AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
Page 5 sur 11
Dans des escaliers délabrés
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 9, 10, 11  Suivant
Luna Hélanor
Poufsouffle
Poufsouffle

Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Luna Hélanor, Sam 13 Juin - 16:04


- Je suis née en Allemagne, commença Kohane. Ma mère est anglaise, mon père allemand. Tous les deux sorciers et ils se sont rencontrés en Allemagne. Mais lorsque j'avais un un an, nous avons déménagé en Angleterre. A onze ans, j'ai voulu faire mes études de magie en Allemagne, pour retrouver mes grands-parents paternels que je ne voyais que très peu. Ainsi, j'ai fait cinq ans d'études là-bas, puis suis revenue en Angleterre car, je dois avouer, mes parents me manquaient un peu -je ne les voyais quasiment que pendant les grandes vacances. Et puis, surtout, j'avais envie de découvrir Poudlard ! Ma mère, qui a été scolarisée ici, m'en a tellement fait l'éloge !

 L'Allemagne était vraiment un beau pays, dans lequel Luna avait toujours voulu habiter. Elle avait même étudié un peu l'allemand. Mais elle n'était vraiment pas douée... Elle avait vraiment fait des efforts au début! Elle se débrouillait plutôt bien au début, mais maintenant elle nageait complètement et n'était pas d'un très bon niveau. Elle parlait comme une débutante et vraiment ne comprenait pas du tout ce qu'on lui disait lorsqu'on lui parlait dans cette langue.

    - Je ne regrette pas d'être venue, dit Kohane. C'est vraiment très beau ici. Et puis, j'ai fait de vraiment belles rencontres, en peu de temps!

 C'est vrai que Poudlard était vraiment magnifique. C'était l'endroit en Angleterre qu'elle trouvait le plus beau. C'est vrai que Luna avait fait les plus belles rencontres de sa vie ici, à Poudlard.

     - Tu sais, commença Kohane, je ne m'attendais pas du tout à atterrir à Gryffondor. Je sais bien que ce n'est pas le sang qui fait la maison (même si certains ont tendance à l'oublier) mais je pensais tomber à Serpentard comme ma mère. Finalement non. Le choixpeau a dû voir plus de courage que d'ambition en moi. Même si je ne sais pas si c'est vraiment vrai, ajouta-t-elle. Et toi ? Te rappelles-tu ta Répartition ?

 A Serpentard? Vraiment? Luna ne voyait pas du tout la jeune Gryffondor dans cette maison. D'ailleurs c'était pour ça qu'elle ne l'y était pas.

    - Je m'en rappellerais toute ma vie! s'exclama Luna. Au passage : "ich spreche deutsche".

 Luna fit un clin d'oeil à Kohane. Elle parlait vraiment mal allemand avec un accent pourri. La Poufsouffle se demanda même si la jeune Gryffondor avait compris ce qu'elle avait dit...

    - J'étais toute excitée! raconta Luna. Je ne m'attendais pas à atterrir dans une maison en particulier. En fait, je m'en fichais. J'étais sûre que dans n'importe quel maison j'y aurais ma place. D'ailleurs, c'est pour ça que le Choixpeau choisis! Il peu voir au plus profond de nous pour savoir dans quel maison on s'épanouirait le plus! Maintenant je n'arrive pas à m'imaginer dans une autre maison que Poufsouffle! Mais dis-moi tu pensais aller à Serpentard à cause de ton caractère ou parce que ta mère y était allé avant?

 La jeune fille avait parlé d'un ton enjoué. C'est vrai qu'elle ne se voyait nul par autre qu'à Poufsouffle. Cette maison avait été la sienne pendant tellement longtemps qu'elle ne pouvait s'imaginer ailleurs!
Revenir en haut Aller en bas
Kohane Werner
avatar
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Kohane Werner, Sam 13 Juin - 16:36


- Je m'en rappellerais toute ma vie! s'exclama Luna. Au passage : "ich spreche deutsche".
Elle me fit un clin d'oeil et j'éclatai de rire. Décidément, j'étais tombée sur la bonne personne avec ma chute dans les escaliers ! La Poufsouffle m'était très sympathique, je me plaisais en sa compagnie. Cela ne faisait pas très longtemps qu'on se connaissait, pourtant je me sentais déjà très proche d'elle. Il y avait une sorte de simplicité et d'ouverture dans les relations qu'elle entretenait avec les autres ; ce n'était à priori pas le genre de fille à se prendre la tête pour rien. C'était du moins l'impression qu'elle me donnait.

- J'étais toute excitée! raconta Luna. Je ne m'attendais pas à atterrir dans une maison en particulier. En fait, je m'en fichais. J'étais sûre que dans n'importe quel maison j'y aurais ma place. D'ailleurs, c'est pour ça que le Choixpeau choisis! Il peu voir au plus profond de nous pour savoir dans quel maison on s'épanouirait le plus! Maintenant je n'arrive pas à m'imaginer dans une autre maison que Poufsouffle! Mais dis-moi tu pensais aller à Serpentard à cause de ton caractère ou parce que ta mère y était allé avant?

Au ton de sa voix, je compris qu'elle aimait profondément sa maison. Je trouvais que c'était l'important. Au fond, qu'importe la maison qui nous accueille tant que nous nous y sentons bien.
La question de Luna méritait un petit instant de réflexion. A dire vrai, je ne m'étais jamais vraiment posé la question. C'est pourquoi je pris un temps pour réfléchir et trouver la réponse la plus adéquate, celle que je trouvais la plus juste.
-Eh bien, ce n'est pas facile comme question, commençai-je, pensive. Premièrement, je pense que c'est parce que ma mère y a été. Comme je te l'ai dit tout à l'heure, je sais bien que ce n'est pas le sang et la famille qui fait le sorcier, cependant, de façons très objective, nous pouvons observer que certaines familles ont été envoyées, sur des générations, dans la même famille. Bien sûr, on peut dire que c'est parce que tous les membres ont les mêmes qualités, le même caractère. Mais d'autres diront que c'est seulement parce qu'ils partagent le même sang. Enfin bref, je m'éloigne du sujet, là !
J'eus un petit rire avant de reprendre, après une longue inspiration :
-Je sais, c'était débile, mais effectivement, au début, comme je savais que ma mère et quelques uns d'autres avant elle de sa famille ont atterri à Serpentard, j'ai pensé suivre le même chemin. Et en y repensant avec plus de recule, j'aurais pu avoir certaines... facultés dirai-je qui auraient pu m'orienter vers cette maison.
J'avais cessé de regarder Luna pour me perdre dans mes réflexions personnelles.
-Je ne sais pas vraiment comment le dire, hésitai-je un instant. Mais disons que je me considère comme quelqu'un ayant une certaine forme d'ambition. C'est encore un peu flou pour moi, mais je sais que je veux devenir quelqu'un.

A nouveau, j'eus un petit rire, plus adressé à moi-même qu'à Luna :
-C'est bête, hein ? Vouloir devenir quelqu'un, répétai-je à mi-voix. Sans avoir le moindre idée de ce que ce quelqu'un sera. Mais je veux faire quelque chose, qui me permettra d'être reconnue pour moi-même et par les autres.
Les yeux dans le vague, j'esquissai un maigre sourire :
-On dirait le discours d'un type qui a eu une vie pourrie et qui, pour compenser, décide de faire de grandes choses, pour sortir de l'ombre et de la misère dans lesquelles il a toujours vécu, avouai-je. Sauf que moi, je ne considère pas ma vie comme pourrie. Au contraire. J'ai été chouchoutée et aimée par mes parents. Mais je veux vivre moi-même, et ne plus exister seulement dans leurs belles paroles et leur amour. Je ne sais pas si tu comprends, c'est un peu flou. Même pour moi.
J'agitai nerveusement mes mains. Certes, parler de moi ne me gênait pas. Mais c'était dur de parler de quelque chose que je sentais au fond de moi, sans vraiment réussir à l'identifier et donc à l'expliquer.
Je fis un petit sourire hésitant à Luna. Je me demandais si, vraiment, elle s'y retrouvait dans mon blabla sans fin.
Revenir en haut Aller en bas
Luna Hélanor
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Luna Hélanor, Sam 13 Juin - 20:00


Luna écouta tout en souriant Kohane qui lui expliquait que beaucoup de membres de sa famille étaient passé par Serpentard : sa mère et d'autres encore. Mais Luna savait très bien que le sang ne signifiait pas grand chose pour les maisons. Elle en était la preuve même! Sa mère était une Serdaigle et sa grand mère une Serpentard! La seule personne de sa famille à avoir été à Poufsouffle, s'était son grand oncle : le frère de sa grand mère...

 Luna fut intriguée lorsque Kohane lui parla de ses "facultés" pour aller à Serpentard.

    - Je ne sais pas vraiment comment le dire, dit-elle. Mais disons que je me considère comme quelqu'un ayant une certaine forme d'ambition. C'est encore un peu flou pour moi, mais je sais que je veux devenir quelqu'un. C'est bête, hein ? Vouloir devenir quelqu'un. Sans avoir le moindre idée de ce que ce quelqu'un sera. Mais je veux faire quelque chose, qui me permettra d'être reconnue pour moi-même et par les autres.

 Non ce n'était pas bête. Chacun rêvait de devenir quelqu'un. Que se soit des Poufsouffles, des Serdaigles, des Gryffondors ou des Serpentards. Même elle rêvait de devenir quelqu'un et c'était absolument normal.

    - On dirait le discours d'un type qui a eu une vie pourrie et qui, pour compenser, décide de faire de grandes choses, pour sortir de l'ombre et de la misère dans lesquelles il a toujours vécu. Sauf que moi, je ne considère pas ma vie comme pourrie. Au contraire. J'ai été chouchoutée et aimée par mes parents. Mais je veux vivre moi-même, et ne plus exister seulement dans leurs belles paroles et leur amour. Je ne sais pas si tu comprends, c'est un peu flou. Même pour moi.

 Luna sourit à Kohane pour la rassurer et lui dis d'une voix douce :

    - Chaque personne espère un jour devenir quelqu'un! Même moi! Je veux que les gens connaissent mon nom. Que tout le monde connaisse le nom de Luna Hélanor. Je sais que je veux devenir un grand écrivain, mais je sais également que je n'ai pas vraiment le talent de le devenir! Si tu veux devenir quelqu'un, tu dois trouver ta voix. Celle dans laquelle tu t'épanouiras. C'est ça qui fait la maison. Et puis, beaucoup confondent ambition et courage. Toi tu auras le courage de devenir quelqu'un!

 Luna pensait ses dires. La jeune Poufsouffle était convaincue que Kohane pouvait devenir quelqu'un. Elle devait juste trouver la voix pour laquelle elle a été faite. Son don naturel. Qu'elle devienne Auror, ministre, professeur ou n'importe quoi d'autre, elle sera quelqu'un.

    - De plus, tu es déjà quelqu'un! ajouta la Poufsouffle. Etre quelqu'un n'est pas forcément être célèbre. Tant que tu es aimée et que tu aime toi aussi, tu es quelqu'un. Vouloir te débrouiller sans tes parents, c'est compréhensible. C'est normal que tu ne veuilles pas vivre étouffée dans leur surplus d'amour... Mais à partir du moment où tu es à Poudlard, tu deviens quelqu'un de différent que la personne que tu es chez toi. Enfin, de mon point de vue!

 A cet instant, Luna se sentait proche de la jeune Gryffondor. Elle la considérait déjà comme une amie. Luna avait bien sûr, l'habitude de s'attacher vite aux gens, mais pas de la même manière. La blonde était convaincue que les deux jeune filles auraient une longue et belle amitié!
Revenir en haut Aller en bas
Kohane Werner
avatar
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Kohane Werner, Mar 16 Juin - 17:17


- Chaque personne espère un jour devenir quelqu'un, me dit Luna d'une voix douce. Même moi! Je veux que les gens connaissent mon nom. Que tout le monde connaisse le nom de Luna Hélanor. Je sais que je veux devenir un grand écrivain, mais je sais également que je n'ai pas vraiment le talent de le devenir! Si tu veux devenir quelqu'un, tu dois trouver ta voix. Celle dans laquelle tu t'épanouiras. C'est ça qui fait la maison. Et puis, beaucoup confondent ambition et courage. Toi tu auras le courage de devenir quelqu'un!
Je lui souris, reconnaissante de l'attention qu'elle me portait.
-Etre écrivain est génial comme ambition, lui répondis-je d'une voix enthousiaste. Et tu sais, un talent, ça se travaille. Je ne crois pas au géni sans effort. Pour moi, il faut quand même travailler, pour parvenir à un chef d'oeuvre. Alors, même si on se dit qu'on n'a pas le talent requis pour le moment, avec de l'exercice, on peut y arriver.
Je posai une main amicale sur son épaule.

- De plus, tu es déjà quelqu'un! ajouta-t-elle. Etre quelqu'un n'est pas forcément être célèbre. Tant que tu es aimée et que tu aime toi aussi, tu es quelqu'un. Vouloir te débrouiller sans tes parents, c'est compréhensible. C'est normal que tu ne veuilles pas vivre étouffée dans leur surplus d'amour... Mais à partir du moment où tu es à Poudlard, tu deviens quelqu'un de différent que la personne que tu es chez toi. Enfin, de mon point de vue!
Je réfléchis un moment à ses paroles.
-C'est l'avantage de l'école, je suppose, dis-je d'un ton lent. On est vu d'une manière différente, par des gens différents.

Tandis que je parlais, je remarquai que, peu à peu, les couloirs se vidaient. De moins en moins d'élèves faisaient des allers-retours dans les escaliers. Par la fenêtre, je vis que le soir était tombé. Nous étions restées à discuter bien plus longtemps que je ne l'aurais cru ! Mais cela ne me dérangeait pas. Luna était vraiment très gentille. Nous ne nous connaissions pas avant qu'elle ne me ramasse en bas de cet escalier, mais je me sentais proche d'elle, comme si elle était une amie de longue date.
A ce moment-là, je me dis que c'était fou, comme Poudlard pouvait me changer. Avant, je n'avais pas l'habitude de m'attacher aux gens aussi rapidement. J'étais plutôt du genre méfiant. Mais là, je ne pouvais dire autre chose sinon que Luna et moi étions bel et bien amies. Cette simplicité dans les rencontres, les discussions, cette sincérité et sympathie me plaisaient. En quelques jours à peine, j'avais adopté Poudlard, et tous les élèves que contenaient l'école !
Je souris gentiment à Luna :
-Tu vois, je suis en train de me dire qu'il y a toujours du bien dans le malheur. Finalement, tomber d'un escalier à cause d'une idiote a du bon : on fait de superbes rencontres et on crée des amitiés géniales !

Je ris de bon coeur. Un bruit caractéristique interrompit mon hilarité.
-Oh, commençai-je, je crois qu'il a faim.
Grand sourire aux lèvres, je plaquai ma main sur mon ventre qui gargouillait sans répit.
-Le truc ultra gênant quand ça se passe en cours, au beau milieu d'un silence, dis-je d'un ton enjoué.
Je me levai, récupérai mon sac qui je mis sur mon épaule. Puis je remis en place mon uniforme (eh oui, je peux être impeccable quand je le veux !) avant de me tourner vers Luna :
-Ca te dit qu'on aille manger ?
Heureuse, je fis quelques pas pour m'éloigner puis m'arrêtai, attendant Luna avec un grand sourire.

Fin du RP
Revenir en haut Aller en bas
Aberthol Caerwyn
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Aberthol Caerwyn, Sam 20 Juin - 0:33


(Avec l'accord de Kohane Werner, RP avec June Evans)


Aberthol, digne progéniture de ses parents croyait sincèrement que le beau était le vrai et sa passion pour l'Art ne souffrait d'aucun adversaire possible. Rien ne trouvait plus de grâce à ses yeux que la littérature, la peinture, la sculpture ou encore la musique. Plus que tout il aimait se perdre dans Poudlard pour observer les tableaux entassés qui courraient le long de chaque pan de mur et essayait d'en graver le souvenir dans sa mémoire pour ne pas les oublier et les retrouver facilement. *On ne sait jamais, se disait-il, on peut toujours avoir besoin d'un guide quand on ne connaît pas Poudlard*. Ses explorations pendant les intercours l'avait conduit à faire un plan mental des galeries du château. Ici on voyait une scène représentant quelques sorciers en train de jouer au Stichstock, là il s'agissait du portrait de Porteus Knatchbull avec sa mine si joyeuse qu'elle ôterait l'envie de tournoyer à un billywig et plus loin c'était un portrait d'une sorcière inconnue caressant une licorne.

Sortant de son dernier cours de la matinée, Aberthol avait décidé de ne pas suivre le long exode des élèves de Poudlard profitant du soleil pour bronzer avant le déjeuner. Le bronzage n'existait pas pour Aberthol car sa peau, trop diaphane et noble ne pouvait se couvrir que d'immondes plaques rougeâtres lorsqu'elle était exposée au soleil et de toute façon, l'aigle ne méprisait rien plus que l'infâme teint jaunâtre que le soleil causait aux visages des bronzeurs. *C'est l'occasion, s'était-il dit, l'occasion rêvée pour voir si le portrait de Basile Fronsac est toujours là et s'il conduit toujours au couloir de la bibliothèque. Je serai tranquille, personne pour me voir et me dénoncer.* Le tableau se trouvait au deuxième étage d'après ce qu'il avait entendu de la bouche de sa grand-mère, près d'une statue d'un faune à la mine renfrognée. Sa salle de cours se trouvait au sud d'une aile et le tableau était quatre étages plus bas à l'angle entre le nord de l'aile et sa perpendiculaire. Traversant les couloirs à grands renforts d'accélérations qui avaient dû le rendre pitoyable aux yeux de ses camarades, il parvint enfin à la volée d'escaliers se trouvant au nord de l'aile.

*Bon, se dit-il, plus que quatre étages à descendre ! Espérons que les escaliers n'en feront pas qu'à leur tête, j'aimerais y arriver avant le déjeuner*

Aberthol s'encouragea en poussant un soupir et s'aventura dans les escaliers. Les marches étaient irrégulières, comme ridées par les siècles. Des générations d'idiots et de génies s'étaient évertués à ne pas arriver en retard aux cours de potion ou de métamorphose et d'autres encore avaient dû en ternir l'apparence en tombant ou en écrasant quelques dragées surprises de Bertie Crochue. Le bleu et bronze s'était toujours demandé si des vestiges de la bataille de Poudlard se trouvaient encore disséminés dans le château. Il se disait que des ordres avaient dû être donnés pour conserver quelques marques dans le but de renforcer l'attachement des élèves à l'histoire.

Il parvint à descendre trois étages sans que les escaliers ne le gêne, mais il faut toujours beaucoup de malchance pour vivre et c'est presque arrivé à la porte donnant sur le couloir du tableau de Basile Fronsac que l'escalier se mit à bourdonner gravement. Aberthol serra les dents et laissa fuir un hoquet d'exaspération. Voilà que l'escalier l'emmenait à l'est lorsqu'il voulait se rendre à l'ouest. Il allait devoir faire le tour par les couloirs au risque de se faire rentrer dedans par des vermines allant bronzer dans le parc...

*Bah, i n'y a que ça à faire de toute façon, si je me mets à attendre il ne se passera rien.*

Prenant son courage à deux mains il entra par le porche après avoir sauté la dernière marche.
Revenir en haut Aller en bas
June Evans
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : June Evans, Sam 20 Juin - 19:19


Enfin, je vais pouvoir me poser !


La semaine avait été longue pour June, non pas qu'elle avait été mauvaise, mais elle avait eu une tonne de travail et avait dû passer tout son temps à la bibliothèque. Elle attendait avec impatience cette fin de semaine pour pouvoir souffler un peu, jouer aux échecs ou aller prendre l'air. Cependant, la jeune fille n'avait pas l'intention de sortir aujourd'hui, tout simplement parce que tous les élèves étaient dans le parc et qu'elle n'aimait pas sortir avec tout ce monde. Elle avait donc prévenu ses amis de ne pas l'attendre ce soir, qu'elle les rejoindrait à la Grande Salle. Elle était heureuse d'avoir des amis. Il avait été très difficile pour elle de s'intégrer dans un groupe à son arrivée à Pourdlard, même dans sa propre maison, sa timidité et sa méfiance en étaient la cause. En revanche, en grandissant, elle était parvenue à s'ouvrir aux autres et avait fini par se créer un petit groupe d'amis avec qui elle passait le plus clair de son temps, mise à part lorsqu'elle avait besoin d'être seule.

June avait pris l'habitude de s'aventurer seule dans Poudlard à la fin de la journée. Lorsqu'elle avait du travail, elle passait ses heures libres avant le dîner à la bibliothèque, espérant chaque jour avoir le temps de terminer avant d'être contrainte de descendre à la table des Poufsouffle, à la Grande Salle. En revanche, lorsqu'elle avait le temps, la jeune noire et jaune avait pris l'habitude d'aller se poser sous un arbre, dans le parc, ou tout simplement de se promener dans le château lorsque celui-ci était vide. Ce qui était le cas aujourd'hui. Le beau temps et la chaleur étaient au rendez-vous et tous les élèves ou presque étaient sortis se promener ou bien se reposer sous ce beau soleil.

Mais June voulait tout simplement se poser dans la salle commune des Poufsouffle qui se trouvait au premier sous-sol de Poudlard, non loin des cuisines de Poudlard. Pour y accéder, il fallait donc descendre les escaliers pour atteindre le Hall. Avant de s'y rendre, elle prenait le temps de regarder par les fenêtres, la foule d'élève qu'il y avait dehors. June trouvait le parc magnifique, l'herbe était verte et de l'endroit où elle se trouvait, on pouvait apercevoir le magnifique lac de Poudlard, dont l'eau s'agiter de temps à autre lorsqu'une petite brise se levait. June mit un moment avant de se rendre compte que plus de 15 minutes s'étaient écoulées pendant qu'elle regardait par la fenêtre. Elle reprit sa route en direction des vieux escaliers. Ceux-ci étaient difformes et jamais à la même place puisqu'ils aimaient bien changer de place régulièrement, provocant l'agacement de la plupart des élèves de Poudlard.

C'est la tête ailleurs que la jeune fille s'aventura dans les escaliers et, en une fraction de seconde, se retrouva les fesses par terre.
Revenir en haut Aller en bas
Aberthol Caerwyn
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Aberthol Caerwyn, Dim 21 Juin - 22:29


Sous le porche un magnifique tableau captiva l'attention d'Aberthol et ce dernier s'arrêta devant, comme happé par la présence fantastique du sujet. C'était un portrait d'une femme dont le nom n'était pas inscrit. Elle était brune, portait un immense chapeau brun à la pointe cassé vers la droite (*probablement pour faire rentrer le chapeau dans le cadre*, se dit-il) et une robe d'un bordeaux profond. Elle semblait préoccupée, mais n'était pas animée, en tout cas pas au moment où Aberthol la regarda. C'était un peu comme si elle prenait la pause, timide, n'ayant pas l'habitude que quelqu'un s'arrête pour la voir. Un sourire secret anima la lèvre d'Aberthol quand il vit sa main bouger de quelques centimètres, mais il décida de ne rien dire et, se motivant, pensa à s'engouffrer jusqu'au portrait de Basile Fronsac. Replaçant la bandoulière de sa sacoche sur son épaule, il décida de reprendre les escaliers en tournant les talons. Une inspiration soudaine lui fit jeter un coup d’œil à l'autre côté de la galerie pour observer un tableau représentant quelques scientifiques autour d'une longue tables brunes. Mais brutalement il se fit percuter par une jeune fille qui tomba sur le sol dans un fracas particulièrement bruyant. Son sac s'était entièrement vidé sur le sol et le sac d'Aberthol, retombé de son épaule, avait vu quelques unes de ses feuilles s'éparpiller et virevolter comme un balais de fée dans la cage d'escalier.

Aberthol, rassemblant et ramassant les affaires de la jeune fille, dit à la jeune Poufsouffle :

- Est-ce-que ça... ça va ? Tu... Tu... tu... tu n'as pas mal ? Tiens... Do... Do... Donne-moi la main, je vais t'ai... t'aider.

Très aristocrate, Aberthol tendit une main roide et forte à la jeune fille. Son regard se mit à briller de sympathie. Habituellement perturbé par le fait d'annuler ses prévisions, le sang-pur acceptait déjà l'idée de ne pas pouvoir aller voir le portrait de Basile Fronsac sans qu'aucune gêne ne vienne l'habiter. Il aimait, plus que tout, montrer sa digne éducation à d'autres et cette jeune fille distraite lui inspirait confiance. Il allait, de toute façon, devoir circuler parmi les escaliers pour récupérer les nombreuses feuilles qui étaient allées se déposer au sol ou sur les marches des escaliers. Prenant conscience qu'il fallait la rassurer il lui dit :

- Il m'a... m'a... m'arrive d'être distrait aussi... Je... Je... co... co... connais ce genre d'in... d'incident. Et puis c'est... c'est en pap... partie ma faute, je n'aurais pas dû re... re... rester sur la première ma... marche.

HRPG : Désolé de ma lenteur pour un résultat si médiocre... Week-end chargé, ça devrait être plus facile cette semaine ! Smile
Revenir en haut Aller en bas
June Evans
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : June Evans, Lun 22 Juin - 1:56


C'est un peu déconcertée que June leva la tête avec malaise vers la personne sur qui elle s'était jetée par inadvertance. Tout ce qu'elle espérait, c'est que celle-ci n'était pas en colère contre elle. Il s'agissait d'un élève de Serdaigle, probablement de son âge et il semblait autant gêné qu'elle parce qu'il venait de se passer. June le regarda un instant, l'air un peu perdu, alors qu'il se baissait pour ramasser leurs deux sacs qui étaient tombés sous le choc. Tous les livres de June avaient glissé et certaines feuilles s'étaient éparpillées à plusieurs endroits. Il en était de même pour les affaires du jeune Serdaigle.

- Est-ce-que ça... ça va ? Tu... Tu... tu... tu n'as pas mal ? Tiens... Do... Do... Donne-moi la main, je vais t'ai... t'aider.

June ignorait si le jeune sorcier bégayait habituellement ou si c'était juste parce qu'il était timide et se sentait gêné de la situation, mais elle n'y prêta pas attention plus que ça.

- Non, ne t'inquiète pas, c'est surtout à moi de te demander ça, tenta-t-elle de la rassurera

June n'était pas le genre de personne qui en voulait aux gens pour tout et n'importe quoi. Elle était, certes, un peu rancunière, mais uniquement lorsqu'elle avait de bonnes raisons de l'être et celle-ci n'en était pas une. Elle prit la main froide de son camarade qui semblait très tendu.

- Il m'a... m'a... m'arrive d'être distrait aussi... Je... Je... co... co... connais ce genre d'in... d'incident. Et puis c'est... c'est en pap... partie ma faute, je n'aurais pas dû re... re... rester sur la première ma... marche.

- Non, non c'est moi, je suis un peu étourdie, j'aurais dû faire attention au lieu de me précipiter comme ça, je pensais être seule dans les parages, je ne t'avais pas entendue venir.

La jeune noire et jaune lui souris. Elle était rassurée qu'il ne lui en veuille pas de sa maladresse. June se baissa pour ramasser ses affaires pour les remettre dans son sac et vit qu'un de ses devoirs était froissé et se dit que finalement elle irait passer son temps libre à la bibliothèque pour le recopier, car il était hors de question pour elle de rendre un devoir mal en point. Elle prit le papier et le glissa dans la poche de sa robe de sorcier et tendit gentiment la main garçon.

- Au fait, je m'appelle June, lui dit-elle en souriant. On devrait peut-être ramasser tes affaires avant que l'escalier recommence son petit manège, tu ne penses pas ?
Revenir en haut Aller en bas
Aberthol Caerwyn
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Aberthol Caerwyn, Mar 23 Juin - 0:35


- Non, ne t'inquiète pas, c'est surtout à moi de te demander ça.

Aberthol l'aida à se relever et lui tendant un sourire lui répondit :

- Oh non, je n'ai... n'ai ri-rien... C'est gentil.

Aberthol n'était pas particulièrement maladroit, mais il connaissait le sentiment d'humiliation qui peut habiter ce genre de situation. Depuis son plus jeune âge il possédait une sorte d'expertise dans les chutes rocambolesques et était surpris de ne s'être pas retrouvé à dévaler les escaliers en boule jusqu'au bout. Un jour, dans le château gallois de ses grands-parents il avait dévalé une volée de marche entière sur les genoux, comme sur une luge et avait failli s'exploser le crâne contre le mur de pierre grise. Le ministre de la magie français, invité à dîner, avait poussé un cri strident peu viril que sa grand-mère moquait encore aujourd'hui. Elle n'aimait pas les français et l'invitation n'était jamais qu'un acte de politesse pour lui prouver que les gallois sont meilleurs en tout point que les immondes grenouilles françaises.

- Non, non c'est moi, je suis un peu étourdie, j'aurais dû faire attention au lieu de me précipiter comme ça, je pensais être seule dans les parages, je ne t'avais pas entendue venir, dit la jeune poufsouffle avec un air compatissant.

Le serdaigle ne sut pas trop si la jeune fille cherchait à le rassurer ou à le moquer de manière détournée, mais prenant le partie que sa gentillesse se lisait sur ses lèvres il hocha de la tête pour lui faire comprendre que l'incident était clos et que ce n'était pas grave. *Il existe des plus choses plus importantes, n'est-ce-pas, se disait-il, comme terminer d'écrire son devoir de métamorphose pour le rendre demain*. Depuis son arrivée à Poudlard sa passion pour la métamorphose n'avait fait que se développer, il devait s'agir de l'une de ses matières préférées avec les enchantements et l'histoire de la magie. Il passait de nombreuses heures à lire d'épais volumes de métamorphose dans la bibliothèque ou dans la salle commune bleue. Ses pensées divaguant il s'était complètement éloigné de la situation et ne reprit conscience de ce qui s'était passé que lorsque la jeune fille se baissa pour ramasser ses affaires. *Tant pis pour Basile Fronsac, se dit-il en voyant ses feuilles sur les marches des escaliers, j'attendrais encore un peu avant d'aller le rencontrer*.

La jeune jaune et noire lui tendit une main sympathique et dans un sourire lui dit :

- Au fait, je m'appelle June. On devrait peut-être ramasser tes affaires avant que l'escalier recommence son petit manège, tu ne penses pas ?

Il lui serra la main calmement :

- Aberthol Caerwyn du Puistgris d'Antrou. Évidemment, tu peu... peux m'appeler Aberthol ! Je... je suis en... en... enchanté. Tu as rai... raison, allons-y avant que le ballet ne reprenne.

Le bleu et bronze jeta un regard aux escaliers en soupirant silencieuse. Se baissant pour resserrer les lacets de sa chaussure avant de s'aventurer dans la collecte des feuilles, il espéra ne pas avoir fait tomber quoi que ce soit d'important... Il rougit légèrement :

- Tu... Tu es en quelle année June ?

Il n'osa pas lui demander quelle était sa matière préférée de peur de ne sembler que trop agaçant, alors il se tut et ramassa les quelques premières feuilles qu'il trouvait. *C'est ridicule, mon pauvre vicomte, personne ne parle comme ça, enfin...*
Revenir en haut Aller en bas
June Evans
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : June Evans, Mar 23 Juin - 18:14


Le jeune serdaigle prit la main que June lui tendait. Elle faisait tout pour que le jeune garçon se sente à l'aise avec elle. Elle n'apprécie pas du tout les personnes qui prennent du plaisir à rendre les autres mal à l'aise. Les élèves de sa classe, lorsqu'elle était dans une école moldue, le lui avaient assez montrés. Elle savait que trop bien ce que ça pouvait faire et en aucun cas, elle voulait que d'autres personnes subissent ce genre de méchanceté.

- Aberthol Caerwyn du Puistgris d'Antrou. Évidemment, tu peu... peux m'appeler Aberthol ! Je... je suis en... en... enchanté. Tu as rai... raison, allons-y avant que le ballet ne reprenne.


Il s'appelait donc Aberthol, un prénom tout à fait inconnu pour June mais il ne lui déplaisait pas pour autant. En revanche, elle avait déjà oublié le nom de famille du sorcier mais après tout, cela importait peu. Il s'abaissa pour refaire ses lacets avant d'attaquer à ramasser le tas de feuilles éparpillé un peu partout. June se dirigea lentement vers les escaliers et commença à assembler les affaires du bleu et bronze qui se trouvaient sur son passage.

- Tu...Tu es en quelle année June ?

- Je suis en quatrième année et toi ?

June adressa un sourire à son camarade. Faire connaissance tout en ramassant le bazar qu'elle avait provoqué en le percutant quelques minutes plus tôt, rendait la situation plus agréable plutôt que s'il avait été méchant. Elle s'en voulait d'être toujours aussi maladroite et passer son temps à se jeter sur les gens par inadvertance. Parfois, tout se passait bien, parfois non et en retour à sa maladresse, certains élèves la poussaient, la faisant tomber de temps à autre. Une fois, en deuxième année, June avait même eu une légère entorse au poignet et s'était promis de faire plus attention mais malheureusement, ça n'avait pas aboutit à grand chose.
Le jeune sorcier s'était joins à elle pour ramasser ses feuilles. June le regarda quelques instants et vit qu'il avait l'air préoccupé et espérer que ça ne soit pas à cause de sa gaucherie. Pour en être sûre, la jeune fille s'excusa une seconde fois au prés de son camarade.

- Encore désolée pour tout ça, j'espère qu'aucuns de tes devoirs ne sera trop abîmés.
Revenir en haut Aller en bas
Aberthol Caerwyn
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Aberthol Caerwyn, Mar 23 Juin - 22:24


La poufsouffle avait rejoint Aberthol dans son ramassage de feuille. Et celui-ci se demandait s'il réussirait à tenir une discussion potable avant la fin de l'exploration des escaliers.

- Je suis en quatrième année et toi ? répondit-elle en souriant.
- Moi aussi ! rétorqua Aberthol avec un petit air victorieux qui se lisait sur son visage, peut-être ce point lui permettrait-il d'engager une conversation ensemble. C'est f... f... fou que nous ne soyons pa... pas cr... croi... croisé auparavant, enfin que n... ne... nous ne soyons pas parlé. Tes cours se passent bien ?

Son visage se tendit brutalement quand il retrouva une fiole en cristal montée d'argent explosée sur l'une des marches. Elle ne contenait rien qu'un peu de verveine, mais c'était un souvenir de son cousin Pierre. Il ne put s'empêcher de pousser un soupir de tristesse et fut coupé par la voix de June.

- Encore désolée pour tout ça, j'espère qu'aucuns de tes devoirs ne sera trop abîmés.

Aberthol tourna la tête vers elle en lui souriant. Il espéra que son soupir ne contribuerait pas à alimenter le moulin de culpabilité qui semblait déjà animer la jeune fille. Est-il facile de stopper la culpabilité ? Est-il facile de convaincre une personne que ce n'est pas grave quand la chose l'est. C'est entendu que c'est grave, jamais rien ne remplacera le souvenir de Pierre, mais la responsabilité n'a pas besoin d'être portée par qui que ce soit. Les circonstances, le temps, contraignent parfois les choses à s'éteindre avant leur fin programmée - s'il en était une. Ce qui s'était passé était un regrettable accident, mais la cassure de cette fiole ne signifiait pas l'oubli de Pierre pour autant. Aberthol ramassa à nouveau quelques feuilles en contractant sa mâchoire pour cacher les mouvements de langues qu'il faisait à l'intérieur de sa bouche, c'était l'un des nombreux exercices de préparation qui lui avaient été conseillé pour lutter contre le bégaiement. Il entretint la jeune fille :

- Non, non, ne te sens pas coup... coupable. Ce n'est ri... rien. Je n'avais aucun devoir su... sur moi de tout'... toute façon. Tut... t'... tu sais les choses arrivent. Je suis désolé, je me laisse empo... po... po... porter par mes pensées et mes si... sil... silences doivent te sembler étrange. J'ai be... besoin de beaucoup me concentrer pour bégayer le moins po... po... possible. J'ai déjà fait beaucoup d'ef... d'ef... d'efforts depuis mon enfance. Est-ce que tu aurais un petit sachet dans ton sa... sa... sac ? Je voudrais récu... cu... cupérer cette fiole pour voir si je peux la réparer. C'est un souvenir. Nous aurions tout de même pu faire un Accio pour récupérer mes affaires, dit-il en ramassant la dernière feuille qu'il voyait dans la volée de marche allant du premier étage au second, deux rangs en-dessous de la fiole cassée. Qu'avais-tu de prévu aujourd'hui ?

La source du bégaiement du bleu et bronze n'avait jamais été entièrement comprise, comme celle de presque tous les bègues d'ailleurs, moldus ou sorciers. La pression, la peur était les motifs préférés de son père Charles-Marie faisant référence à l'horrible comportement de ses beaux-parents. Lorsque sa mère, plutôt mondaine pourtant, considérait que d'avoir trop vite amener leur fils à fréquenter le monde avec eux avait probablement handicapé sa manière de parler. Le jeune homme n'en avait aucune idée et se fichait des raisons, préférant se consacrer au moyen de guérir. Il fallait garder un équilibre entre l'intense concentration musculaire et le relâchement nerveux, l'affaire est terriblement complexe.
Revenir en haut Aller en bas
June Evans
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : June Evans, Mer 24 Juin - 0:32


Aberthol lui sourit, sûrement pour essayer de la rassurer. C'est vrai, June avait vraiment de mal à cacher ses émotions, notamment lorsqu'elle se sentait coupable de quelque chose. Mais lui, n'avait pas l'air de lui en vouloir plus que ça. Après tout, elle n'avait pas agis de son plein gré, il s'agissait uniquement d'un accident et Aberthol aurait eu raison de lui en vouloir si elle était partie, tête baissée, sans même lui adresser un mot pour s'excuser, et elle savait très bien que certains élèves ici, bien qu'ils soient en minorité, agissaient exactement de cette manière.

- Non, non, ne te sens pas coup... coupable. Ce n'est ri... rien. Je n'avais aucun devoir su... sur moi de tout'... toute façon. Tut... t'... tu sais les choses arrivent. Je suis désolé, je me laisse empo... po... po... porter par mes pensées et mes si... sil... silences doivent te sembler étrange. J'ai be... besoin de beaucoup me concentrer pour bégayer le moins po... po... possible. J'ai déjà fait beaucoup d'ef... d'ef... d'efforts depuis mon enfance. Est-ce que tu aurais un petit sachet dans ton sa... sa... sac ? Je voudrais récu... cu... cupérer cette fiole pour voir si je peux la réparer. C'est un souvenir. Nous aurions tout de même pu faire un Accio pour récupérer mes affaires,Qu'avais-tu de prévu aujourd'hui ? 


Le bégaiement du jeune Serdaigle ne gênait pas du tout June, elle le comprenait tout à fait et se douter de l'effort que devait faire les bègues pour s'exprimer. Sa cousine moldue était également bègue et tous les élèves de son école se moquaient d'elle et June n'a jamais compris pourquoi.

- J'avais prévue de descendre dans la salle commune des Poufsouffles pour souffler un peu et me reposer, mais un de mes devoirs vient de se déchirer alors, je vais devoir aller à la bibliothèque pour le recopier. Et toi ? Tu t'apprêtais à faire quelque chose en particulier avant que je viens chambouler tes projets ?


June disait cela avec le sourire désormais. Elle savait qu'il n'allait pas l'engueuler ou l'insulter pour cet incident.

- Et pour le sachet..., elle fouilla dans son sac, Tiens, je pense que ça fera l'affaire, j'espère que tu pourras réparer ta fiole, si c'était un souvenir.

June compris rapidement qu'il tenait à cette fiole et que la voir brisé l'attristait mais elle ne voulait pas lui en demander plus, après tout, ils ne se connaissaient que depuis quelques minutes et il serait un peu osé de sa part de poser des questions indiscrète comme celle-ci. Elle se releva après avoir ramasser le reste de feuilles qui traînaient encore par terre.

- Voilà, je pense qu'on a terminé.
Revenir en haut Aller en bas
Aberthol Caerwyn
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Aberthol Caerwyn, Mer 24 Juin - 17:44


Le visage de June s'exprimait avec une palette d'émotion peu variée, seuls les sourires perçaient et fendaient ce visage d'une lumière si claire que n'importe quel regard n'aurait pas pu s'y fixer trop longtemps. Certaines beautés sont si lumineuses que le fait de les observer devient éreintant. La jeune fille semblait désormais plus apaisée et Aberthol l'entendit dans sa manière de parler et son rire fin gorgé de miasme de joie.

- J'avais prévue de descendre dans la salle commune des Poufsouffles pour souffler un peu et me reposer, mais un de mes devoirs vient de se déchirer alors, je vais devoir aller à la bibliothèque pour le recopier. Et toi ? Tu t'apprêtais à faire quelque chose en particulier avant que je viens chambouler tes projets ?

L'air complice que prit son visage acheva de persuader le bleu et bronze que la jeune fille avait bel et bien laisser sa culpabilité dans un placard maintenant hermétiquement clos. Au rez-de-chaussée, Aberthol entendit quelques premières années passer en courant en direction de la sortie, comme de petits billywigs courant vers la liberté. Ce bruit l'ému quelques secondes, ses sourcils s'écartèrent et ses yeux prirent la forme des yeux qui sourient. Le sourire de l’œil. Ce moment où le regard se frise, irisé par la joie, inondé par la lumière qui darde les coupables de cette joie d'une émotion si pleine et réconfortante qu'elle ferait s'effondrer des murailles entières. Aberthol se concentra et pu - enfin ! - réussir à prononcer sa phrase sans aucun accroc audible.

- Je voulais rendre visite au portrait de Basile Fronsac, c'est un ancien directeur de Poudlard. Il paraît qu'il se trouve au deuxième étage et qu'en donnant le bon mot de passe il conduit à la bibliothèque, mais je ne suis pas sûr qu'il soit toujours en place, c'est le souvenir de ma grand-mère.

La jeune fille lui donna un sachet et le serdaigle prit soin de glisser, morceau par morceau les bribes de cristal qui s'étaient réparties sur le sol. Il essaierai de l'envoyer à ses parents pour qu'ils réparent la fiole et la conserve dans sa chambre, là-bas, au moins, elle ne se casserait pas une seconde fois. Au diable la verveine !

- Et pour le sachet..., elle fouilla dans son sac, Tiens, je pense que ça fera l'affaire, j'espère que tu pourras réparer ta fiole, si c'était un souvenir.

- Un sou... souvenir, oui. Heureusement il... il... il exis... ste des fo... fo... formules pour réparer les objets, je vai... vais l'envoyer à mes parents, ils prendront soin de la répa... pa... parer.

Le souvenir de Pierre emplit la tête du garçon à mesure qu'il parlait de la fiole à June. Pierre. Il compris que la jeune fille ne voulait pas insister et ne lui précisa pas plus d'informations sur le souvenir qui y était lié. Après tout, il ne se connaissait que depuis quelques minutes et malgré la bonne entente qu'ils venaient de trouver il était hors de question de tout dévoiler dès la première fois. Ses parents, parmi les nombreuses règles de bonne conduite, lui avait enseigné le secret - peut-être était-ce lié aux fonctions diplomatiques de son père, d'autre part. L'Art du secret. Cet usage, ce culte si bourgeois, si peu noble ; si peu digne, si politique...

- Voilà, je pense qu'on a terminé.

- Avant de retourner copier ton devoir, tu ne vou... voudrais pe... pas venir voir si le po... po... portrait de Basile Fronsac est là ? J'imagine qu... que le pa... pa... passage ne fonctionnera pe... pas, mais... Un portrait reste de l'A... a... art. Tu aimes la pein... peinture June ?

Aberthol lui tendit un sourire amical.
Revenir en haut Aller en bas
June Evans
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : June Evans, Mer 24 Juin - 19:13


Ils avaient enfin fini de ramasser leur bazar et, par chance, l'escaliers n'avait pas encore fait des siennes. Il était donc temps pour June de rejoindre la bibliothèque pour pouvoir recopier son devoir qu'elle devait rendre assez rapidement. Aberthol, quand a lui avait également un projet en tête avant que June ne le percute.

- Je voulais rendre visite au portrait de Basile Fronsac, c'est un ancien directeur de Poudlard. Il paraît qu'il se trouve au deuxième étage et qu'en donnant le bon mot de passe il conduit à la bibliothèque, mais je ne suis pas sûr qu'il soit toujours en place, c'est le souvenir de ma grand-mère.

Basile Fronsac... C'était un homme presque chauve, avec des cheveux blancs qui entouraient les contours de son crâne. June ne savait pas exactement quand est-ce qu'il avait été directeur de Poudlard, mais elle le connaissait surtout pour ses mots de passes qui ressemblaient, la plupart du temps, à des genre de devises pour que les élèves ne lâchent pas leurs efforts lorsqu'ils doivent passer leurs examens de fin d'année. Que ce soit pour les simples examens de passage, les BUSES ou les ASPIC. Et en effet, la jeune sorcière avait entendu dire que son portrait au deuxième étage était en réalité passage secret qui menait au couloir de la Bibliothèque. Cependant, il fallait un mot de passe et June ne le connaissait absolument pas cette année. Elle n'avait jamais essayé de trouver les passages secrets de Poudlard même s'il est vrai que ça pourrait beaucoup lui servir d'en connaître quelques uns. Tout comme son camarade, June ignorait si le portrait de Basile Fronsac était toujours au deuxième étage, ou s'il avait été placé autre part dans le château.

Aberthol prit le sachet de June lui tendait. Il semblait soulagé de pouvoir récupérer le contenu de son flacon. Il avait répété plusieurs fois à la jeune Poufsouffle qu'il s'agissait d'un souvenir et savait bien qu'elle n'en saurait pas plus, ce qu'elle pouvait tout à fait comprendre.

- Avant de retourner copier ton devoir, tu ne vou... voudrais pe... pas venir voir si le po... po... portrait de Basile Fronsac est là ? J'imagine qu... que le pa... pa... passage ne fonctionnera pe... pas, mais... Un portrait reste de l'A... a... art. Tu aimes la pein... peinture June ?

June sourit à son amis. Elle était contente qui lui propose de venir voir le portrait avec lui. Déjà parce que, effectivement, June adorait la peinture mais également parce que ça leur permettrait de faire plus ample connaissance s'ils font quelques choses de plus intéressant que de ramasser des feuilles éparpillées partout.

- Oui, j'adore la peinture ! J'allais souvent au musée avec mes parents et ma grand-mère pour admirer les peintures. Certaines représentent tellement de choses ! Alors oui, je serais ravie de t'accompagner, dit-elle avec un grand sourire à présent qui répondait à celui qu'Aberthol lui tendait. Juste une question... Tu connais le mot de passe ?
Revenir en haut Aller en bas
Aberthol Caerwyn
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Aberthol Caerwyn, Mer 1 Juil - 23:50


Aberthol avait en tête de ne pas importer sa comparse dans le malheur, mais tenait malgré tout à voir le portrait de Basile Fronsac. Il avait proposé cela comme on proposerait à quelqu'un d'aller voir s'il y a des salamandres dans le feu. Avec la même incertitude et la même volonté de parvenir au résultat. Aberthol n'avait jamais rien vu de plus beau qu'une salamandre en-dehors du feu. Rien. Il y avait tant de beauté à pouvoir admirer son apparence en-dehors des flammes qui étaient son nid. La jeune fille répondit à une vitesse qui surprit l'aiglon, il n'avait pas pour habitude de tomber sur une personne intéressée par ses intérêts étranges... Il faut dire que partir explorer des escaliers et un couloir pour trouver le portrait d'un sombre directeur de Poudlard n'était pas nécessairement l'activité la plus intriguante du monde, mais c'était la sienne et il fut ravi de voir que June avait envie de se joindre à lui.

- Oui, j'adore la peinture ! J'allais souvent au musée avec mes parents et ma grand-mère pour admirer les peintures. Certaines représentent tellement de choses ! Alors oui, je serais ravie de t'accompagner, dit-elle avec un sourire cru Juste une question... Tu connais le mot de passe ?

- Le mot de passe ? Non, je ne suis même pas sûr que le passage fonctionne avec les événements actuels, je ne suis pas convaincu que Kholov ait laissé les passages ouverts, dit Aberthol sans ciller. Tu es née moldue, June ?

La question était posée. La manière dont la jeune fille avait parlé de la peinture avait surpris Aberthol, peu de jeunes sorciers avaient conscience de la puissance de l'Art. Le fait que les personnages étaient animés ne rendait pas l'artiste moins intéressant pourtant, mais le bleu et bronze avait rarement entendu un tel discours dans la bouche d'un non-moldu. Il espéra que la jeune poufsouffle ne serait pas désarmée par cette question et voulut préciser sa pensée, mais il sentit sa mâchoire se crisper et préféra ne rien dire. Préciser sa pensée en bégayant après avoir formuler une phrase sans bégayer rendrait son explication peu crédible. Fermant les yeux un court moment, il resserra la bandoulière de son sac et entama son ascension dans les escaliers. Il priait pour qu'aucuns d'entre eux ne fit de caprice... Il jeta un coup d'oeil derrière pour voir si la jeune fille le suivait.

- On y va ? dit-il avec un certain empressement sympathique. J'ai hâ... hâte de voir si le po... po... portrait est là.
Revenir en haut Aller en bas
June Evans
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : June Evans, Ven 3 Juil - 1:40


June était enchantée à l'idée d'aller observer les tableaux de Poudlard. En temps normal, elle était toujours pressée dans les couloirs, soit pour aller à la bibliothèque, dans le but de trouver une table et de travailler tranquillement, soit tout simplement pour se rendre à son prochain cours. Elle avait, aujourd'hui, l'occasion de pouvoir les admirer. Il est vrai que les couloirs de Poudlard étaient remplis de tableau, il en était de même pour les escaliers et chacun avait sa propre histoire. Aberthol semblait surpris, mais ravie que la jeune Poufsouffle accepte sa proposition.

- Le mot de passe ? Non, je ne suis même pas sûr que le passage fonctionne avec les événements actuels, je ne suis pas convaincu que Kholov ait laissé les passages ouverts.

Il avait raison, Kholov avait probablement condamné tous les passages après son arrivée à Poudlard.

- Tu es née moldue, June ?

- Sang-mêlé, mais ma mère et une moldue, je suis allée dans une école moldue avec mon entrée à Poudlard et j'ai visité beaucoup de musée moldue et j'adorais ça !

June n'avais pas été surprise par la question de son camarade, il avait tout à fait le droit de la lui poser. Elle avait toujours aimé visiter les musées avec des tableaux peints par des moldus, des tableaux figées, mais qui dégageaient tellement de choses. On ne regarde pas uns tableau uniquement pour l'esthétique de celui-ci, il s'agit surtout d'essayer de découvrir dans quel état d'esprit se trouvait l'artiste lorsqu'il la peint et également de savoir le message qu'il a voulu faire passer. Il faut toujours chercher la face cachée et pas seulement ce que l'on voit. Du moins, c'est toujours ce que June avait fait.

- On y va ? J'ai hâ... hâte de voir si le po... po... portrait est là.

- Eh bien allons-y alors ! lui répondit June avec un grand sourire.

Et ils commencèrent à descendre les escaliers, June espérait qu'ils restent tranquilles pour une fois.

HRPG:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Dans des escaliers délabrés

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 5 sur 11

 Dans des escaliers délabrés

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 9, 10, 11  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.