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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs :: Infirmerie
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Le hall d'entrée
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Willhelmina Valentine
Poufsouffle
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Re: Le hall d'entrée
Willhelmina Valentine, le  Lun 24 Aoû 2015 - 0:19

Willhelmina réalisa quelque chose. Il fallait qu'elle aille en cours. Elle rassembla ses affaires, jeta un coup d'oeil à son sac, et s'inclina poliment devant Ashton.

Oh.. c.. c'est vrai ! Je.. je dois aller en cours ! Mmmh... euh... au plaisir de vous revoir...

Elle salua poliment le jeune homme avant de partir en trottinnant. Ca aggravait sa migraine, mais peu lui importait. Elle avait fait la connaissance de quelqu'un de sympathique, avant de repartir en cours. Il fallait qu'elle se dépêche pour ne pas être trop en retard. Elle expliquerait avoir été à l'infirmerie. Sa migraine tapait contre ses tempes, et elle réprima une mimique de douleur pour repartir en classe. Elle ne voulait pas rater quoi que ce soit de ses cours. Elle sentait son sac balloter contre sa hanches, et elle passa une main dans ses cheveux. Arrivant devant sa salle de cours, elle prit quelques secondes pour refaire sa natte, reprendre son souffle et arranger sa tenue. Il ne fallait pas passer pour une négligée. Aussi, une fois qu'elle fut prête, elle inspira un grand coup, et poussa la porte de sa salle de cours...


[Fin du RP pour Mina]
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Re: Le hall d'entrée
Altaïr Debrooks, le  Jeu 28 Jan 2016 - 18:46

Avec Shela Diggle.
Ce RP se déroule à la suite de l'attaque du cours de divination.

Baguette toujours en main, la démarche alerte, le regard fusant dans toutes les directions, Altaïr continuait de sillonner les couloirs du château à la recherche d'un infime indice qui lui permettrait de mettre la main sur le mage noir qui s'en était pris à une classe bondée d'élèves de tout âge. Au-delà de l'angoisse qui s'émancipait peu à peu, un terrible sentiment de colère continuait de le faire frémir de l'intérieur et menaçait de lui rompre les côtes. Poudlard avait toujours représenté une cible de choix pour les Mangemorts, et malgré toutes ses tentatives, le Ministère ne comprendra jamais que l'école était corrompue et infiltrée jusqu'à la moelle. Ce n'était pas la première attaque qui avait lieu dans l'académie, et toujours l'école continuait de se vanter de ses mesures de protection soi-disant infaillibles pendant que le Ministère prétendait contrôler la situation. Mais la vérité était que le ministre de la magie n'en avait strictement rien à faire. Au moins, les Phénix avaient depuis longtemps compris à quel point Poudlard était menacé par ces fanatiques, et avaient commencé à recruter des alliés ou même des membres à part entière dans l'enceinte du château : après tout, il en était l'exemple vivant.

Toujours rien. Évidemment, l'intrus avait sans doute déjà pris la fuite ou retrouvé son apparence, car le préfet était sûr que le professeur de métamorphose n'avait rien à voir avec cette histoire. Il suffisait d'être témoin de sa réaction envers Lizzie pour se rendre compte qu'il avait été victime d'une abominable machinerie qui le mettait désormais dans la ligne de mire des Aurors. Tout était malin et calculé, mais le jeune homme commençait à en avoir assez de devoir toujours jouer au chat et à la souris avec ces mages masqués. Il se sentait inutile et plus que tout impuissant : nulle déception ne pouvait également un tel état de frustration. Las de parcourir le château tout en devant se cacher du regard des professeurs, il décida de regagner son dortoir : s'il se faisait surprendre alors que le château était en pleine alerte, il n'osait imaginer les répercutions. Laurae l'avait déjà quitté quelques minutes auparavant, mais il n'avait pu résister à l'envie de jeter dernier regard, au cas où.

Alors qu'il gravissait une à une les marche des escaliers, son esprit, qui ne cessait de rejouer dans sa tête la scène de l'attaque dans l'espoir de retrouver des indices jusqu'ici éludés, lui fit rappeler l'état dans lequel il avait laissé Shela à l'infirmerie avant de partir en vadrouille avec sa nouvelle alliée. Elle n'avait pas été épargnée par la violence de l'explosion, et il n'avait pas eu le temps de la protéger de la force libérée. À part lui conseiller de se jeter sous la table, il n'avait rien fait. Encore une fois. Le Serdaigle souhaitait s'assurer qu'elle allait bien, et il ignorait d'où lui provenait un tel élan de sympathie à son égard. De la compassion peut-être, ou de l'inquiétude. Devait-il justifier à chaque fois ses bonnes intentions en prétextant le faire pour Théodore ? Il n'en était plus si sûr. Après tout, la querelle qui les opposait n'était rien de plus qu'un jeu puéril entre adolescents qui n'avaient pas de conséquences graves. Ce n'était pas son amie, mais il ne voulait pas non plus qu'elle soit son ennemie, mais ça, il préférerait se faire arracher la gorge plutôt que de l'admettre à voix haute. La fierté, éternelle ennemie de l'Homme.

Arrivé devant l'infirmerie, il marqua un temps d'arrêt. Et si elle était éveillée, comme justifierait-il sa présence ? Balayant toutes ces hypothèses d'un battement de cil, il pénétra tout en douceur dans le hall de l'infirmerie qui était ce jour-ci occupée par plusieurs élèves, la plupart plongés dans le sommeil. Il s'assura au passage que les blessés de l'attentat étaient tous sains et saufs, puis son regard se posa sur la silhouette immobile de Shela, dont les yeux clos laissaient songer qu'elle s'était endormie. Il s'approcha davantage, soulagé de voir que des couleurs avaient décidé de reprendre leur place sur la peau de la jeune femme. Sans qu'il ne sut pourquoi, il resta un moment, comme si le fait de partir aggraverait son état, mais il savait que c'était complètement stupide. Encore une fois il se sentait confus face à l'ambivalence de ses sentiments, qui le déchirait entre rivalité et attachement.
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Re: Le hall d'entrée
Shela Diggle, le  Ven 29 Jan 2016 - 21:46

Suggérer. Le rêve. J'avais du m'endormir. Puisque j'avais rêvé. A moins qu'il ne s'agisse de remémorations. Mais avant cela, néant, noir complet. Battement de cils, humer l'odeur des draps puisqu'apparemment j'étais installée sur un lit. Odeur trop neutre, pièce trop blanche, bobo aux yeux et mieux vaut feindre le sommeil ou le comateux état qui y ressemble. L'infirmerie est plus synonyme de nouveaux soucis qu'autre chose, la seule manière d'en réchapper et de dormir continuellement. Et puis je dois réfléchir. A ce qu'il vient de se passer. Avant le gouffre de vide. Je ne saurais dire combien de temps s'est échappé entre l'explosion et l'instant présent. J'n'ai toujours pas compris. De qui comment pourquoi. Prévu dans le cours, peut être ? J'ai de plus sombres hypothèses auxquelles je refuse l'accès à une analyse détaillée. C'pas possible. Il est simplement stupide de n'avoir pu tenir le coup, de ne point avoir assez bouffé bordel de mer*e. Ce genre de choses qui arrivent et qui détruisent ta couverture - quelle couverture, dis moi -, si doucement mais si sournoisement, comme une ombre dans le dos. Mal au crâne. Me souviens avoir toussé, écumé l'air à la recherche de pureté, enfouie sous cette table et puis noir, plus de force à rien. Y penser titille la gorge mais pas assez pour reprendre ce souffle saccadé heurté violent. Fumée, voilà. Trop de fumée pour voir autre chose que sa petite personne, pas vrai, s'pèce d'égoïste. Mais puisque je te dis que personne d'autre n'a été touché, hein ? Douce bulle dans laquelle se cacher, pas vrai, tu fuis. Me souviens pas bien. Du mal à me souvenir, à vouloir me souvenir. Parce que ça pourrait être pire, de trouver des fragments pas beaux, de ne pas y avoir joué un rôle, d'avoir tout lâché et d'être tombée dans le Noir. Parce que je suis un corps altéré.

Mieux vaut se mentir aussi et prétendre dormir, penser à tout sauf au cours explosé, à Altaïr qui s'en va, au brouillard dans mes yeux, au silence des drames. Penser à une bulle dorée qui m'entourerait et que rien ni personne ne pourrait briser, pas vrai, qui bannirait de ma tête chaque idée noire ou même grise, qui ne laisserait place qu'à une espèce de faux bonheur béat et sans racines; ce serait toujours mieux que d'avoir à réfléchir. A imaginer le pire parce que la vérité nous échappe et qu'on se trouve dans un lieu trop neutre, trop à l'écart, en marge du réel, qu'ici tout est feint faux simulé et qu'ailleurs ce pourrait être la fin, faucheuse. Fermer les yeux tout de même parce que partir on ne me laisserait pas. Et parce qu'une bête affreuse cogne et cogne encore dans ma tête, brise mes os et menace de l'éclater, mon crâne, et que sans commandes il n'y a pas d'actions, corps mort et tête en feu. Physiquement trop faible pour faire face à quoi que ce soit. Imbécile.

Ne bouge pas. Pose toi. Relâche paupières et poings, tu n'as personne contre qui combattre si ce n'est toi-même, et c'n'est pas le moment. L'sommeil - et l'oublis - ne viendra qu'avec le calme, illusoire peut être, mais le calme tout de même, alors chante encore et mens, tant pis, j'donnerais tout pour m'extraire de ça. Et brusque besoin d'air, d'une bouée, non, j'veux pas sombrer finalement, attend encore eeet ouverture des yeux. Trop blanc. Cligner plusieurs fois avant de deviner une silhouette, faites qu'il ne s'agisse pas de l'infirmière, pitié, pas envie de ça, d'une fausse utopie et de paroles inutiles. Mais. Altaïr ? Une seconde d'hésitation. De toute manière, il avait du me voir ouvrir les yeux. Je lui tournai le dos en grommelant. Ce n'était pas sa présence qui me dérangeait. C'est une présence tout court. Pas prête. Mais à t'entendre tu n'le sera jamais, autant que ce soit lui. Mal, grognais-je à ce que j'estimais être sa première question. Très mal. A la tête. Partout. Hé, pas de trémolos dans la voix. Cesse de parler. Souffle. Laisse un temps. Tapote le lit là où je peux l'atteindre dans mon dos, l'invitant à s'asseoir. Contradiction. On s'en tape pas mal. Quand je reprend, mon ton est bien plus bas, bien plus faible, suppliant presque, mais une supplique dans l'autre sens; je ne veux pas savoir. Tu peux... Me raconter ? Il n'est pas censé être là. Ca n'a pas de sens. Mais je n'ai pas le courage - ou l'envie - de lui faire remarquer qu'il ne doit pas se sentir obligé de venir, encore moins de rester.
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Re: Le hall d'entrée
Altaïr Debrooks, le  Mar 2 Fév 2016 - 18:27

Il n'eut pas à attendre longtemps avant que Shela n'ouvre les yeux. Aussi étrange que cela puisse paraître, Altaïr aurait préféré qu'elle reste plongée dans son sommeil plutôt que devoir la confronter dans l'état dans lequel elle se trouvait. Il ne savait jamais comment s'y prendre avec des personnes qui venaient d'être blessées ou qui souffraient, il ne savait jamais quelle réaction adopter et il se sentait plus que tout inutile. Après tout, à part lui poser une question aussi stupide que "Comment vas-tu ?" il ne voyait pas en quoi sa présence ici pouvait se révéler un tant soit peu pertinente. Surtout que ce n'était pas à lui d'être là à son réveil, c'était complètement illégitime : elle avait besoin d'un ami, pas d'une personne qu'elle ne pouvait sans doute pas souffrir. Quoiqu'il en soit, maintenant qu'elle l'avait vu, il ne pouvait plus faire machine arrière : il n'était pas un enfoiré à ce point là.

Clairement, Altaïr était en porte-à-faux. Venir prendre des nouvelles de la préfète allait à l'encontre de tous ses principes, et il ignorait si cela se faisait vis-à-vis de Myosotis, mais au fond de lui il ne pouvait s'empêcher de songer qu'un peu d'humanité ne pouvait faire de mal à personne. Il souhaitait probablement pallier à son impuissance face à l'attaque en jouant la carte de la sympathie, ou alors il avait juste besoin de déterminer si Shela lui en voulait ou non de n'avoir pu la protéger à temps de la force de l'explosion. Un peu des deux, peut-être. Et même si la Serpentard devait lui reprocher quelque chose, qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire au juste ? On ne pouvait pas dire qu'ils étaient les meilleurs amis du monde, au contraire, alors il n'avait pas à se sentir coupable pour elle. Mais la situation était plus grave. Et ça l'inquiétait.

Acceptant sa proposition à s'asseoir à ses côtés, il se mit à la fixer d'un regard curieux, comme s'il avait peur que la vitalité qu'elle semblait exhiber n'était qu'une façade dissimulant des fractures plus graves. Il pouvait la comprendre, personne n'avait vraiment envie de montrer ses faiblesses, surtout à une personne qu'on n'avait pas dans le coeur.

-Mal. Très mal. A la tête. Partout.

Il garda le silence, ne préférant pas rebondir sur ce qui ressemblait déjà à une réponse. Visiblement, son état était suffisamment inquiétant pour qu'elle entende des questions qu'il n'avait même pas formulée et qu'il n'avait pas l'intention de poser. Il devait s'agir d'une sorte de routine, toute personne saine d'esprit devait demander comment se sentait une personne souffrante, mais pas Altaïr. Non pas qu'il s'en fichait, pas du tout, mais il savait pertinemment que la jeune fille n'était pas en pleine forme. Sinon elle ne serait pas clouée à ce fichu lit, à attendre les soins de l'infirmière qui devait déjà être débordée. Il se contenta donc de hocher la tête, sans trouver quoique ce soit à ajouter. Parfois le silence exprimait beaucoup plus que de longs laïus.

-Tu peux... Me raconter ?

Il aurait dû se préparer à une telle question, mais il ne pensait pas que Shela chercherait à se remémorer les détails de la scène. Après tout, c'était comme remuer inlassablement le couteau dans la plaie, et il était parfois préférable de tourner la page : lui-même n'aurait pas cherchait à connaître dans toute leur exhaustivité les détails de la scène. Mais il pouvait comprendre le choix de la Serpentard, et la moindre des choses était de le respecter.

-J'aimerai bien mais...c'est encore assez confus, commença-t-il en cherchant bien ses mots. Tout s'est passé si vite, je n'ai même pas vu l'explosion, juste le visage de ce qui semblait être le professeur de métamorphose, mais personne ne sait si c'était vraiment lui. Les rumeurs vont vite, tu sais. Tu as perdu connaissance, sûrement à cause de la force de l'impact, mais je pense qu'il y a eu plus de peur que de mal...Les blessés ont tous été apportés à l'infirmerie et les profs fouillent le château pour essayer de retrouver l'auteur des faits. Je ne devrais pas être là...

Il ignorait pourquoi il lui avait confié cette dernière phrase, mais elle avait jailli de sa bouche sans qu'il ne puisse vraiment maîtriser ses dires. Peut-être se donnait-il une occasion de quitter les lieux. Ou alors il s'agissait d'une perche tendue à Shela pour qu'elle le retienne. Au fond, tout ce dont il avait besoin était de compagnie, et il savait que la préfète ne chercherait pas à le consoler. Il n'avait pas besoin de ça. Il souhaitait juste écouter, et être écouté en échange. Sans filtre, sans mensonge. Et il songeait que la jeune fille étendue sur le lit était en mesure de lui apporter cela.
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Re: Le hall d'entrée
Shela Diggle, le  Jeu 4 Fév 2016 - 14:59

- J'aimerai bien mais... c'est encore assez confus. Confus. Confus de quoi ? Confus parce qu'il ne s'agissait pas de quelque chose de bien, pas vrai ? Je regrette presque ma demande. Est-ce lâche que de préférer l'ignorance à la vorace vérité ? Tout s'est passé si vite, je n'ai même pas vu l'explosion, juste le visage de ce qui semblait être le professeur de métamorphose, mais personne ne sait si c'était vraiment lui. Les rumeurs vont vite, tu sais. Eh mer*e. De bordel. De mer*e. Quelqu'un qui fait exploser volontairement quelque chose, j'appelle ça un attentat. Je regrette je regrette je regrette. Hé, attendez. Altaïr et moi n'étions pas les seules personnes présentes. Angoisse. Tu as perdu connaissance, sûrement à cause de la force de l'impact, mais je pense qu'il y a eu plus de peur que de mal... Les blessés ont tous été apportés à l'infirmerie et les profs fouillent le château pour essayer de retrouver l'auteur des faits. Evanouie à cause d'un événement extérieur, donc. C'est du moins l'idée que je devais donner. Nous étions loin du devant de la salle. Et devant, il y avait... Je n'arrive pas à réfléchir. Tout part en vrille dès que j'essaie de me concentrer. Le mot blessés me reste en tête. Blessés, mais pas décès. Se raccrocher à un mal pour fuir un autre. Je ne devrais pas être là... Je me tourne cette fois vers lui, cherchant son regard. Hésite à demander pourquoi il y est, alors, mais ce serait me mettre en colère contre tout, contre tout ça, pas contre lui, et il ne pourrait le deviner, alors ne posons pas de questions. T'étais pas obligé d'venir, marmonnais-je. Je suis en colère, parce que je refuse le désespoir. Je préfère la rage à la tristesse, le feu à la glace, le combat inutile à la passivité meurtrière. Je n'arrive pas à me fixer un ennemi, moi, le monde, le hasard, les autres, cet inconnu contre qui je ne peux diriger ma haine car il n'a pas de nom, pas d'image, pas de revendications. Contre ces gens qui vont plus mal que moi parce que plus proches - à part un désagréable impact et un surplus de fumée, j'n'ai pas grand chose. Mélange de feu et de glace, furie et désolation, je suis bipolaire. Mais reste. Ni supplique ni injonction. Sonne presque comme une proposition bienveillante.

Fermer les yeux parce qu'il est plus simple de parler sans voir, comme de voir sans parler, décider qu'un long monologue sur mon incompréhension n'ordonnerait pas plus ma tête, tout comme demander des noms. Y'a des... Blessés graves ? Tous les rideaux sont fermés ici, on voit rien. C'est dingue. De se sentir si extérieur à la scène - m'enfin après tout, j'en suis vite parti. J'osais encore espérer qu'il n'y ait pas eu besoin de trop d'aide extérieure pour amener et m'amener, d'ailleurs, les gens jusqu'ici. Saisi pas encore l'ampleur de la chose. Je suppose. Espère, rumine, abandonne. Savoir c'est souffrir, préférons la lâcheté souveraine, si tranquille. Une espèce d'utopie réelle, bien qu'elle ait ses défauts, immenses défauts. J'osais encore espérer aussi que ne pas poser la question de la santé physique à Altaïr ne lui poserait pas problème : il était venu, il devrait aller convenablement bien. Mer*e, Altaïr, c'est vraiment le bordel. Garder les yeux fermés, beaucoup plus simple. Si les yeux n'sont pas un miroir assez descriptif de l'âme, selon moi, ils éclatent les émotions une fois ouverts. Parle moi. Juste, parle moi, s'il te plaît. De n'importe quoi. Plus supplique cette fois-ci.
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Re: Le hall d'entrée
Altaïr Debrooks, le  Ven 5 Fév 2016 - 17:32

Dès qu'il eut terminé de parler, le regard de Shela se tourna vers lui. On pouvait y discerner une lueur difficilement interprétable, comme un mélange entre de la colère et du dégoût. Finalement, elle ressentait peut-être ce qu'il éprouvait depuis que l'attaque avait eu lieu. De l'impuissance. Altaïr pouvait la comprendre mais en même temps, il ignorait tout de son mal. Lui, pouvait bouger, et faire mine d'agir en essayant de trouver des responsables. Elle, n'était que clouée à ce lit sans pouvoir faire autre chose que de pointer du doigt les déboires d'une société fondée sur la peur et la révolte. C'est ce qu'on appelait la guerre. Et le Serdaigle savait plus que tout le monde à quel point il ne pourrait supporter de ne pas pouvoir mettre la main à la pâte. Néanmoins, au fond, leur situation n'était pas si différente l'une de l'autre. Peut-être agissait-il uniquement pour se donner bonne conscience, car nul n'ignorait à quel point un adolescent de dix-sept ne pouvait rien faire face à de telles attaques.

-T'étais pas obligé d'venir. Silence. Mais reste.

Et il resta. Un calme bienvenue accompagna les paroles de la Serpentard, et pour rien au monde il n'eut envie de le rompre. Ce n'était pas négligeable après la matinée plutôt angoissante qu'il venait de passer, et puis il n'avait rien à répondre à la jeune fille. L'heure n'était pas aux prises de parole inutiles ni au sarcasme typique dont il en avait l'habitude. S'il y avait bien une chose qu'Altaïr savait faire, c'était de s'adapter, et il savait exactement quand il était temps de se la fermer.

-Y'a des... Blessés graves ? Tous les rideaux sont fermés ici, on voit rien.

Question délicate. Il n'avait pas vraiment de nouvelles des blessés qui avaient été conduits à l'infirmerie, puisqu'il avait passé tout son temps à déambuler dans les couloirs. Certains avaient, à l'instar de Shela, perdu connaissance, mais ils avaient été escortés dans les plus brefs délais. D'autres portaient des blessures plus bénignes mais qui nécessitaient tout de même une prise en charge rapide, pour éviter toute aggravation. Le silence qui suivait la question de la préfète était beaucoup plus pesant que le précédent, et le Bleu et Bronze se forçait à trouver quelque chose à lui répondre. N'importe quoi. Qui puisse l'apaiser. Mais il n'avait pas envie de la prendre pour une idiote, il devait se montrer honnête, mais dans un autre côté, il n'était guère plus informé qu'elle. Alors qu'il s'apprêtait à lui répondre, elle se détourna avant de lancer :

-Mer*e, Altaïr, c'est vraiment le bordel. Parle moi. Juste, parle moi, s'il te plaît. De n'importe quoi.

Que dire ? Venait-elle de lui donner une occasion d'éluder sa question précédente ? Parfois la curiosité et la vérité étaient beaucoup trop difficiles à supporter, et sa lucidité lui avait probablement permis de s'en rendre compte avant d'en être victime. À nouveau. Mais il ne pouvait pas jouer la carte de la simplicité, il lui devait bien ça. La culpabilité de n'avoir pu la protéger de l'explosion continuait de le ronger de l'intérieur, et même s'il ne pouvait revenir en arrière, il pouvait au moins prendre la peine de jouer franc jeu.

-Je ne saurai répondre vraiment à ta question Shela, du moins je sais que l'infirmière s'est pliée en quatre pour s'occuper de ceux qui ont été emmenés ici. Mais je n'ai pas eu l'occasion d'en apprendre plus, les visites ne sont pas encore autorisées. Mesures de sécurité, ajouta-t-il en levant les yeux au ciel.

Altaïr s'était montré sincère, il savait qu'il s'agissait de la meilleure solution, bien qu'elle puisse être contestée. Pourquoi la bercer d'illusions ? Elle finirait bien par être au courant d'ici quelques heures, et retarder de telles réponses n'avaient rien de bienfaisant. La laisser dans une telle situation d'incertitude ne lui plaisait pas, mais il voulait qu'elle sache qu'il ne lui mentait pas, et qu'il n'avait pas l'intention de le faire de sitôt.

-C'est complètement débile. C'est bien beau de vouloir traquer celui qui a fait ça, mais ils auraient peut-être dû prendre en compte cette menace bien avant. Ce qui est fait bah...est fait. Ça me mine, j'ai l'impression qu'ils nous prennent pour des c*ns.

Il se tut, gardant le regard figé et vague, comme s'il était envoûté par ses pensées. Désigner des coupables n'était sûrement pas la meilleure des choses à faire, mais il avait besoin d'exprimer ce qu'il ressentait. Il avait l'intime conviction qu'il pouvait faire confiance à Shela et qu'elle ne le dénoncerait pas pour ce qu'il venait d'affirmer. Il avait besoin de pallier à sa frustration, et même si ce n'était pas ce qu'elle attendait, il voulait quand même qu'elle sache ce qu'il pensait. Sans raison. Qui sait, ce remède contre la colère marcherait peut-être contre la souffrance.
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Re: Le hall d'entrée
Shela Diggle, le  Lun 8 Fév 2016 - 2:50

Hésite. Un temps. Rapide, bien plus que celui que j'aurais pris. Je pense. Je ne saurai répondre vraiment à ta question Shela - oh bordel, tant mieux -, du moins je sais que l'infirmière s'est pliée en quatre pour s'occuper de ceux qui ont été emmenés ici. Mais je n'ai pas eu l'occasion d'en apprendre plus, les visites ne sont pas encore autorisées. Mesures de sécurité. Lève les yeux au ciel, comme je le comprend. Rien de pire qu'un sentiment d'impuissance couplé à la frustration de ne pouvoir voir l'état des gens nous étant chers. Attend. Seconde. Visites non autorisées et pourtant il est venu. Je ne pu empêcher mes sourcils de se froncer. Personnes nous étant chères ? C'est complètement débile. C'est bien beau de vouloir traquer celui qui a fait ça, mais ils auraient peut-être dû prendre en compte cette menace bien avant. Ce qui est fait bah... est fait. Ça me mine, j'ai l'impression qu'ils nous prennent pour des c*ns.

Frustré pour d'autres, aussi. Je préfère le court terme. Se fâcher se cabrer se maudire et médire cracher taper, oui, mais dans le présent, qu'il s'agisse de futur présent ou passé, peu importe, c'est dans le maintenant que l'on souffre. Pas dans l'avant et le si. Pas dans l'après non plus, l'après est une dangereuse idée qui trompe, sournoise, qui creuse l'espoir pour mieux faucher, l'après est bien trop loin pour pouvoir y glisser trop d'ambition. L'passé a été présent, faut l'oublier, et l'futur le sera un jour aussi, faut l'ignorer, ça finira par arriver. S'il ne faut point s'abandonner au mal d'un avant révolu, il n'avait pas tord sur un point. C'pas qu'une impression, j'imagine. Yeux entrouverts, n'arrive plus à les garder fermés; ils pressent, forcent une ouverture. Alors je zieute mes doigts sur la couette. Poignet fin. Très fin. Je les glisse sous les draps, les doigts, et ce poignet trop fin. Presque. Il y a marge. Y'en aura toujours, pas vrai. Tu l'as toujours dis. Peut être parce qu'il y en a toujours eu, hein ? Tu m'fais pas confiance. Chut. Pars pas. Parle, plutôt. Parle pour t'ancrer, accroche toi à une réalité, accroche toi à Altaïr, puisqu'il t'offre ce cadeau.

- J'suis pas une personne d'action, soupirais-je. J'sais pas me battre. J'sais pas diriger. Je haussais les épaules. Ca n'avait pas grand chose à voir. Chacun son truc. Mais... Y'a des gens comme ça, qui bossent pour ça. Devraient pouvoir en embaucher, mer*e. Devraient pouvoir protéger leur petit monde. Faire semblant, au moins. Donner un semblant d'illusion. Parce qu'on ne devrait jamais se poser la question de la sécurité de ce bordel de château, se poser des questions, c'est douter, douter c'est avoir une raison, peur fondée, donc - à moins d'être parano. J'étais bien éveillée, électrisée de mauvaises sensations certes, mais cela reste un courant, ça alimente le corps et l'esprit, et quelle qu'en soit la qualité, l'énergie est là. Hésite, un instant, un poil plus, tapote maladroitement la main de mon compagnon d'infortune. Maladroitement parce que les mains, c'est important, leurs gestes, leurs écarts, tout un langage et je ne veux pas me tromper, le tromper dans ce que je souhaite transmettre. Revois mes doigts, cesse mon geste, pfouit sous la couette. J'n'ai rien à dire. Déclarer que ça ira serait mentir, il me semble, ou promesse trop compromise, se plaindre de la suite n'aiderait personne. Rire nerveux. J'aurais jamais pensé avoir peur d'aller en cours pour cette raison là. Plus en parler, j'veux plus en parler. Toi et Myosotis, ça va ? Sujet bancal. J'n'y serais pas à l'aise, mais sur l'autre non plus. Variole ou dragoncelle.
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Re: Le hall d'entrée
Altaïr Debrooks, le  Lun 15 Fév 2016 - 10:14

La colère finissait toujours pas remplacer le désarroi. En soit c'était complètement légitime, mais au fond, ça n'avait pas vraiment de sens. Se laisser dominer par la rage serait réagir exactement comme ces personnes assoiffées de sang qui ne trouvaient leur réconfort que dans la désolation : Altaïr n'avait pas vraiment envie de se montrer aussi faible qu'eux. Car ils l'étaient, faibles. Agissant dans l'ombre et fuyant avant de rencontrer la moindre difficulté, avant d'assumer leurs idées et surtout avant de se battre. À la fin tu es las de ce monde ancien.

La voix de Shela, malgré toute sa volonté, ne réussit pas à convaincre le jeune homme. Peut-être elle-même n'était-elle pas convaincue par ce qu'il venait d'avancer, ce qui n'était probablement pas si faux que cela. Tout ce qu'il savait c'était qu'il était trop tard et qu'il ne pouvait plus rien y faire, et ça le rongeait. Petit à petit, mais ça continuait de le ronger quand même. Alors, au lieu de se protéger en se retranchant dans sa salle commune comme tous les élèves du château, il préférait prendre des nouvelles d'une fille avec qui il se chamaillait le matin même. Comme quoi, malgré leurs différences, certains événements pouvaient irrémédiablement les rapprocher au-delà des simples échanges sarcastiques dont ils avaient l'habitude. Il était dommage que l'événement en question ne soit ni plus ni moins qu'un attentat.

-J'suis pas une personne d'action. J'sais pas me battre. J'sais pas diriger. Chacun son truc. Mais... Y'a des gens comme ça, qui bossent pour ça. Devraient pouvoir en embaucher, mer*e.

Altaïr reporta son regard sur la Serpentard en affichant une mine qui se voulait neutre. Il n'était peut-être pas le mieux placé pour la comprendre, mais il ne pouvait s'empêcher de prendre cette remarque personnellement. Après tout, n'était-il pas sensé être une personne d'action comme elle le disait ? Bien évidemment, Shela n'était pas au courant de son allégeance à l'Ordre du Phénix mais elle avait totalement raison.

-T'as sûrement raison. Des trouducs, j'te dis, ajouta-t-il avec une voix légère qui contrastait complètement avec l'atmosphère lourde de l'infirmerie.

Il n'était pas habitué à des situations aussi gênantes et délicates. Le silence qui suivit ses paroles laissa planer un silence qu'il jugea bien trop pesant, comme si finalement, et malgré ses tentatives, le désespoir prendrait toujours le dessus dans un lieu comme ça. Apparemment, tous ces lits alignés et qui accueillaient des personnes souffrantes ne seraient jamais porteurs de bonnes nouvelles. Il se sentait si mal à l'aise qu'il eut l'impression de se retrouver dans une morgue, ou du moins dans quelque chose qui s'y approchait. M'enfin, il n'avait jamais foutu le moindre orteil dans une morgue, alors il n'était guère bien placé pour faire la comparaison. Mais c'était l'idée.

-J'aurais jamais pensé avoir peur d'aller en cours pour cette raison là. Toi et Myosotis, ça va ? lança-t-elle avant qu'il n'ait eu le temps de réagir à sa remarque précédente. Ça avait le mérite d'être clair, il fallait tourner la page. Retourner aux banalités quotidiennes, comme si elles avaient le don de faire oublier le présent. La routine permettait de se former une bulle insensible aux rayons néfastes venant de l'extérieur. Mais Altaïr n'était pas sûr que cela fonctionnerait aujourd'hui, la plaie était encore trop fraîche. Difficile à panser.

-Ça peut aller. On a connu des jours meilleurs. Mais bon, y'a toujours des hauts et des bas, hein ?

Sa réponse, aussi franche qu'elle était, lui parut un peu trop sèche qu'il ne l'aurait souhaité. Il n'avait pas envie d'évoquer à nouveau leur petite guerre d'adolescents qui lui semblait à des années lumière de l'instant présent. Et si justement la candeur adolescente était le remède aux maux qui régissaient le monde et corrompaient les plus sages ? Légèrement utopique, mais pas impossible.

-Au fait, t'en fais pas je n'révélerai pas ton petit secret pour...tu-sais-qui. T'as pas à te faire de soucis. C'étaient des paroles en l'air, rien de plus.
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Re: Le hall d'entrée
Shela Diggle, le  Mar 23 Fév 2016 - 21:16

- Ça peut aller. On a connu des jours meilleurs. Mais bon, y'a toujours des hauts et des bas, hein ? Je hochais doucement la tête. Les commérages ne m'intéressent que lorsqu'il y a danger et défense possible, or il est difficile de vouloir à nouveau grimper trop haut et chatouiller les lieux sensibles d'une personne qui vient s'enquérir de votre santé aussi naturellement. C'aurait même pu sembler cacher quelque sombre arrière pensée s'il n'avait pas préféré répondre à mes questions qu'à m'en poser. Il était là, point. J'aime les points. C'est franche, rien pour maquiller quelque sous-entendu, c'est prompt, direct, et basta. Il n'y a pas à y réfléchir trop longtemps. Un fait. Une action terminée. Un pion qui s'avance et tout reprend son calme. Repartir de là sans chercher à connaître les intentions, claires, de l'autre joueur. Hocher la tête plutôt que de parler aussi, parce qu'apparemment c'est aussi bancal de son côté. Embardée, on prend un autre cap, s'iouplaît. Point besoin de s'aventurer en eau trouble.

- Au fait, t'en fais pas je n'révélerai pas ton petit secret pour...tu-sais-qui. T'as pas à te faire de soucis. C'étaient des paroles en l'air, rien de plus. Pire qu'eau trouble marécages, typhon, problème immense. Virer de bord pour atterrir dans pis encore. Chasser de la tête des images, pas le moment pas l'endroit pas la solitude nécessaires, flouter le regard. Je n'dirais pas embarra, plutôt non-savoir-d'où-se-mettre. Je n'lui suis pas redevable pour cette promesse là - peut être un peu, mais c'n'est qu'un jeu - et inquiétude il n'y a plus de par ses dires. Peut être le fait qu'il y en ai eu, de l'inquiétude, et tout soudain plus, peut être le fait aussi qu'ils se connaissent si parfaitement que cela. Point de jalousie, aucune relation ne remplace une autre, inquisitrice curiosité, sait-on jamais, un mélange surpris - d'une chose à laquelle je n'm'attendais pas, d'une apparente bonne amitié dont j'ignore beaucoup. Mais quémander des réponses sur ce sujet je ne veux pas; ses affaires, les miennes. Laisser leur part de mystère aux gens - toutes les choses nous étant inconnues sont qualifiables de mystères. Hésite à le remercier, il s'agissait tout de même d'une menace, la supprimer ne serait-il pas considéré comme simplement juste ? Opter pour la simple justice, répondre tout de même, donner un semblant de gratitude; qu'il prenne cela comme bon lui semble. Je lui suis reconnaissante. C'est bon à savoir. Pour lui comme pour moi. S'il s'y tient, je n'irais plus mettre les pieds dans ses histoires à lui. Précaire équilibre ou tentative de remise à zéro ? Peut être un peu des deux. Je jouerais selon ses règles, à lui de les définir.

Mal au crâne mais point assez pour ce que je souhaite, ce que j'veux c'est m'enfuir, allonger cette légère pause dans laquelle je viens de me réfugier, ce que j'veux c'est cette espèce de dope magnifique que l'on donne pour les maux les plus importants. Sans avoir l'air d'une faible piquée par l'addiction et dont il faut l'éloigner. Appuyer une paume sur mon front, demander d'un ton neutre. Est-ce que tu vois de la morphine, pas loin ? Juste une piqure, histoire d'oublier, un peu, pas trop, histoire de rester, j'veux pas être seule, égoïste besoin, ou envie, j'voudrais qu'Altaïr reste, aussi. Ne pas renouveler la demander, ne pas insister. Ne pas donner l'air d'être perdue. T'inquiète, appelle pas l'infirmière. J'vais bien. J'suis sûre que tu saurais aussi bien t'débrouiller qu'elle si besoin. Sourire.
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Re: Le hall d'entrée
Altaïr Debrooks, le  Ven 26 Fév 2016 - 10:36

L'atmosphère lourde qui trônait dans la salle finissait peu à peu à avoir raison du moral d'Altaïr, son âme semblait aussi comateuse que ces blessés qui n'attendaient qu'un visage familier pour les réconforter, une présence salvatrice, une main tendue dans leur direction. Il avait la sensation d'être un intrus parmi eux, un éléphant dans une boutique de porcelaine, lui qui jouissait d'une forme assez égoïste puisqu'il avait dû affronter la même menace qu'eux. Pourquoi fallait-il toujours que certains s'en sortent mieux que d'autres ? C'était injuste, et maintenant qu'il y songeait, il trouva sa présence plutôt irrévérencieuse, lui qui exhibait sa santé face à des personnes souffrantes encore et qui probablement ne pouvaient s'empêcher de l'envier. C'était la nature humaine, compréhensible. Vraiment, il continuait à se demander s'il avait bien fait de se rendre ici à un moment où les plaies étaient encore bien trop fraîches.

Le sujet était clos, du moins le Serdaigle l'espérait. Il était difficile d'évoquer des sujets aussi personnels avec une personne avec qui il se chamaillait sur le même sujet le matin même. Il avait certainement besoin d'encore un peu de temps avant de lui sauter au cou et de lui parler de tous ses problèmes en lui faisant des tresses. À ses yeux, les quelques mots qu'elle prononça, qui semblaient avoir jaillis malgré elle, mettaient définitivement fin à la conversation. La balle était dans leur camp, construire cette paix tangible ou poursuivre leurs mensonges et leur égoïsme, l'un ne pouvant aller sans l'autre.

-Est-ce que tu vois de la morphine, pas loin ? T'inquiète, appelle pas l'infirmière. J'vais bien. J'suis sûre que tu saurais aussi bien t'débrouiller qu'elle si besoin.
-Je n'en serai pas si sûr, à ta place, grogna-t-il dans sa barbe, ignorant à qui sa remarque était vraiment adressée.

Altaïr lança un regard pénétrant à Shela, inquiet. Devait-il réellement céder à ses exigences ? Il ne s'y connaissait rien en médicomagie et encore moins en médecine moldue, il n'était peut-être pas prudent de sa part de vouloir jouer les apprentis médecins. Pourtant, la Serpentard devait déjà être suffisamment souffrante pour devoir se débattre face aux réticences du jeune homme. Il eut envie de lui mentir, d'appeler l'infirmière, qui aurait mieux su gérer la situation, mais il n'avait pas envie de passer pour un idiot voire même un lâche face à la jeune fille. Allez savoir pourquoi. Soupirant, il se leva et jeta un regard circulaire embrassant toute la pièce, et chaque fois ses yeux se posaient sur ces petites seringues, remède miracle bien qu'éphémère aux maux des blessés. Il aurait très bien pu dire qu'il n'y en avait plus, mais au fond il comprenait le besoin de Shela. Oublier la douleur, rien qu'un peu, aller de l'avant, s'enfuir de l'enveloppe épineuse qui la retenait prisonnière. S'armant d'une petite seringue toujours à moitié remplie d'un liquide clair, il retourna auprès de la préfète, la fixa, indécis. Comment devait-il s'y prendre ? Était-ce recommandé de lui refaire une injection peu de temps après la précédente ? Probablement pas, mais elle le lui avait demandé, et ce n'était pas son rôle que de lui donner des leçons de morale. Elle n'avait certainement pas besoin de ça. Ne sachant pas où injecter le médicament, il finit par percevoir une bande de sparadrap entourée autour du bras fin de la jeune fille, et il en déduisit ainsi qu'il devait s'agir de l'endroit où elle avait reçu sa précédente injection.

-J'te préviens Shela, j'ai pas intérêt à me faire choper, fit-il un sourire aux lèvres. Et si tu pouvais éviter d'expérimenter des effets secondaire ça ne s'rait pas mal non plus.

Puis il enfonça l'aiguille dans le bras de la Serpentard, puis poussa délicatement, avec douceur, la tige du piston qui emporta ainsi dans son organisme le liquide translucide, son échappatoire, une drogue salvatrice, un rêve éveillé dont la chute serait brutale. Contemplant son travail avec satisfaction, il reposa la seringue là où il l'avait trouvée, puis demanda à Shela, d'une voix qui se voulait amicale :

-Tu veux peut-être que j'te laisse non ? Enfin j'sais pas, ce truc ça doit te foutre dans le cirage, donc si tu préfères dormir dis-le moi.
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Re: Le hall d'entrée
Shela Diggle, le  Mar 1 Mar 2016 - 21:20

Il m'a presque eu. Sa remarque m'a presque fait baisser les bras, tentée de secouer la tête et de lui dire que tant pis. Mais après tout c'est de lui dont il s'agissait dans ses dires, point de moi, et je campe sur mes positions. Eviter le lui servir un sourire mielleux alors qu'il me jette un regard fort, éviter de lui donner une raison de ne pas répondre à ma demande. Il ne s'agirait ici que d'une manière de partir. S'éveiller, chuter, se rendormir. S'éveiller à nouveau et devoir se lever, mais pas tout de suite, je vous en prie. C'est inconcevable. Laissez-moi ce truc, une fois, juste une petite fois, laissez-moi tranquille encore une dose et je ferais en sorte de ne pas m'éterniser. Je déteste les infirmeries. Trop stérile. De tout. De couleurs, pour commencer. Comme si un drap aux motifs rouges et verts rendrait plus malade qu'un blanc - pas ces raisons, certes, mais lorsque se plaindre il faut l'on prend ce qu'on trouve. Il soupir, mais se met debout. Part à la recherche d'une aiguille; c'est c'que j'en déduis. Ce que j'espère. Plutôt qu'un autre pour le faire. L'enfer c'est les autres, sauf ceux que l'on accepte. Qu'ils soient formés à ce dont on a besoin ou non.

- J'te préviens Shela, j'ai pas intérêt à me faire choper. Mais il sourit. Et si tu pouvais éviter d'expérimenter des effets secondaire ça ne s'rait pas mal non plus. Promis dans la mesure du possible. Je n'dénoncerais pas un salvateur. Grimacer quand il approche mon bras, ce poignet, si étranger à mes yeux, si petit depuis peu - ou plus longtemps. Sais plus. Sais pas et ne veux pas savoir. Observer distraitement la seringue s'enfoncer, légère pression, corps inconnu qui se propage. Zieuter le liquide qui descend en grade dans son tube, de moins en moins, et finalement plus rien de visible. Etre à sa merci. Attendre maintenant l'effet, la douce caresse d'une paralysie mentale, ne plus penser, ne plus penser. Oublier. Dormir sans craindre le rêve. Se droguer à la neutralité, au rien, au Vide. Chercher le vide pour aspirer le trop, curieux retournement. Tu veux peut-être que j'te laisse non ? Enfin j'sais pas, ce truc ça doit te foutre dans le cirage, donc si tu préfères dormir dis-le moi. Comme il souhaite. Je n'serais pas d'excellente compagnie, peut être encore moins que maintenant. Egoïste façon de fuir, sans même porter secours aux autres migrants de la réalité. Mais il pourrait se piquer aussi. S'offrir un ticket pour quelques heures de rien. D'abandonner la vie pendant un temps. Je veux le lui dire, mais m'empêtre dans ma tête, lui fais simplement savoir que je n'serais plus bonne à rien. A parler. A penser. Yeux idées esprit troubles. Je crois qu'il part. Je crois que moi aussi.



Fin du RP
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Re: Le hall d'entrée
Vanille Fleury, le  Ven 4 Nov 2016 - 13:11

Le serpent à des dents et sa morsure vous laisse le gout amer de la vengeance !!


RP privé avec Mary Drake

Je l'ai cherché partout. J'ai fouillé le château de fond en comble jusqu'à ce que mes jambes ne sache plus me porter. Je n'aurais jamais pensé que cette école pouvait être si grande. Oh comme je hais les escaliers !! Il me reste encore bien des endroits à parcourir si je veux lui mettre la main dessus. Mais je suis incapable de faire un pas de plus. Mon cœur bat à cent à l'heure et ma respiration est sifflante. Il faut que je me repose, il faut que… Mes jambes se dérobent et je tombe par terre. Tant mieux, c'est bien par terre. Le sol est glacé. J'appuie ma tête contre le mur qui se trouve dans mon dos.

Il n'y a aucun bruit, normal tout le monde doit être en cour. Je lève mon poignet à mon visage afin de lire l'heure que ma montre indique. Mais les aiguilles se flouent. Je pousse un faible grognement et mon bras retombe mollement sur le sol. Je ne sais pas où je suis. Je m'en fiche. Il n'y a rien ni personne pour me déranger ici.

Je prends mon sac sur mes genoux et le serre contre moi. Un bruit de papier froissé parvient à mes oreilles. Intriguée, j'ouvre mon sac en grand et cherche la source de ce bruit. Une lettre, d'une blancheur parfaite. L'emblème d'un serpent est cacheté dessus tendis que mon nom est écrit dessus d'un plume argentée à la calligraphie parfaite.

Sa vue me sort d'un coup de ma léthargie. Mes mains tremblent tendis que j'ouvre précautionneusement l'enveloppe. Elles tremblent, quand le papier glisse entre mes doigts au fur et à mesure que j'avance dans ma lecture. Elles tremblent quand sur mon visage, elles cachent mes yeux que j'ai peine à ne pas remplir de larmes.

« … Je croyais que nous t'avions demandé de remonter tes notes de botaniques ! N'as-tu donc aucune honte à nous montrer des points pareil ! Tu frôles presque l'Effort Exceptionnel. Je suis vraiment très déçu par cette attitude. De plus, on m'a rapporté que tu traînais la nuit dans les rues de Londres ! Est-ce là ce que nous t'avons appris ?! Cette activité n'est digne de ton rang, ni de ton sang ! Je te promets que si d'autres informations de ce genre proviennent à nouveau à mes oreilles, tu regretteras d'avoir vu le jour ma fille !!... »

Je me lève d'un bon, si mon père apprend que j'ai séché ne serait-ce qu'un cours… Je regarde autour de moi. Je suis dans le hall d'entrer près de l'infirmerie. Comment suis-je arrivée là ? Je ne sais même pas quel itinéraire emprunter pour trouver ma salle de cour. La panique me gagne. Et zut. Je remonte mon sac sur mon épaule, place une mèche de cheveux derrière mon oreille… J'ai les mains moites.

Je me creuse la cervelle, je réfléchis. Mais les mots de mon père résonnent dans ma tête en m'empêchant de me concentrer. Je m'affole, j'avance à droite, revient sur mes pas. Je n'ose pas m'avancer top de peur de me perdre complètement. Allez, c'est pourtant simple, j'ai fait ce trajet des dizaines de fois. Alors pourquoi suis-je à se point perdue ?

J’entends soudain des bruits de pas. Je me retourne vivement pour découvrir la personne qui arrive. J’espère qu'elle pourra me guider, me remettre sur le bon chemin. Je ne croyais pas si bien dire, car mes mots prennent un tout autre sens en restant criant de vérité. Mon cœur fait un bon de surprise dans ma poitrine.


Dernière édition par Ellana Lyan le Sam 7 Jan 2017 - 13:54, édité 1 fois
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Re: Le hall d'entrée
Gaëlle Panyella, le  Mer 16 Nov 2016 - 6:38

Sécher. Je ne pensais pas que c'était aussi marrant. Puis, se balader dans les couloirs sombres, c'est plutôt amusant. Pas de professeurs pour te réprimander. Juste un risque d'un préfet pas trop sympa pour t'engueuler. Mais bon, où sont les probabilités ? Si jamais ça arrive. Faut déjà des heures de fourches. Et un gosse au même endroit que toi au même moment. Purée, c'est pas mal tout ça. Lalalalalalalaaaaaaaaaalalalalalalaaa.

Franchement, je m'amuse bien. Et je vais bien. Pas d'idées saugrenues pour une fois. Même si je sais que ça ne durera pas. Alors autant en profiter. Purée, c'est une belle journée. J'en découvre des choses aujourd'hui. Des escaliers, des cadres pas trop sympas. D'autres avec qui il est bon de discuter. Etre tarée a eu un bon effet sur moi dis donc. J'ose papoter, j'ose m'éclater. Le seul point négatif c'est qu'on pourrait me prendre pour une droguée... Bof. Tant que je sais que je suis clean et que tout se passe là-dedans, dans ce cerveau dont je suis la seule responsable, est à l'abri des regards indiscrets, ça m'va. Maintenant, je pense que même un aveugle peut voir ce qui brille dans mes yeux ; un machin un peu étrange qui fait peur si on regarde bien. Ouais, y'a d'la flamme dans mon regard.

Pour le moment, je suis presque arrivée dans le hall d'entrée. Ça fait longtemps que je n'y suis plus allé. Ce qui veut dire que je ne suis pas sortie depuis un bon moment. Mais heu. C'est pas vraiment le même en fait. J'suis plus à l’infirmerie qu'autre chose. Oh et puis, pourquoi pas. J'irais faire un coucou aux malades tant que j'y suis. Nous sommes à Poudlard, les gens sont sûrement peu blessés. Si ils avaient quelque chose de grave, ils seraient partis pour St Mangouste.

Je continue à marcher jusqu'à ce que j'entende quelqu'un tomber. Mon premier réflexe fut d'aider, mon deuxième me cacher, mon troisième observer. C'est donc ce que je fais. Et je suis loin d'être déçue par ce choix plus que judicieux. La personne en détresse n'est autre que celle qui m'a torturée il y a peu. J'en garde d'ailleurs deux belles cicatrices. De mon index, je les frôle. Signe de victoire peut-être pas, mais de bataille, ça oui. Un sourire malsain se forme malgré moi sur mes lèvres. C'est méchant d'être content du malheur des autres ? Sans aucun doute. Je n'y peux pourtant rien. Je suis devenue comme ça, un point c'est tout.

Ellana, si ce prénom est toujours le sien, verse quelques petites larmes à la vue d'un bout de papier froissé innocent. Il n'a rien demandé lui. Tout ce qu'il voulait, donner du courrier. Là, le pauvre se retrouve noyé sous de l'eau. Quant à l'expéditeur, je me doute que ses intentions sont mauvaises. Faire pleurer un serpent, j'trouve que c'est un exploit. Moi, j'y arrive pas. C'est plutôt eux qui me font chialer comme une fillette de cinq ans.

Je pensais que tout irait mieux aujourd'hui. Je suis refaite.

La serpentarde se relève. Sa langue siffle. La pauvre chose semble perdue. Élan de pitié. Je peux aller la trouver, lui montrer le chemin. Sauf que si elle s'en va, je ne m'amuserai plus. Drôle de dilemme quand même. Hum. J'ai tout intérêt à me dépêcher. Si elle a profité de mon état de faiblesse, je peux faire de même. Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse. La belle affaire. Depuis le temps que plus personne ne respecte ça. Allez, j'y vais. Un... Deux....Et trois !


Mes pas raisonnent contre le sol, elle me voit. Je pense que durant un instant, Ellana est contente. Quelqu'un pour lui indiquer le chemin. Ou un élève à torturer. Tant qu'à faire, c'est son dada ces temps-ci. Mais non, non, non, non. C'est moi. Elle ne pouvait pas y échapper. Que ce soit en cours ou plus tard, nous allions nous recroiser. Un peu comme cette chapelière. Si une nouvelle rencontre a lieu. Qui sait ma réaction. Devant une potion d'euphorie, je ne pouvais rien. Qu'en est-il quand elle sera face à une dingue ? Mais bon, chaque chose en son temps. Une vipère m'attend. Arrivée à sa hauteur, je m'approche et dans un sourire narquois, je susurre :

-Bien le bonjour Ellana. Comment ça va depuis la dernière fois ?
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Re: Le hall d'entrée
Vanille Fleury, le  Sam 19 Nov 2016 - 12:22

Elle est là, devant moi. La personne que je désirais voir, la seule que j’espérais vraiment rencontrer. J'ai honte, je suis mal tandis que je vois les deux finies cicatrices blanches que mes sortilèges lui ont laissé graver dans la peau. Je regrette, je veux crier, hurler, la supplier de me pardonner. Je suis une idiote, une imbécile. Je me mords la lèvre. Le sang perle, son goût quasi inexistant empli doucement ma bouche. Je doute soudain, est-ce que je veux vraiment la revoir ? Suis-je prête à avoir cette aigle face à moi et à réussir à regarder dans le blanc des yeux la victime que j'en ai faite.

-Bien le bonjour Ellana. Comment ça va depuis la dernière fois ?


Ton doucereux, sourire narquois. Je laisse tomber ces détailles. Graves erreurs. Je crois un instant qu'elle peut être gentille avec moi mais la réalité me rattrape vite. Une flamme brûle dans son regard. Elle est folle, complètement. Je réalise soudain qu'il est vraiment dangereux pour moi de me retrouver ainsi face à elle. Je serais incapable de lui refaire du mal mais cette interdiction ne la concerne pas. Soudain son regard sur moi devient oppressant, je veux fuir, courir. Je reste là. Incapable du moindre geste, du moindre mouvement.

L'amabilité de ses mots forme un contraste des plus ironiques avec le dégoût qu'elle doit éprouver pour moi. Ne me dégoûte ai-je pas moi-même ? Stupide serpent, voilà où te mène ta haine. Elle te pousse à faire du mal et maintenant que la culpabilité te ronge tu ne sais plus te battre. Faiblesse. Toute rage m'a quitté pour ne plus me laisser qu'une horrible sensation de vie en moi. Je me hais plus que je n'ai jamais haï. Tu es ta seule ennemie Ellana !

- B-bonjour Mary, ce serait plutôt à moi de te poser cette question…

Ma voix a perdu son ton assuré et si les tremblements qui font frémir mes mains ne sont pas encore perceptible dans ma voix, je sais que ce n'est plus qu'une question avant que l'aigle puisse le remarquer. Prise dans un tourbillon de désespoir qui me consume lentement, je ne peux plus bouger. Il est trop tard. Tu n'aurais jamais dû te trouver là, tenter de la retrouver était une erreur. Tu n'es pas prête, tu ne sais pas, idiote.

Mes yeux me piquent. Ah non, tu ne vas pas te remettre à pleurer comme une gamine ! La scène tient du cauchemar pour moi. Les yeux de la bleu et bronze ne me lâchent pas et le malaise grandit en moi. Je ferme les yeux, j'espère en les rouvrant qu'elle aura disparu, qu'elle sera partie. Tout ça n'est sans doute qu'un rêve. Oui c'est ça ! Un songe. Je vais me réveiller dans mon lit dans quelques minutes et faire comme si de rien était.

Mais quand mes paupières retournent à la lumière, Mary est toujours là. Je baisse les yeux, je ne supporte plus de la regarder en face. Les rôles changent de propriétaires. La roue tourne. Je ne suis plus prédateur, elle n'est plus victime. Je chancelle, il faut que je me rattrape. Le silence que j'ai toujours plaisir à écoute me semble soudain hostile et oppressant. Je veux le briser, je n'y arrive pas.

Tel un poisson hors de l'eau je suffoque. Je me meurs. Calme toi ! Je respire un grand coup, j'ai un besoin pressant de solitude et de fraîcheur. Les cachots, il faut que j'y retourne. Mes pensées ne sont plus assez claires, ma vue baisse, redevient nette et recommence. La tête me tourne, je ne parviens plus à tout calculer, observer, analyser. Je n'y tiens plus les mots s'échappent de ma bouche sans que je n'aie pu les retenir.

-M-Mary, excuse-moi… J-Je suis désolée, je…

Je dois faire pitié, ma voix se brise et les larmes gagnent mes yeux. J'en laisse couler trois avants de les retenir. Je fais peine à voir, pourtant rien de cela ne semble marquer la jeune fille. Ça ne m'étonne qu'a moitié. Je lui ai fait mal, physiquement comme moralement et que je ne sache pas me le pardonner ne changera rien aux sentiments haineux qu'elle doit sans doute éprouver envers moi. C'est légitime, il ne sert à rien d'essayer de lui faire entendre une quelconque raison. Raison que nous semblons toutes les deux ne pas posséder. Une seule de nous deux est toujours parfaitement maîtresse de ses actes et ce n'est pas elle. Peut-être qu'au fond c'est moi la vraie folle dans cette histoire.

Le serpent dangereux qu'il faudrait enfermer. Mais c'est elle qui est considérée comme dérangée, quelle terrible erreur. Est-il vraiment possible de se leurrer à ce point sur une personne ? Tu es bien plus folle qu'elle ! C'est vrai, qui torture moralement des petits de première pour évacuer sa propre douleur ? Le vrai danger ici ce n'est pas cette pauvre aigle un peu dérangée mais bien le serpent avide de sang que je suis. Mais qu'on m'enferme bon sang ! Je ne veux plus n'être moi, plus jamais ! Et un premier pas vers le chemin de la raison !
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Re: Le hall d'entrée
Gaëlle Panyella, le  Mar 22 Nov 2016 - 20:09

LA d'Ellana durant tout le rp

Alors que j'approchais, la vipère s'était mordu la langue. Pauvre chou va. Moi, je souriais. Elle n'avait que ce qu'elle méritait. Une petite goutte de sang perlait. C'est qu'elle a la canine dure celle-là. Une voix m'a dit que ce que je m'apprêtais à faire c'était mal. Je savais que si je ne l'écoutais pas, je pourrais m'en mordre les doigts. Mais... Mais je pouvais toujours revenir en arrière ? Non ? Si ? Je n'en savais rien. Je me suis juste dis que les remords n'auront qu'à venir après. Je n'avais pas envie de rester une victime. Je voulais me battre.

Revenons donc vers le présent. Un changement que je ne peux décrire est en train de s'effectuer en moi alors que je regarde avec attention le serpent. Ses certitudes, sa confiance, cette façon hautaine de regarder les gens. Tout ce qui lui servait de base lorsqu'elle m'a fait du mal semble disparus. Cette fois-ci, je n'ai plus de pitié. Le plus triste dans l'histoire, c'est que je n'arrive pas. Avant, j'aurais cherché ses bons côtés, son histoire. J'aurais voulu savoir pourquoi, pourquoi elle s'était comportée comme ça, avec moi. Là, je n'ai plus qu'une énorme haine qui me bouffe le cœur ainsi que cinq mots qui me remplissent d'autant plus de rage : tu as gâché mon anniversaire.

Oui, je sais, je sais qu'on pourrait penser que je me l'étais foutu en l'air toute seule, avec tout cet alcool que je m'étais fait un plaisir à ingurgiter. Outre l'humiliation et le point d'honneur qu'elle a eu à triompher avec d'autres, ce qui m'a fait le plus de peine, c'est ce dégoût dans son regard. Comme si j'étais une poubelle dans les yeux de ce serpent aristocrate. Comme si je ne méritais pas d'exister, contrairement à elle. Ellana m'a montré ma médiocrité, au lieu de m'aider. Je suis folle, c'est vrai. Je n'étais pas à mon avantage, je l'admets.  Le plaisir de faire du mal me rend malade. Celui de la vengeance m’étourdit. Tu vas me le payer, sale petite peste. Je n'ai même pas besoin de bouger le petit doigt. Rien qu'en me parlant, tu trembles.

- B-bonjour Mary, ce serait plutôt à moi de te poser cette question…

Figée. C'est ainsi que l'on peut la décrire. Elle n'ose pas cligner des yeux. Peur qu'au moindre geste je lui saute dessus et lui en fait voir de toutes les couleurs. De nouveau, je touche mes deux cicatrices. Je les ai grattées, encore et encore. A croire qu’inconsciemment, je voulais me souvenir de cette bataille. Un combat pas encore gagné. Quitte à garder des traces, autant que ce soient celles de la victoire. Espoir, espoir. Je ne veux pas garder une marque de défaite sur ma peau.

Silencieuse. Le meilleur choix à prendre quand on veut se délecter du spectacle. Je ne quitte pas ses pupilles. Seule elle se détourne de mon regard quand elle cligne des yeux, yeux mouillés. Yeux tristes, yeux perdus. Un sentiment peut faire tant de ravages... J'en sais quelque chose. Ils sont si forts, si intenses. Tantôt signe de sagesse, tantôt de maladresse. Amour, rejet; colère. Grand, beau, dévastateur. Ce sont les choses les plus puissantes chez un homme. Finalement, elle baisse les yeux. Puis, parle. Siffle. D'une voix brisée, d'une voix qui de son point de vue, fait pitié. Personnellement, je pense qu'elle n'a que ce qu'elle mérite. Soit. Pas besoin de se répéter inlassablement.

-M-Mary, excuse-moi… J-Je suis désolée, je…

Malgré tout, la question comment vas-tu n'est pas posée. Étonnant, elle qui semble si désolé. Le pardon est inutile. Il faut penser avant de meurtrir. Au moment de tuer, un assassin prend une décision. Il a beau vouloir être pardonné à la fin, jamais il ne le sera vraiment. On ne peut pas retourner en arrière. Jamais. C'est bien pour ça qu'on nous conseille toujours et inlassablement de regarder devant soi.

Et là ? Tu fais quoi ? Je m'enfouis dans le passé pour mieux vivre mon présent. Mensonge.

Une.
Je réfléchis. Je tourne ma langue plus de sept fois dans ma bouche.
Deux.
Il faut trouver les bons mots. Des mots blessants.
Trois.
Larmes qui perlent sur sa joue.

- Penses-tu pouvoir pardonner à la fourmi l'absence de partage ? Tu es la fourmi. Je suis la cigale. Une patriote en détresse qu'on aide point. Le pardon n'est donc pas de mise lorsqu'il n'y a que possibilité de vengeance. Soit. Si tu n'es pas prêteuse et que tel est ton moindre défaut, le mien n'est autre que ce dernier : je ne chante pas. Je suis rancunière.

Doucement, je m'approche de son visage et place mes mains en coupe autour de ce dernier. Petit à petit, mes ongles s'enfoncent dans sa peau alors que je montre les dents. Que la fête commence.
Vanille Fleury
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Serpentard
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Année à Poudlard : Cinquième année

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


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Re: Le hall d'entrée
Vanille Fleury, le  Sam 26 Nov 2016 - 19:19

Tu pleures. Les larmes roulent sur tes joues. La chaleur te montes à la tête. Mais, tu ne sais pas t’arrêter. Jamais. Tu comprends maintenant . Tout le mal que tu te fais. Tu avoues . Que ton attitude a toujours été stupide. Imbécile. Idiote. Vois ta faiblesse. Regarde la haine dans ses yeux. Admire l'assurance qui se dégage d'elle. Sens ses ongles dans ta chaire. Perçois-le contacte de ses mains sur ton visage. Ferme les yeux. Éteins la lumière… Et pleure.

J'ai peur. Je tremble. Je ne veux plus. Voire. Entendre. Savoir. Vivre. J'ai mal. Ses doigts qui entament la peau de mon visage. Alors, pourquoi ? Suis-je incapable de bouger ? De parler ? De me dégager . Mon cœur bat. Son rythme rapide et irrégulier se fait sentir dans mes tempes. Je ne désire qu'une chose. Que mes membres se remettent à fonctionner et me permettent de m'enfuir. Mais, non. Jambes de cotons. Elles refusent de bouger.

Tu devrais fuir. Je sais. Alors, qu'attends-tu ? Je n'attends plus rien. Pourquoi ? Je n'ai plus rien. Fuis ! Je ne sais plus. Si ! Je ne veux plus. Pourquoi ? C'est ma faute. C'est vrai… Je ne suis plus capable. De quoi ? D'être moi. C'est normal. Non. Ne pleures pas. Tient tu es gentil maintenant . Non. Qui es-tu ? Toi. Moi ? Oui. Reste alors ! Toujours.

- Penses-tu pouvoir pardonner à la fourmi l'absence de partage . Tu es la fourmi. Je suis la cigale. Une patriote en détresse qu'on aide point. Le pardon n'est donc pas de mise lorsqu'il n'y a que possibilité de vengeance. Soit. Si tu n'es pas prêteuse et que tel est ton moindre défaut, le mien n'est autre que ce dernier : je ne chante pas. Je suis rancunière.


Fourmis ? Cigale ? Insecte. Je n'aime pas, plus.


« La Cigale, ayant chanté
Tout l'Été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue. »


Tu es la cigale je suis la fourmi. Je ne chante pas. J'étudie. Sinon… Ils me font mal. Douleur. Moi aussi je suis mal. Toi tu es bien. Mary. Alors, pourquoi meures-tu à la fin de l'histoire ? La fourmi est elle la méchante ? Mais le conte est différent. La fourmi est venue narguer la cigale. Elle lui a coupé les ailles. Et maintenant… Le remords.

Insecte. Poison. Qu'importe la fourmi ou la cigale. Dans tous les cas je suis la méchante. Pourquoi ? Pour lui. Pour eux. Pour elle. Parce que je dois les détruire pour me reconstruire. Leur faire mal pour évacuer ma douleur. Les blesser pour exister. Méchante ? À jamais. Tu as peur. Tiens-moi la main !

-Je ne suis pas fourmis. Je suis serpent. Je suis poison, venin, horreur. À cause de ça je pleure. Parce que je ne suis pas capable. D'offrir au monde autre chose que la douleur que je reçois et que j'offre. Je ne sais pas, je ne sais plus, je ne veux plus. Je t'ai fait mal. Je suis la méchante. Toi la gentille. Tu chantes et je travaille. Tu souris et je crie.


Y a-t-il vraiment autant d'eau dans un regard ? Je crois que oui. Je suis mal. Non tu es le mal. Pourtant la douleur que je ressens n'est pas feinte. Tu pourrais te battre si tu voulais. J'en suis incapable. Tu te sens coupable. Oui. Cela te rend vulnérable. Je ne veux plus… Quoi donc ? Me battre. Alors, défens toi. Impossible. Pourquoi ? Je ne veux pas lui faire du mal. Mais toi ? Quoi, moi ? Tu vas te faire du mal. Je m'en fiche.

Tu as tort. Je sais. Mais… Tais-toi. Je… J'aimerais réfléchir. D'accord. Devrais-je réellement me défendre ? Me battre . Mais, pourquoi ? Pour qui ? Je ne trouve pas. Alors, je me laisse faire. Je laisse ses ongles me charcuter la peau. Puis, j'ouvre les yeux. Explosion de lumière. Je plonge mon regard dans le sien. Je cherche quelque chose auquel me rattacher. Je ne trouve rien. Haine, détermination, folie. Rien ne me laisse ne serait-ce qu'une lueur d'espoir vis-à-vis de ses intentions. Tout son être semble me dire : « Tu m'as fait mal, tu m'as blessé alors que j'avais besoin de toi. Alors que j'étais en position de faiblesse. Maintenant, je me venge. De tout ce que tu m'as fait.»

J'aimerais détourner le regard, baisser les yeux ou même les fermer à nouveau. Je n'y arrive pas. Je me perds dans son regard comme dans un labyrinthe fou qui me happe sans que je ne puisse opposer la moindre résistance. Je veux sortir de ce dédale de folie. Je bute contre un mur. Je suis prisonnière. De mon ennemie.  De ma douleur. De sa folie. D'elle. Et de moi. De nous. Et tu pleures...

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