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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Dans des escaliers délabrés
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Time Alyster
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Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Time Alyster, Mar 20 Mar 2018 - 21:05


La réponse se faisait attendre, et cela mettait Time mal à l'aise.
Un long silence s'installa, et la jeune Asiatique se mit à le fixer.
Le malaise se fit ressentir un peu plus.
Un sourire narquois semblait se dessiner sur ses lèvres.
Qu'y avait il de si drôle ?

- Tu n'avais pas dit ne pas vouloir me déranger ?


Avait elle pesté.
Ces mots le poignarda.
Elle se fichait ouvertement de lui.
Alors que, pour une fois, il n'avais pas rejeté quelqu'un.
Tous les mêmes.
Tous des serpents sifflants leurs cracha toxique à la moindre occasion.
Il comptait bien répondre, mais il était assez tard, et Time voulait en finir avec cette petite peste, de toute façon, elle ne ferait pas le poid.
Il commençait à se retourna, et la phrase de trop arriva.


- A moins que tu ne sois perdu ? Un serpentin trop loin de son trou.

Un petit rire narquois vint soutenir les paroles de la jeune rapace.
La colère montait.
Une sale petite peste parmi tant d'autre de toutes façon. Elle allait recevoir la leçon qu'elle méritait.
Elle avait quelques année de plus. Il avait déjà réussis à envoyer paître le préfet des Gryffondor, donc, il avait ses chance.

-"Oh, je me pris de m'excuser, je ne savais point que j'étais devant vous.
Vous qui êtes si grande, vous qui êtes si bonne, vous qui êtes si divine, si...
Si méprisable."


Il haussa les épaules sur les derniers mots.
Il insista bien sur le mot méprisable, pour effacer les fausses flatteries qu'il venait de faire.
Il reprit :

-Les flatteries ne sont points ton points fort à ce que je vois, aurais-tu mal dormis ? Te serais-tu mal levée ?
Un mauvais cour peut être ?
Excusez moi de vous importuner ainsi, mais j'espère que votre présence quotidienne n'est point à la hauteur de cette piètre prestance que vous m'avez faites à l'instant.


Il espérait que cela suffirait à la faire taire. Il commença à partir, et jeta un dernier coup d’œil au cas où


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Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Invité, Sam 24 Mar 2018 - 14:26


Quelques petits mots suffirent pour que le masque tombe. Il glissa le long du demi-visage et vint s’éclater sur la pierre du sol en un éclaboussement de milliers de morceaux de mensonges. Il découvrit des traits transformés par la violence des sentiments qui faisaient rage derrière les prunelles, une colère dévastatrice gauchement contenue par un enfant qui ne se connaissait pas encore assez bien. L’azur ne retint pas son gloussement. A quoi bon faire semblant quand on est si mauvais acteur ? Pour tromper, le talent est nécessaire. Dans un froissement inaudible, l’ennui pris son envol loin des frêles épaules. La jeune sorcière avait trouvé un nouveau jouet prometteur.

Le timbre même avait changé, les mots se voulaient coupants, mais la force de l’habitude les fit sonner comme de simples paroles vides formées par une langue inexpérimentée. Comme lors de son échange avec la vipère, Aoi prit le parti de ne prendre en compte que ce qui l’arrangeait. Elle laissa les flatteries gonfler son orgueil, boule dans sa poitrine qui ne cessait d’augmenter et finirait par l’avaler toute entière.

Le passage au tutoiement se fit brusquement, ce qui provoqua l’épanouissement d’un sourire pensif sur les lèvres rosées. Allons bon, le serpentin commençait à croire qu’il avait à faire à une égale, elle se devait de rétablir la vérité. Parce que c’était cela que d’être une représentante de la maison du savoir et de l’élévation intellectuelle, répandre la connaissance. Une supplique suivie de piètres excuses. Puis d’un dos au goût d’incomplet.

- Tu fuis déjà ? Air provocateur. Que de mots pour une si décevante conclusion… Mouvement de tête faussement attristé.

Quelques pas vers son adversaire du jour, courbe légère pour le contourner sans le frôler, demi-tour dans un voltigement de cheveux pour le soumettre à nouveau au scrutement des globes d’acier. Regard mensongèrement attendri, comme une main qui se tend vers un visage enfantin noyé de larmes.

- Besoin de reconnaissance peut-être ? Tu veux que je te dise des mots gentils petit serpentin ? Susurra-t-elle dans un frisson d’excitation.
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Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Time Alyster, Mar 27 Mar 2018 - 15:43


Un gloussement.
Une attente.
Un mal-être.

- Tu fuis déjà ? Que de mots pour une si décevante conclusion…

Les mots de l'Aigle avait frappé Time. Comment répondre à cela ? Elle se fichait de lui, et il n'avait rien à répondre. Une vague de mal être le pris et il se sentit assommé, comme si il avait le tournis... La jeune Aigle le contourna et le fixa après avoir balancé ses cheveux sur Time au passage. Sa colère montait. Ce plaisir à humilier.... Sa rage hurlait. Ce genre de comportement lui rappelait que trop bien cette autre... la simple pensé envers lui lui fit serrer les poings, il allait dégainer sa baguette lorsqu'elle pesta:

- Besoin de reconnaissance peut-être ? Tu veux que je te dise des mots gentils petit serpentin ?

L'idiote. Venait clairement de lui donner de quoi rebondir et de quoi répondre. Un sourire presque malsain se dessina sur son visage.

-Besoin d'attaquer ? Elle ne serait pas un peu lourde par hasard la grande buse ?

Time du se mordre les lèvres pour ne pas ajouter plus de mots, il ne devait pas faire d'autres erreur, il était assez fatigué comme ça. Mais elle ne se laissera surement démonter comme ça, de plus, elle bloquait le passage. Si elle recommençait. Sa vengeance se ferait entendre. Il ne supportait plus ce genre de personne, prête à démonter la première personne en vue tel des rapaces.
Le Serpent contre l'Aigle.
Le Serpent était plus jeune,
L'Aigle plus bête.
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Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Invité, Jeu 5 Avr 2018 - 23:33


Petite moue mécontente, mouvement de tête dépité. Finalement, le serpentin s’avérait un jouet bien moins amusant qu’elle ne l’aurait pensé. Adoption de l’air moralisateur et patient d’un parent. Planter ses iris gris dans l’œil unique de l’enfant, lui faire passer le message. Les sourcils s’arquèrent, les commissures se resserrèrent. Allons, tu peux mieux faire. Rumination des dernières paroles qui restaient suspendues dans l’air parmi la poussière.

- C’est tout ce que t’as à m’offrir ? C’est franchement moyen. A vrai dire, ce qui me blesse le plus c’est de voir que j’ai fait une erreur en plaçant tant d’espoir en ton répondant inexistant.

Pause stylistique. Pose réfléchie. Comme une envie soudaine de répandre son savoir comme on étend ses ailes. Emmener un peu plus haut ce qui ne saurait quitter le sol, les bas-fonds de l’intelligence. Peut-être pour que la chute soit encore plus violente, mais pas tout de suite. Voire comment la partie se profile, comment les joueurs placent leurs pions. Soupire théâtral.

- Déjà, quand on se peut rien dire de pertinent mieux vaut se taire. Parce qu’avec tes jérémiades, ton niveau de crédibilité atteint le zéro absolu. Observe, réfléchis, si tu ne sais pas faire je peux te fournir un mode d’emploi.

Gloussement, respiration, humectation des lèvres.

- Ensuite, si tu veux être efficace il faut taper là où ça fait mal. Evidemment, contre quelqu’un comme moi qui suis bien meilleure que toi et qui a un minimum de retenue et de sang-froid, c’est plus difficile, mais je prends le risque de fonder un minimum d’espoir en toi.

Geste désabusé de la main de celle qui n’apprend pas de ses erreurs. Allez serpentin, regarde-moi.
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Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Time Alyster, Mar 1 Mai 2018 - 17:54


- C’est tout ce que t’as à m’offrir ? C’est franchement moyen. A vrai dire, ce qui me blesse le plus c’est de voir que j’ai fait une erreur en plaçant tant d’espoir en ton répondant inexistant.
- Déjà, quand on se peut rien dire de pertinent mieux vaut se taire. Parce qu’avec tes jérémiades, ton niveau de crédibilité atteint le zéro absolu. Observe, réfléchis, si tu ne sais pas faire je peux te fournir un mode d’emploi.
- Ensuite, si tu veux être efficace il faut taper là où ça fait mal. Evidemment, contre quelqu’un comme moi qui suis bien meilleure que toi et qui a un minimum de retenue et de sang-froid, c’est plus difficile, mais je prends le risque de fonder un minimum d’espoir en toi.



La Peste continuait ses provocations. Le sang bouillait au fond de Time. A quoi jouait-elle celle là ? Que voulait t'elle ? Le Vert-Argent se reprit, et laissa couler les provocations de la Buse.

- Ensuite, si tu veux être efficace il faut taper là où ça fait mal. Evidemment, contre quelqu’un comme moi qui suis bien meilleure que toi et qui a un minimum de retenue et de sang-froid, c’est plus difficile, mais je prends le risque de fonder un minimum d’espoir en toi.

Elle voulait lui apprendre ? Mais lui apprendre quoi ?
Son sang ne fit qu'un tour, et le poing de Time frappa le mur juste à côté.

-Ta gueule ! Ferme. Ta gueule ! Tu n'en as pas assez de débiter un flot aussi imposant de conneries ?

Les mots avaient fusé.
Sec.
Simple, et efficace.
Le petit Time timide et polis avait disparu.
Battre cette garce, c'est battre son passé. Le dépasser.
Il allait trouver la faille... elle existe... plus que quelques efforts...
Cette sangsue voulait lui apprendre à briser ?
Ce savoir cruel ne sera pas transmit.
Et Time s'en chargera.
La Grande Buse allait comprendre son malheur.

Le cerveau de Time chauffait à plein gaz, elle avait forcément laissé un indice quelque part.
C'est alors que son regard s'illumina.
Il retira son poing du mur.
Soudainement, un sourire morbide et effroyable se dessina sur le Visage du Serpent, maintenant prêt à mordre l'Aigle de son venin. Il avait trouvé la faille.
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Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Invité, Lun 4 Juin 2018 - 4:25


La main serrée en poing du vert s’éleva, prit de la vitesse et alla s’écraser contre le mur de pierre dans un bruit mou. Ça avait dû faire mal étant donné la puissance qu’il avait mise dans son coup. Mais c’était un sentiment tout autre qui semblait l’habiter en cet instant, une colère à la limite de la rage qui irradiait de son corps trop petit pour la contenir. Il perdait le contrôle, les mots qui sortaient de sa bouche étaient étreints d’une légère note pathétique, un ordre balancé à celle qui n’a jamais appris à écouter. Sourcils froncés, elle observa ce débordement qui n’était pas son premier. Il lui rappelait grandement cette imbécile de lionne, et elle n’allait pas nier que ça la décevait. Qu’est-ce qu’elle avait fait pour attirer ainsi tous les psychopathes colériques de cette école ?

Soudain le visage se para d’un air nouveau. Éloquent. Cette expression qui criait que c’était bon, qu’il avait trouvé quelque chose, et qu’il n’hésiterait pas à s’en servir. Un instant, la métisse frissonna. Elle ne savait pas si son idée était bonne, ou même viable, et à vrai dire elle en doutait grandement, mais le rictus du serpentin était digne d’un sadique émérite. La curiosité était un vilain défaut, mais cela ne l’avait jamais empêchée d’en faire preuve. Cependant, elle ne resta pas là, plantée en plein milieu du couloir, ses yeux rivés sur la silhouette qui lui faisait face, attendant la suite. Un air de défi dans le regard, une moue moqueuse au bord des lèvres, elle exécuta un demi-tour dansant, ses cheveux volant autour d’elle, retombant mollement sur le petit Botruc. Alors qu’elle était déjà au loin, assurée par le silence qu’elle laissait qu’il ne la suivait pas, elle balança par-dessus son épaule.

- A bientôt, petit.

Fin du rp
Merci à Time !
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Elhiya Ellis
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Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Elhiya Ellis, Ven 6 Juil 2018 - 20:59


Pv Alec/Enzo

Les journées se suivaient mais ne se ressemblaient pas désormais. Les pas ne traînaient plus dans les couloirs en quête d'errance incertaines, pas plus que l'oisiveté enfantine ne trouvait place. Les nuits courtes toujours occupées ne permettaient la vivacité d'esprit requise lors d'un parcourt obligatoire dans le chateau. 4 escaliers capricieux et une attention prodiguée a mon livre de potions uniquement, j'etais loin de mon nid de vipère et du clapotis reposant du lac noir. Telle une souris dans un labyrinthe, je scrutais des tableaux inconnus et un recoin que je n'avais pas encore croisé.

L'exploration était amusante aux jeunes années, desormais, elle devenait agaçante comme un ex qui refusait de lacher prise, s'accrochant au moindre coup d'oeil involontaire... comme si j'avais envie de paqser du temps à ça, chercher un chemin qui pourtant etait simple : en bas, tout en bas. Impossible de faire plus simple, du coup, là c'etait compliqué volontairement...

Un soupir d'exaspération m'echappait. Je ne savais pas où j'etais et encore moins comment faire en sorte que cette volée de marches usées se remettent à l'endroit. Et bien sur, pas un Chat à l'horizon pour le moment, et flemme de vérifier au bout du couloir si un guide touristique était présent. En soit, il fallait un sortilège de parachute.. pourquoi personne n'y avait pensé? Tous les serpentards et poufsouffle en auraient l'utilité ! Un saut depuis l'étage de la salle sur demande et quelques minutes après atterrissage contrôlé au rez de chaussée. Gain de temps et d énergie, gallion pour l'inventeur et tout le monde est content. Mais non. Bien sur que non, fallait se taper chaque carré de pierre pour descendre... une facon de faire du sport sûrement..

Enfin.. quitte à devoir attendre que mon chemin habituel ne refasse surface, autant faire dans l'utile et étudier l'ouvrage que j'avais avec moi. Assise par terre en plein milieu du chemin, me moquant bien de gêner ou non, je griffonnais sur mon blic de notes les mixtures que je voulais voir avec Chad. Quant aux ombres de fantomes ou éventuel passage d'élèves... je ne les voyais pas
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Alec Z. Dmitriev
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Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Alec Z. Dmitriev, Sam 7 Juil 2018 - 15:30


Walk Through The Fire, once again, together. Alec (Enzo) & Elhiya
1195 mots & rp pv©️ Crimson Day
Comme un doux soupire au creux de mes tympans, l’orage s’en est allé, la tempête vaincue, je me suis permis de reprendre mon chemin vers Poudlard. Ayant croisé la charmante compagnie de Loredana en chemin, je ne suis jamais sentit aussi bien que ce soir, pendant que je grimpe les escaliers qui me mène silencieusement au château. Cette empressement soudain, de vouloir rentrer « chez moi », « à la maison », faisait battre mon cœur si fortement dans ma poitrine. Je suis impatient de retrouver mon « lit », m’allonger sur mes draps de soie noir et émeraude.

J’ai le regard pétillant d’une certaine joie, d’un certain bonheur même si ces derniers jours où été éprouvant pour moi. Cette envie soudaine de le revoir me prends aux tripes, me laissant ainsi avec une sensation bizarre. Cette rencontre avec ce garçon étrange, ce bel homme au doux prénom « d’Arty » dont la rencontre m’est si aisément resté en mémoire.  Je me rappelle encore l’odeur de son parfum, un mélange d’été printanière et de senteur des bois. Comme s’il avait passé sa vie au beau milieu de la forêt, un doux parfum que je ne m’explique pas, tout comme mon attitude envers lui.

Je n’ai qu’à effleurer mes lèvres du bout des doigts, au travers de mon bâton de sucette pour me dire que je ressens une sensation bizarre en moi, comme si j’avais déjà vécu ça avec lui, comme si dans une autre « vie », je m’étais déjà donné à lui. Le regard confus, je passe la porte d’entrée, la valise accrochée à mon épaule pendant que je me mets à marcher en direction des escaliers. Enfin quelque chose qui me soit familier et dont la vue ne me perturbe pas. Si ce n’est, peut – être, cette fille qui sort du lot en s’étant mise assise en plein milieu de ces marches que je m’apprête à prendre.

Je la détaille silencieusement, la trouvant plutôt belle avec sa chevelure blonde en cascade. Elle dégageait une sorte d’aura mystérieuse dont je n’avais les mots pour pouvoir la décrire. Rien que par son silence, je me sens frissonné jusque dans ma nuque, et il a fallu que je me mordes la lèvre pour me contenir. Silencieusement, je dépose ma valise aux pieds des marches et dans un étrange mouvement, je m’élance à sa rencontre, comme si le destin voulait qu’on se rencontre, tous les deux.


« Excuse – moi… Mais que fais – tu, toute seule, aux pieds de cet escaliers ? … Tu m’intrigues tellement que je n’ai pas pu m’empêcher de venir te le demander. »

Une question toute simple, quelque chose de basique, puisqu’il ne m’en faut peu pour la rejoindre en me mettant assis à ses côtés. Peut – être aussi pour pouvoir me remettre de cet orage qui m’avait donné des frissons au point de me terrifier, peut – être aussi envers ces dernières rencontres complètement loufoques qui m’avait laissé avec une inquiétude étrange. Je me rends compte que de se souvenir de rien, c’est encore plus bizarre quand les personnes que je croise me reconnaissent et que je suis incapable de remettre un nom sur leurs visages inconnus.

Mon regard se perds ainsi dans le couloir, avec mon cœur qui bat à plus de milles à l’heure.J’en ai le souffle coupé alors qu’aucun flashback ne me revient en tête et je ne comprends pas vraiment ce qu’il m’arrive. Malgré cela, ça ne m’empêche pas de sourire et de profiter de la « vie » comme elle vient devant moi. Je m’autorise même à relever mon regard vers le haut, fixant les escaliers qui se déplacent de droite à gauche et inversement. Poudlard me surprendra toujours autant et la magie me fascinera toujours autant aussi.

Il existe de si belles choses dans ce monde que ça me donne juste envie d’en profiter chaque jour, même si je dois me montrer déterminé et rusé pour ça. Enfin, c’est ce que je me dis lorsque je reporte mon regard autour de moi, avant qu’il ne se repose sur l’inconnue à mes côtés. Par politesse, je ne regarde même pas ce qu’elle fait et je ne m’attarde pas vraiment non plus sur elle. Comme si, c’était une chose interdite que je me devais m’interdire de franchir, de faire aussi. Quelle sensation et sentiment bizarre… N’est-ce pas ?
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Elhiya Ellis
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Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Elhiya Ellis, Mer 11 Juil 2018 - 16:07


LA Alec

Les pas, les mots, les bruissements dans mon dos ne m’atteignaient pas, perdue dans la lecture de mon ouvrage le monde pouvait s’arrêter, comme dans ces instant avec lui. Un soupir m’échappait à cette simple pensée. Les opales rencontraient les marches au-dessus de ma tête, luttant pour ne pas aller le rejoindre et partir loin. Loin d’ici, loin de tout, loin de ce qui le hantait, loin de ce chemin dessiné à l’encre noire par je ne savais quel Destin stupide. Et d’un nouveau soupir, plus lourd, les mots dansaient de nouveau sur mes rétines. A quoi bon prétendre que le bonheur était à portée de main si ce n’était que des instants volés au temps. Je voulais plus, pour lui, pour moi, pour eux, et ce bouquin sur mes genoux, était malgré tout un moyen comme un autre de ne plus avoir à espérer un monde différent. Alors, j’attendais le retour de mes escaliers en étudiant sagement, me moquant du reste, confortablement logée dans ma bulle de solitude, jusqu’à ce qu’elle explose soudainement en un pétillement incertain.

Une voix, connue, reconnue, retournant mes entrailles et me plongeant en apnée, bouche bée, deux ou trois seconde. Les mirettes avait vrillées vers la bouille disparue de longs mois, interdites et observatrices, elles en semblaient être sure de ce qu’elles me faisaient voir. L’esprit recomposait un petit puzzle aux pièces grossièrement taillées, s’emboitant avec difficulté, jusqu’à finir éparpillé de nouveau par le manque d’éléments nécessaire à sa confection.

Un balbutiement inaudible tachait de glisser hors de ma bouche quand la contemplation n’avait de cesse de scruter le moindre des traits du garçon posé à mes côtés. Quelque chose clochait. Ces questions, son regard fuyant, ou hésitant, cette pointe de douceur dépossédée de douleur ou mesquinerie. C’était Alec, sans être lui, un peu de ce qu’il était avant de disparaitre, et beaucoup d’absence de prestance.

– A.. Alec ? Mais … mais où étais-tu ?

Je n’avais jamais su faire face aux disparitions des êtres à qui je tenais, mais encore moins à leur retour, miraculeux ou non. Je revoyais distinctement le petit paquet laisser sur mon lit, les quelques mots couchés sur le parchemin, le collier que je portais depuis, le briuet gravé toujours dans mon sac, Crumble qui revenait exténuée sans l’avoir retrouvé, mes propres courriers qu’il n’avait jamais reçus. Et au milieu de tout ça, un soulagement poignant, brulant, gonflant doucement le palpitant qui s’était pincé d’inquiétude, nourrissant les gestes d’enfant trop affectueux. Le grimoire glissait de mes genoux sans que je ne le retienne, la vue se brouillait un peu, et d’une étreinte impulsive, je serais mon petit  ange déchu tout contre moi, retenant les sanglots déjà contenus trop longtemps. Qu'il ne s'expriment pas, pas maintenant, pas tant que je ne m'etais pas assurée qu'il était vraiment revenu.

-Ne refais plus jamais ça!

Disparaître, comme ça, dans le néant, du jour au lendemain. Comme si j'étais suffisamment forte pour le supporter une fois de plus.. comme si un serpent enroulé à un coeur suffisait pour chasser l'angoisse de se demander ce qui lui était arrivé. Machinalement je resserais un peu plus ma prise, laissant quelque larmes discrètes rouler sur mes joues, tant qu'il ne voyait pas.
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Alec Z. Dmitriev
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Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Alec Z. Dmitriev, Jeu 12 Juil 2018 - 23:17


We walk together, side by side.

PV Elhiya Ellis
Et d’un soupire de bien – être, je m’étire sans même me demander de quoi, demain sera fait. Pour moi, comme à mon habitude, je me reposais sur ma philosophie « Carpe Diem » comme j’avais l’impression de m’être toujours dit. La vie est bien trop courte pour que je commence à m’attacher poignets et pieds liés à des détails débiles, sans importance aussi. Alors, je me contente d’aller vers l’avant, le sourire sur les lèvres, quand bien même il m’arrive d’affronter des « problèmes ». Même si de récentes rencontres étranges m’ont chamboulé, je n’en reste pas moins plus surpris que troublé. Je ne sais pas vraiment quoi penser de tout ça, à commencer par cette charmante fille, Loredana, elle semble être quelqu’un d’adorable, elle m’a rapidement mis à l’aise alors que j’aurais pu très bien la fuir pour m’isoler dans ma chambre, dans mon dortoir de Serpentard. Au lieu de ça, j’en ai gardé un très bon souvenir de notre rencontre, il me tarde presque, peut – être de la revoir, un jour, aussi, qui sait ? Sans oublier, ce charmant jeune homme croisé à l’étranger, qui aurait pu croire que je collectionne les accolades sans même que je le demande, moi – même. Certes, j’adore les câlins, je n’en refuse jamais aussi, d’ailleurs, mais hélas, c’est à croire que je n’ai pas toute ma tête, entre lui qui m’appelait Zack et elle, maintenant qui m’appelle Alec… Je ne sais plus où donner de la tête… Pour moi, ça a été et ça sera toujours « Enzo »… Qu’est-ce qu’ils ont tous à m’appeler de la sorte… Je ne suis pas fou, ni malade… À moins que cette théorie du lavage de cerveau, d’amnésie existe réellement, dans ce cas, je ne me souviens de rien, pas même de comment c’est arrivé. Je ne me souviens que du principale nécessaire, des cours, de mon nom, de ce que je suis, un étudiant de 16 ans à Serpentard. Pour ce qui est de la famille et les ami.e.s, ça s’arrête là, je n’ai aucun souvenirs de qui que ce soit. Et il n’est pas étonnant que je reste, sans voix, devant cette fille qui me demande où est-ce que j’étais. Le soucis, c’est que je ne sais lui répondre. Je me contente de m’apprêter à ouvrir la bouche, mais aucun son ne sort.

-  « … ? »

C’est à se demander si je les attires, toutes ces personnes qui semblent me connaitre, alors que je n’ai aucun souvenirs d’elles. Ma mémoire me fait défaut et quant à elle, je la regardes avec un profond silence. Je suis même incapable de bouger alors qu’elle s’approche de moi pour venir me prendre dans ses bras, après que son bouquin s’écrase à terre dans un bruit sourd. Et ensuite, des sanglots se font entendre sans que je puisse faire quoi que ce soit. Qu’ai – je pu bien faire pour la mettre dans tout ces états, surtout que de ce que je sais de moi, je suis loin d’être un « monstre » au point de lui « faire du mal »…

-  « … Je… Suis désolé… Mais tu dois faire erreur sur la personne… Je .. ne suis pas Alec… Mais Enzo… On se connait ? Parce que, moi, je ne me souviens pas de toi… Tout comme de personne, en fait.  »

Et malgré ça, elle m’enlace plus fort, ce qui me surprend encore. Je ne sais pas si je ferais mieux de me reculer, tant le moment me gêne un peu. Bien que la présence d’une jolie blonde ne me laisse aucunement indifférent, encore moins lorsqu’elle m’enlace si fort que ça, mais j’ai jamais apprécier de faire pleurer une fille, encore moins en ce moment, car je suis troublé, un peu paumé et surtout, déstabiliser avec tout ce remue – ménage. Je n’ai pas l’impression d’avoir les idées claires et j’ai cette envie de fuir qui me reprends, comme si c’était vitale…

-  « … Cependant… … Si je peux faire quoi que ce soit pour t’aider… Je serais ravi de pouvoir t’être utile… à défaut de ne pouvoir être « cet Alec » comme tu viens de m’appeler. Tout mes excuses si je ne me souviens pas de qui il est… ou était.. Rah… C’est trop bizarre…  »

Alors, malgré cela, la seule chose que je trouve à faire pour m’occuper l’esprit, est de lever doucement mes mains… Venant lui caresser son dos en espérant la consoler, même si j’suis incapable de me souvenir d’elle ou de ce que j’ai pu lui faire pour qu’elle dans cet état-là.
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Elhiya Ellis
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Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Elhiya Ellis, Ven 13 Juil 2018 - 15:22



Erreur sur la personne ? Ces mots avaient frappé violement mon esprit. Il n’y avait pas d’erreur, ce n’était pas possible. Et ce prénom, Enzo, n’était pas le sien, à moins que ce ne fusse encore une situation familiale un peu trop compliquée ? C’était Zack en premier lieu, ça l’avait toujours été, même quand il avait fallu l’appeler Alec pour une raison incongrue. Ca restait toujours la même personne peut m’importait le prénom. Pourquoi c’était Zack tout simplement, avec tout ce que ça comportait, de bon, comme de mauvais. Mais… Il avait… oublié ? Son nom, les gens qui l’entourait ? C’était affreux si c’était le cas, trop affreux pour que le choix reste maitre sur l’horreur de ce genre de révélation. C’était comme la mort, mais en pire. C’était vivre sans savoir, c’était respirer avec un seul poumon, et regarder un monde sans toutes ses couleurs… Affreux !

Machinalement ma prise s’était resserrée sur lui, l’étreignant plus fort, manquant certainement de l’étouffer, à moins que ce ne fusse moi qui me mettait en asphyxie ? Je ne savais pas, j’avais mal, pour lui, mais la chaleur du soulagement se diffusait dans mes entrailles. Sensation étrange que devoir gérer deux émotions contraires en même temps. Je ne savais laquelle prévalait sur l’autre, et larmes roulaient sur les joues pour s’écraser contre les manches de ma chemise sans que je m’en préoccupe. En fait, j’étais tout simplement contente, même s’il m’avait oubliée. Contente qu’il soit en vie, même s’il devait composer avec l’oubli. Contente de ne plus voir dans ses prunelles la douleur infinie et le tourment étrange qui semblait le dévorer.

Alors, un reniflement perdu dans ses excuses injustifiées, je l’enlaçais encore un peu avant de le lâcher, à contre cœur, et essuyer mes yeux d’un revers de manche, le sourire déchiré mais chaleureux malgré tout.

–Non ne t’en fais pas, ce n’est pas grave si tu te souviens pas. C’est peut-être mieux comme ça. Parfois oublier c’est bien. Je suis Elhiya, Serpentard aussi. Et puis même si tu t’en rappelles pas, t’es toujours resté avec moi, comme promis…

Les opales humides souriaient encore pour moi, même s’il ne comprenait pas. Et de deux doigts glissés dans ma nuque, je détachais la chainette accrochée à mon cou pour la ramasser de ma main libre. Je retirais le petit serpent enroulé autour d’un organe de vie imagé pour les petites filles, prenant soin de lui glisser dans la main sans faire tomber l’arbre monde que je conservais envers et contre toutes situations.

– La dernière chose que tu m’as laissée, mais je suppose que ça ne te dis rien c’est ça ? Ca non plus ce n’est pas grave. Ca reviendra peut-être. Et si ce n’est pas le cas, ce ne sera pas grave non plus….

Enfin il me semblait. Amnésie volontaire ou non, ce n’était pas ce qui importait pour le moment. Je l’observais, lui, puis le pendentif, de nouveau lui, attendant de voir une quelconque réaction, un semblant de souvenir très loin enfoui qui referait surface, ou non. Sur mes recherches sur le ménaméninge, j’avais cru comprendre que tout effacement était définitif, mais qu’en était-il des impressions, des sensations qui restaient gravées dans le corps même quand l’esprit ne savait plus ? J’avais lu que la chair avait une mémoire à part. Que si les gens oubliaient parfois ceux a qui ils tenaient, quelque part, leur corps, s’en rappelait. C’était une mémoire différente, une dont il était complexe de comprendre le fonctionnement, mais qui avait déjà prouvé son existence. Peut-être qu’elle ressurgirait chez lui aussi ?

– Enzo du coup c’est ça ? Ça vaut pas Zack, mais c’est mignon aussi….

Pourquoi ce prénom d’ailleurs ? Élius était-il au courant de son retour ? L’avait-il croisé dans les couloirs déjà ? Si c’était le cas, je supposais qu’il m’en aurait parlé, enfin, il me semblait… Et si ce n’était pas le cas, il fallait peut etre lui dire, à ce nouveau Enzo, qu’il avait du monde à Serpentard qui désirerait surement le revoir…

– Tu te rappelles de quoi du coup ? La dernière chose c’était quoi ?

Juste… pour situer
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Alec Z. Dmitriev
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Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Alec Z. Dmitriev, Sam 14 Juil 2018 - 0:40


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PV Elhiya Ellis
Plus le temps passe et plus, je me rends compte qu’il ne me faut pas grand-chose pour qu’elle puisse me rendre nerveux. J’ai comme une certaine « boule » dans le ventre, mélangé à des frissons que je ne m’explique pas. Je ne la connais pas plus que ça, mais le fait qu’elle soit si proche de moi, me rend un peu plus stressé qu’en temps normal. J’ignore si je dois avoir peur, si je dois paniquer ou au contraire, peut – être simplement, la laisser faire sans rien dire. Alors, silencieusement, je respire calmement, au départ avant d’essayer de la bercer un peu. Cependant, son emprise autour de moi se resserre et sur le coup, je manque d’air. Je ne comprends pas non plus ce qu’elle cherche à faire, surtout qu’elle a pas l’air bien méchante, et je doute qu’elle soit capable de me tuer avec une étreinte qui se voulait amicale aussi. Alors, doucement, j’écarte son emprise autour de moi, toussant discrètement avant d’essayer de récupérer lentement mon souffle. Ce moment aurait pu durer des minutes, des heures, voir des jours que je n’aurais pas broncher, je ne sais pas pourquoi, mais j’étais du genre à apprécier les câlins, pour autant qu’on veuille bien m’en donner. Et ce, même si je me méfiais facilement de la personne d’en face. Ainsi, je croise son regard en la sentant se remuer et lorsqu’elle renifle bruyamment, elle me garde dans ses bras bien qu’elle peine à essuyer ses joues trempées de ses larmes et qu’elle me sourit au même moment.

-  « Est-ce de ma faute si tu pleures …… Si c’est le cas, je suis vraiment désolé… Je te le jure…  »

Et puis, je l’entends me parler, sa doux voix me percutent les tympans avec une certaine douceur, comme si elle se comportait en grande – sœur alors qu’il m’est presque sûr et certain que je n’ai aucun lien de parenté avec qui que ce soit, sauf peut – être les deux seuls personnes qui résonnent dans ma tête, en boucle. Isaac & Keith … D’après le peu que j’arrive à me souvenir et qui resurgissent dans ma mémoire, jours après jours, heures après heures… Ces deux garçons semblent être mes demi – frères, si je ne dis pas de bêtises. J’ignore pourquoi ça sonne si étrange dans ma tête, et j’ignore aussi pourquoi je ne m’en souviens que maintenant… Je peine à comprendre ce qu’il se passe aussi, c’est déroutant et je suis presque choqué d’assister à la scène sans pouvoir y faire quoi que ce soit.

-  « Pourtant, je te le promets que ce n’est pas faute d’essayer de me rappeler de quoi que ce soit. Mais rien y fait, rien ne me vient en tête, les visages que je croise, je n’arrive pas à y mettre un nom dessus… Je ne reconnais personne tout comme je ne connais personne. Mais enchanté de faire ta connaissance, malgré tout, Elhiya. … Cependant, je ne savais pas que je suis resté avec toi … Qui étais – je pour toi ? … Dis – moi ? »

Elle me regarde, mais moi, c’est l’incompréhension qui me gagne désormais. Je la regarde faire alors qu’elle ôte son collier en douceur, venant ensuite déposer ce dernier au creux de mes mains. Je rougis sur le coup, avant que je n’entendes ce qu’elle me dit. Cela m’appartenait autrefois ? Pourtant, j’ai beau regarder le bijou, le pendentif en lui – même, rien. Pas un seul souvenir, puisqu’ils n’existent tout simplement pas. D’un « oubliette », ils sont tous passés à la trappe d’un tour de baguette. Et à présent, je tente de recoller certaines pièces que les personnes du passé me ramène, même si j’ai la mémoire défectueuse et bien amochée.

-  « … Je… Je ne me souviens pas de ça… Tu devrais le garder, il te sied mieux qu’à moi. Et puis, tu as l’air d’y tenir énormément. C’est à croire que cette personne tenait beaucoup à toi, pour avoir offert ce bijou d’une certaine valeur… à tes yeux. Enfin, je dis ça, mais je ne fais que dire ce que je pense et de ce que je comprends en te regardant et en regardant ce truc. Mais hélas, par rapport à moi, je ne crains juste que je ne sois pas cette personne que tu … me décris… Je suis désolé… Vraiment. »

Et ainsi, je soupire avant de déposer le collier avec son pendentif dans le creux des paumes de la jeune fille. Pas que je voulais m’en débarrasser, mais parce qu’à part le jeter à la poubelle, j’ignore parfaitement si je l’aurais gardé. Ce n’est pas comme s’il m’était utile ou si j’y accordais une certaine valeur. Puis, je me masse un peu les paupières avant de me mettre à bailler légèrement.


-  « … Enzo, oui… Mais pourquoi me parles – tu de Zack ? … C’est à croire que j’étais quelqu’un d’autre avant que je ne perdes la mémoire… … C’est… Trop bizarre…Sinon, de tout ce que je me souviens, c’est… que j’m’appelle Enzo Maxwell Aiken, que je suis un étudiant de 16 ans à Serpentard, de mes cours et des sortilèges, des potions… C’est… juste étrange… et là, j’ai l’impression de perdre la boule… RAAAH ! Trop frustrant !  »

… N’est – ce pas ? Vivement que je monte au dortoir pour me reposer un peu, ce soir…
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Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Elhiya Ellis, Dim 15 Juil 2018 - 21:18


LA volé

Les excuses me caressaient les oreilles, mais je n'en voulais pas. Qu'aurai-je pu en faire dans l'état, sans être hypocrite?  Je m'étais inquiètée, certes, mais je n'avais pas réellement cherché à le retrouver. Des hiboux envoyés dans le vide, mais après ? J'avais supposé qu'il était parti par choix, ou par obligation. Car c'était plus simple, pour moi, de me dire que d'une décision propre à ses desirs, il m'avait laissée avec seulement un collier pour trace. Plus facile quand on etait qu'une gamine terrorisée par la perte et l'oubli d'autrui. Plus... vivable.

Aussi, il n'avait pas à s'excuser ou se justifier. Il était "entier", rien d'autre importait. Je souriais donc, avec douceur, papillonnant parfois des yeux pour en chasser l'humidité alors qu'il voulait savoir qui j'étais. Qui j'étais pour lui. La question, anodine, me faisait fuir le regard un instant, me posant la question à nouveau sans qu'il ne l'entende. Dur d'expliquer qui j'etais à ses yeux, je ne l'avais jamais vraiment sû, jamais posé des mots dessus. Et la teinte rosée de mes joues auraient bien du mal à la valider l'idée d'ami. Ce n'était pas vraiment ça.. je ne savais pas..

Pas plus que je n'avais compris pourquoi il m'avait laissé ce bijoux en partant. Mais je l'avais porté. Et même s'il avait oublié, ce n'était pas grave, car moi, je me souvenais de chaque moment, mais surtout du dernier sur le pont du bateau, sur la crique.. C'était un enfant abandonné que j'avais emmené, un mome perdu, encore plus que moi à ce moment. Sa part d'innocence que j'avais cru apercevoir lors de notre rencontre avait resurgi, étrangement. Je me rappellais encore du gout de ce baiser, si différent. Perturbant.. Et aujourd'hui, il ne semblait rester que ca de lui : le garçon, sans la carapace. Un mal pour un bien? Certainement...

Le petit coeur glissé dans la pomme de ma main, mes prunelles retournaient à son encontre, pour l'ecouter, sans lui faire face. Je n'avais jamais été forte, même quand il était là, il n'était qu'un recours détourné et désespéré pour essayer de repondre à ce qui vivait au fond de moi. Mais ce genre de chose n'existait plus vraiment. Maîtrisé, contrôlé ou juste bâillonnée, il était rare que je me sente vide de l'intérieur. J'avais adopté le sentiment, avais comblé le manque, et avais appris à respirer, véritablement. Alors ... je relevais le nez, plantais les opales dans son regard baigné d'incompréhension et lui entourais les deux mains des miennes, les serrant doucement. La voix s'élevait tres légèrement, posée et calme. Le côté maternel, rassurant, qu'il ne connaissait pas par le passé.

-Ce n'est pas grave.. ce n'est pas grave si tu as oublié, si tu m'as oubliée. Il doit y avoir une raison. Mais ce n'est pas important. Pas pour le moment. Alors ne t'inquiète pas. Avant tu as été là quand j'en ai eu besoin. Tu n'as besoin de savoir que ca. Ca et que... je serai là ..

C'était vague et pas très vrai. Mais nul besoin de lui rappeller que j'etais une marionnette volontaire de ces caprices d'enfant gâté. A l'époque, ça me convenait, et il n'en avait pas trop abusé. Alors à quoi bon lui dire qu'il était un c*nnard? moi, il ne m'avait jamais blessée, c'était tout ce que l'aveuglement de cette periode voyait. Adoucir le passé oublié ne pouvait pas faire de mal. L'égoïsme se taisait, se refusant de le forcer à  se rappeller. Une nouvelle opportunité lui était offerte, à quoi bon la pourrir de part ses anciens comportements? J'en étais incapable. Préférant subir son oubli que le lui rappeller et le perturber.

Je posais un bisou sur sa joue, et m'efforcais de sourire de nouveau, malgré la peine de ne vraiment plus rien représenter à  ses yeux.

- Je me doute que ça doit te faire bizarre, mais n'essaye pas de trop y penser. Il faut saisir la chance qu'il nous est donné de pouvoir recommencer... et puis, même si tu ne sais plus la raison, je resterai dans le coin si besoin... tu n'aimais pas trop les sucreries avant, mais tu ne crachais pas vraiment sur un chocolat chaud. Je t'invite? Comme ça tu me raconteras qui est Enzo pour le coup! Enfin.. si tu veux bien  

Lui laisser son espace vital, comment avant. Le reflexe perdurait et perdurera. Si j'avais deja bu ma menameninge et que je l'avais supprimé de mon esprit. Je serais assez perplexe face à une trop grande sollicitude. Alors, j'essayais de minimiser l'enthousiasme de ce retour, pour ne pas l'étouffer.
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Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Alec Z. Dmitriev, Mar 17 Juil 2018 - 10:04


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Dire que je paniquais pas, c’était comme me mentir à moi – même. Je ne sais pas trop si je ferais mieux de partir, ne serait – ce que pour aller ranger ma valise dans ma chambre, dans mon dortoir, en passant par la salle commune. Simplement fuir la situation qui m’oppresse progressivement, parce que je ne comprends rien, et que de ne rien comprendre me terrifie tout comme l’inconnu.e qui me laisse sans voix. Je ne sais pas quoi faire, ni qu’elle est ma raison de continuer de rester près d’elle. Il est évident que je ne la reconnais pas, même si elle, elle semble me connaitre. Pour être honnête, je ne sais même pas comment réagir à part la laisser me prendre dans ses bras, la laisser me « couver » comme si elle était ma mère. Je n’ai rien contre les câlins, c’est juste que… Je ne comprends rien. Je suis frustré et ça commence à se voir sur mon visage, que je ne suis pas bien. Je tourne ma tête à l’exact opposé d’elle avant de me mettre à tousser. Puis, je ferme momentanément les paupières avant de passer une main sur mon visage. Ensuite, elle redresse la tête vers moi tandis que je vois ses mains prendre les miennes en otage bien qu’elle essaye de me rassurer à sa façon.

-  « … Alors, … J’étais vraiment celui dont tu me parlais ? … C’est… perturbant parce… que t’es pas la première personne à m’en parler… mais .. j’ai le regret de t’annoncer qu’elle n’existe.. plus. J’ai aucun souvenirs d’elle… Rien.. Plus rien du tout… Et j’ignore pourquoi.. ça aussi, je ne m’en souviens pas.   »

Le plus étrange, c’est que je peux ressentir ce léger malaise entre nous, cette attitude qui fait que je reste sur ma réserve et qui fait que je me mords doucement l’intérieur de la joue. Et sur cette même joue, j’y sens ses lèvres sur ma peau. J’en rougis doucement avant de tourner le regard. Moi et les élans d’affections, c’est à croire que j’en suis facilement déstabilisé. Alors, lentement, je camoufle mon visage de l’une de mes mains, un poil gêné.

-  « Mais… ? .. Hmpfh !   »

Et puis, elle me rassure encore tandis que je me détends doucement. Elle me parle d’une voix si douce que lentement, je récupère des couleurs normales. Puis, je vire ma main de mon visage pour la regarder, lorsque je me mets à sourire doucement.

-  « Un chocolat chaud ? J’adorerais ça, mais avant, le plus intelligent serait de ramener ma valise dans ma chambre, je ne vais pas la prendre partout avec moi, n’est-ce pas ?   »

Lentement, je me mets à rire d’un son léger, un son qui n’agresse pas les oreilles. À mon tour, je fais preuve de délicatesse en me montrant sociable avec elle. Après tout, sa présence ne me parait pas hostile et même si j’avais tendance à vouloir fuir, je me rends compte que toutes les personnes que j’ai croisé jusqu’à maintenant, ont toutes une chose en commun. C’est qu’elles ont, toutes, cette douceur à mon égard, ce qui les rends unique à mes yeux parce qu’elles sont ce qu’elles sont, que je commence à les apprécier aussi et ce n’est pas plus mal, pas vrai ?
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Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Elhiya Ellis, Mar 17 Juil 2018 - 12:01



Il fuyait, rougissait, se cachait. Mignon. Un vrai enfant. Je fondais de nouveau insconsciement, me ravisant de l'envie de le reprendre dans les bras, lui dire que tout irait bien. Il fallait que je prenne un peu de retrait. J’aurai dù y penser avant, à sa zone personnel, au fait que se faire câliner par une inconnue avait de quoi mettre mal à l’aise. Enfin, maintenant que j’avais du l’étouffer à moitié, il était trop tard pour revenir dessus, alors je souriais en retour, pouffant bêtement en réalisant qu’il avait toujours sa valise avec lui, ça m’était complètement sortie de la tête.


–A oui pardon, j’avais zappé. Tu viens juste de rentrer ? Le voyage en train s’est bien passé ?

Mettre quelques distances, le laisser analyser, se sentir en confiance et ne pas le brusquer. Car ça n’aurait pas été judicieux surtout qu’il n’avait de cesse de répéter qu’il n’était plus celui que j’avais connu. Au cas où j’oubliais. Il était bon pour me le répéter encore un paquet de fois à mon avis. Le pauvre, je ne pouvais m‘empêcher de pouffer de nouveau, récupérant mon grimoire qui avait filé au sol.

– Plus qu’à attendre le bon vouloir des escaliers du coup. Toujours capricieux ceux-là. Avec un peu de chance, tu pourras boire ton chocolat avant 23h. Ho d’ailleurs…. J’ai continué la cuisine, pour le coup, tu le savais pas, du coup… tiens

L’avantage d’avoir à fournir du monde en cookie dans ce château, était que j’en avais toujours d’avance sur moi. La salle commune Poufsouffle se trouvant toujours plus ou moins de mon trajet pour aller dans les cachots, rien d’étonnant à ce que je m’attendais à croiser Alexei au détour d’un couloir. Quoi qu’aujourd’hui je n’avais pas vu le nordique et son sache de biscuit attendait sagement dans mon sac. Je l’en extirpais et tendais les gourmandises à Zack devenu Enzo. Je regrettais son premier prénom, dont la signification m’avait de suite plu, mais je doutais que lui, accepte d’utiliser un prénom dont il n’avait aucun souvenir. D’ailleurs, comment avait-il pu oublier jusqu’à son nom ? Ce n’était pas une simple oubliette, ce n’était pas possible, quelque chose me chiffonnait.

Je laissais le doute et l’interrogation de côté, me promettant de chercher plus tard et soupirais doucement.

– Chocolat blanc, framboise. J’ai essayé quelque chose de moins sucré qu’une recette classique. Tu veux gouter ?

Au moins, ca évitera de le harceler et lui poser des questions auxquelles il n’avait de toute évidence aucune réponse. C’était vraiment … étrange comme ambiance… Je ne savais pas trop comment me positionner, j’avais envie de lui dire encore que j’étais soulagée qu’il soit revenue, j’aurai voulu savoir ce dont il se souvenait avant d’arriver, mais je devais rester là, assisse, sur le bord des marches à apprivoiser cette rare part de lui qu’il m’avait à peine montrée par le passé. Vraiment déroutant… et pourtant, je faisais comme si, tout ceci était normal….
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Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Alec Z. Dmitriev, Mer 18 Juil 2018 - 14:32


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PV Elhiya Ellis
Si seulement, je pouvais lire dans les pensées, j’pourrais savoir qu’elle a envie de me materner, de me chouchouter comme si j’étais une personne fragile, comme si j’étais ce petit chaton que tout le monde voudrait câliner. C’est à croire que je dois être vulnérable d’un point de vue extérieur, puisque sans me rendre compte, toutes les personnes qui me côtoie jusqu’à maintenant, s’approchent de moi avec des pincettes. Bon, peut – être pas ce jeune homme, Arty, qui lui, m’a littéralement sauter au cou, jusqu’à m’embrasser au point de me faire rougir. Même à l’heure d’aujourd’hui, ma peau brûlée par les coups de Soleil, s’embrasse à ce souvenir ô combien excitant et perturbant. Si seulement je pouvais aussi me souvenir de ce que j’ignore, mais il me semble que c’est une peine perdu qu’est de lutter contre l’impossible, pas vrai ?

- « Hem… Cuisant, puisqu’il a fait une de ces chaleurs, là – bas, comme tu peux le remarquer, mais distrayant aussi. Cela m’a fait un bien fou, en effet. Et oui, je viens tout juste de rentrer, mais ce n’est pas grave, tu ne pouvais pas le savoir… Après tout, je n’ai prévenu personne, puisque … comme tu t’en es aperçue, je ne connais personne dans le coin… hmpfh. »

Ce qui attire mon attention, c’est de la voir bouger pour récupérer son bouquin à terre, alors que de mon côté, j’attrape ma valise avant de reporter mon regard sur elle. Pour une inconnue au bataillon, Elhiya semble être une personne drôlement attentionné et le fait qu’elle prenne soin de moi, qu’elle se montre patiente avec moi, me touche un peu sans même que j’puisse vraiment m’en plaindre. Et au final, je finis même par me détendre inconsciemment, comme si j’pouvais enfin me montrer moi – même sans avoir à stresser aussi. Ce qui n’est pas plus mal, en vue de ce qu’il se passe avec mes problèmes d’amnésies aussi.

- « Au pire, je n’ai rien contre à ce que tu m’accompagnes, comme ça, après, on ira boire ce chocolat ensemble et tu pourrais, effectivement en apprendre plus sur moi. »

Chocolat blanc, framboise ? … Ai- je bien entendu ? Elle a cuisinée des biscuits et mon péché mignon s’affole. Alors, comme un gamin, j’attrape le gâteau, me jettant littéralement dessus malgré la fatigue présente dans mon corps. Cependant, cette merveille a le don de recharger mes batteries internes de façon momentanée. Je souris grandement tout en m’esclamant sous la surprise de mon palai qui est aux anges.

- « Grumpfh ! … Ch’est trop boooon ! … Mais .. Mmpfh !... Toi, tu me montreras comment tu fais ! Ch’érieu’ch’ment ! »

Et cette impolitesse dont j’fais preuve. J’rougis rien que pour avoir parler la bouche pleine. Puis, j’avale le contenu de ma bouche avant de m’essuyer les lèvres et rire soudainement. Ensuite, je place une main derrière ma nuque, tout gêné de m’être comporté de la sorte.

- « Oops désolé… C’est juste que là… Waw … J’crois que j’risque souvent te t’en demander de ces biscuits… Ils sont vraiment bon, sincèrement. Meilleurs sans doute aussi avec le chocolat chaud qu’on ira boire d’ici quelques minutes, pas vrai ? »

Je rougis rapidement avant d’étirer un fin sourire. C’est qu’elle grimpe dans mon estime à vue d’œil, la demoiselle.
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