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Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
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Malena Kane
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Malena Kane, le  Mar 15 Sep - 8:25

une souris verte qui courait dans l’herbe, je l’attrape par la queue, je la montre à ces messieurs. ces monsieur nous disent… un tunnel de couleurs froides, du bleu, du blanc, du gris. c’est un train à toute vitesse qui courre ce tunnel comme une petite souris… ces messieurs nous disent… une souris verte nous attrape par la queue, on courait dans l’herbe.

j’ai la tête ailleurs, mais le coeur ici.

la douleur est une folie. la douleur inspire, elle fait créer des choses, elle fait voir des choses, elle dit des choses ; j’ai toujours aimé l’idée qu’un jour je souffrirai fort. un peu comme lui qui souffre à cet instant. peut-être même suis-je jalouxe de sa souffrance. peut-être même que j’aimerai la lui.. la lui prendre sa souffrance, la lui prendre pour la goûter. goûter juste un peu comme on goute un fruit interdit et sucré plaisir.

il gigote dans tous les sens, du sang coule de ses yeux, du sang coule de partout de son petit corps fragile, de chaque partie de son petit corps fragile. l’intérieur rouge de son corps se répand sur l’oreiller de l’hôpital comme l’ombre s’étend sur le monde. l’envie d’être à sa place me donne le tournis et des bouffées de chaleur. ou peut-être est-ce tout ce sang ? j’ai un peu la nausée aussi. suis-je enceint-e ?

il m’a parlé, mais je n’ai pas écouté.
j’ai l’esprit en feu.

il m’a regardé-e, stupéfait, effrayé je crois. je n’ai pas détourné les yeux. j’ai préféré savourer la folie qui l’habite. elle me rappelle la mienne, mais en beaucoup mieux. une folie physique et incontrôlée, une folie libératrice, mais douloureuse. car la folie amène vers des hauteurs insoupçonnées, des profondeurs ténébreuses où se cachent notre propre vérité. et tout ça, grâce à la douleur…

il crie affreux mélodieux. je l’observe qui meure. et je ressens un mélange d’émotions : le plaisir de le voir mourir. et d’être celleux qui pourrait le sauver ou… le laisser mourir. avoir ce pouvoir entre mes mains est le comble de l’excitation. je peux le regarder souffrir encore et encore jusqu’à ce que mort s’ensuive. ou bien, je pourrai attendre le dernier instant - juste par vengeance (pourquoi lui, peut-il souffrir ainsi, et pas moi ?) puis le sauver. enfin, l’impulsion menaçante et guidée par un instinct de survie puissant : l’aider au plus vite.

les sentiments défilent dans ma tête comme des images sur un écran de cinéma. psycho bug. quel choix ? psycho bug. la question du choix, toujours cette question du choix. psycho bug. les cris du mourant se font aigus et fuyant. on dirait le tchoutchou d’un train. puis le silence s’installe dans la petite salle (qui ne durera que quelques micro-secondes) et je l’accepte volontiers. et là, entre deux râlements, la réponse : pourquoi ne pas le laisser décider ? Après tout, c’est sa vie.

- Que serais-tu prêt à faire pour survivre? Que serais-tu à faire pour moi, pour que je décide de te sauver ? je dis, malicieux, mais sérieux. et c'est en fredonnant une souris verte qui courait dans l’herbe, je l’attrape par la queue, je la montre à ces messieurs. ces monsieur nous disent… que j'attends, impatient-e, sa future réponse.
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Harradas Spinner, le  Lun 21 Sep - 18:48

L'autre. Comment commencer à le décrire. Arh puta*n. La douleur ne le quittait pas. Elle diminuait seulement pour revenir encore plus forte. Ou peut-être était-il seulement en train de perdre la sensibilité de son corps petit à petit. A ce niveau là il ne savait plus trop à vrai dire. Concentre toi sur quelque chose d'autre vite. Observe. Observe ce qui te restes à observer de ta misérable petite vie. Observe tant que tu le peux encore si tu veux mon avis. Tu vois cet individu là qui n'est pas médecin ? C'est lui qui va te regarder mourir. Et puis si tu pouvais te retourner tu verrais tout le sang que t'as déversé sur l'autre côté du lit. M'enfin ce ne serait pas une bonne idée que tu vois ça. Faudrait pas que tu t'évanouisses maintenant ça serait dommage. Reste conscient pendant tes dernières secondes de vie et après tu deviendras fantôme. C'était bien ça qu'il fallait faire non ? A moins que cela ne soit qu'une légende. Aller. Focalise toi sur ce que tu vois. Ne penses pas à la douleur. De toutes façons dans quelques instants elle ne sera même plus là. Toi non plus d'ailleurs. Qu'est-ce que tu vois ? -Un faux médecin.- Un faux médecin qui fait quoi ? -Il m'observe.- Tout comme toi non ? -J'essaye de le regarder oui.- Il est au courant que tu le regardes ? -Oui... Je crois.- Qu'est-ce qu'il est en train de penser à ton avis ? -J'en ai aucune puta*n d'idée.- Et si tu essayes avec un peu plus d'enthousiasme ça donne quoi ? -Ça donne que je vais crever et que ça lui fait plaisir.- Tu crois ? -Bah ouai t'as bien vu comment il me regarde...- Et s'il était simplement choqué ? -Je sais pas, il a un petit sourire en coin j'ai l'impression.- Tu sais que tu vas bientôt mourir n'est-ce pas ? -...- Tu le sais n'est-ce pas ? -T'es puta*n de ch*ant comme conscience tu le sais ça ?- Tu te rends compte qu'en te mentant à toi même et en niant ta mort proche tu ne mourras pas en paix ? -Bon ok c'est bon, je l'admet.- Que ? -Je vais clamser là maintenant tout de suite comme une serpillière dans un drap blanc.- Bien. Tu le vois encore ? -Ouai.- Il ne doit te rester plus que quelques minutes maintenant. -...- Tu arrives encore à bouger ? -Mes orteils.- C'est déjà ça. -Ecoute si c'est pour me poser des questions comme ça c'est pas la peine je préfère crever là.- Ecoute je te maintiens en vie tant que je peux tu pourrais être un minimum reconnaissant que l'énervement que je provoque en toi te maintienne éveillé. Tu n'as pas terminé ta description. -Il... Il a des yeux noirs. Très noirs.- Tu es sûr ? J'aurais plus dit... -Ecoute j'en sais rien il a des yeux flippant.- Dac. -Et puis... Ses mouvements sont au ralenti.- Ça c'est toi par contre. -Ah...- La salle est étrangement silencieuse tu ne trouves pas ? A part les convulsions de ton corps et le sang que tu projettes sur le sol, ton petit compagnon et les murs, on pourrait presque croire que tout va bien. Tu as arrêté de grogner. Tu ne sens plus la douleur ou est-ce que tes poumons sont tout simplement trop imbibés de sang pour te permettre d'émettre quoi que ce soit ? Ah tiens tu respires de nouveau. Profites bien de ces bouchées d'airs et de ces petites suffocations que tu fais parce qu'elles seront sans doutes tes dernières actions. -Ta g...- Ah oui j'avais presque oublié. Tes volontés. Tu aurais des dernières volontés ?

- Vivre... A n'importe quel prix...

Du Harradas tout craché ça. Parler pour dire de la m*rde. Je t'ai demandé tes dernières volontés pas une résurrection à la Jésus Christ non plus. Néanmoins, pour survivre il aurait été prêt à tout. Serment inviolable, pacte du sang, même jouer aux barbies avec son petit frère ou jouer à faire la guerre avec sa petite sœur. Il ferma les yeux. Dans sa tête il entendait une petite chanson fredonnée par une voix inconnue. Elle parlait de souris vertes.
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Elysion Stella, le  Ven 24 Juin - 17:43

Rp avec Azénor Philaesterdans le rôle de l'aveugle
et Elysion Stella dans le rôle de l'empoisonnée


L'aveugle et l'empoisonnée

Le calendrier indique qu'il est temps de faire le rappel, alors on vérifie que tout est bien fermé pour éviter la visite d'intrus. Il ne manquerait plus que des individus mal intentionnés se décident à venir chez toi, en ce soir, ça serait vraiment un mauvais timing. Les fioles de poisons sont toutes alignées dans leur petit coffret -du plus faible au plus puissant- afin de bien suivre l'ordre de progression pour le rituel d'immunisation au poison.


~Ainsi, ton corps aura le temps de se renforcer petit à petit...Des risques ? Bien sûr, si ton organisme est trop faible ou lent[...] Mais tu as hérité d'une légère résistance au poison par le sang de nombreuses générations de nôtre clan, tu es donc apte à suivre ce rituel et d'augmenter graduellement la toxicité et quantité des poisons...~

*Sauf que normalement, un aîné suit l'enseignement d'un cadet afin d'éviter tout risque inutile ou de venir en aide en cas de problème...*songe l'américaine en prenant une nouvelle fois conscience de sa solitude en Terre Etrangère.Mais ça devrait bien se passer...après tout, je l'ai déjà fais plusieurs fois en Amérique, loin des yeux initiés d'un membre de sa famille maternelle, je n'ai qu'à suivre les consignes...

Mais il y avait ton meilleur ami qui veillait, lui ou une autre de tes amies...


Mais ils ne sont pas là et il n'y a personne en Angleterre qui pourrait jouer le rôle de second. Et il était hors de question qu'elle confie sa vie à un parfait inconnu, surtout en ces temps troublés. Puis il n'était pas certain qu'une nouvelle amitié accepte de la laisser s'empoisonner, grandes chances qu'une lutte s'engage ou que la personne fuit.

21h35...tu retardes le moment non ? Une certaine appréhension ? Une incertitude ?


Inspirant un grand coup, tu prends la fiole rangée dans l'emplacement numéro 4-chiffre de la mort- et avec dextérité et des gestes assurés, tu ôtes le bouchon et tu saisis une pipette afin d'en absorber 2 gouttes. Se demandant si le poison aura un goût particulier, tu rapproches la pipette de ton visage. L'odeur te fait légèrement plisser le nez, la décoction promettait d’être amer.


Rejetant la tête en arrière, bouche ouverte, début de l'opération ! Une pression, une goutte tombe. Seconde pression, deuxième goutte qui tombe. Hurlement soudain dans la rue...pas de pression mais le verre de la pipette frotte contre l'intérieur de la joue, étalant le peu de liquide en surplus à l'extérieur...On ôte la pipette, on remet ce qui reste dans le flacon et on l'essuit... Léger malaise à l'idée d'en avoir absorbé plus que prévu mais cette infime quantité ne devrait pas porter préjudice...


21h50 : plus de traces incriminantes, appartement normal et propre, trop pour une habitation de l'Allée des Embrumes ? L'habitante est dans sa chambre, tenue légère, prête à s'endormir...

Chaleur, sueur, respiration lourde...Signes normaux qui montrent que le poison agit et que le corps lutte pour s'adapter et surpasser la toxicité que son propriétaire a sciemment introduit dans son sein. Mais Elysion se relève soudainement-un peu trop vite- légère nausée, elle passe vite, et il faut aller chercher un bézoard -oublié-pour le mettre sur la table de chevet. On ne sait jamais si le besoin s'en fait ressentir...

22h40 : aucun bézoard...la jeune femme avait oublié d'en acheter à son arrivée en Angleterre, oublie intolérable pour une personne souhaitant devenir une maistress dans l'art des potions.

Pas le choix, on enfile une tenue sorcière assez masculine passe partout et large qui cache les formes féminines. On se teint les cheveux dans un sombre violet et on sort en acheter après avoir enroulé le coin inférieur de sa bouche dans un foulard de soie d'un vert bouteille qu'on pense noir à cause de la lumière traîtresse. Une odeur de citron envahit ses narines pendant qu'elle sort en refermant soigneusement son chez elle. La flagrance fait du bien, elle est rafraîchissante...

22h50, la boutique d'apothicaire est bien fermée mais elle n'a pas envie de revenir sur ses pas et chercher un apothicaire dans l'Allée des Embrumes...


Direction Sainte-Mangouste. En Amérique, il était possible d'obtenir des bézoards gratuits, enfin un pour dépanner et sans avoir de documents à remplir... C'est peut-être aussi le cas en Grande-Bretagne ? Magicobus, trajet horrible...On dirait que Petite Nausée hésite à s'installer, l'air frais la fait partir. Mais Petite Soif commence à élire domicile dans la bouche un peu vaseuse.

23h05 : accueil blindé, les médicomages sont tous occupés... Où se trouve le service s'occupant des empoisonnements ? Troisième étage... On s'y faufile et prend un bézoard avant de filer !


Il ne manquerait plus qu'on alerte les soignants qui nous demanderons sûrement comment -et si on savait qui- nous a empoisonné. Ayant peu -pas du tout- envie qu'une enquête ou des suspicions naissent, Elysion se dirigea d'un pas ferme mais discret vers les escaliers. Comme une visiteuse et non une voleuse même si ça commence et finit pareil. Une marche, deux marches,...plusieurs marches, ah, tu dois lâcher la sensation réconfortante de la rambarde fraîche sous ta main, une sorcière descend l'escalier en s'y agrippant fermement, elle semble en avoir plus besoin que toi...pour l'instant ?

Elle s'écarte donc de la rambarde et continue l’ascension vers son but, ne prêtant plus attention à l'autre femme, la surplombant dans l'escalier...


HRP:
 
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Azénor P. Benbow, le  Ven 24 Juin - 19:01

En réponse à Ely ♥



[HRP] Azénor est dans une phase...déprimée. Elle n'a aucun espoir quant à sa guérison, donc...voyez par vous même.


Qu'elle heure est-il? Aucune idée. A quoi tu ressembles? Aucune idée. T'es où? Aucune idée. Ah si. Quelque part à l'hôpital St Mangouste. Oui oui, ça fait maintenant quelques jours que tu y résides. Les guérisseurs ont dit qu'il leu fallait du temps avec de te rendre la vue "enfin, si on y arrive, mais bon, pourquoi pas". Oui, te rendre la vue. Que tu as malencontreusement perdu lors d'un transplanage d'escorte, aux côtés d'Hayleah. Et du coup t'es là, pathétique jeune femme aux yeux vides de sens, vide d'image, vide d'espoir, vide de tout. Tes yeux sont vides. Ta peau est vide. Tes poumons sont vides. Et ton cœur est vide. Tu veux savoir à quoi tu ressembles? Une ordure. Cheveux ébouriffés, blouse mi blanche mi grise, dents sales, corps sale, vie sale. T'as perdu cinq kilos en dix jours. Déjà que t'étais pas bien grosse de base, là tu ressembles à un phasme avec des fesses.

Alors que fais-tu? Tu hères. Tu passes d'ascenseur en escalier, d'escalier en couloir, de couloir en ascenseur. Pourquoi? Parce que ta vie est misérable et parce que tu es misérable. Tu te hais. Tu te détestes pour t'être infligée ça à toi-même. Quelques uns de tes amis sont venu te voir aujourd'hui. Oui parce que eux peuvent voir. Pas toi. Toi t'es aveugle. Pauvre fille. Tu fais de la peine à tout le monde. T'es une souillon.
Tu n'a jamais vraiment aimé le noir. Tu trouvais ça sombre et inquiétant. Quel comble. Là tu ne vois plus que ça. Enfin, tu ne vis que de ça. Cette fascinante teinte de noire qui te brûle les yeux et envahit ton corps. T'as envie de pleurer, et parce que t'es affreusement pathétique, et pour ce que tu es devenue. Une fille malheureuse, déprimée, maigre, laide, froide, vide. C'était pas ça le but. C'est pas toi ça. T'as pas la force de te remettre. Mais tu y arriveras tu le sais t'as pas le choix. Et puis Lydie, Lïnwe et tous les autres seront la pour te botter le c*l quoi qu'il arrive. Mais pas maintenant. Plus tard. Là tu réfléchis plus. Tu te laisse encore un peu de temps de folie et de sombre obscurité (c'est le cas de le dire...) et tu t'en remettras plus tard.

Alors là tout ce que tu sais c'est que t'es dans un escalier, et t'es accoudée à la rambarde de droite. Tu chantonnes toute seule. T'es pieds nus. Et nue. Sous ta blouse de malade. T'es pas malade. Juste aveugle. Juste. Aveugle. T'es tellement aveugle que tu tombes dis donc. Comme une grosse patate trop cuite qui tombe par terre et qui s'écrase sur le sol. T'es cette patate. Sauf qu'au lieu de s'écraser sur le sol, tu te prend les marches dans les genoux. Et ça fait mal. Et tu grognes. Et mon dieu t'avais pas besoin de ça quoi.

Le truc qui est bien quand on est aveugle, c'est que les autres sens sont dupliqués, mais genre vraiment dupliqués tu vois. Alors qu'importe les mouvements qui se déroulent autour de toi, tu les entends. Tu les sens.

Quelqu'un est là. Malgré le vacarme de ta chute tu sens cette personne. Dans les deux sens du terme. Une fille, mal en point, avec sa respiration saccadée et son odeur de sueur. Oui, tu penses que c'est une fille. Pour vérifier tu esquisses un léger "Oups!" afin d'entendre sa réaction.


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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Elysion Stella, le  Ven 24 Juin - 19:41

LA accordé par Azé, la déprimé

~~Frsss~Bam~~ Bruits de tissus frottés contre la rambarde et d'une chute, d'un objet léger.


"Oups!"


Voix féminine venant d'en haut, qui stoppe la progression. On regarde à droite et on voit que la sorcière qui y était est tombée sur les genoux. Elle a eu de la chance que sa prise sur la rambarde l'ait empêché de dévaler les marches. Essayant de calmer son souffle qui commence à être erratique, Elysion se rapproche de la femme, patiente au vue de sa tenue. Cheveux ébouriffés comme non coiffés depuis plusieurs jours, teint cireux de malade, yeux hagards dirigés vers elle. Déglutissant afin d'assouvir-en vain sa soif- l'américaine décide de répondre en adoptant une voix profonde et grave :

"-Vous allez bien ? voix rauque, émaillé par la soif et étouffé par le foulard. Il n'était pas certain que la patiente l'ait entendu.Laissez-moi vous aider à vous relever....

Une fois bien campée sur ses appuis, elle la tire avec efforts même si la légèreté de la femme aide. Léger tremblement des mains et besoin de se rafraîchir. Sans parler et le bras tenant fermement son coude, elles s'éloignent doucement et délicatement des escaliers, trop dangereux pour l'équilibre qui commence à osciller. Là un coin libre, un peu à l'abri des regards...Bon endroit pour s'appuyer contre un des mûrs de pierre qui semble frais... Ce qu'elle s'empresse de faire en relâchant son étreinte sur la patiente.

Fraîcheur qui traverse les vêtements et permet de retrouver un souffle normal. Encore deux étages... Mais tu ne vas pas laisser cette femme hagarde ici....?


- Vous êtes perdue ? Ou vous cherchez  quelqu'un ? La cafétéria ? Vôtre chambre ?

Voix adoucie- il ne faudrait pas apeurée la malade- mais toujours rauque de la soif et du poison qui cours dans tes veines et se fait plus présent. Perte de temps...Manque de marge. mais tu ne peux pas partir et laisser cette personne perdue. Et tu n'oses pas appeler un médicomage, de crainte qu'il ne remarque ton mal-être...Et tu souhaites rentrer rapidement chez toi.
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Azénor P. Benbow, le  Mar 5 Juil - 14:39

Rp en réponse à Ely (sorry i’m late…)



T’es encore par terre. Mais la fille est là, elle a vu que t’étais tombée elle. Elle va t’aider à te relever c’est sur Sinon elle est bien ma polie. Mais bon, au pire tu peux te débrouiller seule. T’es une grande fille hein. Et là sa petite voix résonne comme un écho dans la cage d’escaliers.

"-Vous allez bien ? Laissez-moi vous aider à vous relever....

Tu l’savais. Normal. Logique. Poli. Merci. La jeune fille (oui t’as l’impression qu’elle est jeune vu sa voix) t’aide à te relever. Tu penses qu’elle s’attendait à ce que tu sois plus lourde, car elle a engendré un peu trop de force inutile pour te soulever. Tu le sens bien. Ce que tu dois être maigre. Elle te tient encore le coude. Fermement. Comme si elle avait peur qu’un courant d’air de porte violement claqué vienne te renverser. Et vous vous arrêtez contre un mur froid, tu le sens car tu poses tes mains dessus. Sans dire un mot. Tu esquisses un sourire que tu espères qu’elle verra. Mais tu ne sais même plus sourire. Du moins ce dernier est bien moins joli qu’avant. Elle te lâche petit à petit, comme pour voir si tu allais tomber. Résultat, tu ne tombes pas. Tu restes immobile, la bouche entrouverte, la gorge sèche, les cheveux sals, les yeux vies. Tu attends. Tu attends quoi ? Tu ne sais pas. Personne ne le sait. Mais ta sauveuse veut en savoir plus.

- Vous êtes perdue ? Ou vous cherchez  quelqu'un ? La cafétéria ? Vôtre chambre ?

Oula. Trop de questions à la fois pour toi. Perdue ? Sans doute. Chercher quelqu’un ? Euh tu ne penses pas. Cafétéria ? Oh non ça non. Chambre ?  Pour faire quoi ? Attendre la mort oui s’il vous plaît. En y repensant la tout de suite tu aurais préféré être seule. Tomber dans les escaliers et que personne ne te remarque. Que tu restes là à croupir, jusqu’à ce que quelqu’un te retrouve, morte et desséchée. Mais bon, c'est sans doute le destin qui n’a pas voulu que ça se passe comme cela. Tant mieux ? Tant pis ? Tu t’en fou.

Je veux rien. Juste mourir. Et toi ? T’es qui d’ailleurs j’te vois pas. Tu la tutoies. Et oui, aucun respect. T'es devenu limite sénile et insupportable. Ta voix est si pathétique. Comme toi. T’es si pathétique. T’as la voix d’une gamine de dix ans, mais t’as la voix cassée, et roque. Trop bizarre.

Tu sens la respiration saccadée de la demoiselle qui te fait face. Après tout, elle ne doit pas être à St Mangouste par hasard. T’espère quand même qu’elle n’est pas trop en danger. Peut-être que tu l’encombre.
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Elysion Stella, le  Dim 14 Aoû - 14:55

Pardon ! Inspiration qui fuyait la chaleur et mon être !

"Je veux rien. Juste mourir. Et toi ? T’es qui d’ailleurs j’te vois pas."

...Respiration bloquée, tu te retournes brusquement vers la sorcière. Incertaine de ce que tu avais entendu et compris, au vue des battements de cœur qui résonnaient dans tes oreilles. Mauvaise idée. Trop rapide...Vacillement de la vision sur le visage aminciée de la patiente à tes côtés, dernière vision.

*On ferme les yeux et on se force à respirer calmement. Ce n'est ni le moment de vomir ou d'avoir un malaise... Mais...*inspire*Cette patiente ?*expire*....Suicide ? *inspire* Et...*expire* Aveugle ?*


Rouvrant les yeux une fois le malaise passer, tu observas attentivement les traits malades de la sorcière dépressive : cheveux secs tombant emmêlés autour du visage pâle et aux profondes cernes comme si la propriétaire se laissait aller, lèvres sèches, tenue d'hôpital froissée alors qu'un coup de baguette pourrait rendre la tenue lisse et enfin, détails le plus marquant, yeux vides et qui regardaient vers toi fixement. Incertaine de ce que tu devais faire ? Répondre ? L'abandonner sur place ? Appeler un médicomage ? Non.

Tu ne voulais pas donner ton nom. La laisser comme si de rien n'était ? Elle te semblait si fragile et prête à disparaître -ou plutôt se tuer- si tu la laissais seule. Le médicomage ? Sûrement l'option la raisonnable pour s'occuper d'elle mais ça interférera avec tes plans... Égoïste... ? Ne pas vouloir se faire repérer au détriment du bien-être d'une patiente ayant bien-plus- besoin d'aide. Mais étais-t-elle vraiment en danger ? Étais-t-elle sérieuse dans son désir de mourir ? Où ça n'était que sa dépression qui s'exprimait ? Tu avais besoin de réponses c'est pourquoi après t'être assurée de l'absence de probables témoins gênants, tu sortis ta baguette et l'agita devant ses yeux afin de la pointer -sans la toucher- vers poitrine en lui répondant d'une voix basse, calme trop pour une personne dans ton état avec une certaine lassitude dedans :


'- Tu veux vraiment mourir ? Tu n'as plus d'espoir pour ton rétablissement ?

HRP ::
 
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Azénor P. Benbow, le  Jeu 25 Aoû - 15:37

Me pardonneras-tu de mon retard?


Tu ne l'entends que bouger, respirer. Elle ne doit pas être très bien. Pas en superbe forme, en même temps elle ne serait pas là sinon. Il te reste une petite parcelle de toi qui a pitié pour elle. Mais l'autre partie, plus conséquente, n'en a absolument rien à foutre. Désolée pour la grossièreté.
Elle fait un geste de la main, tu le sens. Mais qu'était-ce-dont? Tu n'en as aucune idée, bah oui tu ne vois rien. Comme un basilique à qui on aurait crevé les yeux. Quasiment impuissante.
Tu n'en sais rien, mais la fille devant toi pointe sa baguette vers ta poitrine. Que va-t-elle faire? Tu ne peux même pas t'en préoccuper.
'- Tu veux vraiment mourir ? Tu n'as plus d'espoir pour ton rétablissement ?

C'est en retrouvant une once de vie que tu pousses un gros soupir. Avant de répondre:
- Bah si tu me redonnes la vue, j'veux bien réessayer de vivre. Les guérisseurs ne sont pas très confiants. Et moi non plus.
Et toi tu m'a pas répondu. T'es qui? Pourquoi t'es là? J'te sens fébrile.






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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Elysion Stella, le  Sam 26 Nov - 13:41

Désolé après tout ce moment d'attente, voilà enfin ma réponse !


Gros soupir non de lassitude mais de vie : assez bizarre mais bon tu n'es pas vraiment en état pour chipoter ou trouver cette situation incongrue.

- Bah si tu me redonnes la vue, j'veux bien réessayer de vivre.

te prenait-elle pour un médicomage ? Ou pour un Phénix ? C'est vrai que tu aimerais bien en avoir un pour ses larmes ou du moins ces dernières, là maintenant mais d'un point de vue argent, tu es loin d'avoir les moyens ou une chance de te lier à l'une de ces fabuleuses créatures. Mais un jour, tu en verras un : c'est dans ta liste des choses à faire après tout. Oui, elle date un peu et elle a été faite rédigé durant ton adolescence durant un moment d'ennui mais au moins, elle te semble plus réalisable que celles que les autres ont rédigé : sérieusement, se faire un Loup-garou et un vampire en même temps le pire c'est qu'Elle était déterminée. Stop, tes pensées s'égarent encore dans le passé, recentres-toi sur le moment présent !


- Les guérisseurs ne sont pas très confiants. Et moi non plus.


- Ah bon ? J'ai pourtant entendu de bons retours sur Sainte-Mangouste d'où je viens...Et de ce que je sais, ils sont plus que aptes à soigner une cécité récente...oups, cette réplique est sortie automatiquement de ta bouche, ce n'était vraiment pas brillant de sous-entendre que tu étais étrangère avec chance, ton interlocutrice serait trop concentrée sur sa dépression pour noter ce détail. Même si elle devrait remarquer à coup sûr ton évanouissement si tu ne te dépêches pas à trouver un bézoard...

-Et toi tu m'a pas répondu. T'es qui? Pourquoi t'es là? J'te sens fébrile.

-...Moi ? Je suis ici comme d'autres personnes ne travaillant pas ici....Je suis à la recherche d'un truc. Mais bon, je ne pense pas que tu devrais trop t’inquiéter...(de moi). Tu sais la magie est une expression de la volonté entre autres, donc,... si tu as la détermination pour guérir, la Magia devrait répondre à cet appel : après tout, nous sommes tous ses enfants. réponse décousue mais c'était normal, tu avais vu un sorcier accompagné d'une médicomage passer non loin de vous, sans prêter attention à l'étrange duo que vous deviez formé : une patiente échevelée et une silhouette empaqueté dans ses vêtements, ne laissant aucune parcelle de peau visible.

Ta baguette ? Rangée, ta main tremblait et tu risquais de mettre le feu accidentellement à la tenue de la frêle femme qui se trouvait à tes côtés. Et surtout elle n'était pas vraiment une menace : légère et morose mais pas folle. Enfin, ton état n'est pas plus reluisant, tu as maintenant froid alors que tu sens encore la transpiration s'écouler le long de ton corps.

-Bon...ce n'est pas que ta compagnie me déplaît mais je suis assez pressée par le temps...Que veux-tu faire finalement ? En sachant que je dois encore monter deux étages je crois...

HRP:
 

Lizzie Bennet
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Lizzie Bennet, le  Lun 2 Oct - 17:26

Post unique III / Previously

Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes. Ils ne pouvaient pas faire plus long comme titre. C’est bon, moi je disais pas Rez-de-Chaussée : Antre de confection et d’expérience liquide supervisée par la maitresse des potions. Sérieux, ça faisait beaucoup trop sérieux. Et stressant. Et j’étais pas une stressée de base. Mais cet endroit.. Cet endroit était trop exigu. Tout était carré, bien rangé, les brancards étaient pas rouillés, on avait perfectionné l’art de la machine à mort.

Oui, je sais, un hôpital n’a pas vocation à être une machine à mort. Mais c’est un endroit où la vie se donne la mort. It’s the death of birth, the death of birth, the death of birth, the death of birth. La voix qui s’est éveillée dans mon dos était plus féminine que la précédente.

Elle semblait ne pas avoir été briefée sur mon cas, donc j’ai eu le plaisir de pouvoir re-raconter comment j’étais devenue borgne puis aveugle. Magique, magique, sinon communiquer entre eux ils savent faire ? Ou c’est pour nous occuper, être sûrs qu’on s’ennuie pas ? Je préférerais avoir une vie, loin d’ici moi ! Pas ce soir, pas ce soir je crois.

Cela a duré une quinzaine de minutes, ou une heure peut-être, le temps est un concept assez abstrait dans ces lieux aseptisés, surtout quand on ne peut se baser sur la luminosité extérieure. Patience, Lizzie, c’est précisément ce que tu viens régler ici.

Voix susurrée. Tu m’as, moi. Sauf si tu considères que je ne suis déjà plus là. Ce qui n’est pas tout à fait faux, je suis morte il y a longtemps déjà. Mais j’aime pas qu’on me le rappelle, alors pour l’heure, considère que je suis là. Pour toi. Pour l’heure seulement, mais c’est déjà ça.

Je me suis retournée, paniquée. Je l’avais entendue. J’en étais sûre. Mes mains se sont mises à trembler, impuissantes.
— Vous connaissez L’Âme Luciole ?
J’ai tout de suite compris qu’elle parlait de Jane. Jane était un fantôme. Jane était restée à Sainte Mangouste. Evidemment.
— Oui. Je n’ai pas eu le temps de répondre. Bouleversée, j’ai renversé la tête en avant, cachant mon menton dans les clavicules.

Je voulais devenir une meilleure personne, mais je n’étais pas prête. Pas encore. A faire face avec mon passé. Un courant froid m’a traversé, dans une probable tentative de câlin, puis plus rien. Le reste n’importait pas. Je ne me rappelle pas de ce qu’on m’a détaillé comme potions et précautions et exercices ; je n’étais déjà plus là.

Je suis désolée, Jean. J’aurais aimé essayer, mais je n’ai pas la force de le faire ici.
J’espère que tu comprendras.

Next week
July Swann
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
July Swann, le  Dim 22 Avr - 11:29

[PV - Wyatt Langton]
Contenu sensible – Mention d’un suicide et de la détresse qui s’ensuit.

Les choses allaient de mal en pis. Depuis son retour, July se faisait souvent la réflexion qu’elle n’aurait pas dû rentrer. Elle avait quitté la quiétude pour retrouver la destruction. Tout lui semblait violence. Il n’y avait plus seulement celle des mages noirs mais celle du quotidien. La pression des autres, de la société, qui vous forcent à rentrer dans le moule. Le mal-être de ceux qui n’y parviennent pas. La douleur des oubliés. Qu’elle soit douce, sourde ou lancinante, toutes étaient déchirantes. Pris dans le tourbillon de la vie l’Homme n’est plus capable de voir ce qui l’entoure et d’en prendre soin. On se dépêche, on s’agite et, dans ce joyeux bazar, on heurte des âmes.
L’ancienne Poufsouffle ne comprenait pas pourquoi elle avait tellement de mal à affronter ces petites épreuves de la vie. N’était-on pas censé s’endurcir avec l’âge ? July, elle, avait l’impression de régresser. Plus elle s’intéressait au monde qui l’entourait, plus elle essayait de comprendre, plus les choses lui paraissaient dures et sombres.

Dans ce flot d’émotions négatives, la rousse se débâtait tant bien que mal pour essayer de ramener la lumière. Elle restait engagée auprès des Phénixs, bien que sa meilleure amie ait déserté leurs rangs. Elle s’était lancée en politique, pour tenter d’améliorer les choses. Mais elle ne faisait que barboter et les quelques éclaboussures qu’elle créait étaient loin de former les vagues du changement. July s’épuisait, à nager ainsi à contre-courant. Seule, et sans soutien. Sa bouée de sauvetage avait été éventrée, anéantie par les forces du mal. Où pouvait-elle bien être, maintenant ? Perdue dans des abysses sans fond ? Ou réfugiée sur un rivage salvateur ?
L’Anglaise espérait de tout son cœur qu’Elenna allait bien. Son optimisme et sa combativité lui manquant tellement. Elle s’efforçait de ne pas lui en vouloir d’avoir ainsi disparu sans prévenir. Après tout, elle avait fait la même chose.

Assise derrière son bureau, July s’efforçait de se concentrer. Mais son esprit était bloqué sur le mal luné qui l’avait bousculé dans le couloir. Elle avait envie de lui dire ses quatre vérités à cet impoli qui se croyait manifestement seul sur terre. Après les conversations fort désagréables sur l’immigration qui causait un affaiblissement du niveau magique, la rousse n’était vraiment pas d’humeur. Le fait de ne pas arriver à se détacher de tout cela était peut-être le plus rageant, finalement. N’y avait-il donc pas de bouton  stop ?!
July  laissa lourdement tomber sa tête dans ses bras. Les yeux fermés, elle respira profondément à plusieurs reprises. Il n’y avait vraiment rien de grave. RIEN de grave.

C’est une lueur qui lui fit redresser la tête. Face à elle, un patronus.
- Miss Swann, dit le sanglier dont la voix féminine dénotait avec la carrure imposante de l’animal, votre père vient d’être transféré à l’hôpital St Mangouste. Votre présence est requise. Le plus tôt possible.
Le sang de July ne fit qu’un tour. Elle courut presque, pour atteindre la sortie du Ministère et transplanter en direction de l’hôpital magique. Plusieurs personnes attendaient à l’accueil et ce fut pour l’Anglaise un véritable supplice d’attendre sans savoir. Elle eut tout le loisir de s’imaginer les pires scénarios. Une attaque à Godric's Hollow ? Un accident ? Un problème de santé ? La voix de la médicomage qui l’avait contacté lui laissait présager quelque chose de grave. Ils ne l’auraient pas appelé, dans le cas contraire.

Cela faisait plusieurs semaines qu’elle n’avait pas pris le temps de rendre visite à son père. Elle savait qu’elle le négligeait, qu’elle n’allait pas le voir assez souvent. Ce n’était pourtant pas à cause de la distance. Plus parce qu’il n’était pas une source de joie ou de réconfort. Depuis le décès de sa mère, il n’était plus qu’une ombre. July ne savait pas comment le sortir de cette mauvaise passe, étant elle-même en proie à ses propres démons. Mais ce qui la rongeait le plus, lorsqu’elle allait le voir, ce n’était le désarroi qu’elle lisait sur son visage, la peine immense d’avoir perdu la femme de sa vie. C’était le sentiment de culpabilité. Elle était partie alors qu’il n’avait pas fini son deuil. D’une certaine façon, il avait, en quelques semaines, perdu sa femme et ses deux enfants. Alors oui, elle était revenue, mais cela pouvait-il être suffisant alors qu’elle n’avait pas été là au moment le plus important ?

Son tour vint finalement et on lui indiqua l’étage numéro trois, service d'empoisonnement par potions et plantes. Voilà qui était bien étrange.
Elle fut accueillie par une jeune femme à la beauté sans artifices. L’émettrice du message ? Elle la fit assoir. Son visage grave laissa présager à July le pire. Elle avait travaillé ici, elle savait bien reconnaitre un médicomage qui porte sur ses épaules la lourde tâche d’annoncer une mauvaise nouvelle à une famille désemparée. Elle avait vu le même regard dans les yeux des moldus qui avaient essayé de soigner sa mère.
- Qu’est-ce que ... ?
- Votre père a été retrouvé inconscient par votre voisine. Il est décédé des suites d’un empoisonnement. En l’absence de traces d’effraction nous avons conclu à un suicide.

July clignait des yeux, bêtement. C’était un peu comme si son cerveau s’était arrêté de fonctionner. Comment assimiler une information pareille ? Ce n’était pas possible. Il y avait erreur sur la personne, son père n’aurait pas … Non, non, non, ce n’était pas possible. Ce n’était …
Un hoquet plaintif résonna dans la salle. La médicomage esquissa un mouvement vers July qui se releva d’un bond. Elle ne voulait pas de sa compassion, elle savait très bien ce qu’elle allait lui dire. Elle aussi avait servi ces discours vides de sens. Ses jambes se mirent en action, sans qu’elle les ait réellement commandées. Elle courait, titubait à travers ces couloirs qu’elle connaissait si bien. Il ne lui fut pas difficile de semer la soignante.
Les larmes l’aveuglaient. Elle se cognait aux murs, comme si elle avait ingéré trop de whisky pur feu. C’était de sa faute. Elle l’avait tué. Comme sa mère. Elle les avait abandonnés. Son diaphragme s’agitait dans des hoquets incontrôlés. Sa respiration était difficile, elle s’étouffait dans ses propres sanglots.
Wyatt Langton
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Wyatt Langton, le  Lun 23 Avr - 19:20

____________________


J'ai beau vouloir me replonger dans le monde des sorciers, je suis encore habitué à mon rythme moldu. Les pieds sur la table basse, je regarde la télé en piochant dans un sachet de cacahuètes. Ellie joue tranquillement avec les petites voitures de son frère et Tiago dessine, près de moi. Je me sens bien. J'aime ces week-end : j'aime quand mes enfants sont avec moi. Je ne suis peut-être pas le meilleur des pères mais j'aime sincèrement mes louveteaux et c'est toujours bon de les avoir près de moi. Je vérifie sur mon téléphone l'avancement du minuteur. Encore trois minutes et le gratin de macaronis sera cuit. Je me sens de plus en plus coincé entre deux mondes : la part moldue de ma vie, celle des technologies, de l'ultra-net, m'est tellement familière... et pourtant la vie des sorciers m'avait manquée. Encore aujourd'hui, j'ai acheté quelques ingrédients pour mes potions...

Je ne sais pas encore ce que je ferais. Je me suis penché sur toutes sortes de formes de magie et de métamorphose... me suis replongé dans l'art délicat des potions magiques... est recommencé la pratique des sorts élémentaires... pas à pas, petit à petit, je me forge une nouvelle identité magique. Je redeviens un sorcier à part entière. C'est avec plaisir que je le fais... pourquoi y a t-il fallut que ma femme me quitte pour que je redécouvre ces plaisirs là ?
- Papa, Ellie mâchouille un truc qui pue !

La voix de Tiago me sort de ma torpeur. Je me retourne vers Ellie.... mais c'est vrai ! bordel ! qu'est-ce qu'elle mange comme ça. Je pousse le paquet de cacahuètes et ma fille, en pleure, se frotte la bouche... elle a des espaces de morceaux noirs et visqueux sur les dents... je suis le pire père du monde ! Ok, Wyatt... Calme... Comment savoir ce qu'elle a mâchonné ? Je regarde là où jouait ma fille quelques secondes avant. Mon sac de courses magiques... le sachet de feuilles de dictame est ouvert... l'essence de dictame soigne mais ne s'avale pas...

En quelques secondes, ma décision est prise : nous allons aller à Sainte Mangouste. Il est hors de question que je prenne le moindre risque. Je me lève, soulevant Ellie qui ne pèse pas plus qu'une plume. Je vais éteindre le four, et j'attrape la main de Tiago :
- Accrochez vous, mes bébés.

Je transplane aussitôt. La sensation d'étouffement est pour moi désagréable : pour mes enfants, c'est encore pire. Les pleurs d'Ellie ont redoublés et Tiago peine à respirer. Heureusement nous touchons vite terre. Je me précipite vers le hall, repère sur le plan le bon étage. Le troisième, celui dédié aux empoisonnements par potions et plantes. Un médicomage prends en charge ma fille et mon fils, qui a besoin d'un calmant. On me demande de rester dans la salle d'attente pour ne pas partager le stress... foutu médicomages ! depuis quand la psychologie est-elle si importante pour eux, hein !

Je tourne comme un lion en cage, attendant désespérément la réponse du médecin. Je ne pourrais jamais me pardonner une telle erreur... si jamais... une femme passe. Une très belle femme, mais ce n'est pas cela qui me marque. Cette femme pleure. Vous commencez à me connaître... ma fille est entre de bonnes mains et je suis inutile à attendre ici... peut-être que ma présence sera plus  efficace si je la suis ? J'emboîte le pas, suivant la chevelure enflammée au coeur brisé. La pauvre femme se cognait la tête contre les murs ! Si j'apprenais qu'un homme était dernière tout ça... je lui ferais payer, parole de Langton.

Je m'approchais doucement, tâchant de ne pas être trop brusque. Finalement, j'attrapais le bras de la jeune femme, la détournant du mur.
- Mademoiselle... tout d'abord, bonjour - vieux réflexe, cette politesse maladie le perdrait. Je ne sais pas ce qui vous met dans un tel état, mais s'il s'agit d'un homme, comptez sur moi pour lui faire regretter d'être né ! Malheureusement nous sommes dans un hôpital... les nouvelles ne sont jamais bonnes. Désirez vous un café ? Cela pourrait calmer vos nerfs... entre familles inquiètes, on peut se soutenir...

Je me mettrais des gifles, tiens ! Plus bâteau que ça... mais enfin, que dire à cette pauvre femme désemparée ?  

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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
July Swann, le  Lun 30 Avr - 9:07

July perçut à peine la pression sur son bras. Son cerveau était en proie à une tempête telle qu’il s’était presque totalement déconnecté de son corps. En cet instant, elle était beaucoup plus avec ses parents que dans l’hôpital magique. Elle allait peut-être les retrouver, dans cette purée de pois qui étouffait ses sens. Leur demander de revenir. S’excuser.
Elle suivit le mouvement, sans opposer de résistance. Un homme lui faisait face. Finalement quelqu’un l’avait rattrapé. Un autre médicomage qui passait dans le coin, sans doute.
La rousse respirait avec difficulté. Ses yeux, gonflés de larmes, regardaient dans toutes les directions à la recherche d’une échappatoire. Dans son esprit les choses étaient floues. Les lèvres de l’homme s’agitèrent et un son lui parvint aux oreilles. Incompréhensible. Comme la disparition de ses parents. Petit oisillon tombée du nit. Orpheline. Elle avait besoin d’eux. Un enfant a toujours besoin de ses parents, qu’il ait cinq, quinze ou trente ans. Nouveau gémissement plaintif.

July du mettre toute sa volonté pour arriver à se concentrer sur les paroles de l’homme qui lui faisait face.
- … jamais bonnes. Désirez-vous un café ? Cela pourrait calmer vos nerfs... entre familles inquiètes, on peut se soutenir...
Un … Quoi ?! … L’Anglaise clignait des yeux, essayant de donner du sens à cette phrase qui n’en avait pas.
- Je … Je …
Sa respiration s’était légèrement calmée. Elle revenait à elle, peu à peu. Ce n’était pas un membre du personnel, comme elle l’avait cru au début. Il était comme elle,  venu au chevet d’un être chère. Pour qui s’inquiétait-il ? Un parent ? Un frère ? Une sœur ? Un ami ? Elle aurait voulu dire quelque chose. Elle les connaissait, ces paroles rassurantes à prodiguer. Mais elle semblait avoir tout oublié. Ne restait en elle que l’absence, un vide incommensurable.

- Je … J’ai …, le disque était rayé.
Son esprit lui disait de se raccrocher à ce que lui avait dit l’homme. Il avait sans doute plus besoin d’aide qu’elle. July était de celles qui prennent soin de leurs semblables et mettent leurs propres problèmes de côté. C’était plus facile d’affronter les démons des autres que les siens. Plus valorisant, aussi.  Elle se sentait utile. Seulement voilà, elle avait fini par craquer. Elle se rendait compte à présent qu’elle n’avait pas été si parfaite que ça et qu’elle avait abandonné pas mal de monde en chemin. Ses collègues, ses amis … Sa famille ... Tout cela n’avait été que de la poudre aux yeux.
- C’est ma faute, dit-elle d’une voix saccadée. Je les ai laissés mourir. J’aurais pu les sauver.
La voilà, la vérité. Elle n’avait jamais été d’aucun secours pour personne. Ni pour elle-même. Alors les pleurs reprirent de plus belle ; respiration saccadée, le corps secoué de sanglots, les yeux débordant de larmes, le nez qui coule à flots. Un mouchoir,  peut-être ?
Morgan Delaube
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Morgan Delaube, le  Lun 28 Mai - 2:18

Suite de ce rp - Poste Unique - Autorisation de Megan et July pour poster ♥

Breath me

La lumière de la chambre fut la première chose à agresser le Blaireau. Malgré ses paupières clauses, il était assez sensible à l'éclat lumineux qui provenait d'il ne sait où. Le bruit fut ensuite une menace pour ses oreilles. Pourquoi tout était si fort ? N'y avait-il pas de bouton off ? Les gens n'avaient-il pas le respect de se taire et de faire moins de bruit ? Un goût pâteux et âcre emplit ensuite sa bouche. Sa langue était sèche et râpeuse. De l'eau. Il avait besoin d'eau. Mais sa bouche ne voulait pas s'ouvrir. Le poids de la couette sur son corps, le contact avec ses vêtements n'étaient que des désagréments pour lui. Et pourtant il réussit à s'endormir tout de même, comme si de rien n'était.

Cette fois-ci, rien ne vint le déranger. Le calme plat régnait et de surcroît le bruit était minime. Morgan se permit d'ouvrir les yeux. Les murs blancs de la salle ne lui était pas familier. Et pourtant, le symbole qui y trônait, lui, l'était. Cependant il lui fallut quelques minutes pour remettre son cerveau en route.

Ouch, I have lost myself again
Lost myself and I am nowhere to be found


Que faisait-il ici, seul, dans le noir ? Quel jour était-il ? Quelle heure ? Cela faisait combien de temps qu'il était là ? Il voulut se relever, et pourtant une force invisible le plaqua contre le lit. De toute façon, il n'avait pas la force nécessaire pour lutter contre. Sainte Mangouste. Voilà, c'est là où il était. L'hôpital pour sorcier. Tiens. Un hôpital ? Est-ce que...

I have been here many times before
Hurt myself again today
And the worst part is there's no one else to blame


Est-ce que c'était lui le responsable ? Avait-il fait quelque chose de mal pour finir ici ? Pourtant, il ne semblait pas plus blessé qu'à l'accoutumé. Ses cicatrices étaient toujours là. Cicatrices. Le souvenir douloureux de comment elles étaient arrivées là le traversa. Par réflexe, sa main couru jusque là où se trouvait sa poche habituellement. Mais il n'y avait rien. Ses yeux commencèrent à courir de gauche à droite, recherchant frénétiquement sa potion, son philtre calmant. Il en avait besoin. Il en avait besoin pour effacer tous ces souvenirs, pour les supporter. Il commença à pousser des grognements, se débattant contre les liens invisibles qui le retenait. Pourquoi est-ce qu'on l'empêchait de se soulager ? N'avait-il pas assez souffert pour se permettre un peu de répit ?

L'agitation ainsi que les hurlements du Blaireau finirent par interpeller un médicomage qui intervint rapidement. Administrer la potion au Blaireau ne fut pas bien dur, car il crut que c'était ce dont il avait besoin, ce dont il voulait. Mais que nenni. Sa tête retomba lourdement sur le coussin et il repartit dans un monde sans songe ni rêves.

Yeah, I think that I might break
Lost myself again and I feel unsafe


Les jours se succèdent et c'est toujours la même rengaine. Morgan cherche désespérément son philtre ou des substitues pour le calmer. L'hôpital a fini par lui envoyer un psychologue dans le but d’apaiser ses tourments sans l'usage de quelque chose qu'il faille avaler. Mais le sorcier se mure dans le silence. Il n'avait pas le droit de voir ses parents, pas tant qu'il n'ouvrirait pas la bouche. Du moins c'est ainsi qu'il comprit les choses. Alors il finit par avouer une dure vérité : sa fille était morte. Le psychologue jugea la raison suffisante pour que le benjamin Delaube puisse développer une addiction. Du moins, c'est ce que celui-ci fit gober au spécialiste de la psychologie. Ses parents furent autorisés à venir le voir. Ils étaient inquiets mais en même temps soulagés de voir qu'il commençait à aller mieux. Mais pour combien de temps ?

Be my friend, hold me
Wrap me up, unfold me
I am small, I'm needy
Warm me up and breathe me


Il fallut encore plusieurs jours avant qu'il ne soit autorisé à sortir. Son commerce avait du tourner sans lui. Tant pis, ce n'était pas une priorité. Par contre les Phénix avaient du se débrouiller sans la présence de Morgan, et sans explications. Ca c'était plus grave. Cependant, il n'était pas indispensable. Peut-être apprendraient-ils par la presse qu'il avait fini ici, peut-être pas. Dans tous les cas il avait besoin d'une excuse. Un burn-out peut-être ? Oui, l'excuse passerait sans doute sans problème. Il fallait juste se méfier d'Azénor, l'empêcher de sonder son esprit. Normalement elle ne le ferait pas sans son autorisation. Mais sait-on jamais.

Son premier réflexe fut de retourner chez lui. Mais tous les placards avaient été vidés des fioles et des ingrédients. Humpf. Tant pis, il trouverait autre chose. Mais avant que l'idée ne lui prenne d'aller faire quelques "emplettes", Percy apparut, heureux de retrouver son maître "en pleine forme". Mais la mise en garde était là : l'elfe le surveillerait et ne le laisserait pas faire une deuxième boulette. Tout comme ses parents qui décidèrent de prolonger leur séjour chez lui. Il n'était pas seul sur ce coup-là. Et pourtant, il ne savait pas combien de temps il tiendrait le coup.

Pour se changer l'esprit, il se mit à lire. De tout. Des romans, des pièces, des essais. Il n'en retenait pas grand chose, mais au moins cela lui permit d'échapper à la réalité. Il reprit le travail rapidement aussi. C'était parfait. Son stress diminuait au fur et à mesure. Et pourtant, un soir, alors qu'il préparait une pièce montée, sa main se remit à trembler, faisant s'écrouler le gâteau. Instinctivement, sa main se porta à sa poche et y saisit la fiole, qu'il déboucha d'une main dont le geste répétitif était maintenant ancré dans ses gênes.
 
Fin du RP
Elias Baxter
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Serpentard
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Elias Baxter, le  Mar 25 Sep - 11:25

RP avec Kohane
Suite de ce RP
L.A. mutuel accordé


Elias ressentit joie et soulagement de voir pour la seconde fois de la journée un visage familier lui apparaitre. Il descendit précipitamment les marches pour prendre la porte et la rejoindre sur le trottoir, les bras grands ouverts, les yeux étincelants. Kohane, je suis tellement content de te voir ! Sa mémoire lui jouait peut-être des tours, mais au moins lorsqu'il était confronté à quelque souvenir, elle ne pouvait pas vraiment le trahir. Il connaissait ces traits, ce sourire, ce regard. Il avait partagé de joyeux moments avec la Mokeuse, et ça on ne pouvait pas le lui enlever. Collègues de cirque ou non, ils étaient amis, et c'était tout ce qui importait à l'heure dite. Tu me sauves la vie. Enfin non, parce que j'étais plus en danger de mort, mais quand même !

Il s'étonna alors de n'apercevoir aucune voiture à l'horizon et fronça les sourcils. Tu es venu comment ? L'hôpital est à côté ? On y va à pieds ? Si j'avais su je t'aurais simplement demandé l'adresse et tu te serais évité un déplacement ! Mais au plissement du regard de Kohane, il comprit que ce qu'il énonçait n'apparaissait qu'étrange aux oreilles de la Mokeuse. Comme s'il avait loupé un wagon. Le semblant de repère et de stabilité qu'il pensait avoir retrouvé s'évanouit comme il était apparu, et il émit un rictus agacé. J'ai dis un truc qu'il fallait pas ? Il observa la tenue de la demoiselle et la trouva fort exotique par rapport à l'habituel accoutrement de la populace londonienne mais ne fit aucun commentaire. Entre gens qui s'échangent des missives par chouette interposée, il n'allait tout de même pas la juger sur le choix d'une garde-robe décalée !

Il réalisa alors qu'il manquait à tous ses devoirs et s'empressa d'y palier, s'affublant d'un large sourire. Tu veux boire un thé avant qu'on bouge ? Je devrais sans doute te raconter ce qui s'est passé... je suppose que je devrais raconter tout ça de nouveau arrivé à l'hôpital, mais ça risque d'être très bizarre, et je crois que je préférerais te le dire avant de devoir tout déballer à de parfaits inconnus. Tu sais on va sans doute me prendre pour un fou ! Et peut-être que je suis fou...
Kohane W. Underlinden
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Kohane W. Underlinden, le  Mar 25 Sep - 13:18


     LA d'Elias

 

A peine la réponse d’Elias reçue, j’ai filé. J’ai laissé le bar entre les mains des stagiaires, promettant être de retour assez rapidement. Puis j’ai transplané jusqu’à Londres. J’ai dû chercher sur un plan l’emplacement exact du lieu, me suis un peu avancée en transplanage avant de finir le tout par le métro.
En arrivant, c’est bel et bien l’Elias, ce revenant lointain, que je vois. Son visage s’éclaire en même temps que le mien. Ca fait rudement plaisir de le voir, ce bougre ! Physiquement, il n’a pas changé. Enfin, peut-être un peu plus marqué que lorsque je l’ai vu pour la dernière fois. Rudement reconnaissable tout de même.
Je l’étreins alors qu’il manifeste son contentement de me voir.

-J’suis aussi super heureuse, je réponds. Contente de savoir que tu es toujours en vie !

Ton léger de la plaisanterie. Avant de me rappeler qu’il a quand même dû se passer un truc grave pour qu’on lui ait conseillé d’aller à Ste Mangouste. D’ailleurs, ses paroles suivantes me font arquer un sourcil. Il évoque le fait qu’il a été en danger de mort et ne l’est plus. Un instant, je me demande s’il plaisante, ça serait bien son genre, d’exagérer un petit truc pour le rendre dramatique. En même temps, sa lettre avait l’air très sérieuse et lui, surtout, très paumé.
Mes interrogations s’approfondissent davantage quand il me questionne sur mon moyen de locomation. Beuh... le transplanage, ça lui dit rien ? Plisser les yeux, dubitative.

-Oh, l’Elias, qu’est-ce que tu racontes là ? je commence avec un rire un peu forcé. Tu... tu plaisantes ?

Un court silence. Je me rends bien compte que non, il ne doit pas plaisanter. Déjà, il ne sait pas où est Ste Mangouste -c’est pour ça que je suis ici, d’ailleurs.
Je ne l’entends que vaguement demander s’il a dit un truc qu’il fallait pas et colle subitement ma main sur son front, histoire de vérifier sa température. Mais, à ce niveau-là, ça a plutôt l’air d’aller bien. Au moins, une bonne chose : il n’est pas en train de bouillir sur place.
Je secoue la tête lorsqu’il me propose une tasse de thé :

-T’as vraiment pas l’air d’aller bien. T’es... t’es plus vraiment toi-même. Je crois qu’il ne aut pas trop tarder, sait-on jamais. Tu m’expliqueras une fois là-bas. Faut déjà s’assurer que tu puisses bien être pris en charge.

Je lui adresse un sourire rassurant avant de me saisir de son bras. Il paraît surpris par mon geste. Je crois qu’il ne se rappelle vraiment pas du transplanage. Sinon, il n’aurait pas l’air aussi confus sur le visage.
Sans rien ajouter d’autre, je me concentre quelques secondes puis
CRAC

On finir par atterrir dans une ruelle près de la grande avenue où se trouve l’hôpital. Je me tourne vers Elias, consciente que les effets du transplanage sont pas toujours très sympas. Je tapote son épaule pour l’aider à faire passer. Avant de le traîner derrière moi.
Rapidement, je repère le magasin désaffecté. Nous y voilà.
J’explique en quelques mots au mannequin que j’amène quelqu’un qui semble souffrir de quelques troubles de la mémoire, notamment concernant le monde sorcier.
Bientôt, nous nous retrouvons dans le hall de l’hôpital. Je regarde, pensive, les panneaux indicateurs des différents services. Sans savoir ce qui est arrivé au Mokeur, je vais avoir du mal à l’orienter vers la bonne partie de l’hôpital. Alors je me tourne vers lui :

-Tu vois un truc qui te correspondrait ?

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 Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes

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