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Maître de jeu, le  Dim 25 Jan - 16:53

Si vous réussissez à arriver jusqu'ici c'est que vous avez passé la vitre du magasin Purge & Pionce Ltd après avoir indiqué votre identité au mannequin parlant de la vitrine délabrée et être passé au-travers, le tout en plein milieu d'une rue de Londres où les passants sont toujours nombreux. Et si vous avez réussi à ne pas attirer l'attention sur vous, vous êtes parvenus au rez-de-chaussée. Une charmante - c'est relatif hein - hôtesse d'accueil pourra ici prendre connaissance de votre mal et vous assigner un étage. Vous risquez également de croiser de nombreux blessés qui seront certainement dans un pétrin bien plus grand que vous. Imaginez, avoir reçu le Sortilège du Pecus Udis et avoir gardé une apparence de mouton même après avoir essayé de mettre fin au sort. Avouez que vous vous en sortez bien finalement.
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Re: Dans le hall d'accueil
Invité, le  Mar 6 Oct - 22:39

[ RP avec Théodore ]


Le médicomage poussa les deux grandes portes qui séparaient le hall d'entrées à l'accès aux étages : c'était plutôt calme aujourd'hui, toujours autant d'imbéciles avec des trucs coincés dans des orifices pas toujours très glorieux, des accidents débiles de métamorphose et autres blessures basiques. C'était l'occasion parfaite de faire un petit tour, tourner en rond n'était pas trop son fort, et s'il pouvait aider en réglant les problèmes classiques des arrivants, cela pourrait éviter la surcharge de travail, qui commençait à se manifester en soirée, surtout un Vendredi. L'après-midi se finissait lentement, et la vague de premiers fêtards un peu imbibés et imprudents allait bientôt s'échouer sur le pauvre hôpital magique.

« Monsieur... monsieur »

Le médicomage haussa les sourcils : tiens, il entendant des voix ? Ce ne fut que lorsqu'on tira légèrement sur sa blouse qu'il comprit qu'il venait d'être abordé par une chiure en culottes courtes. Par la barbe de Merlin, qu'est-ce qu'il détestait les gosses. Mais il fallait rester professionnel et ne pas attraper ce petit garçon par le sommet du crâne pour le soulever à la vue de tout le monde et lui broyer sa petite tête... AHEM ! Donc... professionnel :

« Qu'est-ce que tu veux, toi ?
- Ma maman elle a mal... Elle a été mordue par des doxy. »

Fronçant les sourcils, le médicomage se demanda bien pourquoi cette femme était venue ici... En général toutes les ménagères avaient de l'antidote correspondant en cas d'accident en pleine dédoxysation. Il fit signe au petit garçon qu'il le suivait, passant dans la foule, aux aguets en cas de problèmes plus graves qu'une morsure de doxy. Néanmoins, lorsqu'il vit l'état de la mère du gamin, le loup-garou plongea sa main dans sa poche et en tira son presse-papiers magique et sa plume à encre inépuisable, il nota quelques mots sur sa feuille de contact, demandant à ce qu'on lui apporte rapidement une potion et deux-trois ingrédients.

Lorsqu'il fut devant la sorcière, il rangea le tout.

« Laissez moi deviner, morsures multiples ? Au delà du potentiel guérisseur de l'antidote. On ne vous a pas pris en charge ? »

La femme, livide, fit "non" de la tête.

« Je suppose qu'on vous a dit d'attendre parce que vous n'avez pas précisé qu'il ne s'agissait pas que d'une seule morsure. On se serait sans doute rendu compte de tout ça une fois que vous vous seriez étalée par terre, à moitié morte. »

Hmm, son niveau de professionnalisme était... particulier.

« Vous en faites pas, vous allez vous r'mettre. »

Un autre médicomage arriva derrière lui pour lui donner ce qu'il avait "commandé". Ils échangèrent quelques mots sur l'état d'un autre patient à l'état incertain, mais qui ne semblait pas se dégrader pour l'instant, avant que le collègue du russe s'en aille.

« Tenez, buvez ça, puis mâchez ces feuilles... Ça va diminuer l'effet du venin en attendant que la potion ne l'élimine. Si ça va mieux, vous pourrez rentrer chez vous, sinon on s'occupera de ça avec quelque chose de plus efficace, mais normalement il n'y aura pas de complications, vous n'êtes pas trop vieille, votre organisme devrait tenir le coup. »

Quel discours rassurant. Mais eh, il était sincère, au moins. Se tournant vers le gamin, Rurik ajouta :

« Ta maman va aller mieux, si ça s'arrange pas, revient vite me voir. »

Comme si on venait de lui donner une mission de la plus haute importance, le gosse acquiesça. Le lycanthrope s'éloigna donc une fois qu'il s'était assuré que la femme avait bien mis en bouche les feuilles qu'il lui avait donné : quelques ingrédients étaient utiles sous forme de base.

Faisant le tour du reste du hall d'entrée, il croisa quelques autres personnes en difficulté, mais qui avaient bien été prises en charge et étaient dirigées vers la salle d'attente, ou, "malheureusement", vers un étage plus approprié pour le traitement de leur cas. Rien pour son domaine de spécialité, cependant. Il allait donc sans doute s'ennuyer pendant un bon moment... C'était l'occasion d'aller prendre un café au cinquième étage... Cela ne serait pas le premier, il en avait eu assez... Il ne devait pas rentrer chez lui exténué mais les yeux grands ouverts à cause de la caféine, ce serait bête.

« Théo' ? »

Il s'était figé... C'était bel et bien Théodore, là ? Il n'avait pas l'air blessé ou quoi que ce soit... Il était parfait, comme à son habitude, comme la dernière fois que tous deux s'étaient vu, deux semaines auparavant, pour un rendez-vous discret au restaurant. Au vu de l'heure, il ne devait plus avoir de cours à dispenser à Poudlard.

« Qu'est-ce que tu fais là, ça va ? » s'inquiéta le médicomage en venant à la rencontre du français.

Théodore Winderfelt
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Re: Dans le hall d'accueil
Théodore Winderfelt, le  Mar 6 Oct - 23:52

Assis dans l'un des fauteuils de la salle principale, Théodore observait le feu crépiter dans la cheminée. C'était reposant comme vision, tout le contraire de celle qui le hantait encore. Les gamins paniqués, blessés pour certains. Pourquoi Evan avait-il fait une chose pareille ? Comment pouvait-on faire une chose pareille tout court ? Au delà du fait que le névrosé n'aurait jamais le courage de se lancer à corps perdu dans un acte terroriste, il savait qu'il ne pourrait jamais s'en prendre à des enfants. Parce que, oui, à 15ans on est encore un enfant. Poussant un soupir, le jeune homme attrapa son verre de vin pour le boire d'une traite. A chaque fois qu'il avait l'impression de remonter la pente, voilà qu'un événement provoquait une rechute. La mort de Nini d'abord puis maintenant ça. Il se souvenait encore de la peau brûlée de Jade, de l'air terrorisé d'Ashton et de Laurae.. Se levant d'un bond, jugeant que rester ici ne l'aiderait pas, le mannequin saisit sa baguette sur la table basse pour éteindre le feu avec avant de la reposer sur le meuble. Il ne sortait jamais avec, sauf lorsqu'il était à Poudlard. Sinon, en règle général, il préférait de loin vivre comme un parfait moldu. Le voilà donc qui attrapait sa veste en jean pour l'enfiler par dessus son tee-shirt blanc. L'air frais lui ferait certainement du bien. Glissant ses clés dans sa poche, comme son portable, le jeune homme se mit à marcher vers le café où il avait renoué le contact avec Rurik. Quelle soirée d'ailleurs, lorsqu'on y repensait. A ce moment là il avait réellement cru qu'il allait demandé à la police de le foutre en garde à vue. Mais, étonnement, à présent ce n'était plus le cas. Il appréciait le russe, énormément. Il avait d'ailleurs eu du temps pour réfléchir à ses dernières révélations : il avait déjà tué des gens et c'est un loup-garou. Une fois que l'idée avait été retournée plusieurs fois, on s'y faisait un peu plus facilement. Juste un peu.

Tiens, en parlant du médicomage, ce dernier ne travaillait pas loin ? Peut-être qu'il pourrait passer le voir ? Médicomagie. Immédiatement ce mot lui renvoya les images de la catastrophes à l'école. Les corps des élèves, leur panique et, bien évidemment, la sienne. Il ne savait même pas comment il avait fait pour venir les aider sans faire une crise. Rurik était-il au courant de l’événement ? Certainement pas, il travaillait au secteur lié aux créatures magiques. Mais il devait tout de même en avoir entendu parler, non ? « Théodore Winderfelt ?! » Arquant un sourcil, le mannequin releva son regard vers un duo de jeunes filles. « C'est moi, on se connaît ? » Il fit l'effort de s'arrêter. Elles n'étaient pas de Poudlard, si ? « Oh puta*n... On peut prendre une photo avec toi s'il te plaaaaaait ? » Manquait plus que ça. Il avait une tronche pour les photos, là ? Cela faisait des années que l'homme avait arrêté sa carrière dans le mannequinat et pourtant il semblait toujours aussi connu sur Google. Faisant mine d'être ravi par la proposition, il vint se placer entre les deux adolescentes pour prendre le cliché. L'une d'elle en profita pour déposer un baiser contre la joue rasée du jeune homme avant de s'en aller en riant. Elle venait de lui faire un bisous. Avec ses lèvres pleines de bactéries. Ah non. Non non non, il avait précisément dit que ces manies revenaient en puissance depuis la catastrophe ! Il n'avait même pas prit sa sacoche avec ses lingettes ! Oh seigneur... Ste Mangouste ! Alors là, il ne prit même pas la peine de s'assurer qu'il était incognito aux yeux des moldus, il entreprit la démarche pour pénétrer à l'intérieur du lieu saint rapidement.

Une fois dans le hall d'accueil, le brun croisa ses bras, se retenant de sauter sur le personnel pour réclamer du désinfectant. « Théo' ? » Levant le nez en entendant une voix l'appeler, qu'il reconnu facilement d'ailleurs, le professeur pinça ses lèvres et sentit son estomac se tordre légèrement. Le voilà donc, le fameux loup-garou. C'est la première fois qu'il le voyait en tenu de travail, il était encore plus impressionnant avec une blouse en mode boucher. « Qu'est-ce que tu fais là, ça va ? - Oui oui, ça va.. » Il était chou, à s'inquiéter comme ça. M'enfin, c'était son boulot t'façon. Pourquoi était-il venu ici déjà ? Pour se changer les idées. Franchement, c'était pas l'idée la plus glorieuse qu'il ait eu. « Monsieur veuillez me suivre. » Se retournant, curieux en entendant la voix d'une infirmière, Théodore se sentit pâlir brusquement à la vision d'un homme recouvert de furoncle. Ah non, non non non. Bim, haut le cœur. Se retournant vivement vers Rurik, le jeune homme ferma ses yeux et prit une grande inspiration. Il détestait les hôpitaux, il détestait les cliniques, il était con d'être venu. « Non en faite ça va pas... Par pitié dis moi que tu as du désinfectant et du thé... » Ouais, là c'était une supplication. Sa joue le brûlait toujours comme si l'adolescente lui avait laissé un virus mortel et la vision de toutes ces personnes malades le répugnait. Il allait vomir. Fixant les pieds du médicomage, il inspirait et expirait pour retenir ses convulsions stomacales.
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Re: Dans le hall d'accueil
Invité, le  Jeu 8 Oct - 0:37

La femme empoisonnée, c'était pas très surprenant... Tout comme ces accidents de métamorphose, les diverses blessures et autres catastrophes dans le genre. Mais la présence de Théodore, c'était inattendu, mais du coup très logique vu que l'animagus avait pour habitude de causer des situations difficiles à prévoir.

- Oui oui, ça va...

Ah... C'était rassurant, déjà. Sauf que son regard de gamin traumatisé, regardant tout autour de lui, ça ne laissait rien présager de bon.

- Non en faite ça va pas... Par pitié dis moi que tu as du désinfectant et du thé...

Un grognement amusé s'échappa de la gorge du médicomage : le professeur avait le chic pour lui remonter le moral et le faire sourire.

« Viens là, t'es en pénurie de lingettes ou c'est une excuse pour venir me voir ? »

Le cinquième étage de l'hôpital comprenait une boutique ainsi qu'un grand salon de thé, très agréable, qui, bien que l'ambiance demeurait médicale, permettait de se détendre tout de même. Passant son bras derrière les épaules du maniaque pour l'emmener avec lui, se forçant à garder une attitude amicale, vu que pour l'instant, le professeur préférait que leur relation ne se sache pas.

« Tiens... J'ai ça, mais tu me le rends après, je suis pas censé en donner à qui que ce soit. »

Ayant passé une main à l'arrière de sa ceinture, il décrocha une fiole de taille moyenne qu'il donna à Théodore, remplie d'une potion de couleur blanche à moitié opaque, le liquide était perpétuellement agité d'un courant à l'origine inconnue.

« C'est une potion de stérilisation pour le matériel médical, mais aussi pour nous quand on a des trucs délicats à faire. Les super désinfectants, moldus ou pas, se vantent d'éliminer 99,99% des microbes... Mais ça, c'est 100%, voire plus, j'ai l'impression que ça érode les mains... Mais la sensation est différente d'une personne à l'autre. On doit pas en abuser sinon c'est mauvais pour la santé. »

Peut-être qu'il n'aurait pas du mentionner l'existence de ce super-désinfectant magique au maniaque qu'était le Winderfelt. Il allait probablement apprendre l'enfermement à Azkaban de l'animagus le lendemain matin, après que celui-ci ait tenté de cambrioler les réserves de l'hôpital, agressant sauvagement les sorciers préparant cette potion sacrée pour une personne comme lui...

... Mais non, il se faisait des films. Les deux sorciers se dirigèrent donc (enfin, Rurik les emmena...) vers le cinquième étage.

« Je sais pas si le thé sera aussi bon que chez toi, mais on va dire qu'il est plus que correct ici. Qu'est-ce qui t'es arrivé du coup ? »

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Re: Dans le hall d'accueil
Théodore Winderfelt, le  Jeu 8 Oct - 12:39

L'air amusé que prit Rurik aurait franchement pus vexer Théodore, mais il n'en fit rien. C'était peut-être la seule personne à ne pas prendre ses manies à la légère, même Altaïr, son petit frère de coeur, se moquait de lui avec plus d'intensité. « Viens là, dit le russe avant de glisser son bras derrière les épaules du mannequin, t'es en pénurie de lingettes ou c'est une excuse pour venir me voir ? - On pourra rire une fois que je me serais désinfecté la joue qu'une adolescente, pleine d'hormones poisseuses, m'a embrassé ? » Nouveau frisson d'horreur. Où avait-elle traîné cette fille ? Et si, quelques jours auparavant, elle était elle aussi couverte de furoncle ? Par les coui**es de Merlin.. « Tiens... J'ai ça, mais tu me le rends après, je suis pas censé en donner à qui que ce soit. » Observant d'un regard curieux la potion que lui tendait le médicomage, Théodore l'attrapa d'une main peu assurée tout en se laissant conduire par le colosse. Comme s'il n'était qu'une poupée de chiffon. « C'est une potion de stérilisation pour le matériel médical, mais aussi pour nous quand on a des trucs délicats à faire. - Ah, parfait ! - Les super désinfectants, moldus ou pas, se vantent d'éliminer 99,99% des microbes... Mais ça, c'est 100%, voire plus, j'ai l'impression que ça érode les mains... Ouvrant grand des yeux d'enfant, le mannequin se hâta de glisser quelques gouttes dans sa main gauche avant de glisser le fiole dans sa poche le temps de se frotter les mains activement. Mais la sensation est différente d'une personne à l'autre. On doit pas en abuser sinon c'est mauvais pour la santé. - Humhum. » Oui, il s'en foutait royalement. Ce qui désinfectait ne pouvait pas être mauvais pour la santé. Il frotta même sa joue avec la main encore humide du produit. L'odeur était forte mais une odeur de propre incroyable. Si c'était un des bon côté de sortir avec Rurik, alors il ne se gênerait pas !

Arrivé dans le salon de thé de l'hôpital, Théodore prit place sur le sofa et ressorti la petite fiole pour l'observer de plus près. C'était un vrai bijou, ça. « Je sais pas si le thé sera aussi bon que chez toi, mais on va dire qu'il est plus que correct ici. - Ça me va. - Qu'est-ce qui t'es arrivé du coup ? Ah oui, à la base il était là pour parler de Poudlard. Se redressant vivement, en jouant nerveusement avec la fiole, le brun observait le colosse de l'est en répondant : T'as pas entendu ce qu'il s'est passé cette semaine ? Attaque à Poudlard. Quelqu'un aurait prit l'apparence d'Evan pour balancer un Bombarda dans le cours de Divination. Y'a des élèves qui ont été transféré ici il me semble. » Pour l'instant, l'idée qu'on ait prit l'apparence d'Evan était une hypothèse, l'autre serait que le professeur de métamorphose est un grand psychosé à enfermer. « T'aurais du voir la petite Jade, elle avait la peau brûlé et d'autres avaient des morceaux de verres énorme en travers du corps.. Y'avais de la fumé et beaucoup de cendre parce que des meubles brûlaient. C'était.. » Frisson d'horreur alors que son regard, au fur et à mesure des explications, glissait dans le vide. Il fixait à présent un point invisible sur le sol alors que sa jambe droite se remettait à tressauter. Comment avait-il fait pour garder son calme à ce moment là ? Lui qui paniquait si vite et si facilement. Il n'aimait pas qu'on touche aux enfants, il n'aimait pas la méchanceté gratuite, voilà tout. C'était certainement la seule et unique chose qui pouvait lui faire garder les pieds sur terre : le sentiment d'injustice. Même s'il n'était clairement pas capable de faire régner lui même la justice. « Comment on peut avoir l'idée de s'en prendre à des gosses, sérieux ? Faut être franchement dérangé. » Relevant son regard clair vers celui du russe, comme si ce dernier allait avoir une réponse à lui donner, Théodore poussa un soupir avant de s'enfoncer de nouveau dans le sofa. Son regard s'intéressa de nouveau à la potion qu'il s'étala de nouveau sur les mains, comme si ça allait l'aider à se calmer ou, au moins, à se débarrasser des images de la catastrophe.
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Re: Dans le hall d'accueil
Invité, le  Jeu 8 Oct - 17:30

Comme il s'y attendait, Théodore tomba en admiration pour la potion désinfectante. Le russe n'avait plus qu'à le convaincre qu'un contact prolongé avec un colosse de l'Est plein de cicatrices et loup-garou de surcroît repoussait les microbes. Il n'y avait plus qu'à menacer quelques scientifiques pour officialiser ces "recherches" totalement véridiques !

La cause du mal être du professeur était donc un petit baiser volé sur sa joue de la part d'une adolescente toute excitée.

« En effet, les adolescentes sont maléfiques, il faut s'en tenir à l'écart si l'on tient à sa santé. Je te recommande de passer plus de temps avec quelqu'un de plus âgé. »

Le fin sourire du médicomage s'effaça presque immédiatement lorsqu'il vit que le maniaque n'était pas vraiment dans son assiette... Et ça n'avait rien à voir avec sa hantise des microbes. Rurik l'avait suffisamment vu en pleines crises, pour différentes raisons, et ça, c'était différent. Ça se rapprochait presque de l'état dans lequel il était après que le mafieux lui ait révélé certains détails peu glorieux de sa vie.

- T'as pas entendu ce qu'il s'est passé cette semaine ? Attaque à Poudlard. Quelqu'un aurait prit l'apparence d'Evan pour balancer un Bombarda dans le cours de Divination. Y'a des élèves qui ont été transféré ici il me semble.

Aucune idée de qui était cet "Evan", mais c'était la dernière de ses préoccupations pour l'instant. Une attaque au sein du château, par quelqu'un qui semblait y travailler, ce qui n'était guère logique de faire ça à visage découvert.

- T'aurais du voir la petite Jade, elle avait la peau brûlé et d'autres avaient des morceaux de verres énorme en travers du corps.. Y'avais de la fumé et beaucoup de cendre parce que des meubles brûlaient. C'était...

À vrai dire, que les élèves souffrent, il s'en foutait un peu... Bon, pas totalement... C'était un petit peu frustrant en tant que médicomage (même si théoriquement c'était ça qui lui donnait du boulot). Mais il pensa surtout à Théodore, en plein milieu de tout ça, son horreur de la violence et son approche très "courageuse" vis à vis du danger.

- Comment on peut avoir l'idée de s'en prendre à des gosses, sérieux ? Faut être franchement dérangé.

Oui... vraiment dérangé. Repoussant un certain souvenir, le russe observa à nouveau le professeur se servir de la potion. Lui prenant délicatement la fiole des mains pour la ranger, il s'installa à côté de lui et ne put s'empêcher de le prendre dans ses bras. Ranafoutr' qu'on les regarde, Théodore se sentait mal et il se voyait mal le laisser comme ça en lui tapotant l'épaule comme un idiot.

« J'en ai entendu parler, mais je n'ai été affecté à aucun patient... Je savais pas que ça avait été aussi grave. Cette école est vraiment irrécupérable. Tu devrais peut-être arrêter de bosser là bas, ça m'inquiète un peu. »

Réalisant ce qu'il disait, et surtout dans quelle position il se trouvaient, il lâcha l'animagus.

« Désolé... Pas pu m'en empêcher... » fit-il à voix basse.

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Re: Dans le hall d'accueil
Théodore Winderfelt, le  Jeu 8 Oct - 19:12

Théodore, plongé dans ses pensées, ne fit pas attention au fait que Rurik venait juste de lui retirer la potion des mains. C'était un détail assez minime à côté de ceux qui envahissaient rapidement sa mémoire. Bien sûr, il aurait pu chasser tout ça d'un revers d'occlumancie, mais il s'était promis de ne plus succomber à cette drogue. Il était entrain de passer maître en la matière mais pas avec l'entraînement le plus saint existant. En effet, le jeune homme se servait de sa capacité comme d'une drogue dur supprimant, souvent, la réalité. Peut-être qu'un jour il s'y perdrait réellement, mieux valait ne pas tenter le diable. Brusquement, enfin.. Plutôt délicatement en réalité.. Des bras puissants vinrent l'entourer et le mannequin su, avant même de relever son regard, que c'était Rurik. Il avait ce côté tendre mais maladroit qui le caractérisait parfaitement, impossible de ne pas reconnaître ses gestes. Si Théodore aurait pu le repousser, il n'en fit pourtant rien. Au contraire. Lentement, il se laissa glisser contre lui alors que ses perles émeraudes fixaient toujours un point au sol. « J'en ai entendu parler, mais je n'ai été affecté à aucun patient... Normal, ce n'était pas réellement sa spécificité, même s'il semblait être doué en tout. Je savais pas que ça avait été aussi grave. Cette école est vraiment irrécupérable. Tu devrais peut-être arrêter de bosser là bas, ça m'inquiète un peu. » Arquant un sourcil, le brun se mit à méditer sur les mots du médicomage. Autant ça lui faisait plaisir que quelqu'un s'inquiète pour lui, autant arrêter de bosser là-bas ..? Pour faire quoi ? Mannequin ? Il en avait eu assez. Journaliste grâce aux contacts de sa mère ? Se diriger vers le droit comme son père ? Boarf. Rien de tout ça ne lui correspondait. Voilà pourquoi il était resté à Poudlard : il ne savait pas quoi faire de sa p*tain de vie. Brusquement, et là pour le coup c'était réellement vécu comme une brutalité, le plus âgé relâcha l'occlumens. « Désolé... Pas pu m'en empêcher... » Relevant ses yeux trop clairs vers ceux de l'autre homme, le Mamba noir prit un instant pour se demander s'il se foutait de lui. Il ne l'avait pas repoussé, si ? Bah alors ! Décalant son royal postérieur pour se rapprocher de Rurik, Théodore se glissa de nouveau contre lui, posant sa tête contre son torse dur comme un mur de pierre. L'homme de pierre. Voilà comment il devrait l'appeler.

« Tu voudrais que je bosse où ? J'ai pas d'autre alternative pour l'instant. Lâcha le brun dans un soupir dérangé. J'pourrai taxer de la thune à mes parents, j'aurai pas besoin de bosser mais je ne supporte pas de rester sans rien faire. Pis j'les aime bien ces gamins. Quand j'leur fais cours je pense plus à.. tout ça. » Comme pour illustrer le "tout ça" le névrosé secoua légèrement ses mains. Mimant ainsi ses manies. Enfin, il espérait que Rurik comprendrait. Les laissant retomber sur la cuisse épaisse du russe, le fils de bourge se mit à mordiller l'intérieur de sa joue. Il devait ressembler à un gamin, là. Il se mettait rarement dans une telle posture, pour ne pas dire "jamais". Mais pour une fois il avait envie de lâcher un peu prise, de prendre quelques minutes pour réfléchir sans avoir besoin de se supporter puisque Rurik le faisait à merveille en ce moment même. Il le supportait aussi bien physiquement, le laissant se reposer sur lui, et mentalement, l'écoutant raconter ses malheurs. Enfin, malheur était un bien grand mot, ce n'était pas lui qui avait faillis perdre la vie là-bas. Mais voilà, Théodore était comme ça, la moindre petite chose pouvait devenir catastrophique. Il partait très facilement dans les extrêmes, de vraies montagnes russes à lui tout seul. Soudain, il prit conscience de l'endroit où il se trouvait. « M*rde, t'as p'tètre du boulot ? J'dérange ? » Se redressant vivement, son regard croisant celui de son interlocuteur, Théodore se mit à tortiller ses doigts nerveusement. Il ne voulait pas handicaper Rurik, mais il voulait encore moins être seul. Et comme il était un chouilla égoïste, il ne supplierait pas le loup-garou d'aller travailler. Au contraire, il lui ferait même du chantage pour que ce dernier reste avec lui.
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Re: Dans le hall d'accueil
Invité, le  Ven 9 Oct - 3:38

C'était frustrant de ne pas pouvoir trop en faire, conserver les apparences, ne pas laisse qui que ce soit se douter de leur relation. Mais si c'était le prix à payer pour conserver Théodore, le russe pensait être capable de faire ce genre de sacrifice... Ça ne l'empêcherait pas d'être aussi intime et tactile lorsque tous deux se retrouveraient en privé...

Néanmoins, tout ceci vola en éclats lorsqu'il vit le professeur le regarder d'un air catégorique : comment avait-il osé s'écarter, se soustraire à son rôle de grand gaillard servant de support en cet instant critique ? Rien à faire de ce que les gens pensaient ? Mais alors ils étaient deux, et le loup-garou rassembla toute sa volonté pour ne pas lâcher un grognement de satisfaction lorsqu'il sentit l'animagus se blottir à nouveau tout contre lui. À la place, il opta pour une alternative plus discrète, passant à nouveau ses bras autour du Winderfelt. Il avait le droit apparemment, il n'allait pas s'en priver... Mais il sentait surtout que l'autre sorcier avait besoin de contact pour être réconforté.

- Tu voudrais que je bosse où ? J'ai pas d'autre alternative pour l'instant. J'pourrai taxer de la thune à mes parents, j'aurai pas besoin de bosser mais je ne supporte pas de rester sans rien faire. Pis j'les aime bien ces gamins. Quand j'leur fais cours je pense plus à.. tout ça.

Certains boulots étaient agréables, mais avaient le don de vous ronger petit à petit... Par chance, le médicomage n'avait pas encore connu ça dans sa carrière dans le domaine de la santé, ni même dans celui de la police, même si cela avait probablement altéré son caractère au fil des années. Théodore était quelqu'un de très superficiel, bourré de manies et au caractère probablement imbuvable... Mais apparemment, si l'on grattait un peu la surface, l'on pouvait tomber sur quelque chose de très appréciable. Eh, le russe ne l'appréciait pas que pour son joli minois et son corps qu'il était impatient de découvrir... Et de faire découvrir à son propriétaire... Mais là n'était pas la question !

« Juste pour un temps. Poudlard m'donne un mauvais pressentiment. Et puis j'peux pas y transplaner directement si tu as besoin de moi, c'est frustrant. T'as l'air de t'y connaître en plein de domaines, t'as juste besoin d'avoir un peu plus confiance en toi, je pense que t'es capable de plus que ce que tu crois. Mais si ça te plaît d'être prof... J'vais pas te pousser à arrêter. »

L'étreignant davantage en espérant que cela fasse comprendre au professeur à quel point il comptait... Et ce de plus en plus au fil de leurs rencontres... Bon par contre, lui briser tous les os, c'était pas le but.

- M*rde, t'as p'tètre du boulot ? J'dérange ?

Potentiellement, oui... Mais il ne voulait pas quitter Théodore tout de suite.

« Non, t'en fais pas, c'est plutôt calme là, et j'ai encore quelques heures avant de m'occuper du traitement du soir de certains patients de longue date. Et si les autres ont besoin de moi, ils me feront signe, t'en fais pas, j'ai le droit de faire une pause. Ça m'arrive rarement, alors même si quelqu'un ose venir me faire la moindre remarque, j'aurais rien à me reprocher. »

Tant qu'on ne le contactait pas pour une urgence (chose qu'il saurait immédiatement, en sentant la pulsation magique de son presse-papier dans sa poche), il avait le droit de prendre une pause. Aujourd'hui, il avait beaucoup travaillé en début de journée, donc ça aussi, ça lui donnait droit à un peu de repos.

« Reste un peu, je t'en prie... On devait prendre le thé, alors bouge pas, je vais chercher ça. »

Libérant le sorcier de ses bras, et ce avec une étonnante délicatesse, le loup-garou se redressa du sofa et s'en alla chercher deux grandes tasses de thé, le service se faisait par une théière magique qu'il ne fallait pas énerver sous peine de se recevoir de l'eau bouillante en plein visage. Glissant quelques mornilles dans la boîte posée à côté, l'objet magique s'anima et alla remplir deux tasses toutes aussi animée. Ce service à thé magique spécialement installé ici était plutôt amusant : les tasses avaient deux anses, la première à utiliser de manière classique, tandis que la seconde était une sorte de petit bras qui prenait un biscuit "sous le coude".

Apportant les deux tasses, il en donna une à l'animagus et se posa à nouveau à côté de lui, beaucoup moins hésitant vis à vis de la distance entre eux.

« Je suis content que tu sois venu aujourd'hui... Demain c'est la pleine lune... ça va me bouffer mon week-end, mais tant pis, au moins j'en profiterais pour régler quelques affaires en Russie. »

Il fallait essayer de détendre l'atmosphère (en parlant de sa lycanthropie ? vraiment ? Rurik... franchement...)...

« Y'en a qui passent ce moment à plusieurs, mais moi je préfère être seul, c'est plus sûr... Quand j'ai essayé de toute manière, j'ai failli le bouffer, cet idiot. En plus il voulait qu'on soit en France... Un peu trop sentimentaliste, tout ça. »

Passant sa tasse à ses lèvres, il observa Théodore, réfléchissant à un moyen pour qu'il se sente mieux... Le colosse de l'Est n'était carrément pas habitué à avoir envie de faire ce genre de choses, mais il apprenait... Lentement.

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Théodore Winderfelt, le  Sam 10 Oct - 0:54

Lorsque les bras du russe l'entourèrent de nouveau, Théodore soupira silencieusement. Ça faisait du bien, dans l'fond. C'était un sentiment agréable que de se sentir désiré, sollicité et presque protégé. Ouais non parce que, entouré par des bras pareils, on ne pouvait ressentir qu'un sentiment de protection digne de la plus haute technologie moldue, hein. « Juste pour un temps. Poudlard m'donne un mauvais pressentiment. Et puis j'peux pas y transplaner directement si tu as besoin de moi, c'est frustrant. Petit sourire de la part du névrosé. T'as l'air de t'y connaître en plein de domaines, t'as juste besoin d'avoir un peu plus confiance en toi, je pense que t'es capable de plus que ce que tu crois. Mais si ça te plaît d'être prof... J'vais pas te pousser à arrêter. - J'y réfléchirais. » Pinçant ses lèvres, méditant sur les paroles du russe, Théodore fronça légèrement du nez. En plein de domaine ? Pas tellement. D'accord il était calé niveau culture G. et aimait bien toucher à tout (métaphore, hein, on est tous conscient que ce mec ne peut pas toucher à tout. Trop de microbes.) mais cela ne signifiait pas qu'il y touchait bien. Les potions ? Il aimait beaucoup le sujet, pourtant foutez le devant un chaudron et vous pouvez être sûr qu'il n'en restera rien au bout d'un quart d'heure. En réalité, tout ce qui touche à la magie l'intéresse énormément, mais sans plus. Le maniaque ne sera jamais un vrai sorcier. La preuve : il n'avait même pas sa baguette sur lui en ce moment même. Non, vraiment, la magie avait le sens de l'humour pour se fondre à l'intérieur d'une personne comme lui. « M*rde, t'as p'tètre du boulot ? J'dérange ? - Non, t'en fais pas, c'est plutôt calme là, et j'ai encore quelques heures avant de m'occuper du traitement du soir de certains patients de longue date. On s'en fou des autres, non ? Et si les autres ont besoin de moi, ils me feront signe, t'en fais pas, j'ai le droit de faire une pause. Ça m'arrive rarement, alors même si quelqu'un ose venir me faire la moindre remarque, j'aurais rien à me reprocher. - Si tu l'dis. » Ce n'est pas lui qui allait le forcer à partir, hein. Il n'était pas venu ici pour repartir immédiatement. Même si, en toute honnêteté, ce genre de lieu ne le mettait pas du tout à l'aise. Mais voilà, il y avait du thé, du désinfectant et, il fallait se rendre à l'évidence, il y avait Rurik.

« Reste un peu, je t'en prie... On devait prendre le thé, alors bouge pas, je vais chercher ça. - Si c'est une supplication.. Je peux bien faire don de ma personne au petit peuple. » Lâcha t-il non sans un petit sourire narquois et un air presque hautain. Quoi ? C'était sa façon à lui de se détendre, il en oubliait presque les événements de cette semaine. Suivant l'homme imposant (AEUM) des yeux l'occlumens se surpris à tenter de le relooker. Ah si, si si, on l'a tous vue son petit regard qui glisse le long de la blouse ! Sauf que, ouais, y'a une blouse. Du coup ça ne laisse pas énormément de possibilité visuelle, bordel. Bon, s'pas comme s'il n'avait jamais vue ce qu'il y avait en dessous, il avait déjà vue le russe torse nu. Minute, il était entrain de faire quoi là ? De penser quoi ? Ouh c'était pas bon ça. Détournant immédiatement les yeux comme s'il venait de commettre un homicide, Théodore s'enfonça de nouveau dans le canapé en attendant sagement sa tasse. Sentant l'autre homme s'installer de nouveau près de lui, l'animagi saisit sa tasse en le remerciant d'un signe de tête. « Je suis content que tu sois venu aujourd'hui... Demain c'est la pleine lune... ça va me bouffer mon week-end, mais tant pis, au moins j'en profiterais pour régler quelques affaires en Russie. » Levant les sourcils, étonné que Rurik en parle avec autant de détachement, le professeur se mit à l'imaginer en pleine transformation. Brr. « Ça fait mal ? » … Oui Théo' est une chochotte ! Ça va ? C'est clair pour tout le monde ? Bon, on passe à autre chose. « Y'en a qui passent ce moment à plusieurs, mais moi je préfère être seul, c'est plus sûr.. Le voilà qui se mettait à imaginer plusieurs loups-garous se transformer en même temps. Pas beau. Quand j'ai essayé de toute manière, j'ai failli le bouffer, cet idiot. En plus il voulait qu'on soit en France... Un peu trop sentimentaliste, tout ça. - Qui ça ? 'Fin.. J'le connais ? Comme t'as dis que t'avais bouff... mordu un élève. » A cette idée, le pédagogue se mit à en vouloir au russe de nouveau. Mais bon, il resta calme en se focalisant sur l'idée qu'il était normal qu'un LG ne puisse pas se contrôler au moment de sa transformation. 'Fin les quelques minutes après quoi. Bref.

Portant la tasse jusqu'à sa bouche le brun prit une gorgée du liquide brûlant. Ça faisait un bien fou, ce truc. Thé menthe, son préféré. Avec celui au caramel. Et fruits rouges ensuite. Mais on s'en fou, hein ? Ouais. Passant sa langue sur ses lèvres humides et sucrées, le mannequin prit une inspiration comme pour parler avant de se raviser. Il avait toujours des sujets de conversations improbables, sorties de nul part. Mais là il avait envie de silence. C'était agréable, le silence. Pas trop quand même, au bout d'un certain temps il devenait inquiétant : il cri la vérité. « J'peux rester avec toi cette nuit ? » Réfléchir, puis parler. P*tain. Il le savait, pourtant. Première règle d'un dialogue, on réfléchis, on tourne sa langue dans sa bouche, puis si l'idée nous semble pertinente on l'expose à l'autre. C'était pertinent ça ? Constructif ? Absolument pas. Ça l'empêcherait juste, peut-être, de faire des cauchemars. Ou alors il se réveillerait mais aurait quelqu'un pour lui tendre sa ventoline, à la limite, et lui ramener du thé sans qu'il n'ait besoin de bouger. C'est cool ça. Tournant ses yeux, presque enfantin, vers le plus âgé Théodore sembla même arrêter de respirer. Il ne supporterait pas un refus, ça ne faisait pas parti de son vocabulaire.
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Invité, le  Sam 10 Oct - 17:10

Faire don de sa personne hein ? Oh ça c'était une déclaration dangereuse... le médicomage attendait cet instant avec impatience, car même s'il respectait le choix du maniaque, cela ne l'empêchait pas d'avoir quelques (beaucoup) envies. Bien sûr, il n'était pas totalement stupide et savait que l'instant était probablement mal choisi, Théodore avait sûrement passé un très mauvais moment durant cette attaque, et le loup-garou devait plutôt essayer de le réconforter plutôt que d'essayer de s'insinuer dans son pantalon. L'un n'empêchait pas l'autre, mais malgré tous les meurtres, toutes les tortures et actions illégales qu'il pouvait commettre, profiter ainsi de la détresse du français lui paraissait être un acte inhumain et complètement horrible. Exact, ce n'était pas toujours cohérent dans la tête du mafieux.

- Ça fait mal ?

Quand il parlait de sa lycanthropie, tout le monde lui posait cette question, ça semblait être le sujet d'inquiétude de la plupart des gens, comme si c'était la pire des choses possibles. Non, ce qui était regrettable, c'était de se réveiller le lendemain matin avec des cadavres encore chauds. Quand Rurik tuait, il aimait le faire de son plein gré, afin de pouvoir rester prudent, protéger sa chère et tendre liberté... La bête ne prenait pas tout ceci en considération.

« C'est atroce, ça me fait presque perdre connaissance, ça doit être ça qui me rend incontrôlable. En général, les autres savent se tenir grâce à la potion Tue-Loup ou avec les années de pratique. Moi, avec les deux, ça passe toujours pas. On peut en faire, des choses regrettables en cinq minutes. Pour ça que je m'isole. »

Ce thé avait bon goût au final, ça changeait du café, ça avait l'air de l'aider à se détendre... À moins que ce ne soit la présence de Théodore qui avait cet effet là. L'expérience allait être difficile à analyser du point de vue scientifique, vu qu'il ne buvait du thé qu'en compagnie du professeur...

- Qui ça ? 'Fin.. J'le connais ? Comme t'as dis que t'avais bouff... mordu un élève.

En fin de compte, le maniaque avait le même manque de délicatesse que lui dans ses paroles, c'était un point commun en plus à ajouter à la liste tristement courte de leurs similarités.

« Désolé, mais... C'est à lui d'annoncer ça, pas à moi. Je l'ai mordu, j'ai failli le tuer, je l'ai transformé à vie... Du coup j'ai voulu me racheter, l'accompagner pour sa première transformation. Ça ne s'est pas trop bien passé, mes capacités d'enseignement déjà bien basses font un plongeon dramatique lorsque je suis sous forme lupine, apparemment. J'crois que le mieux que je puisse faire pour lui, c'est d'arrêter d'essayer de l'aider, il s'en sort bien mieux que moi à l'époque. »

Le silence s'installa. Rien de bien pesant comme d'habitude, cette fois-ci c'était comme une sorte de répit entre deux actes. Théodore cherchait visiblement ses mots, se ravisant de parler. S'il avait peur de vexer l'imposant sorcier, il ne fallait pas vraiment s'en faire... Il y avait peu de choses capables de l'affecter. D'un autre côté, avec l'aspect aléatoire et imprévu du professeur, il était fort probable qu'il touche un des rares points sensibles. Ouais, ce n'était pas plus mal de se taire au final, c'était plus sûr...

- J'peux rester avec toi cette nuit ?

La tasse entre les mains de Rurik parvint à survivre à plusieurs scénarios-catastrophe d'affilé : il la lâcha brusquement, la rattrapant de justesse (et heureusement qu'il venait de la terminer juste avant), puis oublia presque d'arrêter de la serrer de plus en plus fort. Finalement, il posa la rescapée sur la table basse la plus proche.

« Bien sûr. »

L'occlumancie vola en éclat : on distinguait dans sa voix que cette demande lui faisait extrêmement plaisir. Même s'il ne se passait rien de bien "physique" et/ou "animal", la perspective d'avoir Théodore dans ses bras toute une nuit était bien agréable : jouer le protecteur, celui qui rassure, celui qui est présent, c'était quelque chose qu'il n'avait pas souvent fait dans sa vie.

« Je finis de travailler juste après avoir administré les traitements du soir, je ne suis pas affecté à la surveillance, on se fera un dîner tous les deux. Tu devrais rentrer chez toi pour te détendre un peu et te changer en attendant que je finisse ici... Je pense pas que l'atmosphère d'un hôpital soit très agréable pour ceux qui n'y sont pas habitués. »

Sa grosse main glissa sur la jambe du professeur.

« On a encore un peu de temps avant que je ne sois obligé d'y retourner. J'vais t'avouer un truc... Là j'ai vraiment pas envie d'aller bosser, j'suis très bien avec toi. »

Se mettant un peu plus à l'aise sur le sofa, il passa un bras sur le dossier sur celui, derrière la tête du professeur : alors oui il voulait le prendre dans ses bras et le broyer de toute sa force, mais pas par rage ou envie de tuer, cette fois ci, mais plutôt par... amour ? Éviter les conclusions hâtives, c'était pour les premiers rendez-vous, mais à force, cette excuse perdait en saveur. Deux fois dans sa vie il avait prononcé ces mots fatidiques à quelqu'un d'autre... La première fois avait été une ruse cachant un peu trop de rage et de vengeance pour être considérée comme un véritable amour, tandis que la seconde avait été sur un coup de tête, sans doute pour arrêter de se sentir seul... Mais au vu de ce qui s'était passé, il valait mieux être seul que mal accompagné. Mais c'était mieux d'être bien accompagné, quand même... Par Théodore, par exemple.

« Je sais que ce serait trop pressé de te demander de vivre avec moi, mais... Sache que tu peux venir à la maison quand tu veux. »

Se grattouillant la barbe d'un air un brin confus, il adressa un regard appuyé au français, ou du moins quelque chose de toujours un brin menaçant, mais qui laissait comprendre que ça ne le dérangeait pas, au contraire. Il allait falloir bosser un peu sur les sourires et regards, parce qu'entre toutes les attitudes qu'il avait assimilé et mélangé, entre le policier russe, le médecin glacial et le mafieux psychopathe... Ça manquait un peu de bonnes choses.

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Re: Dans le hall d'accueil
Théodore Winderfelt, le  Mer 14 Oct - 14:15

La façon dont Rurik parlait de ses transformations donna froid dans le dos au professeur. Lui, s'il voyait quelque chose comme ça, il tomberait réellement dans les pommes. Quel horreur. Pinçant ses lèvres, le brun poussa un discret soupir en imaginant l'un de ses élèves souffrir de la sorte. Cependant on pouvait émettre l'hypothèse qu'un loup-garou jeune s'habituait plus facilement qu'un ancien. Du coup le gamin devait apprendre à mieux gérer là où le russe, lui, avait encore du mal. Non pas qu'il soit vieux, hein. Mais à côté d'un adolescent.. Bref. Lorsque le colosse manqua de lâcher la tasse Théodore arqua un sourcil. Sa demande était surprenante à ce point ? Ou est-ce qu'il avait peur de refuser ? « Bien sûr. » Ah, bah non en faite. Il avait plutôt l'air enthousiaste à cette idée. Tant mieux. Le professeur aurait prit un coup dans sa fierté si le russe avait osé refuser. « Je finis de travailler juste après avoir administré les traitements du soir, je ne suis pas affecté à la surveillance, on se fera un dîner tous les deux. - Pourquoi pas, oui. - Tu devrais rentrer chez toi pour te détendre un peu et te changer en attendant que je finisse ici... Je pense pas que l'atmosphère d'un hôpital soit très agréable pour ceux qui n'y sont pas habitués. - Au contraire, c'est parce qu'on y est habitué qu'on n'a pas envie d'être dedans. » Bon, lui ce n'était pas réellement un hôpital, c'était une clinique mais le rendu final était le même.

Quoi qu'il en soit Théodore s'apprêtait à se lever pour mettre en application les conseils du médicomage lorsque celui ci posa sa grande main sur la cuisse du maniaque. « On a encore un peu de temps avant que je ne sois obligé d'y retourner. - Ah. Il s'installa de nouveau confortablement alors tout en levant son regard vers celui du plus âgé. J'vais t'avouer un truc... Là j'ai vraiment pas envie d'aller bosser, j'suis très bien avec toi. » Fronçant légèrement du nez, le brun baissa ses yeux pour les poser sur un morceau de blouse. Pour toute réponse il se laissa glisser de nouveau contre le corps épais du trentenaire. Il ferma même les yeux, histoire de se comporter tel un gros chat en pleine sieste. C'était tentant, il était bien là. Enfin, jusqu'à ce que Rurik ouvre de nouveau sa bouche. « Je sais que ce serait trop pressé de te demander de vivre avec moi, mais... Whaaaat ? Ouvrant ses yeux d'un coup, le jeune homme clignait des yeux rapidement en attendant les prochains mots. Trop pressé ? Euphémisme ! Leur relation n'était même pas encore officielle. Sache que tu peux venir à la maison quand tu veux. - Hum. » Fiouuuuu le soulagement. Théodore avait beau faire preuve d'un maximum de bonne volonté il y aurait toujours des sujets très délicats.

Relevant son visage vers celui de son interlocuteur, le français capta son regard et ne su pas réellement comment l’interpréter. Cet homme était aussi flippant qu'adorable. C'était franchement déstabilisant. Bref, il ne voulait pas s'endormir là.. Il ne devait pas s'endormir tout court s'il souhaitait le faire chez Rurik ce soir, il ne tenait pas à encourager ses insomnies. Il allait rentrer chez lui et faire du sport histoire d'être bien fatigué. Se redressant alors, il s'étira doucement avant de se lever. Quittant ainsi les bras protecteurs du russe. « Tu passes me chercher quand tu as terminé ? Je vais faire un peu de ménage. » Il avait dit ça sans réfléchir mais en faite c'était une bonne idée. La dernière fois qu'il avait passer la serpillière c'était ... Hier. HAN. Faut rattraper ça. Envoyant un petit signe de main vers le médicomage Théodore quitta la pièce rapidement pour ne pas être tenté de se retourner.
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Re: Dans le hall d'accueil
Invité, le  Jeu 15 Oct - 2:20

Le raisonnement de Théodore lui paraissait bancal : passer trop de temps dans un endroit, et donc ne pas l'apprécier ? Non non, ça c'était réservé aux gens qui ne suivaient pas leurs passions... Rurik était content d'être à Sainte-Mangouste. Ce n'était pas tout rose tous les jours, mais tant mieux, un petit train-train quotidien sans catastrophes, sans effusions de sang, sans souffrances à provoquer ou à guérir, ça le rendrait fou. Peut-être que le professeur parlait en connaissance de cause ? C'était facile à relier à son passé et à ce qu'il lui avait raconté... Dans ce cas il fallait abandonner l'idée de le voir venir ici lui apporter son déjeuner, ou pour prendre le thé. Pas grave ! Le maniaque était donc obligé de compenser sa présence par davantage de visites chez le russe.

La phrase du russe à propos de cette invitation à venir lorsqu'il le souhaitait n'avait pas été très bien pensée, le début avait fait parcourir comme une tension dans tout le corps du professeur... Oh non, Rurik ne voulait pas lui demander de vivre avec lui, pas maintenant. Pour ça, ce n'était pas le maniaque de la propreté qui aurait du mal, mais bel et bien le médicomage : il voyait mal comment vivre au quotidien avec quelqu'un, surtout lorsqu'il devait aller en Russie pour s'occuper d'une quelconque affaire mafieuse.

Les minutes passèrent, tranquillement, dans un silence relatif : les autres personnes dans la salle ne faisaient pas ou peu attention à eux, chacun s'occupant de ses affaires... Et s'ils venaient s'occuper des affaires du loup-garou, celui-ci donnerait un peu raison à son apparence de brute épaisse. Fallait pas l'embêter là, il était bien. S'il avait été davantage félin que canin, il aurait très bien pu se mettre à ronronner, mais comme les loups-garous ne ronronnaient pas, il se contenterait de grogner et montrer les crocs à quiconque viendrait menacer cet instant.

Bien trop tôt, Théodore s'échappa de ses bras. Pendant une fraction de seconde, Rurik songea vraiment à utiliser sa force physique pour le maintenir contre lui, indéfiniment, comme un gamin en plein caprice. Néanmoins, la dure réalité était qu'il devait finir son travail à son étage d'affectation...

- Tu passes me chercher quand tu as terminé ? Je vais faire un peu de ménage.

Hochant lentement la tête, le colosse de l'Est eut à peine le temps de voir le professeur s'éloigner, qu'il fut déjà au niveau de la porte, lui adressant un dernier signe de main.

« À tout à l'heure, ouais ! » grogna-t-il en haussant la voix.

Se figeant alors qu'il allait se relever du sofa, il se demanda pourquoi il s'était senti obligé d'affirmer davantage le fait que tous deux étaient ensembles, comme s'ils n'avaient pas suffisamment pu le voir lorsque le médicomage avait passé ses bras autour de l'autre sorcier. Secouant la tête d'un air perturbé, le loup-garou fit un signe à la rivale de la théière magique : la cafetière magique. Il lui fallait une petite dose de caféine pour se remettre les idées en place et faire son travail correctement.

La soirée s'annonçait très agréable... Potentiellement frustrante d'un point de vue sexuel, mais désormais Rurik appréciait trop Théodore pour arriver à lui reprocher cette appréhension. Ça faisait partie de lui... Le forcer à quoi que ce soit le dénaturerait... Et il était hors de question de faire ça.

Grognant légèrement, le médicomage attrapa une deuxième tasse de café : ces nouveaux sentiments lui faisaient peur, parce que c'était tout nouveau pour lui, et il avait horreur de ne pas être préparé à la moindre situation... Lorsqu'il s'agissait de combat, d'opération de guérison ou quoi que ce soit dans le genre, il assurait, il était rôdé à tout ça. Mais l'amour ? Brrr... Certains disaient que c'était la plus puissante de toutes les armes. Et il commençait à comprendre pourquoi.




[ Fin du RP ! ]
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Re: Dans le hall d'accueil
Célya L. Shake, le  Jeu 5 Mai - 20:43

| RP unique |


Jamais elle n'aurait cru être capable de faire ça. Avaler une Pastille de Gerbe de sa propre initiative. Une idée stupide. Le teint blême, la blondinette se regardait avec dégoût dans le miroir de sa salle de bains. Elle semblait assez malade et bien mal en point pour prétendre se rendre à Sainte-Mangouste. Pourquoi faire semblant ? La raison était évidente, si l'on connaissait les motivations de Célya. Celle-ci avait une mission à remplir et l'hôpital pour les sorciers était la prochaine cible à viser et à toucher. Pour y entrer et pouvoir faire ce qu'elle devait, il lui fallait un motif. Il était hors de question de se blesser volontairement, la jeune femme n'était pas délurée à ce point. Demander à ce qu'on la blesse était également hors de question, elle n'était pas masochiste. Pas trop. Alors, la meilleure solution consistait à se rendre malade, suffisamment pour pouvoir entrer dans l'hôpital, effectuer sa mission, se faire soigner et repartir. Alors, la blonde s'était résignée à prendre ces confiseries.

Sous le regard désolé de Crystal, la sorcière demanda à Helly de la conduire à Sainte-Mangouste de toute urgence, étant trop mal pour transplaner d'elle-même. L'elfe de maison obéit à sa maîtresse et quelques instants plus tard, Célya se trouvait dans une rue située à quelques mètres de l'hôpital. Après un haut-le-cœur, elle finit par se planter devant la fameuse vitrine et déclina son identité. Respirant par le nez, se forçant au calme, la blondinette fut autorisée à entrer, ce qu'elle fit sans demander son reste. Le hall d'accueil de Sainte-Mangouste était assez simple et, chance du jour, il n'y avait que peu de personnes. Des malades, qui avaient le regard hagard. Une hôtesse, derrière son comptoir, interpella la nouvelle arrivante qui s'approcha en traînant des pieds. Célya expliqua ce qui lui arrivait et fut dirigée vers les chaises d'attente, un bac blanc en mains.

Prenant place là où l'hôtesse ne pouvait pas la voir, la jeune femme vomit dans le bac qu'on lui avait gentiment remis et inspecta les environs. En quelques instants, elle avait repéré l'endroit idéal pour effectuer sa mission. Un Médicomage apparut soudain mais il venait pour un autre patient. Ça arrangeait fortement la demoiselle, qui attendit qu'il soit parti avec son malade. La voie mieux dégagée, Célya se déplaça rapidement et placarda son affiche. Celle-ci était invisible mais elle ne le resterait pas longtemps puisqu'elle l'ensorcela à l'aide d'un Aparecium Conditonnalis. Dès que quelqu'un éternuerait deux fois de suite, elle apparaîtrait aux yeux de tous. Avec un sourire satisfait, la jeune sorcière continua de vomir, jusqu'à ce qu'un Médicomage vint enfin la prendre en charge.



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Re: Dans le hall d'accueil
Ebenezer Lestrange, le  Sam 23 Juil - 22:33

Avec un Poisson Rouge

Adossé contre un pan de mur trop blanc, juste en dessous d'un plan détaillé et enchanté de l’hôpital, Ebenezer se contemplait les ongles. Qu'ils étaient beaux et qu'ils pouvaient flamber vite. Le potentiel de cramage de la kératine laissait songeur, c'était presque de la bave de dragon low-cost. Ils étaient surtout tous propres ses ongles, sans le moindre machin noir coincé dessous. Merci l'ennui, il en virait maniaque maintenant et les avait nettoyés jusqu'à la netteté douteuse. Bientôt, il allait tremper ses mains dans la terre juste pour avoir quelque chose à faire.

La vie de stagiaire avait un côté morose non-négligeable. C'était un poil mieux que d'être assis toute la journée à écouter un prof rasoir mais ça avait le défaut de ne pas pouvoir être séché. Parce que s'il voulait avoir le choix du job en fin d'étude, genre choisir sa spécialité en premier et pas se faire piquer la place chez les légistes par un étudiant aussi fêlé mais plus zélé que lui, il fallait qu'il fasse le gentil stagiaire sympa et ce n'était pas si évident que ça. Il avait limite du investir dans de l'anti-cerne pour avoir l'air moins claqué mais, heureusement, un simple coup de baguette suffisait à créer l'illusion.

Regard pseudo-alerte, il voyait les clients patients et visiteurs défilés dans ce monde immaculé à l'odeur de potion trop macérée. Il leur inventait des vies en désespoir de cause. Les rares après-midi qu'il passait dans cet hôpital pour soit disant se former étaient aussi longs et monotones que son job de serveur. Surtout qu'aucun médicomage ne voulait d'un stagiaire dans les pattes et encore moins un stagiaire qui avait l'air à deux doigts de se pendre et qui posait des questions bizarres sur l'espérance de vie des sujets.

Les ongles et les gens défilant avaient un côté redondant. Il piquait du nez contre son mur, sa tête allant presque jusqu'à toucher son épaule jusqu'à ce qu'un sursaut-réveil ne le ramène sur terre. Il fallait qu'il bouge, qu'il fasse un truc même si c'était draguer une médicomage regardable ou prêter une oreille au charabia d'une vieille dame. Il refit le tour des gens présents dans le hall d'accueil et ses yeux gris se posèrent sur un gamin. Enfin, un grand gamin, plus haut que lui et avec peu d'années de moins. Un véritable échantillon poudlarien. Il fronça les sourcils, le garçon avait l'air bien portant et ce n'était pas le genre des jeunes d'aller rendre visite aux malades. Lui, par exemple, sa sœur pouvait très bien être à deux doigts de crever un étage plus haut, il n'irait pas la voir sauf si on le payer parce qu'il avait mieux à faire. Du genre s'Emmerd*r dans un hall et aller parler à des gens en désespoir de cause. Il s'avança donc vers le mec, visage neutre, masquant tant bien que mal son ennui profond.

- Bonjour, tu as besoin de renseignement ?

Ne manquait plus que le sourire colgate et il était bon pour se mettre derrière le bureau d'accueil. Joie.

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Re: Dans le hall d'accueil
Azaël Peverell, le  Dim 24 Juil - 16:36

Azaël était plutôt fier de lui sur ce coup. Réussir à envoyer sa tante à Ste-Mangouste sans même le vouloir vraiment… Un pur coup de génie. Il esquissa un léger sourire en repensant à sa tante qui vomissait en jet sans pouvoir s'arrêter. Cette scène avait été la plus jouissive qu'il avait vécu depuis qu'il s'était retrouvé chez elle. Il n'avait jamais pu supporter cette mégère, qui d'ailleurs ne le portait pas non plus forcément dans son cœur.

Mais il paraît que la famille c'est important, donc il doit rester chez elle à présent… Il en était presque heureux d'aller à Poudlard, c'était pour dire. Mais avant ça, il fallait bien qu'elle lui serve à quelque chose, et ce qu'il voulait à présent, c'était tout simplement qu'elle lui prête quelques Mornilles qu'il ne lui rendrait jamais. C'était mérité après tout ce qu'il avait fait pour elle. Il lui avait quand même préparé son thé le matin même. Le neveu parfait, qui pourrait rêver mieux ? Bon, il avait aussi ajouté quelques poudres inconnues de la boutique de sa tante au breuvage, mais ça c'était juste pour voir si elle s'en rendrait compte.

Il avait eu sa réponse en la voyant recracher un geyser de liquide gastrique à moitié vert sur ses chats. Chats qui n'ont rien trouvé de mieux à faire que de bondir dans tous les sens, griffes acérées sorties et fourrure hérissée. Azaël avait dû faire appel à tout l'éducation que son père s'est escrimé à lui faire entrer dans le crâne pour ne pas éclater de rire. Le salon de la maison était dans un état pitoyable, les chats avaient éventré la plupart des affreux coussins pastels de la pièce, et les rideaux n'étaient plus qu'un vague souvenir. Si on lui demandait son avis, il avait carrément rendu service, la décoration ne pouvait pas être pire qu'avant.

Il entra dans le hall de l'hôpital en milieu d'après-midi. Il avait galéré à trouver Ste-Mangouste, il fallait vraiment qu'il se fasse à nouveau aux rues de Londres. Il s'était habillé en moldu, revêtant son habituelle veste bleue par dessus un t-shirt blanc et un jean. Il regarda autour de lui d'un air totalement blasé, se demandant vaguement par où il était sensé aller. Il n'eut pas besoin de se poser la question bien longtemps.

Un type qui devait être à peine majeur et qui semblait travailler ici s'avança vers lui. L'adolescent le regarda, et un léger sourire arrogant se dessina sur ses lèvres en constatant qu'il le dépassait de quelques centimètres. Fierté mal placée, mais il s'en foutait.

- Bonjour, tu as besoin de renseignement ?

Il haussa légèrement les épaules à la question du type, ne prenant même pas la peine de répondre à son salut. Il n'aimait pas qu'on le tutoie directement. Il n'était plus un gosse. Alors pas moyen d'être poli.

- Ouais, je cherche la chambre d'une vieille folle qui gerbe partout depuis ce matin… Ca te dit un truc ? J'pense qu'elle traite tout le monde d'incapable ou d'ignare entre chaque gerbe aussi, c'est bien son genre.

Il avait lâché ça d'un ton neutre. C'était sans aucun doute la description la plus objective de sa tante qu'il était capable de faire. Bon, il aurait aussi pu aussi juste donner son nom… Mais visiblement, l'adolescent préférait voir si son interlocuteur était aussi serviable que ce qu'il voulait bien laisser paraître en complexifiant un peu sa tâche.
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