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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Vieux locaux
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Alhena Peverell
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Re: Vieux locaux
Alhena Peverell, le  Ven 23 Sep 2016 - 22:30



A Daydream dressed like a Nightmare

ft Emily Lynch


Du vinaigre. Du vieux, comme si ça avait pourri ou tourné. C'est la dernière chose dont tu te souviens. Puis des fourmis dans les jambes, dans les bras. C'était comme si ça faisait plusieurs jours que tu gisais là, mais impossible de savoir. Tu serais morte non ? Depuis le temps. Peut-être que c'était ça, tu étais morte et te voilà dans les limbes ou les enfers. Non, c'était surréaliste. Pourtant, il y a cette musique qui te berce. Une musique sale, une musique morbide, une musique classique : celle du Lac des cygnes de Tchaikovsky. Et ça ce n'est pas une blague. Tu en es persuadée, elle tourne, elle sort de nulle part. Doucement tu émerges, les cheveux étendue sur le sol. Ton teint est si pâle qu'on te croirait morte. Mais non, tes yeux s'ouvre progressivement et tu relève ton buste. Assise, la tête contre le mur, un mal de crâne te prend et tu observes de loin la vieille platine sur une des étagères. C'est elle, c'est elle qui t'impose cette musique atroce qui fait vibrer ton coeur trop vite.

D'un seul coup, tu te relèves et l'arrête. Ton front collé au bord de bois. Tu soupires, comme si tu étais affamée. Tu réfléchis quelques secondes. Où es-tu ? Qu'est-ce que tu fiches ici ? Lendemain de soirée ou pas ? Kidnapping ? Mauvais jeu ? Flint père qui trouve un moyen de se venger encore ? Cette désagréable sensation que tu as, qui te dévore le ventre. Comme la dernière fois, comme quand tu as rencontré Célya et que vous vous êtes réveillées dans un vieux cachot. Ton poing se cogne à un livre, celui-ci tombe au sol : Le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare. Tu tournes la tête vers la gauche, un bruit, une personne. Légère panique, tu te saisit de ta baguette... Qui n'existe visiblement pas. Nom de merlin.

Tu recules, butes contre un bureau. Tu te saisis d'un truc dans ton dos, pitié un truc tranchant au moins, que tu puisses te défendre au cas où. Mais non, la seule chose que tu découvres c'est une enveloppe, que tu prends et observes avec un air d'abruti. Rouge pétante, elle est cachetée par un symbole que tu reconnais entre mille. Tu t'abstiens tout de même, d'en faire commentaire et relèves les yeux vers la jeune femme.

- Bonjour, ou Bonsoir.

Tu n'avais aucune idée de l'heure qu'il était.

- Qui êtes-vous ? Pourquoi ai-je l'impression de vous connaitre ?

Chose tout à fait fausse, tu ne te préoccupais rarement des autres. Mais ça permettrait peut-être à ta co-détenue ou ta geôlière, de se détendre un peu et de te donner son identité. Ce serait déjà chose faite. Tu ne la connaissais pas, mais peut-être qu'elle oui. Il suffisait de lire les journaux, de connaitre de nom les familles de sang-pur qui déniait encore à vivre. Ton nom ressortait vite. Tu restes figée, de marbre. Rien de tout ça te plait. Cet endroit aux airs de dépotoir, comme un vieux abattoir ou entrepôt désaffecté. Des frissons le long du corps. Une tension mortelle, mauvaise qui te mange la chair.

En attente de réponse, tu ouvres l'enveloppe difficilement. Tu sais qu'elle t'est adressée. Tu lis rapidement la chose, zieutant le corps mouvant dans la pièce. Si elle fait un truc de travers, tu te jètes sur elle. Et quand ta rage ressort, mieux va pas être la cible. Qui sait ce que ta folie, ton démon rongeant tes entrailles, peut t'obliger à faire. Dans ta tête, tu lis les mots. L'enveloppe glisse au sol...

Commençons enfin le jeu ma chère,
Tu as avec toi une parfaite inconnue qui te servira de... Co-équipière ? Avec elle, tu devras trouver tous les indices te menant à la clé qui vous servira à trouver vos baguettes, puis sortir.
Vous avez 24 heures après l'ouverture de l'enveloppe. Le délais écoulé, les locaux exploseront.
Bonne chance Alhena,
Le Roi Noir


Premier indice : Le père d'Emily est avec elles. C'est la matière de ce que tu m'as volé.
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Re: Vieux locaux
Emily Lynch, le  Mar 4 Oct 2016 - 19:30

Chercher partout, en haut, à gauche, en bas, à droite ! Il devait très probablement y avoir moyen d’obtenir quelques informations par rapport à tout cela. Un indice, trouver quelque chose d’utile pour lui indiquer une quelconque position. Enfin pour ça elle avait plus ou moins une idée, elle se trouvait toujours en Angleterre, impossible qu’elle se trouve ailleurs. Comment elle le savait ? Et bien tout d’abord le style du bâtiment bien que peu banal était très fréquent sur l’île et puis si quelqu’un sur ce monde lui voulait du mal, cela ne pouvait être que quelqu’un du pays, car après tout elle n’avait guère eu l’occasion de voyager… Et enfin, elle espérait vraiment ne pas avoir voyagé trop loin non plus. Pendant ce temps, Emily cherchant toujours un moyen de voir au travers de la fenêtre celle qui était allongée juste à côté d’elle semblait avoir repris ses esprits. C’était en soit une bonne chose, elles seraient à présent deux pour pouvoir chercher un moyen de sortir d’ici.

- Bonjour, ou Bonsoir.

- Salut, lui répondit la rousse en lui faisant un signe de la main.

Inutile d’en dire plus pour le moment, elle voulait lui laisser le temps de prendre conscience de ce qui était en train de leur arriver avant de lui sauter dessus afin de l’entrainer de force dans la quête d’une sortie ou tout du moins d’un moyen de se repérer dans ce fichu endroit. Emily ne dit donc pas un seul mot de plus et ne prêta guère plus attention à la brune qui semblait se diriger vers le bureau.

- Qui êtes-vous ? Pourquoi ai-je l'impression de vous connaitre ?

- Non je pense pas… c’est probablement les cheveux quelque chose comme ça.

Fouillant encore un peu les alentours après avoir abandonné l’idée de pouvoir voir ne serait-ce qu’un brin de lumière passer au travers de la fenêtre, Emily ouvrit un vieux cassier. Un bruit métallique retentit dans la pièce, faisant grimacer la rouquine, elle se mit à chercher quelque chose d’utile, mais malgré une fouille minutieuse, elle en trouva que des vieux chiffons et autre babiole sans grand intérêt, car à moins qu’un bouchon en lège puisse les aider à sortir de cet endroit, c’était complètement inutile. Elle décida alors d’aller auprès de celle qui semblait être sa « partenaire » dans cette drôle histoire.

- Alors bon, nous sommes comme qui dirait coincées dans cette pièce… impossible de voir quoi que ce soit par les fenêtres et comme tu t’en es surement rendue compte par toi-même nous n’avons même pas de baguette.

Tout en s’approchant, elle remarque l’enveloppe rouge qui lui semblait avoir aperçue quelques instants plutôt sur le bureau près du quel se tenait celle à qui elle était en train de s’adresser. Observant durant quelques secondes l’enveloppe au sol, elle releva ensuite le regard pour croiser les beaux yeux verts d’une jeune-femme qui lui semblait assez… « étrange ».

- Ça va ? Tu sembles pas dans ton assiette, enfin je dis ça on se connait pas, mais à te voir y a un truc qui semble pas aller… Elle regarda alors l’enveloppe au sol. C’est à cause de ça ? dit-elle tout en pointant du doigt le papier rouge étalé sur le sol. Que dit cette lettre, qu’on va mourir pour des choses dont nous ne sommes pas responsables ?

Emily faisait toutes sortes d’hypothèses dans a tête et celle-ci semblait être assez crédible. Après tout, qui serait assez dingue pour enfermer deux femmes dans une pièce d’un lieu visiblement abandonné si ce n’est pour les laisser là mourir à petit feu ? Bien que tout cela avait de quoi rendre fou et faire paniquer n’importe qui, elle devait s’y attendre, elle savait bien que ses activités allaient un jour ou l’autre se retourner contre elle.
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Re: Vieux locaux
Alhena Peverell, le  Dim 16 Oct 2016 - 18:08

Tu voudrais régurgiter tout ce qui se trouve dans ton estomac. Mer**. Mer**. Fallait-il vraiment qu'il mêle des inconnus à cette histoire ? Certainement, comme d'habitude dirons-nous. Pendant une seconde, le monde à cesser de tourner. Le temps s'est stoppé. Les gouttes de pluie se sont figées. Les hommes et les animaux aussi. Tu es restée seule, dans cet espace temps. Sa voix ne cesse de tourner en boucle dans ta tête. Tu l'imagines même devant toi, faire les cent pas en t'expliquant les règles du jeu. Tu le voix déjà jubiler de plaisir. Et la colère pourrait prendre place, tu pourrais exploser. Mais tu n'as pas le temps : tu as 24 heures. Et tu vas jouer à son jeu, par pour lui faire plaisir, pas pour toi, mais pour tes gosses.

Première heure

- Ça va ? Tu sembles pas dans ton assiette, enfin je dis ça on se connait pas, mais à te voir y a un truc qui semble pas aller…  C’est à cause de ça ? Que dit cette lettre, qu’on va mourir pour des choses dont nous ne sommes pas responsables ?

- Non. Plutôt que tu vas mourir pour quelque chose dont tu n'es pas responsable Emily...

Tu te baisses pour ramasser la chose et la lui donne. Cela fait, tu observes plus attentivement la pièce. Il y a forcément des indices. D'autres indices du passé. Et que vont-ils ouvrir vraiment ? Que se cache derrière cette porte ? Peut-être n'est-elle qu'un lueur ? Mais as-tu réellement le choix ? Pas vraiment...

- Où est ton père ?

Tu caresses doucement un livre d'un sujet particulier. Ce que tu m'as volé. Est-ce qu'il fait ça pour lui ? Ou fait-il ça pour elle ? Crois-tu qu'un jour les choses s'arrangeront ? Crois-tu que ça cessera cette guerre ? Celle qui t'empêche de voir la vraie ? Qu'un jour vous mettrez vos différents de côté pour enfin passer aux choses sérieuses ? Prendre part, protéger ceux qu'on aime. Parce que, malgré tout ce que tu prétends, tu sais aimer. Tu aimes, tu te voiles juste les yeux pour oublier qu'aimer est aussi le synonyme de douleur.

Tu t'assois. Cette pièce commence déjà à t'étouffer. Tu aimerais revenir en arrière, ne pas avoir à commettre les mêmes erreurs dans cette histoire. Y-a-t-il réellement un fautif à votre histoire ? Peut-être qui sait ? Un jour, il faudrait que tu règles pour de bon cela. Mais pour cela, il faudrait que tu sortes de ce taudis. Ce n'est pas en restant là, les bras ballants que tu vas arranger quoi que ce soit. Alors lèves-toi. Pour une fois, cesse d'être une enfant. Sauve-toi, sauve la, sauve les. Essaie de faire autre chose que de la provocation, de l'apitoiement. Au fond, ta vie n'est pas plus médiocre et pire qu'un autre. Vous êtes tous sur terre, vous êtes tous aussi monstrueux les uns que les autres. Chacun à sa façon. Les chiens ne font pas des chats, ne l'oublions pas.

- L'astronomie... Enfin je crois.

Tu lui avais volé sa lune. Aujourd'hui, il s'efforçait d'éteindre toutes tes étoiles.
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Re: Vieux locaux
Emily Lynch, le  Mar 25 Oct 2016 - 0:15

Pas de panique, cela ne sert à rien. Évidemment c’est une chose plus facile à dire qu’à faire, mais céder à une quelconque forme de panique pouvait signifier ne pas s’en sortir dans cette situation plutôt particulière. Mais Emily restait calme, très calme, comme si elle savait que tout cela allait arriver un jour ou l’autre. Oh évidemment elle ne comprenait rien à la situation dans laquelle elle se trouvait, mais avec ce qu’elle avait déjà connu et ce qu’elle « s’amusait » à faire de sa vie la poussait forcément à un jour ou l’autre se retrouver dans des moments comme celui-ci, impuissante ou seul son caractère l’aiderait à s’en sortir. Enfin ici, elle n’était pas seule, certes la jeune femme qui était dans la pièce avec elle était une illustre inconnue, mais si elles arrivaient à s’entendre, cela augmentait clairement leurs chances de s’en sortir indemnes.

- Non. Plutôt que tu vas mourir pour quelque chose dont tu n'es pas responsable Emily...

Oh c’est bien ! Elle allait mourir, c’était sans aucun doute la meilleure nouvelle de la journée. Elle qui avait dit ça pour donner une « touche d’humour », voilà qu’elle se retrouvait face à une étrange réalité. Mourir, c’était une chose effrayante mais inévitable. Vivre avec l’idée qu’un jour tout peut-être fini, ça n’était pas donné à tout le monde, mais la rouquine avait réussi à passer au-dessus de tout cela et elle était prête, enfin aussi prête que l’on puisse l’être, car après tout le sommes-nous vraiment ? Quoi qu’il en soit, elle acceptait de mourir prématurément, mais pas pour n’importe quoi, alors il était hors de question qu’elle se retrouve victime d’un combat qu’elle n’a pas choisi.

- Bien, dans ce cas autant essayer de ne pas mourir, ça me semble une bonne idée.

Saisissant la lettre des mains de la brune, elle observa le papier. Rien d’inhabituel, après tout il s’agissait d’une simple lettre, inutile de s’alarmer. Ce qui était intéressant par contre, c’était le contenu, les mots formant une consigne à suivre, un jeu était mis en place pour leur plus grand malheur, car bien qu’amusant, tout dépendait du point de vue. C’était certain, l’auteur de texte voulait se marrer tout en profitant de l’occasion pour faire souffrir le monde autour de lui et plus précisément ses proches. En effet, à la lecture du texte, il n’y avait aucun doute, le responsable de tout cela connaissait bien la jeune femme qui se trouvait dans la pièce avec Emily. Ce qui était aussi étrange, c’était qu’il connaissait le nom de la rouquine et semblait à savoir pas mal sur elle, ou peut-être pas… à moins que… non impossible !

- Où est ton père ?

Relevant le regard, paniquée, Emily s’efforçait de ne rien laisser paraître, mais que devait-elle répondre à cette question ? Entre vérité ou sentiments, Emily ne savait pas faire la part des choses. Mais elle ne pouvait pas non plus se permettre de dire n’importe quoi non plus, une mauvaise réponse pouvait les mener à mourir ce soir. Serrant le poing, elle masqua la panique qui s’était installée suite à cette question.

- Il est mort… Il y a quatorze ans…

Les sentiments plus forts que la raison et la vérité, Emily ne pouvait se résoudre à abandonner définitivement celui qu’elle a connu comme étant son père jadis. Non, elle préférait sacrifier sa vie pour sauvegarder ce qu’elle avait toujours ressenti, un choix difficile et peut-être lourd de conséquences, mais le raisonnement logique d’Emily avait cédé place aux cris du cœur.

- L'astronomie... Enfin je crois.

- De quoi parles-tu ? Un vif regard sur le bouquin. Tu crois que la réponse à ce « jeu » se trouve dedans ?
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Re: Vieux locaux
Alhena Peverell, le  Dim 27 Nov 2016 - 1:16

Sorry for the late


They said we are a monster.
Peut-être que c'est vrai, qui sait au fond ? Quand on y réfléchit un peu, qu'est-ce tu fais ici ? Entourée de cette illustre inconnue. Repensons, ressassons. Est-il allé trop loin ? Certainement, cet homme avait choisis une cible au hasard et savait sûrement des informations sur elle en secret. C'était un mystère, une chose incompréhensible à quel point l'être humain pouvait aller aussi loin afin de se venger. Et aujourd'hui, la vengeance, elle, n'est pas froide. Elle a un goût extraordinairement amère dans cette foutue histoire. Cette histoire qui va te rendre folle, te faire arracher une à une chacune des parcelles de ta peau, de ton être, de ton âme. Peut-être est-ce d'ailleurs le but. Te faire souffrir car la mort serait trop douce.

Bourdonnement d'oreille. Il est mort il y a quatorze ans. Quel âge à cette fille ? Tu ne sais pas, tu sais juste qu'elle a vécu la même chose que toi. Mais plus tôt... Est-ce pour autant plus dur à ton avis ? Il faudrait lui demander, mais peut-être pas maintenant. Ce n'était pas vraiment le moment pour parler des morts. Il fallait d'abord éviter de les rejoindre très certainement. Reprenant tes esprits. Tu suis, continues. Ah oui, l'astronomie. Acide souvenir qu'est cette matière. Quel est le rapport entre la mort du père d'Emily et l'Astronomie. Cette matière que tu as volé. Parce que, qu'on veuille le croire ou non, tu avais volé une matière. Enfin une personne enseignant cette matière. Poisse...

La tête reposant entre tes mains, tu restes sans bouger un instant. Les engrenages de ton cerveau tournent à cent l'heure. C'est pas loin de la surchauffe, et pourtant c'est évident. Si évident que tu ne le vois pas. C'est juste en face de toi, c'est la lumière qui t'éclaire. C'est ce que, dans la nuit, quand tu es perdu, tu regardes. Elles éclairent ton chemin jusqu'à la maison. Est-ce dont une métaphore ? Quoi qu'il en soit, il faut que tu comprennes où cette théorie peut vous emmener.

- Non la réponse ne se trouve pas dans l'Astronomie elle-même. Elle est dans les étoiles, ou du moins dans une idée qui se rapprocherait du concept des étoiles. La matière que j'ai volé, est plus où moins l'Astronomie. Et le rapport avec la mort de ton père, ce sont les étoiles. Quand il est décédé, il a donc rejoint, comme le disent certains moldus, les étoiles. Il faut trouver dans cette pièce quelque chose en rapport avec elles. Peut-être qu'il y aura un deuxième indice ou une porte de sortie.

Comme ta baguette par exemple. Ce serait pas mal comme idée première. Avouons le que c'est la chose qui t'insupporte le plus dans ces situations comme celle-ci. La baguette est comme une seconde main. La retirer à un sorcier c'est cruel, même pour toi. Grincement de dent, tu te dis qu'en sortant d'ici, la première chose que tu fais c'est retrouver ce fou et lui péter les dents. La rage commence à bouillir en toi, faisant passer au second plan cette idée que tu es en train de jouer ta propre vie.

- Cherchons. Il faut qu'on trouve un truc au plus vite... Ou même un concept, peut-être que ça peut-être aussi un indice qui sait.

Tu fouilles, farfouilles. On jète des livres au sol. Des CD's moldus, des photos. C'est comme une vieille déchèterie. C'est presque angoissant tellement l'atmosphère mélancolique est omniprésente. Il y a des souvenirs, des beaux comme des mauvais. C'est presque comme si te déchirait les tripes de voir tout ça. Il y a des choses qui te rappel ton enfance. Pas forcement de bons souvenirs d'ailleurs. Sauf certain. Soupirant, tu te reposes une seconde. En face de toi, tu le vois. Cette chose pour enfant... Là devant. Mais oui les étoiles...

C'est quoi ça déjà ?
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Re: Vieux locaux
Emily Lynch, le  Lun 26 Déc 2016 - 12:39

Réflexions, encore et toujours des réflexions, essayant de donner une logique à toute cette histoire, envisager toutes les possibilités, retracer le parcours de la soirée passée, recoller les morceaux, combler les trous avec les bonnes pièces du puzzle… Le processus est long et complexe, l’habitude de faire tourner le cerveau à fond de ses capacités s’en est allé, toutes ces années passé dans les bibliothèques à accumuler tout un tas de choses, des connaissances, des savoirs… Tout cela s’en est allé, enfin pas complètement, il en reste quelque part enfui au fond de la mémoire, mais les années passées à s’entrainer au combat auront eu raison de l’histoire de Poudlard ou encore de l’Astronomie… Mémoire sélective, il faut bien faire des choix, retenir tout est malheureusement impossible, tout comme conserver ses souvenirs. C’est d’ailleurs pourquoi certains préfèrent les stocker au chaud non loin d’une pensine, mais dans ce cas, cela n’aurait servi à rien puisqu’une pensine n’aurait jamais eu comme effet de faire remonter de vieilles connaissances et pourtant, pour une fois que ça aurait pu être utile.

- Cherchons. Il faut qu'on trouve un truc au plus vite... Ou même un concept, peut-être que ça peut-être aussi un indice qui sait.

Chercher, fouiller partout dans cette pièce quelque chose pour les aider à rester en vie et ce au plus vite… Serait-ce de la panique qu’Emily ressentait dans la voix de celle qui semblait être malgré elle responsable de sa présence en ce lieu ? Pas le temps d’essayer de comprendre, le temps s’écoulait et chaque seconde était précieuse, il valait discuter de leur personne après s’être sorti de ce « piège », enfin si elles en avaient envie… Fouiller était un concept assez abstrait en y réfléchissant bien, chacun avait clairement sa façon de voir les choses, entre celui qui retournait tout ce qu’il trouvait et le tapait derrière lui sans même faire attention à ce qu’il pouvait y être inscrit, puis à côté il y avait l’autre personne qui analysait chaque détail de chaque objet, passant de longues minutes dessus afin d’être certain de ne rien avoir manqué…

- Cherchons dans ce cas…

Partant de son côté en quête d’indices pouvant les aider à aller vers les étoiles, partir loin d’ici, partir loin de cet endroit de malheur dans lequel elles sont retenues contre leur gré. Fouiller à gauche, à droite, sous les meubles, sur l’étagère étrange… Rien, il faut reprendre, être plus méticuleux pour plus de résultats, oui mais pas trop non plus, le temps est contre elles, il faut faire vite. Un coup d’œil en direction de sa compère, rien non plus visiblement, il faut continuer de chercher. Le temps passe, mais à quelle vitesse, impossible de le dire, pas de montre ni d’horloge, aucune vue sur le soleil et regarder au plafond ne va nullement les aider, car à l’exception d’une simple ampoule, il n’y avait absolument rien.

- Rien par ici, tu trouves quelque chose de ton côté ?

Un nouveau regard au plafond, cette lumière était très attirante, la rousse se sentait un peu comme un moustique, elle avait très envie d’y aller, de la toucher et de s’y brûler les ailes… Mais c’était une très mauvaise idée, il valait mieux rester au sol, ne pas jouer au moustique, ni à Icare… Jouer avec les étoiles c’est bien trop dangereux, à moins que…

- Peut-être qu’il faut prendre les étoiles au sens littéral ? Peut-être que notre étoile ici est la lumière que nous avons en regardant vers notre ciel de béton et de briques ?

Une idée comme une autre, peut-être un peu trop simple en soi, mais qui sait, entre ça ou rien et mourir sans même avoir essayé, elle préférait largement se rendre ridicule en essayant cette possibilité. Tout était envisageable, mais peut-être qu’Alhena avait trouvé quelque chose de plus prometteur ?
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Re: Vieux locaux
Alhena Peverell, le  Sam 28 Jan 2017 - 18:04

Sincèrement désolée pour le retard :mm:

Deuxième Heure

Un attrape-rêve.
Enfin, c'est à ça que ça ressemblait. Vous savez, c'est ce qu'on met au dessus des enfants. Sauf qu'eux, ils ont la forme des étoiles au bout. Pour apaiser les enfants. Et celui devant toi, ce n'était pas rien, il était la réplique exacte de celui qui se trouvait dans ton vieux grenier. Il n'avait pas été posé là par hasard. Tu ne réfléchis pas à deux fois avant de t'en saisir. Ta coéquipière te pose quelques questions, tu n'y réponds pas tout de suite. Tu es concentrée sur l'objet en question. Il y a peut-être un moyen de le décortiquer, de voir si c'est possible d'ouvrir une quelques étoiles. Après plusieurs secondes, tu finis par ouvrir l'une d'elle. De taille moyenne, elle contient une minuscule montre. Une grimace amère se dessine sur ton visage, c'est comme s'il te narguait. Tu entendais son rire résonnait dans tes oreilles.

Sachant qu'on ne sait pas quelle heure il est, ni quand on a commencé, cette montre n'est pas très très utile pour l'instant.

Soupire

Du coup, tu penses que le prochain indice pourrait se trouver dans l'ampoule ?

Tu prends une seconde de réflexion. Dans un murmure, un c'est plausible s'échappe. Tu lances la montre à Emily, en espérant que celle-ci ait les réflexes pour la rattraper. Tu commences alors à chercher un truc assez solide et assez haut pour pouvoir monter dessus. Il y a beaucoup de cartons mais ceux-ci n'ont pas l'air très solides. Tu te penches vers les babioles, n'y a-t-il pas un truc en fer ? Et les livres, y en aurait-il assez pour faire une pile et accéder à la lumière ? Presque en vrai. Il manquerait quelques centimètres. Quelques centimètres dont tu venais de résoudre l'énigme. Sans porter attention à la jeune femme, tu t'approches de l'étagère en bois et la renverse. Tu étales les livres, montes sur le tout. De la pointe des pieds, tu atteins presque la chose.

Hum... Il est où l'interrupteur ?

C'est pas comme si t'y connaissais rien, mais quand même. Deviser une ampoule allumée c'était pas l'idée du siècle. Il suffisait de connecter un peu les neurones pour se rendre compte de la connerie qui s'apprêtait à arriver. Tu redescends et contemples les alentours. La plupart des murs sont vides, il n'y a aucun interrupteur à l'oeil. Passablement irritée par les événements, tu commences à balancer un peu les objets. Sait-on jamais si le bouton est bien caché sous les babioles. Sans succès, au bout d'un moment tu te saisis d'un truc au hasard. Placée à côté d'Emily, tu la regardes avec un air toujours aussi froid qu'à l'ordinaire.

Tu devrais t'écarter. Je vais essayer de la casser.

Sans attendre si elle acquiesçait ton idée saugrenue, tu balances ton objet. Le premier est loupé. Il allait falloir que tu t'entraines un peu plus. C'était assez précis comme tire. Pas pour autant démoralisée, tu continues et le fruit de tes efforts fini par se briser. Mais pas dans le sens où tu aurais voulu l'entendre. Non la lampe est bel et bien intacte. Mais un des objets t'es resté en main : une veilleuse. Une lumière dans le noir, celle qui vous rassure.

Celle qui est votre étoile dans la nuit, qui vous guide vers le sommeil. Mais oui...

Tu observes avec minutie l'objet et fini par l'ouvrir en deux. Il y a un bout de papier que tu t'empresses de lire. Tu le passes ensuite à la belle :

« Je suis doué d'une sensibilité absurde, ce qui érafle les autres me déchire. »
                                   
Gustave Flaubert,
                                      Correspondance

Edit : Emily ne tardera pas à répondre. Pouvez-vous me MP avant de reprendre le sujet ? Merci d'avance
Shae L. Keats
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Re: Vieux locaux
Shae L. Keats, le  Mar 4 Avr 2017 - 19:15

Autorisation de Alhena
RP avec Malicia
Mots-pansements.



Mots-baume à lèvre
Chant-baume au cœur.

Ce n'est qu'un soir. Un soir de printemps, et l'élégie de l'arctique. La période bénie ou la mort meurt. La vie reprend ses droits. Les chants des oiseaux disparus enfin revenus. Qui ont manqué. Plus que l'esprit veut bien l'admettre. Les crissements des feuilles mortes sous les pas ne sont plus d'actualité. L'humidité les a emporter. Et tout se colore, comme si on pouvait tout recommencer. Tout re-colorer. À notre façon. Renaissance des oiseaux.

Vole le chagrin des oiseaux,
Quand l'hiver quitte nos plateaux.


Et on va essayer. Doucement, parce qu'il ne faut pas brusquer. On va essayer. D'avancer. Un pas après l'autre. Ce ne sera pas facile, on le sait. On va trébucher, c'est toujours comme ça. On finit par tomber. Mais en attendant, le corbeau aura fermé son bec. Un instant.
Un tout petit. Une miniscule-éternité.
Et on recommencera. Toujours. Encore. C'est pour ça que je suis là. Dans cette bourgade ni trop grande pour ne pas m'y perdre encore.Pour qu'il n'y ait pas d'opulence. Ni trop petite. Parce que l'anonymat est une denrée rare. Parce que je ne veux pas qu'on me reconnaisse comme l'abruti. Le toxico. L'alcoolo de Pré-au-Lard.
Je veux être
Le vrai.
L'oublié.
L'inconnu.

Je veux marcher. continuer. Mais le soir tombe. L'urgence va gagner mon corps. L'urgence de fuir devant les quelques ombres qui se montreront encore. L'urgence de disparaître. Les laisser faire en se rassurant. Se murmurer que c'est juste un moment à passer. Et attendre.L'urgence de s'assommer. Mais t'as pas envie de retomber. Y a une bouteille dans ton sac. Mais rien de plus fort. Une aide minime dont il faudra sûrement te satisfaire.

Tes jambes trottent jusqu'à une maison à l'air abandonnée dans un coin. Tu t'y introduis sans trop de soucis, pour arriver dans un salon aux meubles couverts d'un drap blanc. Linceul. Qui t'agresse la vue alors que tu arraches les draps avec une terreur grimpante. Tu les arraches comme si ta vie en dépendait. Les déchire. Laisse le tout par terre. Avant de t'affaler sur l'un des fauteuils. Il n'y a personne pour te voir. T'ouvre ta bouteille. En prend une bonne gorgée. Parce qu'il va te falloir au moins ça.

C'était ton test.
Ton idée. Parce que la nuit chez toi n'était pas envisageable. Pas sans rien. Parce que tu avais voulu tester tes limites. Qu'il fallait bien que tu t'y confrontes un jour. T'avais décidé de faire ça là où tu ne connaissais personne. Pour limiter les casses si ton bras explosait. Passer la nuit sans fuir. Une première depuis presque deux ans. Tu restais assis. La baguette posée sur l'accoudoir. La bouteille juste à côté.
Et lui. Le visage au nez allongé.
Méconnaissable.
Posé sur les genoux.



Dernière édition par Shae L. Keats le Mar 25 Déc 2018 - 12:59, édité 5 fois
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Re: Vieux locaux
Malicia Evans, le  Lun 10 Avr 2017 - 3:47

Foullis.

On m’a dit, tout ira mieux.
Mais j’attends.
J’espère.
Et même avec le temps qui passe.
Je n’ai rien en retour.
Je n’ai que l’estomac qui se tord sous la peur des ombres grandissantes autour de moi. J’arrive pas à  m’en défaire. Je suis même angoissée à l’idée de rentrer chez moi. J’ai arrêté de vivre. Je pensais être morte intérieurement il y a quelques mois mais je viens de comprendre que non. Je suis en train de me tuer à petit feu, je n’essaie même plus de lutter. Ce n’est pas possible de me sortir de ça toute seule. Et personne ne comprend. Personne ne peut comprendre comment je me sens réellement.
Il est facile de dire
Qu’il ne tient qu’à moi
De me sortir de ça.
De me sauver.
Mais ils ne savent pas,
Combien il est difficile
D’apercevoir mon reflet.
Ils ne savent pas
A quel point je me déteste.
Et ils me disent que je vais m’en sortir.
Si je le veux.
Mais j’ai pas l’impression de le mériter.
Quand tous les regards qui sont portés sur moi
Sont mêlés d’incompréhension et de jugement.
J’ai dû mal à me sortir du dégoût de soi.
Je me vois à travers vos yeux après tout.
Alors je fuis.
Vos remarques.
Vos regards.
La prise de conscience aussi.
Parce que c’est douloureux.
J’estime avoir assez souffert.

On se retrouve dans une maison.
Abandonnée.
Sans même comprendre comment.
Je me suis assise au coeur d’un lit.
Toutes mes affaires étalées autour de moi.
J’attrape le garrot, l’enfile.
La vue est troublée
Je tremble en le resserrant.
Les fourmillements dans le bout des doigts.
Les veines visibles.
J’attrape la seringue.
Déjà remplie.
Et elle s’enfonce dans le bras.
Lentement.
J’occulte facilement la douleur
Au fur et à mesure que le produit s’infiltre.
Ca brûle.
Ca picote.
Puis le calme.
Tout est comme.. cotonneux.
Je me sens mieux.
Comme si tout le bourdonnement ambiant
C'était stoppé d'un coup.
La seringue est retirée
Plus rapidement
Et tombe à tes côtés.
Le garrot lui, reste
Bien visible attaché autour de ton bras.
Je laisse mon corps retomber mollement sur le matelas. Je me sens partir dans les vapes. C’est comme si le temps s’arrêter. Mon esprit est en pause. Je peux dormir. Mes yeux se ferment. Et ma respiration se calme. Je me plais à m’imaginer dans une autre vie avec un autre passé. Un passé heureux pour une fois. Je n'aurais pas maintenant à avoir avoir peur constamment. Je n'aurais pas à remettre en doute chaque parole prononcé par la personne en face de moi. Tout serait plus simple. Mais les songes comme ça ne durent jamais bien longtemps.
Y a du bruit en bas.
Comme si quelqu’un était entré.
Ou peut-être est-ce juste mon imagination.
Je me relève doucement.
Passe la porte de la chambre.
Je ne vois presque rien.
Comme si je voyais double.
Je me rattrape de justesse
Avant de tomber au sol.
Je m’avance prudemment dans les escaliers.
Les mains caressant le mur à ma droite
Pour s’assurer d’un appuie.

J’ai peur de les retrouver. J’ai peur de perdre pied aussi. Je sens que les barrières s’effondrent au fur et à mesure que la date approche. Je ne sais pas, j’ai l’impression qu’ils attendent-là, tapis dans l’ombre. Juste m’attendant, au moment de faiblesse. Je sais que je serais seule à ce moment-là comme d’habitude. Et encore une fois, je sombrerais. Est-ce que j’ai vraiment une chance de me sortir de ce merdier, tu crois ?
Ma tête apparaît à l’encadrement de la porte.
Et je ne suis pas sûre de qui est là.
Alors je reste silencieuse.
Mais je ne sais pas pourquoi,
J’espère que ce soit toi
Parce que je vais enfin pouvoir respirer.
Je ne vais tout oublier, ce serait trop simple.
Mais je me rends compte que parfois,
Par ta présence,
Par tes paroles,
Tu rassures d’une manière plus ou moins adroite.
Tu arrives à apaiser l’angoisse
Qui se plaît à me bouffer.
Je ne sais pas comment tu fais.
Par tant de simplicité.
Tu arrives à les faire taire
Le souvenir de ces voix.
Dis, tu crois que tu resteras quand elles me hanteront de nouveau de trop près ? J’espère vraiment que tu resteras quand tout basculera une nouvelle fois. Quand tout le monde sera parti, tellement dégoûté par mes actes. J'ai peur de refaire face à ce qui s'est passé. A ceux qui sont passés.
Dis, tu peux m'assurer que tu resteras ?
Et faire différemment.
Je ne veux pas du regard de compassion.
J’ai envie de voir pour une fois,
La conviction que je peux aller mieux.

Fais le.
Pour moi.
Aide-moi.
S’il te plait.
Leo.
Shae L. Keats
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Re: Vieux locaux
Shae L. Keats, le  Jeu 20 Avr 2017 - 19:34

Il y eut un bruit. Soudain et discret. Que des oreilles qui n'auraient pas été dans l'attente d'une catastrophe imminente n'auraient sûrement pas perçues.
Mais moi je l'avais entendu.
Le bruit du gong,
Qui annonçait l'imprévu.
Parce qu'une ombre assassine se déplace en silence.
N'est-ce pas ?

Mon masque avait glissé à terre. Mon corps s'était levé,
En alerte.
Comme une machine.
Ayant senti que quelque chose n'allait pas. Ne sonnait pas. Je n'attendais qu'elles, et il était hors de question que quelqu'un d'autre puisse seulement assister à ça. Je me le vais, et serrais ma baguette. Les bruits se rapprochant de la porte entrouverte du salon. Je ne bougeais pas.
Près à sauter.
Près à défendre
Mon nouveau lieu d'oubli.
Laissez moi mon miroir
Je veux faire face.
Laissez moi
Mon
-arène.

J'ai décidé d'arrêter d’apitoyer, de laisser faire, de laisser couler. Je veux prendre les devant, refaire surface. J'ai pas envie d'une présence indésirable qui referait surgir la bête. J'ai pas envie d'avoir encore à commettre des actes immoraux. J'ai pas envie d'oublier où j'en suis.
Alors qui que tu sois
Va-t-en.
Sauf si tu veux m'aider.
Sinon casse toi.  



Ton ombre.
Familière.
Qui glisse sur le sol.
Rassurante.
Avant que le reste de ton corps n'apparaisse.
Et que les prunelles ne comprennent
Que quelque chose ne va pas.
Pas du tout.
La baguette se pose sur la table basse.
Alors que mes jambes accourent,
Que mes yeux notent la présence du garrot à ton bras.
La langue claque, un peu désapprobatrice
-un peu envieuse.
Mais on s'en souciera plus tard.
Je te rejoins,
En quelque pas.
T'attrape par le bras,
Te soutenant à moitié,
T'entraîne jusqu'au fauteuil
Où je te fais t'asseoir doucement.
Je ne suis pas étonné.e de te voir ici tu sais,
J'ai l'impression que où que j'aille,
je te croise.
Que quand ce n'est pas moi qui essaie de mourir
Tu t’évertues à le faire.
Je n'ai pas dit un mot.
Il n'y a rien à dire.

Dis moi toi plutôt. Pourquoi tu te fais tout ça. Pourquoi tu t'évertues à me sauver pour mieux t'enfoncer à la suite. À ne plus voir aucune lumière alors qu'il y en a Malicia. Il y en a toujours eu, et il y en aura toujours. Elle est juste plus difficile à trouver par moment.
Dis moi pourquoi tu es si seule.
Pourquoi tu rejettes.
Je resterai tu sais. Parce que je sais comment ça marche, ce rejet qui crie à l'aide. Je connais. Et c'est pour ça que je resterai. Comme tu l'as fait.
Parce que si j'arrive à survivre
-à essayer de m'en tirer,
Tu y arriveras aussi,
Je le sais.


J'aime pas aider les gens,
je trouve qu'il y a quelque chose d’égoïste dans la démarche,
qui me dérange au plus haut point.
mais avec toi j'ai cette envie d'essayer,
pour de vrai.
Alors laisse pas tout tomber s'il te plait.
Je t'enlève ton garrot, le jette au loin.
Pour ne pas être tenté non plus de te rejoindre.
De filer à l'étage récupérer ce que tu y as sûrement laissé.
Les anguilles sont séduisantes tu sais.
Mais ce n'est pas l'instant pour les vaincre.
Je soupire.
Sans jugement,
je serai fort mal placé.e.
Tu les sais.
Je sais juste pas où me placer.
J'ai envie de te secouer.
Que tu comprennes que tu ne mérites pas tout ça
Que tu arrêtes
De te trouver des prétextes pour sombrer.
J'a envie de t'aider.
De te ramener.
Je disparais dans la cuisine à côté.
Y remplit un verre d'eau.
Un autre d'alcool pour moi.
Et je reviens.
Te tend celui du sobre
Et m’assoit sur la table face à toi.
T'administres un #Revigor.
Il n'y a rien à comprendre.
Si peu à dire.
Mais ce n'est plus à moi de parler.
Alors Malicia,
Pour une seule et unique fois.
Parle-moi
.
Quoique tu ais fait.
Quoi que tu dises.
Quoique tu refuses d'avouer,
Car je ne te brusquerai pas.
Je resterai.
Mais je ne pourrai rien faire si ça ne vient pas de toi.

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Re: Vieux locaux
Malicia Evans, le  Mer 26 Avr 2017 - 13:10

je suis là sans être là
fantôme
triste réalité de mon passé
je m’impose à toi
presque morte
encore une fois
et tu t’entêtes à m’aider
comme si j’en valais réellement la peine
tu serais presque touchant au fond
si je ne trouvais pas tes actes si
pathétiques
j’ai longtemps voulu croire
à un espoir
qui s’est fané
il y a peu
je pensais qu’en parler
me ferait du bien
ça ne fait qu’attiser
ramener des souvenirs
non désirés
la culpabilité aussi
qui ronge encore
ton regard qui résonne
dans tout le corps
comme une alerte
qui me pousse à la fuite
mais les jambes refusent de bouger
tes doigts viennent enlever le garrot
et ma main vient se poser sur ton bras
non
.........................non
...........................................;;;;;;.....non
...................................................................................
dégages

.........................................................................................................................................
laisse moi crever


la tête qui part en arrière
comme si une main venait de percuter
le haut de ton crâne
les mots restent coincés
le silence enveloppe
mon corps et mon esprit
je ne comprends pas ce qui se passe
le temps s’est comme arrêté
tu apparais devant moi
verre à la main
que tu m’invites à prendre
j’avance lentement
pour récupérer le verre
les mains tremblent
et je sens le regain d’énergie
un pincement au coeur
je ressens la part de moi encore en vie

Mais tu ne comprends pas. J'ai pas envie d'assumer, d'affronter tout ce qui s'est passé. C'est si compliqué à comprendre ? Je n'ai plus envie de lutter. J'en ai marre de me sentir stupide à lutter contre moi-même. J'ai l'impression d'avoir une gueule d'une victime. Je ne sais pas, je ne vis que ça. Tout le temps. Qui me dit que toi, tu feras différemment ?
J'ai pas envie de revivre ce qui s'est passé. Je ne veux plus me souvenir.
Je veux que ça s'arrête, je veux seulement tout arrêter.


les yeux fixent ce point invisible
haut loin devant moi
le seul  point  qui m’ancre dans cette réalité
pendant que je prie pour mourir
pour ne plus sentir les allées et venues
des bouts de peau
en mon coeur
qui me brûlent
qui me déchirent
qui me lacèrent
comme jamais les ongles ne pourront lacérer de la chaire
tu aimerais que je m’explique
que je te dise
pourquoi je plonge
pourquoi je repousse
pourquoi je me tue
mais je ne pourrais pas m’expliquer
parce que je ne sais pas moi-même
pourquoi je fais tout ça
quand je vois autour de moi
comment les autres s’en sortent
réussissent leurs vies
je me dis souvent
pourquoi pas moi
comme si je n’y avais pas le droit
je reste bloquée
à un point de ma vie
comme si ma punition était de revivre
les événements encore et encore
de mille et une façons
je te demanderais bien de m’aider
au fond tu ne ferais qu’aggraver les choses
tu ne serais pas capable de m’apporter de l’attention
pour autre chose que pour mon physique
tu portes le même regard que les autres
encore que toi
tu n’as usé de violence
tu n’as pas laissé ton empreinte
d’un bleu violacé
tu ne m’as pas imposé le silence
d’une main sur ma bouche
mais d’une certaine façon
tu restes comme eux
capable de me blesser
sans raisons apparentes

après un silence imposé
ma voix faible
qui brise ma bulle
censée me protéger
parce que je sais que tu resteras
tant que je resterais silencieuse
je sais aussi que la solution
n’est pas dans le mutisme
que je me plais à vivre

« il y a les regards qui fixent
les rires qui résonnent
les mains qui dégoûtent
les sensations qui hantent
 »

je fuis ton regard
je pose le verre
à nos pieds
les jambes ramenées
contre moi
les tremblements reprennent
les yeux se ferment
comme si j’essayais
d’échapper à ce rêve

« je suis salie
je suis faible
 »

et comme une révélation
ta baguette vient se loger
dans le creux de ma main
je bloque tes doigts sur le pommeau de ta baguette
mes yeux trouvent les tiens
j’aimerais que tu comprennes
j’amène ta baguette contre ma gorge
je ne lâche pas tes iris
je veux que tu vois
que tu plonges dans mes yeux
pour voir à quel point
je ne peux plus
je ne veux plus
me battre
et le murmure s’échappe

« tue moi »
Shae L. Keats
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Re: Vieux locaux
Shae L. Keats, le  Ven 28 Avr 2017 - 15:47

Je te réponds vite.
C'est pas terrible,
Mais j'ai pas réussi à m'y investir
Sorry.

Garder en lieu sûr
Le poison qui compose alors
Dans le calme mais mourir.


J'ai rien dit tu sais. Je ne veux pas te brusquer, je ne veux pas t'obliger. À rien. T'es pas obligée de partir. Mais s'il te plait, Malicia. Montre moi que tu l'as. Ou au moins que tu la cherches toi aussi. Cette envie de lutter. Cette envie de trouver quelqu'un pour t'épauler, de trouver quelque chose qui pourra t'aider.
Parce que je ne peux rien faire, si tu ne veux rien toi même.
Je resterai quand même,
Ne t'en fais pas.
Impuissant
Mais là.

Je sais. Pas de la même façon. Pas de la même sorte. Mais vivre avec un poison qui ronge tes veines, jour après jours, mois après mois. Année après Année, un truc qui ne te quittera pas. Qui est toujours là. Auquel tu ne peux que penser souvent. Que tu ne cesses de remettre en question. Je sais ce que ça fait, même si ce n'est pas le même qui nous ronge. Parce que je ne suis pas passé par le même chemin. Parce que je n'ai pas traversé tout ce que tu as pu traversé.
Parce que je n'ai pas de bleu dans le bas ventre.
D'ecchymose grandissante.
Je suis mon propre poison.
Et je me débrouille seul.
Rien ne l'a provoqué.


il y a les regards qui fixent
les rires qui résonnent
les mains qui dégoûtent
les sensations qui hantent


Il y a le dégoût de soi.
La haine viscérale.
La douleur, toujours là.
La peur qui tiraille.
Il y a le gouffre béant
Là où il ne devrait y avoir
Que du bien être.
Il y a le miel qui noircit.
L'âme qui peine
À dissiper la brume.
La saleté qui reste collée,
Quoi que tu fasses.
Cette sensation de crasse.

Il y a
-tout ce qu'il ne devrait pas y avoir-

Et je suis désolé.e. Qu'il y ait tout ça pour toi, même si je ne peux pas le savoir. Pas le comprendre. Parce que ce ne sont pas des sensations qui me sont familières. Parce que mon corps n'est pas un temple, mais la forme même de ce qui en effraie tant désormais.
Je n'ai rien à te dire Malicia.
Pour t'aider.
Pour t'accompagner.
Je ne peux rien te dire.
Je n'ai rien à t'offrir,
Je ne comprends pas de quoi tu parles, parce que je n'ai pas les éléments qu'il faut.
Je n'imagine pas.
Mais je comprends les mots.
Les émotions.
Et je n'ai pour toi
Que mes yeux ouverts dans la nuit.
Une présence,
Un soutien
Qui ne suffiront pas,
Mais resteront.
Parce qu'il nous faut quelqu'un
Pour survivre à la vie.

je suis salie
je suis faible


La gorge se noue en nœud de huit. Joue au lasso avec les ressentis. Brûle. Je soutiens ton regard, ne me détourne pas. Il n'y a rien à dire qui puisse ne serait-ce qu'effleurer la peine, la colère, la douleur que je ressens chez toi.
Alors je ne dis rien, je me contente de te faire face. Sans jugement, sans aucune émotion si ce n'est mon visage qui se referme à la mention de ton ressenti. Je ne sais pas ce qu'on t'a fait.
Ni pourquoi tu en es là.
Mais la colère
Sourde
gronde
résonne.
Il y a forcément eu un élément déclencheur, on est pas mourant de naissance. Mais qu'est ce qui peut bien briser une personne, au point que la vie ne devienne pour elle qu'une tentative désespérée de non-suicide.
De survie en milieu hostile.
Je crois qu'inconsciemment
Je le sais,
Je l'ai su tôt Malicia.
Mais que je veux que les mots
Viennent de toi.
Pour ne pas forcer.
Ne pas brusquer.


tue moi

Ma baguette sur ta gorge,
Ton regard qui m'attrape, me glace.
De sa détresse,
Sa volonté sans faille
De se voir partir.
Et pour la première fois, je l'envisage.
Te libérer, arrêter de te sauver.
Parce que la vie ne fait pas de cadeau,
Et que c'est la deuxième fois que tu me le demandes.
Mais cette fois-ci,
Y a une goutte de différence.
Une once d’égoïsme de ma part, la peur de la solitude.
Et une vague de force, de colère,  qui submerge. Prends le dessus, alors que je te prends doucement ma baguette. Me rapproche de toi.  Accroupi pour me mettre à ta hauteur. Je ne quitte pas tes yeux du regard. Parce que je ne veux pas que tu penses que je fais tout cela par non compréhension.
Mais parce que justement.
Je sais maintenant,
À quel point tu touches le fond.

Ma main à son tour, dans des gestes que tu m'as appris, ôte les mèches de cheveux qui te barrent les yeux. Parce qu'aujourd'hui les rôles s'inversent. Que je veux remplir celui de l'appui aussi bien que tu le fais.
Je continue mes petites attention.
Sans détourner les yeux.


T'as pas le droit tu sais, d'abandonner comme ça.
J'compte sur toi moi. Tu me rattrapes sans arrêt, laisse moi essayer de faire de même.
Faut pas se barrer si la vie s’évertue à te buter. Faut se venger. T'as tout ce qui te faut pour ça.
Moi je le vois.
Fais moi confiance Cia.


Des mots simples, attendus. T'es pas doué pour sauver les gens. Mais t'as pas l'envie de la voir abandonner. Parce que tu detestes trop ce monde pour le laisser gagner. Pour le laisser tuer les gens qui comptent. T'as presque cette envie de te battre.
D'arrêter de laisser la vie
Se servir de toi comme victime.


Ne me demande plus jamais ça.
Je ne le ferai pas.
Jamais.
Pas tant que je peux espérer.
Malicia Evans
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Re: Vieux locaux
Malicia Evans, le  Sam 3 Juin 2017 - 9:19

Retard, sorryyyyyyy

Je crois que c’est la première fois que je me confie vraiment.
C’est la première fois que je montre ce que je suis, un peu comme si je te montrais une partie de mon âme, de mon passé aussi. J’aimerais pouvoir te montrer pourquoi je suis devenue comme ça.
Je n’ai pas toujours été aussi froide et distante. Il y a une époque où je faisais confiance rapidement, je ne voyais pas le mal chez les autres.
J’étais un peu niaise, oui.
J’aurais voulu que tu me connaissais quand j’étais plus jeune.
J’ai toujours été un peu dans mon monde, tu sais mais depuis que j’ai passé la majorité c’est comme si il n’y avait plus de couleurs dans mon monde. Tout est noir. Tout est blanc. Aucune nuance.
J’en ai marre de cet environnement terne et plus j’essaie d’en sortir, plus je m’enlise.
C’est un cercle vicieux qui me bouffe chaque jour un peu plus.
Tu sais, je connais un moyen qui m’aiderait à aller mieux.
Mes yeux qui t’attrapent.
Ma main qui sert la tienne
-et ta baguette

Il n’est pas compliqué le sortilège.
Pourquoi tu le lances pas ?
Tu sais que ça m’aiderait
Alors fais-le.
Non.
.
.
NON.
.
.
NON !
Pourquoi tu t’approches de moi comme ça ?
C’est quoi cette lueur dans tes yeux ?
Pourquoi tu me retires ta baguette des mains ?
Ton visage à la hauteur du mien.
Les yeux dans les yeux.
Et je vois ta main qui s’approche de mon visage.
Le corps qui se crispe,
Le visage qui témoigne d’une peur.
Et dans un réflexe incontrôlé,
Je me recule pour échapper à ta main
Mon corps s’immobilise quand
Je sens ta caresse sur mon visage.
J’ai peur.
De ce que tu pourrais me faire.
Je suis à ta mercie.
J’ai peur.
De ce que je pourrais ressentir de bien.
Je n’ai pas l’habitude.
Je ne sais pas gérer, tu sais.

T’as pas le droit, tu sais, d’abandonner comme ça.
J’compte sur toi moi. Tu me rattrapes sans arrêt, laisse moi essayer de faire de même.
Faut pas se barrer si la vie s’évertue à te buter. Faut se venger. T’as tout ce qui te faut pour ça.
Moi je le vois.
Fais moi confiance Cia.


Je pouvais tout entendre
Je crois.
J’acquiesçais,
J’écoutais.
J’ai envie de te laisser m’aider parce que j’en ai marre de courir. C’est comme si j’essayais d’échapper à moi-même. Tu me dis de me venger mais expliques moi comment on se venge de soi-même. On se fait du mal ? Je le fais déjà, c’est visible sur mon corps. T’as vu mes bras non ? Les piqûres, nombreuses. Et mes jambes ? Mes cicatrices, rouvertes, encore et encore. Mon corps est un vestige de douleurs faites par les autres mais principalement par moi.
Tu vois ce que tu veux bien voir Leo.
C’est le problème. J’ai tellement l’habitude de mentir, de me donner une force, une contenance que j’ai pas, que je finis par y croire. Mais la chute est tellement plus terrible dans ces cas-là.
J’allais rester silencieuse, j’étais prête à t’écouter mais quand tu parles de confiance.
Y a une colère sourde qui gronde à l’intérieur.
La magie qui crépite au creux de la main
Avec une envie de tout brûler autour de moi.

Ne me demande plus jamais ça.
Je ne le ferais pas.
Jamais.
Pas tant que je peux espérer.


Pourquoi ?
Est-ce qu’on est réellement proche ?
Est-ce qu’on s’aime pour tenir à la vie de l’autre à ce point-là ?
Explique moi, Leo.
Je sais pas. Je comprends pas.
Je détourne le regard, me détache de ta semi-étreinte.
Une de mes mains vient se poser sur ma cuisse
Que je commence à gratter.
D’abord doucement.
Puis plus furieusement au fur et à mesure que le temps passe.

« Confiance… Je faisais confiance à ceux qui m’ont violés. »

Ne te méprends pas. Je ne dis pas que tu es capable de me faire ça, je fais juste remarquer que j’ai tendance à faire confiance aux mauvaises personnes. Alors je sais pas, quand on me dit de faire confiance, j’y vais à reculons.
Je ne sais plus donner ma confiance,
Je ne sais plus exprimer quoi que ce soit.
Je crois que j’ai perdu tout ce qui faisait de moi
-un être vivant.

« Espérer pour quoi ?
Qu’est-ce qui m’attends à la fin, hm ?
Je suis pas une personne avec qui on veut rester,
Je ne suis pas quelqu’un de respectable
Je suis quelqu’un avec qui on a envie de s’amuser.
Pourtant c’est pas ce que je veux.
J’ai envie de vivre.
 »
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Re: Vieux locaux
Shae L. Keats, le  Jeu 6 Juil 2017 - 15:58

Pourquoi.
Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Qui brûle pourtant les yeux. Qu'on devrait deviner. Savoir déceler. Sans avoir eu à finir martyr.
Quelque chose qui ne devrait pas être.
Mais que je ne suis pas en mesure d'identifier.

Je ne sais pas.
Si c'est quelque chose dans le regard, une lueur en moins, un creux dans le ventre. Une attitude particulière. Mais il y a quelque chose. De reconnaissable. Qui fait que l'on sait rapidement si l'autre est vivant.e. Si la poussière l'a aussi pollué.e.
Et si elle est restée accrochée.
Je ne comprends pas tout cela. Je n'ai ni les armes ni les bagages. Ni la peur qui bouffe petit à petit, l'angoisse et la colère qui consume à chaque instant. Je ne connais pas tout ça. Et si je savais, je pense que je ne le voudrais pas.
Alors quand je te vois Malicia.
Moi je ne comprends pas.
Alors que tes yeux, tes ongles, tes mots silencieux. Ils hurlent tous. La barbarie, les anomalies, le corps à l'agonie.
Ils hurlent.
Et je ne vois rien.
J'aimerais comprendre.
Mais je crois qu'au fond, je sais,
C'est juste que, c'est trop compliqué à assumer.
Des envies d'excuses qui se forment. Excuses aux noms de tous. De toutes l'espèces humaine, pour toutes ces infamies. Irréparable, parce qu'elles cassent un être en deux.
Le découpe,
L'écorche,
Mais ne le tue pas.
La sal*pe.

Mais je ne vois rien de tout cela pour ma part. Je ne vois que ton mouvement de recul. Ta peur, qui me prend les tripes aussi, et sans aucune raison. La suspension de mon geste, l'arrêt de tout mouvement. Parce que les connexions se font. Parce que le mur va céder. Qu'il va falloir improviser.
Parce que
Je ne sais rien.
Je ne comprendrai pas.
Quand d'autres s'écrouleront.

je vois tes mains, tes ongles et le moment furieux.
Si j'avais su je pense que je t'aurais prévenue. Que t'étais pas obligée de tout raconter. De tout lâcher. Que tu ne me devais rien. Je t'aurais peut-être empêchée de lâcher tout ça.
Par égoïsme peut-être.
Ou empathie.

Confiance… Je faisais confiance à ceux qui m’ont violés.

Il n'y a que le silence pour accueillir les mots. Parce que je ne sais rien. Rien du tout. Je n'imagine pas. Je ne comprends pas. Je ne te dirai aucune phrase toute construite pour ce genre de cas. Parce que je ne la saisirais pas. Elle ne serait pas mois.
Je ne peux que rester en face.
Sans un mot.
Ignorant tout
des mois
d'enfer
que les doigts marquent au fer chaud entre les cuisses.

Je reste là, à te regarder.
Sans expression.
Sans jugement.
Ni mots ni mouvements.
Un dégoût pour les hommes.
Pour leurs mains, leurs être, leur chair.
Et des envies de meurtres
Sanguinaires et violente.
De la colère.

Le réveil des sentiments.
La couleur
D'un sang
-Qu'on ne voit pas.


Espérer pour quoi ?
Qu’est-ce qui m’attends à la fin, hm ?
Je suis pas une personne avec qui on veut rester,
Je ne suis pas quelqu’un de respectable
Je suis quelqu’un avec qui on a envie de s’amuser.
Pourtant c’est pas ce que je veux.
J’ai envie de vivre.


Non.

J'ai répondu trop vite, sans réfléchir. Sans comprendre. Sans attendre.
Sans savoir sur l'instant,
De quoi je parlais.
Puis la réponse est arrivée
Comme une évidence.
Une écriture fine sur un carnet vieilli,
Trimballé dans les tuileries.

T'es juste quelqu'un qu'on a empêché d'exister.

Et la question de l’honnêteté.
Du fond de la pensée.
Terrain inconnu pour toi Keats,
Qui prend la main.
Terrain vague et glissant...
Dans lequel tu démarres en courant.

Ils t'ont juste trop cassée pour que tu comprennes que t'as aussi le droit d'espérer.

Tu ne sais pas,
Mais t'essaye.
Parce que tu ne peux pas fuir
à chaque responsabilités
à chaque appels à l'aide.
Et toi,
étonnamment,
contre toute attente.
Tu restes.
Rareté.
-Merci.
Malicia Evans
Malicia Evans
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Manumagie (Niveau 1)


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Re: Vieux locaux
Malicia Evans, le  Dim 16 Juil 2017 - 0:01

LA de Leo accordé

Quelque chose qui prends aux tripes sans trop savoir pourquoi.
Le ventre qui se tord sous les allées et venues des étrangers
Les yeux qui se ferment dans l’espoir que tout ça ne soit qu’un rêve
Un mauvais trip qui tu retournes le cerveau jusqu’à ce que la nausée te viennent
Le reste du monde qui te laisse seule livrée à toi-même
Tu n’as toujours eu comme solution toutes les drogues possibles
Que tu te plais à t’injecter pour faire le vide
Pour effacer l’espace de quelques heures ces souvenirs qui te hantent
Tu pourrais demander un oubliette mais ça serait trop facile
Tu oublierais une partie de ta vie qui fait que tu es comme ça
Tu vivrais le reste de ton existence avec un vide,
Un vide qui finalement te boufferait tout autant que s’ils étaient là.

J’ai envie de vivre.
J'ai peur de vivre

Mais je ne sais pas comment faire.
Tu crois que tu pourrais m’aider à me sentir vivante ?
Tu penses qu’un jour je serais capable de ressentir autre chose que de la terreur quand les êtres humains viennent vers mon moi et s’approchent de mon âme, celle qui démontre de toute ma faiblesse. Je ne suis qu’un misérable petit être faible qui n’est pas capable de faire autre chose que de se plaindre. Je m’accroche à quelque chose d’inexistant qui ne fait que me couler. J’essaie vraiment de m’en sortir, j’essaie d’arrêter toutes mes conneries mais c’est tout simplement impossible. Et tout mon entourage le sentent et en profitent. Ils aiment profiter de ma naïveté et de ma toxicomanie. C’est à moi que l’on vient demander de l’aide, d’écouter. Mais qui est-là pour m’écouter vraiment ? Quand est-ce que l'on me rend l'appareil ?
Qui serait capable de m’écouter parler, craquer des heures et des heures durant pour exprimer le mal-être qui m’enveloppe depuis ma naissance. On m’a toujours appris à être discrète. Ce sont mes histoires, pas les vôtres. Mais tout est rongé pour ne laisser apparaître qu’une silhouette fantomatique.

Je ne peux pas vivre.

Je suis morte.

T'es juste quelqu'un qu'on a empêché d'exister.
Ils t'ont juste trop cassée pour que tu comprennes que t'as aussi le droit d'espérer.


Je suis cassée.

Tu sais, ça va être difficile de me faire voir de l’espoir, j’ai juste l’impression qu’il n’y en a plus. Que ce soit pour moi et les autres, y en a jamais eu en fait. Et j’essaie d’espérer, tu sais. Tous les jours en me levant, j’ai espoir que ce soit une bonne journée, que ma tête ne me pose pas de problèmes, que mon corps ne soit pas pris de tremblements à cause des substances qui me manquent. Mais j’en ai marre d’essayer, j’ai envie d’y arriver.

Soigne-moi.

Ton regard qui m’attrape. Tes mots qui me touchent plus que d’habitude. La vulnérabilité qui se laisse envelopper par toutes les émotions que tu m’envoies. Je ne sais pas si tu comprends tout ce que je raconte et tout ce que j’essaie de te faire comprendre. Mais j’ai pas envie que tu me prennes juste pour toxicomane qui trouvent de simples excuses pour prendre de quoi s’envoler loin. Je ne suis pas comme ça tu sais. Je suis une battante normalement mais je me suis trop battue, contre le monde tout contre moi-même.
Je n’y arriverais pas seule.

Je ne demande pas d’aide normalement. Mais je ne sais pas où je finirais si je continue à vouloir tout faire toute seule. Je crois que je continuerais à m’enfoncer. Je n’en vois pas le bout. Tu dois voir mes yeux se fermer et des tremblements qui prennent d’assaut mon corps puisque tu m’aides à me relever. Les jambes frêles comme si je ne savais plus marcher. Si tu ne me tenais pas, je serais sûrement étalées par terre, blessée. Nous montons les escaliers, j’essaie de me tenir sur la rambarde mais c’est comme si rien n’adhérait à la peau de ta main.

Les minutes passent, ce qu’il me semble une éternité
Tu t’occupes de moi comme si mon état t’inquiétait
Tu sais pourtant que je n’aime pas qu’on agisse comme ça
Mais pour l’instant, je me laisse faire
Parce que j’ai pas la force de lutter, ni de te repousser
J’en ai peut-être pas l’envie aussi
Alors que tu m’aides à me coucher
Tes gestes démontrent que tu t’apprêtes à partir
Mais ma main, désespérée, je t’attrape le poignet
Et les yeux bleus qui te fixent
Et dans un murmure

« Tu peux rester, s’il te plait ? »

Je ne te demande pas de faire comme si on était ensemble
Je ne te demande même pas de m’aimer
Juste d’être là, juste une fois.
Je ne veux plus être seule.
Je veux, pour une fois, avoir quelqu’un comme moi
Auprès de moi,
Que ta chaleur m’étreigne doucement
Et que les ténèbres qui m’enveloppe chaque jours de ma vie
Disparaisse, tout doucement, rien que ce soir.

« Répare moi. »
Shae L. Keats
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Re: Vieux locaux
Shae L. Keats, le  Mer 23 Aoû 2017 - 23:21

Il y a quelque chose d'incompréhensible. Je crois que ma tête est malade, de plus en plus. Que malgré sa volonté, les pensées cohérentes ont définitivement foutu le camp. Les modes d'emploi avec. Le comportement se fait incertain, quand j'aimerais faire au mieux. Quand j'aimerais savoir être humain. À l'écoute. Réconfortant. Savoir quoi dire au bon moment. Sauf que c'est pas moi tout ça, et tu le sais aussi bien que moi. Je suis plutôt fait de phrases toutes faites, de tendresse feinte, de faux-sourires. Il semblerait que je sois doué.e. Personne ne semble l'avoir remarqué. Et pourtant avec toi, je ne comprends pas. J'ai envie d'aider. D'être là.
Et je crois que je n'en ai juste pas l'habitude.

-parce que ça ne peut jamais être simple-

Alors je vais rester, quelque soit l'issue, je resterai jusqu'au bout. J'vais pas te prendre par la main, ça serait ridicule, j'vais pas te foutre de coup de pieds au cul, j'vais juste attendre avec toi, que ça aille mieux, que ça aille pire. Si tu me laisses faire je te ramasserai. Mais dans tous les cas j'attendrai. Parce que je n'ai personne d'autre à aider. Parce toi même t'as attendu. Parce qu'on s'est mutuellement empêchés de sauter par pure lâcheté. Pour pas être le seul déchets à errer la nuit dans les couloirs. Pour s'amuser et tout autant se déchirer. Alors je vais rester, attendre que t'ais plus besoin de moi. Puis je m'en irai, on se recroisera quand ça n'ira pas, à croire que c'est toujours comme ça.

j'ai aucun jugement,
parce que je n'ai plus rien pour juger qui que ce soit.

alors mes bras t'attrapent. te maintiennent le temps de t'aider à monter à l'étage.
Dans l'escalier je n'ai rien dit, dans la chambre non plus. J'ai viré ton matos, Je t'ai allongée, mise au lit. C'est étrange de prendre soin de toi, c'est pas vraiment ce à quoi tu m'avais habitué. T'avais plutôt tendance à m'envoyer chier. J'faisais pareil. Mais ce soir c'est un peu particulier. J'crois que y a juste pas de colère. Rien. Je suis calme comme je ne l'avais pas été depuis longtemps, même pas inquiet pour toi, parce que je me doute que tu as vu pire. Peut-être parce que tu t'es un peu livrée, j'en sais rien.
Mais il n'y a plus d'appréhension.

Je suis prêt.e à te laisser là, endormie. Je sais que tu ne crains plus grand chose. Je reviendrai plus tard, dans la nuit, m'assurer de ton état. Je te prends une pilule au passage, qui file au fond du gosier. Pour m'encourager, et alors que les talons se tourne, ta main me rattrape.

Tu peux rester, s’il te plait ?

Toujours des mots inattendus, qui attrape l'estomac à pleines mains, qui créent une boule dans le ventre. Non pas d'angoisses, une boule de responsabilité. Celle de devoir assurer l'aide demandée, celle de prendre soin de quelqu'un d'autre que soi, chose à laquelle je ne suis plus habitué.

Tu peux rester ?

Les mots font échos à d'autres maux, d'autre fois, où j'aurais aimé les formuler, il y a quelques mois. Il y a quelques jours encore.
Et certainement ce soir si tu m'avais trouvé.e dans un autre état. Des mots qui font échos dans la cage thoracique si fort que je ne peux même pas envisager de refuser.
Et ta demande inattendue,
Qui s'immisce dans ma peau.

Répare moi.

Je reste interdit.e, quelques secondes. L'envie de t'aider dans la bouche. La volonté d'indépendance dans la tête. L'envie de pouvoir courir. De ne dépendre de personne. Que personne ne dépende de moi pour une seconde. C'est peut-être la dernière bouée qu'il me reste avant la fosse: Ma Liberté. Et pourtant, y a comme une envie de rester. De me dire que ce n'est que pour une nuit. Que ce n'est rien. Que demain je m’enfuirai encore au matin, que tu le sais aussi bien que moi. L'appréhension aussi, vu notre dernière nuit d'oubli. Vu la fin désastreuse de cette dernière. Mais j'ai peur tu comprends ? Si j'accepte de rester, j'ai peur que tu te mettes à compter un peu sur moi ensuite. D'être piéger. De t'abandonner ou m'abandonner moi. Je n'en sais plus rien.
Mais le corps décide à ma place, lorsqu'il vient automatiquement s'étendre à tes côtés,
Lorsque mes bras t'enserrent doucement, presque effrayés à l'idée de te casser.
Et la tête suit enfin.
Comprenant que tous les doutes ont été vains.
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