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Rez-de-chaussée : Services des accidents matériels
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Rez-de-chaussée : Services des accidents matériels
Maître de jeu, le  Dim 25 Jan 2015 - 16:43

Vous êtes tombés dans votre chaudron et ne parvenez pas à en sortir ? Celui-ci a explosé et vous voilà à la rue devant votre maison en cendre après que vous ayez essayé de fabriquer une potion de Wiggenweld ? Votre baguette fait des siennes également ? Elle ne parvient plus à produire un Wingardium Leviosa alors que vous avez bien prononcé la formule (c'est LeviOsa et pas LeviosA hein) ? Elle renvoie maintenant tous vos propres sorts contre vous ? Ou même une chute de votre balai vous a paralysé tout le côté droit ? C'est donc au premier étage que vous serez soigné. On pourrait se dire que cet étage est certainement le plus moldu des trois, étant donné que c'est également là que vous pourrez vous soigner d'une coupure un peu trop profonde. Mais il est rare de voir des blessures causées par des objets que les moldus utilisent aussi. Vous n'avez donc encore rien vu des autres étages.
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Re: Rez-de-chaussée : Services des accidents matériels
James Manor, le  Ven 21 Aoû 2015 - 4:16

[PV James Manor / Azphel]

Et il est debout, là. Un angelot qui a un peu grandi. Un peu vieilli. Dans son costume beige, avec un bouquet de myosotis plus large que lui et un paquet de bonbons. James est le miroir vivant et palpable de ces jeunes hommes qu’on apprêtait jadis pour les présenter aux parents de potentielles fiancées. Et il est posé, là, avec ses taches de rousseur, sa maigreur, sa candeur, en face du lit d’urgence de Mademoiselle Godwinson.

Elle, Mademoiselle Godwinson, porte son immense âge à travers les rides qui sillonnent sa peau. Elle est étendue sous des draps impeccablement virginaux. Jamais mariée, elle fut belle pourtant. Enfant, James était tombé amoureux de son portrait.

Aujourd’hui… Oh, aujourd’hui…

- Que vous est-il arrivé ?

La surprise étrangle les mots dans la gorge de James. Son dos est droit, comme on lui a appris à le tenir à coup de règles sur les reins. Mais ses yeux, grands ouverts sur ses iris jade et sable, révèlent une surprise à la hauteur du nombre de pansements qui recouvrent le visage de la vieille demoiselle.

- Un simple court-circuit de baguette. James, ne vous inquiétez pas pour si peu. Ces fleurs sont ravissantes. Mademoiselle, apportez-nous un vase, s’il-vous-plait ?

La question a le ton péremptoire des fausses questions. La raideur de l’ordre saille dans chacune de ses syllabes. Issue d’une lignée de sorciers dont elle est la dernière représentante, Mademoiselle Godwinson porte la noblesse et le dédain en signature familiale.

Toute habillée de silence, une jeune sorcière dépose un vase haut près du lit d’urgence. Ses pieds sont muets comme les pierres pâles des murs de l’hôpital. Elle quitte la chambre d’urgence. Et la porte, derrière elle, ne se ferme pas tout à fait.

- Puis-je insister pour savoir comment ce court-circuit est arrivé ?

James dépose le bouquet dans le vase. Sa tranquillité habituelle arrondit ses gestes. Il parait fait pour vivre dans les paisibles campagnes anglaises, entre les haies sauvages et les cottages stéréotypés. Sa voix a les courbes fines et le miel mâché de certaines classes sociales. Moldus et sorciers partagent parfois les mêmes tics de sociétés.

Les hauts vitraux projettent la lumière de fin d’après-midi. Cette lumière chaude qui vêt les objets d’une robe floue, d’une poussière de blancheur autour de tout ce qu’elle touche. Cette lumière qui va bien à James… quand il est sage, quand il est doux.

- Vous souvenez-vous de mes voisins ? Ces Kinsey ? Leur plus jeune fils a probablement abimé le bois. Je l’ai retrouvé dans le salon avec ma baguette en mains…

Contre les tempes de James, le rythme du sang cogne plus fort. Il comprend ce qui a conduit son amour d’enfant aux urgences… Une colère jaillit de son cœur. Ce qui vient de l’enfance est prégnant, et la colère de l’enfance est irradiante. Dans ses oreilles, il n’entend plus les sons des alentours. Dans sa bouche, il ne goûte plus que l’âpreté.

- Ces sangs-mêlés…

James a sifflé les derniers mots entre sa langue et son palais. Entre ses lèvres, l’air laminé est sorti avec une rage sourde. De sa main droite, il arrache quelques feuilles brunâtres. Le bouquet tremble dans son vase.

- Il faut toujours qu’ils causent quelques tourments.

Il écrase les feuilles entre ses doigts. La chlorophylle laisse des traces vertes sur ses doigts. Il jette les feuilles à la poubelle.

- On devrait mettre un frein à leur prolifération.
- Mh… James… Non…

La vieille dame agite lentement une main dans l’air qui veut dire : « allons, voyons, voyons ».

- Mais voyez l’état dans lequel un de leur rejeton vous a mise… !

Que la victime, chère à son cœur, défende son agresseur, rejeté par chaque nerf de son être… James ne peut l’accepter. Il s’est tourné vers elle, s’est penché vers elle. Il ressent le besoin de voir plus près, de toucher du bout du regard, le pauvre corps endolori. Il voudrait remonter les heures, gifler l’insolent sang-mêlé qui a osé toucher ce qui appartenait à sa dame d’enfance. Il voudrait remonter les années, castrer le père qui a engendré pareille vermine.

- Mais non, c’est un petit moldu. Les Kinsey sont des moldus, vous savez bien.
- Oh.

Un fracas intérieur.  Qui ne dure que le temps d’une chute de noisette sur le sol. Ses idées se renversent. La réalité s’écroule. La réalité revient. La réalité prend une autre forme. Et après le fracas, la sérénité d’une vérité autre.

- …
- Mais oui, mais oui.
- …

Il s’est redressé. L’air songeur. L’air apaisé. Il sourit dubitativement à Mademoiselle Godwinson. Plus par politesse que par envie.

- Ces pauvres animaux n’ont personne pour les dresser. Mais ils ont leurs charmes, vous savez.
- Je sais… J’adore les bêtes. Au moins je peux leur pardonner.
- Voilà, voilà, vous voyez…

A Mademoiselle Godwinson, James doit sa vision un peu particulière des non-sorciers. A ses côtés, enfant, tandis que son père s’occupait de l’aîné et que sa mère s’occupait du cadet, James a appris à les observer, à les analyser, à les détailler. A les jauger. A les juger. Inaptes au statut d’égaux.

La jeune sorcière revient, l’air embarrassé. Elle toussote. Sa toux minuscule, en sonnette poudrée. Sa toux minuscule, qui veut dire tant de choses.

- Excusez-moi… Je pense que pour la pudeur de la dame, vous ne pouvez rester pour ce qui suit…
- Bien sûr. Je comprends.

James s’empresse d’acquiescer. Il a tout de l’homme absolument dévoué aux convenances et à la proposition de la jeune sorcière, qui est sûrement une sang-mêlé. Sur son visage, rien ne transparait de ce qu’il pourrait penser d’elle. Il ressemble, de nouveau, à un ange qui a oublié de ne pas grandir, de ne pas vieillir. Un ange maigre, roux, et sûrement un peu gauche dans les duels lancés uniquement par esprit sportif.

Il salue Mademoiselle Godwinson, il salue la jeune sorcière et sans laisser de bruit derrière lui, il referme la porte de la chambre d’urgence.
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Re: Rez-de-chaussée : Services des accidents matériels
Azphel, le  Mar 25 Aoû 2015 - 15:35

[RP privé Azphel / James Manor]

Passé - Futur.
Chronologie 4.

* * *


Alors qu'il parcourait les rues de Londres, tout de noir vêtu, Azphel commençait à ressentir un étrange picotement s'emparer de lui, sans qu'il puisse rien n'y faire. Sa main droite caressa inconsciemment la gauche, palpant avec force ses longs doigts pour leur donner contenance.
Non, il n'y arrivait pas, le tremblement, les décharges persistaient, douces, mais lancinantes à la fois. C'était nouveau pour lui, ce genre d'émotions. Ce n'était pas de la peine, non, il ne pouvait éprouver de peine pour le chien à l'origine de ce tourment de l'âme. C'était inexplicable, point.

¤ ¤ ¤La veille au soir, alors qu'il dînait copieusement dans la cuisine de son manoir, un hibou qui avait dépassé l'âge légal de voler était venu s'écraser contre la fenêtre en un bruit de plumes froissés. Bien entendu, il s'était empressé d'aller ouvrir à l'animal décharné ; empressement augmenté par les piaillements alarmés de Kivol, son hibou, qui avait vu la scène depuis sa cage isolée dans le salon.
¤ ¤ ¤Le hibou faisait pitié à voir, et malgré la lourdeur de l'impact, semblait tenir sur les pattes. Il paraissait animé de cette férocité tenace que tous les vieux de la terre trouvent dans leurs veines pour s'accrocher le plus longtemps possible à la vie, afin d'être certain d'em*erder le monde jusqu'à la tombe. Visiblement, il était atteint de myopie ou de cécité maladive puisqu'il eut un battement d'ailes incertain, voltigea quelques secondes en direction de la table, mais s'écroula sur le sol dans un vacarme de plumes.

¤ ¤ I ¤ ¤ Azphel le ramassa avec une compassion relative, eut égard de l'état pitoyable de l'animal. Le hibou, à peine posé sur la table, commença à grignoter le déjeuner d'Azphel et à boire dans son verre... de vin rouge. Le mage noir n'eut même pas la force de protester. Il détacha l'enveloppe de la patte du volatile et se rassit, portant sa bouteille de rouge à ses lèvres alors que le hibou centenaire s'enivrait de son côté...

Mon chéri...

Depuis combien d'années as-tu quitté la maison.. je ne me rappelle plus... Trop longtemps. Trop de mots que nous avons étouffés, trop de discussions loupées...
Tu as fait tes choix et notre fierté pour toi n'en a été que renforcée lorsque nous avons appris avec ton père, ta nomination en tant que directeur de Serpentard, puis Ministre de la magie. Ouahou ! Ministre, rien de moins. Mes yeux se remémorent leurs larmes de bonheur.
Nous savions que tu étais destiné à la grandeur, c'est dans tes gênes, dans le sang de notre famille...

Il faudrait que nous nous revoyons mon amour... Je sais que la mort de Cyrielle t'a traumatisé, mais nous pourrions laisser le passé où il est, et reconstruire la grandeur de notre famille, articulée autour d'un sorcier fort, ambitieux, comme toi ? Qu'en dis-tu mon chéri ?

Bien sûr, je ne veux pas te brusquer, prend le temps de réfléchir à ta famille, mais sache qu'ici tout le monde pense toujours à toi, tu as une place légitime parmi nous...

Ce n'est pas pour cela que je t'écris. Ton père à été victime d'un rebond de sortilège lors d'une chasse au griffon, il est gravement touché, pris en charge en urgence à Ste-Mangouste. Les médecins sont incapables de dire s'il va s'en tirer ou non... Si tu pouvais aller le voir, s'il te plaît, je crois qu'il serait heureux et fier de retrouver son fils.

Si tu veux m'écrire un mot, renvois un parchemin avec Hélios. Je pense que tu as reconnu Hélios, le hibou que tu avais eu en entrant à Poudlard ?

Nelly
.


¤ ¤ N ¤ ¤ A la fin de sa lecture, Azphel ne bougea pas, anesthésié, tel la victime d'un sortilège de pétrification. "Mon chéri", "Mon amour". Mais pour qui se prétendait cette mère au rabais, cette mage noire sans la moindre valeur qui n'avait fait que l'idolâtrer au détriment de sa soeur, le cloisonnant sur un chemin tout tracé, cherchant à faire de lui un bijou qui devait briller de plus d'éclats avec le temps, jusqu'à ce qu'elle puisse le porter en trophée ?
¤ ¤ ¤Le glapissement d'Hélios l'extirpa de songes douloureux. Il détestait ce hibou et les souvenirs de noir augure qu'il lui apportait. Ce con*ard avait en outre sifflé tout son verre de vin. Le calme d'Azphel s'était évaporé avec chacun des mots incrustés dans le parchemin, surgissant du seul passé qu'il croyait définitivement derrière lui.

Il relut le texte et le surplomba d'un regard lointain. Hélios chancelait dangereusement sur la table. "Si tu veux m'écrire un mot...." D'un mouvement manichéen il s'empara de sa baguette et s'inscrivit en lettres rouge sang le mot "Meurt" sur le papier.
¤ ¤ ¤Il attrapa un peu abruptement le hibou qui manifesta son désarroi, sèchement coupé par un "Ta gueule" glacial du sorcier. Il regarda Hélios s'envoler, les ailes incertaines, la coordination troublée. Il pouvait disparaître ce soir, ce n'était pas grave.
¤ ¤ ¤Azphel claqua la porte fenêtre de sa cuisine, surement trop fort. Il agrippa sa bouteille de vin et la descendit d'un tiers, puis l'envoya à travers le couloir pour qu'elle s'explose contre le mur d'entrée en une cascade pourpre mêlé de bris de verre.
Kivol hulula ce qui ressemblait à une complainte.

* * *

¤ ¤ A ¤ ¤ Les portes de sainte Mangouste étaient si peu familières pour le sorcier qu'il les passa avec une indifférence dédaigneuse.  Il portait dans une main un bouquet d'hortensias noires dans lesquelles se mouvait une forme longiligne rouge...
¤ ¤ ¤Les couloirs se suivaient avec des teintes mornes, rappelant sans cesse le précédent, et une odeur de produits d'entretien mêlée à divers parfums de potions agressait les odorats les plus développés. Il trouva la chambre de David, son père, sans trop de difficultés et s'engouffra par la double porte à battants qui ne se referma pas complètement derrière lui.
Les picotements, les battements indécis de son coeur l'accompagnait.

¤ ¤ ¤La salle était rectangulaire avec des ton pâles neutres, proche du beige et du jaune. L'odeur ici était moins forte que dans les couloirs mais la maladie se ressentait jusque dans les chaises destinées aux visiteurs. Il y avait trois patients à l'intérieur, un jeune garçon d'une dizaine d'années qui jouait avec un Boursouflet, un soixantenaire cadavérique, la posture droite, les yeux clos, allongé en direction du plafond, les mêmes cheveux sombre qu'Azphel sur la tête, et une vieille dame apparemment très fatiguée qui était visitée par un homme beaucoup plus jeune, dans un costume beige impeccable, la tête d'un gaillard entreprenant qui réussit des choses dans sa vie.
Des fleurs pourrissaient sur les tables, sans autre futur qu'une mort proche.
¤ ¤ ¤Azphel n'y fit pas plus attention et alla s'asseoir à côté de son paternel. Les tremblements avaient été chassés de ses mains par une haine maladive de lui. Cet homme gravement blessé et affaibli était la dernière chose qu'Azphel voulait voir sur terre, surtout maintenant qu'il avait trouvé quelqu'un pour partager sa vie. Il déposa le bouquet de fleurs sur la poitrine de l'homme et appuya fermement sa main gauche sur son ventre.

- Réveille toi, ordonna-t-il en chuchotant, écrasant son père sous la force de son bras.

¤ ¤ L ¤ ¤ David ouvrit les yeux en crachant une giclée de sang. Des yeux du même vert profond et intense que ceux d'Azphel. Le mage noir l'agrippa à la gorge pour qu'il la boucle.

- Chuuuuuuut. Ne dis rien "papa" et écoute moi.

Le visage de son père se déforma de rides indécises, mélange de surprise et de peur. Azphel prit un pan du drap pour essuyer le sang de la bouche de son paternel. Mais le geste était calculé, son regard était froid, imperturbable, indéchiffrable.

- Ces sangs-mêlés… dit une voix derrière lui, décharnée. Azphel jeta un coup d'oeil par dessus son épaule, vers la vieille femme et l'homme en costume derrière lui. C'est lui qui parlait : Il faut toujours qu’ils causent quelques tourments. On devrait mettre un frein à leur prolifération.
- Mh… James… Non…
- Mais voyez l’état dans lequel un de leur rejeton vous a mise… !

L'homme au beau visage, tout propre sur lui, se déformait par une colère que le mage noir avait déjà connue...
- Azphel, je suis...
- Ta gueule, répondit-il en se retournant sur David. Je suis là uniquement parce que "maman" m'a envoyé une lettre et prévenu de ton état. Je n'ai aucunement l'intention de vous revoir. Vous êtes fous à lier, vous êtes responsables de la mort de Cyrielle. Mais vous devez être fiers, je suis devenu pire que vous...

- Ces pauvres animaux n’ont personne pour les dresser. Mais ils ont leurs charmes, vous savez.
- Je sais… J’adore les bêtes. Au moins je peux leur pardonner.
- Voilà, voilà, vous voyez…

¤ ¤ O ¤ ¤ Azphel se retourna de nouveau. L'homme à l'apparence élégante perdait son sang froid, comme lui avait pu le faire par le passé. Il voyait ses mâchoires qui se resserraient et une lueur maléfique dans son regard. Un long moment, Azphel épia sa conversation et se mit à ressentir de nouveau l'aversion pour les moldus qui l'avait caractérisé par le passé, à ressentir de la compassion pour le grand sorcier qui se tenait là, fort de qualités évidentes mais corruptible par la haine et la vengeance...

- Azphel, s'il te plaît. La voix rocailleuse de son père le fit de nouveau se tourner vers lui. C'est une tragédie qui à emportée ta soeur. Nous la regrettons tous. Les dents du Mage Noir se resserrèrent, son regard froid s'emplissait de dégoût pour celui qui se prétendait son père, cet homme mourant qu'il n'avait pas revu en quinze ans.

Derrière eux, l'infirmière revint pour soigner la vieille femme et congédia le costume beige. Azphel le regarda quitter la pièce la mine résolue.

- Tu es devenu un grand sorcier, lui dit son père. Pour la première fois, Azphel sourit à David. Le bouquet d'Hortensias se mit à bouger sur sa poitrine et le vieil homme y jeta un regard inquiet avant de poursuivre : Nous nous sommes éloignés ces dernières années, c'est vrai, mais nous pouvons rattraper le temps perdu. La famille t'attend, la place échue à ton rang t'attend. Tu es devenu l'homme que nous souhaitions voir grandir.

La seule famille qu'Azphel s'imaginait était intimement liée à Valentina.

¤ ¤ V ¤ ¤ L'infirmière passa devant eux sans oreilles indiscrètes et quitta la pièce en leur adressant un léger signe de tête. La vieille femme derrière eux s'endormait d'un sommeil paisible et le jeune garçon était allongé sur le côté, si bien qu'il ne voyait pas Azphel ni son père.

- Tu es le fils que je rêvais d'avoir, tu ne m'as jamais déçu...
Le sang d'Azphel se glaça, s'en était trop d'entendre ce meurtrier le porter sur un piédestal.
Il extirpa sa baguette de sa poche, informulant un #Bloclang. Le regard de son père se figea. Dans les yeux verts d'Azphel se manifestait de concert Haine et Justice.  Il appuya de tout son poids ses deux mains sur la poitrine de l'homme cloué dans le lit. Du sang gicla en grande quantité de sa bouche, ses yeux paralysés s'imprégnaient de larmes douloureuses.
Azphel lui releva la tête, de manière à ce que David puisse voir le bouquet d'Hortensias posé sur lui. Dans les yeux de son vieux, une peur létale se dessina.

- Vois-tu, murmura Azphel à son oreille, tu as raison, je suis devenu tout ce que vous souhaitiez avec maman. Et pire encore. Je suis un meurtrier, je suis un loup-garou et je pourrais te tuer de mille manières douloureuses.
Mais si je ne t'ai jamais déçu jusqu'à aujourd'hui, sache que tu partiras dans des regrets éternels.


¤ ¤ ¤Azphel se redressa au dessus de lui, sa silhouette musculeuse menaçante, froide, meurtrière. Il toucha les hortensias noirs de sa baguette et les fleurs disparurent, libérant la vipère aspic rouge sang qui patientait à l'intérieur. Des larmes coulèrent sur le visage de David, des larmes qui méritaient de tomber depuis longtemps.
¤ ¤ ¤Azphel regarda le serpent se faufiler sous les draps et tourna le dos à son père, quittant la salle des urgences d'un pas rapide mais maîtrisé. L'animal se désagrégerait une fois le travail accompli.

¤ ¤ ¤Il dévala les couloirs le coeur allégé, l'esprit serein, vidé d'un poids qui avait pesé bien trop souvent sur sa conscience.
Au détour d'un énième couloir identique aux autres, il rattrapa le sorcier au costume beige. Il se rongeait les ongles et regardait le sol en tournant en rond, en proie à des pensées ténébreuses, Azphel le devinait.

- Dure journée, n'est-ce pas, dit Azphel avec sollicitude. J'étais dans la salle des urgences aussi... Je ne veux pas me montrer impoli, pardonnez-moi, je m'appelle Azphel dit-il en tendant une main amicale à l'homme.

¤ ¤ E ¤ ¤ Pourquoi est-ce qu'il allait vers lui, il ne le savait pas. Azphel n'aimait pas la foule, pas les gens, et coupait court aux relations inutiles. Mais il avait toujours senti la magie noire chez quelqu'un, c'était peut-être ce qui l'attirait dans le regard à demi affolé de cet homme qui paraissait doué de force intérieure, mais ébranlable sous les assauts du temps. Ou peut-être qu'en sachant son père en train d'agoniser dans d'atroces souffrances, Azphel se sentait un peu plus vivant, plus humain.

Il serrait la main de son futur proche alors qu'il venait de dire adieu à un lointain passé.

¤ ¤ ¤Il écarta un pan de sa veste et en sortit une flasque métalique qu'il trimbalait toujours avec lui. Il dévissa le goulot et la porta à ses lèvres pour en boire trois gorgées, quatre finalement.

- C'est du whisky, dit-il en la tendant au costume beige. Ca vous aidera peut-être à trouver ce que vous voulez faire aux impurs, aux moldus ? A quel point c'est grave pour la femme que vous alliez voir ? Je crains que de mon côté il n'y ait plus rien à faire.


Dernière édition par Azphel le Mer 11 Mai 2016 - 14:19, édité 1 fois
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Re: Rez-de-chaussée : Services des accidents matériels
James Manor, le  Jeu 3 Sep 2015 - 18:30

James a le cœur déboité. Les sentiments désossés. Qui tombent en morceaux, lambeaux, sur le sol dur de l’hôpital. Autour de lui, il y a des tessons d’angoisse, des barbelés de colère. Autour de lui, sa peau est douloureuse. Arrachée. Ecorchée. Des blessures et des brûlures. Cela rend l’air presque palpable.

Car il y a une chair invisible autour de la chair visible. Des muscles intangibles dotés de nerfs électrisés par on ne sait quoi. On ne sait quand.

Et là. Maintenant.

Quelqu’un transperce les muscles intangibles. Electrise les nerfs.

James l’a perçu avant de l’entendre. Il se retourne.

Un homme aux cheveux noirs et aux yeux verts comme la lumière tapie au fond des mines de cuivre.

C’est rare, les gens qui touchent les chairs invisibles. Il faut qu’ils aient eux-mêmes une raison de toucher l’imperceptible. Un raccord d’humeur, une conjonction de quelque chose.

- Dure journée, n'est-ce pas. […]

Il n’y a pas d’angles dans les gestes de l’inconnu. Pas d’aigreur dans la voix. Pour James, l’inconnu sonne et remue comme les crèmes à la vanille que les mères versent dans les bols des enfants sages.

- James. Enchanté.

Il a un début de sourire, de ce sourire qui arrondit sa propre colère et qui calme sa propre douleur. Et qui fend  la peau de son visage par des ridules de sécheresse. Il a la peau sèche. La peau de ses mains, aussi, manque d’eau. De chaleur.

Il ne sait pas quoi, ne sait pas pourquoi, mais la main tendue de l’inconnu lui fait plaisir.

James tend la main. Automatisme de symétrie. Réciprocité spontanée. Le serrement de ses doigts, compact. La sincérité de la main qui se referme doit compenser la froideur et la sécheresse de la peau. Il le faut, il le veut.

Il se souvient. Les images reviennent en kaléidoscope lent. La silhouette, grande. Les contours, noirs. L’allure, massive. C’est vrai, il y avait un homme jeune encore près d’un homme vieux déjà dans la chambre des urgences. La photo floue de la scène recomposée.

Azphel – maintenant qu’il se souvient de l’homme, James peut l’appeler Azphel – Azphel lui tend une flasque. James accepte, évidemment. Ce n’est qu’une continuité. La boisson après la main. Une cohérence d’actions.

- C'est du whisky. […]

Il boit aussi. Le temps de.

Ses yeux se ferment à moitié quand il boit. Cet homme devant lui, là, a le cœur léger, il en jurerait. Cet homme habillé de noir… Le cœur noir léger, il lui parle de son père qui va mourir.

James ne comprend pas. Sa relation avec le père semble étrange.

Les singularités des autres ne sont pas ses affaires. Les singularités des autres, même, requièrent la retenue. Ce qui singularise est trop personnel. Il évitera le sujet au début.

Il finit de boire. Il rend la flasque de métal. Il essuie une goutte aux coins des lèvres, de l’index droit.

- Merci. J’en avais besoin, je crois.

Il hausse les épaules. Tout son corps confirme sa colère lasse.

- Ce que je veux… d’autres l’ont voulu avant moi. Les sans-magie sont des bêtes et devraient être classés comme telles. Nous évitons de nous dévoiler à eux comme nous évitons de nous exposer sans défense aux acromentules qui sont pourtant intelligentes et reconnues animales.

Dans la gorge, dans l’estomac, l’alcool chauffe. L’humeur, catalysée. Les paroles sortent, les crispations se détendent. Les mots ont la magie des mains maternelles : tout semble possible en leur présence. Tout s’exprime et tout se laisse aller.

Il lève les yeux au ciel, il hausse un sourcil. La logique est une fille de joie qui écarte les cuisses face à ceux qui ont les moyens de les lui faire écarter. Et James, aujourd’hui, paie la logique à coup de rancune et de mépris. Sa voix tombe dans les graves un peu grasses, là où les cordes vocales vont chercher la rancœur près du cœur.

- Mais reconnaitre les impurs comme des chimères ‘sorciers-bêtes’ n’est probablement pas acceptable en raison de leur ressemblance avec nous… Alors que la plupart regretteraient un cracmol dans leurs familles…. Cherchez la logique…

Il a croisé ses bras sous son torse. Une façon de barrer le monde, sans doute.

- La dame que je suis venu visiter n’a rien de grave. Mais moi, cela m’inquiète, cette proximité avec les sans magie. Je ne sais encore comment les éloigner d’elle.

James a du mal à les appeler moldus. « Moldu », cela est laid. Les sons tintent mal dans l’oreille.

Des bruits de pas se pressent dans les tympans. Des pas légers, féminins. Une frénésie sonore qui n’augure rien de bon. La jeune sorcière medicomage apparait devant les deux hommes. Son uniforme est légèrement froissé sur le devant. Ses yeux sont béants. Ouverts jusqu’à cette ouverture qui donne légèrement froid aux bords des paupières.

- Monsieur, votre père…

- Je crains de ne devoir vous laisser. Mais si vous avez besoin d’aide…
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Re: Rez-de-chaussée : Services des accidents matériels
Azphel, le  Jeu 10 Sep 2015 - 9:44

[RP privé Azphel / James Manor]

Passé - Futur.

* * *


¤ ¤ T ¤ ¤ Le costume beige s'était déraidit dès son approche, par un sourire qui s'était formé sur son visage quand Azphel l'avait salué, dissipant en un instant la colère qui marquait ses traits lorsque le mage noir l'avait regardé quitter la salle des urgences.
¤ ¤ ¤Il s'était présenté sous le nom de James, un prénom qui frisait l'inconnu pour le Serpentard autant que son visage, visiblement apte à se parer d'émotions multiples, à virer du calme à la tempête, de l'imperturbable à la colère la plus impulsive qui soit, tout comme Azphel.

¤ ¤ ¤Le regard des deux sorciers se perdait en analyses de leur interlocuteur ; mais pas de ces regards scrutateurs, irrévérencieux, non, cela était beaucoup plus subtil, guidé par une force de l'âge et de maîtrise qui permet de voir sans être vu, de fouiller dans l'autre jusqu'à percevoir son âme, sa nature profonde, dans des clignements d'yeux, des gestes mal contrôlés, des atténuations ou difformités dans la voix.
Les deux sorciers étaient dotés d'un charisme certain, et ce n'était pas de la prétention, mais une certitude acquise pour Azphel. Les réactions des gens, même invisibles pour l'œil nu, sont autant de preuves de la prestance que l'on dégage, si tant est que l'on peut les voir.

¤ ¤ I ¤ ¤ Azphel ne connaissait pas James, mais à son apparence soignée, ses mots qui ne sortaient pas plus vite que la réflexion, il le devinait fait de la même trempe que lui, de celle qui caractérise tout grand sorcier : du calme, de la maîtrise, de la réflexion, de l'assurance et de la grandeur dans la posture et la gestuelle.
L'homme avait bu le whisky qu'Azphel avait tendu comme une main secourable, et éclaira son propos  sur les moldus :

- Ce que je veux… d’autres l’ont voulu avant moi. Les sans-magie sont des bêtes et devraient être classés comme telles. Nous évitons de nous dévoiler à eux comme nous évitons de nous exposer sans défense aux acromentules qui sont pourtant intelligentes et reconnues animales.

¤ ¤ ¤Des mots qui trouvaient pour réponse le passé d'Azphel, cette animosité qu'il avait pu ressentir à l'égard des moldus. Une haine arbitraire, résolument influencée par la simple idée que la toute puissante magie noire était supérieure à tout autre chose, à la magie par défaut, et bien plus encore à tous ceux inapte à la maîtriser, à ne serait-ce que murmurer dans leurs rêves les plus fous les contours de sa puissance insoupçonnée.

- Mais reconnaitre les impurs comme des chimères ‘sorciers-bêtes’ n’est probablement pas acceptable en raison de leur ressemblance avec nous… Alors que la plupart regretteraient un cracmol dans leurs familles…. Cherchez la logique…
[...]
La dame que je suis venu visiter n’a rien de grave. Mais moi, cela m’inquiète, cette proximité avec les sans magie. Je ne sais encore comment les éloigner d’elle.

¤ ¤ N ¤ ¤ La voix de James retrouvait de sa faiblesse, de ces défaillances dont Azphel se servait pour juger de la force de caractère de la personne.
¤ ¤ ¤La rancoeur du costume beige était réelle, elle dégoulinait sur les murs de l'hôpital. Dans son attitude, dans ce qu'il dégageait, l'homme témoignait un mélange de force et de peine comparable à ce qu'Azphel avait connu bien des fois. Il avait envie de l'aider pour ça.

- Je suis passé par ce constat moi aussi, il y a longtemps, dit calmement Azphel après avoir repris du whisky. Les moldus me sortaient par les yeux et j'en ai punis quelques-uns pour leur faiblesse.
Le regard du mage noir n'était pas froid, mais immobile. Il n'y avait pas de haine dans ses traits mais un calme certain, que d'aucuns auraient jugé inquiétant.

¤ ¤ ¤Les deux sorciers furent interrompus par un bruit de talons claquant sur le carrelage, s'intensifiant dans leur direction. L'infirmière qui officiait en salle des urgences les rejoignait dans le couloir, les mains jointes sur le ventre, ses doigts trahissant quelque anxiété en elle. Ses yeux ne s'arrêtaient pas de bouger et se maintenaient tant bien que mal sur Azphel. Le mage noir devina les mots sans assurance qui sortiraient de ses lèvres condescendantes avant qu'elle ne les disent :

- Monsieur, votre père...

¤ ¤ A ¤ ¤ Azphel acquiesça d'un signe de tête pour la congédier. Il s'était attendu à ressentir une émotion, mais rien ne venait le submerger, le tirailler pour le plonger dans une souffrance ou des abîmes de regrets. Au contraire, un sourire incontrôlable se forma sur son visage lorsque l'infirmière disparut dans le couloir.
La voix de James coupa ses pensées et il se retourna vers lui sans se départir de sa joie.

- Je crains de ne devoir vous laisser. Mais si vous avez besoin d’aide…

- Je n'aimais pas mon père, plus depuis longtemps. C'est un soulagement qu'il nous ait quitté. Il marqua une pause, jugeant des réactions de James. Je n'ai rien de prévu de ma journée, est-ce que vous avez l'intention de visiter ces moldus ?
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Re: Rez-de-chaussée : Services des accidents matériels
James Manor, le  Sam 12 Sep 2015 - 22:17

- […] et j'en ai punis quelques-uns pour leur faiblesse.
- Vraiment… ?

James est surpris. La surprise glisse entre ses dents, de ses deux yeux. Il sait que d’autres sorciers partagent sa vision. Il sait que des sorciers utilisent toute l’étendue de leur magie dans toute l’étendue de leurs convictions… Mais il sait cela comme il sait le noir des sorts impardonnables, comme il sait le gel de la finance moldue… De loin, derrière le verre. Dans la théorie, dans les mots désincarnés.

Alors qu’Azphel est matériel. Une occurrence des sentiments de haine et de rejet. Un mirage surgi de la dureté des pierres et de la souplesse des fauves.

La sorcière médicomage délivre ce qui devait être une nouvelle triste. Elle repart presqu’aussitôt.

Azphel a un sourire babine. Un sourire tout en canines et en masque de cire.

Si James avait été un enfant, il aurait posé ses deux mains sur le visage d’Azphel. Pour s’assurer que ses yeux sont honnêtes, que ses mains confirment ses yeux. Pour être certain qu’il voit un sourire en encaustique, là, sous les yeux verts lumineux qui ne pleurent pas. Pour sentir sous ses doigts les muscles d’Azphel étirer ses lèvres vers le haut. Pour explorer ce qu’il voit pour la première fois.

Mais James est adulte, il n’a que son immobilisme relatif à opposer à l’inconnu.

- […] C'est un soulagement qu'il nous ait quitté.

Le soulagement, James peut le comprendre. Le sourire, ce sourire… Pas vraiment.

Pourtant il reste devant l’autre. A découvrir quelqu’un, ou quelque chose dans le fond de ce quelqu’un. Il ne sait pas encore quoi.
Pourtant il entrevoit. Cette ombre qui remonte à la surface d’un lac hanté. Une silhouette qui se dessine dans une brume grise.

- […] vous avez l'intention de visiter ces moldus ?
- Je pense bien, oui. Je serais heureux d’avoir votre point de vue…

James répond en murmurant.

Comme souvent, il vit le présent doublement. Deux consciences pour un corps. Une fois là, tout en chair et en os dans l’hôpital Sainte Mangouste. Une seconde fois en voix off dans son propre crâne, en se demandant quelle vision cet homme au sourire de cire peut avoir de la situation.

[Fin du RP]
La suite ici
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Re: Rez-de-chaussée : Services des accidents matériels
Ebenezer Lestrange, le  Dim 6 Déc 2015 - 16:49

Avec Izsa Hilswood et Rurik Mkrovsk

Il rêvait qu'il volait. Genre volait vraiment. Pas comme il faisait des fois dans les magasins mais comme un oiseau.  Un bel oiseau même, une espèce de rapace, aigle ou machin du genre. Bref, Ebenezer était oiseau  et traversait les nuages. Il était bien en haut et ne voulait jamais redescendre. Il vola longtemps, jamais tout droit et finit par avoir faim. Rejoindre le plancher des vaches sonnait comme une condamnation comme s'il savait que toucher le sol signerait la fin. Faim, fin, que choisir ?  Prairie en vue, tache marron qui bouge, nourriture. Il plongea, toutes serres dehors. Le vent se leva, il continua droit, le vent souffla plus fort, il se concentra encore plus sur sa trajectoire. Le sol s'approchait étrangement vite et il n'arrivait pas à freiner. Sa proie avait disparue, l'herbe devenait béton et...

- EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEB !

Il ouvrit les yeux d'un coup. Qui osait lui hurler ainsi dans les oreilles ? Il tourna la tête au ralenti, croisa le regard d'Izsa et voulut lui faire un doigt parce qu'il n'aimait pas les réveils vivants. Voulut, c'était ça le problème. Parce qu'il avait vite viré plus pâlot que la mort en voyant son bras qui n'avait pas l'air normal, pas normal du tout. Et puis il avait mal mais bizarrement. Comme s'il ne sentait pas tout parce que ses nerfs avaient en partie grillés. Il eut un réflexe con: celui de bouger son bras pour regardait ce qui clochait d'un peu plus près. Petite nature sur les bords, il hurla de douleur avant de retourner comater.

***

Il ne voyait que du blanc. Tellement de blanc qu'il se demanda s'il était pas mort et qu'il n'attendait pas dans une succursale aseptisée du purgatoire. A moins que ce soit de l'enfer. Un instant, il voulut se frotter les yeux pour tenter de discerner autre chose mais la douleur lui fit remarquer qu'il avait plutôt intérêt d'arrêter de bouger. Il était où d'abord ? Avant, il était sous un ciel étoilé, encore avant, il était dans ce même ciel, et maintenant ? Le blanc ressemblait à du plafond. D'accord, un truc à l'intérieur. Il était complètement paumé, un peu gamin sans repère, et il manquait quelqu'un.

- Izsa ? appela-t-il d'une voix érayée et légèrement paniquée. Il s'est passé quoi ? On est où ?

Il chercha son amie des yeux, elle était pas trop loin, sur un espèce de lit à roulettes. Soulagement puis froncement de sourcils. C'était quoi ce bordel ? Puis la verte avait pas l'air au top de sa forme. Genre elle avait du sang un peu partout. Lui aussi d'ailleurs, pas d'hémorragie mais plein d'égratignures de tailles respectables. Ils n'avaient plus qu'à faire le concours de celui qui avait le plus de bleus. Et celui qui donnerait le plus pour un cachet d'aspirine. Il avait bu et avait gagné une gueule de bois, ça il le sentait bien. Pour ce qui c'était passé par la suite, mystère. Il se concentra sur le plafond. Il avait mal. Y avait une araignée qui tissait sa toile au niveau du coin gauche. Il avait p*tain de mal. Il se demanda combien de pattes avait une araignée. Il avait mal au point d'oublier le concept d'arachnides. Il songea un instant qu'il allait devoir se convertir en droitier. Des bruits de pas retentirent, quelqu'un venait.
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Re: Rez-de-chaussée : Services des accidents matériels
Izsa Hilswood, le  Lun 14 Déc 2015 - 23:53

Sa tête tournait tellement, elle ne parvenait plus à reconnaitre le haut du bas. A quoi fallait-il l'imputer ? L'alcool, la balade dans les airs, ou bien l'accident ? Probablement un peu des trois. Et le calmant reçu lors de son arrivée à Sainte-Mangouste n'avait pas du arranger les choses.

La brume enveloppait son cerveau. Comme dans un rêve, elle se savait pas comment elle avait atterrit ici. Elle était en plein cœur de l’hôpital de sorcier, allongée dans un lit trop dur pour être agréable.

Des sons confus lui arrivaient aux oreilles, dont des mots presque intelligibles.

- Zaaa ? I é assé wua ? On est où ?

Ah tient. La dernière phrase semblait avoir du sens. Les neurones carburaient à toute allures dans sa matière grise, tentant de tirer le sens de ses voyelles et consonne juxtaposés. En fin de compte, elle comprit et murmura :

- Pitaaaal.....

Ouais, la bouche pâteuse, c'était pas le top. D'ailleurs, était-ce uniquement une bonne grosse gueule de bois ? Il lui semblait qu'un gout ferreux emplissait sa bouche. Elle avait du mal à ouvrir la bouche en grand, un peu comme si ses nerfs n'étaient plus correctement reliés jusqu'à ces gencives.
Voulant voir l'état de son compère, elle baissa sa tête sur le côté. Un voile sombre couvrit une seconde ses yeux, avait que ça vue revienne la normale.

Eb se tenait non loin de là, mal en point. Et encore, mal en point était un euphémisme. Comment se faisait-il que dans ce monde magique, personne ne les ai encore remis sur pied en un claquement de doigt ? A un moment, c'était bien gentil d'être sorcier, mais si c'était pour soigner comme des moldus, autant aller à l’hôpital moldu...
D'ailleurs, cela n'aurait pas été plus mal. Car quelque par, enfoui dans l'inconscient de la jeune fille et couvert par un mille-feuille d'alcool et de calmant, quelque part par là, se trouvait une constatation. A Sainte-Mangouste, il y avait un certain médicomage, et elle aurait préféré mourir qu'il la voit dans cette état.

Malheureusement pour elle, se genre de pensée construite ne pouvait guère se faire dans son esprit. Et à présent, elle allait le regretter.
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Re: Rez-de-chaussée : Services des accidents matériels
Azénor P. Benbow, le  Sam 25 Juin 2016 - 15:26

RP en compagnie de Lydie Noüel




Feeling alive again



Ça fait quelques jours que tu ne te souviens de rien. Ou peut-être que ça fait des semaines, des mois que tu n’as plus l’impression de vivre. Le dernier souvenir que tu as, c’est une chute dans les escaliers, où une fille t’as gentiment ramassé, alors que tu ne voyais rien. Ah et puis ces guérisseurs qui te disaient que ça n’allait peut-être pas marcher. Que quand tu te réveillerais, il était possible que tu ne verrais toujours pas. Plus jamais. Aveugle. Pour toujours.

T’es allongée sur un lit dur. T’es habillée d’une blouse blanche, tes cheveux sont en bataille, ta peau est claire et très propre. Tes yeux doux ont l’air endormis. Tes mains sont délicatement déposées de part et d’autre de tes hanches. De loin, tu as l’air morte.
Ton cerveau se réveille en premier. La première chose que tu remarques, c’est cette odeur fleurie. Ça sent bon. Comme quand maman revenait avec des fleurs cueillies du jardin, un dimanche après-midi sur deux, en été. Tu veux ouvrir les yeux, pour voir de quelles fleurs il s’agit. Tu paries sur des jacinthes roses. Mais tu attends. Tu as bien compris. Tu as trop peur. Peur que ça n’ait pas marché. Alors tu attends encore un peu. Tu te laisses encore un peu le temps d'espérer.

Tu distingues une respiration légère. Un petit reniflement, par ci par là. Quelqu’un est dans la pièce. Quelqu’un attend patiemment que tu te réveilles. Que tu lui annonces si oui ou non, tu vois. C’est Lydie. Ça doit être Lydie. Premièrement parce qu’elle est ta meilleure amie, deuxièmement parce que tu aurais vraiment besoin d’elle si la guérison n’avait pas marché, et troisièmement car c’est la première personne que tu veux revoir après tout ce temps. Ces magnifiques cheveux roux, ses tâches de rousseurs, ces beaux yeux marrons malicieux. Vous avez les mêmes yeux. Le même genre de regard. Furtif, charmeur et troublant.
Tu as vraiment envie d’ouvrir les yeux. D’apercevoir ton amie. Tu imagines la scène. Elle se lèverait d’un bond, te sauterai dessus, peu importe que tu vois ou non. De toute façon tu sais qu’elle serait toujours là pour toi, quoi qu’il arrive. Et puis tu verrais ses cheveux oranges en premier. Toute façon on peut pas les rater! Et puis tu distinguerait son visage souriant. Plein d’amour.
Tu imagines aussi l’autre possibilité. Ouvrir les yeux. Lydie toujours apte à se ruer vers toi. Mais en voyant tes yeux humides, ton regard vide et ton corps au bord de l’inerte, elle te prendrait dans ses bras et te dirait que “ce n’est pas grave, je suis toujours là, moi”. Ça serait trop dur. Impossible à supporter. Impossible à vivre. Tu ne veux pas y penser plus longuement. T’en es incapable.

T’as pas le choix. T’es prête. A tout. Enfin non. Tu ne seras jamais prête à l’idée de perdre la vue pour toujours mais est-ce que tu as le choix? Non. Sinon tout cela serait réglé depuis belle lurette.
Alors tu prends une profonde respiration. Peut-être que Lydie l’a remarqué et qu’elle attend, elle aussi. Tu souffles ton air tout doucement, les lèvres tremblantes.

Et puis tu ouvres les yeux.

Un immense frisson traverse tout ton être. Ta bouche est sèche, et elle tremble encore, inlassablement. Tes yeux se remplissent d’une substance salée, bien malgré toi. D’un coup tu t’assois. Trop brusquement. Maintenant tu as mal à la tête, en plus de cette crampe d’estomac due à la faim. Mais tu t’en fou. Tu es trop occupée à admirer ce merveilleux flou lumineux que tu as devant les yeux. Tout n’est que nuage. Pourpre et indescriptible. Mais tu vois. Des formes. Des couleurs. Du orange. Et tu pouffes en pleurant. A chaudes larmes. C’est nerveux. Tu vois. Ton calvaire est terminé. Tu te sens vivante à nouveau.
Ton amie te sautes dessus, un peu comme tu l’avais prédis.

Wait a second, let me catch my breath
Remind me how it feels to hear your voice
Your lips are moving, I can't hear a thing
Living life as if we had a choice
Anywhere, anytime
I would do anything for you
Yesterday got away
Melodies stuck inside my head
A song in every breath


Tu souries à en avoir des crampes. Lydie dans tes bras. Ou toi dans les siens. On ne sait pas trop. Tu sais juste que ses cheveux te chatouillent le nez.

Tu es tellement excitée que tu ne remarques même pas que les jacinthes sont roses.


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Re: Rez-de-chaussée : Services des accidents matériels
Lydie Nouël, le  Lun 18 Juil 2016 - 22:14

Pas le temps.
Pour une fois, Lydie ne s'attardait pas su les paysages qui défilaient devant ces yeux, car elle n'avait pas le temps. Pas le temps pour la rêverie ou le vagabondage, tout ce qu'elle avait en tête, c'était sa destination. Car elle était claire, précise, localisée. Elle ne s'y était rendue qu'une fois et pourtant elle ne s'égara pas. Elle n'avait pas le temps de s'égarer.

Il fallait qu'elle soit présente au réveil.
Alors, elle marcha. Elle prit le bus et marcha à nouveau. Pas de permis de transplanage, et c'était peut être mieux comme ça. Alors elle marchait. Parce que son amie l'attendait, ou bien parce qu'elle se devait simplement d'être là. Elle entra et ses pas résonnèrent sur le sol froid de l'hôpital. Elle n'avait pas à aller bien loin: rez de chaussée, c'était tout droit. Un peu à droit un peu à gauche, elle n'avait pas à montrer quoi que ce soi. Elle ne tapa pas, passa la porte, s'asseya et fini par se calmer. Stress envolé.

Elle était là.
Sa chère camarade, partenaires d'ânerie, avait bien changé. Sa chevelure brune avait conservé son coloris d'antan, bien qu'elle fût à ce jour parfaitement indomptable. Plus lion que lionne, elle n'en demeurait pas moins jolie. Car elle était belle, sa chère associée. De ces beautés rayonnantes, innées. Elle était son soleil à elle, la personne qui illuminait ses jours par simple présence, cette présence dont l'absence se ressentait.

Oh oui, Lydie avait eut le loisir de la tater, cette absence.
Absence cuisante de plusieurs mois. Bien plus que la futile absence d'un simple camarade, c'était l'absence d'une soeur, d'une jumelle de coeur.

Car elle ne s'entendait pas sans raisons, les deux jeunes sorcières. Il était évident que, de part leurs ressemblances psychologiques, elles étaient faites pour s'entendre. Pour Lydie, le point commun principal restait cette spontanéité, cette simplicité. Tout ça créait complicité. Les ressemblances ne s'arrêtait pourtant pas qu'au domaine psychologique, puisque certains éléments physiologique étaient analogues.

Une idée traversa un jour l'esprit de la rouquine.
Alors que celle-ci toisait son amie, les yeux dans les yeux, elle avait eu cette étrange impression de similitued, comme si elle était, en vérité, en train de se fixer dans un miroir. Aussi curieux que cela pouvait l'être, lorsque la née-moldue rompait la bataille de regard silencieuse, l'impression disparaisait. Ainsi en avait elle rapidement conclus que les deux amis avaient des yeux tout à fait semblables. Elles regardaient pareil.

Avaient la même vision sur le monde.

Une fois ce fait réalisé, elle n'avait tout simplement pas pu se quitter.

Mais c'était avant tout ça.
Avant que Lydie ne se retrouve au chevet d'hopital de sa meilleure amie, à observer ses traits endormis. Des traits doux, parfaitement symétrique, des traits familiers, des traits adorés.

Car les deux jeunes filles s'étaient séparées.
C'était indéniable, pour Lydie. Et temporaire, elle l'espérait. Car elles se voyaient beaucoup moins. Lydie tentait d'imposer son soutien, mais s'était sentie, la plupart du temps, impuissante. Démunie. Elle ne se voyait que trs rarement, ne s'échangeaient que quelques mots la plupart du temps. Car, loresqu'elles étaient physiquement ensemble, il y en avait une, toujours la même, dont les pensées s'égaraient vers l'ailleurs, absente.

Suite à l'effroyable diagnostic, son attitude changea.
Ses gestes se firent plus lents, ses mots devinrent rares, tandis que sourires et rires, disparurent. Lydie, impuissante et démunie, n'avait eu plus que l'impression d'être en présence de l'ombre de sa tendre amie.

Pourtant, la persone devant Lydie était bien vivante.
Elle était là, elle respirit, son coeur devait probablement battre à la chamade dans sa cage thoracique. La jeune préfete le savait, son amie était consciente. Yeux fermés, peur de la vérité. Elle le sut dès que la respiration de celle-ci changea considérablement. Elle devina même une discrète prise d'inspiration.

Et puis ses yeux s'ouvrirent.

Voyaient-ils?
Lydie ne savait pas. Elle n'en avait pas, dans les premiers instants, l'once d'une idée. Elle s'efforça de laisser à la brune un temps d'adaptation. Observactrice, elle constata que sa meilleure amie ne s'effondrait pas. Ele ne s'effondrait pas! Elle se releva meme brusquement et Lydie, bouillonnante d'enthousiasme ne pût se retenir plus longtemps, enlaça son double.

- Azénor... lâcha t-elle à l'oreille de celle-ci. Mentionnant son nom pour la première fois.

Elle délogea alors sa tête du cou de la brune avant d'encadrer le visage de celle-ci de ses mains. Elle était bien là. Vivante à nouveau.

- Tu vois hein? Dis moi qu'tu vois?!


Elle scrupta la jeune fille du regard, la tête s'agitant de tous les côtés, avant de plonger ses yeux dans les prunelles noisettes d'Azénor, attendant sa réponse, ses propres yeux embués.

Elle ne pouvait que voir.
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Re: Rez-de-chaussée : Services des accidents matériels
Azénor P. Benbow, le  Ven 22 Juil 2016 - 23:31



Au monde il n'y a pas de meilleure sensation. Enfin de ton point de vue. Il serait prétentieux d'affirmer une telle chose, de la confirmer comme véridique. Tout dépend de la manière de penser de tout un chacun. Tu pourrais perdre tes dents ou devoir sucer un doigt de troll, tu serais toujours heureuse. Cet instant est le tien. Le partager avec ta meilleure amie ne le rend que plus facile, plus beau, plus noble.
Une agréable vision submerge ton corps entier. Celle que tu considères comme ta sœur t'enlaces presque brusquement. Chuchote, ton prénom à ton oreille. T'envahie de sa voix pure que tu aimes tant. Qui t'avais non point manqué.
- Azénor...
Une douce étreinte que tu vois arriver englobe ton visage fin. Lydie, de ses mains, encadre tes joues de gestes délicats et sincères. Encore une fois, sa voix te chavire l'être.
- Tu vois hein? Dis moi qu'tu vois?!

Cette alchimie d'âmes te laisse pensive.
Une larme vient à couler sur ta joue.
Remercier le ciel ne serait pas suffire.
Cette fille est ton âme sœur.
Mais comment le lui dire.
Sans doute le sait-elle déjà.
Peut-être même qu'elle partage la même opinion.
C'est une chance absolue que d'avoir rencontré cet être aux aspects si marquants.
C'est l'unique fois où tu remarques l'irremplaçabilité de Lydie.
Une pensée vient à te hanter.
Quelques secondes suffisent.
Et si tu la perdais...
Tu n'oses même pas l'imaginer.

De tes yeux humides, de ta voix sèche, de ta peau douce, de tes bras grands ouverts, de ton corps entier, tu parles à Lydie. Tu lui offre tes premiers mots.
- Oh ma Lydie sert moi plus fort. Je vois. Tout. De tes mains, en passant par tes cheveux, jusque dans tes yeux. Lydie je vois.
Un double sens se cache dans tes dires. Oui il est vrai que tu vois que Lydie est là, en chair, en os, en amitié et en pureté. Mais tout cela t'as ouvert les yeux. Tu vois que tu ne pourras jamais te passer de Lydie. C'est plus fort, plus profond, plus prenant que de redécouvrir ses cheveux, ses yeux, ses mains, son nez, sa peau. Tu vois qu'elle t'aime.



Les yeux. La vue. Le regard. La couleur de ta vie. Peut-être que les personnes aux yeux bleus voient leur rouge en ton vert, mais qu'ils appellent cela du rouge, alors que toi, avec tes yeux noisettes, tu vois ton rouge en rouge alors qu'il est leurvert , mais que tu appelles cela le rouge.
Voilà une chose qui est sure. Avec Lydie, vous voyez pareil. C'est évident. Un regard suffit pour éclater de rire, pleurer, et comprendre le monde. Votre monde. De la même façon que vous avez les mêmes mimiques, les mêmes réactions, les mêmes expressions.
Si en un mot, nous devrions raconter l'émotion dans laquelle tu es emprisonnée, pour quelques temps encore, nul doute que ce serait la reconnaissance. Envers les guérisseurs. Certes. Mais surtout envers la présence, l'inconditionnelle amitié, le temps, que Lydie t'offre, sans attendre d'autre récompense, que celle de savoir que tout va bien.



FIN DU RP
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Re: Rez-de-chaussée : Services des accidents matériels
Ashton Parker, le  Jeu 8 Sep 2016 - 17:21

4987ème post spécial pour Liz' - ♫♫

Les événements qui avaient conduit Ashton à se retrouver dans cette chambre de Sainte Mangouste s'étaient enchaînés tellement rapidement qu'il n'avait pas vraiment eu le temps de réaliser. Deux jours plus tôt, alors qu'il se rendait tranquillement dans le quartier de Londres où se trouvait la maison de la famille Parker, le sang-mêlé ne se doutait de rien. Avec le fait que la plus jeune de. la fratrie soit désormais âgée de 20 ans, il était désormais devenu important pour tous de se retrouver à cinq régulièrement le week-end. Ashton était loin d'être un fils à maman et n'était pas forcément toujours très motivé à se rendre à la maison familiale mais au final il appréciait bien la compagnie de ses sœurs qui constituaient à peu près le seul élément stable de sa vie actuelle. Au quotidien la maison n'était occupée que par sa mère et sa sœur Madison qui faisait des études de magizoologie. Cependant lors de ces réunions tous les enfants de Katie faisaient l'effort de se déplacer, ne serait-ce que pour la soirée. Bien évidemment, ce jour-là le sorcier était en retard et probablement le dernier à arriver. Et pour une fois c'est ce qui lui sauva la vie.

En effet, en arrivant il comprit que quelque chose clochait en voyant qu'une équipe médicale se trouvait sur place et que quelques curieux s'arrêtaient pour observer la maison à moitié en ruine. Dans un premier temps, le sang-mêlé stoppa net au milieu de la rue et se contenta d'observer la scène, son regard fixé sur les lumières clignotantes des ambulances. La scène semblait irréelle, à l'endroit où se trouvait normalement la maison de sa mère on pouvait à présent observer un vrai chantier de gravas où une équipe de secouristes essayaient de trouver des survivants de l'incident. Autour de lui, le son semblait être assourdi et Ashton n'entendait pas tout ce que les gens autour de lui criaient. Et soudain tout déferla d'un coup lorsque le premier corps inanimé fut extirpé des décombres et emmené dans le véhicule de secours. Plutôt que de rester plus longtemps devant ce spectacle macabre, le sorcier fit demi-tour brusquement en bousculant au passage plusieurs passants arrêtés qui observaient la scène.

Le reste de la nuit fut encore plus flou et le Lion ne se souvenait pas bien de tout. Il savait qu'il avait fait un tour dans un bar moldu où il avait consommé divers alcool et substances illicites. De cette manière il n'avait donc pas eu à prendre contact avec la réalité et avait réussi à stocker ses émotions sans réellement les ressentir. Il n'était pas à un stade de maîtrise de lui même suffisant pour se permettre de craquer, et n'avait même pas voulu savoir ce qui s'était passé ni ce qui en résultait. Alors qu'il comatait en plus ou moins bon état sur le canapé de son appartement, un hibou était arrivé avec une lettre qui lui était destinée. Elle venait des autorités sorcières qui avaient pris discrètement le relais aux moldus et le mettait au courant des évènements de la veille. Comme quoi malgré tous les efforts du monde ce n'était pas possible de fuir la réalité indéfiniment. L'accident avait été provoqué par une poudre de cheminette défectueuse que s'était procurée Madison de manière illégale, ce qui impliquait que ce type de poudre était moins cher mais aussi non approuvé par le Ministère. Lorsqu'elle l'avait utilisée, une partie de la maison avait tout simplement explosée. Madison et Katie, leur mère, étaient mortes sur le coup car trop proches de la source de l'explosion. Ellen avait tenu jusqu'à son arrivée à Sainte Mangouste où elle avait finalement succombé à ses blessures. Quant à Ashley, elle était toujours en salle d'opération où les médicomages s'efforçaient de la sauver.

Perdant complètement contrôle de lui-même, Ashton avait saccagé une bonne partie de son salon avant de sortir en vidant son reste de vodka et après avoir pris plusieurs pilules qui étaient négligemment posées dans sa salle de bain. La nuit était passée comme un tourbillon et Parker n'était pas certain de se rappeler de tout, encore moins que la nuit d'avant. Il savait qu'il avait mis le feu à un parc de jeu pour enfants et qu'il avait explosé des vitrines de boutiques. Il lui semblait qu'à un moment il s'était acharné sur un SDF qui n'avait rien demandé, mais impossible de se rappeler comment il l'avait laissé. Le Métamorphomage avait été le grand absent des funérailles et s'imaginait bien que le reste de la famille ne s'en était pas beaucoup préoccupé. N'ayant pas eu la force de supporter toute cette hypocrisie, il était tombé de fatigue dans une ruelle où il avait dormi quelques heures avant de se réveiller le soir. Ayant plus ou moins réussi à reprendre la maîtrise de lui-même, il s'était rendu au cimetière de Londres et s'était arrêté devant les trois tombes côte à côte. Pris d'un excès de colère, le sorcier avait brûlé les fleurs déposées par les proches des victimes et avait préféré disparaître de là plutôt que de céder à la tentation de brûler le gardien par la même occasion.

Il savait ce qui lui restait à faire et avait tout fait pour le repousser jusqu'à présent. Mais visiblement, le sang-mêlé réussit à trouver son chemin jusqu'à Sainte Mangouste et arriva dans la chambre où se trouvait Ashley. La médicomage qui lui avait parlé du déroulement de l'opération lui expliqua que sa sœur n'était à présent maintenue en vie que par un système magique compliqué qui échappa un peu à Ashton et que le seul moyen pour qu'elle puisse sortir de l'hôpital était qu'elle se réveille de son coma. Si elle se réveillait un jour puisque ça n'était pas sûr. Ayant soudainement hérité de l'argent de toute sa famille, l'ex-Gryffondor accepta de financer les soins continus dans l'espoir que sa sœur se réveille un jour. Une sensation immense de solitude l'envahit d'un coup, quelque chose qu'il ne s'était pas attendu à ressentir un jour. Qu'est-ce qu'il connaissait à la douleur ou au deuil lui ? Ce n'était pas le genre d'émotions qu'il connaissait et auquel il savait réagir. Mais la constatation était bel et bien réelle, il était le seul représentant direct restant de la famille Parker.

Why should I apologize for the monster I've become ? No one ever apologized for making me this way.
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Re: Rez-de-chaussée : Services des accidents matériels
Lizzie Bennet, le  Lun 2 Oct 2017 - 17:22

Previously / Post unique II

J’ai 24 ans, et pour la première fois depuis longtemps, je mets les pieds à Sainte-Mangouste. Après l’explication écourtée de ma situation, on me dirige vers le Rez-de-chaussée, au Service des accidents matériels. Je dis écourtée, car j’avais à peine parlé d’un couteau dans l’oeil qu’ils ont cru que c’était fini. Mignon quoi. Le médicomage en charge est outré que je vienne seulement maintenant. Oui, la blessure a 4 ans. Et alors. On fait comme on peut, aujourd’hui je suis là. C’est déjà pas mal, non plus ?

Il lit le rapport, comprend pas comment un couteau a pu affecter mes yeux de façon si différentielle. Magique, je peux enfin en caser une ! Je termine donc ce que j’avais voulu dire à l’accueil, l’histoire de la potion, plus récente. Il y a 1 an seulement, ah, c’est mieux, il peut peut-être en faire quelque chose. Enfin, pas lui, mais comme c’était induit par le contact d’une potion, il pense qu’un autre service saura me guider.

Super, ça fait une heure que je suis ici, et tout ce qu’ils savent faire, c’est des papasses avec mon dossier. Y a rien à dire, j’étais mieux hors de ces lieux qui sentaient les produits chimiques à mort. Oui, à l’antre, ça sentait le chimique, mais ça se mêlait au sang, à la poussière, au fer ; y avait beaucoup plus de diversité et de poésie dans nos odeurs ! Enfin, comme je doutais qu’il soit profitable d’ouvrir une filiale de Barjow & Beurk à Sainte-Mangouste, j’ai laissé couler.

On sort de la petite salle exigüe, et je l’entends maugréer quelque chose. Il n’est pas satisfait d’avoir perdu son temps, il avait à s’occuper d’une Parker. Je ne sais pas pourquoi, j’aurais du penser à Jean, l’homme avec qui je partageais ma vie depuis maintenant un an mais… C’est d’abord vers Ashton que mes pensées se sont tournées.

He was gone. Like goner than gone.


Disparu, disparu. Et s’il avait de la famille chez les médicomages ? Après tout, ma soeur avait fait de la médicomagie, mon meilleur ami aussi, mon mec aussi, il paraissait presque cohérent que ce soit par cette filière qu’on apprenne qu’il était mort. Peut-être dans la salle que je venais de quitter.

Mouais. Je préférais ne pas savoir, en fait.
Est-ce ridicule d’admettre que ce sale gosse me manquait ?

On a quitté le service, l’étage, et s’est dirigé plus haut. Enfin on est montés quoi. Mais j’avais tendance à prendre des mots plus longs, et des détours de pensées, et des slaloms autour des brancards, tout, plutôt qu’arriver à la destination. Ça me stressait, cette histoire.

Next week
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Re: Rez-de-chaussée : Services des accidents matériels
Dragomir Orton, le  Jeu 2 Aoû 2018 - 22:18

05h45

On prend les même et on recommence

Les yeux s'ouvrirent sur un plafond blanc, encore...
Encore la même salle. Dragomir eu l'impression de revenir deux ans en arrière. Assis à coté de lui, pâle comme la mort, se tenait toujours sont père. Son habituel regard gris d'une froideur d'acier avait encore aujourd'hui une lueur anxieuse. Une boite de caramel était posée sur la table à coté d'un bouquet de fleurs. Harold Orton fixait le vide devant lui, il semblai figé dnas la pierre la plus dure.

Père... La voie du jeune homme ne fut pas plus qu'un accroissement rauque mais elle fit sursauter l'homme.

Harold se redressa et embrassa le front de son fils. A en croire les poches sous ses yeux, il avait veillé toute la nuit.

-Tu as mal? Tu veut que j'appelle quelq'un?

Pas vraiment, je ne ressent rien.

Le père poussa un soupire de soulagement et parvint à créer une mine mi inquiète mi sévère.

Bien que j'ai une idée de qui tu serve à présent, bien que je devine l'identité de tes agresseurs, je ne vais pas te faire la morale, pas cette nuit. Nous avons à parler de choses plus graves.

Harold se tordait les mains avec appréhension, Dragomir ne l'avait jamais vue hésiter de la sorte.

-La dernière fois que tu es venu ici... Le genou en sang... J'ai d'abord été furieux puis inquiet. Aujourd'hui je t'avoue que je ne sait plus quoi penser. ta blessure est bien trop grave. Je pense qu'il faut que tu la voit toi même pour réaliser.

-C'est ma main c'est ça?

-Tu ne la sent plus?

-Si justement c'est cela qui est étrange père. Je sais qu'elle n'est plus là au fond de moi, mais je la sent toujours physiquement.

Dragomir commença à enlever le bandage retenant sa main, après une hésitation, son père l'aida.
Le français eu un haut-le-cœur. Son bras était tranché net au niveau du poignet. La peau était repliée dessus comme si la main n'avait jamais existée. Les larmes vinrent aux deux hommes en mêmes temps.

-Je suis allé voire un sorcier américain cette nuit... Un ami à moi. Je l'ai dérangé en pleine journée mais qu'importe. Il s'agit d'un des meilleurs sculpteur sur bois au monde. Je lui ai demandé de de confectionner ça.

Sur la table était posé une boite ouverte. Dans celle ci se trouvait une main de mannequin articulée en bois remuant ses doigts seules comme une animée de vie. A coté se trouvait des petites prothèses diverses, fourchettes, couteaux, baguette d'orchestre ou encore marteau à pierre.

-Ton art n'est pas perdu Dragomir, loin de là.
Lorelaï Peony
Lorelaï Peony
Serdaigle
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Re: Rez-de-chaussée : Services des accidents matériels
Lorelaï Peony, le  Ven 3 Aoû 2018 - 12:44

De la Peur de te Perdre


Les larmes coulaient le long de ses joues. Trempant ses draps.
Anesthésiée dans l'attente de l'aube.
Impossible de se rendormir.
Impossible de s'en aller.

Rejoindre Londres à pied.

Pourquoi diable avait-elle toujours repoussé le passage de cet examen.

Pourquoi était-elle revenue vivre à Manchester pour l'été.

Pourquoi fallait-il qu'il soit à l'hôpital.
N'avait-il pas déjà assez subit ?

Les images de cette nuit noire lui revinrent en mémoire.

N'osant même prononcer son nom en pensée.

Les yeux posées sur ses mains tremblantes.

Aveuglée par ses propres larmes.

Une lueur enfin. Et des pas dans l'escalier.
Papa.

C'est Dragomir. Il est à l'hôpital.

Son père m'a envoyé un patronus et... je dois absolument y aller.

J'y ai réfléchis. Je vais prendre le premier portoloin depuis la gare. Ce sera plus simple.
Non, je sais pas ce qu'il a. Oui, je te tiens au courant.

Merci papa.


Merci.

Le bus, la gare enfin. Retrouver la station. Payer le trajet. Etre aspirée et recrachée. La tête qui tourne. Reprendre ses esprits. Ses murs blancs qu'elle commence à trop connaître. L'ombre d'Ulysse qui tourne au coin d'un couloir, encore.
Madame, oui. Dragomir Orton. Je... je suis sa.. sœur. Mon père m'a dit que je pouvais venir le voir.

Ne pas prendre le risque d'être refusée et de devoir attendre les heures de visite.
Merci Madame.

Monter les marches.
Ouvrir timidement une porte.
Il prononçait mon nom.

Une seule visite à la fois.

Bonjour Monsieur Orton.
Je vais attendre dehors que vous ayez fini.


Un regard vers toi avant de refermer la porte.
Ne meurs pas.
Pas encore.
Pas un de plus.
Serait-ce moi qui serait maudite ?
Serait-ce mon amour qui tue ?
Et ce couteau qui me transperce à nouveau la poitrine.
Qui transperce jusqu'au ventre.
Tu penses transmettre de l'amour.
Tu ne fais que propager le malheur.
C'est toi qui devrait être dans cette chambre.
Agonisante.
C'est tout ce que tu mérites.


Dernière édition par Lorelaï Peony le Mar 9 Oct 2018 - 16:08, édité 2 fois
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