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Cinquième étage : Salon de thé - Boutique de l'hôpital
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Amy Shields
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Re: Cinquième étage : Salon de thé - Boutique de l'hôpital
Amy Shields, le  Mer 23 Mar 2016 - 18:17

Rp with Laurae




Oh une bouteille de jus de citrouille. Oh, cette petite peluche de centaure était trop mimi. Et le coussin avec un coeur était vraiment sympas aussi. Holala, trop de choix ! Amy était arrivée là il y a une bonne demi heure et elle était bloquée dans la boutique depuis tout ce temps. A la base, la jeune brune venait rendre visite à sa compatriote, Laurae. Cette dernière avait eut un petit accident suite à une chute de balais et avait du se retrouver en ce lieu qui n'était pas des plus joyeux.


La jeune femme était donc arrivée ce matin même pour essayer de voir son amie et avait décidé de lui acheter un petit quelque chose en signe d'affection. Elle s'était donc rendue au Cinquième étage et était tombée nez à nez avec cette peluche. Ce petit dragon aux grands yeux verts normalement destiné aux enfants l'avaient fait fondre rien qu'au premier regard. La brunette se retrouvait donc là, dans un hôpital, entre des malades, des femmes enceintes, des blessés, à regarder les petite boules à neige. Et ça se disait Phénix. D'ailleurs, Laurae allait encore se foutre d'elle si elle la trouvait là avec une peluche en main et en extase devant des objets souvenirs. 


Elle en oublia même son amie qui était pourtant, la raison principale de sa venue ici. Bah oui, elle ne serait jamais venue pour le plaisir. Oh que non, les hôpitaux c'était vraiment pas son truc. Pourtant le métier de médicomage l'intéressait mais les cliniques, très peu pour elle. Bizarre ? Oui, plutôt. Mais bon, elle n'était pas encore fixée sur ce qu'elle voulait faire. Mais comment elle en venait à réfléchir sur son avenir dans une boutique d'hopital ? Excellente question. Un peu bizarre Miss Shields.
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Re: Cinquième étage : Salon de thé - Boutique de l'hôpital
Laurae Syverell, le  Mer 23 Mar 2016 - 20:16

Avez vous déjà subit les méandres des hôpitaux? Oui? C'est chi*nt, pas vrai ? Le pire c'est Sainte-Mangouste. Enfin le pire, sans doute. Il n'y avait pas pire que d'être dans un hôpital. En plus, les mecs en blouse n'arrêtaient pas de la suivre à tour de rôle. Son arrivée ici était dût à un accident à ce qui paraît. Un traumatisme crânien... dût à un choc au niveau du Lobe temporal et du Cervelet, causant un trouble au niveau de la mémoire associative et sémantique.... un truc du genre. En gros, elle ne savait plus dans quel monde elle vivait, ne reconnaissait plus les gens... et les souvenirs qui étaient restés intacts remontaient à ses 11 ans, avant son immersion dans le monde magique.... soit exactement huit ans en arrière. Les médico-machins lui remettaient peu à peu la mémoire en place. Elle sait donc qu'il y a de la magie qui existe et que la Brune et la Blonde qui l'avaient emmener ici étaient des amies. Qui? Elle s'en souvenaient plus. Mais la jeune femme savait donc qu'elle pouvait leurs faire confiance. 

Elle ne donnait pas son amitié à n'importe qui, c'était peu dire. Étrangement, la seule chose qui n'avait pas échappé à la mémoire défaillante de la Syverell, c'était qu'elle avait toujours soif. Soif d'alcool et soif de chair. Et c'est pour cela qu'elle compris que ses souvenirs étaient bien trop lointain. Les parents de Lau' ne furent pas encore alertés, car celle-ci ne l'avait pas voulu, peur de les inquiéter. Et, en plus, ça inquiéterait Carmin... En y rependant, elle avait encore mal à la poitrine. La douleur était mentale, presque floue, mais bien présente et désagréable. C'était comme si vous étiez face à face avec un instrument de torture, et que vous saviez exactement la douleur qui vous attends... ici c'est pareil. Elle avait mal, et ne comprenait cependant pas pourquoi.  Peut-être parce qu'il s'inquiétait pour elle justement. Et se sentait coupable?

Peu importe. Sous la présence de Mme. Bloodeïn, sa surveillante attitrée pour la journée, la jeune femme déambula un peu comme un zombie dans l'Hôpital. Elle détestait rester allonger toute la journée, et tant qu'elle ne sortait pas, elle avait le droit de faire ce qu'elle voulait. Ses "baguettes" lui avaient été confisqués apparemment... C'est donc en tenue de pyjama affreux et en chaussettes (elle ne porterait pas les horreur des hôpitaux aux pieds)  qu'elle s'avança vers la boutique et le comptoir restaurateur de Sainte Machiavélique. Avec envie, elle se repassa les images d'un bond Bloody, d'un Whisky, d'un Hydromel ou d'un simple vin de noix. Aaaaaah, elle ressentait encore l'effet salvateur du liquide d'ambroisie dans la gorge, le feu dans le ventre, et la chaleur dans le cœur. Et ben non, elle allait devoir se contenter d'un sirop, chocolat ou autre thé anglais des plus... sophistiqué. Teeuh et Beurk. Si elle voulait boire de la flotte, elle n'avait pas besoin de ça, direction les robinets c'était tout comme! Mais bon. 

En tournant la tête, elle remarqua un visage connu. Les cheveux bruns noirs, les yeux bleus cerclés d'or... Yep pas de doute c'était l'une de ses "amies" qui l'avaient transporté jusque là. La jeune femme marcha en traînant des pieds jusqu'à elle, l'autre médecin à ses trousses. Ils avaient peur qu'elle est un trouble du comportement ou quoi? Qu'elle fasse un AVC là en plein hosto? Si elle avait survécut à un coup sur la tête, c'est qu'elle ne mourrait pas aussi facilement! Nan mais ! Les Syverell étaient de bons irlandais bien massifs que ce soit physique, mental ou autre. Elle détestait être assisté comme ça, s'en était presque humiliant.

- Heeeeey.... toi !

Interpellant la jolie nenette qui devait avoir quelques années de moins qu'elle, elle se prit le pied dans une des chaises d'un client qui venait tout juste de reculer pour se lever. ***SPLAAAASH*** "Et meeeeeeeeeer*e !!". Elle s'étala alors de tout son long, et glissa jusqu'aux pieds de l’intéressée. La Bloodeïn se précipita pour tanter de la lever, sa fiche d'information autour du cou et son calepin sous le bras. Un grognement sortit des lèvres de l'irlandaise qui la repoussa poliment -tout de même- et se releva comme si de rien était. Elle dépoussiéra son pyjama, même si le sol était impect pour le respect d'hygiène, et garda la tête haute, le visage inexpressif. Ne trahissant aucune émotion, elle plongea ses yeux verts et dorés dans ceux de la nana et sourit poliment.

- Bonjour ! Lau' ! Mais tu dois l'savoir. Enchantée !

Miss Blouse Blanche prit à part pendant quelques secondes le brunette, surement pour lui dire des choses qui serait du genre "ne lui dite pas si, ou ça, fait doucement... Elle n'a pas encore entièrement récupéré, il y en aura encore pour une petite semaine... mais est sur la voie de la guérison...." En y pensant à cette voie. C'était quoi, et elle ressemblait à quoi? Parce que oui, Lau' voulait bien la suivre ce chemin invisible pour sortir plus vite de la bord*lum !. Et bah non pendant ce temps là, la blouse blanche avait prit à part son amie, la laissant seule sur le bas côté comme une autiste. Après tout, n s'en fichait hein? Elle s'était prit un coup sur la tête alors elle devait pas comprendre ce qui se passait! "Et bien si ma cocotte". Nan mais sans blague ! On la prenait vraiment pour un cas c'pas possible ! La colère et la rage de la Syverell grondait intérieurement. Son regard se fit noir quand elle croisa ceux d'un mauvais brun de Blootruc. D'ailleurs celle-ci glissa à l'oreille de la Shields quelques mots, inaudible pour la jeune femme de 19 ans.

- Ne lui dite pas que sa grand mère ou que son frère jumeau sont décédés. Elle croit encore qu'ils sont toujours vivant la pauvre. C'est merveilleux tout de même la relation qu'elle avait avec son jumeau! C'est comme ça, un lien inexplicable! L'amour qu'elle garde pour lui six ans après sa disparition. Il faut y aller doucement. Je vous la laisse pour une heure maximum. Si il y a un problème, je serais dans le Hall à côté.

Pendant ce temps là, Lau' jouait avec ses doigts ou ses pieds... bref s'occupait quoi. Elle regardait avec envie les boissons alcoolisé que vendait le comptoir. Elle tentait de se souvenir de ses huit dernières années, dont sa scolarité à Poudlard, ses amis, les cours, sa magie... ça lui revenait par bribe, mais au bout d'une semaine elle ne se sentait toujours pas progressé. Peut être que la brunette pourrait mieux l'aider à progresser et lui dire enfin qui elle était, d'ou elle venait, ce qu'elle faisait... et ne pas lui cacher les choses sous prétexte que ça lui ferait un nouveau choc. Elle était coriace bon sang de bois ! Quoi ? Elle était une hors la lois qui tuait des gens? Une robin des bois? Une pauvre étudiante modèle? Un as du balais ? Une vendeuse accomplit? Haha, la blague. C'était qu'une gosse de 19 ans comme toute les autres, irlandaise avec un jumeau, des parents et des grand parents pauvres.
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Amy Shields, le  Ven 25 Mar 2016 - 20:40

Heeeeey.... toi ! 


Cette voix. Elle connaissait cette voix. Très bien même. Amy tourna la tête en direction du son qui venait de lui parvenir, le petit dragon toujours en main, et elle vit Laurae arriver. Sa compatriote était en pyjama et en chaussettes, ce n'était, pour ainsi dire, pas très " sexy " mais bon, il ne fallait pas s'attendre à ce qu'elle fasse un défilé de mode en plein hôpital, non non non. En tout cas, son amie avait l'air en forme et ça c'était une bonne nouvelle. Enfin, en forme jusqu'à ce qu'elle se prenne la chaise d'un client et qu'elle ne s'étale par terre. La brunette se retint de pousser un cri en voyant la Syverell faire l'étoile de mer au sol. Oh.. Oh.. Une infirmière couru jusqu'à son amie pour l'aider à se relever. Aide que l'intéressée refusa d'un grognement en le repoussant doucement. Elle se tourna alors vers Amy, le visage sans expression avant de sourire.


Bonjour ! Lau' ! Mais tu dois l'savoir. Enchantée ! 



Petit sourire de la part de la Poufsouffle. Elle voulut répondre quand l'infirmière la prit par le bras pour l'éloigner. Elle voulu se débattre en lui demandant ce qu'il lui prenait quand elle comprit que la femme voulait juste lui parler. Cette dernière lui demanda de ne pas révéler à Lau' que sa grand-mère et son jumeau étaient tout deux morts. Un jumeau.. ? Laurae avait eu un jumeau.. ? Amy essaya de s'imaginer sa compatriote Phénix en garçon.. Cheveux courts, petites barbe, moustache, poilu,.. Ouais non. Valait mieux qu'elle s'arrête là sinon elle allait faire de Laurae un vrai troll. Elle écouta l'infirmière continuer, lui disant qu'elle lui laissait sa camarade pour 1h maximum. Bon c'était déjà ça. Elle allait pouvoir essayer de faire retrouver la mémoire à Lau'. Ca serait pas du luxe. Amy remercia la dame et retourna vers la patiente et lui sourit.


- Amy. Effectivement je le sais déjà. 


Que dire.. La brunette buguait. Elle voyait vraiment pas ce qu'elle pouvait lui dire.. Il fallait qu'elle réfléchisse. Allez quoi c'était pas compliqué de trouver quelque chose à dire ! Faut dire que les yeux verts perçant de la Syverell n'aidaient pas. 


- Tu vas mieux ? Ta tête ne fait plus des siennes ? Tu t'en souviens de certaines choses ?


Bon.. Ben, voilà la super idée d'Amy. Ou comment aller au plus simple et au plus direct. Ce n'était pas du tout fin ni léger. C'était cache. Mais elle l'avait dit de sa voix gentille habituelle accompagnée de son petit sourire en coin. Ca devrait bien passer. Normalement.
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Re: Cinquième étage : Salon de thé - Boutique de l'hôpital
Laurae Syverell, le  Lun 28 Mar 2016 - 21:07

L'autre autruche (Lau'Truche, dédicace) venait enfin de partir. Pourquoi autruche? Comment voulez vous appeler quelqu'un autrement quand il y avait des verres épais comme deux doigts et des cils immense comme une girafe, et un cou long comme crésus, qui se cachait au moindre regard noir de l'irlandaise...et qui s'habillait comme un gardien d'asile ? Bon, certes, c'était méchant, mais bon sang de bois qu'est-ce qu'elle détestait les hôpitaux ! La jeune femme soupira, et la pression qui avait comme tendu tout ses muscles s'était enfin relâchée dès que Miss Bloodtruc disparu de son champs de vision. "Il était pas trop temps bon sang de leprechaun!" Le regard vert et doré se posa alors immanquablement vers celui bleu iceberg de  celle qui se présenta comme étant Amy. Elle ne s'était donc pas planté à ce niveau là, c'était un bon début. Cheveux coupé court, bonne crinière brune/ébène, yeux d'un glacier, non pas tranchant ou froid, mais perçant et bienveillant, calme plat dans la tête de la Syverell, mais pointe encore enfoncé dans le cœur rougeoyant d'une femme. Rythme rapide, boum boum..boum boum.. comme le tic tac trop pressé d'une bombe à retardement. 

Tu vas mieux ? Ta tête ne fait plus des siennes ? Tu t'en souviens de certaines choses ?

La jeune femme haussa les épaules. Les souvenirs c'est bien, ça renforçait la mémoire, c'était plein de bonne choses merveilleuses... mais il y avaient d'autres vérités plus dures certainement. Tout le monde avait ses secrets, son passé, son avenir. Qui se souvient de ses souvenir? TOUT ses souvenirs? C'est seulement une phrase, un lieu, un moment, un événement précis qui te le rappelle parfois. Ou même un état, un sentiment... Le cerveau humain était très complexe. Le reste, c'est le vide complet comblé par des pensées ou trahis par un bousculement d'émotion. Mais voilà, Lau' n'avait plus rien de tout ça. Elle s'était "réveillée" comme ça, vide, sans passé, sans avenir, sans présent même... en pleine nature et couverte de sang. Mais voilà, deux personnes l'avaient sauvé. Un ange et un démon? Deux anges? Deux démons? La jeune femme avait comme le sentiment que la jeune femme en face d'elle lui dirait beaucoup de choses... Trop de choses peut-être. Mais bon, peut-être avait -elle besoin de les entendre? 

- Et bien, elle ne me fait plus mal... et je commence à me souvenir d'un petit peu de choses... comme le fait que je suis une sorcière, qu'il y a de la magie... Je me suis souvenue de quelques une de mes années à Poudlard, mais pas toutes encore. Et.... je sais pas...le permis de transplanage... je crois que j'ai une patronne aussi.. mais en quoi? Et il faut que je termine le devoir de Boccini ! 

Il y avait quelque chose d'autre... Une chose qui venait de lui traverser l'esprit lorsqu'elle regarda à nouveau la jeune Shi...Shields ! C'était ça son nom. Amy Shields. Ah oui, voilà, elle se souvenait d'ailes en feu... un tourbillon de flammes qui lui tiraillait la peau. Mais aussi un silence... comme si la chose devait se cacher, comme si elle était bien au chaud dans les tripes de la belle brunette de 19 ans. Alors elle ne dit rien, elle cloua son bec de pauvre piaf des mers, et laissa les bruits extérieurs envahir sa tête, pour ne plus y penser. Pour garder le Phénix enfouit au fond de son âme. Silence, il lui réclamait le silence. Alors elle se tairait. Elle avait toujours écouté son instinct, pourquoi le fuir maintenant. Elle voulait seulement comprendre qui était ce Phénix, et ce qu'il voulait "Tu le sauras en temps voulu". Les cours, les examens, les notes, les alcools, les bars, cette impression de ni bon ni mauvais, mais des nuances... Qu'est-ce qu'il s'était passé? Pourquoi avait-elle l'impression de ne plus être la même depuis ses treize années? Pourquoi semblait-elle devenir quelqu'un d'autre? 

- J'ai besoin de savoir... Dit-moi tout.. 
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Re: Cinquième étage : Salon de thé - Boutique de l'hôpital
Amy Shields, le  Lun 28 Mar 2016 - 21:53

Et bien, elle ne me fait plus mal... et je commence à me souvenir d'un petit peu de choses... comme le fait que je suis une sorcière, qu'il y a de la magie... Je me suis souvenue de quelques une de mes années à Poudlard, mais pas toutes encore. Et.... je sais pas...le permis de transplanage... je crois que j'ai une patronne aussi.. mais en quoi? Et il faut que je termine le devoir de Boccini !


Sa tête ne lui faisait plus mal, c'était déjà ça parce que vu la chute qu'elle s'était prise il y avait de quoi avoir mal. L'existence de la magie, voilà une des meilleures choses dont pouvaient se souvenirs la grande brune parce que, vas y pour lui expliquer que ça existe. Dans l'ensemble, la Syverell avait l'air de se rappeler de pas mal de choses mais il y avait quelque chose dans ses paroles qui titillait la jeune Shields. Boccini.. Genre, Boccini l'ancien professeur ? Mais elle n'enseignait plus depuis un petit bout de temps maintenant ! Preuve que Laurae était encore un peu en retard question temps et années. Remarque ça aurait ou être pire, sa compatriote aurait pu croire qu'elle avait quelques années de moins et donc se comporter comporter comme une enfant. Et alors là, bonjour la catastrophe. Enfin bref, il y avait quand même des trous dans la mémoire de sa camarade qui restait. En même temps, tout n'allait pas revenir d'un coup, ça serait trop beau, il lui faudrait un peu de temps pour retrouver toute sa mémoire.


J'ai besoin de savoir... Dit-moi tout.. 


Amy plongea son regard bleu dans celui de sa compatriote. Elle y vit quelque chose qu'elle n'avait encore jamais vu dans les yeux de son amie. De l'angoisse ? Un peu de peur ? En même temps, comment ne pas l'être ? La Phénix ne se souvenait pas des dernières années qu'elle avait vécu ce qui pouvait être très frustrant et plutôt angoissant aussi. Comment la brunette aurait-elle réagi ? Plus mal encore. Elle aurait fait des crises de stress toutes les deux minutes. Donc sur ce point là, Laurae était vraiment parfaite, elle arrivait à rester plus ou moins calme. Bon, il fallait qu'elle commence par répondre à ses questions. Par ou commencer..?


- Hé bien, tu as effectivement eut ton permis de transplanage, mais je te déconseille d'essayer de transplaner vu ton état actuel.


Petit sourire pour ne pas trop la stresser quand même.


- Ensuite, tu es stagiaire, enfin, vendeuses aux Halles Magiques, au Chemin de Traverse. Ta Patronne c'est Crystal.


Oups, elle-même avait un trou pour le nom de famille de la patronne. Mince. Enfin, peut-être que le prénom ferait ressortir des souvenirs, et ça serait pas plus mal d'ailleurs. 


- Et, je veux pas t'affoler mais Boccini n'enseigne plus à Poudlard depuis un petit temps tu sais. Ah autre chose, tu es..


Stop, stop, stop ! Qu'est ce qu'elle allait dire là ? " Tu es un membre de l'Ordre du Phénix " ? Non mais ça va pas ? Crie le haut et fort dans la boutique aussi temps que tu y es ! En réalité, elle aurait pu lui dire et, à moins qu'elle ne s'en rappelle seule, elle devra lui dire. Mais là, ce n'était pas vraiment le bon endroit. La Poufsouffle jeta un regard autour d'elle pour regarder les gens qui faisaient un tour ou qui étaient installés. Ils étaient un peu nombreux pour qu'elle lui balance ça comme ça. Et puis, pas sur que la Syverell était apte à entendre qu'elle était l'ennemie numéro des Mangemorts et du ministère. Tu parles d'un passe-temps. La brunette se contenta donc de se taire et de laisser sa phrase en suspend. Il fallait qu'elle réfléchisse à 3 fois avant de parler pour ne pas dire de bêtises. Et encore, même avec ça, elle n'était même pas sure de ne pas en dire.
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Re: Cinquième étage : Salon de thé - Boutique de l'hôpital
Laurae Syverell, le  Mar 29 Mar 2016 - 12:57

Doute, angoisse... Des émotions dansèrent dans le ventre, d'autres devant les yeux, certains dans le cœur et les derniers dans la tête. Ils se changeaient en chaleur meurtrière presque étouffante dans la gorge de la jeune femme. Et si elle ne retrouvait plus la mémoire? Si elle ne se souvenait plus de qui elle était? Son état lui semblait tellement loin du réel, c'était comme un mauvais cauchemar dans lequel on se réveillait encore et encore, à chaque nouvelle vérité. Ô douce torture mentale. Pire que la physique peut-être, mais il fallait à tout prix garder le contrôle, à tout prix rester calme pour ne pas sombrer dans la folie et comprendre. A... la folie, peut-être la peur la plus évolué de la Syverell si il n'y avait pas déjà cette satanée Banshee qui chantai la mort de son frère de sa bouche putride.... Attends quoi? Ça y est, elle délirait, c'était pas possible autrement. Son frère était bien en vie. Et.. si cette satanée aiguille dans son cœur s'enfonçait comme ça, toujours, comme une blessure éternelle, c'était parce qu'elle avait perdu la mémoire. Rien de plus. Oui, rien de plus... 

Sa joute mentale fut totalement balayé par la voix fougueuse de la Shields en face d'elle. Elle n'avait pas tord sur tout, elle avait bien eu son permis de transplanage, c'était déjà ça. La jeune femme se souvenait de l'impression du transplanage. Le passage entre l'espace temps n'était jamais très agréable, mais avec le temps, elle avait fini par si faire. Elle se demandait si certains pouvaient avoir le mal des transplanages. Ça devait être fun pour un sorcier, et aussi le comble. Double tranchant. La voix de la jeune femme vint jusqu’à ses tympans, adoucissant l'angoisse. Un sourire, simple sourire, refroidi doucement la chaleur étouffante des émotions et ressenti dans son être entier. Simple plaisanterie que l'on fait a un ami, ou à un inconnu. Mais c'était comme ça, ça l'aidait. Beaucoup. Vraiment. Et puis une nouvelle vérité encore... Crystal.... Oui, sa magnifique patronne à peine plus âgée qu'elle. De quoi? 3-4 ans maximum? Les halles, le chemin de traverse, les clients, les soirées dragues sur les terrasses des bars. Comment avait-elle put finir comme ça? C'était pas logique, tout semblait être bon dans sa vie ! Elle avait même trouvé un job. Alors pourquoi toutes ses filles, et tout cet alcool...?

Et, je veux pas t'affoler mais Boccini n'enseigne plus à Poudlard depuis un petit temps tu sais.Ah autre chose, tu es..

Des yeux ronds. Comme des soucoupes. "Que... quoi? C'est pas possible... Pas elle". La jeune femme glissa deux doigts sur ses lèvres, l'index et le majeur, l'expression quelque peu choquée. Mais que c'était-il passé? Avait-elle été virée à cause de son trop plein de délire sexuel avec les étudiants? Il lui avait semblé qu'elle s'était calmée depuis Kholov... Ou depuis l'arrivée d'un autre homme à Poudlard. Mais que diable lui était-il arrivé. Le cœur de Laurae rata un nouveau bond. Valentina Boccini, la seule professeure en qui l'irlandaise avait confiance si ce n'était aussi avec l'ancienne directrice de Gryffondor, Mia Wilson. Envolée du château. Celle qui lui avait tout appris, celle qui l'avait de nombreuse fois sermonnée, qui semblait cacher un amour immense en elle, tout en protégeant ses élèves d'un danger imminent. Ô que oui, elle était pas tendre, et beaucoup de ses élèves avaient été blessé dans ses cours, et risquaient même parfois la mort, mais la blonde au visage faussement angélique avait toujours su ouvrir ses ailes noires au bon moment pour surveiller ses gamins comme elle les appelait. Étrangement, le fait qu'elle n'était plus à Poudlard lui était revenu, mais elle n'avait aucun souvenir reliant le départ de l'Ange de la Mort de l'école de magie. C'était un sacré choc. La jeune italienne avait eu le respect de la Syverell depuis bien longtemps, et une des seules qui pouvait se servir de Lau' comme d'un pantin... puisqu'elle celle-ci avait toujours eu confiance en elle. Oui, peut-être à tord, mais... peut-être changerai-t-elle la vision qu'à Valentina pour ce monde, allez savoir. 

- Je ne crois pas.. que j'étais au courant... pour Boccini...

La surprise, l'étonnement et l'incompréhension passée, la belle brune se souvint alors des derniers mots d'Amy. Mots qu'elle avait laissé en suspend. La jeune femme détestait cela, elle avait l'impression qu'on lui cachait quelque chose. Les yeux verts et dorés devinrent plus sombres à mesure que ses sourcils se froncèrent. Elle voulait savoir, comprendre. Ce n'était pas une petite chose fragile et faible que la Shields avait en face d'elle.  Au contraire, à chacune des vérités, l'irlandaise semblait retrouver une force mentale et sa carapace. Elles étaient le bienvenue. C'est étrange, elle aurait pu penser qu'au contraire, les vérités l'aurait mise à sac, ou à nue, la rendrait faible... Mais non. Elle commençait a se comprendre, a se retrouver... et par le sang de Merlin que c'était bon de se retrouver. Qu'est ce qu'Amy voulait lui dire? Qu'elle était qui? La jeune femme commença à réfléchir de plu en plus... Sa soeur? non non, elle le saurait haha! Quoi que... quelque chose lui disait qu'elle n'était pas si loin de la vérité. Une pensée, de nouveaux les grands yeux ouverts. Elle espérait vraiment pas que ce soit ça. Franchement ça la ficherait mal. Penser que'Amy était l'une de ses conquêtes aurait été un peu déroutant dans cette situation. Surtout si Lau' ne se souvenait pas de sa partenaire.

- Tu... nous...? Nous sommes... enfin nous avons...? Ensemble? 
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Re: Cinquième étage : Salon de thé - Boutique de l'hôpital
Amy Shields, le  Mer 30 Mar 2016 - 21:06

Beaucoup d'émotions passèrent dans les yeux de la Syverell alors qu'Amy venait de lui parler. Il sembla à la brunette que sa compatriote était partie pendant un instant dans ses rêveries et peut-être dans son inconscient pour essayer de trouver des réponses. Ce qui était fort probable étant donné la situation dans laquelle elle se trouvait. Cependant, il lui sembla qu'une petite étincelle venait de fuser dans le regard de sa camarade. Peut-être s'était elle souvenue de sa patronne ? Amy se rappelait que Laurae était plutôt attachée à cette dernière, La Poufsouffle avait peut-être réussi à éveiller un souvenir ? Oui ? Non ? Elle ne pouvait le savoir.


Je ne crois pas.. que j'étais au courant... pour Boccini...


Aïe. Mauvaise nouvelle. Ca signifiait que ces souvenirs étaient encore assez loin. Mais bon, elle allait bien finir par se rappeler de quelque chose en fin de compte ! En tout cas, Amy allait tout faire pour. Alors qu'elle réfléchissait à une autre chose à lui avouer. La brunette put distinguer une angoisse particulière dans le regard de sa soeur d'arme alors qu'elle la regardait elle. Qu'est ce qu'elle avait fait ? Rien hein ? Oh non, elle n'allait quand même pas pêter un plomb..? Ah non ! Hors de question d'appeler l'infirmière alors que les deux jeunes femmes venaient seulement de se revoir. Non, ça n'allait pas le faire comme ça ! Ou alors la Syverell venait de se rappeler de quelque chose sur Amy qui ne lui faisait pas plaisir. Mais la jeune femme ne voyait pas ce qu'elle avait pu lui faire.. Elle n'avait même rien fait du tout. Il se passait quoi maintenant ?


- Tu... nous...? Nous sommes... enfin nous avons...? Ensemble ? 




Les joues d'Amy devinrent rouges comme des coquelicots et, par réflexe, elle baissa les yeux vers ses pieds. Laurae et elle.. ensemble ? Non non, c'était pas possible. Et ça n'avait jamais été le cas. Certes elles s'entendaient bien mais de là à avoir eu des relations de ce type.. Non, clairement pas. Non pas que son coeur battait pour un autre mais.. Une image s'installa dans la tête de la Poufsouffle. Non et non ! Elle n'aimait personne ! La brunette remarqua alors qu'elle ne connaissait absolument rien de la vie amoureuse et sentimentale de sa compatriote. En même temps, elle ne connaissait pas la sienne non plus. Mais donc, sur ce point là, elle n'allait pas pouvoir beaucoup aider son amie. Elle pouvait cependant lui affirmer qu'il n'y avait jamais rien eut entre elles !


- Non.. Non Lau' ! Il n'y a rien entre nous. Nous sommes juste..


Comment expliquer ça sans en dire trop pour ne pas griller leur couverture mais en en disant assez pour qu'elle soit satisfaite. Heu.. hum.. Oh et puis zut, elle lui dirait pour l'Ordre après.


- .. Bonnes amies.


Voilà. C'était court et.. vague. Très vague. Amy n'avait laissé aucun indice sur l'Ordre dans cette phrase. C'était déjà ça. La jeune femme releva enfin les yeux pour regarder ceux de Lau' avant de demander d'une petite voix un peu plus hésitante.


- Tu te souviens d'autre choses que tu voudrais que j'explique ? Je t'avoue que je ne connais pas tout sur ta vie mais je peux peut-être t'aider pour tout ce qui concerne Poudlard et tes loisirs.
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Re: Cinquième étage : Salon de thé - Boutique de l'hôpital
Laurae Syverell, le  Jeu 31 Mar 2016 - 12:18

Apprendre à un enfant comment est constitué le monde... C'est simple. Il vous regarde avec des yeux émerveillés persuadé que vous avez la vérité et toutes les connaissances sur les mystères du monde. Vous êtes un génie ou un héros à ses yeux. Dites lui que vous ne connaissez pas un sujet, et il vous regardera avec ses mêmes yeux. Vous resterez un modèle d'inspiration pour lui. Des mots comme -je veux devenir comme- ou -un jour je serais plus que- sonneront dans sa tête comme des but à franchir, un rêve à assouvir. Plus tard, il regardera son parcours et se dira alors qu'il est fière ou non de ce qu'il a fait. Il est ce qu'il a semé. Il sait qui il est à partir de ce qui s'est passé entre les rêves d'enfant et son présent d'adulte expérimenté. Maintenant, prenez un jeune adulte qui à déjà un peu vécu, et qui a les connaissances nécessaires, mais qui ne sait plus d'où il vient, ce qu'il a fait, où il en est, et pire, qui il est. C'est plus qu'un gamin effrayé que vous avez en face de vous. Oui, car le petit a encore de l'espoir: son héros viendra surement le sauver. Mais voilà... un adulte qui à perdu la mémoire n'a plus rien que des bribes de souvenirs. Il s'enfonce dans un voile étouffant pour tenter de comprendre les liens qui unissent ses souvenirs, déchirant presque mentalement ce rideau de fumée par leurs simple ongles ensanglantés. Oui ensanglantés... par l'effort, par la dureté de la tâche, par la hâte... sans succès parfois. Voilà dans quel état était l'esprit brumeux de l'irlandaise. Un pauvre corps gisant à terre, à demi dans l'eau trouble. Expirant un air empoisonné et étouffant, cherchant la moindre particule d'oxygène autour de lui. Que faire? 

Cependant, le visage en face d'Amy resta de marbre. Froid, comme le tombeau d'un mort. N'était-ce pas ce qu'elle était? Morte? De l'intérieur? Balayé par ses souvenirs? Seul ses yeux aux couleurs d'un foret d'un soir d'été semblait se mouvoir à chacune de ses pensées. Seule chose vivante représentant le présent et un passé flou. Certains disent que la vie d'un homme est inscrit sur les traits de son visage... C'était vrai, le visage de l'ex Blairelle semblait fort, anguleux, bronzé par le sel de la mer, avec une pointe de sensualité encadrée par des lèvres pulpeuses et légèrement rouges. Des cheveux décoiffés, mais pas trop, comme balayé par le vent frais d'un matin de printemps. Un corps fougueux, légèrement plus musclé. Qui était-elle? Comment son corps avait été forgé? Elle n'en savait rien... Et pourtant, elle n'en avait pas cure. Le visage blanc porcelaine de la Shields commença à rosir. Des yeux bleus plongèrent en un bond en avant pour rejoindre un sol blanc immaculé. Propre. Trop propre, à l'odeur de javel. Irritant, grave. Chaotique. Un sourire tendre s'échappa. C'était-elle trompée? La divine déesse de la guerre dans les bois semblait s'être transformée en enfant prise sur le fait, ou accu à tord. Comme si on demandait à un enfant le prénom de son compagnon de jeu, ou de son amour de jeunesse. Finalement oui, la Syverell s'était bien trompé. Le "bonnes amies" raisonna doucement dans la tête de la belle brune. Oui.. bonnes amies. Il était bon de savoir qu'on était pas seule, et qu'on avait bien eu un passé qui sortait de son trou noir. C'était bien comme ça, bien mieux. 

Tu te souviens d'autre choses que tu voudrais que j'explique ? Je t'avoue que je ne connais pas tout sur ta vie mais je peux peut-être t'aider pour tout ce qui concerne Poudlard et tes loisirs.

La jeune femme se massa la nuque. Comment demander a quelqu'un de lui expliquer si elle ne se souviens pas du sujet à expliquer. C'était un peu dur. Alors elle réfléchit à ce qu'elle savait déjà. Peu de chose. Tout ce qu'elle se souvenait maintenant, c'est qu'elle avait du mal a garder l'accent anglais, et se déconnectait parfois pour reprendre naturellement son accent natal, l'irlandais. Sans pour autant parler la langue de son île. Amy lui avait révélé des choses oui, mais des choses qui ne faisait pas parti de ses souvenirs, même dans la brume. Elle en était sûre, sinon, ils se seraient manifestés. Le cas de Boccini en était la preuve. Nouveau picotement au coeur. Bon sang, fallait vraiment qu'elle retrouve son frère. Mais ou était-il? La jeune femme s'avança vers Amy, posa la main sur le sommet de la tête du dragon en peluche que celle-ci tenait depuis tout à l'heure pour une certaine raison inconnue au bataillon... et murmure à l'oreille d'Amy. 

- Je sais monter sur un balais? Et... j'vole bien? 

Et oui, quand l'adulte oublie qui il est et quel était son passé, il en devient totalement changé. Certes, la Syverell semblait être moins bourrue et plus libre, joyeuse... Mais cela pouvait faire peur aussi. Ce n'était pas vraiment elle. Pas du tout elle. Et elle le savait. Mais elle ne savait pas comment la vraie Syverell était. Vraiment pas. Mais peut-être que la brunette en face d'elle le savait hein? Si elle étaient bonne amie. Normalement ça se dit les choses... les amies? Non? ou alors c'était vraiment qu'il s'était passé un truc de grave... Et Poudlard... Elle ne l'avais intégré qu'à ses 13 ans si elle se souvenait bien. Pourquoi? Nouveau picotement au cœur. Aïe. Elle avait un problème au coeur ou quoi? 

 Tu peux m'arranger un p'tit truc? 'Faut qu' j'sache ou est mon frère. Si il ne m'a pas rendue visite c'est qu'y doit y'être à Liscannor pour aider mes parents. La pêche n'a pas du être bonn' s't' hiver.Dit moi ou il est ! Je te proooomet que je m'enfuirais paaaaas ! Mais après j'dois l'rejoindre. J'sens qu'il y a un truc. J'le sens! 

Tout en parlant, des larmes lui tombèrent sur les joues. Elle se stoppa net, et caressa la larme mouillée sur sa mâchoire. Mais... Pourquoi elle pleurait? Que lui arrivait-il? Levant ses yeux larmoyant vers son amie, la jeune femme hocha la tête, le regard surpris étonné et presque peureux. Pourquoi elle pleurait? Elle ne comprenait vraiment plus rien... Son frère... il était arrivé quelque chose à son frère..Non? 
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Amy Shields, le  Mar 12 Avr 2016 - 21:36

Milles excuses pour le retard Lau' ♥


Je sais monter sur un balais ? Et... j'vole bien ? 


Cette question. Sans le savoir Laurae venait de soulever le pourquoi du comment elle s'était retrouvé dans cet hopital, ayant pour seuls souvenirs, ceux d'un autre temps, probablement ceux oubliés. Ou peut-être pas. Quoi qu'il en soit, Il fallait qu'elle lui réponde. Mais comment dire à quelqu'un la cause de son malaise, de sa blessure. Ca pouvait paraître banale pour certaines personnes, même anodin pour d'autres, mais Amy savait bien que révéler la cause d'une blessure plus ou moins grave pouvait rendre l'accident encore plus grave psychologiquement parlant. Ne pas oser, hésiter, entrouvrir les lèvres puis les refermer, résignée. Que faire. Lui répondre franchement, forcément mais elle avait peur d'aggraver le mal au fond de Laurae. Roh mais pourquoi elle se stressait pour une question pareille ? C'était pourtant facile à répondre. Elle se força à sourire à sa camarade et dut se mettre sur la pointe des pieds pour atteindre son oreille pour murmurer dans un souffle timide.


- Tu fais partie de l'équipe de Quidditch tout comme moi, donc oui, tu vole bien et tu sais monter sur un balais. Tu te souviens ce qui t'a amené ici ? Tu es.. tombée de ton balais.


Une idée traversa alors l'esprit d'Amy. Si Laurae avait des problèmes pour monter sur un balais à l'avenir, elle n'allait pas seulement s'en vouloir pour ça, mais en plus se faire tuer par Anthony et le reste de l'équipe. Le visage de Lizzie apparu dans son esprit et elle ne pu s'empêcher de frissonner. Holala, ça s'annonçait mal. Il fallait que Lau' n'ai aucun soucis sinon ça allait barder pour elle. Alors qu'elle redescendait sur ses pieds, la Syverell lui posa une question qui la fit s'arrêter net dans ses pensées et qui coupa sa respiration pendant un millième de seconde.


Tu peux m'arranger un p'tit truc? 'Faut qu' j'sache ou est mon frère. Si il ne m'a pas rendue visite c'est qu'y doit y'être à Liscannor pour aider mes parents. La pêche n'a pas du être bonn' s't' hiver.Dit moi ou il est ! Je te proooomets que je m'enfuirais paaaaas ! Mais après j'dois l'rejoindre. J'sens qu'il y a un truc. J'le sens ! 


Oups. Encore plus que la question d'avant, celle là battait tout les records. A vrai dire, Laurae ne lui avait jamais parlé de l'endroit d'où elle venait et encore moins de sa famille. Elle avait appris l'existence de son frère il y a quelques minutes à peine. Ou quelques heures ? Bref elle ne savait plus. Alors que répondre à cette jeune femme qui, de l'extérieur parait si forte alors qu'on peut clairement lire dans ses yeux qu'elle n'est pas bien. Que faire ? Lui mentir ? Elle s'en voudrait beaucoup. Mentir n'avait jamais été la tasse de thé d'Amy. Mais si en plus elle devait mentir à une personne comme Lau' qu'elle considérait comme une amie assez proche malgré le peu de moment passés avec elle, ça ne pouvait pas se faire. Alors quoi, lui dire la vérité même si elle n'en sait pas énormément la dessus. Elle allait la blesser, c'était sûr. Lui annoncer comme ça que son frère était mort, c'était juste impossible, ce n'était pas à elle de lui dire. Mais en attendant, c'était bien elle qui se trouvait là, debout devant sa compatriote, dans une position on ne peut plus délicate. Que faire, lui dire ? Nier ? Pour commencer, elle allait essayer d'esquiver la question. Non pas qu'elle prenait Laurae pour une imbécile, mais elle allait essayer de lui faire comprendre doucement et de lui faire deviner. Elle prit une grande inspiration et dit de sa voix douce.


- Tu ne te souviens pas de ton frère ? De comment il a évolué ? Tu es sure qu'il n'est pas venu te rendre visite ?


Voilà. C'était extrêmement niais de sa part mais elle ne pouvait pas se résoudre à lui sortir ça comme ça, dans cette cafetaria ou la Syverell pouvait pêter un plomb en attendant cette vérité froide et rude. Et puis qui dit qu'elle n'aurait pas détesté la brunette par après. Non, mieux valait y aller en douceur. Voir comment elle réagirait.
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Laurae Syverell, le  Ven 15 Avr 2016 - 1:17

Alors là, elle ne s'y attendait pas du tout. Elle? Faire partie d'une équipe? C'est vrai qu'elle était sportive et adorait voler, mais... agir en équipe et faire du collectif l'étonnait grandement... Ses yeux s'ouvrirent à nouveau comme des soucoupes. La couleur jaune commença à apparaître derrière la brumeuse Amnésie. Des cris, des lamentations, une victoire arrachée à la volée.. Elle s'en souvenait, tout comme elle se souvenait de sa joie immense. Mais pourquoi, elle, dans un sport collectif? Elle qui était toujours solitaire? Avait-elle décidé d'entrer dans l'équipe de Quidditch pour apprendre à faire confiance? Parce qu'elle aimait quelqu'un qui y était aussi? ou simplement pour à nouveau s'endurcir et faire quelque chose qu'elle n'aimait pas, et que finalement elle y avait pris goût? Questions, questions, questions. Elle se disait que parfois, c'était un être complexe... Et qu'elle ne savait jamais jusqu’où elle ira pour nourrir sa carapace ou sa force mentale, voir physique. 

Amy lui avoua que sa présence à l’hôpital était dû à une chute de balais. Aie. Elle n'était jamais tombée de son balais avant... Que c'était-il donc passé? Durant un entrainement peut-être... Un coup de cognard derrière la têt... bah non, qu'elle était bête la Syverell. Elle s'était "réveillée" dans une forêt. Qu'est ce qu'elle foutait en balais au dessus d'une forêt? Et comment avait-elle pu tomber de son balais aussi stupidement? La légère chevelure d'or apparu dans son esprit. la Blairelle aux yeux bleus océan commença à prendre forme dans son esprit. Elle était avec elle au moment de l'accident. Mar..Marjory? Oui Marjory. C'était ça. C'était assez flou... elles étaient en train de voler ensemble... tranquillement et... un grand bruit... la peur et la vitesse du balais... une douleur... et puis plus rien... jusqu'au réveil. C'était donc la jolie blonde et la douce brune qui l'avait emmené ici, dans ce maudit Sainte Magouille.

- Euh... me souviens un peu, mais pas les détails.. je volais oui, avec ... Marjory. Et puis, il y a eu comme un bruit... j'ai foncé et je me suis prise un truc... noir?  Puis plus rien.  


Question plus importante maintenant. Ou était son frère? Elle ne l'avait pas vu rendre visite. En vérité, seulement deux personnes étaient venue la voir: Marjory et Amy.  Même ses parents n'avaient pas fait le déplacement, ni sa grand-mère ou son grand-père. Normal, a cause de la pauvreté certainement. Mais pas de nouvelles, pas une seule lettre. D'ailleurs, l'expression de la Shields en face d'elle signifiait qu'elle cachait quelque chose à l'irlandaise. Oui, plus le temps passait, plus l'Ex-Blairelle reconnaissait les mimique, et semblait même se souvenir qu'Amy était une piètre menteuse. C'était pas plus mal pour Laurae d'ailleurs. Elle détestait qu'on lui mente. Elle estimait au contraire que personne ne devait lui mentir, elle avait assez de recul sur les choses et ne jugeait pas. Alors pourquoi lui mentir? C'était un manque de confiance en elle... mais bon elle ne dit rien. Après tout, Amy voulait surement lui épargner certaines choses. 


Tu ne te souviens pas de ton frère ? De comment il a évolué ? Tu es sure qu'il n'est pas venu te rendre visite 


La jeune femme leva des yeux ronds comme des soucoupes d'extra-terrestres. Bien sûr qu'elle se souvenait de son petit frère ! Beau, grand, brun-roux, les yeux vert, le visage anguleux. Il avait quelques tâches de rousseurs. En réalité, il avait grandit dans l'esprit de Laurae en même temps qu'elle. Elle arrivait a le voir, comme il aurait pu être. Du coup, pour elle, c'était comme un souvenir. Son doux sourire, ses bras pleins de chaleur. Le seul en qui elle avait une totale confiance. Sans comprendre vraiment pourquoi, la jeune femme le voyait aussi avec des ailes d'un noir de jais ou plutôt.. corbeau? Oui Corbeau. Son frère était un corbeau... Et là, toute la magie afflua ses sens.. comme si quelque chose en la jeune femme répondit à cette vision du corbeau. Un Patronus intérieur. Elle se souvenait pas de l'existence d'un Patronus, mais tout ceux qui la côtoyaient savait que son patronus était un corbeau. Que son patronus était son frère. Mais ça non plus elle ne le savait plus. 

- Oui je me souviens de lui! Et non, personne n'est venu à par toi et Marjo. J'ai même pas reçue de lettre, c'est bizarre non ? Après, du comment il a évolué... Il doit être avec la petite sœur de Mitchell. Il à toujours dit qu'il l'épouserai. Elle aussi l'aime comme une dingue ! Et il est devenu pêcheur, puisqu'il a suivi une formation d'apprenti avec grand-père Edd. Il n'a pas pu rentrer à Poudlard donc il fallait qu'il trouve une autre voie que la mag... 


Un plus gros pincement au cœur la stoppa net dans ses mots. Que ce passait-il? A chaque fois qu'elle pensait à son frère quelque chose n'allait pas. Fini les faux-semblants, elle voulait vraiment s'avoir ce qu'il se passait. Elle avait mal, vraiment mal. Sa fierté pris le dessus et ses yeux se firent plus sombre et noirs. Elle l'obtiendrait cette vérité. Coûte que coûte. Même si elle devait le faire par la force. Grimaçant à l'idée qu'il était arrivé quelque chose à son frère, et qu'il aille mal était une douleur encore plus grande pour la Syverell. Tellement plus grande que son choc lors de la chute de son balais. Tellement plus horrible que la froideur du baiser du Détraqueur. 

- Amy. Dit moi où il est. Qu'est ce qui se passe. Arrête donc de tourner autour du pot, j'suis pas bête, et tu le sais. Tu te mens plus à toi même qu'à moi là!  
Fini de plaisanter. Si elle avait posé toute ses question et tourné autour du pot, c'est qu'elle ne connaissait pas l'existence de son frère... ce qui en soit était assez anormale. Ni de son origine irlandaise et de son village natale, ce qui était encore plus bizarre de la part d'une amie. Est-ce elle qui lui embrouillait le cerveau? Ou juste qu'elle ne connaissait finalement pas la Syverell... Ou que celle-ci l'aurait caché? Mais pourquoi l'aurait-elle caché? Son frère était sa force, sa roue motrice, son guide de vie. Elle était fière de sa bonté, sa gentillesse et son élégance. Les yeux verts sombres plongèrent dans ceux d'un bleu clair au cercle d'or, et attendit. Sa force mentale prenait le dessus. Ce n'était plus l'amnésique qui parlait, mais la véritable Laurae Syverell, que tout le monde connaissait aujourd'hui. Imperturbable, forte, puissante, et mystérieuse. 
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Amy Shields, le  Lun 2 Mai 2016 - 11:39

Bon, la grande brune ne se souvenait pas parfaitement de sa chute mais d'une partie quand même, c'était déjà bien. Elle se souvenait de Marjory aussi, autre bon point. Ca prouvait qu'elle n'allait pas tarder à retrouver la mémoire et donc se rappeler de ce que son frère était devenu. Amy serait peut-être sortie d'affaire parce que là, autant dire qu'elle était dans la mouise. Faire du mal à quelqu'un à qui elle tient, très peu pour elle. Mais bon, dans un sens elle comprenait que Laurae avait besoin de savoir ce qu'il se passait.


Cette dernière commença d'ailleurs un récit sur ce que son frère était normalement devenu, sur sa vie, sur ses amours, lorsqu'elle se stoppa net. La mémoire lui était elle revenue ? A en croire les yeux de la belle brune, pas vraiment. Ils venaient de s'assombrirent d'un coup et s'étaient posés sur Amy. La brunette senti comme si on lui avait mis deux grosses pierres sur les épaules. C'était dur. Mais à elle de lui dire quand même. Surtout que la Syverell lui demander des explications et cette fois, pas moyen d'esquiver le sujet. Même subtilement.


Quelle horrible sensation que d'être conscient que l'on va faire mal à une personne rien qu'avec des mots. De simple mots qui pouvaient pourtant avoir un impact énorme sur ce que le proche allait devenir ou ressentir. Vraiment, cette situation devait être une des pire que l'on pouvait vivre en tant qu'humain. Cette sensation d'impuissance, d'inutilité face au chagrin qui n'était pourtant pas encore là. Que faire ? Lui mentir. Non, Amy n'aimait pas mentir. Et encore moins sur un sujet pareil et à un proche. Dire la vérité. C'était sûrement la meilleure chose à faire. Mais à quel prix ? 


- Ecoute Lau', tu ne te souviens sûrement pas mais tu ne m'as jamais parlé de ta vie à Liscannor. Ni même de ton frère. J'ai appris il y a 20 minutes que tu en avais un. Tu ne m'as jamais raconté le moindre détail. Mais tu sais, je pense que si tu te concentre et si tu cherches bien tu sauras trouver où il est. Tu le sais même déjà peut-être au fond de toi, je me trompe ?


Non, elle ne venait pas d'esquiver ! Elle lui avait dit la stricte vérité. Maintenant, la brunette essayait de faire réfléchir sa compatriote pour qu'elle fasse un travail sur elle-même et qu'elle le découvre par elle-même. Ce genre de chose ne s'oubliait pas, Amy était sure qu'on fond d'elle, Laurae le savait déjà, ce qui était arrivé à son frère. Maintenant, que fallait-il faire. S'éclipser pour la laisser réfléchir ? Certainement pas, elle devait absolument rester pour la soutenir au cas où, dans les minutes qui suivent, elle se souvienne de quelque chose. A vrai dire, la Phénix espérait que sa soeur d'arme allait se souvenir elle-même. C'était ce qui était le moins douloureux selon elle. Si ça n'arrivait pas, elle le lui dirait. Sûrement. A vrai dire la Poufsouffle n'était pas encore tout à fait sûre d'avoir envie de lui dire. Elle verrait bien la tournure des événements.
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Laurae Syverell, le  Sam 7 Mai 2016 - 17:42

Noirceur. Ô pauvre âme déchue, te voilà condamnée à supporter le poids de l'horreur déjà passé. Les yeux clairs de la jeune femme en face d'elle semblaient la transpercer. Comme pour tenter de lui faire deviner une vérité plus qu'atroce pour le cœur d'un simple humain. Les iris de la Syverell ne semblaient plus que savoir se froncer. Rien de plus, sauf peut-être cette obscure lueur qui ne voulait pourtant pas vouloir se montrer entièrement. Comme un... espoir sans doute. L'espoir faisait vivre comme on dit. La jeune touriste de l’hôpital semblait jongler avec ses pensées. Et ça, ça insupportait quelques peu l'ex-blairelle qui se contre fichait de tous, sauf de quelques éventuelles questions comme: Qu'était arrivé à son frère? Où était-il? Et bon sang, pourquoi ne pouvait-elle pas le voir? Trois simple questions. Trois simples questions si faciles... alors qu'est ce qui les empêchaient tous de lui répondre! Pourquoi cet irrespect envers sa personne, alors qu'elle n'avait rien fait de mal.. Si? Avait-elle blessé quelqu'un?  Avait-il mérité un tel supplice? 

 ~Et voilà que se meurt le Héros Chulainn, happé par le voile de la nuit éternelle. Son corps, encore prisonnier des lourdes chaînes, n'était pas un si lourd fardeau, comparé à cette flèche empoisonnée qui saignait son tendre coeur.~ 
~Agus ag fáil bháis anois Laoch Chulainn, rug an veil na hoíche síoraí. A chorp maseadh ní raibhe príosúnach slabhra trom ualach chomh fada i gcomparáid leis an arrow poisoned bleeding a chroí tairisceana~


Sa mâchoire se serra. Son cœur tentait de lui crier quelque chose qu'elle ne voulait pas entendre. Quelque chose enfoui en elle, mais qui ne semblait pas pouvoir emprunter les tunnels durs des nerfs connectés à ses souvenirs. Et c'est alors que la Banshee mentale qu'elle redouta tant, chantonna une mélodie macabre. Mais elle ne voulait pas écouter. Elle ne voulait pas.

Ecoute Lau', tu ne te souviens sûrement pas mais tu ne m'as jamais parlé de ta vie à Liscannor. Ni même de ton frère. J'ai appris il y a 20 minutes que tu en avais un. Tu ne m'as jamais raconté le moindre détail. Mais tu sais, je pense que si tu te concentre et si tu cherches bien tu sauras trouver où il est. Tu le sais même déjà peut-être au fond de toi, je me trompe ?

Quoi? Était-est ce encore cette satanée Banshee qui torturais encore son cœur? N'en avait-elle pas assez de resserrer ses immondes doigts squelettique autour de ce muscle cardiaque qui ,'était plus qu'une plaie dégoulinante de rouge? Et bien non, ce n'était que son amie. Amy. Un long soupir sortit de ses lèvres. Si froid était-il que tout ses membres tremblèrent sous son joug. L'esprit de l'irlandaise arriva enfin à traduire les phrases. Comment ça elle n'avait pas parlé de son frère... Comment ça elle venait de le savoir? Comment ça elle n'avait jamais parlé de Liscannor... Avait-elle renié cette ancienne vie? L'avait-elle elle même oublié? "Il est mort. Non, impossible. Il est mort. Je refuse de le croire. Il est mort. Mort? Oui, MORT. Comment est-ce possible? Concentre-toi. Je ne veux pas savoir. Tu le sais déjà. Non, tais toi. IL EST MORT !!! ". Sous cette joute mentale entre le cœur et la raison, c'était le corps qui semblait subir. D'abord, se furent les sourcils qui se défroncèrent naturellement, puis les mains qui se desserrent et les bras qui retombèrent le long du corps.  A quelques secondes près, ce fut la mâchoire qui se relâcha. Le son de quelques cloches semblèrent résonner dans sa tête, comme un macabre souvenir. Dong... Dong... . Pas de "Ding". Seulement les "Dong" graves, annonçant le pire. Seulement cette image des portes de l'église de pierre s'ouvrant sur un cercueil couvert d'un doux tissus blanc. Seulement le petit insigne ou blason des Syverell gravé à la main sur le bois d'ébène simple et verni. 

Les souvenirs enfin commencèrent à s'élever. La vérité triomphe toujours... L'espoir fait vivre.. Le calme après la tempête. Tout cela était vrai, au grand malheur de la Syverell qui ne voulait pas de cette vérité, qui se sentait mourir car n'avait plus le moindre espoir d'entendre à nouveau la voix de son frère... et elle ne voulait pas de ce calme, trop furieuse, trop en colère pour ne pas le briser, l'éclater en mille morceaux entre ses mains rugueuses. Et là, elle se souvient enfin du sortilège d'amnésie qu'elle avait utiliser contre les membres de sa famille. Elle se souvint enfin du pourquoi, elle ne verrais plus l'irlande. Se souvenait encore de sa solitude. Plus rien ne la retenait la-bas. Même pas la beauté de l'Irlande qui lui rappellerais trop de souvenirs, douloureux souvenirs. Seule. Il n'y avait plus que sa force pour la retenir, son amour pour ce qui lui restait de son frère, et ses quelques amis. Son regard se posa sur les iris bleu glacés de la jeune femme en face d'elle. Phénix. Oui elle s'en souvenait maintenant. Elle n'avait plus rien a perdre, voilà pourquoi elle s'était engagée dans la lutte. Elle voulait protéger, changer le monde ou du moins le tenter. Inspirer les futurs générations à la Justice et à l'Équité.  Mais aussi, surtout, pour mourir au combat. Elle ne craignait pas la mort, c'était surement son plus gros défaut, comme son plus fidèle allié.  Après tout, la mort lui avait déjà tout pris, y comprit son âme. Il lui manquait juste de prendre son cœur, et son corps. 

S'avançant vers Amy, la tête haute, les épaules chargés de malheurs mais droites et fières, elle posa ses deux mains sur celles de sa sœur d'arme. Les larmes ne lui vinrent pas. Peut-être avait-elle déjà trop pleuré dans sa jeunesse suite au sort de son frère. Peut-être que ces pleurs avaient asséché les futures vagues de chagrins, transformant un torrent en désert, quelque soit la douleur. Un faible sourire se déposa sur ses lèvres pulpeuses. Le calme revient sur son visage, comme si la Laurae Syverell de Poudlard et que tout le monde en Angleterre connaissait se tenait là, a nouveau. Impassible, imperturbable. Ses yeux aux mêmes lueurs que celui de son frère, avec certes, quelque choses en moins. Rapidement, une main vint se caler contre l'arrière du crâne de sa collègue Phénix, et les deux front se collèrent dans un petit choc amical. Un sourire revient plus grand. Et un rire ensuite. 

- J'ai grand soif. Pas toi gamine? 

Sans le savoir. Elle venait de se dévoiler. De dire le pourquoi et le comment de son alcoolisme. Souhaitais-elle oublier? Ou se rappeler au moment ou son ambroisie -comme elle l’appelait- coulerait le long de sa gorge, enflammant sa langue et son cœur?  Avec politesse, elle la relâcha, les mains sur les hanches. Arborant l’hôpital de toute sa force mentale, comme une gifle qu'elle venait de donner à sa vie farceuse. Une leçon qu'elle offrit gratuitement au monde qui l'entourait. Elle ne flancherait pas. Ni aujourd’hui, ni même le jour de sa mort.   
Erundil Trismegiste
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Erundil Trismegiste, le  Lun 7 Aoû 2017 - 9:02

RP privé with L.K.

Tu les as vu, les autres ?
Qu’on l’argent pour apôtre
Et comme triste Dieu la politique,
Sur qu’ils ont tous la trique
Quand ils se mettent à baver
Leurs pensées d’un âge attardé,
Bon sang, ça m’fait gerber

Juste besoin d’identités,
De celles qui rêvent et qui vivent pour autrui,
Jute envie de voir, en cette insomnie,
Quelqu’un qui redonnera foi
A un triste type comme moi…


Je balade ma carcasse au milieu de l’incendie. Je transforme l’instant en une éternité. Fabuleux moment, quand je me sens infinité. Pourtant s’arrête de bringuebaler mon cœur quand je sens déchiré, les années de malheurs que j’ai observé, et qui se transforment en décennies. Oui la misère devient pandémie, et dans tous les pays, s’envolent les rires, et puis les grands des politiques ne font sentir que leur soupir …

J’essaie de fuir cette folie. Pour qui quoi ou comment, toutes ces choses semblent si normales ? Pourquoi torturer au lieu d’aimer ? Pouquoi tuer au lieu d’accepter. Définitivement dépourvu de sens, ce monde me traverse comme se traverse la pénombre sans la lumière de la vie. Je me retrouve dans l’envie, celui de comprendre ces choses, tandis que j’abandonne un peu ma prose. Juste envie de crier ma déraison, tandis que ces gens là, sans aucune façon, envoient à l’abattoir des centaines de familles, et ne voient que la tune qui leur sourient.

Sûr, ces gens là, ceux qui dirigent le monde, ne voient pas plus loin que leur porte feuille. Pour que ces gens là, de la liberté, ils n’en portent pas le deuil. Malheureusement, là, on ne peut faire demi-tour. Nan là, y a pas moyen de r’trouver l’amour.

Alors je suis assis là, au milieu de nulle part. Assailli par ces idioties. Je reste là, assis tout seul, perdu comme un gars qui porterait le deuil. Ouais plus rien ne me parait vivant. Tous ces pantins ressemblent aux survivants.

Je me perds quelques instants encore. J’ai peut-être un peu de remords.

Remords pour ceux, celles ou autres, qui ont comme nul autre, connu la maladresse du gouvernement, celui là même qui nous ment. Ouais ils sont peut-être comme moi… C'est-à-dire perdu, cherchant une foi…

Je reste assis, je ne comprendre plus rien. Juste envie de tout et juste envie de Un. Que les mots bourdonnent dans la vérité. Et que chaque être se sente liberté.


Prison charnelle je te maudis,
Tu me fais vivre l’incendie,
J’aurais juste aimé un jour
Pouvoir aimer pour toujours ….
Shae L. Keats
Shae L. Keats
Gryffondor
Gryffondor
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Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


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Shae L. Keats, le  Mer 6 Sep 2017 - 10:59

Comment vous dire, je brûle.
Comme un briquet tempête lancé dans une mare d'essence, comme la rencontre imprévue du feu et de l'huile. Je brûle, et ma tête s’époumone. J'ai le mal des gens. De tout. L'hypocrisie baignée, les regards sur mes travers. Les questions gênantes. J'ai jamais vraiment compris ce besoin de tout nommer. De tout normer. Alors j'esquive, l'apparition du nom, la définition de soi pour correspondre aux case.
J'esquive les gens.
Gê·néant.

Encore pour une journée, j'ai changé de corps, j'ai pris le mien. Celui qui m'adopte, me convient. Les courbes difficile à définir, pour encore préférer le Elle au Il. Quoi qu'au fond, peu importe. Les gens viseront toujours les flaques sans accorder crédit aux entre-deux. Ils pleuvait ce jour-là, pour mon plus grand bonheur. J'aai retrouvé cette pluie glacée qui pénêtrait les os, qui ranimait un peu le corps. J'ai retrouvé le sourire nostalgique, le temps de marcher un peu dans les rues de la capitale, tapant des rythmes personnels dans les flaques, Où je jouais à flotter des semelles. À lire des messages cachés, comme les souvenirs des bonbons acidulés auprès du sapin, ou encore des barbapapas les soir de grands spectacle. Y en a pas eu tant que ça, de ces souvenirs là, alors j'en ai inventé d'autres.
Des sensations.
Pour coller avec tout ça.  

Mais le temps passe toujours trop vite, comme si il était trop pressé. J'ai quitté l'air rouillé pour m’habiter dans l’hôpital, dansant de chambres en étage jusqu'à trouver un endroit ou me cacher. J'aimais bien cet endroit, sûrement le plus adéquat pour les gens comme moi avec les gares. Je m'asseyais souvent au détour d'un couloir pour observer les gens. Apprendre à être comme eux, disséquer les réactions émotives pour ensuite les reproduire. La peur permanente d'être encore dans l'excès. Ou de n'être pas assez. L'envie de ne pas être remarqué, juste une forme transparente au travers de qui on peut passer sans rien remarquer.
Juste regarder et admirer.

Mes jambes m'ont finalement conduit.e jusqu'au salon de thé, lieu généralement par excellence de toute l'hypocrisie, mais pas dans les hôpitaux. Ici les gens craquaient enfin, ce qu'ils n'avaient pas oser faire devant leurs proches. Ici les gens se laissaient couler. Alors je suis resté.e. J'ai cherché endroit pour ne pas être remarqué.e. Pour me fondre dans le décor, jusqu'à ce que je le vois lui. Aussi invisible que je voulais le devenir. Alors je me suis glissé.e à sa table, sans un mot, et je l'ai regardé. Droit dans les yeux. Pour le voir, ne plus être indifférent.e.

 Tu vis pourquoi ?


J'ai peur tu sais. D'être le.a seul.e à vivre comme ça. Entre deux. À essayer de danser entre le réel et l'imaginaire. Je veux marquer la vie des gens, en espérant pourtant qu'ils m'oublient.
Je ne veux pas de merci. Juste être invisible. Banal.e.
Et pourtant toi, je ne sais pas.
Je ne peux pas m'empêcher d'espérer que tu me vois.
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