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Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges
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Matt Austin
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Matt Austin, Mar 22 Mai 2018, 22:28


Pv Elly Wildsmith


Une fine pluie s’abattait sur la capitale londonienne tandis que d’épais nuages cachaient un timide soleil. Un parapluie noir au dessus de la tête, Matt marchait dans les rues du centre, slalomant entre les flaques d’eau et les modlus qui regardaient leurs pieds. Il soupira quand un enfant un peu trop pressé traversa une flaque, projetant quelques gouttelettes sur son pantalon marron ainsi que ses chaussures en tissu bleu. Grommelant, le franco-américain continua sa route, encore plus vigilant qu’avant.

Bientôt, le sorcier arriva dans une avenue très passagère, où de nombreuses personnes marchaient d’un pas pressé. Il allait bientôt être quatorze heures, l’heure de la reprise du travail ce qui expliquait leur présence. Enfin, de toute manière, cette avenue était très passante, c’était toujours la même galère. Matt continua sa marche et s’arrêta seulement quand il arriva face à la façade d’une boutique de vêtements. Usé, le crépit s’effondrant, l’inscription «Purge & Pionce Ltd » était quasiment illisible.

Pour les moldus, ce bâtiment n’avait rien d’exceptionnel mais pour les sorciers, ce lieu était un incontournable du monde magique. Un incontournable pour tout personne ayant besoin d’une consultation suite à des soucis… magique. L’hôpital de Sainte-Mangouste ne payait pas de mine d’extérieur mais il était réputé dans le monde entier pour ses qualités de service et de guérison. On ne pouvait pas dire que Matt étant un habitué… Il avait fait plusieurs séjours oui, mais rien d’exceptionnel, qu’il disait. Mais depuis sa défaite trois ans auparavant, Matt avait des consultations tous les mois, autant pour un suivit de son état psychologique que physique.

Le franco-américain se positionna devant l’un des mannequins de la banque. Il n’avait rien d’exceptionnel, vêtu de vêtements tout droit sorti des années 70’s. En quelques mots, adressé au mannequin bien sur, ce dernier lui fit un léger signe de la main. Si un moldu voyait ça, il tournerait de l’œil. Matt regarda autour de lui et d’un mouvement rapide, il traversa la vitrine. Aucun bruit sourd, aucune bruit d’éclat de verre. Le sorcier se trouvait maintenant dans un immense hall, entouré par d’autres sorciers, certains en robe typique du monde magique, qui marchaient ou discutaient entre eux.

Rangeant son parapluie, le Serdaigle se rendit au comptoir de l’accueil de l’hôpital. Il déclina son identité et informa la sorcière en robe verte des raisons de sa venue. Cette dernière, quelques coups de baguette après sur ses registres, indiqua au franco-américain l’étage et le numéro de la salle dans laquelle il devait se rendre. Matt la remercia et lui fit son plus beau sourire avant de se diriger en direction des ascenseurs magiques.

Matt arriva au quatrième étage de l’hôpital, un étage qu’il avait apprit à connaître par cœur maintenant. Une pancarte sur la porte à l’écriture magique signalait qu’il se trouvait au service « Pathologie des Sortilèges ». Un endroit un peu glauque dans lequel les cris habituels de certains patients qui arrivaient ici ne faisaient que renforcer cette envie pressante de fuir l’étage.  Mais habitué depuis quelques temps à tout cela, le sorcier franco-américain continua son chemin sans faire attention aux patients accompagnés par les médicomages en robe verte. Cet étage était réservé aux sorciers ayant raté ou reçu des sortilèges puissants, leur laissant des séquelles importantes. Tout comme lui. Aucun médicomage n’avait réussit à faire disparaître cet abdominal nombre « 67 » gravé dans la peau de son torse ou encore, réduire la douleur que lui procurait sa brulure, surtout durant la nuit.

Matt s’arrêta enfin devant une porte sur laquelle il était écrit « Consultation ». Les salles de consultations de cet étage étaient assez spéciales. En effet, il n’y avait pas qu’un seul lit mais plusieurs séparés par d’épais rideaux blancs. Habituellement, cette endroit était remplit mais quand le sorcier poussa la porte, il eu le plaisir de constater qu’aucun sorcier et que aucun draps n’étaient tirés autour d’un lit. Un peu de solitude ne lui ferrait aucun mal, puis personne ne viendrait le questionner sur ses blessures et son corps… meurtris.

Comme à son habitude, le sorcier déboutonna sa chemise, l’enleva puis retira son débardeur blanc qu’il portait en dessus. Il jeta négligemment ses vêtements sur le lit le plus au fond de la pièce, proche de la fenêtre. L’ancien auror se posa sur le matelas, face à la fenêtre et dos à la porte, regarda les patients et leur famille qui osaient braver la fine pluie qui tombait sur la capitale londonienne. Matt attendait l’arrivée du médicomage qui s’occuperait de son traitement, pensif.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Elly Wildsmith, Dim 27 Mai 2018, 00:21


Une journée morne sous la pluie londonienne. Aujourd’hui pas d’entraînement ni de duel au Heurtoir, non. Journée de « repos » si l’on pouvait appeler cela comme ça. Car ce n’était pas vraiment reposant à ton gout. Depuis que tu avais quitté le Ministère, tu étais obligée de t’astreindre à la vérification de tes blessures magiques reçues suite aux trop nombreux duels avec les Mangemorts. Et le fait d’avoir quitté le Bureau des Aurors t’obligeait à aller à Ste Mangouste, ne pouvant plus bénéficier des services des Medicomages du Ministère.

C’est en soupirant que tu te rendis à l’étage où tu étais attendue. C’était terrible ce suivi. D’un côté, tu t’en fichais de ces cicatrices, de cette brûlure sur ton avant-bras ou de cette gravure sous ta clavicule. Mais tu t’astreignais aux vérifications, aux essais pour les faire disparaitre. Tu savais à quel point les empreintes de tes blessures faisaient du mal à ton compagnon. Cela lui rappelait les défaillances de votre union, ses propres failles et faiblesses, qui trouvaient, forcément, écho aux tiennes.

C’est d’un pas lent que tu rejoignis la salle de consultation, une salle ni plus, ni moins assimilable à un dortoir. De nombreux lits étendus, parfois séparés par des rideaux blancs, parfois non. Et c’était d’ailleurs le cas aujourd’hui. Il n’y avait absolument personne, si ce n’est un homme, là tout au fond de la pièce. De dos, il était peu probable qu’il t’ait remarqué alors tu te laissas aller à une simple politesse « Bonjour » et tu t’installais sur un lit sans un regard pour la silhouette. L’endroit était déjà suffisamment déprimant, il n’était pas nécessaire de chercher les confrontations de regards ou de blessures.

Tu laissas tomber ta cape au pied du lit, et te contenta d’aller t’assoir négligemment sur le lit, jambes étendues, dos au mur. Ton regard se perdait, allant parfois de la porte à la fenêtre, vagabondant sur les murs ou les rideaux. Tu aurais pu d’ailleurs, tirer le rideau, te calfeutrant ainsi derrière des blessures dont tu avais déjà fait le deuil depuis longtemps. Mais y’avait un truc qui te retenait de le faire, comme une curiosité malsaine au fond, de savoir ce qu’il pouvait bien arriver à la silhouette du fond de la salle.

Tu ne savais pas trop pourquoi les gens venaient ici, s’ils y étaient poussés, s’ils y étaient forcés. Pour toi, faire disparaitre les cicatrices ça amenait à les refuser, à refuser de croire qu’elles existaient, que les souffrances que tu avais subies pour cela n’avaient jamais été. Alors que pourtant cela faisait partie de toi, entièrement, complétement. Cela avait motivé des choix, des plus sensibles aux plus téméraires …

Perdue dans tes pensées, tes doigts effleuraient le matricule gravé sous ta clavicule. Tant de choses s’étaient passées depuis cette nuit-là. « Foutu matricule ». C’était supposé être pensé mais tu l’avais sorti à voix haute. C’était un peu le problème lorsque tu partais trop loin dans tes pensées. T’espérais en quelques sortes que la silhouette n’ait rien entendu. Mais ça, t’en étais pas certaine.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Matt Austin, Mar 29 Mai 2018, 13:40


Son visage tourné vers l’extérieur, Matt regardait à peine les sorciers et sorcières qui se promenaient dans la cour extérieure de l’hôpital. A chaque fois, sa présence dans cet établissement lui rappelait des souvenirs qu’il avait enfouis au plus profond de son âme. Tout ici, l’odeur, la sensation du matelas, des draps, ravivait des images et des sensations que le franco-américain se força à oublier. Mais le torrent de souvenir frappait aux portes de son esprit et le sorcier se résigna à fermer ses yeux, laissant tout remonter.

Sainte Mangouste. L’hôpital du monde magique caché aux moldus. Un des souvenirs les plus vivaces du sorcier était sans nul doute cette fameuse nuit où les mangemorts avaient attaqué le Poudlard Express. Les copris des enfants sur le sol. Le sang. Matt était Auror à l’époque et il s’était rendu sur le lieu du drame, évidement, mais aussi à l’hôpital où les enfants sorciers blessés avaient été transportés. Les cris dans les couloirs, les pleurs. Et toujours cette odeur de sang. Même des années après le drame, l’odeur du sang et les cris de souffrance de certains enfants semblaient toujours présents dans ces couloirs.

Un autre souvenir le submergea. Un souvenir douloureux. Après sa cuisante défaite contre un mangemort, le laissant entre la vie et la mort, on l’avait transporté directement ici. Il avait alors passait une nuit entière sur la table d’opération ainsi que plusieurs jours dans le coma. Son corps entier avait été brisé. Tout comme son esprit. On l’avait laissé pour mort au milieu du chemin de Traverse, son sang s’échappant petit à petit de son corps meurtri. Matt ne se rappelait pas complétement de cette nuit. Il avait des flashs. Des flashs de douleur, sombre, dont l’odeur du sang était omniprésent.

« Bonjour. »

Ce simple mot, cette simple politesse ramena le sorcier au présent, refoulant ses souvenirs au fond de son esprit. Matt ne répondit pas, non par impolitesse, mais parce qu’il venait tout juste de sortir d’un pseudo était inconscient. Il reprit le contrôle de sa respiration, reprit le contrôle de son esprit. L’Occlumancie lui était réellement utile pour ça, pour faire le tri de ses souvenirs et de ses sentiments.

Matt ne se retourna pas pour regarder la patiente qui venait d’arriver. Elle aussi devait avoir ses raisons pour venir ici. Et comme chaque sorcier qui se trouvait dans cette salle de consultation, la causette autour des blessures n’était pas la bienvenue. On préférait garder ce genre de chose pour soit même. Et même si de nature le franco-américain était curieux, il respectait le silence de chacun sur les blessures.

Pourtant, alors qu’il regardait toujours à l’extérieure, les quelques mots que prononça la sorcier présente dans la pièce le frappèrent de plein fouet. « Foutu matricule ». Matricule. 67. Ce mangemort qu’il l’avait laissé entre les portes de la mort, sa marque gravé à jamais sur le torse de l’ancien Auror. Rien que d’y penser, la haine de sorcier remonta en lui. Une haine sourde et dangereuse que Matt eu un mal fou à refouler.

Mais sa curiosité était maintenant piquée. Lui qui habituellement, ici même, ne prononçait que des rares mots pour satisfaire les médicomages qu’ils l’occultaient. Pourtant, le franco-américain se retourna dans son lit, toujours assis, et fit face à la sorcière qui était allongée dans l’un des lits de la même rangée.

De longs cheveux bruns, une silhouette plutôt frêle, elle ne semblait pas avoir remarqué le mouvement de sur son lit au fond de la pièce. Ou du moins, si elle l’avait remarqué, elle ne semblait pas s’en soucier. Plutôt normal pour dire vrai. Mais le franco-américain remarqua un petit détailla qui ne fit que pousser sa curiosité à un niveau supérieur. Sur la clavicule de la sorcière, malgré le fait qu’il n’en n’était pas sur, le sorcier semblait voir le haut du nombre « 67 » gravé dans sa peau.

« Excusez moi de vous déranger. Je n’ai pas pour habitude de faire la conversation dans des lieux comme celui ci. Après tout nous avons chacun nos secrets mais… Le sorcier franco-américain laissa une poignée de seconde s’écouler avant de reprendre. On dirait bien que nous partageons une blessure des plus semblables. Faites pas un être tout aussi répugnant que son ordre. »

Faisant face à la sorcière, elle ne pouvait que voir le nombre « 67 » qui était gravé dans son torse, toujours aussi net, voyant, rougeâtre. Le souvenir d’un masque. Un souvenir de douleur.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Elly Wildsmith, Sam 02 Juin 2018, 18:29


Les yeux mi-clos, la tête posée en arrière le long du mur, tu attendais tranquillement qu’un médicomage vienne faire son office – et en profiter pour réitérer le fait qu’il ne pourrait rien contre cette cicatrice – pour que tu puisses repartir tranquillement à tes activités quotidiennes. Y’a un mouvement au loin, tu t’en rends compte sans le prendre en compte. En quelque sorte, tu t’en fiche. Non pas que ça ne t’intéresse pas, mais tu penses qu’ici, chacun vient pour ses soins et repart comme il est venu.

Pourtant, y’a quelques mots qui s’échappe, qui te font te redresser sur le lit, t’assoir en tailleur. Et t’observes l’homme qui s’exprime. Qui parle d’une blessure fait par un être répugnant. Un sourire s’allume sur ton visage. Oui, un être répugnant que tu avais pourtant rejoins dans ta quête du bien, du juste pour la communauté magique. Tu en savais quelque chose après avoir dirigé le Bureau des Aurors. Tu savais comment le Ministère fonctionnait, comment les aurors traquaient. Si, un temps, il t’avait semblé représenté le meilleur espoir pour les sorciers, tu en étais aujourd’hui revenue.

Tes yeux se baladent sur le torse nu de l’homme alors que tu hoches doucement la tête. Des cicatrices jonchent son thorax, mais celle qui est plus visible, plus douloureuse aussi sans doute, et le matricule du masque rouge. Le 6 et le 7 gravé au couteau. Un soupir « En effet, il semble que ce matricule soit très fort pour marquer les corps de ses victimes ». Encore que, fallait s'estimer heureux et heureuse que d'être encore en vie.

Tu l’observes encore, son visage ne t’est pas inconnu mais tu n’arrives pas à le resituer. Alors tu demandes « Nous sommes-nous déjà rencontrés quelque part ? Votre visage me dit quelque chose mais impossible de savoir d’où ». Tu te relèves du lit, t’avances vers lui, tends ta main comme salutation « Elly Wildsmith, ravie, si j'puis dire », une présentation sommaire mais efficace, après tout, pas besoin d’en dire plus. Ton visage s’était souvent montré comme l’image du Bureau, même si désormais tu n’y appartenais plus, ton passé restait pourtant connu.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Matt Austin, Mer 06 Juin 2018, 23:32


La sorcière se positionna mieux sur son lit tandis que Matt finissait de parler, de lui laisser entrevoir une bribe de son passé. Ce matricule, ce nombre, cette gravure, seulement le médicomage qui s’occupait de lui l’avait vu. Surtout d’aussi près. Le franco-américain restait des plus discrets sur cette blessure, préférant éviter qu’on le questionne sur ce sujet. Ca ne concernait que lui, lui seul. Sa vengeance était personnelle et il retrouverait les mangemorts sans l’aide de personne. Pourtant, voilà qu’il venait d’engager la conversation sur ce sujet douloureux.

« En effet, il semble que ce matricule soit très fort pour marquer les corps de ses victimes ».

Matt ne pouvait qu’être d’accord avec la sorcière face à lui. Effectivement, on dirait bien que de graver le nombre « 67 » sur le corps de ses victimes était la marque de fabrique de ce mangemort. Sa signature. Avait-il d’autre personne qui portait cette gravure ? Était-il lui même toujours en service ? A faire des actes aussi abominable les uns que les autres.

La sorcière brune se repositionna alors sur son lit d’hôpital, ses yeux détaillant le franco-américain. Se connaissaient-ils tous les deux ? Car Matt avait cette impression de déjà vue, mais il n’arrivait pas à mettre un nom ou un prénom sur le visage de la jeune femme face à lui. Sa douce voix ramena le sorcier au présent.

« Nous sommes-nous déjà rencontrés quelque part ? Votre visage me dit quelque chose mais impossible de savoir d’où »

Une impression qui était donc partagée pour les deux. Matt allait lui répondre négativement, préférant mentir que d’avouer qu’il ne se rappelait plus de son nom ou de son prénom. Mais la sorcière ne lui laissa pas le temps de répondre et enchaina tout en se levant de son lit.

« Elly Wildsmith, ravie, si j'puis dire »

Main tendue face à lui que le franco-américain serra chaleureusement. Elly Wildsmith. Bien sur. Comment n’avait-il pas réussit à la reconnaître ? Son visage avait été placardé dans les rues à l’époque où elle avait reprit la tête du bureau des Aurors. Une Auror compétente d’après les dires de la population du monde magique. Même si Matt avait passé plusieurs années loin de cet univers, il avait tout de même suivit de loin l’actualité pendant qu’il se remettait de ses blessures.

« C’est un honneur pour moi de vous rencontrer Madame Wildsmith, lui répondit l’ancien Auror un sourire amical aux lèvres. Matt Austin. Je suis un ancien Auror, il y a trois ans en arrière maintenant. Encore un point que nous semblons partager. »

C’était surement de leur passé un commun que la sorcière le connaissait. Après tout, l’univers des Agents d’élite du Ministère de la Magie était petit et on entendait souvent quelques noms d’anciens collègues dans les couloirs du bureau. De plus, on devait encore chuchoter et se moquer de la débâcle qu’avait connue le franco-américain. Un des rares Aurors a s’être vu contraint pas ses supérieurs à quitter son boulot et non à démissionner de sa propre initiative.

« J’ai entendu beaucoup de bien à votre sujet, enchaina le sorcier. Notamment durant votre temps comme Chef des Aurors. Matt laissa quelques secondes passer, avant d’oser demander. Une question me taraude l’esprit et ne vous voyez surtout pas obligé de répondre. Mais pourquoi avoir quitté votre poste ? N’est ce pas l’endroit idéal pour changer le monde ? »

Question des plus personnelle. Mais Matt n’avait pu s’en empêcher car pour lui, quand on épousait le job d’Auror, la seule solution pour le quitter était de mourir et de se voir obliger de démissionner. Était-ce nouveau Ministère de la Magie qui l’avait poussé vers la sortie ? Car depuis son départ, le bureau allait mal. Les bruits couraient que le nombre d’Auror en fonction diminuait à vue de nez. Ce métier ne semblait plus attirer les sorciers, qui devaient surement préférer se la couler douce, critiquer le Ministère et les Aurors dès que les masqués attaquaient mais incapable eux même de se donner les moyens de faire changer les choses. Hypocrite.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Elly Wildsmith, Dim 10 Juin 2018, 18:47


Une main tendue que l’homme saisit et serre chaleureusement. Avant de se présenter. Et aussitôt, les pièces du puzzle de ton esprit semblent vouloir se mouvoir pour fabriquer un tableau un peu près concevable, ou, en tout cas, facilement assimilable. L’homme était issus du Ministère, et plus particulièrement du bureau des Aurors, c’était sans doute la raison pour laquelle son visage ne t’étais pas inconnu.

Tu souris, un peu connement, fallait bien l’avouer. Car si tu t’étais, un temps seulement, penchée sur les dossiers des anciens aurors, tu n’en avais pas fait ta lecture favorite et ainsi tu ignorais donc les faits d’arme du dénommé Matt Austin face à toi. Toujours est-il que vous avez affronté les mêmes ennemis, au vu des cicatrices qui jonchaient vos deux corps. Avait-il fait le même choix que toi ? Ou, au contraire, restait-il toujours sous l’ombre insolente de ce Ministère ?

Tu te garderais bien de faire des suppositions, et, par ailleurs, il continue, arguant qu’il avait entendu beaucoup de bien à ton sujet. Un mince sourire vient fleurir tes lèvres alors qu’intérieurement tu penses à toutes les critiques reçues lors de tes années à la tête du bureau. C’était le « bon temps », pourrait dire certain. D’autres, peut-être, te regrettait. Toi, en tout cas, tu assumais ton choix. Il était fini, dépassé, révolu, le temps où tu n’étais qu’un sbire du Ministère.

Finalement, la question de l’homme te ramène à la réalité. De votre conversation, mais plus encore de l’état dans lequel se trouve la communauté magique actuellement. Etre persuadé qu’il fallait faire partie du Ministère pour faire changer les choses était un concept auquel tu n’accrochais plus. A force d’y avoir trop cru, sans doute. Tu souris, toujours, à l’homme, et tu réfléchis quelques instants avant de formuler ta réponse. Puis tu te libères, quasi instinctivement « Je suis partie de mon propre chef, je ne supportais plus l’impassibilité des hautes instances face aux pertes et aux disparitions que nous dénombrions. Les aurors ne sont pas supposés être de la chair à pâté. Ni devoir servir de bouc émissaire pour camoufler l’incapacité des différents ministre à la tâche qui leur incombe ».

T’avais l’impression de lâcher un propos ultra extrême qui pouvait être tourné et retourné contre toi, mais tu parlais là à un ancien auror. Peut-être que lui aussi, il avait remarqué cette difficulté qu’avait les Grands du Monde, à réussir leurs missions. Et surtout, à ne pas laisser la responsabilité de leurs actions à d’autres. « Et vous, Mister Austin ? Je n’ai pas connaissance des causes de votre départ ? » Ou plutôt, t’avais eu tellement la tête occupée à plusieurs missions que t’avais du survoler le dossier sans y accorder beaucoup d’intérêt. Erreur de jeunesse, sans doute.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Matt Austin, Jeu 21 Juin 2018, 15:46


La question de Matt semblait être plus gênante que prévue car l’ancienne chef du bureau des Aurors prit un léger temps pour la réflexion. Léger temps durant lequel le sorcier n’osa pas enchainer sur un autre sujet, ou de s’excuser. Après tout, elle avait surement ses propres raisons et elle ne souhaitait pas les partager avec un inconnu, même si cet inconnu avait officié pour le bureau durant quelques années. Le franco-américain s’apprêtait donc à changer le sujet de leur conversation, mais la réponse d’Elly fut plus rapide.

« Je suis partie de mon propre chef, je ne supportais plus l’impassibilité des hautes instances face aux pertes et aux disparitions que nous dénombrions. Les aurors ne sont pas supposés être de la chair à pâté. Ni devoir servir de bouc émissaire pour camoufler l’incapacité des différents ministre à la tâche qui leur incombe ».

Net, clair et précis. Matt n’avait jamais vue les choses et son ancien boulot ainsi. Mais Elly avait eu bien plus de responsabilité que lui, ayant dirigé le bureau. Pourtant, le sorcier franco-américain malgré ce que venait de lui dire Elly, était déçue des raisons de son départ. Les instances supérieures n’avaient jamais vraiment suivies les Aurors, même lorsque Matt y travaillait. Mais pour lui, même sans suivit et même si ils étaient la « première ligne » du Ministère de la Magie, les Aurors devaient continuer de croire en leurs convictions. Laisser tomber ne ferait rien de plus que fermer les yeux sur l’état actuel des choses. Si on voulait changer les choses, dans leurs manières légales, seuls les Aurors pouvaient y arriver. L’Ordre du Phénix essayait certes de changer les choses, mais quelle image donnait-elle à la population magique en le faisant de manière illégale ? Un principe idéal et surement impossible mais auquel le sorcier se rattachait.

« Et vous, Mister Austin ? Je n’ai pas connaissance des causes de votre départ ? » La voix de la sorcière ramena Matt à leur conversation.

Son départ. Pouvait-on vraiment parler de départ ? Après tout, il n’avait pas le choix mais l’obligation. Ces blessures étaient bien trop importantes, physiquement et psychologiquement pour qu’il puisse continuer à servir sous les ordres du Ministère de la Magie. Un métier qui avait adoré, qu’il avait trouvé si parfait. Matt ne se laissa pas distraire plus longtemps par les souvenirs qui remontaient dans son esprit. Un mince sourire aux lèvres, il répondit à la sorcière tout en effleurant légèrement ce nombre gravé à jamais sur son torse.

« Les conséquences d’un surplus de confiance je dirais. Notre connaissance commune m’est tombée dessus, il y a trois ans et j’ai pensé pouvoir le battre à moi tout seul. Je me suis trompé, terriblement trompé, le sorcier prononça ses dernières paroles comme un chuchotement. »

Ce soir la, Matt aurait pu appeler de l’aide, envoyer un message à ses collègues. Mais trop sur de lui, trop confiant en ses propres capacités, il avait tout perdu. Depuis, le sorcier recherchait ardemment ce mangemort dans l’espoir de pouvoir se venger. Et il serait tout aussi heureux d’en attraper un autre que lui, pour passer ses nerfs.

« Le métier d’Auror ne vous manque donc pas Madame Wildsmith ? Enchaîna le franco-américain. Je peux comprendre que les hautes instances du Ministère de la Magie vous ont dégouté, après tout, ce ne sont que des politiciens qui pensent à leur petite personne. Mais servir la population, essayer de faire changer les choses, apporter un peu de sérénité, que faites vous de tout cela ? »

Matt avait voulu se retenir de poser cette question, mais il n’avait pu s’en empêcher, une nouvelle fois. Sa curiosité l’avait encore emportée mais il voulait savoir. Après tout, lui même enrageait d’avoir les mains liées, sans aucune possibilité, pour défendre ce monde magique qui le séduisait tant.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Elly Wildsmith, Dim 24 Juin 2018, 23:38


Il semble que ta question provoque une latence, une sorte de réflexion intérieure de la part de l’homme qui te fait face. Comme si cette simple interrogation l’avait fait replonger dans son passif d’auror. Tu ne dis rien, ne te racle pas la gorge, non, tu attends, simplement, les doigts posés sur cette cicatrice qui orne ton corps.

Finalement il te confie qu’il s’agit d’un surplus de confiance. Tu arques un sourcil, surprise. Etait-il possible d’avoir un excès de confiance en tant qu’auror ? Toi, tu avais toujours douté de tout, tout le temps, c’était sans doute pour ça que tu avais pu quitter le Ministère, parce que tes idéaux avaient été mis à mal, ton rêve décrédibilisé. Mais tu ne laissais rien paraitre, tu écoutais, sereine, la suite du discours que t’offrait le dénommé Austin.

Les rencontres avec les Mangemorts laissaient toujours des traces indélébiles. Que ce soit sur les âmes, les corps ou les esprits. Ils marquent au fer rouge, comme un signe d’appartenance, alors qu’au fond ils n’étaient que des silhouettes et, à chaque fois que tu avais la sensation d’en attraper un du bout des doigts, il t’échappait. Cela avait été de nombreuses fois rageant, et t’avais fini par t’y faire. Avant de comprendre à ton tour.

Et puis sa voix te ramène à la réalité, au lieu dans lequel vous vous trouviez, et sa question te percute. Est-ce que cela te manquait ? Courir après des ombres, traquer la vérité ? A quel prix ? Un soupir s’échappe alors que son discours continue. Toi aussi, tu avais partagé ses idéaux. Tu avais cru pouvoir être capable de changer les choses de l’intérieur, révolutionner le monde et la communauté magique. Et, comme d’autres avant toi, tu avais lamentablement échoué.

Tu dodelines la tête, cherchant une réponse convenable à lui offrir, du genre de celle qu’on pouvait servir sur un plateau d’argent, un disque à répéter à quiconque voudrait l’entendre. Espérant que personne ne comprenne à quel point le fameux disque était enrayé. Abîmé. Comme l’âme écorchée. « Je ne sais pas, Mister Austin. » C’était l’affreuse vérité. Elle te sautait à la gorge comme une hyène enragée. Déglutition. Fallait se reprendre, et vite.

« Honnêtement, je ne sais pas. Je suis arrivé à un stade où je ne me reconnaissais plus », un temps s’écoule, comme pour qu’il prenne bien conscience de la difficulté, pour toi, d’en parler. Ce n’était évident pour toi, mais quelque chose chez l’homme te laissait perplexe. Etait-ce le fait qu’il avait fait partis du Bureau des Aurors avant ton arrivée ? Ou était-ce parce qu’il avait la même cicatrice que toi sur sa chair ? « J’ai perdu un être cher, d'avoir trop cru à cette … monarchie ? », était-ce le bon mot ? Pouvais-tu lui en parler aussi librement ? « Et vous Mister Austin, comment faites-vous à présent que le Ministère vous a déchu ? »

Car il s’agissait bien de cela, tu en étais certaine. Même si les contours semblait flou, tu te doutais que cet « excès de confiance », ne pouvait qu’être reproché par une hiérarchie trop omniprésente sur l’administratif, mais peu encline à comprendre les réalités du terrain.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Matt Austin, Sam 30 Juin 2018, 17:42


La jeune femme face à Matt semblait dérangée par ses questions. Pour sa défense, le franco-américain n’était qu’un inconnu et il était inhabituel. Et si elle était comme l’ancien Auror, poser des questions sur sa vie privée et son passé pouvait souvent le mettre mal à l’aise. Il était de nature réservé et encore plus depuis les étapes qu’il avait du endurer. On ne pouvait pas lui reprocher d’avoir donner de sa personne pour son ancien métier. Oh non.

Elly lui expliqua qu’elle avait perdu une personne très importante pour elle à cause du système mis en place par le Ministère de la Magie. Perdre un être cher à cause de son métier. Nouveau point commun entre les deux sorciers. Car le franco-américain avait perdu sa bien aimée de l’époque après avoir été plongé dans le coma. La pauvre. Elle l’avait attendu, aidé alors que l’univers entier n’était que ténèbres pour lui. Et quand Matt s’était réveillé, il avait fuit. Honteux, pitoyable. Il s’était refugié dans une habitation secondaire de sa famille, perdue dans la campagne française, pour s’isoler. Du jour ou lendemain, il avait coupé tous les ponts avec ses proches du jour ou lendemain. Alors comment reproché à Axelle d’être partie ? Tout n’était que de la faute du sorcier franco-américain, ce qu’il savait pertinemment.

La question de Elly ramena de nouveau l’ancien Auror à ce qu’il se passait dans le présent. Cette conversation ne cessait de plonger Matt dans ses souvenirs, l’amenant dans les tréfonds de son esprit. Étrange conversation. Étrange coïncidence. Deux anciens Aurors qui se rencontraient par hasard mais qui pourtant, portaient la même marque et le même passé. Un mince sourire se dessina sur les lèvres du brun à cette pensée. Le destin se jouait encore de lui.

« Déchu ? Je n’utiliserais pas ce terme. Je ne peux pas en vouloir au Ministère de n’être pas venu vers moi après ma convalescence. » Il se racla la gorge pour se donner un peu de motivation. Après tout, Elly s’était livrée, alors à son tour de donner un peu de sa personne. « Comment exposer cela… Disons que je suis parti sans en avertir la hiérarchie, ni même ma famille. J’avais honte et je me suis comporté de façon pitoyable. Et c’est durant cette période que j’ai perdu un être cher, à mon tour aussi. »

Peu de personne avait entendu le franco-américain parler de ses regrets. Alors pourquoi se livrer à Elly ? Lui même ne le savait. Surement ce passé en commun, ces obstacles identiques affrontés. Puis peut être que elle, elle ne jugerait pas l’ancien Auror. Le juger d’avoir fuit lâchement la dure réalité. Mais malgré tout, cela lui avait permit de se relever, de changer.

« Mais je suis revenu et je compte bien chasser les Mangemorts, les amener devant la justice pour tous les actes atroces qu’ils sont commis. Je me souviens encore des cadavres des élèves dans le Poudlard Express… Comment un être humain peut il en arriver jusqu’à la ? S’en prendre à des enfants. »

La question était posée mais Matt ne s’attendait pas vraiment à une réponse. Après tout, seul un masqué pouvait réellement répondre. Seuls eux pouvaient donner des explications sur leurs actes.

« Je me suis tenu éloigné de l’actualité de notre monde pendant longtemps. Mais je me pose toujours cette question Madame Wildsmith. Pensez-vous que nous pourrons revivre une époque sombre, gouverné par un mage noir ? Vous qui avez quitté après moi le bureau, que nous dises donc nos renseignements ? Ou l’Ordre des Mangemorts est sur une face de déclin ? »

Matt posa cette question innocemment, mais il souhaitait savoir les derniers renseignements connus des Aurors. Un prochain Voldemort pouvait-il revenir aux pouvoirs ?
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Elly Wildsmith, Dim 08 Juil 2018, 23:14


La conversation se poursuit bon train alors que le dénommé Austin poursuit ses explications, il a perdu un être cher, mais il te semble, dans ses propos, que la perte dont il parle n’est pas équivoque à la tienne. Comme s’il avait pu, peut-être, rattraper les choses ? Alors que toi, tu n’avais pas pu rattraper la chute de Kalén, tu n’avais pas pu empêcher son suicide, ni le prévenir. Tu l’avais laissé filer, comme tant d’autres choses.

Tu ne l’interromps pas dans son récit tandis qu’il poursuit sur sa lancée : il compte désormais chasser les Mangemorts, les traîner devant la justice pour toutes les atrocités commises. Et puis, là, aussi soudain qu’imprévisible, il te balance un souvenir qu’il a apparemment connu et dont tu ne sais rien : la mort d’enfant dans le Poudlard Express. Tu réprimes un haut-le-cœur maladroit, un frisson parcourant ton échine. Et tu imagines, un instant, le masque dont tu connais bien les contours responsable d’un massacre pareil. Tu secoues la tête, c’est impossible.

Et puis, tu réfléchis. Et si ? Et si, toi aussi, on te demandait de faire quelque chose du genre ? En serais-tu capable où te cacherais-tu derrière des valeurs ? Des principes ? Une respiration lente, comme une réflexion intense se jouait au sein de ton esprit, et tu décroches, un instant, des mots lancés par cet homme dont tu savais si peu de chose mais dont tu te sentais proche, un peu, forcément. De par le métier que vous aviez chacun occupé, de par les missions qu’on vous avait confié, il y avait forcément des similitudes.

Alors tu reprends part à la conversation, tu cherches à camoufler ce dilemme intérieur, à l’éloigner de toi, un temps. Si possible suffisamment longtemps pour ne pas avoir à y être confrontée. C’était assez paradoxal d’ailleurs. Mais tu écoutes les questions d’Austin, tu ne sais pas quoi lui répondre qui pourrait te permettre de ne pas, non plus, compromettre ton changement d’ideaux. Il fallait la jouer fine, en quelque sorte. Tu soupires donc, laissant un temps de réflexion passé.

« Malheureusement … » sourire d’excuse, voix éteinte, pour être celle qui aurait pu arrêter ou tuer le masque rouge, et ne l’avoir pas fait à ce moment-là, l’avoir laissé fuir. Et maintenant, tu te savais dans ses rangs prête à agir s’il y en faisait la demande, prête à combattre pour lui. « Je pense que nous avons de sérieux soucis à me faire, si j’en crois ce que j’ai vécu et ce que j’ai pu constater ». Là, c’était la vérité, pourtant, tu tairais le fait que tu œuvrais toi aussi de ton côté pour une suprématie des mages noirs. Pour qu’enfin, le secret tombe et que la communauté sorcière se libère.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Matt Austin, Mar 17 Juil 2018, 17:40


L’ancienne cheffe du bureau des Aurors fit un sourire désolé à Matt avant de lui annoncer ce qu’il redoutait. Les Mangemorts sont bien de retours, plus poches du pouvoir jours après jours des pouvoirs du monde magique. Le franco-américain laisse échapper un soupir entre ses lèvres. Comment avait-on pu en arriver là ? Après ce qu’avait vécu la population magique avec les précédents jours sombre, Matt avait toujours pensé que des temps similaires ne pourraient se reproduire. Apparemment, il se trompait.

Le brun ne savait quoi répondre. Elly avait travaillé plus récemment que lui pour le Ministère de la Magie, ses derniers renseignements devaient être véritables. Et que devait-il faire lui maintenant ? Fuir avant l’avènement d’un nouveau « roi sorcier » ? Non. Ce n’était pas son genre. Même si Matt avait eu tendance par le passé de fuir avant le combat, il ne tournerait pas le dos à son monde cette fois ci.

Puis, une pensée effleura l’esprit de l’ancien Auror. Elly, en ayant connaissance de tout ça, elle même lui avouant que les choses n’iraient pas en s’arrangeant, comment avait-elle pu tourner le dos et ne pas se battre ? A moins qu’elle préfère lutter illégalement, sans le soutient des autorités. La jeune femme faisait peut être partie maintenant de cet Ordre de oisillons qui luttait dans l’ombre pour maintenir un semblant d’équilibre. La question ne resta pas longtemps une pensée et elle fusa dans la salle, le franco-américain ne pouvant une nouvelle fois s’en empêcher.

« Dites-moi, en ayant la connaissance d’un déclin de notre monde actuel, vous avez quand même préférée sortir des rangs du Ministère ? Vous ne vouliez donc pas lutter pour empêcher que de nouveaux jours sombres arrivent ? »

Matt avait prononcé ces quelques questions avec un ton sincère, nullement pour provoquer la sorcière face à lui. Il se doutait, comme elle lui avait dit, qu’elle avait eu ses raisons de quitter les rangs des agents d’élite du Ministère de la magie. Aucunement, il se serait permis de la traiter de lâche ou de lui dire qu’elle fuyait. Non. Pour dire vrai, ces quelques questions n’avaient pour but que d’amener sur le plateau une ultime interrogation.

« A moins que vous ayez préféré lutter dans l’illégalité pour vous débarrasser des chaines pesantes du Ministère de la Magie ? De rejoindre un petit ordre de oisillon par exemple. »

Cette fois ci, le ton de l’ancien Auror et son sourire était des plus innocent, comme pou montrer à Elly qu’elle pouvait lui parler en toute confiance.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Elly Wildsmith, Ven 27 Juil 2018, 00:50


La conversation aurait pu s’arrêter, il aurait pu se retourner, marcher jusqu’à son lit, attendre l’arrivée des médicomages et repartir, retracer sa vie loin de tes yeux. Il aurait pu, bien sûr, continuer la conversation sur un ton plus léger, ne pas poser les questions qui fâchent, parler de la pluie, du beau temps même s’il avait voulu. Probablement que t’aurais fait semblant, d’hocher la tête, de t’émouvoir de ce temps, souvent éphémère, dont on ne se rappelait guère le lendemain.

Mais non, il touche le point sensible, appelle cette conscience que tu as étouffé au creux de ton esprit. Tu déglutis, continue ton observation de l’homme torse nu. T’aime pas ce genre d’interrogation qui creuse ton être, qui perturbe tes sens. D’autant plus qu’il s’agissait d’un inconnu.  Fut-il un ancien du Ministère, il n’en restait pas moins dangereux. Cette sensation pesante laissa pourtant rapidement place à une autre sensation : l’étonnement. La surprise, lorsqu’il te demande si tu avais voulu te débarrasser des chaînes pesantes du Ministère pour rejoindre l’Ordre supposé blanc.

Un rictus méprisant, méprisable sans doute aussi, s’empare de tes lèvres. Que les autres pouvaient bien penser que tu avais pris la fuite, que tu avais failli à ta mission, c’était une chose. Mais qu’on puisse sous-entendre que tu faisais partie de ce groupuscule te laissait … perplexe. Sensation qui se dispersait dans tes veines. Rageuse, tu remisais une mèche de cheveux capricieuse derrière ton oreille, et ta langue brisa le silence, se déliant, un peu. « Plutôt mourir que de faire partie d’un groupuscule, quel qu’il soit ». Et sentir le mensonge à plein nez, le retrouver là, sous tes traits, habillant subtilement la vérité.

Mais garder toujours cette même note, sur une mesure longtemps battue, débattue. Avec soi-même pour commencer, et avec d’autres également. Des masqués, pour la plupart. « Donc non, je ne me suis pas abolie des chaînes du Ministère pour en retrouver d’autres ». C’était faux, ça respirait le mensonge à plein nez, et pourtant, tu essayais autant de le convaincre que de te convaincre. « Et vous Mister Austin, je vous retourne la question : avez-vous trouvé chez les Phénix une aide pour panser vos plaies ? Parait que leurs larmes guérissent ». Difficile de ne pas faire allusion à ce slogan qu’ils avaient distillé un peu partout, au grès de leurs différentes propagandes. Comment ne pas être informé, n’est-ce pas ? Ton regard circule un peu dans la pièce, pour que tes prunelles se replongent sur la silhouette de l’homme, en dessinant honteusement les contours – alors que ta conscience te rappelait l’existence d’Evan, tu détournais les yeux, quelques peu gênée.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Matt Austin, Ven 27 Juil 2018, 13:16


Matt était peut-être allé trop loin en n’osant demander à la sorcière face à lui si elle n’était pas rattaché, proche, partisan, de l’Ordre du Phénix. Mais le franco-américain ne se souciait guère de tout cela. La franchise était le premier pas vers la vérité. A quoi bon mentir ? A quoi bon faire toutes sortes de politesse débiles ? Une conversation avait un but. Un but très précis. Et pour Matt, cette conversation en avait un. Savoir où en était le Ministère de la Magie depuis son départ. Ainsi que savoir quelle évolution avait connu les différentes Ordres qu’il avait par le passé chassé.

Et la question du franco-américain semble faire mouche car un trait de colère passe sur le visage de Miss Wildsmith. Une émotion vive et rapide. Mais qui n’échappa au regard de marbre de l’ancien Auror. Et la réponse ne tarda pas. La mort plutôt que l’appartenance à l’illégalité. Tout comme lui. Tout comme ses convictions autrefois inébranlables. Mais maintenant, une seule obsession c’était emparé de lui. L’Ordre des Mangemorts. Les phénix passaient en second plan et le sorcier était même prêt à les trouver pour passer un marché. Un échange d’information. Lucratif pour les deux parties. Pour un même but. La destruction de l’Ordre Noire.

La douce voix de la sorcière ramena le brun à l’instant présent, à cette conversation qu’il avait lui-même engagé. Mais la nouvelle réponse à la question qu’elle apporte ne convainc nullement le sorcier. Au fond de lui, au plus profond, il le sent. Il sent que quelque chose cloche. Que les mots qu’on lui sert ne sont que des images pour la bonne forme. La franchise semblait n’être de mise que pour lui. Car pour une raison que le sorcier ne pouvait dire, il sentait que la sorcière cherchait à lui cacher bine plus que ce qu’elle en disait. Le regard de l’ancien Auror se fit alors plus froid, plus disant. Le mensonge n’était pas le bienvenu ici, par avec lui. Mais il n’eu le temps de faire part de ses doutes à Miss Wildsmith car cette dernière enchaina.

Une aide pour pansée ses plaies ? Non. Il n’avait pas besoin d’aide ou de quoique ce soit d’autre. Le passé lui avait apprit bien des choses. Que l’aide, seule lui pouvait se la trouver. Et que ses plaies ne cicatriseraient jamais vraiment. Car c’était son âme, au plus profond de sa personne qui avait été touchée. Alors, l’ancien Auror laissa un silence pesant s’installer entre eux, une fine barrière derrière laquelle il se réfugia pour prendre son temps de trouver une réponse adéquate. Finalement, lui aussi allait devoir mentir. Pour se protéger.

« Comme vous, je ne souhaite n’avoir aucun lien avec les oisillons. Je ne peux soutenir une cause dans laquelle des enfants sont engagés, mettant leur vie en péril. Ce n’est pas mon sens de la justice. »

Le franco-américain remarque le regard de Miss Wildsmith détailler sa silhouette et comme un réflexe, son regard devenu glacial, il recula d’un petit pas. Réaction inutile et disproportionnée. Mais cela lui avait fait remonter des souvenirs enfouis, qu’il pensait ne jamais voir remonter dans son esprit. Dans son monde, il n’avait pas la place pour ça. Non. Sa famille lui manquait, mais il se forçait à ne prendre aucune nouvelle d’eux, pour ne pas donner un nouveau moyen à l’Ordre Noire d’agir, de faire pression sur lui. Aucun lien.

« Monsieur Austin ? C’est à vous. »

La porte qui venait de s’ouvrir, laissant apparaître un médicomage dans l’encadrement venait de sonner le gong de fin. Une fine inspiration, le regard du sorcier brun changea. Un sourire bienveillant, un sourire mensonger, il salua d’un hochement de tête l’ancienne chef du bureau des Aurors. Et d’un pas décidé, se dirigea vers la sortie, pour soigner ses plaies extérieures même si c’étaient celle de l’intérieur qui le rongeait continuellement.
FIN DU RP.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Loredana Sparks, Sam 25 Aoû 2018, 15:32




Ste Magouste. Je me passerais bien de toi

ft.  Arty Wildsmith


Elle pense, s'agace, se tourne et se retourne dans son lit d'hôpital blanc et trop froid. Elle n'aime pas cela, mais son corps encore douloureux lui rappelle que cette étape était nécessaire si elle voulait pleinement se remettre.
C'était il y a seulement quelques jours. Il ne s'était écoulé que quelques jours depuis cet après-midi qui avait mal tourné. Loredana se souvenait de tout ou presque, même si tout cela restait encore flou. Elle ressentait encore quelques douleurs, mais ne s'alarmait pas pour autant. En fait, elle avait honte de ne pas avoir pu tenir tête à son ex-camarade de classe. Elle se sentait faible, comme si elle avait sur-estimé ses capacités durant toutes ces années. Elle aurait préféré se débarrasser de cette journée et ne plus s'en souvenir. A certains moment, il lui était même incapable de se souvenir. Des trous noirs de quelques minutes, comme le trajet entre cette rue de Londres et l'hôpital. Elle devait être inconsciente. Elle se souvenait juste qu'elle souffrait et pouvait sentir le sang lui chatouiller la peau.

Le problème avec les hôpitaux, c'est que la liberté de circuler reste très limitée et Loredana n'était pas encore en état de reprendre le cours de sa vie. Elle était en colère, oui. En colère contre cet imbécile qui s'était senti obligé de se mettre en travers de leur chemin, cette journée qui devait être simple et détendue avec Aidan. Aidan... Elle espérait qu'il ne lui en voudrait pas d'avoir joué la têtue et d'avoir pris autant de risques qu'elle aurait pu éviter. D'avoir frôlé la mort, en somme. Cette pensée la faisait frissonner. Les risques, elle les accueillais à bras ouverts. C'était pour elle le moyen de se sentir en vie, parce que l'adrénaline a toujours été l'une des meilleures sensations au monde pour elle. Néanmoins, aurait-elle pris de tels risques si elle avait su ce qui l'attendait pas la suite ? Wildsmith...elle l'avait sous-estimé. Elle pensait simplement que c'était un sorcier qui avait besoin d'être regardé. Se donner en spectacle avait toujours été l'une de ses activités favorites à Poudlard. Mais... dangereux ? Sans la moindre trace de remords et n'ayant pas peur de jeter des sorts qui pourraient entraîner la mort ? Ça, elle ne l'avait vraiment pas vu venir et elle avait senti le coup lui revenir en pleine gueule. Elle allait clairement devoir s'entraîner afin de résister...Au moins quelques minutes de plus.

La jeune femme venait de se réveiller d'un sommeil agité. Les membres engourdis, elle essayait de se redresser. Rester allongée ne faisait pas partie de ses activités passionnantes. Elle ne faisait qu'attendre. Attendre que le temps passe, qu'on lui autorise enfin à rentrer. D'après ce qu'elle avait entendu, elle était vraiment en piteuse état en arrivant ici et les Médicomages voulaient s'assurer qu'elle récupère avant de pouvoir de nouveau retourner dans son appartement où elle vivait seule. Elle avait même surpris une conversation, disant qu'elle serait sûrement traumatisée par ce genre d’événements. C'était mal la connaître. Oui, le fait de s'être approchée autant de la mort la faisait devenir nauséeuse. La mort lui faisait peur et elle voulait la pousser aussi loin que possible. Pourtant, elle avait l'impression qu'elle ne cessait de lui tourner autour. Toujours prête à l’accueillir les bras ouverts. Parfois, elle en rêvait, parfois elle n'y pensait pas. Ce sera une chose qui lui restera toujours dans un coin de la tête. Mais elle ne voulait pas s'abaisser à l'ancien Poufsouffle. Elle était plus forte que ça, elle le savait. Elle restait partagé entre une envie de vengeance et la sensation de devoir laisser tomber. Comme si tout cela n'avait pas d'importance. Elle doutait que ses proches ne soient d'accord avec cette seconde option. Sa tête lui faisait mal à force de penser à tout cela. Avant toute chose, elle voulait simplement quitter cet endroit...
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Arty Wildsmith, Dim 26 Aoû 2018, 19:51


Cinquante-deux heures maintenant qu’il ne cessait de matagraboliser. Tellement que le bout de ses mèches rebelles agitées pouvaient créer des étincelles, conséquence notable de l’effritement neuronal, cerveau dans le doute. Ne prenez pas ça pour un élan de culpabilité, il aurait juste aimé savoir s’il l’avait tuée, s’il en perdrait son insigne. Pour ce qui est de sa conscience, elle était, ma foi, dorénavant tout à fait diablotine, empreinte d’un ego particulièrement mal placé, ce n’était pas de sa faute. Après tout, on ne regarde pas Arty Wildsmith de travers. Il pouvait même avancer l’argument selon lequel l’altercation physique avait été provoquée par Cray lui cassant le nez, - qu’il n’avait pas tout à fait remis d’ailleurs, la prochaine transformation s’en chargerait - et la magique par Spock l’électrocutant. Non, vraiment, dans cette histoire, il était une victime qui s’était défendue, tout simplement. Alors évidemment, était-il obligé de manquer de tuer ses agresseurs ? On ne saura jamais.

Tout de même, le voici maintenant, les céréales croquettant dans la bouche, les prunelles levées vers un plafond qu’il espère prophétique - il réfléchit. Le lait avalé pique la gargamelle qui a du mal à se remettre de l’attaque étrangleuse, souvenir douloureusement attaché à la glotte. Tout comme la cicatrice qu’il garderait désormais à l’épaule, vilaine brûlure pas folichonne, mais qui avait au moins le mérite de rendre son allure légèrement plus aventurièrement intrépide, comme si les dix-huit autres cicatrices ne suffisaient pas. Bol terminé, le gamin scrute les restes de chocolat agglutinés  - à la manière des feuilles de thé - il tente de trouver le pourquoi exactement il restait tant attaché à son métier. Il avait déjà sacrifié pour lui. Mais effectivement, c’était écrit juste là : être Auror était le seul mince tout petit infime minuscule élément qui le rattachait à la légalité, sans ça, il exploserait d’incontrôlabilité. Le métier auroresque lui apportait une stabilité et une routine essentielles à son hyperactivité colérique, question de bon sens, il ne pouvait cracher dessus. Les pieds de la chaise vrombissent alors sur le parquet, Fripon en mouvement.

Certes, l’événement dans la ruelle londonienne avait été déterminant, puisque maintenant, l’amok réunissait parfaitement le corps et l’âme du Louveteau. Mais il n’en demeurait pas moins joyeux luron qui traînait sa bouille angélique de brillant comédien partout où ses baskets se posaient - notamment ici, le hall de Ste Mangouste. Toujours attaché au fait d’être absolument parfaitement très présentable - d’un éclat coloré vous faisant gratter les rétines - il se dandine, parce que pour lui he owns this place, et ses mèches ravies saluent poliment les médicomages empressés, c’est qu’il était venu il n’y a pas si longtemps que ça. Il tient même la porte à une vieille sorcière rabougrie qui décidément, semblait marcher à reculons, sans que ses lèvres ne cèdent au ronchonnement intérieur.
Devant l’employée occupée, il toussote légèrement avant de poser son insigne et que son air charmant n’articule distinctement, Bonjour mademoiselle !  Même s’il s’agissait plus visiblement d’une madame, mais flatter n’était jamais une mauvaise idée. Loredana Spock, pour une éventuelle agression ? Elle cherche dans les dossiers tandis que le gamin tourne la tête et plisse les yeux à la recherche du jeune medicomage de la dernière fois, il y avait là une histoire non aboutie. Son attention est brutalement raccrochée, Sparks vous voulez dire ? C’était donc ça son nom ! Il lance un malicieux clin d’œil reconnaissant lorsque cette dame lui indique le numéro de la chambre de la Gryffondor. D’une simplicité enfantine qu’il se dit en fourrant l’insigne ministériel dans sa poche. Tant qu’il était le premier Auror sur place du moins.

Sans hésitation ni ménagement il pousse gaiement la porte désirée. Immédiatement il écarte les bras, prudence et préventivité, ne hurle pas ! J’suis pas là pour te finir ! Après tout, c’est une façon de saluer comme une autre. Il s’avance  pour découvrir que la brune n’avait pas de visiteurs, elle se trouvait là, allongée comme une sage patiente. Alors comment ça va ? C’est-à-dire qu’il n’avait pas vraiment réfléchi à la manière dont il aborderait la jeune fille qu’il avait agressée, bien qu’il fut soulagé de ne pas avoir été guidé jusqu’à la morgue. Maintenant la partie la plus compliquée, la convaincre de se taire afin que l’affaire ne s’ébruite pas. D’où le sourire ravissant dont il espérait qu’il enverrait un message tel que : j’suis-désolé-steuplé-m’envoie-pas-à-Azkaban.
Oui, il était encore novice dans l’art du maître chanteur, un détail qu’il n’avait pas tout à fait appris à manier, c’est qu’il faut faire avec la victime après l’excès de violence.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Loredana Sparks, Lun 27 Aoû 2018, 09:43


TW : insultes






Depuis son arrivée ici, elle repensait souvent à ce qui s'était passé. Elle imaginait ce qu'elle aurait dû/pu faire, ce qu'elle aurait pu éviter aussi. Si elle avait eu plus de jugeote, elle aurait pu prendre Aidan et transplaner pendant qu'il en était encore temps, quand elle voyait que l'Auror prenait trop le dessus et s'acharner sur lui. Mais noooon, pensez-vous ? Pourquoi ne pas se jeter dans la gueule du loup et se la jouer super-héros en jouant le rôle d'un bouclier humain? Elle n'avait pas vraiment pensé à ses proches à ce moment-là, seul l'état d'Aidan la préoccupait et elle voulait simplement qu'il reste en vie. Elle avait bien senti que Daemon ne comprenait pas pourquoi elle s'était mise en danger inutilement. Peut-être même qu'il lui en voulait d'avoir pris de tels risques sans se soucier des conséquences. Sans penser une seule seconde qu'elle aurait pu y laisser sa vie.

Malgré tout, si c'était à refaire, elle le referait sans hésiter. Défendre les personnes qui lui sont chères a toujours fait partie de ses priorités, même si cela la terrifiait, même si elle aurait toujours en tête la douleur qu'avait provoqué le Sectumsempra qu'elle avait reçu sans le voir venir. Ayant terminé ses études, elle espérait qu'affronter la vie réelle allait l'endurcir et lui permettre d'être plus efficace face aux attaques improvisées de ce genre. Perdre n'était pas ce qu'elle appréciait le plus. Cela lui laissait un goût amère de se sentir faible face au moindre problème.

Alors qu'elle était dans ses pensées, la porte s'ouvrit. Sans frapper. Sans qu'elle n'ait eu le loisir d'autoriser la personne à entrer. Il ne pouvait pas s'agir des Médicomages et puis, elle venait d'avoir la visite de l'un d'eux, ils n'allaient pas tous se pointer un part un tout de même ! Lorsqu'elle aperçut la personne qui venait de pénétrer dans sa chambre d'hôpital, elle chercha directement sa baguette qui se trouvait hors d'atteinte pour que ça se passe en toute discrétion. Avant qu'elle n'ait eu le temps de dire quoique ce soir, Arty Wildsmith l'informa que ses intentions n'étaient pas de lui refaire du mal. Elle le fixait d'un regard noir, tandis qu'il prenait de ses nouvelles. Mais bordel ce mec avait vraiment un grain !!

- Dégage ! J'veux pas te voir là !!

Il lui souriait carrément. Qu'est-ce qu'il cherchait ? Son silence ? Elle s'était levée en grimaçant à cause des picotements douloureux qu'elle tentait d'ignorer et lui avait montré toutes les plaies encore présente sur son corps. Sans aucune pudeur, elle levait son t-shirt afin qu'il prenne conscience des dégâts qu'il avait commis. Bordel, seul un monstre ou un mage noir ne regretterait pas ce genre de geste.

- Si tu viens pour acheter mon silence tu peux aller te faire foutre. T'as failli me tuer espèce de c*nnard !!

A vrai dire, Lore n'avait pas encore décidé de ce qu'elle voulait réellement faire. Aidan voulait qu'Arty finisse à Azkaban, Daemon aussi, probablement, mais elle, elle avait bien trop de fierté pour aller se plaindre comme un enfant qui tire la jupe de sa mère pour dénoncer un camarade qui l'a poussé dans le bac à sable. Malgré tout, s'il s'attendait à ce qu'elle soit atteinte du syndrome de Stokholm, il se mettait le doigt dans l’œil. Elle espérait qu'il n'insiste pas et qu'il repasse cette porte aussi rapidement que lorsqu'il avait fait son entrée. Malheureusement pour elle, elle avait du mal à se dire qu'il la laisserait en paix aussi rapidement. C'était à voir la manière dont il avait pris du plaisir à ruiner son après-midi avec le professeur de Défense Contre les Forces du Mal de Poudlard.
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