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Le bureau
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Peter McKinnon
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Re: Le bureau

Message par : Peter McKinnon, Mar 11 Avr 2017, 21:16


Deux semaines ... Peter avait les deux prochaines semaines pour se sauver en France avec sa camarade casse-coup, sauver sa soeur et revenir pour se faire inspecter le bras. Quoiqu'en fait, en y réfléchissant bien, s'ils se faisaient la malle, il y a bien un Professeur ou un élève pour le remarquer. Enfin, il fallait déjà qu'il se retrouve seul avec la serdaigle pour pouvoir planifier tout cela ... Peter essaya de se redresser légèrement sur son lit afin de marquer son impatience de sortir de la pièce. Ce n'était pas qu'il ne souffrait pas, mais sa soeur allait mal elle aussi et c'était cela qui le transcendait dans un sens.

- Ne t'en fais pas, je ne suis pas si méchante que ça avec mes petits patients.

Peter se laissa retomber sur les coussins en jetant un regard quelque peu horrifié à l'infirmière. Qu'allait-elle lui faire ? Il jeta un rapide coup d'œil à son bras, qui pendouillait toujours mollement sur son ventre. Il prit une profonde inspiration alors que l'infirmière phénix sortait sa baguette magique et la pointa sur son bras. Sous l'effet d'un « Brackium Emendo », Peter étouffa un juron alors qu'il sentait son os réaliser une subtile mutation dans son bras. Il jeta un regard à Alice qui voulait signifier que tout se passait bien, d'une crédibilité toute relative. Une attelle se forma ensuite autour du bras du serpentard, qu'il déglutit.

*Oh la vache ! C'est serré c't'affaire ...*

- Et voila ! Je te demanderais juste d'attendre quelques heures avant d'essayer de bouger ton bras. Même si théoriquement c'est réparé, je prefère laisser l'os un peu au repos avant de reprendre pleinement ses activités. Ca va la douleur ? Ca t'a fait mal ?

Peter ferma rapidement les yeux avant de les rouvrir et d'agiter la tête de haut en bas pour dire que tout allai bien. Mais ses yeux rougis signifiaient clairement le contraire. Amy Shields ne sembla pas s'en soucier et leur offrit du chocolat. L'amie bleu et bronze de Peter se servit en première suivie par le préfet.

*Pourquoi tout le monde se balade avec du chocolat dans ce pays ? Enfin, ne pose pas de question, t'as la dalle ...*

- Je suis vraiment désolée. J'ai vraiment été idiote.

Alice semblait avoir cherché ses mots pendant quelques instants avant de finir par sortir cette nouvelle phrase d'excuse au serpentard. Lequel avala son chocolat en ne l'écoutant qu'à moitié. La douleur était toujours là, bien présente, mais il fallait qu'il se retrouve seul avec la jeune fille pour aller chercher sa soeur, ils n'allaient pas commencer un colloque devant un membre du personnel de l'Ecole. Il utilisa sa main valide pour se pousser hors du lit et déclara en serrant les dents :

Bon, et bien, je pense que tout est réglé, merci beaucoup Madame Shields, on va vous laisser à vos autres patients.

Peter jeta alors un regard aux autres lits, inoccupés pour la plupart. Feignant de ne pas s'en rendre compte, il prit son bras bandé dans sa main valide et finit :

- Alice va me ramener à mon dortoir. Hein, Alice ? Et, euh, on va se reposer. Enfin, je vais me reposer quoi ...
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Amy Shields
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Re: Le bureau

Message par : Amy Shields, Mer 26 Avr 2017, 14:11


Soupir lorsque le Serpentard se relève malgré l'avertissement. Bon dieu que ces gosses pouvaient rendre fou. Elle sourit néanmoins d'un faux sourire qui signifiait clairement qu'il lui cassait les bonbons. Il n'empêche que la petite Serdaigle à côté n'avait pas l'air bien. Elle parlait d'une voix toute tremblotante. Ah non hein, pas pleurer. Amy voulait bien soigner mais alors les gens qui pleurait elle savait pas comment s'y prendre. Non non ça n'allait pas le faire. Pitié Alice, reste calme et pleure pas. Sinon la brunette allait être mal à l'aide, pleurer, se faire renvoyer, ne plus savoir payer son miam miam, finir seule dans le rue, sans amis, sans famille et allait finir par mourir. Alors pitié Alice, fait qu'aucune larme ne sort des tes jolis yeux. Ste plait. Fallait l'aider. C'était pas possible. Elle allait pleurer c'était pas possible. La brunette posa une main sur l'épaule de la jeune fille et lui sourit gentiment en parlant d'une voix douce.

- Je ne pense pas que.. Peter te prenne pour responsable de ce qui lui est arrivé. La preuve il veut que tu le raccompagne. Donc arrête de t'en faire, tu vois bien qu'il est aussi en forme qu'un dragonneau qui sort de l'oeuf.

Nouveau sourire avant de se tourner vers le Vert et argent. Lui si il aggravait son bras, elle le louperait pas. Oups, le scalpel qui glisse de sa main. Dommage. Meuh naaaaan ! Elle ne ferait jamais ça ! Juste que quand on lui désobéissait elle aimait pas du tout ça. Et puis s'attirer des ennuis parce qu'un Serpentard a voulu jouer au Gryffondor en faisant genre il a pas mal, non merci. Mais soit, elle regarda le jeune garçon et lui dit vite fait.

- Bon écoute, je veux bien te laisser partir mais je veux que tu reviennes me voir dans cinq jours et que tu laisse ton bras au repos. Je ne veux pas faire mon embêtante, mais si tu ne reviens pas tu auras de mes nouvelles.

Sourire un peu carnassier avec la voix qui se durcit. Elle allait pas le laisser s'enfuir. Après une dernière caresse sur l'épaule d'Alice, elle aida le jeune homme à se lever.

- Aller, filez. Et pas de bêtise s'il vous plait.

Petit clin d'oeil avant de se retourner pour aller ranger ses affaire. Amy les voyait venir ces deux là. Bon dieu qu'ils pouvaient être agaçants. Mais elle aimait son job quand même.
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Alice Grant
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Re: Le bureau

Message par : Alice Grant, Jeu 11 Mai 2017, 21:16


Y'a des jours qu'on appelle des jours "sans". C'est ta mère qui t'avais sorti ça, quand t'as cassé trois assiettes, deux verres et que tu t'es cognée une bonne dizaine de fois le tout en une seule journée. Sans parler de ton air fantôme-alcoolique-et-dépressif-enfermé-depuis-15-jours-qui-tente-de-récupérer-malgré-une-folie-grandissante-tout-en-cachant-un-deux-trois-quatre-douze-sérieux-problèmes-à-sa-mère. Oui, t'avais pas dormi depuis un moment, et on pouvait dire que t'avais du mal à gérer ta double personnalité... à ce moment-là, tu ne l'avais pas encore fait taire. Celle qui t'a élevée t'a expliqué d'un ton taquin que ça arrive à tout le monde, de temps en temps, de tout rater pendant 24 heures. Sauf que t'as tellement pas de chance -t'as appelé ça Le syndrome de Calimeiro, ou: le pathétisme post-mortem (référence à ton air cadavérique adopté pendant une certaine période. ... Bon, en fait, ça sonnait bien)-, que ça fait longtemps que t'as pas passé une bonne journée.

Et aujourd'hui... ben, non, ça a pas changé. Hum. Récapitulons, pour ceux qui suivaient pas là-bas au fond:
-t'as revu le type qui t'a mise face à tes cauchemars sans le savoir ce qui t'a libérée de ces derniers. En gros, grâce à lui, t'es plus folle, mais il ne le comprendra jamais mouahahah...
-au lieu de te comporter en amie, tu l'as interrogé comme le flic qui t'a ramassée la fois où tu t'es pris un violent Sortilège d'Ivresse.
-tu l'as déséquilibré et il est tombé de balais.
-t'as pas réussi à le rattraper et il s'est cassé le bras (j'suis gentille celui-là c'est deux en un).
-tu t'es crachée à ton tour et t'as des bleus.
-vos balais ont dû ramasser.
-tu passes pour une idiote devant l'infirmière qui est une connaissance.
Une super journée, quoi.

Non, mais faut relativiser, un peu, c'est pas si grave tout ça. Le plus grave, c'est que la sœur de ton ami a disparue, et que vous devez partir la chercher le plus tôt possible. Rien ne sert de courir, il faut partir à point... n'est-ce pas le Lapin Blanc toujours en retard? Alors tu arrêtes avec cet air, et tu te reprends, parce que chouiner contre soi-même ça a jamais aidé personne. Or, on a besoin de toi, même si pour l'instant t'es plutôt un boul... et, pleure pas, j'ai rien dit encore! Peter est sûrement mal à l'aise, parce qu'il se lève. L'infirmière soupire. Si elle savait pourquoi il tient tant à sortir...

- Bon, et bien, je pense que tout est réglé, merci beaucoup Madame Shields, on va vous laisser à vos autres patients.

Hum. Y'a personne d'autre que vous dans l'infirmerie, hein, mais bon... tu le comprends, filons.

- Alice va me ramener à mon dortoir. Hein, Alice ? Et, euh, on va se reposer. Enfin, je vais me reposer quoi ...

Mais... t'es sûre qu'il a pas un penchant tordu, ton pote? Non, non, pour rien. Bien sûr, vous n'allez pas vous reposer tout les deux dans le dortoir des serpentards... de toute façon, tu peux pas y aller avec lui. Remarque, c'est le préfet, il doit avoir de privilèges, héhé... mais non triple-idiote! Vous devez aller sauver sa sœur, tu te rappelles? Roh, mais quelle débile. Tu te fais des films très vite tu sais... oui, tu surveilles déjà ta paranoïa, ben surveille-là mieux! Dac? Allez. Ça va pour cette fois. Tu béguais à ton tour:

- Hum, oui, oui, bien sûr, on va... heu, elle va se IL. Il va se reposer.

Tu... tu vas vraiment pas bien. T'as... besoin d'un verre d'eau. De t'asseoir. Te calmer. Un main sur ton épaule y parvint.

- Je ne pense pas que.. Peter te prenne pour responsable de ce qui lui est arrivé. La preuve il veut que tu le raccompagne. Donc arrête de t'en faire, tu vois bien qu'il est aussi en forme qu'un dragonneau qui sort de l'oeuf.

Elle est rassurante. Presque autant que ta mère! C'est pas une infirmière pour rien. Tu as déjà senti cette aura, quand vous vous étiez vues au Lac. Y'a quelques années... tu hoches la tête, lui rend son sourire.

- Bon écoute, je veux bien te laisser partir mais je veux que tu reviennes me voir dans cinq jours et que tu laisse ton bras au repos. Je ne veux pas faire mon embêtante, mais si tu ne reviens pas tu auras de mes nouvelles.

... Elle te fait un peu flipper, en fait.
Tu regardes Peter, l'air de dire: "Bon, c'est quand qu'on coure?" Mais si ça se trouve il avait déjà pris la poudre d'escampette, de perlimpinpin, enfin de cheminette quoi. Fiooooou, calme, on inspire, on expire. Stop, les divagations, ok? Une autre pression sur ton épaule. Et puis plus rien.

- Aller, filez. Et pas de bêtise s'il vous plait.

Tu ne lui demandes pas de répéter: t'entraîne Peter, lui prenant naturellement la main, vers la sortie qui t'appelles:

- Merci Miss! On fera attention, juré, je garderai un œil sur lui!

Cinq jours.
Ils avaient cinq jours et un bras en moins.

HRP::
 

Fin du RP
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Re: Le bureau

Message par : Arty Wildsmith, Dim 17 Sep 2017, 22:14


Le Ortoole Club : recrutement d'une âme adulte
Avec Amy & Dragomir dont j'ai le LA.


Le chemin jusqu’à l’infirmerie n’était en soi pas très long. Enfin, remonter jusqu’au château et de là chercher la fameuse infirmerie. Mais Arty avait eu le temps de tergiverser et d’exprimer ses doutes de mille façons possibles. En effet, il discutait avec Dragomir de façon agitée, il n’en revenait pas de ce qu’ils étaient sur le point de faire, voire même, du processus qu’ils avaient d’ores et déjà bien enclenché. C’était parti comme sur des patins à roulettes et pas moyen d’arrêter le chmilblick. Même si de toute façon, il n’était nullement question de mettre un terme à cette mission. Mais quand même, et si Miss Shields les prenait pour des cinglés ? Pour des élèves voulant simplement s’amuser lors de ce début de week-end ? Qu’elle ne considérait pas vraiment sérieusement leur demande ? Arty ne l’avait jamais vue. Enfin si, parfois, dans les couloirs comme ça, dans la Grande Salle, mais il ne s’était jamais intéressé de près ou de loin à l’infirmerie. C’était un de ces endroits qui lui fichait une trouille bleue et il se disait que plus longtemps il l’éviterait, mieux ce serait. Car après tout, on ne va pas à l’infirmerie pour faire des colliers de perles ou pour prendre un cours de danse, ça se saurait.

Alors il y avait aussi cette angoisse qui se promenait le long de sa colonne vertébrale, il essayait comme ça de la dissoudre alors qu’il marchait aux côtés de son ami. Mais quand même, dans une infirmerie il y a toujours toutes sortes de maladies bizarres et magiques qui traînent, pas question pour Arty d’en chopper une, il en mourrait. Puis cette idée, cette paranoïa se faisait balancer à travers tout par l’envie que le jeune Blaireau avait de faire ses preuves, d’être un vrai sorcier aux côtés des oiseaux de feu. Alors forcément, vous comprenez que c’était carrément le bordel dans la tête du gamin, il ne savait pas où placer ses idées exactement. Mais heureusement que Mimir était là, toujours à côté de lui, le pas lent mais décidé et sûr de lui. Il était impressionnant son ami, même si Arty savait qu’il avait dorénavant au fond de lui des failles immenses, il se tenait toujours là, droit. Ainsi, le jeune Poufsouffle avait décidé de placer entièrement sa confiance en son ami, il saurait quoi faire lui, une fois qu’ils seraient arrivés à l’infirmerie. Il saurait trouver les mots justes pour ne pas qu’elle s’enfuit. Parce qu’Arty avait toujours cet air de fripon enthousiaste qui ne passait pas trop aux côtés des adultes, quand bien même il avait décidé de servir une cause juste.

Les deux garçons pénétrèrent dans l’infirmerie, un silence étouffant entourait ce lieu maladif. D’ailleurs, Arty commençait à devenir un peu trop inquiet, ils allaient vraiment parler de leurs projets et de leur implication dans la lutte auprès des oiseaux de feu qu’ils ne connaissaient pas vraiment. C’était trop fou. Il n’y avait presque personne, ou en tout cas, pas de traces de l’infirmière. C’est pourquoi, très discret et silencieux, le gamin fit un signe de tête à Dragomir, lui indiquant la porte du bureau de Miss Shields. Sans hésitation, son ami s’y dirigea, avec sur ses talons, un Arty craintif. Quoi qu’il en soit ils se retrouvèrent tous les deux devant la porte voulue, elle était beaucoup plus grande de près, limite imposante. Il tourna le regard vers son camarade jaune et lança.

- Bon. Je toque et c’est toi qui parle.

Il fait un grand sourire. C’était bien son genre ça, de se dédouaner ainsi. Mais Mimir répondit d’un signe de tête tandis qu’Arty toqua brièvement sur la porte, peut-être qu’il n’y aurait personne, qu’elle était partie elle aussi à Pré-Au-Lard pour s’éloigner du château, prendre du bon temps, qui sait. Alors ils attendirent quelques instants, sagement qu’un petit quelque chose les fasse pénétrer dans le bureau de l’infirmière, où leur club enflammé prendrait, cette fois, une dimension réelle et tangible dans les paroles des deux garçons.
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Amy Shields
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Re: Le bureau

Message par : Amy Shields, Lun 18 Sep 2017, 08:08


Une fois. Deux fois. Trois fois. Trois petits tocs qui résonnent sur la porte en bois du bureau de l'infirmerie. Tout de suite, c'est la panique. Amy jeta un regard dans le bureau totalement en bazarre. Oups. Pas eu le temps, ni l'envie il fallait le dire, de ranger. Le lit clic-clac était toujours ouvert, quelques fringues traînaient à quelques endroits. Mais le pire, c'était les potions, les crèmes et autres médicaments étalés carrément partout dans la pièce. Sur le bureau, par terre, sur le lit, sur les étagères, y'en avait même quelques uns au dessus de l'armoire. Depuis quand des médocs se retrouvaient sur une armoire d'ailleurs ? Même Amy ne se rappelait pas comment elle avait fait pour les mettre là. Un soupir passa entre les lèvres de la jeune femme. Pourquoi était elle aussi bordélique. Pourquoi ne rangeait elle rien au fur et à mesure. Parce que le pire dans tout ça, c'était que le bazar elle aimait pas ça. Ou en tout cas elle se sentait moins bien quand tout était éparpillé comme ça l'était aujourd'hui. Pourquoi ne rangeait-elle pas ? Demandez lui.

Bon, de toute façon elle allait bien devoir ranger parce que l'élève ou le prof qui avait toqué ne pouvait voir tous ces trucs. Bonjour la réputation après, ça allait être beau tien. Enfin bref, Amy passa comme une flèche et ramassa ses fringues qu'elle balança dans la petite armoire qui lui servait de garde robe. Jetant un regard à l'intérieur de celle-ci, elle se rendit compte qu'elle aurait bien besoin d'être rangée elle aussi. Mais bon, elle allait pas s'attarder là dessus sinon ils allaient croire qu'elle n'était pas dans son bureau. Ce fut donc au tour des potions et crèmes. Hop, hop, la brunette les chopa pour les ranger sur ses étagères en essayant de ne pas faire trop de bruit même si avec des fioles en verre, c'était assez compliqué de ne faire aucun bruit. Une fois la plupart rangées, une idée surgit dans la tête d'Amy. Mais pourquoi n'avait elle pas utiliser la magie ? Abah bravo. Bien jouée la sorcière, bravo.

De toute façon c'était trop tard. Le plus gros était rangé et il ne manquait plus que les derniers pots. Pfiou, quand tout était rangé, on aurait presque pu croire que ce n'était pas Amt qui passait son temps là. Presque. Remettant vite fait ses longs cheveux bruns en place, la jeune femme se dirigea vers la porte et l'ouvrit lentement. Deux élèves. Deux jeunes hommes. L'un, inconnu au bataillon. L'autre, était déjà passé par ici une fois. Les joues légèrement rosies par la petite course qu'elle venait de faire, l'infirmière leur souris et dit de sa voix douce mais enjouée.

- Bonjour vous deux ! Vous allez bien ? Que puis je faire pour vous aider ?

L'animagus s'écarta de la porte, pour les laisser passer et en profita pour vérifier leur état physique. Ils avaient pas l'air amochés d'une quelconque manière. Au contraire, ils avaient l'air en bonne santé. Qu'est ce qu'ils venaient faire ici alors ? Refermant la porte derrière eux, elle se dit qu'au fond, elle n'allait pas tarder à le savoir. Patience.
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Dragomir Orton
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Re: Le bureau

Message par : Dragomir Orton, Mer 20 Sep 2017, 10:44


Maudite jambe.
Il leur fallut plus du double de temps pour monter jusqu'au château. heureusement, Artémis pétillait comme un mousseux d'Alsace babillant et parlant avec enthousiasme. Pour la première fois depuis longtemps, Dragomir se senti en paix. Il montait vers sa deuxième maison au coté de son meilleur ami pour faire avancer leur organisation secrète, la vie pouvait être pire... bien pire.
En entrant dans 'infirmerie, un frisson parcourut Dragomir. Il se revit, dans ce lit-là précisément, agonisant. C'est ici qu'il s'était réveillé après s'en éteint sur le sol de la forêt. Le garçon s’arrêta net, des flash de cette nuit maudite lui revinrent en mémoire. Pas forcément des images, surtout des sensations, la peur, l'angoisse et la douleur bien sur... la douleur. Le français tenta de cacher ses tremblements convulsifs et essuya ses larmes. Syndrome post-traumatique, voilà comment les guérisseurs avait appelé ce phénomène. Dragomir l'avait rebaptisé  "vipère", elle restait calme et cachée, mais lors de ses crises ou à l'improviste, elle profitait de sa faiblesse pour le morde et son venin atteignait l'esprit bien avant le cœur. Dragomir inspira, les tremblements partaient mais pas le rire. Il se redressa. S'il flanchait maintenant a quoi bon continuer?

Son ami hésitait, il ne semblait pas rassuré lui non plus. Dragomir lui sourit et approuva d'un signe de tête, oui ce serait lui qui parlerait. Trois coup et la porte s'ouvrit. L'infirmière leur ouvrit avec un magnifique sourire. Pas besoin de pansement, la gaité guérit bien des maux. Que peut elle faire pour les aider? Dragomir hésita, inspira à fond et chercha les bon mots à travers les romans et les ivres de rhétoriques qu'ils avait lu tant de fois. Il entra dans le bureau, son ami derrière lui.

Bonjour Madame. Nous venons pour plusieurs requêtes mais tout d'abord je souhaitait vous remercier. Après tout c'est vous qui m'avez trouvé, c'est vous qui m’avez ramené et qui m'avez transféré à Sainte Mangouste. Sans vous je pense que je ne serait pas ici. Vous êtes, au même titre que mon ami, la créatrice du nouveau Dragomir que je suis.  

Il inspira à fond, en faisait-t'il trop?

Deuxièmement... Artémis et moi même aimeriont avoir votre point de vue sur certains sujets...

Tout en disant cela, Dragomir sortit son faux galion de sa poche et le fit tourner innocemment entre ses doigts. Le message passera-'t’il?
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Arty Wildsmith
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Re: Le bureau

Message par : Arty Wildsmith, Mer 27 Sep 2017, 18:11


Elle mit un peu de temps mais finalement elle était là, un peu rayonnante en face d’eux, l’infirmière. Arty lui rendit son salut en hochant doucement la tête, puis pénétra dans le bureau de la jeune femme avec son ami. C’était délicat comme situation tout de même, elle devait se demander quoi, qu’est-ce qu’ils faisaient là, en cette après-midi, même pas malades ou blessés. Heureusement que Mimir était là, à toujours trouver les bons mots pour toucher et réveiller. D’abord en remerciant Miss Shields, parce qu’en effet, c’était grâce à elle qu’il était encore là, peut-être brisé mais plus fort, glorieux. Arty demeure un peu en retrait, c’est alors qu’il tique sur l’objet que son pote tient dans sa main. Ça semble briller de mille feux mais il sait que ce n'est que dans sa tête. Apparemment ça signifie quelque chose, Dragomir marque un temps qui fait son petit effet. Le Blaireau hausse les épaules parce qu’il ne comprend pas vraiment, son regard navigue entre son camarade jaune et l’infirmière. Un message codé, il en était sûr, mais il n’avait pas le code adéquat.
Alors il secoue ses mèches folles tombant sur son front, pour s’éclairer l’esprit, un bref instant. Peut-être qu’il fallait être plus direct avec l’infirmière, lui dire tout de suite ce qu’ils attendaient, ce qu’ils voulaient, leur fameux projet.

- En fait madame, on veut être des justiciers, des vrais. Et on aimerait votre aide.


Ça n’allait pas du tout ça, il avait été trop honnête, il avait tout vendu le petit, il était fou ! Il faudrait qu’il travaille sur ça, plus tard, dès qu’il sortirait du bureau, sur la discrétion que leur mission leur demandait. Tout de suite, sa main alla se coller à sa bouche, petite mine effarée et yeux qui s’écarquillent. Mais il faudrait lui pardonner, sa naïveté encore présente, ça n’allait pas durer, ainsi que son enthousiasme. Néanmoins ça, ça risquait de rester longtemps, un peu pour toujours. Alors c’est sûr il n’avait pas parlé de l’Ordre du Phénix, parce qu’il n’était pas non plus complètement inconscient, même si ce n’est pas facile à croire. Il savait les choses à faire et à ne pas faire, les oiseaux de feu étant considérés comme des terroristes, autant garder sa langue, un petit peu. Mais il pensait que le terme de justicier parlerait pour eux, révèlerait tout, comme prévu. Ça et le message codé de son pote.

Il espérait qu’elle accepterait, qu’elle comprendrait et qu’elle les encouragerait. C’était la première fois qu’il venait et ne put s’empêcher de la toiser entièrement. Elle n’avait pas l’air bien méchante, tout douce et bienveillante. Déjà, Arty l’aimait beaucoup, alors qu’elle s’était contentée de leur dire bonjour, faut le faire. Mais il devrait peut-être attendre un peu pour lui déclarer son amour et sa confiance, qu’elle réponde par exemple, ce serait un excellent début. Alors doucement sa main se baisse, laissant apercevoir un charmant sourire sur sa bouille angélique. Il commença à tapoter le sol avec la pointe de son pied, ça l’angoissait vraiment cette situation un peu tendue, il ne savait pas trop ce que lui réservait l’avenir, mais il faudrait qu’il apprenne à gérer la pression, sinon il pouvait abandonner toute carrière chez les justiciers. Devenir fort et prendre confiance, ce serait aussi un bon début.

Il se perd alors dans l’observation du truc rond entre les doigts de Dragomir, il ignore vraiment ce que c’est, à tous les coups, ça devait ouvrir un portail pour rejoindre immédiatement un membre de l’Ordre du Phénix, la téléportation, c’était le futur. Ou alors ça lançait un bouclier sur quiconque le jetait près de lui, parfaitement utile en plein combat quand on a besoin de reprendre des forces. Ou alors, c’était comme la bague de Green Lantern, excepté que ce n’était pas une bague. Voilà, tout à fait, maintenant il avait ses hypothèses, il n’y avait plus qu’à les confirmer. Un truc rond avec des super-pouvoirs, et dire que Mimir en possédait un, quelle chance.
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Re: Le bureau

Message par : Amy Shields, Mer 27 Sep 2017, 19:12


Un sourire sur les lèvres qui ne s'efface pas. Toujours adossée à la porte, Amy fixait les deux garçons. Ni l'un ni l'autre n'avait l'air de souffrir, au contraire. Leurs teints n'avaient pas l'air jaunâtres ou blafards, pas de signe de douleur qu'elle soit externe ou interne. Pas de grimace signifiant un problème. Non, rien du tout. Alors pourquoi. Si ça se trouvait, les deux garçons allaient lui sauter dessus tels deux tigres et lui arracher les membres. C'était donc ça. Un assassinat organisé par quelqu'un de malveillant. Voilà ça devait être ça. On voulait sa mort pour on ne sait quelle raison. Mais qui avait pu orchestrer tout ça ? Qui la détestait au point de vouloir sa mort ? Heu.. Honnêtement, aucune idée. Amy n'avait jamais fait de mal à personne et ça ne changerait pas. Alors quoi. Qu'est ce qu'ils lui voulaient ? Par réflexe, la brunette vérifia que sa baguette était bien dans sa poche. Et elle l'était. Tant mieux, si jamais ils l'attaquaient..

A L'ATTAAA... Ah non. Un des deux se met à parler. Celui au visage connu. Celui qu'elle a sauvé. Il la remercie d'ailleurs. Ah. Petit sourire doux qui se dépose sur les lèvres telle une fine feuille d'argent. C'était mignon qu'il vienne la remercier, vraiment. Rien ne pouvait faire plus plaisir à Amy que de recevoir ce genre de remerciement. C'est pour ça qu'elle faisait ce job. Pour sauver des gens et pour avoir une reconnaissance par après. Mais.. Si il était venu que pour la remercier, pourquoi prendre son ami avec ? Ca n'avait aucun sens. La suite fit vite comprendre à la jeune femme les véritables intentions des jeunes garçons.

Pas d'assassinat. C'était tant mieux. Mais un autre sujet si pas plus important que l'assassinat de l'infirmière. Sujet qui, au début, était très flou pour la jeune femme. Il ne lui fallut cependant pas longtemps pour comprendre. Le jeune homme venait de sortir le Gallion d'urgence des Phénixs. La brunette fit un énorme sourire et voulut répondre lorsque l'autre garçon enchaina avec une phrase digne d'un enfant. La jeune femme se mordit la lèvre pour ne pas rire puis attendit quelques secondes histoire de laisser un petit suspens. Elle s'avança vers le bureau et se mit face aux deux élèves. Juste après, c'est lentement qu'elle glissa sa main dans la poche arrière de son jean pour en sortir son propre gallion et le poser sur le bureau bien en évidence, gardant son index et son majeur dessus. Une grand sourire étirant ses lèvres, elle toisa les Poufsouffles en faisant tourner le gallion sur le bois du bureau dans un bruit de frottement. C'est avec une voix amusée et plutôt grave qu'elle prit la parole.

- Je vous écoute les garçons.

Amusement. Ca commençait à devenir très intéressant. Et Amy espérait que ça n'allait pas s'arrêter là. Que la suite serait croustillante.
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Re: Le bureau

Message par : Dragomir Orton, Dim 01 Oct 2017, 13:13


LA d'un bouclier


Dragomir remarqua le sourire de l'infirmière lorsqu'il sortit son galion. Elle allait parler lorsque l'inévitable se produisit. Le français leva les yeux au ciel. Le gaffeur avait encore frappé. Artémis venait tout simplement de faire la chose la plus inadaptée au monde: Tout avouer sans aucune finesse, quitte à paraitre ridicule ou puéril. Mis amusé mi exaspéré, Dragomir se préparait à se retourner et a le fusiller du regard lorsqu'il aperçut un mouvement de l'infirmière. Sa mâchoire se décrocha en une image comique de dessin animé, elle tenait un galion d'urgence! Dragomir éclata de rire, toute sa tension venait de s'envoler. En voulant trouver un professeur souhaitant les aider il venaient de tomber sur une alliée de l'ordre. Ils avaient bien fait de suivre leur instinct.

-Si vous saviez comme je suis soulagé! Je pense qu'Arty également. Nous avions craint que vous nous dénonciez.
Le français lança un regard complice à son frère et désigna un chaise à la jeune femme.

-Puis je m'asseoir? Ma jambe proteste vigoureusement.

Un acquiescement de sa part et le français s'assit avec soulagement. N'en revenant pas de sa chance, Dragomir regarda l'infirmière avec instance. pris d'un doute soudain il leva sa baguette et murmura un Assurdiato. Il se pencha ensuite vers la jeune femme.

Je suppose que c'est une déesse de la guerre qui vous à donné ce galion... Dans tout les cas, si nous sommes ici c'est par son conseil. Elle est venue au chevet de mon lit d’hôpital. Nous avons longuement discuté et elle m’a donné cette pièce. Au terme de notre discussion, une idée à germée dans ma tête. Les oiseaux de feu ne pourrons déployer leurs ailes que et uniquement si les gens leur font confiance. Il faut donc changer les mentalités. Artémis et moi même recherchons des élèves et des enseignants motivés pour nous aider à soutenir cette cause mais également pour apprendre aux élèves à se défendre. Nous avons pensé de concert que vous pourriez nous aider. J'espère que nous ne nous sommes pas trompés.
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Re: Le bureau

Message par : Arty Wildsmith, Ven 06 Oct 2017, 13:33


C’était un petit peu tendu cette situation, pendant un instant, après qu’Arty ait ouvert la bouche. Il aurait pu même croire qu’il avait dit quelque chose de déplacé. Mais lui ne voyait pas du tout comment cela pouvait être ne serait-ce qu’envisageable. Heureusement, un mouvement déclenche le tout, l’infirmière qui se rend derrière son bureau. Le Poufsouffle l’observe, elle a une façon de se déplacer intéressante, il suppose. Jamais il n’avait rencontré quelqu’un d’aussi antithétique que lui, dans la façon d’être, sûrement pas dans la façon de penser. Elle respirait et inspirait la douceur, le calme et la bienveillance, petite lueur jaune qui se dépose délicatement, alors que lui, c’était quelque chose qui claquait, vivement. Il dodeline de la tête, attend, il ne manque qu’une petite musique pour vraiment signifier qu’il allait se passer quelque chose, d’épique. Et il n’avait pas tort, car à son tour, Miss Shieds venait de sortir le même truc rond que Dragomir. Décidemment, ils avaient fait des soldes sur les soi-disant bagues de Green Lantern, tout le monde en avait !
Alors il tique, parce qu’il sait très bien aussi que c’était là un message. Arty se tourne vers son ami qui rit joyeusement, il avait l’air de faire échapper tous les doutes et bribes d’obscurité en lui. Et le gamin qui ne comprend pas, ou du moins pas tout à fait. Il sourit, plus par mimétisme fidèle que par conviction.

La preuve, il dit clairement qu’il était soulagé, et qu’Arty aussi. Ce dernier revêt un regard interrogateur, s’il avait craint quelque chose ce n’était certainement pas d’être dénoncé, il oeuvrait pour être dénoncé, tout bandit des grands chemins qu’il était. Non, lui s’inquiétait plutôt d’une Miss Shields leur lançant des sorts et cachant leurs cadavres dans son bureau qu’on ne retrouverait que des siècles plus tard. Après tout, personne ne penserait à l’infirmière. C’était ça qu’il craignait, se faire dénoncer, c’était une vaste blague. Arty assumait tout, même les conneries, il n’était que fond d’honnêteté et de justicier.
D’un autre côté, ce n’était pas non plus le propre des justiciers et des superhéros que de sortir à visage découvert, loin de là. Il faudrait qu’il réfléchisse à ça, un jour, quand il aurait le temps. Parce que là il fallait qu’il se concentre sur la tirade de Mimir, et on connaît tous le temps de concentration maximale possible d’Arty.

Il hoche de la tête, histoire d’appuyer les propos de son pote qui font tout à fait sens. Il résumait plutôt bien les choses, le Poufsouffle ne voyait pas trop ce qu’il pouvait ajouter ou préciser. Tout était parfait. Excepté ce petit objet qu’ils tenaient tous les deux entre leurs doigts.

- Oui voilà, tout comme il a dit Mimir, on veut former une bande de sorciers qui savent se battre contre les ténèbres ! Il marque une pause, il était grand temps de savoir, parce que ça le turlupinait beaucoup trop. Et au fait, c’est quoi votre truc magique avec des supers pouvoirs là ?
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Re: Le bureau

Message par : Amy Shields, Jeu 28 Déc 2017, 11:27


Le visage du connu qui se détend. Le pauvre, il venait quand même de faire une action très risquée. Quoi que un professeur peu au courant n'aurait peut être pas compris l'allusion. Mais enfin soit, il avait eu la chance de tomber sur elle et c'était tant mieux. Tant mieux aussi qu'ils ne soient pas venu pour l'assassiner à coups de couteau. Ça aurait été très balot. Mais enfin soit. Il fallait maintenant comprendre ce qu'ils venaient faire ici avec le signe de l'Ordre du Phénix entre leurs doigts. Le prénommé Mimir selon " Artémis " se mit à parler et à lui expliquer les raisons de leur venue. Amy l'écouta attentivement en faisant tourner le gallion sur le bois du bureau avec ses doigts.

Créer une organisation secrète en rapport avec l'Ordre pouvait être possible. Il faudrait cependant être discrets car la moindre découverte et s'en était fini de son poste. Poste qui lui permettait de vivre grâce aux revenus donc autant ne pas se retrouver au chômage quand même. Une fois qu'il eut fini, Amy poussa un long soupir avant de se redresser et de parler d'une voix lente.

- Votre idée et votre motivation sont belles à voir les garçons, mais vous ne pensez pas que c'est risquer de créer pareil organisation au sein du château ? Ça a déjà été fait et ils se sont fait prendre. N'avez vous pas peur de vous faire prendre ? Ce serait lourd de conséquences.

Amy n'avait pas l'habitude d'être comme ça. Et elle n'était pas comme ça pour les effrayer ou les dissuader, elle voulait qu'ils prennent pleinement conscience de ce que leurs actes allaient avoir comme conséquences. Ils devaient être bien assez grands et intelligents que pour le comprendre. Elle leur fit d'ailleurs un petit sourire pour ne pas qu'ils se sentent agresser. Elle leur aurait bien donner du chocolat mais ça c'était pour la fin, si ils avaient été sage. Oui la jeune femme aimait ces élèves et ces deux là ne faisaient pas exception malgré le fait qu'elle ne les connaissait pas plus que ça. Ils avaient de bonnes bouilles.

Attente de leur réponse. Elle fit le tour de son bureau pour s'asseoir dans sa chaise et regarder les deux garçons. Elle fit signe à celui qui devait s'appeler Artémis de s'asseoir si il le voulait tandis que le gallion d'or roulait toujours dans ses doigts, ses yeux se baladant d'un visage à l'autre en essayant de percevoir la moindre perturbation. Si ils voulaient être membre d'un groupe secret, il ne fallait pas faiblir ni montrer son embarras. C'était donc en soi, un très bon premier entraînement même si elle ne leur avait pas répondu. Qui a dit qu'il fallait prévenir de quand démarrait un entraînement ? Le mentor pouvait être fourbe. Très fourbe. Dommage pour eux que ça soit tomber sur Amy.
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Re: Le bureau

Message par : Elhiya Ellis, Mer 21 Fév 2018, 17:16


Prémices d’orientation

Pv Amy –LA accordé à cette dernière

Accord D’amy pour reprendre ici

L’Australie. Ces vacances avec ma meilleure amie avait permis beaucoup de choses. Renouer le lien dans un premier temps et me pousser à me décider à avoir un entretient avec Miss Shield l’infirmière de l’école. A part elle, ne voyait pas vers qui me tourner pour vérifier la théorie de Luna : il était bien plus simple de soigner des inconnus que les gens qu’on aimait. En plus de mon manque de croyance sur ces propos, j’avais surtout du me rendre à l’évidence que le manque de cours sur la médicomagie était pénalisant. J’ignorais pourquoi mais la plus part des personnes avec qui je trainais avec la fâcheuse manie de se faire mal, et ce que j’avais à disposition était basiquement un épiskey, un sortilège de soulagement, de quoi faire vomir les gens et faire en sorte qu’ils s’étouffaient pas. A et bien sûr faire des atèles et des pansements. Outre le peu d’accessibilité de sortilèges à mon sort, ce n’était pas ce qui me perturbait le plus. J’avais besoin de me faire une idée du métier en lui-même, de recueillir le ressenti d’une professionnel, de prendre les conseils et les mises en garde de quelqu’un confronté au souci quotidiennement.

Faire un saut à sainte mangouste aurait pu être une solution également. Mais ça signifiait attendre le week-end, et partir en quête d’un interlocuteur. Au moins, au château, je savais où était Amy. Uniforme scolaire, sac sur le dos, bouquin médical dans les bras, la fin de mon dernier cours ayant sonné, j’étais partie directement à l’infirmerie. A chaque fois que j’étais venue ici, c’était toujours en tant que visiteuse, me pointer à l’improviste sans avoir à demander l’autorisation d’aller me poser au chevet d’un éclopé me faisait un peu bizarre. Et c’était hésitant que je venais à frapper à la porte du bureau.

Sans réelle raison, mon estomac s’était un peu noué, début d’anxiété. Je n’avais pas préparé une liste de questions, ni un liste de demande à soumettre à notre infirmière scolaire et me sentais soudainement un peu bête. Me pointer avec un simple « j’veux savoir si votre métier pourrait me plaire » était vraiment léger. D’autant plus qu’un flot d’interrogations personnelles n’avait eu de cesse de m’agrémenter à mes pensées depuis mon retour de voyage. Ma venue ici n’était au final qu’une conclusion de plusieurs observations de mes propres réactions dans une situation donnée. Mon incapacité à supporter la douleur d’autrui avait tout naturellement développé ma facilité vers quelques sorts bénéfiques, néanmoins, suivant la personne je trouvais compliqué de faire cas d’empathie.

Le sort des inconnus avait tendance à m’indifférer. De vrai inconnu j’entendais. De personnes lambda qui ne me serait jamais offert de revoir, et dont l’existence m’était totalement inconnue. Après, le cas ne s’était encore jamais présenté à moi, peut-être que comme pour mes soins à Alexei, je finirais par me sentir un tant soit peu concernée. Mais dans ce cas, autre chose me perturbait. Dans la médecine, magique ou non, il arrivait des moments où on ne pouvait rien pour le patient, comment l’échec et l’impuissance était gérée par le personnel en uniforme ? Et est ce qu’on pouvait mélanger les techniques moldus avec les nôtres ? Parce que la magie c’était bien sympa, mais jusqu’à présent je n’avais pas vu de formule qui fasse l’effet d’une aspirine. Bref… Si notre infirmière avait du temps, je risquais de lui poser en vrac tout le questionnement qui passait dans mon esprit.. Et j’espérais qu’elle avait du temps en fait..

Plantée devant la porte, j’attendais de pouvoir entrer.
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Re: Le bureau

Message par : Amy Shields, Jeu 01 Mar 2018, 20:56


Rp with Elhiya :3
T'as mon L.A pour la durée du rp ma belle !



Ca fait mal cette connerie. Le moindre mouvement fait tirailler sa pauvre peau meurtrie. Amy est devant son miroir, à moitié nue. Enfin, à moitié nue, en soutien - pantalon quoi. La jeune femme regarde son dos amoché, brûlé. Une énorme partie de son dos d'ailleurs, le Mangemort ne s'était pas loupé, il ne reste que très peu de peau encore blanche comme neige sans les affreuses cicatrices de brûlure. Remarque, cicatrice c'est un grand mot, parce que visiblement c'était pas encore cicatrisé vu que le moindre mouvement un peu trop brusque ou trop loin la fait souffrir. Certes du temps avait passé et c'est toujours mieux qu'avant mais c'est quand même pas fameux. Le brunette soupira et reprit de la crème spéciale pour les brûlures et recommence à masser les endroits brûlés et accessibles de son dos. C'est quand même pas commode hein, certains endroits sont carrément impossible d'accès juste avec les bras. Surtout lorsque quand on tirait un peu trop, le dos entier se mettait à picoter. Saleté, la cicatrice qu'elle garderait serait bien grande. Un bon souvenir tiens.

Encore une couche de crème, faut bien que ça cicatrice correctement c'te chose. N'empêche que maintenant qu'elle y réfléchit, elle a pas l'air maline à être en soutien dans son bureau. Suffit qu'un élève entre sans frapper et.. Bah bonjour la réputation quoi. Amy entend déjà les voix dans sa tête :  " J'ai vu Miss Shields à poil, j'ai vu Miss Shields à poil ! ". Ouais ouais sale gamin. Mais en même temps.. La probabilité qu'un élève entre sans frapper est quand même assez faibles, tous ont une certaine éducation qui fait qu'ils frappent quasi tous avant d'entrer. Ouais mais c'est quand même pas très malin de se foutre nue dans son bureau. Ouais mais a-t-on seulement une fois supposé qu'Amy était maline dans tous les cas ? Non.

Toc Toc.
...
...
...
Sérieusement ? Pendant un instant, c'est la panique dans la tête d'Amy. Elle est là, en soutien, le dos dégueulasse à l'air avec un élève peut-être blessé qui attend de l'autre côté de la porte. Ok, sois méthodique Amy. Un, tu remets ton haut. La jeune femme se précipite vers son haut gris qu'elle passe en quelques secondes non sans lâcher un gémissement de douleur à cause du mouvement brusque. Deux, tu vérifie que t'as une tronche potable. Miroir mon beau miroir dis moi qui est la plus.. Non rien c'est bon en fait. Les doigts qui passent vite fait dans les cheveux pour les démêler sans perdre de temps et c'est bon. Trois, aller ouvrir la porte. Quelques enjambées avant d'être devant la porte et de l'ouvrir, le sourire doux sur les lèvres. Blessé ? Se passe quoi ? C'est grave ? Elhiya. Ah. Au moins elle la connait. Elle a l'air d'aller bien déjà, le teint bien, elle se tient bien donc rien au niveau des jambes ou du buste et un rapide coup d'oeil vers ses membres supérieur apprend à Amy qu'il n'y a rien de ce côté là. Bon, c'est donc pas parce qu'elle est blessée. Bon début. Le sourire toujours sur les lèvres, l'infirmière sortit ces quelques mots de sa voix gentille.

- Oh bonjour Elhiya ! Tu vas bien ? Tu veux entrer ? Je peux t'aider pour quelque chose ?

Ouais enfin, si ça se trouve la jeune fille ne fait que passer parce qu'elle a un pote en train d'agoniser quelque part dans le château et elle vient la chercher pour le réanimer. Faut dire qu'ils se loupent pas ces ados. Plus casses-cous que ça tu trouveras pas. N'empêche elle les aime bien ces imbéciles. Ils sont attachants. Amy entre dans son bureau avant la blondinette s'appuie contre son bureau de bois en attendant que son invitée se décide soit à entrer, soit à parler pour lui expliquer. Dans tous les cas, la brunette poussa une des chaises devant elle pour l'inviter à s'asseoir au cas où elle comptait rester. Un petit entretien pour mieux connaître les élèves c'était toujours chouette.
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Re: Le bureau

Message par : Elhiya Ellis, Ven 02 Mar 2018, 14:26


PV Amy
LA mutuel du coup <3

La poignée de la porte s’était abaissée devant mon regard perdu dans le vague m’informant l’arrivée de mon interlocutrice sans que je ne fasse attention. Un sursaut de ma part, une voix emplie de douceur accompagnant un sourire de la sienne. Premier réflexe : sourire à mon tour, même si je n’étais pas vraiment des plus confiante, je n’aimais pas vraiment déranger les gens en plein travail, Miss Shields avait peut-être mieux à faire. Second reflexe : retrouver l’usage des politesses.

-Ho oui, bonjour Mademoiselle, je peux vous déranger un peu ?

Elle avait filé directement vers son bureau, offrant une invitation informulée que j’attrapais. Trottinant derrière elle, mes opales glissaient rapidement sur le contenu du bureau que je n’avais pas bien vu lors de mes précédents passages. C’était un bureau classique, non pas je m’attendais à quelque chose de spécial, mais au moins, rien ne viendrait détourner mon attention. Logiquement. Une chaise offerte à mon attention, je remerciais l’infirmière d’un signe de tête, m’installais et posais mon grimoire bourré de notes multicolores sur mes genoux. Une profonde inspiration pour me lancer et derrière des commissures de lèvres figées, mes premières raisons de ma présence s’élevaient.

–En fait si vous avez le temps, j’aurai voulu que vous me parliez un peu de votre travail. Enfin… de tout ce que ça comporte. Les difficultés surtout ! Le boulot que ça implique derrière, la rigueur, le sérieux, et le rapport avec les patients. Enfin, si vous avez le temps

Oui, car elle pouvait bien avoir un élève complètement au bord de l’agonie dans sa salle d’infirmeie. Je n’avais même pas vérifié. Du coup, autant lui dire que je reviendrais dans un moment plus propice si nécessaire, même si ma formulation était extrêmement brouillonne. En même temps, je me voyais mal me planter avec mon bouquin en lui disant « bon, j’ai un souci, quand je ne connais pas les gens, je m’en fou, vous, vous faites comment ? je veux savoir de suite ». C’était trop abrupt et pas mal impoli. Et puis, j’aurai écopé d’un regard en biais complètement circonspect, autant m’en passer.

Les doigts jouant avec un morceau de papier rose dépassant de mon ouvrage, j’avais haussé une épaule fournissant désormais un justificatif potentiel à ma requête.

- C’est que depuis votre épreuve de totem, je me suis posée de nouvelles question... J’ai trouvé ca « naturel » de traiter votre blessure, mais c’est par ce que je vous connais et car c’était aussi l’épreuve. Si j’avais attendu après Alexei, il aurait trouvé le moyen de faire que tout s’infecte…D’ailleurs comment va votre main ?

Je n’avais pas vraiment pu voir l’évolution de la cicatrice, et ça m’intriguait également. L’episkey était vraiment utile et pratique, mais je ne connaissais ni ses limites réelles, ni sa rapidité de traitement. Lui fallait-il plusieurs jours pour résorber toute trace de meurtrissure ? Laissait-il forcément une marque ou permettait-il une guérison sans aucun souvenir ? fallait-il le relancer sur une coupure sur une zone a risque susceptible de se rouvrir facilement ?

-Je peux voir le résultat après quelques jours ? Ce qu’il y’a dans les livres est vraiment trop vague. Vous avez ressenti des fourmillements après le sort ? Les même que pendant ? ou rien du tout ? Le sort gérer t’il la tolérance à la douleur ? Quand c’est sur moi, je ne fais jamais vraiment attention, vu que je couple toujours avec un sortilège de soulagement !

Bouche entre-ouverte, je m’étais arrêtée un instant, réalisant que je ne lui avais même pas laissé le temps de placer un mot depuis que je m’étais assise. Et dire que certaines personnes disaient que je ne parlais jamais… la pauvre infirmière allait regretter qu’en fait ce ne soit pas le cas.

-Ho désolée, ça fait beaucoup de questions en même temps… Pardon..

Petit sourire désolé a son attention tout en continuant à triturer machinalement mes bouts de post-it qui débordaient
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Re: Le bureau

Message par : Amy Shields, Mer 07 Mar 2018, 22:00


Wowowowo ! Elle va trop vite là. La jeune blonde venait seulement de s'asseoir qu'elle sortait déjà 5 questions à la seconde. Du calme poulette, du calme. On avait le temps hein, pas besoin de se stresser pour ça. Vu le nombre de malades et de blessés dans l'infirmerie elles allaient pouvoir discuter un long moment. C'était d'ailleurs étrange qu'elle n'ai personne à surveiller aujourd'hui. Surtout vu la période de l'année. Il n'empêche que la requête de la serpentard lui faisait drôlement plaisir car à part Harmony qui s'intéressait de prêt à la médicomagie, Amy n'avait encore jamais eu droit à d'autres élèves intéressés au point de venir lui poser des questions sur son travail et sur comment tout ça se passait. La brunette sourit donc gentiment à la jeune fille et s'assit sur le bureau de bois face à elle. Ouais carrément, l'animagus aimait bafouer les codes de bien séance. Enfin soit.

Elhiya commença par lui expliquer un peu la raison de sa visite et la cause de toutes les questions qu'elle se posait. C'était donc à cause de la fameuse épreuve de la main coupée. Le souvenir fit sourire Amy qui se rappela que le hasard faisait parfois bien les choses. Même si le contenu de l'estomac d'un des élève y était passé, ça restait une épreuve mémorable pour la sorcière. Enfin soit. La question suivante arracha un petit rire amusé à l'infirmière. Le fait de vouloir voir l'état de la blessure quelques semaines après les soins était une preuve de rigueur qui faisait plaisir à voir. La brunette avança sa main vers Elhiya et l'arrêta à quelques centimètres de ses propres mains au cas où elle voudrait chipoter. Une simple ligne très fine résultante de la blessure était visible. Et encore, il fallait le savoir. C'est d'une voix douce que la fennec lui répondit.

- Comme tu peux le voir, ton sortilège a été parfaitement exécuté. La cicatrice n'est presque pas visible. Et honnêtement je n'ai eu aucune douleur. Seulement des sortes de picotement juste après tes soins et encore quelques jours après mais c'est normal. Le corps a besoin de faire son travail aussi, la magie ne règle pas tout. Donc non, aucune douleur dans les jours qui ont suivis et même sur le moment même, à part une sensation désagréable mais je n'appelle pas ça de la douleur. Donc tu t'es très très bien débrouillée ! Et ne t'en fais pas pour toutes ces questions, ça me fait très plaisir que tu viennes t'intéresser à mon travail.

La main toujours tendue pour laisser la verte et argent regarder à sa guise, la Poufsouffle réfléchit à comment elle allait gérer cette entrevue. L'idée de ne pas dire toute la vérité pour ne pas l'effrayer lui passa par la tête puis elle se rendit vite compte que ça ne servait à rien de lui mentir. Si la blonde voulait continuer dans ce domaine, elle devait connaitre toutes les facettes du métier, même les moins attirantes. Amy allait donc faire cette entrevue sans langue de bois en donnant ses vraies impressions.

- Je te laisse donc la liberté de poser toutes les questions que tu veux sur mon travail et ce qu'il englobe. Je me réserve juste le droit de ne pas répondre si ta question est trop personnelle mais je ne pense pas que nous aurons le problème donc n'hésite pas à demander tout et n'importe quoi, j'essaierai de t'éclairer au mieux.

Nouveau sourire doux. Ca faisait toujours plaisir les élèves motivés et intéressés par ce qu'on faisait. Amy espérait donc qu'elle allait pouvoir au mieux l'aider dans ses choix et recherches. Pourquoi pas former une nouvelle médicomage temps qu'on y était..
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Re: Le bureau

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 08 Mar 2018, 15:41


La main offerte à l’observation, je jetais un œil, srutais la ligne fine de la trace de coupure, et glissais doucement l’index dessus pour sentir l’épaisseur de la cicatrice. L’effet était bluffant. Même si l’entaille n’était pas des plus profonde, elle était longue et restait impressionnante vu la quantité de sang qui s’était échappée. Acquiesçant d’un signe de tête, j’écoutais les précisions de Miss Shields. Des picotements, pas de douleur, juste une sensation désagréable, le sort n’était donc pas nécessairement à coupler avec le sortilège de soulagement à ce compte-là. L’information était précieuse, la douleur était à mon sens la chose la plus complexe à gérer, j’avais toujours peur qu’un seul sort bénéfique ne suffise pas.

-Merci c’est gentil

Malgré mon application à étudier de plus près le résultat de mes soins, les mots d’Amy me gonflait chaleureusement le cœur. C’était la première fois que je pouvais montrer à une professionnelle ce que je pouvais faire dans le domaine. Avoir confirmation que je ne faisais pas entièrement n’importe quoi était rassurant. Un large sourire adressé à la brunette, je lui rendais sa main en la remerciant une nouvelle fois.

Une écoute, une disponibilité à répondre à mes interrogations, j’étais soulagée et.. Excitée en même temps. J’avais reposée sur elle des prunelles brillantes. Pire que Noel avant l’heure. Du coup, les commissures de lèvres bien hautes, je secouais affirmativement de la tête et déversais sur la pauvre infirmière tout ce qui me chiffonnait. Dans un premier temps cette différence entre les patients inconnus et les blessés chouchous.

–Hooo merci ! Du coup, hésitez pas à me dire les choses telles qu’elles sont. C’est mieux..

Petit sourire un peu gêné. J’ignorais si beaucoup d’étudiants venaient lui présenter ce genre de requête, et je savais que ma démarche était un peu maladroite. Mais je ne voulais pas qu’elle essaye de me protéger de quelconque choses possiblement choquant ou terrifiante.

–Je sais qu’on dit que la médecine, ou la médicomagie ça doit etre une vocation, le désir d’aider son prochain, de le sauver. Mais moi, ce n’est pas ça. Le sort des inconnus m’importe peu. Après, je n’ai jamais été mise en situation. Mais j’ai peur de ne pas me sentir suffisamment impliquée avec un blessé que je ne connais pas si je me dirige vers cette voie. Pour vous c’est … aussi facile avec quelqu’un de votre entourage qu’avec un patient lambda ?

Petit laps de pause en dodelinant de la tête. Ma meilleure amie m’avait fait une remarque ni me semblait vraiment plausible. J’avais eu beau y réfléchir, la passer sans fois dans ma tête, ca n’avait pas de sens pour moi..

-On m’a dit que si j’étais capable de soigner les gens que j’aime, je pourrai le faire avec tout un chacun. Car ce serait plus… dur de s’occuper des gens qu’on a peur de perdre. Je ne suis vraiment pas d’accord du coup… C’est quoi le plus compliqué pour vous ?

Premier gros sujet en attente de ses opinions. Si ca se trouvait, même si la magie médicale me semblait naturelle, même si je ne supportais pas la souffrance de ceux que je connaissais, j’étais peut être totalement dans le faux. Et puis.. il y’avait cette obsession pour le sang qui se rajoutait à mes autres interrogations. Je restais toujours hypnotisée par le liquide carmin qui s’écoulant, mais la peur, les frissons et les images désagréables qu’il m’inspirait avant n’étaient quasi plus là, c’était autre chose que je ne savais définir
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