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Le hall d'entrée
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Vanille Fleury
Serpentard
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Re: Le hall d'entrée
Vanille Fleury, le  Sam 26 Nov 2016 - 19:19

Tu pleures. Les larmes roulent sur tes joues. La chaleur te montes à la tête. Mais, tu ne sais pas t’arrêter. Jamais. Tu comprends maintenant . Tout le mal que tu te fais. Tu avoues . Que ton attitude a toujours été stupide. Imbécile. Idiote. Vois ta faiblesse. Regarde la haine dans ses yeux. Admire l'assurance qui se dégage d'elle. Sens ses ongles dans ta chaire. Perçois-le contacte de ses mains sur ton visage. Ferme les yeux. Éteins la lumière… Et pleure.

J'ai peur. Je tremble. Je ne veux plus. Voire. Entendre. Savoir. Vivre. J'ai mal. Ses doigts qui entament la peau de mon visage. Alors, pourquoi ? Suis-je incapable de bouger ? De parler ? De me dégager . Mon cœur bat. Son rythme rapide et irrégulier se fait sentir dans mes tempes. Je ne désire qu'une chose. Que mes membres se remettent à fonctionner et me permettent de m'enfuir. Mais, non. Jambes de cotons. Elles refusent de bouger.

Tu devrais fuir. Je sais. Alors, qu'attends-tu ? Je n'attends plus rien. Pourquoi ? Je n'ai plus rien. Fuis ! Je ne sais plus. Si ! Je ne veux plus. Pourquoi ? C'est ma faute. C'est vrai… Je ne suis plus capable. De quoi ? D'être moi. C'est normal. Non. Ne pleures pas. Tient tu es gentil maintenant . Non. Qui es-tu ? Toi. Moi ? Oui. Reste alors ! Toujours.

- Penses-tu pouvoir pardonner à la fourmi l'absence de partage . Tu es la fourmi. Je suis la cigale. Une patriote en détresse qu'on aide point. Le pardon n'est donc pas de mise lorsqu'il n'y a que possibilité de vengeance. Soit. Si tu n'es pas prêteuse et que tel est ton moindre défaut, le mien n'est autre que ce dernier : je ne chante pas. Je suis rancunière.


Fourmis ? Cigale ? Insecte. Je n'aime pas, plus.


« La Cigale, ayant chanté
Tout l'Été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue. »


Tu es la cigale je suis la fourmi. Je ne chante pas. J'étudie. Sinon… Ils me font mal. Douleur. Moi aussi je suis mal. Toi tu es bien. Mary. Alors, pourquoi meures-tu à la fin de l'histoire ? La fourmi est elle la méchante ? Mais le conte est différent. La fourmi est venue narguer la cigale. Elle lui a coupé les ailles. Et maintenant… Le remords.

Insecte. Poison. Qu'importe la fourmi ou la cigale. Dans tous les cas je suis la méchante. Pourquoi ? Pour lui. Pour eux. Pour elle. Parce que je dois les détruire pour me reconstruire. Leur faire mal pour évacuer ma douleur. Les blesser pour exister. Méchante ? À jamais. Tu as peur. Tiens-moi la main !

-Je ne suis pas fourmis. Je suis serpent. Je suis poison, venin, horreur. À cause de ça je pleure. Parce que je ne suis pas capable. D'offrir au monde autre chose que la douleur que je reçois et que j'offre. Je ne sais pas, je ne sais plus, je ne veux plus. Je t'ai fait mal. Je suis la méchante. Toi la gentille. Tu chantes et je travaille. Tu souris et je crie.


Y a-t-il vraiment autant d'eau dans un regard ? Je crois que oui. Je suis mal. Non tu es le mal. Pourtant la douleur que je ressens n'est pas feinte. Tu pourrais te battre si tu voulais. J'en suis incapable. Tu te sens coupable. Oui. Cela te rend vulnérable. Je ne veux plus… Quoi donc ? Me battre. Alors, défens toi. Impossible. Pourquoi ? Je ne veux pas lui faire du mal. Mais toi ? Quoi, moi ? Tu vas te faire du mal. Je m'en fiche.

Tu as tort. Je sais. Mais… Tais-toi. Je… J'aimerais réfléchir. D'accord. Devrais-je réellement me défendre ? Me battre . Mais, pourquoi ? Pour qui ? Je ne trouve pas. Alors, je me laisse faire. Je laisse ses ongles me charcuter la peau. Puis, j'ouvre les yeux. Explosion de lumière. Je plonge mon regard dans le sien. Je cherche quelque chose auquel me rattacher. Je ne trouve rien. Haine, détermination, folie. Rien ne me laisse ne serait-ce qu'une lueur d'espoir vis-à-vis de ses intentions. Tout son être semble me dire : « Tu m'as fait mal, tu m'as blessé alors que j'avais besoin de toi. Alors que j'étais en position de faiblesse. Maintenant, je me venge. De tout ce que tu m'as fait.»

J'aimerais détourner le regard, baisser les yeux ou même les fermer à nouveau. Je n'y arrive pas. Je me perds dans son regard comme dans un labyrinthe fou qui me happe sans que je ne puisse opposer la moindre résistance. Je veux sortir de ce dédale de folie. Je bute contre un mur. Je suis prisonnière. De mon ennemie.  De ma douleur. De sa folie. D'elle. Et de moi. De nous. Et tu pleures...

Gaëlle Panyella
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Re: Le hall d'entrée
Gaëlle Panyella, le  Mar 29 Nov 2016 - 18:30

Mes ongles s'enfoncent dans la peau si douce et délicate de la jeune femme. Je prends un malin plaisir à regarder les traces blanches, presque rosées se former sur ses joues. Je ne la griffe pas plusieurs fois. Une seule suffit. La quantité ne fait pas la qualité. N'est-ce pas ? Il suffit de prendre le temps. Longuement, bien enfoncés, et la douleur sera d'autant plus vive. Même moi, je me battais plus. Je ne me laissais pas faire à ce point-là. Elle, non. Le serpent reste prostré, comme si ses jambes refusaient de bouger. Dommage pour elle. Tant mieux pour moi. Si c'est trop facile, ça enlève du plaisir, mais je n'aimerais pas qu'un préfet tombe sur notre rencontre. Elle n'a que ce qu'elle mérite. Mes yeux toujours dans les siens, j'essaie de les lire. Un conflit intérieur fait rage en elle. Ou est-ce-que les deux silhouettes énervées que je remarque dans ses iris ne sont qu'imagination ? Au fond, peu m'importe.  Le principale n'est autre que ce dernier : Comme la cigale, il est temps de se remettre en question. Fini de chanter, de torturer. Il est temps de se mettre au travail, d'être à la place de la victime.

-Je ne suis pas fourmis. Je suis serpent. Les serpents sont méchants, cruels. Je n'aime pas. Pas du tout. Ils ne savent que faire du mal. Stéréotype. Je suis poison, venin, horreur. Tu représentes beaucoup de mauvaises choses dis-moi. Mais c'est bien, très bien de t'en rendre enfin compte. À cause de ça je pleure. Parce que je ne suis pas capable. D'offrir au monde autre chose que la douleur que je reçois et que j'offre. Je ne sais pas, je ne sais plus, je ne veux plus. Les larmes, de l'eau, la base de la vie. Le mal qui qui l'animait est à présent mien. Je t'ai fait mal. Je suis la méchante. Toi la gentille. Tu chantes et je travaille. Tu souris et je crie. Fichtre ! Elle n'a rien, rien compris à cette comptine. ELLE CHANTE. C'est la fourmi qui travaille. Je suis la seule à me battre pour subsister ici. Si seulement elle savait ce qui se passe dans cette stupide, stupide tête ! Elle arrêterais de se plaindre ! Je me contredis seule. Avant, j'étais cigale.

Je retire mes mains de son visage visqueux et dégouttant. Je n'ai pas préparé la rencontre. J'ai ruminé, ruminé, mais au fond, je ne me suis pas foulée. Elle est déjà parterre, c'est très bien. Mais... Je n'ai pas envie d'être une meurtrière, juste la faire souffrir. Ai-je vraiment l'étoffe d'une tortionnaire ? La folie me fait faire de nombreuses choses. De là à faire du mal à quelqu'un ? Je ne sais pas si j'en suis capable. Alors que je réfléchis, que je me bats contre des certitudes volées en éclats de verre, les dernières barrières de l'autre tombent elles aussi. Encore ce liquide salé qui roule sur ses joues. Peu à peu, elles viennent à leur tour se placer sur mes pommettes. Je recule jusque contre le mur et appuie ma tête sur ce dernier. Des éléphants orange dansent sous mes paupières lourdes. J'ai des hallucinations. Encore. Quand je les rouvre, Ellana n'est plus. C'est une cigale géante qui se trouve à sa place.

Tu es dingue. Tu es complètement barge. Mais tu n'es pas une tortionnaire. Faire peur ok. Blesser gravement. Jamais.

-Tu n'as pas bien compris la comptine, dis-je d'un air faussement désolé. Je travaille, tu chantes. C'est toujours les plus méritants qui finissent victorieux au final. Ne l'oublie jamais. C'est donc la différence entre toi et moi. Lorsque tu ne prêtes pas, j'aide celui qui est dans le besoin. Au final, nous avons tous une partie de fourmi et une autre de cigale en nous.

Ces mots prononcés, je vais m'asseoir devant elle. Je ne vais pas la détruire. Mais lui ouvrir les yeux. Ainsi, j'aurais fait une bonne action. Montrer qu'on s'en remet, même si ce n'est qu'en façade, c'est la plus grosse punition que je peux lui infliger.
Vanille Fleury
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Re: Le hall d'entrée
Vanille Fleury, le  Mer 30 Nov 2016 - 16:05

C'est fini. Ta fin est proche. Allez, succombe petit serpent. Meurt pour que je puisse rire un bon coup. De toute façon qu'est-ce qui t'attend ? Tu as perdu. Tu ne gagnes jamais. Même quand tu crois avoir la victoire. C'est une défaite contre toi-même. Tu t’efforces d'être quelqu'un d'autre pour ne plus souffrir. Tu es méchante. Tu ne devrais pas. Chacune de tes actions t'enfonce plus profondément dans le mal. Tu devrais sortir de ce cercle sans fin. De cette spirale qui t’emmène vers l'obscurité.

Je n'ai plus mal. Elle a ôté ses ongles de ma peau. Pourquoi ? Elle se colle contre le mur. Ferme les yeux. Oui, elle est folle. Gentiment folle. Pas dangereuse, juste perturbée. Dérangée. Elle rouvre les paupières. Me parle. Sa voix est désolée. Peut-être qu'elle fait semblant. Elle n'a pas le droit ! C'est moi la peste. La manipulatrice. Mary ne reste pour moi qu'un simple oisillon tout juste sortie du nid.

-Tu n'as pas bien compris la comptine. Je travaille, tu chantes. C'est toujours les plus méritants qui finissent victorieux au final. Ne l'oublie jamais. C'est donc la différence entre toi et moi. Lorsque tu ne prêtes pas, j'aide celui qui est dans le besoin. Au final, nous avons tous une partie de fourmi et une autre de cigale en nous.

C'est faux ! Elle ne comprend pas, ne sais pas. Que c'est moi qui travaille ici ! C'est elle qui s'amuse ! Qui se saoule. Qui fait la fête. C'est sur mes épaules que la pression s'alourdit. Et puis, ce ne sont jamais la plus méritante qui gagne. Je ne parle sans doute pas pour moi mais, pour les millions d'injustices que subit le monde en ce moment. J'aurais pu être méritante moi aussi. Si ma part d'ombre n'avait pas mangé ce qu'il y avait de bon en moi. Si je n'avais pas ce coté sombre qui m'empêche d'être gentille, d'aimer, de rendre heureux. Parce que moi je ne suis rien.

Elle s'assied devant moi. Mais, pourquoi ? Ne sait elle pas à quel point la culpabilité me ronge. Je me sens de plus en plus coupable au fur et à mesure qu'elle se montre aimable avec moi. Alors, je m'assieds en face d'elle. Jambes repliées, tête baissée. Comme une enfant honteuse, prise en faute. Mes larmes se sont tarie. L'eau ne coule plus. Ça me fait du bien. Je ne veux plus croiser le regard de l'aigle. J'ai bien trop peur de me perdre à nouveau dans ses yeux empreint de folie.

Je reste là. Sans bouger. Mes longs cheveux d'un blond platine tombent devant mes yeux sans que je n'essaye de repousser mes mèches en arrière. Elle a décidé de se montrer sympa avec moi. Je la comprends pas. À sa place j'aurais déchiqueté mon adversaire sans le moindre remords ou hésitation. Mais pas elle. C'est sans doute ce qui fait que nous sommes si différentes. Elle ne pense pas comme moi. Ne réagit pas de la même façon. L'envie de se venger ne bat elle pas en elle comme elle aurait battu en moi. Ne devrais-je pas prendre un peu exemple sur cette fille.

Si ! Te revoilà. Toujours. Pourquoi tu ne vas pas chez quelqu'un d'autre ? J'aimerais bien. Mais je ne peux pas. Je suis le pur produit de ton imagination. Je n'ai pas d'imagination, pas de rêve. Seuls des cauchemars. Ça c'est faux… La preuve. Je suis là. Tu connais beaucoup de gens comme ça. La fille. Qui ? Mary ? Oui je crois qu'elle aussi a été folle. Elle l'est toujours. Oui mais pas comme toi. Je ne suis pas folle. Non. Juste dérangée. Ce n'est pas ça, je veux dire… Je n'ai pas d'hallucination, je ne vois pas des éléphants roses dans la ciel et ce genre de chose. Je ne résonne pas comme elle… Non c'est vrai. Mais tu ne résonnes pas normalement non plus.

Je ne suis pas folle pour autant. La seule chose c'est… Moi ? Exacte. Pourtant je suis toi. Donc… Nous sommes nous. Tu suis moi et je suis toi. Je ne comprends plus rien. Tu ne réfléchis pas. C'est une histoire de fous ! Parfaitement ! Oh non ! Peut-être que tu pourrais le demander des conseils de folie. Elle a l'air bien placée pour t'en parler. Oh tais-toi ! À vos ordres chef !

-C'est faux. C'est moi qui travaille. Qu'avais tu fait lorsque je t'ai trouvé dans la ruelle. ?Tu empestais l'alcool, ne me fait pas croire que tu t'étais ennuyée juste avant. Mais tu as raison. Je n'aide pas, au contraire j'enfonce. C'est ce qui me permet de ne pas sombrer. Je n'ai pas le choix ! Fait moi mal, détruit moi ! Mais, ne reste pas assise comme ça à me parler comme ça. Soit méchante, enfin ! Prouve-moi que j'ai tort. Que je ne dois pas être comme ça !


En être réduite à la supplier de me faire du mal. N'est-ce pas complètement n'importe quoi ? Mais, j'ai besoin, de la détester. Qu'elle me fasse regretter mes actions. Parce que là. Je commence à aimer cette serdaigle et je ne peux pas. Pas d'amitié. Pas avec elle. Je ne peux pas. Je ne sais pas. Rien de la voir ainsi gentiment assise en face de celle qui en n'a fait une victime. Ça me fait mal. Plus que si elle me donnait une baffe. Parce que la culpabilité provoque une plus grande douleur que n'importe quel châtiment. Elle ressasse mes souvenirs et me détruit moi-même en me consumant de l'intérieur.

Je ne peux pas lui en vouloir. Elle est totalement immunisée par ce sentiment. La seule personne contre qui je peux en avoir c'est moi. Comment cette bleu et bronze peuvent elle me faire tant de mal sans faire le moindre geste ? Même ses paroles n'ont rien de blessant. C'est horrible de souffrir de cette manière. Pourquoi est elle aussi cruelle ? Le pire est sans doute qu'elle ne semble même pas se rendre compte de ce qu'elle me fait subir. De la portée incroyable de son manque de méchanceté envers moi. Douleur. Douleur. Douleur.[/b]
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Re: Le hall d'entrée
Gaëlle Panyella, le  Mar 6 Déc 2016 - 19:06

J'ai l'impression qu'un nuage se trouve au-dessus de ma tête. Il est là, et de minuscules flocons de neiges invisibles pour les autres tombent sur mon nez, mes joues, ma robe de sorcière. J'ai froid. Mes mains sont congelées. Je n'arrive plus à tendre mes doigts. Mes pieds sont engourdis, il m'est impossible de bouger, ne serait-ce que le petit doigt. J'ai beau forcer, il n'y a rien à faire. Peu à peu, mes lèvres deviennent mauves, mes dents claquent. J'ai beau me frictionner autant que je peux, je n'arrive pas à me réchauffer. Mon souffle lui-même est aussi frais qu'une boule de glace à la vanille. Ramenant mes jambes contre moi, je tente, en ce rapprochement, de garder de la chaleur. Je fais apparaître des tonnes de couvertures à l'aide de mon sortilège favori. Pourtant, c'est comme si je n'avais rien rajouter comme couches. Je me résigne donc à grelotter, quitte à ce que le serpent me prenne pour une froussarde à nouveau. Et je suis sure que ce n'est pas pour ça que j'ai si froid. Mary pense qu'elle est trempée. Pourtant, elle ne l'est pas mais elle n'arrive pas, en effet à bouger et ses lèvres sont réellement violettes.

Ellana semble frustrée. Peut-être attendait-elle plus de ma vengeance ? Dans son regard, je vois à nouveau les deux ombres : une voix, qui te parle, qui te rend plus que dingue. Des phénomènes que je ne connais que trop bien. Ses cheveux tombent comme des tentacules de méduses sur son visage, ou plutôt, des spaghettis. Oui, c'est bien ça. De la sauce tomate sort de son crâne, ainsi que de petites boulettes qui tombent peu à peu sur le sol. J'ai envie de me jeter dessus pour les manger, les fourrer en bouche. Je n'en fais rien, toujours incapable d’esquisser la moindre ombre d'un geste. Je n'ai plus qu'à rester là, à l'écouter se lamenter sans rien n'entendre parce que la lecture dans les pensées, ce n'est pas trop mon fort. Et puis, il y a le combat que mène mon estomac. Il a faim, plus que faim. Avec toute cette bonne odeur ! Pourtant, je sors de ma léthargie. L'autre, elle bouge. Elle parle. Me parle.

-C'est faux. C'est moi qui travaille. Qu'avais tu fait lorsque je t'ai trouvé dans la ruelle. Je me lamentais sur le gâchis qu'a été ma vie jusque-là. Tu empestais l'alcool, ne me fait pas croire que tu t'étais ennuyée juste avant. Si tu savais. Je m'ennuyais de cette absence de fête, de vie. Personne n'était là pour jouer, pour passer du temps avec moi. Mais tu as raison. Je n'aide pas, au contraire j'enfonce. C'est ce qui me permet de ne pas sombrer. Je n'ai pas le choix ! On a toujours le choix ! Sauf moi. Fait moi mal, détruit moi ! JAMAIS ! Mais, ne reste pas assise comme ça à me parler comme ça. Soit méchante, enfin ! Prouve-moi que j'ai tort. Que je ne dois pas être comme ça !

Et après, c'est de nouveau le vide, le vide complet. Le retour dans le silence pour l’œil extérieur. Mais je sais qu'elle se parle, qu'elle pense. Comme je suis en train de le faire en ce moment. N'allez pas croire que je vais sortir une de ces belles phrases comme ; finalement, nous ne sommes pas si différentes. Loin de moi cette idée-là ! J'éprouve juste de la peine, pour elle, pour moi. Pour cette bouffe gâchée qu'elle ne remarque même pas. Faut croire qu'elle n'a pas trop envie de manger. Poor girl. Quand on examine la fin de sa part de dialogue, on se rend compte qu'elle est complètement fêlée. Comment peut-on vouloir que quelqu'un nous fasse du mal, sérieusement ? Elle ne se rend même pas compte de tout ce que ça pourrait entraîner ! D'énormes conséquences, oui. Mais rien d'autre. Remettant une mèche de cheveux derrière mon oreille, je me racle la gorge.

-Être un monstre avec toi ne te feras pas changer, au contraire, ça empirera. Tu es la personne la plus boulette, non, heu, odieuse que je ne connaisse. Loin d'être sous l'influence d'une quelconque drogue, d'alcool, contrairement à la chapelière, tu as fait ça en étant parfaitement clean. Parce que, pour une raison que je ne connais pas, tu n'es et tu resteras qu'une peste. Si ce sont tes spaghettis, ah mais non ! Tes parents plutôt, qui sont d'horribles personnes, tu ne fais qu'une chose : te comporter comme eux.

Difficilement, je laisse mes lèvres s'étirer, se figer. Je n'arrive plus à les refermer. Elles claquent, je grelotte. Les pâtes ont disparu. Une énorme couche de neige vient de tomber sur nos deux silhouettes. Les flocons voltigent, s’abattent sur nous. Je n'en peux plus, je ferme les yeux. Une fois, deux fois, trois fois. Nous sommes complètement ensevelies. Quelques secondes pus tard, nous nous retrouvons sous un igloo. Une grotte de froid. De mieux en mieux. Mon nez est rouge, ma gorge sèche. Je tousse.
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Re: Le hall d'entrée
Vanille Fleury, le  Sam 10 Déc 2016 - 9:33

Le serpent qui n'avait plus bougé depuis si longtemps en moi refait surface. Doucement. Il se réveille. Ses anneaux se déroulent. Sa langue sort et siffle. La voix est partie. Bonheur ? Non. Le venin se remet à couler lentement dans mes veines. Cette sensation enivrante autant que douloureuse. Je ne veux pas retomber. Elle est finie l'époque où je ne maîtrisais plus mes actes. Je suis libre. J'ai besoin de faire souffrir mais je ne veux pas le faire inutilement. Tel un loup dans la forêt qui ne tue que les bêtes dont il a besoin pour subsister. Il ne percute jamais l'équilibre. Il préserve l'harmonie. Sans détruire s'il n'en a pas besoin. Je suis une louve dans le château. Je maintiens, soutient l'équilibre à la force de mes crocs. Solitaire. Silencieuse. Mortelle.

Et cette fois encore, la roue tourne. Ce n'est plus moi la victime. C'est l'aigle. Ses lèvres sont mauves. Elle ne bouge plus. Elle semble être congelée. Pourtant il ne fait pas froid. Elle est entrai de me dévisager avec… Appétit ? Mais, pourquoi ? Comment ? Ses yeux brillent d'une flamme de désir provoquée par la faim. Que voit-elle ? Qu’imagine-t-elle ? J'aime bien cet Mary. Mais, là, elle me fait de la peine. Que lui a-t-on fait pour qu'elle se retrouve dans cet état. Si j'avais été une autre. N'importe qui d'autre. Je me serrais approchée, je l'aurait réchauffée, elle qui semble avoir si froid. Je lui aurais donné à manger. Je m'en serais occupée du petit oisillon fou.

Mais, voilà, j'ai beau savoir tout ça, je me contente de la regarder d'un air glacial et détaché. Je ne vois pas le monde de la même façon que les autres. C'est comme si mon cerveau avait été programmé pour ne pas réfléchir normalement. Je suis incapable de penser un peu rationnellement. La survie est mon seul but. En situation d’embarras, le choix m'est dicté sans que je pèse le pour et le contre. Il n'y a pas de question d'entraide. Je suis simplement seule. Contre le monde. Voilà pourquoi je n'ai pas d'ami. Voilà pourquoi mes yeux me piquent à nouveau. Voilà pourquoi je suis incapable de secourir cette aigle qui grelotte.

Je m'en rends maintenant compte, comme si une porte de lucidité venait de s'ouvrir dans mon esprit. Une porte que je franchirais jamais. Un endroit où le danger est plus présent que nul part ailleurs. Parce que sur moi en permanence repose les lourde menace de mon père. Bien présente. Toujours. Un instant de ce qu'ils considèrent comme de la faiblesse et il trouvera le moyen de me nuire une nouvelle fois. Comme si le fait d'être brisée, mutilée et déchirée m'aidait à me concentrer. Je n'haï personne autant que lui, sauf un certain poufsouffle peut-être...

-Être un monstre avec toi ne te fera pas changer, au contraire, ça empirera. Je ne sais pas, je fais ce que je peux, mais, je ne sais pas… Tu es la personne la plus boulette, non, heu, odieuse que je ne connaisse. Boulette ? Elle délire ! Peut-être est-ce comme ça qu'elle me voit en ce moment… Une boulette ! Loin d'être sous l'influence d'une quelconque drogue, d'alcool, contrairement à la chapelière, tu as fait ça en étant parfaitement clean. Parce que, pour une raison que je ne connais pas, tu n'es et tu resteras qu'une peste. Aïe, Mary, tes mots font mal, vraiment… J'ignore qui est la chapelière, je ne veux pas savoir… Si ce sont tes spaghettis, ah mais non ! Tes parents plutôt, qui sont d'horribles personnes, tu ne fais qu'une chose : te comporter comme eux. Ça y la folie revient aux galops, des spaghettis… Ben voyons je suis donc un plat de pâte à la bolognaise. Pourquoi pas ?

Elle délire mais ses derniers mots sont criants de vérité. Je ne vaux pas mieux que mes parents. Mais, comment sait elle ? Je ne lui ai pas dit, je ne l'ai dit à personne. Sauf, Albus est au courant, bien sûr et Peter doit se rendre compte de quelque chose mais bon… Aucun n'aurait été susceptible de le lui dire. L'ais je laisser échapper ? Ou bien cela se voit-il vraiment en moi ? Cette fille me terrifie de plus en plus. Je ne la crains sans doute pas comme une ennemie, mais à tout bien réfléchir c'est peut-être pire. Garde tes amis près de toi et tes ennemis plus près encore. Drôle de citation. Personnellement, je garde les deux à distance.

Je veux ouvrir la bouche, parler. Je suis interrompue. Son nez est rouge et elle se met à tousser. D'un bond je me lève et m'approche d'elle. Elle est congelée. Comment cela se fait-il. Je sais qu'il existe des maladies imaginaires mais là… Le corps prend peu à peu les symptômes que croit ressentir l'esprit. La bleu et bronze semble se retrouver en plein air glaciaire. Sa folie ne doit rien arranger en lui faisant ressentir et croire au centuple autre chose que ce qui se passe en vérité. Son organisme risque vraiment de se faire endommager de ce symptôme imaginaire et pourtant vraiment présent. Je m’accroupis devant elle et lui touche l'épaule du bout des doigts. Elle est vraiment glacée.

Je ne sais pas quoi faire. Je regarde en vain autour de moi. Je meurs d'envie de m'enfuir en la laissant plantée là. Mais, je n'y arrive pas. Une pensée très égoïste m'en empêche. Si je l'aide en ce moment. Je me sentirais libérée du mal que je lui ai causé. Seulement, je ne suis pas assez expérimentée en médecine pour l'aider et j'ai vraiment peur de lui faire plus de mal qu'elle en a déjà. Un terrible sentiment d'impuissance s'empare de moi. Je dois l'aider. Je dois l'aider. Je dois l'aider. Je me fous une claque intérieure. Où te trouves-tu sombres idiotes ? Juste devant…

J'abandonne Mary pour courir vers la porte de l'infirmerie. Je frappe à la porte en espérant vainement que l'infirmière soit là.

- S'il vous plaît, venez, c'est pour une urgence !!


Je ne pensais pas que ma voix puisse un jour être aussi désespérée. J'aime bien cette fille. Même si ce n'est pas réciproque et même si elle ne le saura jamais. Je suis serpent venimeux et louve solitaire. Je suis Ellana. Et en ce moment, mon objectif est de sauver cette pauvre petite aigle. Et je parviens toujours à mes fins…
Gaëlle Panyella
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Re: Le hall d'entrée
Gaëlle Panyella, le  Mar 13 Déc 2016 - 16:02

Musique

Je crache mes poumons. Une fois, deux fois, trois fois. Encore. J'ai l'impression d'étouffer. De littéralement crever. Je me sens dépérir. Mes yeux se voilent, mes pensées ne sont plus. C'est la fin ? Je ne peux pas partir. Mes combats n'ont donc servi à rien ? Folie, folie, si tu dois rester pour que je vive, reviens, reviens, s'il-te-plaît. Je suis lâche. Je sais. Mais la mort n'est pas une solution. Pour moi, c'est à ça que s'apparente la lâcheté. Chacun son opinion. De toute façon, je n'arrive déjà pas à comprendre ce qui se passe dans ma tête. Comment quelqu'un d'autre pourrait décrypter tout ça ? Chapeau à celui qui y arrivera. Je lui donnerais toute ma reconnaissance. Je lui serais redevable à vie. En attendant, Folie, je me répète, mais reviens, si cela peut m'aider.

Le froid ne s'en va pas. Je suis toujours aussi trempée. Pourtant, d'un coup, j'arrête de tousser. Mes yeux recouvrent la vue, et je chuchote à moi-même un merci. Le calme, oui. Mais à quel prix ? Je n'ai pas le choix ? Non, plus maintenant. Il ne me reste plus qu'à attendre. Si le débordement revient ou si la perspective de son retour m'a sauvé. Je ne sais pas, comme pas grand-chose. La neige arrête peu à peu de tomber, mais l'igloo géant persiste. Je cherche quelques secondes un sortilège pouvant m'être utile puis pointe ma baguette vers mes vêtements. Consectetuer Dryer, dis-je. Ma robe de sorcière devient chaude, telle une couverture, d'emblée je me sens mieux. Je dois à présent veiller à ce que nulle autre chaleur apparaisse. Loin de moi l'envie de faire fondre cette masse informe de glace en eau bouillante.

Mes deux cicatrices me grattent. L'eau, désinfectant naturel, ou transpiration salée. Ne suis-je pas inutile pour deviner quoi que ce soit ? Je ne suis bonne qu'à écouter, observer, attendre. Comme avant. Et même si je fais tout pour m'enlever de ce sinistre destin, rien n'y fait, je dois m'y résoudre. Spectatrice de vie, concert de Piano. Ma tête balance au rythme des mélodies. Je m'amuse, je les entends. Si douces et pleines d'espoirs. Le ré violet, le do aux tons couleurs ciel du matin. Je me mets sur l'intonation des touches, et je vois les matinées. Celles d'hiver où la neige recouvre les arbres, le soleil levant aux couleurs merveilleuses qui se reflètent. Puis ceux de printemps. Les bourgeons et les quelques abeilles survivantes, les tons rosés. Le rayon qui se fraie un chemin parmi les arbres et tombe sur ce chemin de pierres brutes naturelles, non construite par l'homme. En été, dégradé bleuté très tôt, chaleur douce, fleurs épanouies, fruits à en perdre la tête. Ma main se tend, cueille une cerise à l'arbre du jardin. Saveurs sucrées qui passent à la dernière saison de notre ronde, parce que oui, tout est un rond infini. L'orange et le rouge, mort et renaissance. Entre la pleine vie et la mort complète. Plus belle. 4 saisons. 4 éléments. 4 amis, nombres pairs. 5 sens. 5 doigts. 7 nains. 2+5. Deux yeux, une pensée fractionnée en milles. Et une voix qui se détache pour casser encore une fois les fragments. Comme je disais, perpétuel recommencement.

-S'il vous plaît, venez, c'est pour une urgence !!

L'appel à l'aide vient de loin mais c'est ma voisine d'en face qui l'a crié. Elle est partie sans que je m'en rende seulement compte, trouant ma maisonnette de glace et s'en allant avec. N'était donc pas là quand je suis revenue à la vie ? Quand la folie m'a sauvé ? Sûrement que non. Auquel cas, elle n'aurait pas paniqué. Je n'ai pas envie de la prévenir, je n'en ai pas la force. Je prends un morceau de parchemin qui traîne dans mon sac et écrit deux trois mots dessus. Je ne te fais pas de mal physiquement mais n'oublie pas que tu es un monstre. C'est quelque chose de difficile à faire partir. Je ne serais pas la personne qui t'aidera. Si tu trouves quelqu'un qui ose ne serait-ce que te faire confiance, jettes toi dessus. Des personnes comme ça, assez aimables ne seront pas simples à avoir. Si tu y arrives, raconte tout. Sinon, quand ça te tombera dessus, tu seras abandonnée, détruite. N'oublie jamais ça. Maintenant, je retourne dans mes problèmes, adieu, petit serpent.

Je lâche le papier. Mon écriture s'est faite tremblante à la fin. Mes espoirs tombent, encore. Je ne lâche pourtant pas. Les matinées sont bien nettes devant mes yeux alors que je marche difficilement jusqu'aux différentes marches. Les montants machinalement, je réfléchis, je pleure, dans l'espoir de trouver une réponse à mes mœurs. Il est temps pour moi de dormir, de partir, de fuir. Dans la salle commune des serdaigles, je ne serais pas tranquille. Dans mon dortoir, peut-être. De toute façon. J'veux juste la paix, unique, rare, paisible et merveilleuse. J'aimerais tant entendre cette mélodie lointaine du vent, de l'eau qui s'écoule dans la rivière, du mouvement des ruisseaux du monde entier. La beauté de la Terre, des Chutes de Niagara. Et juste, juste pour moi. Égoïstement je vais vivre, les voir, m'en délecter. Je mettrais des murs entre elle et moi et pendrai un plafond multicolore, un ciel tantôt étoilé, tantôt coloré. C'est beau, beau de rêver.

Dernières mélodies,
qui flottent dans le vide.
Qui s'écrasent dans l'immensité de l'espace.
Pour n'être qu'un son anodin.
Qu'on entend.
Que si
Le cœur
S'ouvre
Si l'envie lui prend.

Fourmi et Cigale.
Musique et silence
Chaud et froid.
Ironie du monde.
Ironie du temps.
Vanille Fleury
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Re: Le hall d'entrée
Vanille Fleury, le  Ven 16 Déc 2016 - 20:22

Je tourne la tête. Mais à la place de trouver devant moi l'oisillon fou, je ne vois que du vide. Doucement, ma main glisse sur le panneau de bois contre lequel j'ai tant frappé. Elle est partie. J'avance d'un pas. De deux. Il n'y a plus personne. Elle m'a abandonnée. J'ai trouvé porte close. Je suis seule. Une boule de douleur se forme dans ma gorge. Je ne l'ai pas vue s'enfuir. Je m'en veux. Je n'ai pas réussi à prendre soin d'elle. Mes yeux sont vides. Ma tête chancelle. Faiblesse. Je m'en veux. Je lui en veux. Mais, je comprends. Je n'aime pas l'infirmerie. Je dois y aller, parfois. Quand mes idées se brouillent, que je tourne de l’œil. Mais je déteste. Le blanc. Comme une lumière aveuglante. Je fuis, toujours. Je m'échappe. Je déambule follement dans les couloirs.

Je ne sais plus quoi penser, je suis vide. Je n'ai plus de buts. Plus de direction. Je ne sais plus que faire. Alors je reste, plantée là. Je sens doucement les battements de mon cœur. Il continue de fonctionner. À quoi ça sert au fond. Qu'il s'arrête maintenant. Pour toujours. Que je cesse de respirer. Mais, non. Je suis là. Debout. Je vois ma poitrine se soulever au rythme de l'air qui rentre dans mes poumons. La tête me tourne, je cherche vainement quelque chose à quoi me raccrocher autour de moi. Je ne vois rien. Je tombe à genou sur le sol qui m’accueille comme un vieil ami.

Rideau de cheveux blonds qui m’obscurcit la vue. Je ferme les yeux. Quand je les ouvre un bout de papier attire mon attention. Un simple morceau de parchemin gisant, abandonné sur le sol. Comme moi. Tu vois. Je suis pareille. Seule. Je porte ma main à mon frère de solitude et l'ouvre délicatement. Des mots ont été écrits dessus. Des phrases de mon petit oisillon. Une vérité aussi limpide que douloureuse. Je l'entends me parler tendis que mes yeux courent sur ses lignes.

Je ne te fais pas de mal physiquement, mais n'oublie pas que tu es un monstre. C'est quelque chose de difficile à faire partir. Je ne serais pas la personne qui t'aidera. Si tu trouves quelqu'un qui ose ne serait-ce que te faire confiance, jette-toi dessus. Des personnes comme ça, assez aimables ne seront pas simples à avoir. Si tu y arrives, racontes tout. Sinon, quand ça te tombera dessus, tu seras abandonnée, détruite. N'oublie jamais ça. Maintenant, je retourne dans mes problèmes, adieu, petit serpent.

Je colle le papier contre mon cœur. Comme pour m’imprégner de ses paroles. Puis, doucement, je me traîne vers un mur. J'ai dépose ma tête alourdie par le flot d'émotion qui m'a traversé et continue à battre en moi. Alors petit à petit. Les souvenirs me reviennent. Comme si je m’apprêtais à mourir. Si je voyais ma vie défiler au ralenti. En noir et blanc sur une mélodie de nostalgie empreinte de regret. Des fragments de passé qui réapparaissent pour former un tableau de pluie, de brume, de folie. Doucement, les pièces s’emboîtent et le puzzle se reconstitue.

Le serpent marche. La ruelle est déserte et le reptile est roi. L'oisillon est par terre. Il titube. Saoul. Et l'autre jubile, la pousse, se moque. Un puits, deux sortilèges. Les cicatrices apparaissent. Je m'en veux. De ça, de tout. De ma folie cruelle contre la sienne. De son bec impuissant face à mes crochets. De l’inégalité du combat. Du venin que je ne parviens pas à faire disparaître. Du désespoir. De la tristesse. De mon malheur. De sa faiblesse.

Je voulais. L'aider. La sauver. Je n'en ai pas été capable. Je ne suis pas assez forte. Je m'en veux. D'être ainsi mauvaise. Méchante. Ce ne sont que des mots. Des sons de douleur. Des lettres de tristesse. Une mélodie de vérité qui se tisse parmi les mensonges. Un fil solide et brillant. Une trame qui surpasse les siècles. Quelques gouttes d'encre sur un parchemin. Une folle calligraphie. Mes paupières sont lourdes. Mes yeux se ferment. Ma tête se penche. Sur le doux papier, mes doigts se crispent.

Je ne suis pas une victime. Je ne suis pas un serpent. Je suis moi. Je vis, je crie, je respire. J'admire et je pleure aussi. Je suis passé, présent et futur. Je suis ici, là-bas, en elle et en moi. Louve solitaire. Gardienne d'harmonie. Ombre de lune. Sombre liberté. Je vis comme une ombre brisée en mille fragments de tristesse, d'amour et de bonheur. L'aigle m'a ouvert les yeux. Mais au fond, nous sommes inutiles l'une à l'autre. Incapable de l'aider, incapable de la sauver. Dans les deux cas. Tout est voué à l'échec.

Et moi, j'avance. Toujours plus loin. Je me relève. Garder la tête haute. Pour résister. Aux multiples tempêtes de l'existence. Je longe les murs. Ma main file sur les briques. L'autre tient serrée le parchemin. Lettre d'adieu. Mots de courage. Horrible et pourtant si encourageant. Je ne veux plus m'en séparer, jamais. C'est mon unique porte de sortie. Un point lumineux dans l'obscurité qui se referme doucement sur moi. J'aime l'ombre. Le sombre.

Je ne cherche plus la lumière depuis longtemps. Mais aujourd'hui, je veux lui montrer. Que nous pouvons tous, retrouver la lumière. Blessée, brisée, déchirée. Et pourtant déterminée. À changer. Je ne me débarrasserais jamais de ma noirceur. Même si je voulais. Elle ne me quitterait guère tout à fait. Et je ne le désire pas. Je n'ai pas envie de me transformer. Je veux rester la même. Sans faire de mal. En prônant les valeurs de ce que je considère comme bien.

Je n'aurais sans doute jamais le même point de vue que les autres. Tout est relatif. Je veux néanmoins tenter, essayé d'offrir autant de bien que de mal. Équilibre. Une balance de la justice. Deux plateaux. Verser dans le bien n'est pas nécessairement positif. Tomber dans le mal n'est pas mieux. Elle éclate pour ça… Cette guerre qui verse trop dans l'un des deux camps. Bien. Mal. Méchant. Gentil. Étiquette. Stéréotype. Et moi, je tourne au milieu. Je danse sur le fil d'équilibre tendu entre les deux idéaux.

Je tente de ne pas tomber. De rebondir. À chaque instant. Que cessent les beaux discours et les sombres paroles. Écouter le mien. Soyer ombre, lumière. Vie et mort. Bonheur et tristesse. Restez vous même. Maintenant et à jamais. Que vous cherchiez le malheur comme la quiétude. Tout proche. En vous. En moi. En lui. En elle. En vous. Et la mélodie de la vie qui recommence sans cesse. Qui ne se termine jamais. Inlassable.

Cigale et fourmi qui s’entremêlent
Pour ne former plus qu'un
Nous


Fin du RP
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Re: Le hall d'entrée
Invité, le  Dim 29 Jan 2017 - 13:21

RP avec Bouclier.

Le réveil sonne, les yeux s'ouvrent grand. Ian fixe le plafond, soufflant de toute ses forces. Il est 6h du matin, les cours débutent dans deux heures. S'il se lève si tôt, c'est parce que le jeudi est un jour de footing pour le Serpentard. Trois fois semaine, le Professeur court tout autour du château afin de se maintenir en forme. Les salles de sport n'étant pas particulièrement présente dans l'enceinte du château, il faisait comme il pouvait pour garder la forme physiquement. Bien que l'envie de repousser l'heure du levé, et par conséquent le footing, était plus que tentante, le directeur poussa sa motivation au maximum et réussit à faire pendouiller ses jambes dans le vide.

Il lui fallut presque dix minutes pour se préparer. L'hiver était bel et bien là, du coup le Professeur décidait d'enfiler un training noir, un sweat gris, un cache-cou et un bonnet. Ses running aux pieds, Ian passait la porte de son appartement, prêt à braver le froid. Le château était silencieux, personne ne trainait dans les couloirs à cette heure. Sur près de 6 mois, il n'avait jamais croisé personne lors de ses courses matinales. Tous des fainéants dans ce château. À se demander comment ils arrivaient tous à garder la ligne.

L'homme franchissait la porte du grand hall. Le vent vint le percuter en plein front, seule partie de son corps encore découverte. Le parcours du jour allait emmener Ian vers la forêt interdite. À  chaque jours son parcours, ça permettait de changer un peu. Celui-ci était son préféré. Un pas puis l'autre, Benbow entamait sa course à pied. Il avançait calmement dans la forêt, accompagné par le bruit de sa respiration saccadée. Le chemin était accidentée, rempli de bosses et autres pierres. Jusque là, Ian avait réussi à en passer la moitié sans encombre. Sauf que.

Croc.

Un bruit. Ça venait de sa cheville. Il s'effondre comme une me*de.

- PU***N! Un cri du coeur qui, s'il n'avait pas réveillé le château, avait réussi à attirer l'attention des créatures aux alentours.

20 Minutes plus tard, 06h50.

20 Minutes. Il lui avait fallu 20 longues minutes pour se rendre jusqu'à l'infirmerie. C'était comme traversé tout pré au lard. Le directeur avait marché au même rythme qu'un vieillard de 80 ans. Avec, en prime, un Shhhhhh de douleur tout les 10 pas. Heureusement, il n'avait croisé personne. La douleur avait outrepasser sa fureur, du coup le Benbow était beaucoup plus calme qu'il ne devrait l'être. Il avait beaucoup de mal à poser son pied au sol. Il avait hésité, devrait-il se rendre à l'infirmerie ? Au début, il s'y refusait. Peut-être par peur du résultat, et aussi de paraître ridicule. Néanmoins, ce genre de blessure ne devait pas être prise à la légère, qu risque de s'aggraver en vieillissant.

Il ouvrait la porte de l'infirmerie. Il n'y étais jamais entré, que ça soit comme élève ou comme Professeur. Sa toute première fois. Il ne connaissait pas la personne qui s'occupait des malades, il ne l'avait encore jamais vue. Il s'attendait à croiser le fer avec une vieille chouette qui allait lui chipoter le pied gauche tout en lui rabâchant les oreilles sur le danger que représente la course sur les sentiers abîmés.

La pièce était complètement vide, normal vu l'heure qu'il était. Ian posait ses fesses sur le lit le plus proche de l'entrée. Il s'y installait confortablement, positionnant son pied blessé en hauteur par rapport à son buste. Maintenant, il devait attendre la vieille infirmière. Pas de signe de sa présence, elle était peut-être morte pendant la nuit. Se disant qu'elle se trouvait peut-être dans le bureau adjacent, le Professeur éleva la voix.

- Pardon.. ? Y a-t-il quelqu'un ? Il se sentait ridicule, limite débile, à parler dans le vide comme ça, mais il n'avait ni l'envie, ni la force de se rendre à pied jusqu'au bureau.
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Re: Le hall d'entrée
Amy Shields, le  Mar 31 Jan 2017 - 19:21

Sommeil. Rêve. Dodo. Yeux qui se ferment. Roupiller. Elle le faisait, enfin. Oui parce qu'Amy avait développé une technique. Dès sa première semaine ici, elle avait compris que passer des nuits sans dormir c'était faisable, mais 4 d'affilées, pas du tout. Comme elle s'était dit à elle même qu'elle restait au minimum quatre nuit par semaine dans l'infirmerie et que le reste du temps elle installerait un système pour être réveillée dans ses appartements si quelqu'un entre, elle avait vite compris que ne pas dormir c'était pas possible. La jeune femme avait donc installé un lit pliant dans son bureau, lui permettant donc de dormir quelques heures par nuit de garde. Super le système D non ? Comme elle n'avait jamais vu comment l'ancienne infirmière se débrouillait, elle avait du improviser à sa manière, espérant ne pas se faire choper par le boss si il la voyait roupiller en pleine nuit. Mais soit. Ce matin là, elle était encore endormir lorsqu'elle entendit une voix masculine appeler. Attend.. Il était quelle heure ? Coup d'oeil depuis l'oreiller sur l'horloge : même pas 7h00. C'était une blague ? Comment un gamin pouvait se faire mal aussi tôt ? Ca dormait les jeunes ! D'où ça se levait avant 7h00 ? C'est en grognant que la petite brune se leva et regarda sa tête dans le miroir. Mon dieu les cheveux ! Coup de brosse rapide parce que même si ça la saoulait de se lever si tôt, y avait quelqu'un qui demandait de l'aide là. Bon, elle était habillée de base, pantalon noir, chemisier noir. Pourquoi faire dans le compliqué. Sans attendre d'être un peu plus réveillée, Amy sortit de son bureau non sans jeter une regard envieux vers le lit rétractable.

Quelle fut sa surprise lorsqu'elle apperçu non pas un enfant ou adolescent, mais bel et bien un adulte couché sur un des lit. Haussement de sourcils impossible à camoufler. Tant pis, il verrait qu'elle était assez sonnée de se retrouver face à un adulte. Elle qui d'habitude donnait du chocolat à ses petits patients, elle en auraient plus pour les suivants. S'approchant d'un pas lent, elle se trouva très vite à hauteur du lit et put distinguer le visage de son nouveau patient. Mister Benbow. Connaissance de vue. Quelques mots cordiaux échangés mais rien de plus. Très étonnée de le voir là. Un sourire gentil étira les lèvres de la Phénix et elle dit sur un ton de rigolade.

- Hé bien, hé bien. Bonjour Mister. Je ne m'attendais pas à vous voir là ! Que me vaut l'honneur de votre visite ?

Tête qui se tourne vers le pied en hauteur. Bweuh. Pas beau. C'était gonflé et bleu. Et ce genre de symptôme c'était pas bon. D'un pas lent, elle attira un tabouret sur roulette à elle pour s'y asseoir et posa ses doigts froid sur la cheville, parlant en même temps.

- Je comprend pourquoi vous êtes venu. C'est bien gonflé. Comment avez vous fait votre compte si ce n'est pas trop indiscret ?

Question posée, action. Sortant sa baguette, Amy murmura un #Curo As Velnus pour alléger la douleur parce qu'elle savait que ce genre de truc pouvait faire bien mal. Sans attendre de protestation ou de réponse, elle se leva, attrapa un sachet plastique qu'elle remplit d'eau grâce à un #Aguamenti avant de changer le liquide en glace avec un #Glacio. La brunette enroula le sachet dans un longe propre pour ne pas que la glace soit directement en contact de la peau au risque de la brûler. Lançant un regard d'excuse vers le jeune homme, elle posa la glace contre la cheville. C'était pour éviter que ça ne gonfle trop. Il fallait attendre un peu avant de faire quoi que ce soit comme soin. D'abord essayer que la blessure ne s'aggrave. Règle numéro un en médicomagie.
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Re: Le hall d'entrée
Invité, le  Dim 5 Fév 2017 - 10:59

Le regard de Ian est fixé sur la porte. Il attend, avec impatience, que la vieille sorte de sa grotte. Il serait peut-être temps d'arriver, le Benbow aurait pu mourir 6 fois déjà. Ian en arrivait presque à croire qu'elle prenait son temps pour se maquiller la gargouille. De quoi fameusement l'énervé notre jeune Professeur. Le bruit de la poignée qui s'active, Ian en crie presque de joie, on va enfin pouvoir le soulager. Une jambe qui passe, très fine, des hanches, auquel il aurait bien envie de s'attacher, et enfin un visage. La bouche entre-ouverte, le Benbow ne s'attendait pas à ça.

Elle était pas vieille du tout l'infirmière là. Du tout du tout du tout. Depuis quand il y avait une bombe pareil dans cette école ? Une infirmière en plus ?! De prime abord, Ian se dit que peut-être son esprit lui joue des tours. Qu'au fond, la douleur lui fait imaginer un fantasme refoulé. Vous savez, celui de l'infirmière sexy. Beaucoup d'hommes le vivent celui-là. Si ça se trouve, le Professeur est juste en train de rêver ? Non. Non ! La douleur est trop vive, trop réelle. Il la suit du regard alors qu'elle comble la distance entre l'entrée de son bureau et le lit sur lequel est posé Ian. Elle parle. Même la voix est sexy.

- Hé bien, hé bien. Bonjour Mister. Je ne m'attendais pas à vous voir là ! Que me vaut l'honneur de votre visite ?

Ha bah ça. Lui non plus ne s'attendait pas à en voir une comme toi ici. À sa question, Ian ressent l'envie de rajouter une douleur à l'aine. Histoire de l'envoyer tripoter autour de son atout numéro 1. Puis, il se retint, se disant que ça se rapproche assez fortement du harcèlement sexuel. Et que c'est vraiment pas conseiller comme technique de drague. Alors il reste bête, n'arrivant à balbutier que quelques mots.

- Je.. euh..

Heureusement, elle joue au héros et continue sa phrase. Ce qui empêche Ian de passer pour un idiot. M'enfin, déjà comme première rencontre une blessure à la cheville, ça le faisait pas trop. La technique d'approche était à revoir. Au même moment, elle touche la blessure. Ian, avec toute la virilité à sa disposition , laisse échapper un incontrôlable "shhhhh" de douleur. Il s'enfonce, le gars. Va vraiment falloir reprendre le contrôle, grand.

- Je comprend pourquoi vous êtes venu. C'est bien gonflé. Comment avez vous fait votre compte si ce n'est pas trop indiscret ?

La jeune infirmière sort alors sa baguette magique. Ian décidé de ne pas répondre tout de suite. Première chose, ça ne dérangera pas la demoiselle en plein travail. Puis ça va lui permettre de bien réfléchir à ses prochains mots. Ça lui évitera de dire ou faire une nouvelle connerie. Elle lance un premier sort, la douleur s'atténue, disparaissant presque. Ensuite, elle créée une poche de glace en quelques secondes, combinant des sortilèges basiques. Elle pose la poche sur la cheville de Ian. Ça semble réveiller quelque chose, puisque c'est légèrement douloureux. Peut-être simplement à cause du contact avec le froid. Cette fois-ci cependant, le Professeur arrive à retenir tout signe de douleur.

- Comme tout les matins je suis allé courir dans la forêt. Malheureusement, ça ne s'est pas très bien passé. Le chemin était accidenté, et ma cheville n'a pas tenue.

Un petit sourire en coin, il a un peu honte le Benbow faut dire. C'est pour ça d'ailleurs qu'il essaie de changer le sujet.

- Il me semble que c'est la première fois que nous discutons. Je m'appelle Ian, le Professeur de DCFM. Il tend sa main en direction de l'infirmière.

Ian l'avait déjà croisé à plusieurs reprises. Il s'en souvenait maintenant. Il l'avait à chaque fois regardé avec intensité. Jamais il n'aurait imaginé que cette jolie inconnue croisée dans les couloirs n'était autre que l'infirmière. Prenant appuis sur ses paumes, Ian se redresse légèrement.

- Alors, ça se présente comment ? ajoutait-il, pointant sa cheville du menton.
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Re: Le hall d'entrée
Amy Shields, le  Jeu 2 Mar 2017 - 20:42

Oula. Oulala. Lui, elle le sentait venir à 20 kilomètres. Rien que le regard qu'il lui avait jeté lorsqu'elle était entré. Comment pouvait-on passer à côté. Deux options s'offraient à elle. Joue ou joue pas ? Excellente question. En fait il fallait qu'elle réussisse à jouer sans pour autant qu'il croit qu'il y aura quelque chose. Très subtile comme jeu. Improvisation. Elle allait faire ça, c'était encore le mieux. Alors comme ça il courait tout les matins ? Bon, elle avait effectivement pas remarqué vu que chaque jour elle roupille jusqu'à ce que les cours commencent mais soit. Ca c'était les secrets de l'infirmière. C'était rigolo de savoir qu'un prof allait courir le matin. Enfin, vu le corps du jeune homme on pouvait le deviné mais vu qu'Amy n'était pas du genre à mater tout ce qui passait, elle n'avait pas forcément remarqué. Et puis vu qu'ils avaient du se voir deux fois dans leur vie, elle pouvait pas trop affirmer la chose. Mais soit ! Elle pris sa main pour la serrer en souriant. Elle se concentra ensuite sur la blessure ! Il était là pour ça et pas pour autre chose. Enfin, du point de vue de la jeune femme. Elle lui sourit avant de répondre à sa question concernant l'état de la blessure.

- Une simple entorse, ne vous inquiétez pas. Mais c'est normal que ce soit douloureux. Gardez ça sur votre cheville le temps que je revienne si vous voulez bien.

Petit clin d'oeil avant de se lever et de se rendre dans le bureau pour s'arrêter devant ses étagères. Elle fit vite fait l'inventaire avant d'attraper un petit pot et de sortir de là. La brunette se rassit sur le tabouret et ouvrit le petit pot. Elle y prit un peu de matière avec deux doigts avant de retirer la glace et de poser ses doigts sur la cheville. La crème était gélatineuse et avait une couleur vert kaki pas hyper ragoutante. Il n'empêche que l'odeur était pas du tout désagréable. La visuel contrastait fort avec l'odeur ce qui était assez rigolo. Oui bon Amy s'extasiait avec peu mais bon. Elle étala doucement la crème en essayant de ne pas trop appuyer pour ne pas trop faire mal.

- Je ne sais pas si vous pourrez aller en cours mon cher. La crème devrait aider mais vous n'allez pas pouvoir faire du sport avant un moment. Désolée je ne peux pas faire grand chose pour ça.

Petit sourire désolée avant de se concentrer sur la blessure. Faire la conversation le plus naturellement possible, c'était un des points forts d'Amy. Essayer d'attirer le plus l'attention. Chose qu'elle n'avait pas l'habitude de faire mais, il fallait s'amuser un peu..
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Re: Le hall d'entrée
Invité, le  Sam 22 Avr 2017 - 13:56

La douleur s'etait atténué grâce au sortilège lancé par l'infirmière. Au fil des minutes, elle avait diminué pour finalement ne devenir qu'une petite gêne au niveau de la cheville. C'était drôlement efficace comme sortilège, Ian ne l'avait encore jamais utilisé, mais se promettait d'en faire usage la prochaine fois qu'il se placerait dans une situation douloureuse. Dire que les moldus n'avaient pas la possibilité de profiter de ce genre de chose. Il ne savait pas ce qu'il ratait. Eux, pour alléger la douleur, il devait se goinfrer d'anti-douleur qui, au final, pouvait s'avérer dangereux car risquait de créer une dépendance et de transformer le moldus en drogué. Rien de très réjouissant en gros.

- Une simple entorse, ne vous inquiétez pas. Mais c'est normal que ce soit douloureux. Gardez ça sur votre cheville le temps que je revienne si vous voulez bien.

Rien d'inquiétant apparement. Ian s'en serait douté, même si sur le moment il avait eu un peu peur quant aux conséquences de l'accident. Il savait que, lorsqu'une cheville était blessée, elle en ressortait fragilisé et donc sujet a plus entorse à l'avenir. Il sentait déjà que lorsque l'heure de courir à nouveau sonnerait, il flipperait un peu à l'idée de se faire mal de nouveau. Elle devait s'en aller, Ian prit la poche de glace en main afin de la maintenir contre sa cheville. Aussi, il ne perdait pas une miette de la sortie de l'infirmerie, l'observant allègrement durant son trajet du retour vers son bureau.

D'ailleurs, elle lui avait fait un clin avant de partir. C'était plus ou moins encourageant. Il avait peut-être ses chances, qui sait ? Elle paraissait jeune, même très jeune, elle ne devait pas être marié. Avec un peu de chance, elle était du genre aventureuse.

Elle revenait rapidement au chevet de Ian. Un pot à la main, de la crème certainement. Ian l'observait agir en silence, ne souhaitant pas la distraire durant les soins. Délicatement, elle appliquait la pommade contre la cheville du Professeur. C'était froid, Ian pouvait le sentir même après avoir été en contact avec la glace quelques minutes durant.

- Je ne sais pas si vous pourrez aller en cours mon cher. La crème devrait aider mais vous n'allez pas pouvoir faire du sport avant un moment. Désolée je ne peux pas faire grand chose pour ça.

Ian prit une mine déconfite. Il était vraiment déçu. À vrai dire, il avait espéré qu'un sortilège puisse réparer sa cheville, et lui permettre de recourir dés le lendemain. Il avait besoin de ses séances, c'était aussi ce qui lui permettait de tenir face aux élèves.

- Haaa doc', c'est une très mauvaise nouvelle ça. J'ai besoin de faire du sport, ça me permet d'évacuer toutes les frustrations accumulées face aux morveux. Il souriait, puis ajoutait.. Moi qui pensais ces jolies petites mains capable de miracle.

Il ajoutait un rire à sa remarque, essayant de déclencher la même réaction chez sa collègue. Ian essayait de commencer un petit jeu du chat et de la souris avec l'infirmière. Lui étant le chat, bien entendu. La souris se débattra t-elle ou se laissera t-elle attraper sans broncher ?

- Il me semble que vous ne m'avez pas donner votre nom.. Un clin d'œil, pour essayer de rester sympa et de ne pas passer pour le gars qui insiste trop. Ça fait longtemps que tu t'occupes de l'infirmerie ? Tu parais si jeune, ça doit être plutôt récent..

Il passait du vouvoiement au tutoiement. Il allait pas faire le timide.
Amy Shields
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Re: Le hall d'entrée
Amy Shields, le  Dim 30 Avr 2017 - 16:31

L'allusion au miracle qu'elle pouvait faire avec ses mains était.. grosse. Il n'était pas du tout difficile de placer le professeur dans une catégorie d'homme. Il aimait les femmes ça c'était sur et il ne se privait pas des plaisirs charnels, ça se sentait aussi. Après, Amy était-elle disposée à répondre à cette envie.. Ce n'était pas du tout sûr. Elle lui, sourit néanmoins lorsque le jeune homme partit d'un rire, il fallait le dire, plutôt charmeur. La jeune femme garda donc son sourire et voulu répondre mais il la coupa net avec une question assez inattendue. Il était vrai qu'elle avait omit de se présenter mais pour être honnête, elle pensait que son identité était quand même connue dans le château. Hé bien visiblement, non. C'était presque vexant en fait. Mais la brunette n'allait pas se vexer pour si peu. Il n'empêche que ce tutoiement soudain fit tiqué la jeune femme. Ce rapprochement confirmait clairement ses impressions. Elle répondit avec un petit sourire en coin.

- Certes, il est possible qu'on vous ai rapporté que mes mains avaient un quelconque pouvoir, mais pour votre cheville je ne peux pas faire grand chose j'en suis désolée Monsieur.. Benbow si je me souviens bien.

Petite pause pour afficher un petit sourire narquois. Amy s'était demandée si elle allait rentrée dans le jeu du beau parleur. Jeu assez dangereux vu les envies du jeune homme. Jouera ou jouera pas ? Bonne question. Après tout, ça ne lui arrivait pas souvent de se faire draguer par un professeur. Alors autant profiter. Avec modération bien sur.

- Il n'empêche que je suis vexée que vous ne sachiez pas qui je suis. L'infirmière de l'école devrait être connue de ses collègues non ? Amy Shields pour TE servir.

Le tutoiement accentué pour approuver son idée de jouer. Avant de continuer, la conversation, la jeune femme attrapa un tabouret qu'elle mis à côté du lit avant de s'asseoir dessus pour prendre appui avec ses coudes sur le lit du professeur, un petit sourire joueur sur les lèvres. Continuer de répondre.

- La question est tout de même déplacée je trouve. Mais vu que je suis gentille je vais te répondre. Je ne suis pas si jeune que ça mais je dois sûrement l'être plus que vous.

Clin d'oeil taquin avant de continuer.

- J'ai 21 ans en fait. Je viens de finir mes formations en médicomagie et je suis dans l'infirmerie depuis à peu près un mois et demi. Et toi si je puis me permettre, depuis quand es tu prof et quel âge as tu ?

Terrain très dangereux. Reste vigilante Amy, si tu en fais trop tu vas te faire attraper. Joue mais ne perd pas. Laisse le abattre ses cartes avant d'abattre les tiennes. Se laisser désirer c'était le plus important. Mais sois vigilante.
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Re: Le hall d'entrée
Invité, le  Jeu 20 Juil 2017 - 13:51

Lentement, j'essaie de faire passer cette rencontre à un autre stade. D'abord, je me suis essayé aux sous-entendus, après je suis passé au tutoiement et bientôt, je passerai à la dernière phase : la demande. Être cash, montrer nos intentions, ne pas perdre de temps. Se laisser aller à de la séduction est une perte de temps, oui. Parce que là, maintenant, elle sait déjà ce qu'elle veut de moi. Au fond d'elle, elle sait ce qu'elle entrevoit comme futur immédiat pour nous deux. Autant essayer de le savoir le plus tôt possible m. Combien d'hommes se sont lancés à la conquête d'une fille inintéressé ? Combien ont déjà perdu des semaines à essayer d'entrer dans le coeur d'une femme qui ne voulait pas d'eux ? Beaucoup trop. Et je ne serai pas l'un d'eux.

Difficilement, j'arrive à contenir mon regard baladeur, arrivant, au prix d'une intense concentration, à garder mes prunelles fixées dans les siennes. Je vais pas mentir, c'est plutôt compliqué. L'infirmière n'a rien d'une femme quelconque, chaque parcelle de son corps, de son visage sont une invitation au plaisir. Et je compte bien tenter de saisir cette invitation. Au risque de me voir refuser à l'entrée.

Sa première réponse me fait sourire, elle rétorque que ces mains ne peuvent rien pour mes chevilles. Je me mordille la lèvre, joue t-elle également au jeu des sous-entendus ? Je fronce les sourcils, essayant de percer à jour la belle infirmière. Elle me connaît de nom, heureusement pas de réputation. Les élèves ne m'apprécient pas forcément, il se peut que plusieurs rumeurs se soient répandues à mon sujet dans le château. Ou pas. Je regarde autour de nous, le silence complet.

Amy Shields. Joli prénom, drôle de nom. Il me semble que Shields soit un mot venant de la langue française, mais je n'arrive plus à tomber sur sa traduction dans notre pays. Sans répondre, je laisse l'infirmière m'annoncer son désarroi face à mon manque de connaissance du personnel du château. Il est vrai que je ne connaissais pas tout le monde ici-même, mais ce genre de rencontre va me pousser à sortir davantage de mon appartement. Et si d'autres collègues, au féminin bien sûr, se trouvent être aussi intéressante que l'infirmière ?

Elle me donne son âge, non sans me lancer une remarque sur la nature déplacée de la question. J'en souris, en réponse à son clin d'œil, puis me concentre à nouveau sur ses mots. 21 ans, fraîchement sortie de l'école de medicomagie, et en place à Poudlard depuis 1 mois et demi seulement. Intéressant.

Lentement, je me redresse et me rapproche du bord de ma coucherie, diminuant ainsi l'espace entre Amy et moi-même.

- On ne m'a rien rapporté à propos de vos mains. Et puis, quand on parle de ce genre de don, je ne crois que ce que je vois.. Je laisse s'échapper un nouveau rire, puis rajoute dans un souffle. Ou ressens, dans notre cas.

Je quitte ses yeux pour m'adonner à l'exploration de la pièce. Je ne viens que très rarement ici. À vrai dire, la dernière fois je devais être étudiant encore. Ce qui remonte à plus de 6 ans. À l'époque, l'infirmière n'avait aucun charme, contrairement à Amy. Je serais tomber malade beaucoup plus souvent si la jolie demoiselle avait été en service à mon époque.

- 21 ans ! C'est encore très jeune aussi, rassures-moi tu es du genre festive ? Non parce que, je sors assez souvent dans nos bar, et je n'ai jamais eu l'occasion de te croiser.. Une si jolie demoiselle, tu dois  danser, boire, profiter de ta jeunesse.

Je souris à nouveau, prenant soin de toujours évité le regard de l'infirmière. À trop la regarder, je risque de déclencher son radar à lourdeur. Toutes les femmes en ont. Et chaque fois, j'essaie de ne pas trop m'en rapprocher. Bien que là, avec les sous-entendu lâchés depuis le début de cette conversation, le radar doit être sur le point de se déclencher.

J'ai l'impression de sonner comme un vieux, alors que je ne suis pas forcément plus vieux qu'elle, de quelques années seulement.

- Et j'ai 24 ans. Je suis à Poudlard depuis bientôt un an. J'aime beaucoup l'endroit, je me plais bien ici. Je me tais quelques secondes puis ajoute. Bon, par contre les élèves sont vachement remuant, faut s'accrocher pour les supporter. C'est vraiment quand on passe de l'autre côté qu'on se rend compte de notre niveau de co***rie à l'époque.
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Re: Le hall d'entrée
Amy Shields, le  Jeu 31 Aoû 2017 - 12:18

Jeu. Il joue encore. Pourquoi continue-t-il ? Utilisant des jeux de mots ambiguës, des regarde un peu trop aguicheur et un sourire trop dragueur. Était il réellement intéressé ou juste attiré par les plaisirs charnel que la petite brune pouvait lui offrir ? Intérieurement, Amy penchait pour la seconde possibilité. Les bruits de couloirs allaient vite, et ce n'était pas difficile de savoir que Monsieur Benbow était du genre.. À aimer les femme. Les jolies femmes. Ou les femmes tout court en en fait. Les soins étant terminés, le seul fait de rester là sans bouger était en rapport avec ce jeu. Ce jeu de séduction installé entre les deux. Lui devait en avoir déjà vécu des jeux pareils, mais Amy était débutante dans la matière. Dans tous les cas il ne l'aurait pas. Se reculant sur son tabouret, elle entrepris de répondre d'une voix lente et amusée.

- C'est effectivement jeune et au risque de te décevoir, je ne sors pas beaucoup de l'infirmerie. J'ai une permanence qu'il fait que je respecte. Désolée.

Sourire pas du tout désolé. Sortir, très peu pour elle. La jeune femme aimait prendre du bon temps dans un bar ou autre. Mais n'était pas du genre à  sortir faire la fête tous les soirs. L'idée de croiser des élèves la refroidissait beaucoup. Et comme elle l'avait dit, il y avait une permanence qu'elle devait tenir. Soupir avant de lever le tête pour regarder le plafond.

- On ne se rend jamais compte des conneries que l'on peut faire en étant gamins. C'est seulement à l'âge adulte qu'on se dit qu'on a été bien stupides. Et encore certaines personnes ne se le disent jamais.

Nouveau soupir avant de se lever pour aller inspecter le pied du blessé. Passant ses doigts autour de la malléole pour masser légèrement tout en regardant le visage du professeurs histoire de déceler quelques traces de souffrance. Elle remonta ses doigts jusqu'à la moitié du pied puis repassa sur la cheville.

- Ça vous fait encore mal ? Si c'est le cas il faudrait que je m'inquiète un peu plus.

Basculement du tu au vous. Pas fait exprès. Au moins ça remettait quelque distance entre eux. En tout cas si la cheville lui faisait encore mal, il ne pourrait assurer son prochain cours et se retrouverait à Sainte Mangouste pour une analyse plus poussée. Mais selon Amy, le professeur n'avait plus mal, il se contentait simplement de profiter du temps avec elle avant les cours. Temps qui serait bientôt écoulé puisque l'heure des cours arrivait à grand pas. Tic. Tac. Tic. Tac.
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Re: Le hall d'entrée
Fergus Blake, le  Mer 27 Déc 2017 - 18:29

PV Olivia Cordell
Suite de ce Rp.
Elle ne l'avait pas bien prise, ma plaisanterie, ça se voyait. Pourtant, sa réaction me faisait rire, et je m'efforçais de cacher le sourire en coin qui tentait tant bien que mal de se dessiner sur mes lèvres. Sa seule réponse fut de faire la moue, puis de resserrer son étreinte sur mon bras. C'était beaucoup moins confortable, mais si elle voulait me faire mal, c'était raté. Décidément, elle est facilement vexée... Elle semble d'ailleurs très fière de sa personne. Pourtant, je ne peux m'empêcher de trouver ça mignon. Pour combler l'insulte, Nick Quasi-Sans-Tête fit son apparition et passa bien au travers de la petite Serdaigle pour qui je servais de bâton de marche. Je ne pouvais plus cacher mon sourire, une chance qu'elle m'évitait maintenant du regard!

- Temps radieux pour une journée d’automne, ne trouvez-vous pas ?… Oh, veuillez m’excuser, mademoiselle.

Mademoiselle ne semblait définitivement pas bien aller. Tout d'un coup, elle ferma les yeux, la main devant la bouche. Elle semblait bien se concentrer alors que Nick, aveugle à tout ceci, me parlait du beau temps, de l'équipe de quidditch... Je l'écoutait à moitié, à vrai dire, l'état d'Olivia m'inquiétait un peu. Elle était très proche de moi, après tout, et je n'aurais pas apprécié me faire salir mes vêtements. Alors que j'allais dire à l'esprit que nous devrions vraiment continuer notre chemin, que je reprendrais cette conversation avec lui plus tard, je la vis s'agenouiller par terre. "BLEUAAargh !" Voilà. Le visage de Nick changea instantanément, mais moi je me penchai un peu pour m'assurer que la brune aille bien.

Elle tremblait. Elle semblait tout de suite moins fière. Elle survivait à tout ceci en évitant qui que ce soit du regard, sortant sa baguette de sa poche pour lancer un sort, nettoyant le dégât qu'elle venait de faire. Sans mon aide, elle se redressa, et je me relevai à côté d'elle. Alors qu'elle s'essuyait la bouche avec son mouchoir, Nick, visiblement désolé, s'avança.

- Et bien, ma chère, je regrette de vous être passé au travers, mais je ne pensais pas vous provoquer un tel effet…

Je souris.

-
Ne t'inquiètes pas, Nick, ce n'est pas ta faute. Elle se sentait déjà mal bien avant que tu arrives. Je passai mon bras autour des épaules d'Olivia. On se reparle, je vais l'aider à se rendre à l'infirmerie.

L'infirmerie n'était plus très loin. En fait, nous étions presque arrivés. J'avançai un peu, histoire de m'éloigner de Nick, qui continua simplement son chemin dans la direction opposée. Visiblement, il ne voulait pas empirer le cas de la jeune Serdaigle, et même si je lui ai dit que ce n'est pas de sa faute, il devait se douter qu'il n'avait pas vraiment aidé la pauvre Olivia à se rendre sans problème à destination. Lorsque je jugeai que nous étions assez éloignés, je passai doucement ma main dans son dos.

- Ça va? Veux-tu t'arrêter un moment, ou tu te sens capable de te rendre à l'infirmerie?

Je lui souriais pour la réconforter. Peut-être laisserait-elle un peu de côté son attitude de reine pendant un instant? Après tout, je ne veux que l'aider.
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