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Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges
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Matt Austin
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Matt Austin, Mar 22 Mai 2018, 22:28


Pv Elly Wildsmith


Une fine pluie s’abattait sur la capitale londonienne tandis que d’épais nuages cachaient un timide soleil. Un parapluie noir au dessus de la tête, Matt marchait dans les rues du centre, slalomant entre les flaques d’eau et les modlus qui regardaient leurs pieds. Il soupira quand un enfant un peu trop pressé traversa une flaque, projetant quelques gouttelettes sur son pantalon marron ainsi que ses chaussures en tissu bleu. Grommelant, le franco-américain continua sa route, encore plus vigilant qu’avant.

Bientôt, le sorcier arriva dans une avenue très passagère, où de nombreuses personnes marchaient d’un pas pressé. Il allait bientôt être quatorze heures, l’heure de la reprise du travail ce qui expliquait leur présence. Enfin, de toute manière, cette avenue était très passante, c’était toujours la même galère. Matt continua sa marche et s’arrêta seulement quand il arriva face à la façade d’une boutique de vêtements. Usé, le crépit s’effondrant, l’inscription «Purge & Pionce Ltd » était quasiment illisible.

Pour les moldus, ce bâtiment n’avait rien d’exceptionnel mais pour les sorciers, ce lieu était un incontournable du monde magique. Un incontournable pour tout personne ayant besoin d’une consultation suite à des soucis… magique. L’hôpital de Sainte-Mangouste ne payait pas de mine d’extérieur mais il était réputé dans le monde entier pour ses qualités de service et de guérison. On ne pouvait pas dire que Matt étant un habitué… Il avait fait plusieurs séjours oui, mais rien d’exceptionnel, qu’il disait. Mais depuis sa défaite trois ans auparavant, Matt avait des consultations tous les mois, autant pour un suivit de son état psychologique que physique.

Le franco-américain se positionna devant l’un des mannequins de la banque. Il n’avait rien d’exceptionnel, vêtu de vêtements tout droit sorti des années 70’s. En quelques mots, adressé au mannequin bien sur, ce dernier lui fit un léger signe de la main. Si un moldu voyait ça, il tournerait de l’œil. Matt regarda autour de lui et d’un mouvement rapide, il traversa la vitrine. Aucun bruit sourd, aucune bruit d’éclat de verre. Le sorcier se trouvait maintenant dans un immense hall, entouré par d’autres sorciers, certains en robe typique du monde magique, qui marchaient ou discutaient entre eux.

Rangeant son parapluie, le Serdaigle se rendit au comptoir de l’accueil de l’hôpital. Il déclina son identité et informa la sorcière en robe verte des raisons de sa venue. Cette dernière, quelques coups de baguette après sur ses registres, indiqua au franco-américain l’étage et le numéro de la salle dans laquelle il devait se rendre. Matt la remercia et lui fit son plus beau sourire avant de se diriger en direction des ascenseurs magiques.

Matt arriva au quatrième étage de l’hôpital, un étage qu’il avait apprit à connaître par cœur maintenant. Une pancarte sur la porte à l’écriture magique signalait qu’il se trouvait au service « Pathologie des Sortilèges ». Un endroit un peu glauque dans lequel les cris habituels de certains patients qui arrivaient ici ne faisaient que renforcer cette envie pressante de fuir l’étage.  Mais habitué depuis quelques temps à tout cela, le sorcier franco-américain continua son chemin sans faire attention aux patients accompagnés par les médicomages en robe verte. Cet étage était réservé aux sorciers ayant raté ou reçu des sortilèges puissants, leur laissant des séquelles importantes. Tout comme lui. Aucun médicomage n’avait réussit à faire disparaître cet abdominal nombre « 67 » gravé dans la peau de son torse ou encore, réduire la douleur que lui procurait sa brulure, surtout durant la nuit.

Matt s’arrêta enfin devant une porte sur laquelle il était écrit « Consultation ». Les salles de consultations de cet étage étaient assez spéciales. En effet, il n’y avait pas qu’un seul lit mais plusieurs séparés par d’épais rideaux blancs. Habituellement, cette endroit était remplit mais quand le sorcier poussa la porte, il eu le plaisir de constater qu’aucun sorcier et que aucun draps n’étaient tirés autour d’un lit. Un peu de solitude ne lui ferrait aucun mal, puis personne ne viendrait le questionner sur ses blessures et son corps… meurtris.

Comme à son habitude, le sorcier déboutonna sa chemise, l’enleva puis retira son débardeur blanc qu’il portait en dessus. Il jeta négligemment ses vêtements sur le lit le plus au fond de la pièce, proche de la fenêtre. L’ancien auror se posa sur le matelas, face à la fenêtre et dos à la porte, regarda les patients et leur famille qui osaient braver la fine pluie qui tombait sur la capitale londonienne. Matt attendait l’arrivée du médicomage qui s’occuperait de son traitement, pensif.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Elly Wildsmith, Dim 27 Mai 2018, 00:21


Une journée morne sous la pluie londonienne. Aujourd’hui pas d’entraînement ni de duel au Heurtoir, non. Journée de « repos » si l’on pouvait appeler cela comme ça. Car ce n’était pas vraiment reposant à ton gout. Depuis que tu avais quitté le Ministère, tu étais obligée de t’astreindre à la vérification de tes blessures magiques reçues suite aux trop nombreux duels avec les Mangemorts. Et le fait d’avoir quitté le Bureau des Aurors t’obligeait à aller à Ste Mangouste, ne pouvant plus bénéficier des services des Medicomages du Ministère.

C’est en soupirant que tu te rendis à l’étage où tu étais attendue. C’était terrible ce suivi. D’un côté, tu t’en fichais de ces cicatrices, de cette brûlure sur ton avant-bras ou de cette gravure sous ta clavicule. Mais tu t’astreignais aux vérifications, aux essais pour les faire disparaitre. Tu savais à quel point les empreintes de tes blessures faisaient du mal à ton compagnon. Cela lui rappelait les défaillances de votre union, ses propres failles et faiblesses, qui trouvaient, forcément, écho aux tiennes.

C’est d’un pas lent que tu rejoignis la salle de consultation, une salle ni plus, ni moins assimilable à un dortoir. De nombreux lits étendus, parfois séparés par des rideaux blancs, parfois non. Et c’était d’ailleurs le cas aujourd’hui. Il n’y avait absolument personne, si ce n’est un homme, là tout au fond de la pièce. De dos, il était peu probable qu’il t’ait remarqué alors tu te laissas aller à une simple politesse « Bonjour » et tu t’installais sur un lit sans un regard pour la silhouette. L’endroit était déjà suffisamment déprimant, il n’était pas nécessaire de chercher les confrontations de regards ou de blessures.

Tu laissas tomber ta cape au pied du lit, et te contenta d’aller t’assoir négligemment sur le lit, jambes étendues, dos au mur. Ton regard se perdait, allant parfois de la porte à la fenêtre, vagabondant sur les murs ou les rideaux. Tu aurais pu d’ailleurs, tirer le rideau, te calfeutrant ainsi derrière des blessures dont tu avais déjà fait le deuil depuis longtemps. Mais y’avait un truc qui te retenait de le faire, comme une curiosité malsaine au fond, de savoir ce qu’il pouvait bien arriver à la silhouette du fond de la salle.

Tu ne savais pas trop pourquoi les gens venaient ici, s’ils y étaient poussés, s’ils y étaient forcés. Pour toi, faire disparaitre les cicatrices ça amenait à les refuser, à refuser de croire qu’elles existaient, que les souffrances que tu avais subies pour cela n’avaient jamais été. Alors que pourtant cela faisait partie de toi, entièrement, complétement. Cela avait motivé des choix, des plus sensibles aux plus téméraires …

Perdue dans tes pensées, tes doigts effleuraient le matricule gravé sous ta clavicule. Tant de choses s’étaient passées depuis cette nuit-là. « Foutu matricule ». C’était supposé être pensé mais tu l’avais sorti à voix haute. C’était un peu le problème lorsque tu partais trop loin dans tes pensées. T’espérais en quelques sortes que la silhouette n’ait rien entendu. Mais ça, t’en étais pas certaine.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Matt Austin, Mar 29 Mai 2018, 13:40


Son visage tourné vers l’extérieur, Matt regardait à peine les sorciers et sorcières qui se promenaient dans la cour extérieure de l’hôpital. A chaque fois, sa présence dans cet établissement lui rappelait des souvenirs qu’il avait enfouis au plus profond de son âme. Tout ici, l’odeur, la sensation du matelas, des draps, ravivait des images et des sensations que le franco-américain se força à oublier. Mais le torrent de souvenir frappait aux portes de son esprit et le sorcier se résigna à fermer ses yeux, laissant tout remonter.

Sainte Mangouste. L’hôpital du monde magique caché aux moldus. Un des souvenirs les plus vivaces du sorcier était sans nul doute cette fameuse nuit où les mangemorts avaient attaqué le Poudlard Express. Les copris des enfants sur le sol. Le sang. Matt était Auror à l’époque et il s’était rendu sur le lieu du drame, évidement, mais aussi à l’hôpital où les enfants sorciers blessés avaient été transportés. Les cris dans les couloirs, les pleurs. Et toujours cette odeur de sang. Même des années après le drame, l’odeur du sang et les cris de souffrance de certains enfants semblaient toujours présents dans ces couloirs.

Un autre souvenir le submergea. Un souvenir douloureux. Après sa cuisante défaite contre un mangemort, le laissant entre la vie et la mort, on l’avait transporté directement ici. Il avait alors passait une nuit entière sur la table d’opération ainsi que plusieurs jours dans le coma. Son corps entier avait été brisé. Tout comme son esprit. On l’avait laissé pour mort au milieu du chemin de Traverse, son sang s’échappant petit à petit de son corps meurtri. Matt ne se rappelait pas complétement de cette nuit. Il avait des flashs. Des flashs de douleur, sombre, dont l’odeur du sang était omniprésent.

« Bonjour. »

Ce simple mot, cette simple politesse ramena le sorcier au présent, refoulant ses souvenirs au fond de son esprit. Matt ne répondit pas, non par impolitesse, mais parce qu’il venait tout juste de sortir d’un pseudo était inconscient. Il reprit le contrôle de sa respiration, reprit le contrôle de son esprit. L’Occlumancie lui était réellement utile pour ça, pour faire le tri de ses souvenirs et de ses sentiments.

Matt ne se retourna pas pour regarder la patiente qui venait d’arriver. Elle aussi devait avoir ses raisons pour venir ici. Et comme chaque sorcier qui se trouvait dans cette salle de consultation, la causette autour des blessures n’était pas la bienvenue. On préférait garder ce genre de chose pour soit même. Et même si de nature le franco-américain était curieux, il respectait le silence de chacun sur les blessures.

Pourtant, alors qu’il regardait toujours à l’extérieure, les quelques mots que prononça la sorcier présente dans la pièce le frappèrent de plein fouet. « Foutu matricule ». Matricule. 67. Ce mangemort qu’il l’avait laissé entre les portes de la mort, sa marque gravé à jamais sur le torse de l’ancien Auror. Rien que d’y penser, la haine de sorcier remonta en lui. Une haine sourde et dangereuse que Matt eu un mal fou à refouler.

Mais sa curiosité était maintenant piquée. Lui qui habituellement, ici même, ne prononçait que des rares mots pour satisfaire les médicomages qu’ils l’occultaient. Pourtant, le franco-américain se retourna dans son lit, toujours assis, et fit face à la sorcière qui était allongée dans l’un des lits de la même rangée.

De longs cheveux bruns, une silhouette plutôt frêle, elle ne semblait pas avoir remarqué le mouvement de sur son lit au fond de la pièce. Ou du moins, si elle l’avait remarqué, elle ne semblait pas s’en soucier. Plutôt normal pour dire vrai. Mais le franco-américain remarqua un petit détailla qui ne fit que pousser sa curiosité à un niveau supérieur. Sur la clavicule de la sorcière, malgré le fait qu’il n’en n’était pas sur, le sorcier semblait voir le haut du nombre « 67 » gravé dans sa peau.

« Excusez moi de vous déranger. Je n’ai pas pour habitude de faire la conversation dans des lieux comme celui ci. Après tout nous avons chacun nos secrets mais… Le sorcier franco-américain laissa une poignée de seconde s’écouler avant de reprendre. On dirait bien que nous partageons une blessure des plus semblables. Faites pas un être tout aussi répugnant que son ordre. »

Faisant face à la sorcière, elle ne pouvait que voir le nombre « 67 » qui était gravé dans son torse, toujours aussi net, voyant, rougeâtre. Le souvenir d’un masque. Un souvenir de douleur.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Elly Wildsmith, Sam 02 Juin 2018, 18:29


Les yeux mi-clos, la tête posée en arrière le long du mur, tu attendais tranquillement qu’un médicomage vienne faire son office – et en profiter pour réitérer le fait qu’il ne pourrait rien contre cette cicatrice – pour que tu puisses repartir tranquillement à tes activités quotidiennes. Y’a un mouvement au loin, tu t’en rends compte sans le prendre en compte. En quelque sorte, tu t’en fiche. Non pas que ça ne t’intéresse pas, mais tu penses qu’ici, chacun vient pour ses soins et repart comme il est venu.

Pourtant, y’a quelques mots qui s’échappe, qui te font te redresser sur le lit, t’assoir en tailleur. Et t’observes l’homme qui s’exprime. Qui parle d’une blessure fait par un être répugnant. Un sourire s’allume sur ton visage. Oui, un être répugnant que tu avais pourtant rejoins dans ta quête du bien, du juste pour la communauté magique. Tu en savais quelque chose après avoir dirigé le Bureau des Aurors. Tu savais comment le Ministère fonctionnait, comment les aurors traquaient. Si, un temps, il t’avait semblé représenté le meilleur espoir pour les sorciers, tu en étais aujourd’hui revenue.

Tes yeux se baladent sur le torse nu de l’homme alors que tu hoches doucement la tête. Des cicatrices jonchent son thorax, mais celle qui est plus visible, plus douloureuse aussi sans doute, et le matricule du masque rouge. Le 6 et le 7 gravé au couteau. Un soupir « En effet, il semble que ce matricule soit très fort pour marquer les corps de ses victimes ». Encore que, fallait s'estimer heureux et heureuse que d'être encore en vie.

Tu l’observes encore, son visage ne t’est pas inconnu mais tu n’arrives pas à le resituer. Alors tu demandes « Nous sommes-nous déjà rencontrés quelque part ? Votre visage me dit quelque chose mais impossible de savoir d’où ». Tu te relèves du lit, t’avances vers lui, tends ta main comme salutation « Elly Wildsmith, ravie, si j'puis dire », une présentation sommaire mais efficace, après tout, pas besoin d’en dire plus. Ton visage s’était souvent montré comme l’image du Bureau, même si désormais tu n’y appartenais plus, ton passé restait pourtant connu.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Matt Austin, Mer 06 Juin 2018, 23:32


La sorcière se positionna mieux sur son lit tandis que Matt finissait de parler, de lui laisser entrevoir une bribe de son passé. Ce matricule, ce nombre, cette gravure, seulement le médicomage qui s’occupait de lui l’avait vu. Surtout d’aussi près. Le franco-américain restait des plus discrets sur cette blessure, préférant éviter qu’on le questionne sur ce sujet. Ca ne concernait que lui, lui seul. Sa vengeance était personnelle et il retrouverait les mangemorts sans l’aide de personne. Pourtant, voilà qu’il venait d’engager la conversation sur ce sujet douloureux.

« En effet, il semble que ce matricule soit très fort pour marquer les corps de ses victimes ».

Matt ne pouvait qu’être d’accord avec la sorcière face à lui. Effectivement, on dirait bien que de graver le nombre « 67 » sur le corps de ses victimes était la marque de fabrique de ce mangemort. Sa signature. Avait-il d’autre personne qui portait cette gravure ? Était-il lui même toujours en service ? A faire des actes aussi abominable les uns que les autres.

La sorcière brune se repositionna alors sur son lit d’hôpital, ses yeux détaillant le franco-américain. Se connaissaient-ils tous les deux ? Car Matt avait cette impression de déjà vue, mais il n’arrivait pas à mettre un nom ou un prénom sur le visage de la jeune femme face à lui. Sa douce voix ramena le sorcier au présent.

« Nous sommes-nous déjà rencontrés quelque part ? Votre visage me dit quelque chose mais impossible de savoir d’où »

Une impression qui était donc partagée pour les deux. Matt allait lui répondre négativement, préférant mentir que d’avouer qu’il ne se rappelait plus de son nom ou de son prénom. Mais la sorcière ne lui laissa pas le temps de répondre et enchaina tout en se levant de son lit.

« Elly Wildsmith, ravie, si j'puis dire »

Main tendue face à lui que le franco-américain serra chaleureusement. Elly Wildsmith. Bien sur. Comment n’avait-il pas réussit à la reconnaître ? Son visage avait été placardé dans les rues à l’époque où elle avait reprit la tête du bureau des Aurors. Une Auror compétente d’après les dires de la population du monde magique. Même si Matt avait passé plusieurs années loin de cet univers, il avait tout de même suivit de loin l’actualité pendant qu’il se remettait de ses blessures.

« C’est un honneur pour moi de vous rencontrer Madame Wildsmith, lui répondit l’ancien Auror un sourire amical aux lèvres. Matt Austin. Je suis un ancien Auror, il y a trois ans en arrière maintenant. Encore un point que nous semblons partager. »

C’était surement de leur passé un commun que la sorcière le connaissait. Après tout, l’univers des Agents d’élite du Ministère de la Magie était petit et on entendait souvent quelques noms d’anciens collègues dans les couloirs du bureau. De plus, on devait encore chuchoter et se moquer de la débâcle qu’avait connue le franco-américain. Un des rares Aurors a s’être vu contraint pas ses supérieurs à quitter son boulot et non à démissionner de sa propre initiative.

« J’ai entendu beaucoup de bien à votre sujet, enchaina le sorcier. Notamment durant votre temps comme Chef des Aurors. Matt laissa quelques secondes passer, avant d’oser demander. Une question me taraude l’esprit et ne vous voyez surtout pas obligé de répondre. Mais pourquoi avoir quitté votre poste ? N’est ce pas l’endroit idéal pour changer le monde ? »

Question des plus personnelle. Mais Matt n’avait pu s’en empêcher car pour lui, quand on épousait le job d’Auror, la seule solution pour le quitter était de mourir et de se voir obliger de démissionner. Était-ce nouveau Ministère de la Magie qui l’avait poussé vers la sortie ? Car depuis son départ, le bureau allait mal. Les bruits couraient que le nombre d’Auror en fonction diminuait à vue de nez. Ce métier ne semblait plus attirer les sorciers, qui devaient surement préférer se la couler douce, critiquer le Ministère et les Aurors dès que les masqués attaquaient mais incapable eux même de se donner les moyens de faire changer les choses. Hypocrite.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Elly Wildsmith, Dim 10 Juin 2018, 18:47


Une main tendue que l’homme saisit et serre chaleureusement. Avant de se présenter. Et aussitôt, les pièces du puzzle de ton esprit semblent vouloir se mouvoir pour fabriquer un tableau un peu près concevable, ou, en tout cas, facilement assimilable. L’homme était issus du Ministère, et plus particulièrement du bureau des Aurors, c’était sans doute la raison pour laquelle son visage ne t’étais pas inconnu.

Tu souris, un peu connement, fallait bien l’avouer. Car si tu t’étais, un temps seulement, penchée sur les dossiers des anciens aurors, tu n’en avais pas fait ta lecture favorite et ainsi tu ignorais donc les faits d’arme du dénommé Matt Austin face à toi. Toujours est-il que vous avez affronté les mêmes ennemis, au vu des cicatrices qui jonchaient vos deux corps. Avait-il fait le même choix que toi ? Ou, au contraire, restait-il toujours sous l’ombre insolente de ce Ministère ?

Tu te garderais bien de faire des suppositions, et, par ailleurs, il continue, arguant qu’il avait entendu beaucoup de bien à ton sujet. Un mince sourire vient fleurir tes lèvres alors qu’intérieurement tu penses à toutes les critiques reçues lors de tes années à la tête du bureau. C’était le « bon temps », pourrait dire certain. D’autres, peut-être, te regrettait. Toi, en tout cas, tu assumais ton choix. Il était fini, dépassé, révolu, le temps où tu n’étais qu’un sbire du Ministère.

Finalement, la question de l’homme te ramène à la réalité. De votre conversation, mais plus encore de l’état dans lequel se trouve la communauté magique actuellement. Etre persuadé qu’il fallait faire partie du Ministère pour faire changer les choses était un concept auquel tu n’accrochais plus. A force d’y avoir trop cru, sans doute. Tu souris, toujours, à l’homme, et tu réfléchis quelques instants avant de formuler ta réponse. Puis tu te libères, quasi instinctivement « Je suis partie de mon propre chef, je ne supportais plus l’impassibilité des hautes instances face aux pertes et aux disparitions que nous dénombrions. Les aurors ne sont pas supposés être de la chair à pâté. Ni devoir servir de bouc émissaire pour camoufler l’incapacité des différents ministre à la tâche qui leur incombe ».

T’avais l’impression de lâcher un propos ultra extrême qui pouvait être tourné et retourné contre toi, mais tu parlais là à un ancien auror. Peut-être que lui aussi, il avait remarqué cette difficulté qu’avait les Grands du Monde, à réussir leurs missions. Et surtout, à ne pas laisser la responsabilité de leurs actions à d’autres. « Et vous, Mister Austin ? Je n’ai pas connaissance des causes de votre départ ? » Ou plutôt, t’avais eu tellement la tête occupée à plusieurs missions que t’avais du survoler le dossier sans y accorder beaucoup d’intérêt. Erreur de jeunesse, sans doute.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Matt Austin, Jeu 21 Juin 2018, 15:46


La question de Matt semblait être plus gênante que prévue car l’ancienne chef du bureau des Aurors prit un léger temps pour la réflexion. Léger temps durant lequel le sorcier n’osa pas enchainer sur un autre sujet, ou de s’excuser. Après tout, elle avait surement ses propres raisons et elle ne souhaitait pas les partager avec un inconnu, même si cet inconnu avait officié pour le bureau durant quelques années. Le franco-américain s’apprêtait donc à changer le sujet de leur conversation, mais la réponse d’Elly fut plus rapide.

« Je suis partie de mon propre chef, je ne supportais plus l’impassibilité des hautes instances face aux pertes et aux disparitions que nous dénombrions. Les aurors ne sont pas supposés être de la chair à pâté. Ni devoir servir de bouc émissaire pour camoufler l’incapacité des différents ministre à la tâche qui leur incombe ».

Net, clair et précis. Matt n’avait jamais vue les choses et son ancien boulot ainsi. Mais Elly avait eu bien plus de responsabilité que lui, ayant dirigé le bureau. Pourtant, le sorcier franco-américain malgré ce que venait de lui dire Elly, était déçue des raisons de son départ. Les instances supérieures n’avaient jamais vraiment suivies les Aurors, même lorsque Matt y travaillait. Mais pour lui, même sans suivit et même si ils étaient la « première ligne » du Ministère de la Magie, les Aurors devaient continuer de croire en leurs convictions. Laisser tomber ne ferait rien de plus que fermer les yeux sur l’état actuel des choses. Si on voulait changer les choses, dans leurs manières légales, seuls les Aurors pouvaient y arriver. L’Ordre du Phénix essayait certes de changer les choses, mais quelle image donnait-elle à la population magique en le faisant de manière illégale ? Un principe idéal et surement impossible mais auquel le sorcier se rattachait.

« Et vous, Mister Austin ? Je n’ai pas connaissance des causes de votre départ ? » La voix de la sorcière ramena Matt à leur conversation.

Son départ. Pouvait-on vraiment parler de départ ? Après tout, il n’avait pas le choix mais l’obligation. Ces blessures étaient bien trop importantes, physiquement et psychologiquement pour qu’il puisse continuer à servir sous les ordres du Ministère de la Magie. Un métier qui avait adoré, qu’il avait trouvé si parfait. Matt ne se laissa pas distraire plus longtemps par les souvenirs qui remontaient dans son esprit. Un mince sourire aux lèvres, il répondit à la sorcière tout en effleurant légèrement ce nombre gravé à jamais sur son torse.

« Les conséquences d’un surplus de confiance je dirais. Notre connaissance commune m’est tombée dessus, il y a trois ans et j’ai pensé pouvoir le battre à moi tout seul. Je me suis trompé, terriblement trompé, le sorcier prononça ses dernières paroles comme un chuchotement. »

Ce soir la, Matt aurait pu appeler de l’aide, envoyer un message à ses collègues. Mais trop sur de lui, trop confiant en ses propres capacités, il avait tout perdu. Depuis, le sorcier recherchait ardemment ce mangemort dans l’espoir de pouvoir se venger. Et il serait tout aussi heureux d’en attraper un autre que lui, pour passer ses nerfs.

« Le métier d’Auror ne vous manque donc pas Madame Wildsmith ? Enchaîna le franco-américain. Je peux comprendre que les hautes instances du Ministère de la Magie vous ont dégouté, après tout, ce ne sont que des politiciens qui pensent à leur petite personne. Mais servir la population, essayer de faire changer les choses, apporter un peu de sérénité, que faites vous de tout cela ? »

Matt avait voulu se retenir de poser cette question, mais il n’avait pu s’en empêcher, une nouvelle fois. Sa curiosité l’avait encore emportée mais il voulait savoir. Après tout, lui même enrageait d’avoir les mains liées, sans aucune possibilité, pour défendre ce monde magique qui le séduisait tant.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

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