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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs :: Infirmerie
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Le hall d'entrée
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Fergus Blake
Gryffondor
Gryffondor

Re: Le hall d'entrée

Message par : Fergus Blake, Mer 27 Déc 2017 - 18:29


PV Olivia Cordell
Suite de ce Rp.
Elle ne l'avait pas bien prise, ma plaisanterie, ça se voyait. Pourtant, sa réaction me faisait rire, et je m'efforçais de cacher le sourire en coin qui tentait tant bien que mal de se dessiner sur mes lèvres. Sa seule réponse fut de faire la moue, puis de resserrer son étreinte sur mon bras. C'était beaucoup moins confortable, mais si elle voulait me faire mal, c'était raté. Décidément, elle est facilement vexée... Elle semble d'ailleurs très fière de sa personne. Pourtant, je ne peux m'empêcher de trouver ça mignon. Pour combler l'insulte, Nick Quasi-Sans-Tête fit son apparition et passa bien au travers de la petite Serdaigle pour qui je servais de bâton de marche. Je ne pouvais plus cacher mon sourire, une chance qu'elle m'évitait maintenant du regard!

- Temps radieux pour une journée d’automne, ne trouvez-vous pas ?… Oh, veuillez m’excuser, mademoiselle.

Mademoiselle ne semblait définitivement pas bien aller. Tout d'un coup, elle ferma les yeux, la main devant la bouche. Elle semblait bien se concentrer alors que Nick, aveugle à tout ceci, me parlait du beau temps, de l'équipe de quidditch... Je l'écoutait à moitié, à vrai dire, l'état d'Olivia m'inquiétait un peu. Elle était très proche de moi, après tout, et je n'aurais pas apprécié me faire salir mes vêtements. Alors que j'allais dire à l'esprit que nous devrions vraiment continuer notre chemin, que je reprendrais cette conversation avec lui plus tard, je la vis s'agenouiller par terre. "BLEUAAargh !" Voilà. Le visage de Nick changea instantanément, mais moi je me penchai un peu pour m'assurer que la brune aille bien.

Elle tremblait. Elle semblait tout de suite moins fière. Elle survivait à tout ceci en évitant qui que ce soit du regard, sortant sa baguette de sa poche pour lancer un sort, nettoyant le dégât qu'elle venait de faire. Sans mon aide, elle se redressa, et je me relevai à côté d'elle. Alors qu'elle s'essuyait la bouche avec son mouchoir, Nick, visiblement désolé, s'avança.

- Et bien, ma chère, je regrette de vous être passé au travers, mais je ne pensais pas vous provoquer un tel effet…

Je souris.

-
Ne t'inquiètes pas, Nick, ce n'est pas ta faute. Elle se sentait déjà mal bien avant que tu arrives. Je passai mon bras autour des épaules d'Olivia. On se reparle, je vais l'aider à se rendre à l'infirmerie.

L'infirmerie n'était plus très loin. En fait, nous étions presque arrivés. J'avançai un peu, histoire de m'éloigner de Nick, qui continua simplement son chemin dans la direction opposée. Visiblement, il ne voulait pas empirer le cas de la jeune Serdaigle, et même si je lui ai dit que ce n'est pas de sa faute, il devait se douter qu'il n'avait pas vraiment aidé la pauvre Olivia à se rendre sans problème à destination. Lorsque je jugeai que nous étions assez éloignés, je passai doucement ma main dans son dos.

- Ça va? Veux-tu t'arrêter un moment, ou tu te sens capable de te rendre à l'infirmerie?

Je lui souriais pour la réconforter. Peut-être laisserait-elle un peu de côté son attitude de reine pendant un instant? Après tout, je ne veux que l'aider.
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Olivia Cordell
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Re: Le hall d'entrée

Message par : Olivia Cordell, Ven 5 Jan 2018 - 0:02


Elle s’était attendue à de l’aversion de la part du Griffondor. N’importe qui aurait grimacé, écoeuré par le spectacle peu réjouissant d’Olivia vomissant ses tripes. Mais pas lui. Lorsqu’elle avait levé le museau, il l’avait accompagné dans sa démarche. De son bras, il lui avait amoureusement enveloppé les épaules, tel un oiseau couvant ses oeufs. La Serdaigle de son côté, enserrait à deux mains son mouchoir en coton, décontenancée par cette accolade affectueuse. Elle ignorait comment réagir, quoi dire. Devait-elle à nouveau le repousser, singer l’inaccessible ? Nom d’une chouette, pourquoi faisait-il soudainement si chaud et lourd ? Olivia épousa ses joues depuis ses paumes, sujette à de subites sueurs froides. Ses pommettes étaient embrasées. Etait-ce à cause d’un pic de fièvre ou… ou… est-ce parce qu’elle s’empourprait ? Elle retira derechef ses doigts de son visage au moment même ou Fergus saluait Nick-Quasi-Sans-Tête d’un adieu, prétextant que le binôme se rendait à l’infirmerie. Lorsqu’il réorienta son attention sur la brunette, elle fit de son mieux pour dissimuler son embarras coupable.

En silence, ils poursuivirent leur petit bonhomme de chemin. Le menton bas, Olivia effleurait sa lèvre inférieure à l’aide du majeur, fuyant provisoirement la vision de Blake. C’était un tic qu’elle cultivait lorsqu’elle était en proie à de furieuses cogitations. Surtout d’ordre émotionnel et sentimental. Mais cette atmosphère commençait à devenir un peu oppressante. Leurs pas martelaient le pavé du château, provoquant des répercussions sonores. On aurait dit des glas soulignant le grotesque de la situation. Plus elle méditait, et plus elle estimait cette pudeur ridicule. Bon, d’accord, c’était un garçon, et alors ? C’est pas comme si la moitié de la population de Poudlard était constitué d’hommes et de femmes. Olivia fusilla Fergus d’un coup d’oeil féroce, comme pour démentir sur son ressenti à un témoin invisible. Néanmoins, le Griffondor ne s’aperçut de rien. Se tordant le cou, il s’assura d’avoir distancé le fantôme avant de se focaliser sur Olivia. De sa main masculine, il lui caressa affectueusement l’épine dorsale, ce qui arracha à à la demoiselle, un soubresaut de délice qui lui souleva les clavicules.


- Ça va ? Veux-tu t'arrêter un moment, ou tu te sens capable de te rendre à l’infirmerie ?

Et sur ces belles paroles, il décocha un franc sourire qui anéantirent les barrières d’Olivia. Il était très mignon quand même. Pour être parfaitement honnête, elle n’avait jamais cherché à visualiser les adolescents de son âge comme… autre chose que de simples colocataires, camarades, semblables. Elle s’était toujours moquée jusqu’à présent de plaire, ou d’être aimée. Et ce jeune homme qui avait l’air si foncièrement gentil… Peut-être pourrait-elle envisager qu’il devienne plus qu’un… Olivia cilla des paupières, et secoua brièvement la tête. Ohla, ohla, on se calme. Ça y’est, un garçon lui témoigne un minimum d’interêt, et la voila déjà partie en besogne ! Inutile de s’emballer, il ne faisait preuve que d’un minimum de bienveillance envers une étudiante souffrante. Peut-être valait-il mieux se contenter de cela pour l’instant, et chercher plutôt à apprendre à le connaître, sans intentions derrière. Et qu’elle se manifeste aussi, parce qu’à force, il allait la prendre pour une demeurée à rester plantée là à ne rien dire.

- Merci, je vais mieux finalement, répondit-elle poliment, d’un air distrait.

La sorcière contempla d’un regard l’horizon révélé par une gorge arquée du château. Un ciel azur majestueux, sans l’ombre d’un cumulus, dominait le panorama. Au dehors, les oiseaux gazouillaient, les feuilles bruissaient, et le Calmar géant ridait la surface du lac par de grosses bulles d’oxygène. Olivia plongea les poings dans les poches de son manteau. Il lui restait quelques chocolats, pâtes d’amande, ainsi qu’un sandwich aux oeufs datant du petit-déjeuner. Hissant les tartines à hauteur d’yeux, Olivia agita le butin sous le nez de Fergus, dans une risette espiègle.


- Puisque nous en sommes arrivés là, que dirais-tu d’aller se balader dans le parc ? Elle lui saisit la poignée. J’ai de quoi appâter le monstre du marais.

Sans réellement attendre de réponse, Olivia le contraignit à la suivre, dévalant les quelques marches en marbre avant piétiner le sol. Elle s’agenouilla et entreprit de se déchausser pour goûter pleinement au velouté et à la fraîcheur du gazon entre ses orteils. Elle exulta un soupir de soulagement et invita Fergus à en faire autant. Ils ne tardèrent pas à atteindre le bassin, qui était redevenu serein. Avec élan, la sorcière émietta quelques bouts de pain par-ci, par-là. Bientôt, elle reconnut les longs tentacules du Calmar qui s’emparait de la nourriture. Elle et Fergus durent même reculer un temps soit peu puisque les appendices du céphalopode sillonnèrent dans leur direction pour leur entortiller les pieds. C’est que l’animal pouvait être taquin ! L’adolescence éleva ses prunelles olivâtres à l’encontre du Griffondor.

- Au fait, où comptais-tu aller, initialement ? Rendre des volumes à la bibliothèque ?
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Arnaud Meula
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Re: Le hall d'entrée

Message par : Arnaud Meula, Mer 20 Juin 2018 - 14:15


RP Unique

Suite d'ici

La dernière étape pour moi était l'infirmerie, beaucoup d'élèves s'y rendent en général et peut-être que certains sont blessés par des personnes mal-intentionnés? Dans tout les cas cette affiche apportera chaleur et espoir à ceux qui décideront de joindre la cause et douleur ainsi que brulures à ceux qui voudront l'enlever et la détruire.

Je ne perds pas de temps sous la cape d'invisibilité, je me déplace rapidement mais silencieusement, la balle est dans mon cas et c'est à moi de prouver que je peux réussir une tache que l'on me confie. L'affiche affiché au mur, il ne manquait plus que l'habituel protection contre les mauvaises personnes. Un Fitilla devrait suffire pour celle-ci aussi, mon but n'est pas de tuer des gens, enfin... non. Je ne suis pas comme les mages noirs, mais pour eux... je serai capable de leurs faire beaucoup de choses afin de me venger de cette main en moins et des douleurs qui restent au fond de moi.





Hrp::
 
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Lizzie Bennet
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Re: Le hall d'entrée

Message par : Lizzie Bennet, Mer 20 Juin 2018 - 23:33


Post unique en réaction à l'affiche (3/3)

Mon dernier arrêt était là où j’essayais de ne pas envoyer trop d’élèves, même s’il était arrivé qu’un élève ou deux y termine son cours. Ce n’était pas faute d’essayer de les protéger d’eux-mêmes, vous savez. C’est juste qu’ils ont cette terrible appétence pour la vie et le vol et l’envie, et si on les leur retire, si on les enferme, on ne fait que les priver de la réalité du monde. Il est là, le vrai crime ! Enfin bref. J’étais pas sûre qu’Amy apprécierait de me voir, après l’état dans lequel Alexeï avait fini l’autre fois, et surtout l’état dans lequel il était revenu aussitôt en cours. Ouais, okay, je suis une mauvaise enseignante.

Mais qu’importe. Aujourd’hui, je ne suis pas enseignante. Par les saints pouvoirs que me confèrent les fioles de Polynectar, je suis une Serpentard lambda. Ce qui veut dire que je peux changer le monde sans en avoir l’air. A nouveau, je vérifiais qu’il n’y avait personne autour de moi, y compris avec un petit révélateur de présence parce qu’il faut arrêter de s’exposer pour rien, et je me préparais à ajuster l’affiche. Je saurais pas trop vous dire ce que cela me faisait, de taguer ainsi le nom de mon colocataire autour du visage ainsi déformé. Non. Je ne le reconnaissais pas. Cependant, mon maître en était capable, et lui, je lui faisais une confiance aveugle. Alors comme les fois précédentes, je traçais des lettres rougeoyantes pour préciser l’identité et le rôle réel du visage qui dansait sur l’affiche.

Lorsque j’eus terminé, je reculais un petit peu pour admirer le travail ; oui. Cela allait faire parler. Les gens sauraient. Le monde changerait, un peu plus à chaque pas. J’étais un peu désolée que le lycanthrope se trouve pris ainsi entre les filets de l’histoire. J’aurais aimé qu’il soit un peu plus raisonnable, et que je puisse le compter parmi mes alliés. Que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir. La priorité va à la chute du secret magique, et si cela nécessite d’aider des Aurors à choper des Phénix, je ne reculerai pas.

Bon. Il était temps de libérer les élèves, effacer leurs souvenirs, et retrouver mes habits normaux. Commençons par s'en retourner dans la salle où tout avait commencé...

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Shae L. Keats
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Re: Le hall d'entrée

Message par : Shae L. Keats, Mar 24 Juil 2018 - 1:19


PV Harmony


La nuit est tombée comme une chute à bicyclette.
Elle a râpé tous les cailloux tenu par le ciment comme le gravier écorche les genoux, elle a tout envahit de son silence assourdissant comme le vacarme des cris de l'enfant qui se répercute dans l'air, l'électrifie, crée l'urgence de l'instinct chez les individus alentours. l'urgence de cajoler le gosse, ou au contraire de l'étrangler pour le faire taire pour continuer sa nuit. Mais les bras-lunes p.maternel.les, eux, se sont refermés sur le petit corps encore transpirant du cauchemar dont les monstres subsistent encore dans le regard mi-terreur mi-anesthésié de la demi-portion aimée plus que de raison. L'urgence de l'emmener ailleurs pour ne pas réveiller la seconde qui à elles deux forme l'être tout entier de mon ombre mouvante. Je dessine de ma silhouette d'autres monstres sur le mur à la lueur des candélabres, plus doux ceux-ci, alors que j'essaie de trouver un endroit calme pour ne réveiller personne alors que le petit corps chaud sanglote encore. Délire fiévreux sans-doute, terreurs nocturnes. La tragédie étant de ne jamais pouvoir savoir ce qu'il se trame dans sa petite tête.

Vingt-Deux heures, n'ont pas encore sonnées, je croise encore quelques regards étonnés alors que je cherche le vide et le froid, pour calmer en toute intimité les formes imaginaires qui rampaient sous son lit, qui semblent encore en prise avec ses chevilles. Timothy comme seul rempart contre l'angoisse qui m'envahit aussi.
Puis le havre de paix sur les marches qui mènent vers l'infirmerie déserte, l'absence de mots, de voix, ils sembleraient qu'on soit à une heure où personne n'ait besoin de d'aide, ou encore le courage de le dire. Une de ces heures de silences où seules les couettes, et les silences sont lourds de sens et de larmes.
Je ne dis rien, je ne pense rien, j'ai juste ce corps contre ma poitrine que je berce encore et encore, les doigts qui caressent les joues du bambin qui n'en sera bientôt plus un, presque deux ans et demi, et l’enlèvement de ce dernier comme si c'était hier. Je me souviens encore, la nuit froide à l'arracher d'un berceau trop vide de tendresse, où on ne sait qui l'avait laissé dans l'espoir de le laisser trouver quelqu'un de mieux pour l'élever.
Je ne sais pas si je serai mieux, mais j'ai fait la promesse silencieuse à celui ou celle qui n'y est pas arrivé.e d'être là, quoiqu'il se passe. Ne pas laisser la brume manger ce gosse qui n'était pas destiné à être le mien, et qui est devenu cette part de moi à l'instant même où je l'ai vu.
Alors je berce doucement, son corps sur mes genoux, jusqu'à ce que la respiration ralentisse de nouveau, jusqu'à ce que le sommeil l'emporte de nouveau, il sera toujours temps de rentrer à l'appartement, mais plus tard, plus tard. Ce soir je profite des vieilles pierres, je me forge des souvenirs, d'autres souvenirs.
Plus chaleureux.

Il parait que la mémoire aide à sonner moins creux.se.

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Harmony Lin
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Re: Le hall d'entrée

Message par : Harmony Lin, Jeu 26 Juil 2018 - 18:09


Musique

J'ai la sensation qu'un tourbillon m'absorbe dans un tunnel sombre où aucune sortie n'existe. Depuis qu'elle est partie, je n'arrive plus à respirer. Mon pilier, celle qui me soutenait dans la terrible épreuve que je traverse, est parti. Elle m'a laissée seule, en proie à mes démons et je ne fais que sombrer depuis.

Je me nourris à peine, j'ère dans le château, sans trouver la force de m'instruire sur mon sujet favori. Je n'ai même plus la force d'aller jusqu'à la Salle du Demande pour évacuer en musique toute la douleur qui me ronge. Je suis telle une morte-vivante qui se traînerait de cours en cours quand elle en aurait la force. Parfois, je reste simplement dans mon lit à me morfondre. Je sais que ce n'est pas bien mais je n'ai juste plus la force de me battre. Ils sont tous partis. Morts, ils m'ont été enlevés, ils sont partis d'eux-mêmes. Tous ceux qui sont proches de moi finissent par partir. Je dois être maudite.

Allongée dans l'infirmerie, je ne dors qu'à moitié, mon sommeil étant peuplé de cauchemars qui n'arrêtent jamais de tourner dans mon esprit. Je me suis évanouie dans un couloir aujourd'hui à cause du manque de sommeil et de nourriture je suppose. On m'a amené à l'infirmerie et je dois y rester pour la nuit. Mais impossible de réussir à trouver le repos. Comment le trouver quand une Bête est tapie derrière mon dos en permanence ? Quand je sais qu'au moindre signe de faiblesse, je risque d'être la raison pour laquelle je perds des personnes qui me sont chères ?

Je me redresse, m'assoit sur mon lit. Je tire le rideau qui est supposé me donner un peu d'intimité. Je suis seule ce soir alors il ne m'est d'aucune utilité. Puis je soupire longuement. J'hésite à me lever pour aller faire un tour mais la perspective de tomber à nouveau me fait rester là ou je suis. Mon regard se fait vide, mon cerveau s'éteint le temps de quelques secondes. Quelques secondes de répit.

Puis il se rallume et une fois de plus, les cauchemars reviennent. Et j'ai la sensation qu'une longue lame incandescente me transperce la poitrine. Me broie le cœur. J'ai mal...
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Jade Wilder
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Re: Le hall d'entrée

Message par : Jade Wilder, Dim 23 Sep 2018 - 18:03


HRPG: Autorisation d'Harmony pour continuer le RP avec elle.



Poudlard de nuit, avec quelque chose d'étrange. Un sentiment mêlant mal-être et calme apaisant. Les deux n'allaient pourtant absolument pas ensemble mais c'était ainsi, tout se confondait, se mélangeait, transformant un simple lieu en théâtre. Drame ou poésie, cela n'était qu'un choix qu'exprimait l'esprit de chacun. Difficile de dire ce que Jade pouvait bien ressentir en cette nuit peu apaisante. Il était trop tard pour que ça soit normal de la trouver là. Les élèves normaux dormaient, ou s'apprêtaient à le faire, flânant dans leurs dortoirs plutôt que sûr les pavés glacés. Une nuance changeait tout, modifiait la situation à son aise: elle n'était pas normale, pas comme les autres. Rien d'exceptionnel, bien au contraire.

Comme souvent, ses démons la hantaient, lui offrant une insomnie presque trop habituelle pour être réellement gênante finalement. A force de temps, la blondinette s'y était faite. Elle avait apprit à vivre avec ses pensées trop envahissantes pour laisser place au sommeil jusqu'à parfois devoir parvenir à l'épuisement pour que Morphée veuille bien l'accueillir. Qui dit vivre avec, signifie aussi s'adapter. Rester des heures durant à penser en regardant le plafond n'était pas agréable. Pas pour la jeune fille, qui y voyait plus de la torture qu'autre chose. Elle avait besoin de faire quelque chose dans ces moments là, peu importe quoi du moment que ça l'éloignait un peu de tout ce qui n'allait pas. Des ombres qui secrètement, souhaitaient la dévorer sans qu'elle n'ait son mot à dire. Ou étaient-ce ses propres doutes ? Difficile de faire la différence quand dans tous les cas, ça la détruisait peu à peu, dévorait les faibles lueurs d'espoir qui subsistaient, vainement.

Non, les choses ne s'étaient pas vraiment arrangées. Bien sur elle était toujours à Poudlard, cela voulait dire que ses idées d'abandon s'étaient éloignées. Et pourtant, elles étaient plus proches chaque jour, lui faisant peur et l'attirant à la fois. C'était un choix qu'elle seule était capable de faire... sans en être réellement capable. Ajouter à toute cette histoire un sentiment d'incapacité lui donnait mal au coeur. Prisonnière d'elle-même, de ses doutes et de ses faiblesses, les cauchemars qui la hantaient semblaient presque amicaux face à cela. Rien n'avait changé, à part qu'elle essayait toujours de lutter, de trouver une raison de rester, une raison de se battre. Pas pour elle. Son cas semblait perdu, en tout cas à ses yeux déçus par la vie et ce qu'elle avait prétendu lui offrir par le passé. Désormais, plus rien n'était certain, même pas ce qu'elle semblait posséder encore à cet instant. Tout lui échappait. Les choses, les gens, et même ses propres sentiments. Rien ne pouvait plus la perdre que ce sentiment là, lorsque ses doigts fins ne se refermaient que sur le vide, serrant un poing frustré de ne rien avoir pour s'accrocher et résister face à une bourrasque de sentiments. Plus forts qu'elle et que sa volonté. Plus forts que tout.

Une chose, néanmoins, n'avait pas changé. Une chose peut-être bête, mais qui l'avait toujours caractérisée. Elle écoutait, beaucoup, se renseignait. Plus elle en savait, mieux Jade se sentait. Elle avait l'impression d'avoir des éléments qui pourraient peut-être la sauver. Ou qui l'aidaient à garder les pieds sur Terre et l'esprit un peu plus clair. C'était comme ça qu'elle gardait un oeil protecteur sur ceux qui avaient finalement percé les barrières. Trop de gens, à différentes échelles. Une affection qu'elle ne pouvait pas reconnaître sans avoir la sale impression de se mettre en dangers. Et de mettre en dangers les autres également... C'était ainsi qu'elle avait vu disparaître les mots apaisants sur Shela, qu'elle écoutait les compliments sur les cours de Lizzie ou la motivation d'Ulysse, au détour des couloirs. Incapable d'aller chercher ces informations par elle-même, elle grappillait ce qu'elle trouvait pour se rassurer.

Et plus rarement, pour agir. Comme en ce jour. L'insomnie n'était pas la seule raison pour laquelle Jade s'était levée et arpentait les couloirs. Dans le pire des cas, elle prétexterait une ronde préfectorale, le badge avait ses avantages. Une bonne excuse également, si elle ne parvenait pas à aller jusqu'au bout de son idée.

Vous voulez des explications ? Harmony. Cela faisait bien longtemps qu'elles ne s'étaient pas vraiment parlé toutes les deux. Pourtant, elles avaient vécu de jolis moments. Des moments de doute, des moments de partage, des moments de joie... Toutes sortes de moments. Et puis elles s'étaient perdues, petit à petit. Jade était douée pour ça, faire fuir les autres était un art incroyable chez elle. Probablement la seule chose pour laquelle elle possédait un véritable talent à ses yeux d'ailleurs. Toujours est-il que ce jour là, Harmony avait fait un malaise. La blondinette n'était pas présente à ce moment là, mais en avait très vite entendu parler. A partir de cet instant, deux choses s'étaient battues sans pitié dans son esprit. L'envie d'aller voir son ancienne amie, savoir comment elle allait, si elle pouvait l'aider d'une quelconque manière... et la peur. La honte aussi, de s'être montrée si peu présente pendant si longtemps. Ça n'avait rien de volontaire, non. Mais elle s'en voulait et ne savait jamais comment revenir une fois éloignée des gens. Comme si elle ne le méritait pas. Et souvent, la raison "C'est mieux comme ça" revenait à son esprit. Aucun des deux camps ne semblait vouloir céder sa place, transformant son emploi du temps de la journée en divers allers-retours incessants, entre ses cours et l'infirmerie où la Serdaigle avait sans doute été amenée. Ou peut-être pas. Peut-être qu'elle en était déjà sortie et que ses doutes n'avaient rien à faire là. Mais après des heures à tergiverser, Jade s'était rendue à l'évidence: elle ne trouverait pas le sommeil sans avoir trouvé des réponses. Sans avoir simplement vu Harmony, l'avoir vue bien. Lui parler n'était pas dans le plan, elle devait dormir désormais. Mais elle avait besoin d'être rassurée. La bleue avait toujours représenté une âme pure qu'il était important de protéger et elle avait faillit à sa mission. Elle n'avait pas été là. Aller la voir n'était pas une rédemption, mais quelque chose de tout simplement inexplicable. Peut-être qu'un jour, elle se comprendrait. C'était pas gagné. Ça n'avait d'ailleurs aucun intérêt à priori. Tout ce qui comptait alors, c'était de voir Harmony.

Alors, les pas légers de l'Italienne l'avaient enfin menée devant la porte de l'infirmerie. Tout était silencieux, presque trop, à vous en rendre malade sans même avoir franchit le pas de cette porte. Et là, la pulpe des doigts doucement posée sur le bois épais, encore elle hésitait. Ce n'était sans doute pas une bonne idée, la simple peur de croiser quelqu'un était repoussante. Pire encore, parler à Harmony. Se justifier. Expliquer pourquoi elle n'était plus si présente, si seulement elle le savait elle-même...

Un courage trouvé on ne sait où finit par l'obliger à pousser la porte. Lentement, très lentement, heureusement rien ne grinçait. Cela aurait rendu l'histoire bien plus creepy à raconter. Un peu comme l'infirmerie, plongée dans une obscurité justifiée étant donné l'heure avancée. Mais elle était également quasiment vide. Les lits n'étaient pas occupés, sauf un. Mais pas par une belle créature endormie, non, mais par une Serdaigle bien réveillée, quoique plutôt éteinte. Un regard suffisait à déceler que quelque chose n'allait pas. Nul besoin de mots. Sauf qu'à son grand malheur, elle allait devoir en exprimer, des mots. Pas le choix, puisque celle qu'elle venait visiter "incognito" n'avait rien de la belle au bois dormant. D'abord figée face à cette surprise, Jade sentit son coeur battre la chamade alors qu'elle faisait son possible pour retrouver ses esprits. La suite lui semblait déjà compliquée, malgré qu'elle n'ait encore rien dit. Bon sang, pourquoi était-elle venue...

- B-bonsoir Harmony...

Il fallait trouver des mots à présent. Des mots qui peut-être, aideraient à trouver des réponses. Ou pas, c'était difficile à savoir. Et puis, avouer qu'elle venait là pour prendre de ses nouvelles semblait tellement difficile... comme si ce n'était pas normal. Peur du jugement, d'une réplique. Harmo n'était pas comme ça, et pourtant. Crainte inconsidérée. Soupir et prendre son courage à deux mains avant de faire un pas.

Puis deux.
Puis trois.

Et d'aller s'asseoir sur le lit face à celui de cette adolescente qui semblait avoir bien grandit. Plus que dans ses souvenirs. Était-elle hors du temps à ce point là ? Sans doute. Assise sur le maigre matelas, la blondinette observa un instant celle qu'elle aimait tant, en secret. Non, elle ne pouvait pas fuir. Elle prétexterait une maladie, elle aussi, si besoin. Ne pas mettre les pieds dans le...

- Comment tu vas ?

... plat. Bof. Même pas une surprise. Mentir à Harmony n'était même pas envisageable, alors faire comme si elle n'était pas au courant reviendrait un peu au même au final. Hors de question donc, elle se débrouillerait ensuite.
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Harmony Lin
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Re: Le hall d'entrée

Message par : Harmony Lin, Sam 13 Oct 2018 - 20:39


Même musique

Dans mon cœur tourbillonnent une multitude d'émotions. La sensation de perte que j'ai ressentie quand j'ai su que Megan était partie sans me dire au revoir, la douleur qui m'envahit et qui ne fait qu'un avec moi quand je me transforme, quand la Bête prend le dessus et surtout la culpabilité.

Les larmes commencent à emplir mes yeux tandis que je me souviens précisément du goût de sang de Lizzie dans ma bouche redevenue humaine après que la Bête ait prit le contrôle, quand j'ai eu la faiblesse de me laisser dominer par les émotions. Je me revois sous ma forme lupine la traquer et lui sauter dessus. Je me revois me délecter de son immobilité, de sa blessure faite par mes crocs, de son sang.

Comment pourrais-je dormir avec toutes ces images en tête ? Comment pourrais-je lui faire face ? Mon estomac noué depuis quelques jours déjà répond aisément à cette question. Mes cernes aussi. Mon état général parle de lui-même : je ne peux pas. C'est tout.

Je soupire, me tient la tête, ferme les yeux. J'essaye de faire disparaître toutes ces sensations mais rien y fait : je suis faible et j'ai perdue contre la Bête. Elle a gagné le combat, condamnant une personne à la même malédiction que moi, me condamnant à une éternelle culpabilité et à devoir vivre pour toujours avec l'idée que mon pire cauchemar s'est réalisé partiellement.

- B-bonsoir Harmony...

Un fantôme, une illusion, ou plutôt, le reflet d'une amie que je croyais avoir perdue ? Cela me semble faire des années depuis la dernière où nous nous sommes vues. Bien sûr, je la croise en cours et un sourire est échangé mais entendre sa voix... C'est quelque chose de trop rare, presque irréel.

Puis, c'est comme si je sortais d'un rêve. Je me souviens que si ce n'était pas réel, ce n'est pas elle que je verrais, ce n'est pas elle qui me hanterait. Alors je relève la tête et la dévisage, un peu sans la voir. Je suis là mais mon esprit n'est pas encore tout à fait là, hanté par la traque perpétuelle de la Bête.

- Bonsoir... Jade

C'est à son tour de soupirer. Est-ce à cause de mon ton plus qu'éteint ? Ou parce qu'elle ne veut pas être là peut être ? Mais que ferait-elle là si elle ne souhaitait pas me croiser ? Je suppose que quelques personnes ont du me voir m'évanouir... Elle fait un pas, puis deux, puis trois et se retrouve sur le lit d'à côté. Je me tourne vers elle, sortant peu à peu des brumes du cauchemar.

- Comment tu vas ?

Un rire un peu nerveux traverse mes lèvres avant que j'ai pu m'en empêcher. Comment je vais ? Honnêtement ? Mal. Pour m'être évanouie en plein milieu d'un couloir, il faut le faire quand même. J'ai peut être un peu abusé entre les repas que je sautais et le peu de sommeil que j'avais, tourmentée par les cauchemars.

Je détourne les yeux, n'osant pas la regarder en lui annonçant la triste vérité. Car je ne peux pas mentir, je le sais. Et mon état parle de lui-même, tout comme le fait que je sois réveillée au lieu d'être en train de me reposer. Un long frisson me parcoure le corps tandis que la vérité s'échappe de mes lèvres dans une phrase prononcée d'un ton si bas que quelqu'un ne tendant pas l'oreille vers moi ne pourrait pas l'entendre.

- Je ne vais pas très bien... Je suis ici parce que je me suis évanouie dans les couloirs plus tôt dans la journée...

Ce n'est sans doute pas ce qu'elle voulait entendre. Mais bon, pour une fois qu'on ose me poser la question, autant répondre non ? Je soupire, relève un peu mes yeux cernés et lui retourne la question, forçant un sourire sur mes lèvres.

- Et toi alors ? Comment tu vas ? Ça fait longtemps...

Bon but n'est pas de la faire culpabiliser, plutôt d’énoncer un fait. J'espère qu'elle ne le prendra pas comme ça... On verra bien. Peut être que cette rencontre peut m'apporter plus que ce que je ne pense ?
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 Le hall d'entrée

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