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Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges
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Loredana Sparks
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Loredana Sparks, Lun 27 Aoû 2018 - 9:43


TW : insultes






Depuis son arrivée ici, elle repensait souvent à ce qui s'était passé. Elle imaginait ce qu'elle aurait dû/pu faire, ce qu'elle aurait pu éviter aussi. Si elle avait eu plus de jugeote, elle aurait pu prendre Aidan et transplaner pendant qu'il en était encore temps, quand elle voyait que l'Auror prenait trop le dessus et s'acharner sur lui. Mais noooon, pensez-vous ? Pourquoi ne pas se jeter dans la gueule du loup et se la jouer super-héros en jouant le rôle d'un bouclier humain? Elle n'avait pas vraiment pensé à ses proches à ce moment-là, seul l'état d'Aidan la préoccupait et elle voulait simplement qu'il reste en vie. Elle avait bien senti que Daemon ne comprenait pas pourquoi elle s'était mise en danger inutilement. Peut-être même qu'il lui en voulait d'avoir pris de tels risques sans se soucier des conséquences. Sans penser une seule seconde qu'elle aurait pu y laisser sa vie.

Malgré tout, si c'était à refaire, elle le referait sans hésiter. Défendre les personnes qui lui sont chères a toujours fait partie de ses priorités, même si cela la terrifiait, même si elle aurait toujours en tête la douleur qu'avait provoqué le Sectumsempra qu'elle avait reçu sans le voir venir. Ayant terminé ses études, elle espérait qu'affronter la vie réelle allait l'endurcir et lui permettre d'être plus efficace face aux attaques improvisées de ce genre. Perdre n'était pas ce qu'elle appréciait le plus. Cela lui laissait un goût amère de se sentir faible face au moindre problème.

Alors qu'elle était dans ses pensées, la porte s'ouvrit. Sans frapper. Sans qu'elle n'ait eu le loisir d'autoriser la personne à entrer. Il ne pouvait pas s'agir des Médicomages et puis, elle venait d'avoir la visite de l'un d'eux, ils n'allaient pas tous se pointer un part un tout de même ! Lorsqu'elle aperçut la personne qui venait de pénétrer dans sa chambre d'hôpital, elle chercha directement sa baguette qui se trouvait hors d'atteinte pour que ça se passe en toute discrétion. Avant qu'elle n'ait eu le temps de dire quoique ce soir, Arty Wildsmith l'informa que ses intentions n'étaient pas de lui refaire du mal. Elle le fixait d'un regard noir, tandis qu'il prenait de ses nouvelles. Mais bordel ce mec avait vraiment un grain !!

- Dégage ! J'veux pas te voir là !!

Il lui souriait carrément. Qu'est-ce qu'il cherchait ? Son silence ? Elle s'était levée en grimaçant à cause des picotements douloureux qu'elle tentait d'ignorer et lui avait montré toutes les plaies encore présente sur son corps. Sans aucune pudeur, elle levait son t-shirt afin qu'il prenne conscience des dégâts qu'il avait commis. Bordel, seul un monstre ou un mage noir ne regretterait pas ce genre de geste.

- Si tu viens pour acheter mon silence tu peux aller te faire foutre. T'as failli me tuer espèce de c*nnard !!

A vrai dire, Lore n'avait pas encore décidé de ce qu'elle voulait réellement faire. Aidan voulait qu'Arty finisse à Azkaban, Daemon aussi, probablement, mais elle, elle avait bien trop de fierté pour aller se plaindre comme un enfant qui tire la jupe de sa mère pour dénoncer un camarade qui l'a poussé dans le bac à sable. Malgré tout, s'il s'attendait à ce qu'elle soit atteinte du syndrome de Stokholm, il se mettait le doigt dans l’œil. Elle espérait qu'il n'insiste pas et qu'il repasse cette porte aussi rapidement que lorsqu'il avait fait son entrée. Malheureusement pour elle, elle avait du mal à se dire qu'il la laisserait en paix aussi rapidement. C'était à voir la manière dont il avait pris du plaisir à ruiner son après-midi avec le professeur de Défense Contre les Forces du Mal de Poudlard.
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Arty Wildsmith
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Arty Wildsmith, Mar 28 Aoû 2018 - 23:36


La glabelle du gamin voit se dessiner un trait de mécontentement – mauvaise ride. En même temps, il ne pouvait pas espérer autre chose de la part de la jeune fille, et voyait bien qu’elle n’était pas dans de bonnes dispositions pour lui parler – le serait-elle jamais ? Il grimace légèrement, bouclier invisible pour se protéger du regard dont elle l’assaillait, et qui ne présageait rien de bon. Vivement, ses bras viennent alors frapper son tronc, ça claqouille lourdement, l’air de dire, tant pis. Il n’allait pas non plus se mettre à genoux pour la faire taire, il avait déjà suffisamment rampé dans sa vie – selon lui – no more. Mais voici qu’elle lui montrait sa poitrine et les cicatrices qui lui lacéraient la peau hééééé, il n’a nullement envie de la voir toute nue, ses mains se ruent immédiatement pour cacher des rétines trop curieuses. Il ne peut donc pas prendre conscience de son acte et des blessures qu’il avait involontairement – ou presque – infligées à la Gryffondor. Mais les grossièretés qui traversent fusément la pièce pour aller s’engouffrer dans ses boucles gênées lui font retrouver la vue. Hey oh commence pas les insultes, sinon j’m’énerve. Index prévenant pointé vers la jeune fille, elle ne voulait pas tenter le diable une seconde fois, c’est qu’il avait une manière bien à lui de s’excuser, le Wildsmith. Mais il était nullement décidé à tourner les talons, peut-être bien qu’il tenterait tout de même de la convaincre de ne pas porter plainte ni de mentionner son agression à quiconque. Ou bien était-ce autre chose, le divertissement. Il s’éclaircit la gorge avant de se diriger vers un fauteuil tenant compagnie au lit de la malade. D’un geste de la main, il désigne les plaies cicatrisées, sans les regarder : Oui non bon alors, effectivement, c’pas joli-joli. Il approche alors le fauteuil du lit avant de s’y installer, en profite pour déposer ses pieds sur les draps, allure décontractée, il fait comme chez lui.

Écoute. Il marque une brève pause, se dit qu’il aurait dû prendre quelques notes afin de préparer son fameux discours. Ses mains s’accrochent aux accoudoirs après avoir joué quelques secondes avec les fils fatigués qui dépassaient, tel un enfant qui ne sait pas quoi dire pour se défendre, qui vole du temps. Vraiment, c’était une situation gênante. Il préférait exercer la violence, plutôt que de la justifier, j’ai pas fait exprès. Mauvais début, non reprends, j’t’en prie. Enfin, si, mais tu vois, j’contrôle pas. C’était souvent - tout le temps - son excuse au Louveteau, qu’il ne contrôlait rien. Et pourtant c’était essentiellement vrai. Vous m’avez cherché, j’ai explosé, désolé. J’voulais pas t’faire de mal, pas à toi en tout cas, c’est l’autre là qu’j’aime pas. Mais elle était peut-être une adversaire beaucoup plus intéressante que Cray, quoi qu’il fallait avouer qu’il avait pris un certain plaisir à lui refaire le portrait, comme une toile blanche à remplir de son sang de Faquin. Ses doigts s’entremêlent alors, il savait que si la jeune fille continuait à le pousser et à ne pas répondre à son caprice – accepter ses excuses – il s’agacerait de nouveau. Il prend de nouvelles grandes inspirations, le plus discrètement possible, il ne la supplierait pas. Sa voix se fait soudainement toute petite, comme si elle allait se lover doucement au fond de sa gorge, curieusement timide. J’ai des excès de violence, parfois. Euphémisme de l’année, au moins, on ne pouvait pas lui reprocher d'être dans le déni au petit.
Dans une telle position, on lui donnerait tout, même un geste affectif dans les boucles, avec sa caboche légèrement abimée du fait de son nez temporairement de travers, son regard rivé sur ses genoux, il prétend n’en mener pas large. Tente de se convaincre que si ce numéro-là ne fonctionnait pas, Odette prendrait le relai, un petit coup d’Oubliette et on en parlerait plus. Easy peasy lemon squeezie.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Loredana Sparks, Mer 29 Aoû 2018 - 18:55




Ses nerfs étaient de nouveaux à vif et elle n'avait pas spécialement envie d'être tendre avec lui. Elle ne le voulait pas dans cette pièce, elle voulait simplement la paix. Pourquoi fallait-il toujours que quelqu'un vienne gâcher les moments simples qu'elles s'accordaient avec les personnes qu'elle aimait ? Pourquoi avait-il fallu que cette abruti transplane jusqu'à eux pour leur pourrir leur journée ?  Elle passait outre la réaction qu'il avait eu lorsqu'elle lui avait montré les plaies pas encore cicatrisées qui lui décoraient le corps de manière désordonnée et irrégulière. Elle s'était contentée de lever les yeux au ciel et avait simplement laissé retomber son t-shirt pour qu'il puisse cacher les dégâts causés par celui qui s'était caché les yeux.
Elle le pressentait au fond d'elle et elle n'avait pas eu tort de penser qu'il n'allait pas apprécier les insultes qu'elle venait de lui balancer. La politesse dans ce genre de situation ne lui avait simplement pas semblé être la bonne solution pour exprimer ce qu'elle ressentait au fond d'elle et qui allait « énerver » l'auror si elle poursuivait dans ce sens. La jeune femme avait simplement levé un sourcil avant de lâcher un petit rire nerveux.

- Tu croyais que j'allais t'accueillir les bras ouverts et te remercier peut-être ?

Bordel, mais il avait quoi dans le crâne celui-là ? Il le faisait exprès, elle ne voyait pas comment cela pouvait en être autrement. C'est lui qui débarque dans la chambre d'hôpital dans laquelle elle se trouve par sa faute et c'est elle qui doit baisser d'un ton ? On croirait rêver là ! Malgré cette forte envie de lui en coller une, elle souffla un bon coup et tenta de garder son calme afin qu'il lui dise ce qu'il avait à lui dire et qu'il s'en aille loin d'elle. Elle ne fit même pas de remarque lorsqu'il prit ses aises, posant les pieds sur les draps, même si son regard devait trahir le fond de sa pensée. Elle préférait rester debout, elle n'avait absolument aucune confiance en ce sorcier.

- Rectification : JE t'ai cherchée ! Aidan n'a absolument rien fait à par se défendre de tes attaques gratuites. Et franchement, je n'ai pas envie d'entendre tes excuses.

Elle aurait pu lui dire que la mort l'a toujours effrayée. Que c'était la seule peur de l'inconnu qu'elle avait. La peur de disparaître, de ne plus exister et de rester figée dans un cercueil. Loredana était une personne qui aimait vivre, prendre des risques, ressentir la peur du danger était ce dont elle se nourrissait. Oui, ce sont des sentiments contradiction : Peur de la mort, amour du danger. Se jeter entre Aidan et lui avait été comme une évidence. Ce n'était pas elle, mais son corps qui la poussait à faire tout cela. L'adrénaline était sa drogue.
Pourtant les derniers mots de son agresseurs résonnèrent plusieurs fois dans sa tête. Ses yeux regardaient le sol tandis qu'elle réfléchissait à tout cela. Les excès de colère, même si les siens étaient sûrement différents, elle ne connaissait que trop bien. Sauf qu'au lieu de faire du mal aux autres, elle se faisait mal à elle-même tant elle essayait de contenir toute cette rage qu'elle possédait au plus profond d'elle-même. Arty, lui, y cédait. Là était sans doute toute la différence.

Le regard toujours dans le vague, elle s'installa doucement sur le rebord de son lit, grimaçant de douleur à chaque mouvement. Son esprit était mitigé et elle ne savait que penser. Elle ne savait plus quoi faire de toutes ces informations. Elle pensait à Aidan qui ne ferait sûrement pas de cadeau à l'Auror. Peut-être essayait-il seulement de la manipuler, peut-être était-il sincère, elle ne pouvait en être sûre. Toutefois, elle-même avait déjà eu des envies de meurtres et sur sa propre mère... Elle avait gardé le silence jusqu'à maintenant, levant de nouveau les yeux vers celui qui avait failli aller à Azkaban pour meurtre si elle y était restée.

- T'es venu uniquement pour que j'me taise...T'as gagné. J'n'aime pas me coucher de la sorte, mais je sais que j'vais me remettre. Toi j'suis même pas sûre que tu tiennes le coup à Azkaban. Parce qu'elle-même savait qu'elle ne tiendrait pas. Je veux pas être responsable et ce sera ma bonne action. Pour une fois que j'en fait une. Mais Aidan ne te fera pas ce genre de faveur.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Arty Wildsmith, Jeu 30 Aoû 2018 - 16:03


Pardon pardon, c'est pourri pourri


Sans aucun doute. Il ne survivrait pas à Azkaban, enfermé dans une cellule au milieu d’une mer de nulle part. Le cerveau en proie à ses démons, à la manière d’un chewing-gum décortiqué par les becs d’oiseaux affamés. Il s’en frapperait le front à répétition contre les murs dégoûtants jusqu’à ce que le crâne fendu, il s’évanouisse. Non, vraiment, ce n’était pas un avenir qui l’attirait. Alors il hoche la tête doucement, il voudrait glisser un merci mais il n’y parvient pas, les traits préoccupés par ce qu’il deviendrait si Loredana parlait. Bien qu’il finit par lever son nez amoché, l’observer alors qu’elle s’assoit sur son lit. Les mouvements traînants de la jeune fille lui inspirent à peine un frisson dans la nuque, un reste de sa conscience certainement. Mais c’est qu’il avait des choses à rectifier, il désigne alors le centre de son visage : il m’a quand même pété le nez, si c’était pas m’chercher ça … Effectivement, c’était ce coup de boule qui avait tout déclenché, brusquement, si Aidan savait se tenir ils n’en seraient pas là. Le fait qu’Arty l’ait poussé à un tel geste n’était en aucun cas recevable. Puis finalement, il hausse les épaules, c’est vrai qu’il s’en fichait de ce que pouvait révéler Cray à n’importe qui sur cette fabuleuse histoire violente. Puis Aidan peut faire c’qu’il veut, j’m’en fous. C’était un risque à prendre, pourtant, il ne craignait pas sa délation, celle de la Gryffondor oui, pour une raison absolument inconnue, si ce n’est qu’elle, il ne la détestait pas. Pas trop en tout cas. Cela avait sûrement avoir avec la délicieuse envie de mettre fin aux jours de l’adulte soporifique, tandis que ceux de Spock ne lui faisaient ni chaud ni froid.

Il se redresse alors lentement, aucun geste brusque qui pourrait effrayer la brune afin de s’asseoir en tailleur sur le fauteuil, ses doigts tapotent de gêne les accoudoirs. Ses lèvres s’agitent dans une petite moue perplexe, les secondes blanches, il n’aimait pas trop ça. Maintenant qu’il avait ce qu’il voulait, il pouvait s’en aller. Il balaie la chambre d’hôpital des yeux afin de trouver quelque chose à faire, à dire. En plus, ah voilà, il a trouvé, tu pourrais quand même me remercier pour quelque chose, quelle idée ne vient-il pas d’avoir, de son menton, il désigne les cicatrices de la jeune fille. T’auras l’air plus badass comme ça.. Avant de sourire légèrement de la mauvaise blague qu'il venait de faire. Lui n’avait jamais accueilli en ronchonnant les marques de ses blessures ou traumatismes, au contraire, ça lui donnait un air intrépide qui lui allait si bien. Puis il renchérit rapidement, tu veux jouer aux cartes ? T’as des cartes ? Il proposait effectivement sa joyeuse compagnie. C’était une manière pour lui de la remercier de se taire à jamais sur l’incident qui les liait. Il aurait pu se contenter de frapper des mains et de quitter la chambre, non, il restait. Il savait que cela allait agacer la Gryffondor, mais il avait ainsi l’impression de bien faire, de tenter de palier à sa mauvaise action.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Loredana Sparks, Ven 31 Aoû 2018 - 10:30




Meuh nooon

La situation était quelque peu déstabilisante. En y réfléchissant bien, elle se trouvait dans la même pièce que son agresseur à parler comme si de rien n'était. En temps normal, Loredana se serait levée et lui aurait sauté dessus. Malgré tout, Wildsmith avait quelque chose qui lui faisait froid dans le dos. Ce n'était pas de la peur, c'était autre chose. Elle ne devrait pas lui adresser la parole, elle se sentait faible de céder. Il était fort en fait. Il avait une force de persuasion qui l'avait faite tomber dans le panneau dés le départ. Malgré tout, elle restait quelqu'un d'humain et elle aurait du mal à envoyer une personne de cet âge à Azkaban.

Il avait ce qu'il voulait, il était temps pour lui de partir. Elle ne voulait pas qu'il reste là toute la journée. Elle n'était pas à l'aise en sa présence, elle ne pouvait s'empêcher de regarder ses moindres faits et gestes afin de s'assurer qu'il n'allait pas trouver un moyen d'être sûr qu'elle ne parlerait pas. Comment pouvait-elle avoir confiance ? Lui ne semblait pas être apte à disposer. Et lorsqu'elle avait cru qu'il allait se lever, il avait simplement changé de position. Elle, elle le regardait sans rien dire. Ses minutes de silence étaient très longues. Aidan ou Daemon pouvaient débarquer à tout moment et s'ils la trouvaient en compagnie de l'Auror, ça risquerait de faire des étincelles des deux côtés.

Ce fut lui qui brisa le silence en premier. Elle avait levé un sourcil. Il nageait en plein délire. Elle affichait un visage surpris avant de remettre ses cheveux en arrière d'un air nerveux en regardant en l'air.

- J'ai pas spécialement envie de jouer aux cartes avec toi. J'ai accepté de me taire, mais j'ai pas envie de parler de la pluie et du beau temps.

Toutefois, il y avait quelque chose qui lui venait en tête. Et comme elle n'avait obtenu aucun merci de la part de l'ancien Poufsouffle, elle pourrait peut-être lui demander quelque chose en échange. Après tout, à elle de profiter de ce moment de calme.

-... Mais il y a quelque chose que tu pourrais faire pour moi.

Elle se tut, attendant de voir sa réaction avant de reprendre.

- Ça fait plusieurs jours que je suis enfermée ici. Les Médicomages et mes proches estiment que je ne suis pas tout à fait remise et que je dois rester ici encore quelques temps pour être sûr que tout cicatrise bien. Malgré tout, j'étouffe dans cette pièce, il faut que je sorte. Je vais très bien !

Elle laissa s'écouler quelques secondes puis ajouta.

- Aide-moi à sortir de là.

Elle ne savait pas comment ni s'il allait accepter, mais il fallait qu'elle le tente. Après tout, ils ne se connaissaient pas, n'avaient pas d'affection l'un pour l'autre, il se fichait de ce qu'il pouvait arriver à Loredana. Il était ici uniquement pour sauver sa peau à lui. Oui, elle se ferait sûrement remonter les bretelles si elle sortait sans autorisation. Mais à quand remontait la dernière fois que Miss Sparks avait respecté les règles ?
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Arty Wildsmith, Jeu 6 Sep 2018 - 16:28


Elle ne souhaite pas discuter de la pluie et le beau temps. C’est regrettable, c’était typiquement le genre de conversations qui, pourtant, mettait tout le reste sous des couches de déni. Parlons des choses absolument pas importantes pour éviter de parler de celles qui le sont. Ici, enterrons sous un amas de graviers scotomitiques tout babillage à propos d’éventuels agression, culpabilité, douleur, regret et violence. Mais Loredana refusait, préférant le silence malaisant qui leur sifflait dans les oreilles. A moins que, non, elle reprenait la parole, doucement, choisissant ses mots avec précaution, travaillant ce petit effet d’annonce qui fait plissoyer les paupières d’Arty, intrigué. Ses jambes se décroisent et se recroisent, trépignantes.
Puis c’est la déception. Les yeux du gamin roulent outrageusement dans leurs orbites blasées.
Parce que et puis quoi encore ? Il devait l’aider. Lui, devait aider celle qu’il avait attaquée. Le pompon. Elle réclamait son aide. Oui, les mots de la Gryffondor se faisaient stroboscopiques dans la caboche du jeune Auror. L’aider. Non mais on aura tout vu. Surtout parce qu’Arty, et peu importait ce que stipulait son contrat de travail, n’aidait pas les gens. Il s’en fichait, c’était son credo. Mais il n’était pas sans sentir que la jeune fille le mettait dans une situation délicate. Après tout, il avait fait du mal, quoi de plus naturel que d’essayer de réparer sa connerie. Il gonfle les joues, hamster’s style, il n’a pas envie. C’est vrai quoi, il n’était pas un distributeur d’émotions fortes, si elle voulait ressentir le tortillement du ventre sous l’effet de l’excitation de l’interdit, et bien, qu’elle vole une portion de gelée supplémentaire. Mais pas question de la faire sortir de l’hôpital en catimini. Il avait un travail, une carrière à dorloter le petit, il ne pouvait pas non plus ouvrir les bras à chaque bêtise dont l’éclat miroitait dans son œil de Filou. Ses mèches exaspérées s’agitent, font non des fibres capillaires, il rajoute : non.

Il préfère penser que sa réaction n’a rien à voir du tout avec la prudence. Oui, il se ferait coudre cent fois les lèvres plutôt que d’avouer vouloir que la jeune fille soit rabibochée le mieux possible, qu’elle se repose, prenne son temps. Pourquoi ? Il n’en sait fichtrement rien, d’ailleurs, le diablotin sur son épaule se frappe le front devant cet élan de souci pour la brune. C’est mieux qu’tu restes encore ici. Le voici transformé en Médicomage débutant maintenant. Parce que bon, j’t’ai bien arrangée quand même. Il sourit du tout coin du coin des lèvres, c’est qu’il se lançait des fleurs en plus, sans tambour ni trompette, discrètement. Malgré tout, ses doigts poursuivent la réflexion, s’emparent de l’arrête du nez, entrevoient les différentes possibilités. En plus j’ai montré mon insigne à la dame là, si tu disparais, ça va forcément m’retomber dessus. Et ça, c'était envisageablement pas concevable. Il soupire, les imaginant tous les deux rasant les murs de Ste Mangouste, comme des détectives de pacotille. Non, vraiment, ce serait ridicule. Surtout s’il arrivait quelque chose à l’ancienne préfète, un problème, une rechute ou il ne savait pas trop quoi. Non, il ne pouvait pas risquer qu’elle crève de nouveau. Le diablotin a beau lui hurler dans les oreilles qu’on en avait rien à fo*tre bon sang, rien n’y fait, c’est bel et bien à un sursaut de conscience que l’on assiste chez le Blaireautin. Ou alors. Quelle idée ne venait pas de traverser son esprit malicieux. J’te fais sortir, mais tu viens chez moi.

Couperet tombé. Parfait. Elle allait a-do-rer. Oui, sûr et certain qu’elle allait le remercier d’une embrassade toute serrée, émouvante à souhaits. Mais bon, il se devait de tenter, au moins, à la Cabane, il serait là pour la surveiller, quand bien même il n’y connaissait strictement rien en médicomagie. Le temps qu’elle se remette correctement sur ses deux pieds. Comme quoi, pas si insensible le Chenapan.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

Message par : Loredana Sparks, Mer 12 Sep 2018 - 17:01





Loredana n'avait pu s'empêcher de souffle en entendant la réponse négative du sorcier. Il lui devait bien ça ! Lui qui semblait se foutre de toutes ces règles, qui ne lui accordait aucune importance, pourquoi fallait-il qu'il refuse cette proposition ? C'était la seule chose qu'elle comptait lui demander. Elle n'aimait pas cette endroit, s'y sentait mal à l'aise. Ses blessures étaient encore douloureuses, mais étaient en bonne voie de cicatrisation. Elle n'avait plus besoin d'avoir des Médicomages au petit soin. Raaah qu'est-ce que ça pouvait l'énerver qu'on lui parle comme si elle était une gamine de 15 ans. Oui, elle avait eu mal et était arrivée entre la vie et la mort à l'hôpital. Mais elle s'en était sortie et avait retrouvé ses esprits. Il était maintenant temps de lui foutre la paix une bonne fois pour toute.
Elle ne comprenait pas vraiment les dires de l'Auror. Celui-ci semblait lui dire qu'il refusait sa proposition parce que ses blessures n'étaient pas belles à voir. Quand bien même, cela ne devait pas avoir son importance. Ses proches lui avaient assez fait la morale comme ça et leur inquiétude n'avait pas lieu d'être. Toutefois, Wildsmith se devait de faire quelque chose. Elle n'écoutait que d'une oreille ce qu'il lui disait, cherchant dans son esprit ce qu'elle pourrait bien trouver comme excuse pour qu'il accepte de la faire sortir.

Lui continuait à dire non. Elle levait les yeux au ciel, fatiguée d'entendre ce mot sortir de sa bouche. Puis son esprit à lui semblait lui avoir trouvé une idée. Loredana s'était légèrement redressée, le regardant dans les yeux. Puis la suite la fit réagir au quart de tour avec un « Quoi ? » qu'elle n'avait pu retenir. C'était une blague ou il fallait le prendre au sérieux ? Son agresseur lui proposait lui-même de venir chez lui. Un peu louche son histoire.

- Hors de question ! Fut la réponse qui sortit en premier.

Elle voulait simplement qu'il la fasse sortir d'ici et que chacun reprenne le cours de sa vie chacun de son côté. Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de se dire qu'elle était bonne pour rester ici encore toute la semaine si elle faisait la difficile. Risquait-elle quelque chose ? Après tout, elle avait cru comprendre qu'il tenait un peu à son métier d'Auror. Prendrait-il le risque d'embarquer la jeune femme chez lui pour lui faire du mal ? Il fallait qu'elle se dise que non parce qu'après une réflexion de quelques secondes qui lui avait parue une éternité...

- Bon ok. Si tu acceptes de m'faire sortir j'irais où tu veux. Juste... fais-moi sortir s'il-te-plait.

Elle le suppliait presque. Il fallait comprendre que l'enfermement était quelque chose qu'elle détestait. Elle avait ce sentiment d'étouffer et de ne pouvoir rien faire pour y remédier. Et de voir tous ses Médicomages passaient le plus clair de leur temps à lui dire de se reposer la mettait hors d'elle-même. Elle finirait par tout casser.
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Re: Quatrième étage : Service de pathologie des Sortilèges

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