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Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
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Kohane W. Underlinden
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Kohane W. Underlinden, le  Mar 25 Sep - 13:18


     LA d'Elias

 

A peine la réponse d’Elias reçue, j’ai filé. J’ai laissé le bar entre les mains des stagiaires, promettant être de retour assez rapidement. Puis j’ai transplané jusqu’à Londres. J’ai dû chercher sur un plan l’emplacement exact du lieu, me suis un peu avancée en transplanage avant de finir le tout par le métro.
En arrivant, c’est bel et bien l’Elias, ce revenant lointain, que je vois. Son visage s’éclaire en même temps que le mien. Ca fait rudement plaisir de le voir, ce bougre ! Physiquement, il n’a pas changé. Enfin, peut-être un peu plus marqué que lorsque je l’ai vu pour la dernière fois. Rudement reconnaissable tout de même.
Je l’étreins alors qu’il manifeste son contentement de me voir.

-J’suis aussi super heureuse, je réponds. Contente de savoir que tu es toujours en vie !

Ton léger de la plaisanterie. Avant de me rappeler qu’il a quand même dû se passer un truc grave pour qu’on lui ait conseillé d’aller à Ste Mangouste. D’ailleurs, ses paroles suivantes me font arquer un sourcil. Il évoque le fait qu’il a été en danger de mort et ne l’est plus. Un instant, je me demande s’il plaisante, ça serait bien son genre, d’exagérer un petit truc pour le rendre dramatique. En même temps, sa lettre avait l’air très sérieuse et lui, surtout, très paumé.
Mes interrogations s’approfondissent davantage quand il me questionne sur mon moyen de locomation. Beuh... le transplanage, ça lui dit rien ? Plisser les yeux, dubitative.

-Oh, l’Elias, qu’est-ce que tu racontes là ? je commence avec un rire un peu forcé. Tu... tu plaisantes ?

Un court silence. Je me rends bien compte que non, il ne doit pas plaisanter. Déjà, il ne sait pas où est Ste Mangouste -c’est pour ça que je suis ici, d’ailleurs.
Je ne l’entends que vaguement demander s’il a dit un truc qu’il fallait pas et colle subitement ma main sur son front, histoire de vérifier sa température. Mais, à ce niveau-là, ça a plutôt l’air d’aller bien. Au moins, une bonne chose : il n’est pas en train de bouillir sur place.
Je secoue la tête lorsqu’il me propose une tasse de thé :

-T’as vraiment pas l’air d’aller bien. T’es... t’es plus vraiment toi-même. Je crois qu’il ne aut pas trop tarder, sait-on jamais. Tu m’expliqueras une fois là-bas. Faut déjà s’assurer que tu puisses bien être pris en charge.

Je lui adresse un sourire rassurant avant de me saisir de son bras. Il paraît surpris par mon geste. Je crois qu’il ne se rappelle vraiment pas du transplanage. Sinon, il n’aurait pas l’air aussi confus sur le visage.
Sans rien ajouter d’autre, je me concentre quelques secondes puis
CRAC

On finir par atterrir dans une ruelle près de la grande avenue où se trouve l’hôpital. Je me tourne vers Elias, consciente que les effets du transplanage sont pas toujours très sympas. Je tapote son épaule pour l’aider à faire passer. Avant de le traîner derrière moi.
Rapidement, je repère le magasin désaffecté. Nous y voilà.
J’explique en quelques mots au mannequin que j’amène quelqu’un qui semble souffrir de quelques troubles de la mémoire, notamment concernant le monde sorcier.
Bientôt, nous nous retrouvons dans le hall de l’hôpital. Je regarde, pensive, les panneaux indicateurs des différents services. Sans savoir ce qui est arrivé au Mokeur, je vais avoir du mal à l’orienter vers la bonne partie de l’hôpital. Alors je me tourne vers lui :

-Tu vois un truc qui te correspondrait ?

Elias Baxter
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Elias Baxter, le  Mar 25 Sep - 20:29

Au moins elle n'a pas l'air de le prendre pour un taré. Juste de s'inquiéter. Bien sûr c'est peut-être aussi parce qu'il lui a pas raconté. Déjà que c'était pas rien de s'imaginer qu'il soit tombé sur une tribu d'autochtone dans un pays lointain, mais en plus qu'il ait failli finir grillé pour une sombre histoire d'étincelles et de démon supposé... Et qu'il se soit changé en chat ! Nan, vraiment, il était à côté de la réalité. Elle avait raison de s'inquiéter, pour sûr, et ça pouvait aller que de mal en pis.

Bon évidemment, Pokrovski il l'avait pas envoyé chez un psy. Du moins à ce qu'il disait. Alors peut-être que son cas était pas perdu. S'il avait été drogué comme l'avait dit les autorités, peut-être qu'il allait juste falloir le sevrer. Quand bien même il pouvait pas s'empêcher de s'imaginer en camisole entre quatre murs molletonnés. Se secouant la tête pour se tirer de ces bien sombres pensées, Elias darda un oeil sur le bras qui venait de le capturer et haussa un sourcil interrogatif. Il a soudain envie de s'insurger, de lui dire qu'il est encore capable de marcher, qu'elle a pas besoin de le tenir comme ça pour l'aider, mais à peine à t-il énoncer un rude Hey ! qu'un tournis le prend avec force brutalité.

La sensation fut non moins qu'abominable. C'était comme si son corps tentait de s'engouffrer dans un tube tout étroit, comme si l'air autour de lui se compressait pour ne plus jamais le laisser prendre la moindre bouffée, comme s'il allait finir par se désintégrer. Une envie de gerber le prit tandis que l'impression se muait en celle d'un enfermement violent dans un cercueil minuscule scellé six pieds sous terre. Pis soudain, plus rien. Il réalise qu'il a toujours les yeux fermés, une main sur le coeur et le souffle coupé, mais que l'espace autour de lui s'est défait de son étroitesse comme si les quatre murs d'isolement étaient tombés. Il pouvait respirer. Elias ouvrit vivement les deux paupières pour constater avec stupeur que l'intégralité des lieux avaient changés. Comme s'ils s'étaient... téléportés ? Qu... Mais il avait toujours la gerbe à la bouffe et du ravaler ses paroles teintées d'une abominable acidité.

La main réconfortante de Kohane vint se caler sur son épaule et lui allouer quelques frottements amicaux dont elle seule avait le secret, et Elias garda sur la jeune femme un regard pour le moins perdu. Ça semblait normal pour elle. Comme si ce qui venait d'arriver n'avait strictement pas débordé des limites de sa réalité. Comme si elle avait pour habitude de voguer d'un endroit à l'autre d'un simple claquement dans l'espace-temps. Était-ce normal ? Avait-il déjà fait ça ? Si les souvenirs lui étaient revenus à la vue de son mentor ainsi qu'à la rencontre avec sa Mokeuse, là il restait fermé à toute illumination mémorielle. Rien ne lui venait. Rien qu'un blanc et un sentiment nauséeux, et une flopée de questions qui ne semblaient pas vouloir dépasser la barrière de ses dents encore claquantes du traumatisme récent. Fallait avouer, il avait cru mourrir. Ça lui avait duré une seconde, peut-être moins, mais il s'était vu disparaitre de la surface de la terre à tout jamais. Et ça le faisait flipper.

Kohane l'entrainait déjà à sa suite, et il se laissa guider sans un mot, quasi-certain d'avoir basculé à un instant T dans un de ces rêves étranges qui n'en finissent jamais. Un rêve comme il avait vécu en Amazonie, alors qu'il semblait ne plus jamais vouloir se réveiller. Un rêve où des étincelles jaillissaient à son contact, où il se faisait pousser les moustaches et où on voulait le cuire dans un immense chaudron. Bon, fallait espérer que ce rêve là se termine un peu mieux quand même. La devanture du magasin devant lequel s'est arrêté la Mokeuse n'est pas pour le rassurer. Y a un mannequin de femme un peu décharnée, comme délaissé depuis des années, pis de la poussière accumulée sur des étals déserts, sur laquelle courent quelques araignées.

Mais alors que Elias commence à sérieusement questionner son mental quant au choix de suivre une Mokeuse dont il ne se souvient que de brèves interactions toujours accompagnées d'un lézard, il la voit entamer une discussion avec l'une des poupées sans visages pour expliquer leur présence et demander la permission d'entrer. Heu... je suis pas sûr que... Mais l'homme n'a pas fini sa phrase qu'il entend la chose répliquer et leur céder le passage. Ok. C'est clair que là il rêve. C'est clair que là il va plus bien ! Ses souvenirs restent bloqués, et tout ce sur quoi il arrive à se concentrer, c'est la main de Kohane qui l'entraine dans son sillage. Et oh merveille, quelques mètres après l'entrée, il réalise qu'autour de lui il s'agit bien du hall d'un hôpital. C'est bien fait les rêves quand même.

Tu vois un truc qui te correspondrait ? Elle a les yeux rivés sur lui, et lui est persuadé de voir une aura se dessiner autour de ses cheveux. Parce que si c'est un rêve, alors Kohane c'est sans doute sa guide spirituelle. Mais il sait qu'il la connait pour vrai, ça oui. Il a de vrais souvenirs avec elle. D'ailleurs il est bien sûr que cinq minutes avant il était bien réveillé. Qu'il a pas mangé de drôle de fruit jaune depuis, et donc qu'il peut pas être partit à somnolé à l'insu de son plein gré. C'est réel tout ça ? Oui, évidemment, c'est réel. C'est logique que ce le soit, donc tout est logique autour de moi, ok. Il jette un oeil autour de lui et voit une multitudes de gens en robes vertes. Des patients ? C'est heu, attends.

Elias cherche des panneaux. Nan parce que quand on est paumé - à dix sur une échelle de un à dix - faut chercher des panneaux. Y aura bien un truc d'indiqué. Un truc dans sa langue avec un peu de chance. Parce que là s'il commençait à voir des signes délirants dans un espace de dialecte imaginaire il allait vraiment péter un cable. Blessures par créature vivante ? Mais qu'est-ce qu'ils foutent dans cet hôpital les gens... C'est que ça frisait toujours avec le cirque, mais pourquoi qu'ils marquaient pas animaux, comme tout le monde. Heu... ah ! Là ! Il sautille tout à coup comme s'il venait de trouver le trésor au terme d'une quête particulièrement éreintante - et pour le coup c'est un peu vrai -, désignant son trophée à la Mokeuse. Empoisonnement ! Par plante ! J'ai bouffé des fruits chelous là, des trucs jaunes, pis après tout est parti en délire, je suis sûr que c'est ça !

Cette saleté de fruit qu'il voulait plus jamais voir de sa vie. Pourtant ce qu'il était bon... ce qu'il était délicieux. Elias pourrait jamais en oublier la saveur, ni l'odeur si particulièrement boisé, ni le goût si joliment... Stop. Il voulait pas vraiment se rappeler. Il voulait pas se rappeler ce qui s'était passé après. Secouant le bras de Kohane comme un demeuré, il commença à s'exciter. Bon c'est où qu'on trouve quelqu'un pour me purger là ? Que je puisse me rappeler et tout ! J'en peux plus j'ai l'impression d'être dans un de ces brouillards... M'en fou si c'est un mec qui ressemble à un crabe croisé avec une mandarine ou je sais pas quoi, m'en fou de tout ce qu'est bizarre et tout mais je veux récupérer ma tête ! Il pointa ses deux index sur ses temps et frappa rapidement, les yeux grand écarquillés.
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Kohane W. Underlinden, le  Mar 25 Sep - 22:43


L’Elias cherche. Surtout, il se perd. Comme s’il n’était pas à sa place, ici. Dans son monde. Pourtant, c’est son monde ! Lui, le potioniste amoureux des animaux, papa à temps partiel de Klaus et expert en sushis ! Mais que lui est-il donc arrivé, à ce Mokeur en herbe ?
Il remet même en question le fait que tout ça soit réel. Je vais pour lui dire que, oui, c’est bel et bien réel mais comme il semble préoccupé par trouver la bonne direction, je me tais, le laisse chercher. Arque un sourcil quand il se demande ce qu’on soigne ici -après avoir vu le panneau du département des blessures par créatures vivantes. On y soigne un tas de trucs, y’a plein de machins pas toujours très beau parfois très méchant qui peuvent vous blesser !
C’est un peu le désordre, dans sa tête, il part un peu dans tous les sens, le coco.
Finalement, il repère un écriteau qui lui correspond. Empoisonnement ?!

-T’as été empoisonné ?
j’interroge sans plus attendre.

Point positif : il n’est pas mort. C’est qu’il n’a pas mangé un truc trop hard. En même temps, être potioniste, c’est dangereux, peut-être qu’il s’est laissé aller à quelques expériences pas claires qui l’ont mis K-O ?
Il explique en quelques mots une histoire de fruits. Des trucs jaunes. J’espère qu’il ne parle pas de citrons, parce que sinon, c’est un peu étrange, finir à l’hosto pour avoir ingurgité des citrons. Après, remarquez, s’il a avalé les citrons tout rond, ça doit vous bloquer un peu toute la tuyauterie mais dans ce cas-là, il n’est pas question d’empoisonnement, faut surtout faire ressortir ce qui coince.
L’Elias devient presque fou, totalement surexcité : il secoue mon bras en s’impatientant. C’est bien ce que je pensais : il lui manque une partie de ses souvenirs, lui-même le reconnaît. Je bug un peu sur la vision d’un type mi-crabe mi-mandarine, essaie d’imaginer la chose genre une tête de mandarine, des pinces de crabe, des jambes d’humain ? Avec un joli torse tout ce qu’il y a de plus banal ?
Je recule d’un demi-pas face à son air tout à fait complètement illuminé, les yeux écarquillés, les index frappent les tempes.

-Oh, là, l’Elias, keep calm !

Un petit patpat gentil adorable tout plein sur sa tête. Prendre ses poignets dans mes mains et le forcer à décoller ses doigts de ses tempes. Laisser retomber ses bras le long de son corps. Garder son propre calme et lui répondre, complètement chill :

-Ecoute, je ne sais s’il va s’agir de purger, ça dépend de ce que tu as, en fait. J’suis pas médicomage, hein, j’y connais pas grand-chose. Mais on va aller voir, on va poser la question, on va attendre les instructions et, tu verras, tout ira pour le mieux ! Peut-être qu’ils te garderont quelques temps mais quand tu ressortiras, on fera une big sushi party, ça te dit ?

Air tout enthousiaste d’un seul coup à cette idée.
Les sushis, voilà un moment que je n’en ai pas mangé. En même temps, il n’y a qu’avec Elias que j’en mange. Et quand c’est avec lui, c’est toujours synonyme de bonne humeur.

-Puis Klaus sera ravi de te revoir, j’ajoute en le tirant par la manche.

Je suis les indications, grimpe les marches. En passant devant le deuxième étage, je repense soudainement à Arty, aux assassins de pancakes qu’on a poursuivi jusqu’ici, au couple de p’tits vieux qui nous ont pris pour leurs petits-enfants enfin... une histoire de fou, ce truc.
Nous montons encore, jusqu’au troisième.
Je cherche l’accueil du service, trouve une petite dame rondelette derrière un bureau qui est appliquée au-dessus d’un parchemin. Je m’approche en compagnie d’Elias.

-Bonjour.

Elle lève sur nous un regard interrogateur, muet.

-Mon ami a eu... un problème. D’empoisonnement, je crois. Avec des fruits jaunes -pas des citrons, hein.

Regard à Elias, l’air de dire : c’est pas des citrons, hein ?

-Comment est-ce qu...
-Asseyez-vous dans la salle d’attente, quelqu’un viendra l’examiner pour voir la démarche à suivre, répond la femme assez sèchement avant de repartir à son parchemin.

Okay, okay. Merci l’accueil !
Avec un micro soupir, je tire Elias jusqu’aux sièges d’attente. Où je me laisse lourdement tomber.

-C’est pas des citrons, tes fruits, on est d’accord ? je demande subitement.

Parce que, oui, cette question est ultra importante.

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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Elias Baxter, le  Mer 26 Sep - 0:20

Oh, là, l’Elias, keep calm ! Deux mains fines décollent les doigts excités des tempes victimisées et le trentenaire roule des yeux en prenant une longue inspiration. La Kohane lui assène un discours homéopathique sur un ton plus doux qu'un nuage dont il ne comprend que la moitié des mots, mais ça coupe net son agitation, et il étouffe ses milles questions entre ses dents. Nan parce qu'elle avait quand même parlé de sushis. Et ça les sushis, il s'en rappelait bien. C'était la vie, les sushis. Il pourrait en passer partout du moment que ça se finissait en sushi party.

Pis y a Klaus aussi. Klaus qu'aime les sushis. Elias se souvient bien du lézard qu'avait pas de lézard à laper sur le poisson cru enrobé dans son riz. Il repense aux blessures de créatures. Klaus c'était un lézard, mais un peu plus gros que ceux qu'on trouvaient dans la nature. Un brin différent. Y avait pas de mal à être différent. Il aimait bien le différent. Mais c'était peut-être ce genre de différent qu'on appelait créature... ? Ça l'énervait un peu, parce que ça voulait dire que le Klaus avait une étiquette sur la tête, comme quoi qu'il était différent des autres bêtes. Mais aussi, ça l'intriguait. Y avait d'autres trucs comme ça d'un peu différent du commun animal ? Des trucs dont il se souvenait pas ? Y avait pas de doute que oui. Y aurait toujours un truc différent d'un autre dans la nature, toujours un truc qu'on nommerait créature.

Est-ce que dans son boulot il travaillait avec des créatures ? Il avait sa chouette, pis il avait des lapins, alors pourquoi pas imaginer qu'il avait d'autres trucs ? Pis qu'est-ce qu'il faisait dans la vie ? Peut-être il était nounou de créature, carrément. Parce qu'il se souvenait que des fois il gardait Klaus. Ouais, ça se tenait, peut-être qu'il babysittait les trucs différents. Peut-être parce que lui-même était un peu différent. En quoi ? Ça il était pas bien sûr. Mais clairement ça avait un lien avec le chat qui l'habitait. Il entendait encore son ronronnement au creux de son oreille, lui murmurant monts et merveilles.

Perdu dans ses pensées, Elias se rendit compte que non seulement il avait manqué de répondre à la Mokeuse qu'il serait tout aussi ravi de revoir son lézard extraordinaire, et qu'en plus de ça la jeune femme était plus là pour entendre ça. Elle avait prit le chemin de ce qui semblait être un guichet d'accueil, le pas déterminé, pensant sans doute que son compagnon de route serait forcément à son côté. Il s'empressa de la rejoindre et souffla un Bjour un peu paumé. Mon ami a eu... un problème. D’empoisonnement, je crois. Avec des fruits jaunes -pas des citrons, hein. Elias secoua la tête pour nier. Nan, nan, pas des citrons nan. Sinon il en aurait pas autant avalé.

M'enfin y eut pas de débat à entamer, parce que la nana n'avait d'accueillant que le titre inscrit sous son guichet, et elle les congédia sans esquisser un sourire, leur désignant la salle d'attente. Sympa merci, souffla ironiquement Elias en suivant Kohane vers les rangées de sièges droits tout aussi accueillant que la mégère qu'ils venaient de rencontrer. En voilà une qu'avait pas l'air d'aimer son métier. Les sièges non plus ils devaient pas apprécier leur métier cela dit, à recevoir des popotins toute la journée. Sans doute pour ça qu'ils étaient pas bien aimables eux non plus. Tout droit, tout inconfortable, tout froid, trop impeccable. Elias s'agita longuement avant de réussir à trouver une position pas trop cramponnée.

C’est pas des citrons, tes fruits, on est d’accord ? Derechef, Elias secoua la tête. Nah. C'était des... fin je sais pas vraiment ce que c'était, mais c'était pas plus gros que ça, il forma un cercle d'environ deux centimètres entre l'index et le pouce, pis c'était pas aussi jaune qu'un citron tu vois. C'était genre... doré un peu ! Attirant comme un trésor. Pis la peau était un peu translucide, on voyait que y avait du jus et tout, pis l'odeur c'était... - et il en bavait presque. Enfin ils étaient canons quoi, j'aurais du me doute que c'était un piège. C'est comme les plantes carnivores, ça se fait beau pis quand t'y mets un doigt BAM ! Il claqua ses deux mains ensembles juste devant le visage de Kohane.

Me sens bête un peu, je sais pas ce qui m'a pris de les goûter vraiment. J'étais comme ensorcelé tu vois... ils étaient beaux, pis ils sentaient forts et je pensais plus qu'à ça. Et une fois sa cueillette entamée, il avait pas été foutu de s'arrêter. C'était pas un pauvre fruit qu'il avait mangé, mais bien une dizaine qu'il s'était enfilé. Ensorcelé... Haha. Imagine, des fruits magiques ! N'importe quoi ! Son rire emplit la salle d'attente, et se tut brutalement tandis qu'il voyait passer devant lui un homme dont l'oeil et l'oreille gauches avaient été échangés. Wow ! Le délire ! Il déglutit. Limite un fruit magique ça fait moins peur hein ? Haha. Mais il avait un peu pâlit, et il recommença à s'agiter sur son siège.

Y a un truc qui s'est passé tu sais après ma... mon repas. Il avait prit le ton de la conspiration, un murmure pareil à une ombre, et son regard guettait qu'on ne les observe pas de trop près. Il était peut-être pas dans un asile, mais il voulait pas qu'on se décide à l'y emmener à un moment donné ! Pas fou l'Elias, non, pas fou. Me suis réveillé j'étais dans un genre de hutte, dans un village. Quand on m'a emmené devant le chef il m'a fait touché un bout de bois... - il baissa encore plus la voix - et le bois a fait des étincelles ! Les yeux d'Elias s'agrandirent comme pour appuyer son propos, et il captura une main de la jeune femme entre ses doigts. Mais c'est pas tout ! Après ça il a dit... il a dit que j'étais un démon !

Sa tête se tourna tout autour de lui pour que personne ne l'entende, et il s'approcha de l'oreille de Kohane pour terminer son histoire. Je crois qu'il avait peut-être raison. Il savait pas s'il était prêt à lui dire. A lui dévoiler ce pouvoir qu'il avait découvert, ce pouvoir étrange qu'il avait de se changer en animal. En créature. Était-il lui-même une créature ? Est-ce qu'elle le savait déjà ? Est-ce qu'il lui en avait déjà parlé ? Peut-être était-elle comme lui... Ses lèvres restèrent scellées avant qu'il ne se décide enfin à compter l'épopée expliquant la conclusion à laquelle il était arrivé.

Il se releva subitement et mima chaque instant comme s'il y était. Y a le chef là, il a dit : nous manger toi, parce que toi - il souffla le dernier mot - démon, et il reprit avec d'autant plus d'énergie. Là ils m'ont chopés, là, comme ça, boum les mains dans le dos ! Pis ils m'ont trainés dehors, et ils ont commencés à empiler du bois par terre comme ça. Ils chantaient pendant ce temps, ils chantaient mais qu'avec des consonnes tu vois, genre MmmmmmMmmmmm et tout, et ils jouaient du tambour ! Pis moi je pouvais pas bouger tu vois. Maintenant qu'il était partit, il n'arrivait plus à s'arrêter. Ses mains liées dans le dos, les pieds joints, il bondit en avant, faisant comme si on l'avait poussé. Ils m'ont balancés BIM ! Dans un grand chaudron ! Je te jure un chaudron. Immense le chaudron. Y avait que ma tête qui dépassait comme ça. Il tendit le cou, les sourcils arqués. Du coup ben évidemment moi je panique, enfin déjà depuis tout à l'heure je panique hein ! Mais là je vois un des types qu'arrive et il a une torche ! Une torche ! Et il vient m'allumer le feu et tout !

Sa respiration est saccadée, il se remémore la scène comme s'il y était. Moi je suis en panique, en panique, en panique ! Mais je peux pas bouger, alors je ferme les yeux, pis j'essaye de respirer mieux et tout. Tu sais comme de la méditation là un peu. Je voudrais disparaitre comme une souris dans un trou tu sais, pouvoir me barrer, me barrer loin et vite ! Et là... Elias laisse ses bras retomber le long de son corps et revient s'assoir près de Kohane, la mine sérieuse. Là je me suis changé. Je me suis transformé. Tu me crois ou tu me crois pas, et peut-être que j'ai halluciné hein, mais je... je suis devenu un chat. Son regard était sur le visage de la Mokeuse, et sa voix avait baissé d'une bonne octave. C'est comme ça que j'ai réussi à m'enfuir. Et c'est pour ça qu'on l'enverrait à l'asile, très clairement.
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Kohane W. Underlinden, le  Jeu 27 Sep - 17:14


A présent que nous sommes bien installés -enfin, il existe tout de même mieux, question siège, que ces trucs tout raides et aussi peu accueillants que des portes de prison- le récit peut commencer. D’abord, Elias confirme : c’était pas des citrons. En fait, c’était petit. Pis plutôt doré, pas vraiment jaune ciron. Et translucide. Et

-Des mirabelles ! je m’exclame avant de m’interrompre subitement parce que, quand même, normalement, on s’empoisonne pas avec des mirabelles, hein.

Bref, le Mokeur continue, ça avait l’air drôlement alléchant, ses trucs mais apparemment, c’était pas si bon que ça. Même qu’il parle d’un piège et de plante carnivore ! Sur le coup, j’imagine le fruit essayer de le manger et le poursuivre tout partout jusqu’à épuisement. Oh, le pauvre Mokeur.
Je plisse les yeux, en intense réflexion, lorsqu’il évoque la possibilité de fruit magique. Il le dit sur le ton de la plaisanterie mais il devrait être fichtrement sérieux, au contraire ! C’est possible, ça, qu’il soit tombé sur un truc chelou magique qui l’ait mis K-O à la première bouchée.
Je ne réponds rien, passant en revue dans ma tête la liste des ingrédients magiques pouvant répondre à sa description. La base de données m’affiche zéro résultat. Hm... son cas est peut-être encore plus complexe que je ne le pensais.
Attentive et, pour une fois, ultra sérieuse, je l’écoute en hochant la tête de temps à autre.
Question numéro un qui surgit dans mon esprit -et pas la plus inutile des questions, je pense : où était-il ? Parce que bon, j’veux bien qu’il se soit retrouvé dans un village reculé de Grande-Bretagne, n’empêche l’utilisation du mot "chef" me fait tiquer.
Mon air d’intense réflexion s’accentue lorsqu’il décrit l’épisode du bout de bois.
Je rêve ou il parle de sa baguette sans avoir trop l’air d’en parler ? Me frappant mentalement le front, je me rappelle qu’il semble souffrir d’une forme d’amnésie. Pas complète, puisqu’il se rappelle de quelques petites choses de sa vie -genre moi, il se rappelle de moi, même avant de se voir, il se rappelait de la Mokeuse, ça fait plaisir à l’ego, vous trouvez pas ?

Ses mains s’emparent des miennes, comme si nous étions au point le plus culminant du points culminant de son récit : le moment où le bout de bois a fait des étincelles.
Je me retiens lorsque j’ai failli répondre : comme la première fois qu’on t’a mis une baguette magique entre les doigts.
Parce que s’il souffre vraiment d’une amnésie -ce dont je ne doute pas- va falloir y aller doucement, pas à pas. Déjà, il reconnaît certaines choses -les gens, majoritairement, puis il se rappelle de Klaus. C’est une bonne chose. Manque plus qu’il arrive à se rappeler qu’il est sorcier et qu’il réapprenne à faire avec. C’est-à-dire à ne faire de nouveau plus qu’un avec son flux magique.

Oooops je crois que j’ai loupé un micro bout de récit.
Je sursaute lorsqu’Elias se lève brusquement, histoire de mimer la scène. Les yeux tout grands ouverts telle une enfant captivée par le récit de l’ancien, j’écoute ce qu’il raconte. Le chaudron ! Oh ! Karma ! Un potioniste dans un chaudron !
Sans doute qu’il ne voit pas l’ironie de la situation, vu qu’il ne doit pas se rappeler qu’il est potioniste. Mais moi je trouve ça assez étrange comme coïncidence.
Wah ! Il a failli finir bouilli ! Bouilli, mes amis, comme les ingrédients qu’il a l’habitude de touiller ! Oui oui oui !
Et là
Et là

Je tombe des nues.
Un chat !
Il s’est transformé en un f*cking chat !
Woh ! Mais j’savais pas qu’il était animagus, le bougre !
Mes yeux doivent être tout ronds, trop ronds, même, à force d’être si ronds. Genre... des billes, voyez.
Après quelques secondes de silence, histoire de se remettre de ce récit totalement délirant -mais sans doute vrai, j’fais confiance au Mokeur- je finis par poser mes mains sur les épaules de mon vis-à-vis. D’un air très calme. Tranquille.

-Bon, écoute, c’est assez bizarre ton histoire et je ne sais pas quel fruit t’as mangé mais peut-être qu’ici, on saura. Enfin... c’est peut-être pas le fruit en lui-même le problème, mais ce qui s’est passé après. Heureusement, tu te rappelles de moi. Pis de quelques autres trucs. Mais tu sembles aussi avoir oublié quantité d’autres choses. Genre... le bout de bois qu’a fait des étincelles. C’était un peu ça ?

Je sors de ma poche ma propre baguette que je plante sous le nez de l’Elias.
Peut-être que la vue de ce qui constitue chaque sorcier et sorcière et est indispensable à contrôler sa magie -à moins d’être manumage d’excellent niveau- réveillera quelque chose en lui et fera un déclic au fond de son esprit ?

Elias Baxter
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Elias Baxter, le  Dim 30 Sep - 16:53

La Mokeuse a les yeux grands comme des pastèques, et l'Elias de déglutir l'amertume qui lui parsème le fond de la gorge. Elle va l'envoyer en maison d'aliénés maintenant, y a aucun doute. Le silence se fait lourd, l'attente de sa sentence interminable. Elle semble pas se remettre. Pis tout à coup deux mains se tiennent sur ses épaules, et les yeux de Kohane retrouvent leur proportions normales. Il sent comme un poids qui lui tombe au fond de la poitrine, et une supplique se dessine au fond de ses pupilles. Il a envie de lui dire de le croire, il a envie de lui faire savoir qu'il est pas fou, qu'il est conscient de la folie de son histoire, mais qu'il est sûr de tout. Mais dans le fond, il a lui-même un doute. Et ça le ronge de l'intérieur.

Bon, écoute, c’est assez bizarre ton histoire et je ne sais pas quel fruit t’as mangé mais peut-être qu’ici, on saura. Enfin... c’est peut-être pas le fruit en lui-même le problème, mais ce qui s’est passé après. Heureusement, tu te rappelles de moi. Pis de quelques autres trucs. L'Elias hoche la tête frénétiquement. Il se sent rassuré, parce qu'elle a pas parlé de l'emmener ailleurs, de le placer dans un hôpital spécialisé, de lui faire comprendre qu'il a pété un boulon et qu'il faut qu'il se fasse soigner. Nan, pas une fois. Elle a juste l'air contente qu'il se rappelle d'elle. Elle a même l'air d'être fière, un peu, quelque part. Y a de la confiance dans son regard. Il sait pas quoi en penser. Il sait juste qu'il est incroyablement chanceux d'avoir son amitié. Mais tu sembles aussi avoir oublié quantité d’autres choses. Genre... le bout de bois qu’a fait des étincelles. C’était un peu ça ?

Froncement de sourcils de la part de l'Elias, qui la voit fouiller dans sa poche et en sortir un morceau de bois. Plus court que celui qu'il avait vu entre les mains du chef de tribu là-bas en Amazonie. Mais certainement ressemblant. Il esquissa un mouvement de recul, comme effrayé par la chose, effrayé d'en voir jaillir des étincelles et de se retrouver une fois encore à passer pour un démon duquel il faudrait extraire toute forme de vie. Mais son regard reste figé sur la tige sculptée, fasciné. C'est... Ses mains moites se collent sur ses cuisses, et il les frotte nerveusement sur le tissu de son pantalon. Ses yeux se décollent de l'objet pour trouver ceux de Kohane avant de revenir sur le bois. Ça ressemblait vachement à ça ouais... L'admission se fait dans un souffle, et sa voix est presque intimidé.

Dans sa tête, y a un souvenir qui le prend subitement. Il est jeune, et il entre dans une vieille boutique. Sur les étagères tout au fond, de hautes étagères sur lesquelles s'entassent des centaines, peut-être des milliers de boîtes. Y a un type derrière le comptoir, un type qui lui tend l'une de ses boîtes. Et à l'intérieur, un morceau de bois similaire à celui d'Amazonie. Et lorsqu'il le saisit dans son écrin, des étincelles jaillissent. Des étincelles, mêlées d'une sensation intense de chaleur qui lui parcoure le corps avec délicatesse. Je comprends rien. C'est quoi exactement ? Il se souvient du vendeur qui lui explique des trucs, mais les mots semblent prononcés dans une langue qui lui est inconnu. Il saisit rien de la conversation. Il se voit repartir avec l'objet, le regard emplit de fierté. Un seul terme jaillit contre son encéphale à demi-brûlé par ses milles et une pensées. Une baguette ? Une baguette de sorcier...

Le murmure lâché, il éclate de rire et se lève sans attendre de réaction de sa Mokeuse. Une baguette de sorcier ! Je suis pas un démon hein ? Je suis un sorcier ! L'exclamation est pleine, son regard fou, et il balaie du regard le hall de l'hôpital. Comment j'ai pu oublier ? Kohane, je suis un sorcier ! Un sorcier ! La révélation fait jaillir en lui des dizaines de souvenirs qui s'écrasent les uns contre les autres sans qu'il puisse y trouver quelque cohérence que ce soit, et il se sent aussi soulagé qu'harassé. C'était comme s'il était cassé, un demi-sorcier. Il avait plus sa baguette à son côté. Il l'avait délaissé, au sein d'une tribu dans de lointaines contrées. Et avec elle était restée une considérable partie de ses souvenirs, et de ses capacités. Son sourire s'affaissa et il retomba lourdement sur la chaise près de Kohane.Enfin j'étais un sorcier.

La chaleur de la magie, la chaleur l'avait quitté. Il se sentait plus rattaché à ce monde, n'en avait plus que des images délavées, et des souvenirs cassés. Est-ce qu'il avait encore ses pouvoirs ? Est-ce qu'il serait encore capable d'articuler des formules magiques et de vivre au sein de sa communauté ? Il avait de sérieux doutes. Il se sentait paumé, et exténué. Ses émotions allaient en dent de scie, et son moral restait indécis. Kohane, il me faut un docteur pour me réparer. Il avait de nouveau les yeux sur sa Mokeuse. C'était pour ça qu'ils étaient là, oui. C'était pour ça. Mais fallait que ça bouge. Que ça bouge plus vite. Y avait comme un sentiment d'urgence qui se déplaçait en silence contre son esprit en transe.
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Personnage, le  Mar 2 Oct - 19:07

Le Service d'empoisonnement par potions et plantes n'était pas l'endroit où l'on pouvait croiser le Dr Edgar Folley, médicomage de renom, habituellement. Mais en sa qualité de praticien connu et reconnu, touche à tout et désireux d'aider son prochain, l'on faisait souvent appelle à lui pour remplacer ses collègues en cas d'absences ou de congés, ce qui lui permettait d'une part d'enrichir ses connaissances, et d'autre part d'échapper à la mise en place d'une routine qu'il jugeait ennuyeuse. Le médicomage ne se qualifiait pas lui-même comme un expert en empoisonnements, encore que ses pairs estimaient qu'il en savait plus sur la question que certains de ses collègues jugés comme "spécialistes en la matière", mais il prenait tout autant de plaisir à venir officier dans ce service que dans n'importe quel autre.

En effet, sa soif de connaissances et son attrait irrépressible pour la magie médicale n'avaient aucune limite. En véritié, bien qu'il surclassait la plupart des médicomages sur bien des sujets, Mr Folley espérait secrètement tomber un jour, par l'intermédiaire d'un de ses remplacements improvisés, sur une véritable colle médicale, un patient arrivant avec quelque chose de jamais vu, voire peut-être de se trouver face à une impasse, une énigme scientifique que médecine moldue et sorcière, magie, ne sauraient résoudre.

------Edgar Folley releva la tête vers son miroir, secoua ses mains pleines d'eau avant de les passer sur son visage fatigué. Quelques minutes plus tôt, il avait injecté dans un endroit pas du tout destiné à ça un vaccin pour un patient, atteint de rougeonnite aigue, une maladie rare qui causait ponctuellement des plaques rouges rubis sur l'ensemble du corps et qui ne pouvait se soigner que par une injection suffisante de Polypronole sanguin dans le rectum. Une manoeuvre pas trop compliquée, mais assez peu agréable à exécuter. Écarquillant les yeux, il chassa les dernières images des fesses de son patient qui flottaient dans sa tête et quitta sa salle d'eau pour revenir dans sa salle d'examens. Il alla jusqu'à la porte, marchant calmement, agrafant un sourire sur ses lèvres avant d'ouvrir la porte de son bureau.
Dehors, un homme s'exclamait :

Une baguette de sorcier ! Je suis pas un démon hein ? Je suis un sorcier !

Monsieur Folley analysa l'homme qui venait de prononcer cela : grand, brun, beau, trente-cinq ans environ, il paraissait dans la force de l'âge. Au premier abord il avait l'air de la personne sûre d'elle et à qui on se lie d'amitié aisément ; mais derrière cette première impression, il paraissait un peu paumé.

Kohane, il me faut un docteur pour me réparer.
- Cela tombe bien ! déclara le médicomage avec entrain en s'approchant de la dénommée Kohane, je suis le docteur Folley, médicomage pour vous aider ! Vous voulez me suivre dans le cabinet et me dire ce qui vous est arrivé Monsieur.... ?

De ses bras tendus, il invitait les sorciers à le précéder dans son bureau.
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Kohane W. Underlinden, le  Sam 6 Oct - 23:35


La baguette brandie au nez du Mokeur fait son effet : ce dernier a instinctivement un mouvement de recul, comme une peur qui se rappelle à lui, lié à un épisode traumatisant qu’il a vécu en rapport avec les bouts de bois. Air effaré au visage, il bégaie, hésite, un souffle, enfin, qui acquiesce : ça ressemblait à ça.
Lentement, je range ma baguette dans ma poche. Je crois que je commence à comprendre. Le type, dont il parle, c’est sa baguette qu’il a trouvée. Evidemment, y’a eu une réaction quand Elias l’a eue entre les mains et ça a alarmé tout le monde. Mais rien de semblable à une force démoniaque ou autre. Juste l’ordre normal des choses quand on est un sorcier.
Ouais.
Un sorcier.
Peut-être que le problème réside là, en fait. Elias a tout bonnement oublié qu’il en était un. Je revoie en une seconde éclair tout ce qui s’est passé depuis sa lettre à maintenant. Le fait qu’il s’étonne des hiboux en facteur, qu’il ne connaisse pas -ne connaisse plus- Ste Mangouste, qu’il m’ait demandé comment on allait y aller, qu’il ne paraissait pas se rappeler du transplanage et maintenant qu’il ait de la peine à poser des souvenirs sur sa baguette magique.
Comment le lui dire ? Peut-être que ça va lui faire un trop gros choc et qu’il y a un protocole spécial dans des cas comme celui-ci ?

Son rire me sort brutalement de mes pensées. Il s’exclame. Il parle de baguette de sorcier.
Mes yeux se lève sur sa silhouette désormais debout ; ils se mettent à briller. On dirait qu’il se souvient !
Un sourire large, tout en dents, vient souligner le bas de mon visage.
La joie et l’exaltation de la révélation sont de courte durée car bientôt, le Mokeur retombe lourdement sur sa chaise et prononce, à voix haute, un petit bout de vérité. Il était sorcier. Enfin... il l’est toujours. Mais plus comme avant. Puisqu’il paraît se sentir incapable d’effectuer le moindre sort désormais.
Je tapote maladroitement son dos, toute compatissante. Mais que puis-je lui dire ? J’connais pas ce genre de problème, je ne sais pas comment on guérit ça. Cependant, le point positif dans cette histoire, c’est que

-On est dans un hôpital, tu sais. Ils doivent connaître ça. Savoir comment on fait.

Ma voix est douce. Essaie de se faire rassurante. Je ne m’en fais pas, pas outre mesure : l’Elias saura redevenir lui-même. Ce n’est qu’une question de temps. Et de prise en charge par un service adéquat.
Je l’étreins un peu, pleine de tendresse, lorsqu’il dit falloir le réparer.
Tout à coup, une troisième personne fait son apparition sur la scène. Je lève les yeux sur le dénommé Folley. Médicomage, qu’il dit. Oh, parfait. On est là pour ça, justement.
Il nous invite à le suivre dans son cabinet pour expliquer tout ce qui s’est passé. J’hésite un peu en me levant. Je ne sais pas trop si Elias souhaite que je l’accompagne ou préfère y aller seul. Après tout, c’est lui le patient, ici. Peut-être qu’il a besoin de son intimité.
En même temps que je me demande ça, une autre pensée, totalement sans rapport, vient heurter et chambouler l’esprit.
Nous sommes à l’étage des empoisonnements par plantes et potions. J’suis sûre doit y avoir des tas de victimes de dérapages en potions qui se retrouvent ici. Je n’ai encore jamais posé la question à cet endroit. Savoir si

-Excusez-moi

Je pose délicatement une main sur le bras de Folley, pour le signifier que c’est bien à lui que je m’adresse.

-Rien à voir avec mon ami mais... je voulais savoir... est-ce que avez ou avez eu dans votre service un certain Asclépius Underlinden ?

On sait jamais. Personne ne l’a vu au Chaudron Baveur. Ses proches n’ont aucune nouvelle. Je sais qu’il n’est plus à Poudlard par Lizzie. Il n’est plus nulle part, même les morgues, j’en suis sûre, n’ont pas de ses nouvelles. Par contre, je n’ai pas encore essayé l’hôpital. Et quand l’espoir fou vous habite alors même qu’une autre voix vous souffle que c’est inutile de poursuivre la lutte, vous vous accrochez à la moindre petite chose. Là où je peux, je mène l’enquête. Même si, plus le temps passe, plus je sens l’espoir filer entre les doigts. Sensation crève-coeur qui me noie chaque fois que j’y pense trop.

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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Elias Baxter, le  Sam 13 Oct - 17:04

Comme disait Kohane, ça tombait à pique qu'ils se trouvent dans un hôpital. Y avait en prime un médicomage qui venait de débarquer, bras ouverts, les invitant à le suivre à son cabinet. Y allait enfin y avoir de la solution dans l'air. De la solution à ses misères. L'oeil inquiet mais quelque peu rassuré, Elias emboita le pas du type sans hésiter. Oh oui Monsieur Folley, je vous suis, je vous suis. Mettons un terme à cette folie. Je suis Elias, Elias Baxter. Quant à ce qui lui était arrivé, il attendrait d'être borné aux quatre murs privatisés pour le conter. Il fut bien surpris d'entendre sa Mokeuse à son côté quémander après un certain Underlinden au prénom quasi-imprononçable, et fronça un sourcil. Il leur faudrait en parler, car de toutes évidences cette personne avait grande importance aux yeux de son amie.

Elias patienta, laissant la question trouver sa réponse, avant de poser ses mots sur ce qui l'avait mené à Ste Mangouste. Il plaçait tous ses espoirs en l'homme qui lui faisait face, mais avait un brin d'inquiétude quant à savoir s'il pourrait lui venir en aide d'une quelconque manière. Il devait avouer qu'en ce jour éprouvant, il était bien heureux d'avoir une Kohane auprès de lui pour faire rompre ses peurs et faire pâlir sa détresse. Ahum... Monsieur Folley, je dois dire que je ne sais pas vraiment par où commencer, alors j'irais droit au but. J'ai quelques soucis de mémoire. Des soucis que je pense lié à l'ingurgitation d'un fruit... enfin d'une quantité Assez abondante d'un même fruit... voyez, il y a quelques minutes à peine je n'avais aucun souvenir de l'existence de la magie, et encore moins d'être un sorcier !

Son front perlait de sueur tandis qu'il parvenait à la conclusion qui le rebutait le plus. Et à l'heure où je vous parle, je me sens bien incapable de produire quelque magie que ce soit. J'ai l'impression d'avoir oublié comment on fait ! Même si je me rappelle avoir déjà formulé des sorts et concocté des potions je... je sais que si vous me demandiez de lancer quelque chose là tout de suite j'en serais incapable ! Et puis ma mémoire n'est pas complètement revenue, loin de là. Elle ne revient que par bribes. Des visages, puis des mots, et des moments... seulement lorsque l'occasion s'y prête, que l'émotion est forte... mon passé est dans une brume perpétuelle... c'est terriblement frustrant comprenez ? Il avait finalement pris place sur une chaise posée là, une jambe montée par-dessus l'autre, un doigt posé sur le menton, ses deux sourcils se joignant en une ligne d'inquiétude franche.
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Re: Troisième étage : Service d'empoisonnement par potions et plantes
Personnage, le  Dim 28 Oct - 10:05

Les deux personnes posées là se levèrent quand Edgar les invita à les suivre. Quand la jeune femme arriva à sa hauteur, elle empoigna avec espoir le bras du médicomage et lui posa une question, ses yeux lui révélant toute l'importance de la réponse qu'elle espérait : ...est-ce que avez ou avez eu dans votre service un certain Asclépius Underlinden ? Edgard ouvrit de grands yeux ronds sur la jeune femme, puis fouilla sa mémoire un instant. Underlinden. Ce nom lui était familier et il lui semblait, si ses souvenirs ne se mélangeaient pas, qu'il était celui d'une famille célèbre et aisée. Pourtant, il ne se rappelait pas avoir eu un Underlinden en tant que patient. Voyant néanmoins dans son regard à quel point la réponse semblait tenir à la jeune femme, il lui répondit d'une voix compatissante :

- Je suis désolé, mais ce nom en me dit rien. Renseignez-vous au secrétariat, il sauront vous dire si votre ami ou un de ses proches est venu ici récemment.

Ils pénétrèrent ensuite dans le bureau, Edgar alla s'installer sur son fauteuil derrière son imposante table de travail ébène, alors que les deux sorciers prirent place de l'autre côté du monolithe. Bientôt, l'homme qui venait consulter prit la parole et entra dans un monologue d'une limpidité logique. Il était victime, comme Edgard l'avait déjà compris, d'une amnésie totale - même s'il semblait se souvenir d'évènements par périodes - due à l'ingestion de fruits en trop grosses quantité.
Le médicomage observa le patient qui fouillait sa mémoire, réfléchissant en même temps à des possibilités d'amélioration. Il nota mentalement les informations que lui donnait l'homme qui se trouvait là, visiblement secoué à l'idée de fouiller dans ses propres souvenirs comme un inconnu.

- Bien ! dit Mr Folley avec un sourire grandi sur les lèvres. J'ai une petite question : à quand remonte l'ingestion de ces fruits, et en quelle quantité exactement les avez-vous mangés ? L'apparence du fruit en lui-même importait peu, si l'amnésie venait bel et bien de l'ingestion, elle s'en irait avec le temps. Le problème venait surtout du quand ? En effet, si l'ingestion remontait à plusieurs jours déjà, l'organisme avait probablement digéré les fruits depuis longtemps, alors l'amnésie mettrait sans doute un bon moment à partir... Mais Mr Folley espérait ne pas avoir à annoncer cette nouvelle trop rapidement à son patient qui avait déjà l'air assez perdu comme cela. Et il avait une autre piste à explorer, ou plutôt, une tentative de faire ressurgir des souvenirs à son patient.

Prêtant l'oreille pour écouter les réponses de l'homme, il écarta son fauteuil du bureau en poussant de ses deux mains sur le rebord et s'accroupît derrière son outil de travail. Il ouvrit les portes de placard sous les tiroirs et on entendit rapidement l'entrechoquements de plusieurs objets qu'il posait sur le sol. Relevant la tête par dessus son bureau après quelques instants, il en ressortit le fruit de ses excavations : une éprouvette, un bocal, deux ou trois ingrédients nécessaire à des potions médicales mais connus de tous potioniste qui se respecte. Ravi de ses trouvailles, il demande à son patient, joyeux :

- Très bien Monsieur, dites-moi, l'un ou plusieurs de ces objets vous rappellent-ils quelque chose ?
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