un instant, il hésita à sortir sa baguette et lui régler son compte.

Le chatain, se calmant finalement, continua tout de même de sourire de la plus niaise des manières selon Petyr. Celui-ci sortit finalement une sucette de son sac et ne tarda pas avant de la diriger dans sa bouche avec gourmandise. D’ailleurs, poliment, il lui en proposa une. Petyr ricana et s’exclama quasi-directement, instinctivement :

-Ah ! C’est donc vrai que les poufsouffles règlent tous les soucis par la nourriture ! C’est gentil de proposer mais je t’assure, si ces sucettes me donnent ton insupportable et excessive joie-de-vivre, je ne le supporterais pas. Je préfère rester « aigri », tu apprendras à l’être toi aussi, tu dois juste avoir un peu de retard. Personne n’a rien à nous apprendre ici sur ce qu’on va vivre, on apprendra tous par nous-même à se méfier de la naïveté, ça ne fait que nous isoler de la réalité. déclara-t-il rapidement, emporté par ses émotions qui ne pouvaient être contenues dans cette situation.
- Et je t’assure, c’est pas un gros truc tentaculeux qui vit pas loin de là où je crèche qui va changer ça mais forcément à côté des cuisines, ça change le décor.

Il se retourna, à bout de force, scrutant à nouveau les escaliers, animé d’un infime espoir que pendant qu’ils discutaient, les marches auraient terminé leur plaisanterie. Le blondinet soupira : il n’en était rien. Peut-être qu’ils ne se pointeraient jamais. Cette idée le paniqua et cela s’extériorisa largement par ses mains qui tout d’un coup s’agitèrent et dont les doigts n’arrêtaient pas de s’agripper les uns aux autres. Crever ici, manquerait plus que ça, surtout avec lui à côté. Surement pas.

Ces pensées le firent craquer, il se déplaça vers le bord des escaliers, s’attrapa les cheveux des deux mains comme un possédé en s’accroupissant. Il se releva d’un coup et hurla de toutes ses forces d’une voix rauque :

-BORDEL, RAMENEZ VOUS OU JE VOUS JURE QUE JE VAIS VOUS CREVER ! UNE MARCHE APRES L'AUTRE!

Et voilà qu’il en était réduit à ça. Quelle est sa position sur l’échelle de l’impuissance quand on se met à insulter des escaliers ?[/center]
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Re: La galerie des armures
Gabriel Michaels, le  Lun 4 Juin 2018 - 9:33


Limite à la patience


Pv Petyr


Ho bah voilà qu’il prenait tout mal celui-là. J’avais juste hoché négativement de la tête, tachant de ne pas rigoler de plus belle, il aurait été capable de devenir rouge à force de s’énerver comme ça pour rien, ou me faire une syncope. N’étant franchement pas doué en magie médicale, je préférai éviter autant que possible, surtout qu’il refusait la sucette. Il ne savait pas ce qu’il perdait, mais tant pis pour lui, je n’allais pas insister plus que mesure.

Jouant à faire rouler ma sucrerie sur ma langue, l’oreille tendue, offrait une écoute amusée à la mauvaise humeur constante du dit Petyr. Une pique sur les stéréotypes à laquelle je rigolais en levant très légèrement ma sucette pour valider, et une promesse stupide quand à mon avenir sombre et froid. « Nope ». Pas moyen de devenir un jour un insatiable râleur, défaitiste, qui crache sur la vie. Si j’avais ce genre de trait de caractère dans le sang, ça se serait manifesté depuis bien longtemps. Niveau divination, le Serpentard avait besoin de cours de rattrapage, mais je le laissais parler en observant ses réactions excessives. Voila qu’il se tournait de nouveau vers les escaliers, espoir non dissimulé de les voir réapparaitre pour ne plus avoir à déverser le peu de venin qu’il avait sur la langue. C’était assez marrant quand même, de voir que dans un internat de cette envergure, il y’avait toujours des personnes désireuses d’être seule au monde pour maudire la planète entière. Comme si, à notre âge il n’y avait pas mieux à faire que s’apitoyer sur son propre sort.

Une brève réflexion perdue à me demander ce qui pouvait rendre le blond aussi taciturne quand sa voix, hurlante me fit sursauter. Sourcil rehaussé, sucette manquant de tomber de ma bouche, les mirettes choquées, le fixait totalement désabusé.

–Ok, tu te sens mieux ? Car bon… je ne vais pas te dire que tu peux pas tuer des marches, mais néanmoins, j’aimerai bien savoir comment tu te débrouillerais. Tu arracherais les pierres des dalles une à une ? En petit morceau ? Genre épilation ? nan franchement, ca m’intéresse de savoir si une menace quelconque peut fonctionner sur les escaliers !  Vraiment hein ! Ca m’éviterai d’avoir à être bloqué trop souvent à la limite…  Enfin, t’es sur tu ne veux pas une sucette ? Pour tes nerfs ça me semble tout conseiller, car, je ne te proposerai pas un massage à la place hein, alors autant faire avec du sucre. D’ailleurs qu’est ce qui vaut cette animosité ? tu ne voulais pas venir dans ce Château ? tes parents t’ont forcé ?

Non parce que, vous en conviendrez, ce n’était pas normal de rager de la sorte sans aucune raison. Les psys sorciers trouvaient normal de créer une rupture avec le cocon familial de la sorte ? De toute évidence, tout le monde ne le supportait pas... En tout cas, lui, là, il avait un sérieux problème de gestion de la colère… Et moi, ça me faisait penser à Killian, qui avait promis de se barrer de l’Irlande, comme il disait, car aucune famille d’accueil ne serait apte à le comprendre. Alors, il l’avait fait, non sans avoir fait voir des vertes et des pas mures à nos tutrices. Ca m’avait fait rire à l’époque, c’était toujours le cas aujourd’hui. Calant ma sucette dans une joue, je penchais la tête en arrière pour prendre appui sur le muret esquissait un léger sourire, le Petyr avait éveillé ma curiosité, comme Killian à l’époque.

– Moi, je crois pas qu’on ait besoin d’être aigri, qu’importe ce que tu peux reprocher à la vie, c’est toujours à toi de faire en sorte qu’elle reste intéressante et amusante. T’as eu quoi pour râler autant ? Y’en a eu des comme toi à l’orphelinat, qui se lamentaient et qui rageaient pour rien, à croire que c’était la faute des autres quand il se passait quelque chose. Et c’était franchement bête car ils ont perdu leur temps à râler pour rien, ça les a pas aidé. C’est quoi ton souci à toi ? jaloux de ne pas être à côté de la cuisine c’est ca ? Avoue ! Mais faut pas tu sais, tu peux y aller quand tu veux toi aussi hein

Sourire amusé, sachant pertinemment que ce n’était pas le manque d’alimentation qui perturbait le blond.
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Re: La galerie des armures
Petyr Blake, le  Mer 13 Juin 2018 - 15:50

RP: avec Gabriel Michaels

Petyr fixait le sol, accroupit, la tête baissée, dans la même position qu’un boxeur sonné qui viendrait de perdre un combat. En lui, un sentiment de vide prenait le pas sur une colère due à son impuissance. Le silence fut maître pendant quelques secondes. Si l’attitude de Petyr était changeante, variant de colère à désespoir, celle de Gabriel demeurait calme voire amusée. Bien que le blondinet puisse trouver cette attitude ridicule, au moins, le poufsouffle avait l’air heureux et tranquille. Il se contentait de l’observer assidument, tel un sujet d’étude pouvant le divertir au moins le temps que la situation s’arrange.

Le calme prit fin lorsque Gabriel reprit la parole. D’abord au sujet des escaliers ce que Petyr ressentit comme une vraisemblable autre moquerie et à laquelle il répondit seulement par un soupir agacé. Ensuite, le poufsouffle lui proposa à nouveau de noyer son mal-être dans la sucrerie puis enfin commença à émettre des hypothèses sur les raisons qui pouvaient expliquer l’humeur du serpentard. Et puis quoi encore ? Il fallait forcement une raison pour être en colère maintenant ? Lorsqu’il évoqua le fait qu’il ne semblait pas vouloir être ici et qu’il aborda le sujet de ses parents, Petyr se redressa et se retourna vers Gabriel. Il le dévisagea mais ne l’interrompit pas, voyant qu’il allait continuer de parler. Cependant, un large sourire vicieux se dessina sur le visage du jeune garçon lorsqu’il entendit « orphelinat » et il répliqua directement par un ricanement après que le poufsouffle aît fini de parler.

Il s’avanca lentement vers Gabriel, d’un pas plutôt fourbe et malsain que rassurant tout en répondant :

-Oh ? Orphelinat dis-tu ? Désolé Monsieur Positive-Attitude mais tu ne fais que refouler de plus belle ce qui est sous tes yeux. Je ne me lamente pas, je constate. Je prends ce que je vis mais aussi ce que je vois et je me fais une idée générale. Et ce que j’en tire, c’est que la vie n’est pas aussi bleue et ensoleillée que tu sembles la voir. Ou essayer de la voir je ne sais pas d’ailleurs.

Il ricana de plus belle, arrivé à quelques mètres seulement de l’autre élève puis continua

Mais je t’assure, c’est pas pour autant que j’ai pas envie d’être ici et ce n’est pas mes parents qui m’auraient forcé à venir. Ce château est ma seule maison, ce n’est pas pour autant que je dois niaisement le diviniser en me disant à quel point là où je vis est formidable et que ma vie rayonne chaque jour qui passe. Mais d’ailleurs à ce propos, je suis sûr qu’au fond, je ne t’apprends rien.

Ses genoux se fléchirent pour arriver au niveau du jeune garçon assis à ses cotés. Il marqua un silence et reprit, incapable d’imaginer même avec le peu de détail qu’il connait sur sa vie, il puisse l’apprécier:

Tu dois être en plein déni. Tu es comme moi au fond. Je ne sais pas comment tu t’es retrouvé là où tu as grandi mais le fait est que tu as été lésé par la vie. Toi aussi tu es un abandonné. Tout comme moi. Tu vas me dire que la vie à côté de la cuisine suffit pour compenser le fait que tu n’as pas eu de parents pour t’aimer, c’est ça ?

Il regarda Gabriel droit dans les yeux mais son sourire vicieux s’était estompé. Malgré ses propos très durs, il ne cherchait pas tant à faire du mal au garçon mais voulait « le réveiller ».
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Re: La galerie des armures
Gabriel Michaels, le  Jeu 14 Juin 2018 - 15:53


Limite à la patience


Pv Petyr

Ah mon analyse semblait avoir attiré son attention. J’avais même l’impression d’avoir un public. Chose étrange. Pas déplaisante, mais étrange en soit.  Quelque chose avait su attendre son humeur de chien, dessinant sur ses lèvres un rictus mesquin ou quelque chose du genre. Le style de sourire qui n’en était pas et qui collait au stéréotypes stupides attribués aux serpentards. Amusant à voir. Je me demandais bien sur quoi il allait étendre son venin désormais. Faisant rouler ma sucette d’une joue à l’autre, je ne le lâchais pas du regard et le regarder s’enrouler sinueusement autour de ma rhétorique trop sucrée à son gout, en bon écailleux qu’il était.

Bien sur qu’il rebondissait sur le mot « orphelinat ». Ce simple mot faisait réagir les gens, en bien, en mal, en compassion, en incompréhension, mais il ne laissait que rarement indifférent. J’avais, depuis toujours, apprécier observer les différentes réactions qui résultait de cet aveu. Là, j’avais un spécimen qui voulait jouer sur la carte « bouh c’est moche, c’est super triste, tu dois avoir mal, dis que t’as mal ». Les plus divertissants à mon gout. Car pour avoir un quelconque ressentiment négatif, encore aurait-il fallait que je me sente différent des autres gosses quand j’étais plus jeune. Hors, ça n’avait jamais été le cas. Surement car j’avais toujours été très bien entouré. Ou juste car il n’avait jamais été dans mon tempérament de me plaindre de quoi que ce soit. C’était une perte de temps et d’énergie. Autant plutôt faire d’une différence une force.

Alors, sourire en coin en pleine délectation du divertissement qu’il m’offrait, je gardais la tête appuyée contre le mur, le suivant des yeux dans ses mouvements jusqu’à ce qu’il cesse de gigoter. Petit lion en cage ce garçon en fait. Il ne rêvait que de mordre ou griffer à l’écouter. Comme si le fait de ne pas avoir de parents pouvait être changé par une attitude aussi « dark ». Enfin... je voulais bien lui offrir une oreille attentive à ce petit blond. Il ricanait de temps à autre, mais là encore, simple façade d’amertume que j’observais silencieusement. Puis finalement, s’agenouillait à mon niveau, comme si ces prochains mots se devaient plus importants que les premiers. Je me redressais, m’attendant à la révélation de l’année, commissures de lèvres rehaussées de plus belle, plantant mes opales dans les siennes du genre Vas-y, j’t’écoute dis-moi en fait ce que je dois savoir que j’ignore sur ma propre vie. Et là… rien de nouveau, rien de transcendant, juste les palabres d’un type essayant de taper à l’aveuglette sur un point sensible n’existant pas. Impossible de ne pas rire de plus belle en attrapant mes chevilles ramenées vers moi.

– Nan sérieusement ? C’est vraiment ta vision des choses ? Tu te sens lésé car tu ne connais pas tes géniteurs ? Et alors ? Ca change quoi ? Comme moi, t’as eu une famille aimante qui t’as choyé et élevé jusqu’à ton arrivée dans ce château non ? T’étais pas dans la rue à mon avis. Du de grandir dehors quand on est un gosse. Mais je vais te décevoir monsieur je maudis la terre entière. Je ne suis ni dans le déni, ni aveuglé par quoi que ce soit. Mes parents m’ont déposé à l’orphelinat et devait bien avoir une raison. Un jour plus tard, si ce dois être ainsi, je saurai pourquoi et croiserai peut etre leur chemin. En attendant, dans ce château, ca ne semble pas être au programme, et je ne ressens aucun manque quant à leur existence. je n’ai peut-être pas un papa et une maman comme tout le monde, mais j’ai bien deux mères qui ont toujours pris soin de moi et qui m’ont appris qu’être différent n’était pas une tare. Je n’ai pas besoin de compenser quoi que ce soit, rien ne m’a été retiré. Je n’ai rien à refouler non plus tu sais. Je vais parfaitement bien avec mon passé, avec mon présent et mon vécu. Les sucreries c’est juste car j’aime bien, tu devrais essayer quand même ! »

D’un plop bruyant je retirais la mienne de la bouche et la lui tendais en souriant de plus belle. Les nerfs de ce type allaient fini par claquer un jour ou l’autre. Il était aussi tendu qu’un sous-vêtement féminin comportant que peu de tissus.

–Y’a forcément des trucs moches, mais rien ne t’obliges à rester bloqué dessus, tu verras, c’est mieux  

Sinon, là il etait bon pour le suicide à 20ans celui là. Ca serait dommage, y'avait plein de choses à voir hors de ce chateau.
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Re: La galerie des armures
Petyr Blake, le  Mer 20 Juin 2018 - 3:09

RP: avec Gabriel Michaels

Petyr scrutait Gabriel les yeux grands ouverts, ne prenant même pas le temps de cligner le spectacle qu’ils attendaient allait être superbe. Même si le poufsouffle lui en mettait une en guise de réponse, ça aurait au moins pu créer un germe d’idée qui aurait fini par se généraliser dans tout le corps. Quel beau spectacle qu’est celui de l’enfant naïf qui devient homme morose. Leurs regards s’étaient croisés. Allez, il est temps de se réveiller, tu as passé l’âge pour ça.

Le sourire de Petyr s’effaça aussitôt que celui de Gabriel se transforma à nouveau en rire. Pas un rire jaune qui laissait entrevoir détresse et frustration comme ceux du jeune serpentard et précisément celui-là même qu’il attendait en réponse. C’était le même rire. L’exacte même tonalité que lorsqu’il avait commencé à rire pour se foutre de lui il y a à peine trois minutes. Le jeune serpentard ne comprenait pas. Il le fixa longuement. Ce n’est pas possible. Ca doit être puissant ce qu’il a dans ses sucettes pour pas se rendre compte à quel point il se trompait pensait Petyr. En tout cas, si une substance le rendait comme ça, il ne voulait toujours pas y toucher.

Il l’écouta, longuement. Ce dernier relativisait tout, prenait le bon aux dépens du mauvais, tachait de rester positif dans toute circonstance, telle était sa philosophie. Petyr ne connaissait ce garçon que depuis quelques paires de minutes mais pourtant, lorsqu’il eût fini de parler, c’est comme si quelque chose se déchirait en lui. Il n’avait pas réellement eût l’occasion de tomber sur quelqu’un qui avait l’air d’avoir eu une enfance moins normale et joyeuse que dans les téléfilms niais de Noël qui inondaient le petit écran lors des fêtes de fin d’année. Et pour une fois qu’il en trouvait un, celui-ci semblait finalement heureux d’avoir mené cette vie d’abandonné dès la naissance. Petyr explosa.

-Mais ca change littéralement tout. Et ne te méprends pas, je connais mes si doux et aimants géniteurs. Ce n’est pas le même abandon, j’ai eu la foooormidable chance de les cotoyer pendant la moitié de ma vie même. Mais au final, ça reste la même chose, on a été des boulets, faut l’accepter. Mais tant mieux ! Ravi que tu aies pu avoir des gens qui ont pu t’aimer à défaut d’avoir eu de vrais parents. Mais tout cela ça reste du curatif. Peut-être qu’on t’a aimé, mais peu importe, ça n’enlève pas cette maladie infantile et incurable que tu essaies de cacher. Tu es une personne lésée, comme quiconque.

Il s’était redressé en répondant et avait fait quelques pas en arrière. Tout en parlant, il pointait du doigt, presque fou de rage, le jeune homme en face de lui, d’un air moralisateur. Il continua tandis que des larmes (à peine contrôlées pour ne pas dévaler ses joues) vinrent rajouter une nouvelle teinte à ses yeux injectés de sang, puissamment entrainée par l’afflux de mauvais souvenirs que lui ramenaient ce genre de discussions assez rares.

-Et tu ne me connais pas. Tu te trompes. Même la rue n’aurait pas voulu vivre là où j’ai grandi, même pour dix minutes et tu y aurais grandi avec moi, il est certain que tu te serais rendu compte de l’évidence.

Une mèche de ses cheveux, emportée elle aussi par la colère de Petyr, était venu devant le haut de son visage, ne dissimulant que très faiblement ses yeux qui trahissaient le mélange d’émotions qu’il ressentait. Il se sentait comme trahi, pourtant sans aucune raison. Il leva les yeux au ciel, sa poitrine battait fort, comme si son cœur avait été trop brutalement réveillé par les cris du jeune garçon et que l’organe vital voulait prendre quelques vacances bien méritées. Il se retourna et passa une main dans ses cheveux pour les remonter. Comme s’il menaçait de s’effondrer à cause du mélange de colère, d'amertume et de tristesse, il s’appuya à un mur, première béquille qu’il pu trouver.

D’une voix un peu rauque et étranglée par l’émotion, il rajouta bien plus doucement :

-Tu te trompes sur toute la ligne.
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Re: La galerie des armures
Gabriel Michaels, le  Ven 13 Juil 2018 - 19:36


Limite à la patience


Pv Petyr

Désolé pour le retard ><

Il écoutait, bon ou mauvais signe je ne savais pas trop. En tout cas, j’avais un aratoire docile pour le moment, même si son sourire s’était fané par l’incompréhension. Il croyait dur comme fer que je faisais semblant ? Mais pourquoi ça ? Quel intérêt de dire des choses que je ne pensais pas ou pire d’être quelqu’un d’autre que ce que j’étais ? S’il fallait voir toujours le verre à moitié vide, autant le boire entièrement, au moins si ce n’était pas du jus de fruits ce pouvait finir sur une vision du monde différente, plus colorée. Aussi, les mirettes joyeuses plantées sur le Serpentard, je passais la sucette d’une joue à l’autre, attendant, pour une fois sagement, de savoir ce qui le rendait amer à ce point.

Il avait des parents apparemment. Une relation complexe avec, et surtout se dévalorisait pour une raison qui m’était inconnue. Il s’estimait boulet. Poids au pied d’un géniteur. L’image était étrange, m’arrachant un haussement de sourcil, ne comprenant pas réellement. Pas plus que je ne saisissais son acharnement à chercher à me blesser en me parlant de mon manque de père et de mère. Je le lui avait déjà dit, ça ne me dérangeait pas, je m’estimais même chanceux de ne pas avoir fini comme lui, amer et désagréable en estimant qu’il me manquait quelque chose. D’ailleurs, il lui manquait quoi à lui pour se comporter comme ça ?

A dire que je cachais quelque chose, moi, tout ce que je voyais, c’était qu’il était le seul à avoir des secrets qu’il n’arrivait pas à porter. Ce poids du silence semblait lourd et douloureux. Dubitatif, je regardais ses larmes pétiller dans ses prunelles, scrutant de temps à autre l’index qu’il me pointait dessus, attendant une illumination, une vérité dont on m’avait dépossédé et…. Non. Rien, juste une vague de colère, l’assurance que je ne le connaissais pas –ce qui était logique, première fois que je le voyais ce type bizarre- et une explication bancale comme quoi sa vie avait été pire que la mienne. J’voulais bien le croire moi, surtout vu l’état dans lequel il se mettait. Y’avait pas besoin de hausser la voix ou de s’exciter sur sa mèche de cheveux. Pour ça aussi y’avait des solutions : le coiffeur. Y’avait des solutions partout, tout le temps, sur tous les sujets, suffisait de bien vouloir les voir. Enfin, lui, il ne me semblait pas mal aveuglé par son propre nombril pour lever le nez et apprendre à respirer. Dommage quand même.

La tète dodelinait de droite et de gauche, appuyée contre le mur, ne voyant pas trop quoi dire. Ok il n’était pas content, mais après ? S’il se contentait de ruminer, ça ferait pas avancer son histoire dramatique. Il n’avait jamais regardé la télé ou lu des livres ? Faut toujours un rebondissement pour que les choses bougent, faut pas rester à se lamenter comme une fillette privée de dessert.

- Ca y est ? Ça va mieux ? Le mur est confortable ? Tu peux pleurer si tu veux moi ça ne me gêne pas. Par contre, c’est gentil de dire que je me trompe et que je cache un truc. Mais non, j’t’assure, je n’ai pas été lésé, on m’a juste donné un autre jeu de carte que le tien ou d’autres personne. C’est tout. Et ça ne change pas grand-chose au final. Regarde-toi, t’es même pas capable d’apprécier la douceur d’une sucette car t’es trop coincé dans rancœur. A un moment, faut que ca sorte ce genre de truc, tu peux pas garder éternellement, quoi que ce soit. Et puis… t’sais, l’avantage de se tromper, c’est de pouvoir apprendre des choses qu’on ignore. Alors, dis-moi, en quoi j’me du coup ? Genre t’es pas vivant ? Pas ici ? C’est pas car t’as pas eu la route que tu voulais qu’elle t’as pas amené à où tu devais être. Du coup, pas besoin de surjouer.. Une sucette maintenant. ?

Je lui tendais une neuve, toute belle dans son emballage de couleur, car bon, moi je voulais bien qu’il évacue tout ce qu’il avait sur le cœur, mais si c’était pour se contenter de se morphondre autant dire que ça servait strictement à rien. A l’orphelinat, quand un petit pleurait pour rien, on lui demandait s’il voulait une baffe, je devais peut être faire pareil ?

– Une baffe sinon ?

Pourquoi pas hein
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Re: La galerie des armures
Haiko Kanakis, le  Dim 11 Nov 2018 - 16:17

L'ange gardien
Pv Jennifer Wilson

Le cœur qui bat vite - un peu trop. Ah, oui. Oui forcément parce que sans faire exprès on arrive à rien de vraiment concret. Et moi j'étais muet, enfin presque. Je ne parlais pas, ça au moins c'était un fait, on pouvait réellement s'en rendre compte et puis se demander pourquoi. Pour certains c'est de naissance, d'autre suite à un traumatisme. Moi je pense que c'est par choix mais j'avouais ne pas en être sûr. On ne sait jamais rien quand on à onze ans. Si j'avais eu des parents normaux sans doute m'auraient-ils envoyés chez un psychologue, le genre de tortionnaire moldu qui d'un de vos mots montait des tonnes de théories sur papier. Mais, non, ma maman m'aimait, mon père était sorcier, ma sœur véritablement muette alors lorsqu'à sa naissance j'ai arrêté de parler ; personne ne sait vraiment inquiété.

Mais regarde leurs mains aujourd'hui qui m'attrape par le col. La douleur qui subitement nait au creux de mon dos quand de deux bras ils me poussent contre un mur. Je grimace sans prononcer le moindre mot. Pourtant ils insistent Parles ! Parles ! et mes mains qui répètent je ne peux pas, je ne peux pas. Mais il ne sont pas satisfait et moi j'ai la tête qui tourne. Je ne comprends pas. Pourquoi la différence leur fait elle aussi peur ? me lâcheront ils si je laisse les sons sortir de ma gorge ? Mais je m'en trouve bien incapable. Je crois que j'ai même oublié comment faire. Je suis seul à présent.

Je voudrais imaginer quelque chose de beau, de chaud, d'heureux et puis c'est tout. Un paysage sans méchant pour me frapper, pour tenter de me faire parler. J'ai l'impression que rien ne va, que le monde se referme sur moi. Et je reste là à galoper dans mes pensées pour échapper aux insultes que me jettent mes bourreaux. Ils sont deux, c'est étrange comme j'ai peur. La crainte est un sentiment particulier. Il fait naître dans la gorge des boules en papier qui bloquent et assèchent sans se ramollir. Je ferme les yeux mais il crient plus fort alors je les regarde encore. Je vois leurs visages enfantins et leurs mains de brutes épaisses qui semblent prèts à me faire la peau pour entendre ma voix. Leurs uniformes les prétendent vert et argent et sur mon visage ne se marque même pas l'étonnement. J'ai l'impression d'avoir accepté mon sort. Parles ! Parles ! je ne peux pas, je ne peux pas. Et un coup un peu trop violent atterrit sur mon nez. J'ai mal, le sang coule et j'espère qu'il n'est pas cassé.

Jennifer Wilson
Jennifer Wilson
Référent·e en formationSerdaigle
Référent·e en formation
Serdaigle
En ligne
Année à Poudlard : Sixième année

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : - Fourchelang


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Re: La galerie des armures
Jennifer Wilson, le  Sam 17 Nov 2018 - 23:43

D’un pas décidé, je me rendais à la salle commune de ma maison pour y déposer les quelques livres que j'avais entre les mains, trop gros pour rentrer dans mon sac. Même si mes amis se comptaient encore sur les doigts de la main, j’avais su facilement trouver ma place à Poudlard. En dehors des cours, on me laissait généralement tranquille ce qui me convenait assez. Toutefois, j’avais fait la rencontre d’un jeune Poufsouffle, quelques jours avant, et le courant était aussitôt passé. J’espérais bien le recroiser une nouvelle fois. Notre conversation avait pris une tournure des plus inattendues. Je lui avais alors prêtée une oreille attentive et tentée de le réconforter après la révélation qu'il m'avait faîte à propos de sa différence qui n'en était pas une.

L’injustice était une chose que je ne supportais pas et qui me faisait d'ailleurs presque horreur. Je ne saurais dire pourquoi. Je n'avais pourtant pas vécu de traumatisme durant ma propre enfance mais j'avais pu voir et entendre, dès mon entrée dans le monde magique, au fur et à mesure, les décadences de ce monde. Mon désir de faire carrière auprès des Aurors ou au Ministère pour la justice prenait son point de départ certainement de là. La peur pouvait faire faire aux gens des choses dont ils ne se rendaient même pas compte.

En parlant d’injustice...

Alors que je débouche dans un autre couloir qui ne me rappelait pas le chemin habituel, l'orientation toujours et moi... je m’arrête net en voyant deux Serpentard s’en prendre à plus jeune qu’eux. Un garçon sans doute âgé de 11 voir 12 ans tout au plus et qui appartenait à ma maison à la vue de son uniforme. De loin, je me mis à les surveiller du coin de l’œil faisant mine d'être occupée avec un bouquin. D'après ce que je pouvais voir rien ne semblait amical dans leur relation. Le coup de poing sur le nez du gamin fut le geste de trop.  

Rapide comme l’éclair, je m’aperçois à peine que je lâche toutes mes affaires pour venir alors en aide au jeune Serdaigle. Je m’interpose alors entre lui et les deux autres les fusillant sans tarder du regard. Ces deux-là, ils allaient m’entendre !

« Non mais ça va oui ?! Vous vous croyez où ?! »

« Toi, la blonde, on ne t’a rien demandé. » dit l'un d'entre eux d'une voix qui se voulait acerbe et qui semblait être le meneur du groupe.

Sa remarque ne m'atteignait pas pour autant. Ces imbéciles ne méritaient en fait même pas qu’on leur prête attention.  

« Deux contre un.... bravo quelle mentalité, j'adore. Je peux savoir ce qu'il vous a fait ? »

Ma baguette ne met pas longtemps à sortir de ma poche pour leur montrer que je n’hésiterais pas à m’en servir si besoin.
Tant pis si je me faisais prendre et punir par la suite...
En fin de compte, j'opte pour une autre menace mais la baguette n'était pas plus mal pour les effrayer un peu plus encore.

« Je me demande ce que penserais votre Directrice de Maison alors je vous conseille tout simplement de filer et tout de suite si vous ne voulez pas que je lui rapporte tout... »

C'est peu fiers qu'ils finissent finalement par s’éloigner sous ma menace. Levant les yeux au ciel, ces derniers ne les quittent pas jusqu’à ce qu’ils disparaissent... Bon débarras ! Juste des idiots qui ne savaient pas quoi faire de leur journée… Je me retourne reportant mon attention sur le jeune garçon et m’approche doucement vers le jeune enfant rangeant ma baguette, un air désolé sur le visage. Le pauvre, ils ne l'avaient pas raté et lui semblait apeuré. J'avais cru comprendre qu'il ne parlait pas et il n’avait sûrement pas besoin en plus de ma pitié mais je ne pouvais, à cet instant, ne ressentir que de la peine, lui qui n’avait rien demandé à ces deux guignols. Je lui aurais bien jeté un sort pour alléger sa douleur ainsi que sa tristesse par la même occasion mais la magie en dehors des cours, d’après le règlement que j’avais pu lire à mon arrivée, était interdite. Je tente alors d'examiner son visage, il fallait faire immédiatement quelque chose dans tous les cas.

« Hey. Fais moi voir. Tu ne peux pas rester comme ça.
On va à l’infirmerie et c’est non discutable. »
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