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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Vieux locaux
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Shae L. Keats
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Re: Vieux locaux
Shae L. Keats, le  Mer 23 Aoû - 23:21

Il y a quelque chose d'incompréhensible. Je crois que ma tête est malade, de plus en plus. Que malgré sa volonté, les pensées cohérentes ont définitivement foutu le camp. Les modes d'emploi avec. Le comportement se fait incertain, quand j'aimerais faire au mieux. Quand j'aimerais savoir être humain. À l'écoute. Réconfortant. Savoir quoi dire au bon moment. Sauf que c'est pas moi tout ça, et tu le sais aussi bien que moi. Je suis plutôt fait de phrases toutes faites, de tendresse feinte, de faux-sourires. Il semblerait que je sois doué.e. Personne ne semble l'avoir remarqué. Et pourtant avec toi, je ne comprends pas. J'ai envie d'aider. D'être là.
Et je crois que je n'en ai juste pas l'habitude.

-parce que ça ne peut jamais être simple-

Alors je vais rester, quelque soit l'issue, je resterai jusqu'au bout. J'vais pas te prendre par la main, ça serait ridicule, j'vais pas te foutre de coup de pieds au cul, j'vais juste attendre avec toi, que ça aille mieux, que ça aille pire. Si tu me laisses faire je te ramasserai. Mais dans tous les cas j'attendrai. Parce que je n'ai personne d'autre à aider. Parce toi même t'as attendu. Parce qu'on s'est mutuellement empêchés de sauter par pure lâcheté. Pour pas être le seul déchets à errer la nuit dans les couloirs. Pour s'amuser et tout autant se déchirer. Alors je vais rester, attendre que t'ais plus besoin de moi. Puis je m'en irai, on se recroisera quand ça n'ira pas, à croire que c'est toujours comme ça.

j'ai aucun jugement,
parce que je n'ai plus rien pour juger qui que ce soit.

alors mes bras t'attrapent. te maintiennent le temps de t'aider à monter à l'étage.
Dans l'escalier je n'ai rien dit, dans la chambre non plus. J'ai viré ton matos, Je t'ai allongée, mise au lit. C'est étrange de prendre soin de toi, c'est pas vraiment ce à quoi tu m'avais habitué. T'avais plutôt tendance à m'envoyer chier. J'faisais pareil. Mais ce soir c'est un peu particulier. J'crois que y a juste pas de colère. Rien. Je suis calme comme je ne l'avais pas été depuis longtemps, même pas inquiet pour toi, parce que je me doute que tu as vu pire. Peut-être parce que tu t'es un peu livrée, j'en sais rien.
Mais il n'y a plus d'appréhension.

Je suis prêt.e à te laisser là, endormie. Je sais que tu ne crains plus grand chose. Je reviendrai plus tard, dans la nuit, m'assurer de ton état. Je te prends une pilule au passage, qui file au fond du gosier. Pour m'encourager, et alors que les talons se tourne, ta main me rattrape.

Tu peux rester, s’il te plait ?

Toujours des mots inattendus, qui attrape l'estomac à pleines mains, qui créent une boule dans le ventre. Non pas d'angoisses, une boule de responsabilité. Celle de devoir assurer l'aide demandée, celle de prendre soin de quelqu'un d'autre que soi, chose à laquelle je ne suis plus habitué.

Tu peux rester ?

Les mots font échos à d'autres maux, d'autre fois, où j'aurais aimé les formuler, il y a quelques mois. Il y a quelques jours encore.
Et certainement ce soir si tu m'avais trouvé.e dans un autre état. Des mots qui font échos dans la cage thoracique si fort que je ne peux même pas envisager de refuser.
Et ta demande inattendue,
Qui s'immisce dans ma peau.

Répare moi.

Je reste interdit.e, quelques secondes. L'envie de t'aider dans la bouche. La volonté d'indépendance dans la tête. L'envie de pouvoir courir. De ne dépendre de personne. Que personne ne dépende de moi pour une seconde. C'est peut-être la dernière bouée qu'il me reste avant la fosse: Ma Liberté. Et pourtant, y a comme une envie de rester. De me dire que ce n'est que pour une nuit. Que ce n'est rien. Que demain je m’enfuirai encore au matin, que tu le sais aussi bien que moi. L'appréhension aussi, vu notre dernière nuit d'oubli. Vu la fin désastreuse de cette dernière. Mais j'ai peur tu comprends ? Si j'accepte de rester, j'ai peur que tu te mettes à compter un peu sur moi ensuite. D'être piéger. De t'abandonner ou m'abandonner moi. Je n'en sais plus rien.
Mais le corps décide à ma place, lorsqu'il vient automatiquement s'étendre à tes côtés,
Lorsque mes bras t'enserrent doucement, presque effrayés à l'idée de te casser.
Et la tête suit enfin.
Comprenant que tous les doutes ont été vains.
Malicia Evans
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Re: Vieux locaux
Malicia Evans, le  Mar 3 Oct - 11:19

La fierté s’est envolée.
Le regard dans le vide.
La main qui te cherche.

Le silence dont tu fais preuve me fait regretter immédiatement ma demande. J’aurais dû me taire, me reposer et attendre que les effets de la drogue se dispersent. Je n’aurais pas dû espérer que tu restes, que tu me fasses sentir vivante encore une fois.
Mais je sais que je t’en demande beaucoup. On se détruira le lendemain.
Et nous avons pas besoin de ça, pas maintenant, pas encore.

Les mots ont dépassés ma pensée. Je suis désolée, je ne voulais pas. Tu finis, pourtant, par me rejoindre. Après l’hésitation, ton corps se rapproche du mien et nous épousons parfaitement le matelas. Tes bras qui m’enserrent doucement comme si j’étais un petit être fragile. Ma tête vient se loger dans le creux de ton cou comme une manière de me rassurer et de me dire que ce soir je ne suis pas seule.

Les mains qui se posent sur ton ventre
Et remontent doucement.
Tu sais, je n’ai jamais parlé de mon passé.
Je n’ai jamais mis de mots sur ce qui m’est arrivé.
Et tu as été là pour les cueillir.
Merci.
D’être là.
D’être resté.e.
Mais je suis cassée.
Je n’y arrive plus.
Alors juste pour une fois,
Je veux plus que ta présence.
Mes lèvres qui glissent sur ton épiderme.
Les drogues qui me poussent à agir,
Qui désinhibe.
J’ai
Besoin
De
Toi
Juste pour cette nuit.

Je te fais confiance. D’ailleurs, tu es bien le seul.e qui l’a. J’ai toujours appris à me débrouiller seule, je suis indépendante. Je préfère tout garder pour moi parce que je n’arrive pas à vous dévoiler mes faiblesses. Celle qui me détruisent, qui me prennent aux tripes jusqu’à m’empêcher de bouger. Et me laisser tétanisée. Comme une enfant effrayée par les ombres grandissantes.

Les vêtements qui disparaissent au fur et à mesure que les secondes passent. J’avais peur que tu ne réagisses pas. J’avais peur que tu fuis. Bien que je me doute qu’une fois que le jour sera levé, tu disparaîtras. Mais je me fous de ça, je ne veux pas être seule après ce que je viens de t’avouer. Tu sais, je t’ai montré une partie de moi vulnérable.
Et j’ai juste peur de te voir fuir comme d’autre le ferait.
Mais ce soir, je ne veux plus penser au passé,
Et tout simplement vivre le moment présent.
Arrêter d'avoir peur.
Shae L. Keats
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Re: Vieux locaux
Shae L. Keats, le  Lun 23 Oct - 18:30

tu sais.
de la douceur.
une nuit a part,
qui aide a oublier
j'en ai besoin aussi.
j'ai plus de colère contre toi.
juste des petits morceaux de peur
des débris des éclats de terreur
qui efface une identité
c'est eux qui m'ont fait hésiter.
on verra demain pour le reste tu veux bien ?
pour recommencer a se haïr
a se briser.
on remet tout a demain
et on se répare
on fait une trêve.  
je suis fatigué.e
de toujours
tout rejeter.

j'ai besoin de contact. de tes mains. tu sais j'ai pas laissé grand monde approcher depuis
-longtemps je crois. les jours sont un peu mélangés.

alors on se laisse aller.
tes mains sur mon ventre quand les miens t'enserrent. j'aime cette absence de pudeur avec toi.
on est aussi deglingue.es que l'autre. le corps tout aussi marqué et incandescent.
j'ai plus rien a te cacher.
on brulera tous.tes les deux
en enfer.
on a plus rien a perdre n'est-ce pas ?
la mer nous mangera le corps.
alors autant le souiller encore.

je me détends sous tes caresses.
sous tes lèvres.
j'ai peur de te casser demain
de pas savoir comment réagir
ce serait trop bizarre que je reste
tu crois pas ?
on verra.

les vêtements tombent du lit. lentement
y a aucune violence
aucune brutalité
j'avais oublie comment c’était
-quand on prenait le temps.
   
j'ai mes lèvres qui finissent par trouver les tiennes,
mes mains parcourent tes courbes  
on se laisse aller sans conséquences
du moins c'est ce qu'on pensait
faudra les assumer
-plus tard.

en attendant on attend.
je dessine sur ta peau.
on s'abandonne
sans savoir
ou ça mènera.

j'aime cette impression
que le temps ralenti
dehors
que la neige se calme .
j'aime
ne plus
penser
a rien.

tu sais
y a une truc
qui me suit
quand je vais
quand je vis
une
sensation
le bruit
de la pluie
sur les ardoises des villes
le gout
de gris
le toucher
-velours
les couleurs qui ressortent
et
le plus important
l'odorat.
c’était arrive que deux fois.
mais
je suis surpris
tu sais pourquoi ?
toi aussi
tu sens la pluie.
le métal
et l'orage.
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Re: Vieux locaux
Malicia Evans, le  Dim 5 Nov - 14:21

je n’ai jamais connu
je n’ai jamais vécu avec autant de force
une étreinte comme celle-ci
il n’y a qu’avec toi que je peux
que j’arrive à lâcher-prise
et je ne comprends pas
pourquoi c’est avec toi que je ressens ça

parce qu’on a pas commencé simplement

parce qu’au début, je n’ai vu qu’en toi un intérêt
tu étais devenu la proie des substances
tu étais devenu dépendant de moi
et de ce que je pouvais t’apporter
et je me sentais alors moins seule
tout est question d’égoïsme

puis il y a un réel attachement qui est né
parce que j’ai eu l’impression de me voir
quand je t’ai vu t’auto-détruire
parce qu’on a la même façon de faire
et parce que je voulais pas que tu te perdes
j’ai essayé de me racheter maladroitement
je t’ai rabaissé avec l’espoir de t’éloigner
je t’ai violenté pour que tu comprennes
je t’ai écouté, je t’ai soutenu, je t’ai aidé
et j’ai commencé à t’apprécier réellement

puis pour te protéger, j’ai décidé de fuir
parce que c’était la solution facilité
parce que mes amis j’ai tendance à les briser
le meilleur exemple est ma relation avec Lhena
nous avons tendance à nous déchirer
et je ne veux plus de ça avec toi
je veux qu’on stoppe les dégâts

et ce soir j’ai juste une envie
un besoin de m’abandonner à l’autre
et il n’y a qu’avec toi que je ne joue pas
je n’endosse pas un rôle qui n’est pas moi
alors je profite de ton toucher
des sensations que tu me procures
parce qu’à ce moment précis
je ne pense plus
je suis bien
simplement

il y a quelque chose qui nous a échappé
on a perdu le contrôle de nous-même
je suis surprise de voir à quel point
tout ça me semble si naturel
que la retenu dont nous faisons preuve
est tellement appréciable
alors nous continuons sur cette lancée
nos lèvres sont soudées alors que
je n’apprécie pas ça d’habitude
il y a une intimité qui me dérange
mais là il y a cette impression
que je suis à ma place
que je suis acceptée malgré mon passé
que tout peut-être effacé comme si
cela ne voulait plus rien dire

alors que nos corps se rapprochent
on décide de s'abandonner complètement
on ne pense pas aux conséquences de nos actes
parce qu'on est là pour vivre le moment présent
Shae L. Keats
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Re: Vieux locaux
Shae L. Keats, le  Sam 11 Nov - 15:50

Une nuit douce et encenseuse
Dans la quelle on s'est blotti·es comme des enfants maladroit
Jouer a cache-cache avec les ombres
Et tu sais quoi
je crois qu'on a gagné.
parce que ma première pensée en ouvrant les yeux
n'a pas été de la peur.

Le lumière qui filtre au travers de la poussière des vitres. Le temps de se souvenir. De revoir. De comprendre. Et de sentir le corps entre ses bras. Se dégager doucement. Et se décaler pour la laisser dormir.  Étendu·e sur le dos, a se demander que faire. L'instinct trompeur qui me crie de fuir, et l'envie de rester, de gouter encore quelques instants au paisible. Alors rester la, a chercher des dessins dans les fissures du plafond. Sans avoir conscience de ce que je viens de faire. Des conséquences qui viendront après.
Pour le moment tout est calme. Je me glisse hors du lit. Enfile mon pantalon et descend a la cuisine. Attraper une cigarette et un verre d'eau, avant de me glisser hors d'ici.
De m'asseoir sur les marches de la porte d’entrée.

J'allume la cancerette et bois une gorgée. J'ai pas envie de partir et de retomber dans cette façon permanente de se fuir. Je crois qu'on a avance depuis. Aussi inexplicable que cela puisse être, la main qui caresse les cicatrices visibles, que je ne cherche plus a dissimuler.
Parce qu'elle font partie de ce que j’étais.
Et elles ont causé ce que je ne suis plus.
Ce sont peut-être elle qui nous ont fait changer Cia.
Qui font que je ne pars pas. Que j'attends la.
Mais que je ne reste pas non plus la-haut.
Ce serait trop bizarre de se réveiller cote a cote.
Alors j'attends.
Je rentre et m’assoies dans le même fauteuil qu'hier.
Le même masque sur les genoux.
J'ai survécu a la nuit.
Et tu dors a quelques pas.  


Fin du RP pour moi
Merci
Kohane W. Underlinden
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Re: Vieux locaux
Kohane W. Underlinden, le  Mar 2 Jan - 23:13


   
 
RP avec Amy Shields, Eliott Jenkins, Aya Lennox
LA d'Amy accordé



C'est un après-midi à donner des coups de pied dans des canettes vides. Juste pour entendre le cling-cling-cling de l'aluminium dévalant la rue ou le trottoir.
Un après-midi gris et frais d'hiver.
Et y'a pas d'canette sur ce trottoir. C'est assez propre, d'ailleurs. Impressionnant. Je ne me suis jamais rendu compte que les trottoirs de Pré-au-lard étaient aussi propres. Ou alors c'est juste que les gens boivent pas de canettes dans ce village. Pourtant, à la TS, ils en vendent. De gnomixtur. Un truc étrange au goût tout aussi étrange qui ne m'inspire pas forcément des masses. Mais qui désaltère quand on est chercheur de trésor sur des plages britanniques !
D'ailleurs, en parlant de trésor.
Voilà que ça me trotte dans la tête depuis que j'ai quitté mon service. Enfin. Surtout depuis que j'ai entendu ce type affalé au comptoir parler à un autre type tout aussi affalé. Mon esprit est brume, parfois. Comme aujourd'hui. Où les cernes crient un peu, le corps grogne et la tête devient lourde. Les nuits blanches commencent à trop se faire sentir et ce que je capte est parfois un peu étrange. Pourtant, j'ai cru comprendre que le gars parlait de hangars désaffectés servant autrefois à je-ne-sais-quoi. Enfin, c'est pas ça l'important. C'est la suite qui m'a fait réagir. Parce qu'il a dit qu'un... euh... je sais plus son nom mais que quelqu'un se planquait là-dedans ! Et d'après ce que j'ai compris, ce quelqu'un est très dangereux. Il serait même connu internationalement ! Un criminel de la pire espèce qui se serait déjà attaqué au Congo, à la Bulgarie, au Kazakhstan  et au Yemen ! Son plan d'action ? Verser quelque potion ou mixture étrange dans les points d'eau, surtout les nappes phréatiques, pour polluer cette si précieuse ressource ! La substance est incolore, inodore, nul ne peut la repérer. Mais trois jours après ingestion de la chose, les personnes se retrouvent avec des poils verts et drus un peu partout sur le corps. Apparemment, impossible de les retirer car ils repoussent à une vitesse folle. Selon mon client de comptoir, les médicomages des pays touchés, avec une aide internationale, essaient de mettre au point un antidote mais pour l'heure, pas de résultat.
Comment ça, je raconte n'importe quoi ?
Comment ça, je ne sais pas écouter mes clients ?
N'importe quoi ! Ca ne m'étonne même pas, qu'un tel type existe. Depuis que j'ai croisé la route d'un assassin de pancakes, plus rien ne m'étonne.
Alors que le mec du comptoir blablatait (et que j'écoutais) j'ai regardé par la fenêtre des Trois Balais. Un ciel gris. Lourd. Les nuages. Pas encore pluvieux mais presque.
Subitement, j'ai su.
Ce type, ce criminel, il est pour moi ! Une mission des nuages gris et pluvieux pour leurs supers espions cachés sur terre !



Dès mon service terminé, je suis partie. Et j'ai réfléchi à un plan d'action.
D'abord. Retrouver Arty. Mon acolyte espion. Mais. Le problème, c'est que je sais pas où il est. En plus, il est peut-être en cours ? Je doute qu'on me laisse l'embarquer comme ça, pour aller arrêter un criminel qui fait pousser des poils verts.
Coup de pied dans un caillou à défaut de canette.
Il me faut quand même quelqu'un.
Je ne peux pas y aller seule.
Les nuages gris et pluvieux sont formels là-dessus : les missions se font à deux ! Plus de sécurité, comme ça.
Nouveau coup de pied. Dans le vide, cette fois. Alors que mes mains sont réfugiées dans les poches de ma veste. En plus, je ne suis pas certaine de l'emplacement de la cachette du type. Je crois voir de quels hangars parlait le soûlard. Mais... pas certaine.
Le mieux, c'est d'aller vérifier sur place !
D'abord. Trouver quelqu'un.
C'est alors qu'au loin, une ombre se profile. Trottoir d'en face. Je la connais. Je sais plus trop son nom. Mais je l'ai déjà croisée.
Pas d'hésitation, je traverse la route, me précipite vers elle sans m'annoncer. Mes mains saisissent un de ses bras pour l'arrêter.

-Eh Amy !

Ca y est.
Son nom m'est revenu.
Je ne sais pas si elle se souvient de moi. Mais. Qu'importe.

-J'ai besoin de toi !

Je ne sais même pas si elle est assez entraînée pour prétendre, une mission durant, être espionne des nuages gris et pluvieux. Qu'importe. Il me faut quelqu'un. Puis elle est adulte. On devrait s'en sortir.

-Faut qu'on aille dans des hangars. Enfin, je te montrerai où. Des hangars désaffectés.

Je lâche son bras.
Dans ma voix, l'excitation est palpable.
Le coup du siècle. Après l'assassin de pancakes, en voilà un autre !

-Y'a un type qu'est caché là-bas ! Un dangereux criminel.

Mes bras s'agitent. Décrivent de grands gestes. Essayer d'être convaincante. Pour qu'elle accepte de transplaner avec moi.
Bien sûr, un œil extérieur rirait bien.
Mais moi, j'trouve pas ça drôle. C'est super sérieux !

-Il s'attaque aux nappes phréatiques. Il met des trucs bizarres dedans pour polluer l'eau. Et faire pousser des poils verts sur le corps des consommateurs. C'est terrible, hein ?

Un air grave sur le visage.
Si Arty était là, il me comprendrait direct. J'espère qu'Amy sera tout aussi compatissante. Il faut qu'on arrête ce type !

Amy Shields
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Re: Vieux locaux
Amy Shields, le  Ven 5 Jan - 14:45

L.A de Kohane accordé



Après-midi calme pour Amy. Envie de sortir après une matinée enfermée dans son infirmerie. L'envie de sortir se faisait de plus en plus présente au fur et à mesure des mois qui passaient. Le manque d'air se faisait ressentir malgré les grandes fenêtres du bureau. Amy avait donc décidé ce jour là d'aller faire un tour. La jeune femme n'avait pas vraiment de but précis à ce petit tour. Juste réfléchir, respirer et penser à autre chose que ses sortilèges curatifs. Demander l'autorisation ne lui passa même pas par l'esprit puisque la jeune femme sortit du château aussi vite que l'idée de se balader lui était venue. Il ne lui fallut pas longtemps pour sortir de l'enceinte et donc du sortilège anti transplanage. Il lui fallut encore moins de temps pour trouver sa destination calme : Pré-au-Lard.

Crac. Transplanage effectué et destination atteinte. Les pieds de la jeunes femmes s'étaient posés sur un trottoir au milieu du village. Il lui fallait juste errer maintenant, profiter de l'air pur et des odeurs des différentes boutiques devant lesquelles elle passait. Pas envie de se prendre la tête, juste rester dans ses pensées et chercher le silence pour réfléchir à la vie menée depuis quelques mois. Trop de perturbations avaient fait leur apparition : Ellana, les parents, les cauchemars, Joy,.. Beaucoup trop. Assez pour que la jeune femme se rende compte qu'il y avait un problème dans sa tête. Etait-elle malade ? Non, Amy était tout sauf malade. Seule sa narratrice comprenait le pourquoi du comment Joy apparaissait et comment elle disparaissait. La brunette le saurait bientôt mais en attendant, il lui faudrait accepter la haine refoulée en elle. Temps que cette haine serait présente, jamais Joy ne la quitterait.

Ses jambes avançaient toutes seules. Amy n'était plus qu'une âme en peine errant là où son esprit voulait bien l'envoyer. N'importe qui la voyant passer aurait pu croire à un fantôme hantant cette ville depuis des siècles. N'importe qui l'aurait ignorée pour ne pas avoir à faire à la folle qu'elle était. N'importe qui.. Sauf elle.

- Eh Amy !

Mmh ? Même pas le temps de se rendre compte de quoi que ce soit qu'elle te serre le bras en te parlant à une vitesse folle. Amy, faut redescendre et arrêter de plâner. Ecoute la. C'était qui déjà ? La vue d'Amy lui revint et la bouille de la fille qui lui parlait aussi. Kohane. Enfant perdue rencontrée dans une de ces boutiques pas loin. Ok ta cible est identifiée, maintenant concentre toi pour savoir ce qu'elle te veut. Elle parle d'un mec, criminel apparemment qui empoisonne la population avec jesépakoi et qui leur fait pousser des poils verts sur tout le corps.

...
...
...

Pardon ? C'était quoi ce délire ? Elle parlait de quoi elle ? Autant Amy n'était pas franchement sur terre ces derniers temps mais alors elle. Bon, rester gentille Amy. Un petit sourire s’immisça sur les lèvres de la brunette tandis que la gryffondor lui demandait de l'accompagner.

- Ecoute je..

Pas envie de lui dire non. Pas envie qu'elle le prenne mal. Ouais mais ce qu'elle racontait partait totalement en sucette là. Elle devait faire quoi alors ? Si elle voulait retourner au château dans les plus brefs délais sans avoir blessé une de ses connaissances, elle devait lui prouver que les habitants de cette fameuse ville ne craignaient rien. Bon ben alors..

- Ouais je vais venir voir avec toi. On ne sait jamais qu'il soit toujours dans les parages.

Sans même attendre quoi que ce soit, la petite lui prit le bras, et les deux fille s'en allèrent de la ville dans un " Ploc " sourd.
Kohane W. Underlinden
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Re: Vieux locaux
Kohane W. Underlinden, le  Sam 13 Jan - 23:14



Je crois qu’elle a du mal à me prendre au sérieux. Pourtant. Je n’ai jamais été aussi sérieuse de toute ma vie. Ou presque. Si, quand j’ai peur, je suis sérieuse. Là ce n’est pas le cas, je n’ai pas peur, je sais que je vais y arriver mais il me faut de l’aide. J’aurais aimé trouver Arty. Mais tomber sur Amy, c’est pas trop mal non plus. Je ne la connais pas beaucoup, à dire vrai. C’est juste que... je me dis qu’elle doit être une bonne partenaire espionne temporaire. Le temps d’une mission. C’est peut-être juste du repérage. Y’aura peut-être rien. Le type qui fait pousser des poils verts s’est peut-être enfui, depuis, et plus aucun moyen de retrouver sa trace...
J’attends la réponse de la jeune femme, priant pour qu’elle accepte.
Et puis, finalement, elle accepte.
Elle vient avec moi.
Parfait !
Ni une ni deux, je la saisis par le bras, me concentre. Je ne suis pas du tout sûre que l’endroit évoqué soit celui-là. Mais, j’ignore pourquoi, j’ai pensé directement à ces hangars désaffectés pas très éloignés devant lesquels j’ai déjà pu passer autrefois, dans un temps lointain. Je n’y suis pourtant jamais entrée. Un première, donc.
CRAC

Parties, on réapparaît.
C’est désert, par un rat. C’est perdu, hors de l’agitation sans fin de la ville. C’est calme et silencieux. Puis, face à nous, tout un complexe de hangars dont certains sont à moitié en ruine, d’autres encore debout. Des poutres, des pierres, des bâches et des gravats jonchent le sol à certains endroits, dedans, dehors, comme si on avait entrepris ici des travaux jamais terminés.
Je tends l’oreille, immobile là où nous avons atterri.
Rien.
En même temps, à quoi je m’attendais ? A ce que le type clame "c’est moi, le criminel des poils verts !"
Bah non.
S’il était un minimum intelligent, il la fermerait. Et comme je pense qu’il est intelligent, il la ferme sans doute.
Je regarde Amy, un petit sourire complice puis j’appuie mon index sur mes lèvres : pas de bruit, on va la jouer super discret !
Je trottine en silence jusqu’à un porte défoncée. Glisse ma tête à l’intérieur du bâtiment abandonné. C’est sombre, là-dedans. Les fenêtre ont été condamnées de planches de bois si bien que la lumière filtre mal.
Je plisse les yeux, essaie de distinguer quelque chose. Un signe de vie. Entendre un souffle. N’importe quoi. Mais. Rien.
Allez.
Quand faut y aller, faut y aller ! J’inspire un grand coup et me jette dans l’aventure, espérant qu’Amy suit toujours. J’aurais l’air idiote, toute seule, alors qu’on est toujours censé être deux, parole de nuages gris !
Je rase les murs en entrant.
Histoire de pas pouvoir me faire attaquer dans le dos. Ca serait bête qu’il ait créé des trucs qui font pousser des poils verts sans même avoir besoin de l’ingérer. J’aimerais pas me retrouver dans cette situation.
Tandis que j’avance en crabe le long du mur, je me dis qu’il faudra que je raconte tout ça à Arty une fois qu’on en aura terminé. Toujours se tenir au courant des missions entre acolytes, règle de base !
Dans le silence régnant au milieu des ruines, ma respiration.
Que j’essaie de faire discrète. Tandis que mon regard fouille les ombres.

-On dirait qu’il n’y a personne, je chuchote, espérant qu’Amy est toujours à proximité pour pouvoir m’entendre.

Amy Shields
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Re: Vieux locaux
Amy Shields, le  Mer 28 Fév - 21:30

Même pas le temps de capter ce qu'il se passe. Pas le temps de respirer ou de se préparer, l'enfant choppe son bras et dans un CRAC assourdissant, la dans des boyaux commence. Comme l'impression de partir loin, très loin. En fait c'est simple, Amy n'a pas l'habitude de transplaner sous la tutelle de quelqu'un. D'habitude, c'est elle qui dirige, pas là. Ca doit être pour ça que les sensation sont décuplées. Elle ne sait pas où elle va ni quand elle revient. Alors forcément ça fait un peu peur. Surtout quand le guide était une plus ou moins adulte avec la tête dans les nuage qui pensait que des poils verts pouvaient pousser sur le corps. Non sérieux, elle se sentait clairement en insécurité, voir même totalement dans la me*de.

Les pieds qui heurtent le sol. Wow. C'était chaud. Besoin de temps pour se remettre. La jeune femme se laisse aller contre l'arbre présent juste derrière elle. C'était rude. La tête qui tourne, les jambes qui tremblent et la respiration haletante ne fait pas très sérieux. On aurait dit que c'est son premier transplanage. Quelle fragile.. Enfin soit, pas le temps de chômer, v'la l'autre un peu timbrée qui part en direction des hangars. Ouais les hangars bien flippants et gris, délabrés pour la plupart. Le genre dans lequel on veut pas aller, genre vraiment pas. Ben la Gryffondor est en train d'y aller sans pression, comme ça. Elle va finir par se tuer, Amy n'avait pas trop le choix, elle doit la suivre. C'est donc au pas de course que la brunette suivit sa camarade. Tout le long, elle se demande ce qu'elle fait là, pourquoi elle s'est laissée entrainée là dedans. Sérieusement, c'était pas une bonne idée.

Son amie finit pas entrer dans un des hangar. Elle faisait en sorte de ne faire aucun bruit, rasant les murs et avançant à pas de souris. Honnêtement, Amy marche normalement. Pas besoin de se prendre pour un ninja vu que ce fameux criminel n'existe pas. D'autant plus que pas un seul bruit ne vient perturber le silence ambiant. A part peut-être leurs respirations à toutes les deux mais sinon il n'y a rien. Aucun animal n'ose s'aventurer ici. C'est tellement moche, poussiéreux et flippant que les seuls à pouvoir aimer ce genre d'ambiance c'est les mangemorts et encore, faut vraiment être tordu. En plein dans ses pensées, Amy est interrompue par la voix de Kohane qui chuchote dans sa direction qu'il y a l'air d'avoir personne. Nooooooon ? Sans blague ? Y a personne ? Comme c'est étonnant.. La brunette sourit cependant à son amie, attendrie par la naïveté de la jeune fille. Elle chuchota à son tour vers elle.

- Il est peut-être parti. Tu sais.. C'est pas le genre d'endroit où j'aimerais rester donc bon.. Il a peut-être fui.

Nouveau sourire vers elle avec un haussement d'épaule. Même si les idées de Kohane ne son pas nettes, Amy l'aime quand même beaucoup et n'a aucune envie de briser son histoire comme ça. Elle la laisse donc imaginer ce qu'elle veut, ça restait ludique et plutôt marrant.
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Re: Vieux locaux
Heather Wells, le  Sam 26 Mai - 0:32

Incrustation autorisée dans le RP
J'emprumte le LA d'Eliott, mp si problème Wink


C'était impressionnant comme dès fois, la vie pouvait nous réserver des surprises. Celle d'apprendre à 24 ans qu'un petit frère se baladait sur cette terre... Heather n'en était pas revenu au début. Comment pouvait-elle bien croire les déblatérations d'un gamin même pas encore sorti de Poudlard. Cependant, si c'était vrai ?

La raison voulait que cela ne soit pas possible, mais quelque chose en elle-même la poussait à le croire. Le comment sont père aurait-il put lui cacher quelque chose d'aussi important se transforma en pourquoi avait-il fait ça ? Il lui avait fallu un certain temps avant de rencontrer de nouveau son père et le confronter à la vérité. Des excuses, il s'en trouva énormément. Aucune n'était valable pour la rousse. Son père n'était même pas capable de s'occuper de sa première fille, mais il trouvait quand même le moyen d'avoir une deuxième famille...

L'Irlandaise avait quitter son père sans un mot, sans un regard, le cœur emplit de rancœur. Les gens ne devrait pas s'étonner qu'elle était une mauvaise mère quand elle avait grandit avec cet homme pour père. Il lui fallu du temps pour admettre que son demi-frère n'était absolument pas responsable de cette situation. S'il avait fait le premier pas vers elle, peut-être fallait-il donner une chance à cette relation. Alors Heather avait finit par prendre la plume pour lui donner rendez-vous. C'était une ville banale qu'elle avait choisi au hasard, dans une rue perdue. Elle avait encore bien trop de mal à admettre les chamboulement qui s'étaient introduit dans sa vie.

Emmitouflé dans un pull confortable, des vieilles baskets et ses longs cheveux de feu tressé dans le dos, elle arriva avec un certain retard au point de rendez-vous. Elle retrouva alors celui qui partageait son sang. D'un regard scrutateur, elle l'observait de haut en bas, cherchant à deviner le genre de personne qu'il était. C'était difficile à faire seulement du regard.

La conversation s'entama, non sans une certaine gêne au début, tandis qu'ils commençaient à marcher. Elle dévia rapidement sur la magie, plus particulièrement la magie noire. Il semblait vraiment intéressée, ce qui n'était pas pour déplaire à la sorcière. Repérant un vieux hangar qui semblait vide depuis des lustres, elle se dit que ça ferait un bon endroit pour essayer de lui enseigner l'art de la magie noires sans être dérangé.

- Là on devrait être bien tranquille, fit-elle une fois à l'intérieur, l'air était d'ailleurs bien plus chaud ici.
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Re: Vieux locaux
Lizzie Cojocaru, le  Ven 12 Oct - 23:27

pv Jacob :kiss:


Le monde défile autour de moi. Il me semble ne plus en capter les nuances. Les couleurs. Les sons.

Je veux dire, j’entends, je vois, je sens, mais je ne ressens plus. Tout ce que je perçois est détaché l’un de l’autre. On a dispersé les pièces du puzzle et je les regarde, toute apathique.

Des syllabes se suivent. « Ah. Est-ce. Paix. C’est. Hache. Eau. »
Certaines se démarquent ; des fins en -ite, -ine, -nate, -nure…
Les pièces ne veulent plus rien dire ; je les balaye d’un air distrait, avant de me reporter sur un élément un peu plus intéressant. Un morceau de papier parvenu la veille.

Je sais pas si vous vous rappelez de Jake - je vous ai parlé de lui, mais peut-être sous le nom de Jacob. Qu’importe puisque c’est le même. Jake, donc, m’envoie depuis quelques temps des lettres érotiques. Enfin il y répond, pour être exacte ; c’est moi qui ai mêlé ce satané plaisir à nos échanges.

Depuis que l’on se connaît, et même si le temps et la distance nous ont parfois éloignés, il y a toujours eu une immense sensualité entre nous. Quand on se retrouve, c’est nécessairement charnel. Ça sent le musc et la sueur et le cèdre. J’ai avec lui découvert une certaine affection pour le cèdre, d’ailleurs.

Cette fois pourtant, au lieu de me contenter de répondre de mots, je lui ai confié une fiole très spéciale, enroulée dans un parchemin immaculé... Je ne sais à quoi je jouais avec ça ; peut-être me fallait-il pimenter le jeu du chat et de la souris. Où j’ai toujours été le chat, cela va sans dire. Ou alors c’est juste que la perspective de son désir m’excite.

Quoiqu’il en soit, je lui ai un confié un souvenir personnel, d’un moi aux lèvres mielleuses et aux doigts humides. J’espère qu’il a une pensine. Ce serait décevant sinon… A l'encre invisible sont inscrites des instructions, ainsi qu'une date pour le rendez-vous de ce soir.

En espérant qu'il ait su retirer l'information. Oh, s'il n'en est pas capable, c'est que ce jouet n'en vaut pas la peine et qu'il me faut enchainer avec le suivant. S'il vient, en revanche… je ne sais pas ce qu'il se passera exactement. C'est sans doute ce qui est si foùtrement excitant.

Le silence — enfin. Des choses et des mots. L'oeil clos, je me rétracte, me retourne en moi-même pour ne rien y trouver. Carapace vide d'un Paguroidea ayant pris la fuite. Loin du puzzle et des maisons de poupées qui vous foutent un peu la chair de poule. Perdue dans une contemplation déshabitée, je ne l'entends pas arriver.
Jacob G. Kenway
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Re: Vieux locaux
Jacob G. Kenway, le  Jeu 15 Nov - 2:55



APPRIVOISÉE
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Il nous a suffit d’un rêve ; d’un fantasme. D’une lueur d’espoir et de chaleur. Nous nous sommes pris la main, épris de ce que l’autre avait de plus honnête à offrir.

Un an, la durée qu’il m’a fallut pour en arriver à où nous en sommes. Elizabeth j’ai le cœur qui sert. Nous vivions le vrai, nous vivions l’honnête. Nous buvions à la coupe d’un bon cru, et jouions du corps. Il a fallut du temps et j’aurais aimé que t’entendes mon appel, celui du cœur pour que tu te fasses avoir. Mais tu ne saurais voir. Tu ne saurais voir les efforts nombreux pour que tu me donnes ce cœur en plus de ce corps. Je voulais cracher sur tes sentiments, mâcher ce qui restait de tendre à l’intérieur. Je voulais bouffer ta vie jusqu’à ce que ma présence à elle seule te fasse tourner la tête, la langue et les mots.

Il nous a suffit d’un rêve ; d’un fantasme. On a voulu pousser l’expérience plus loin. On voulait vivre les rêves, baiser le non concret. Tu voulais qu’on se perde dans l’absolu ; qu’on s’envoie dans l’ère.  J’ai souri et défié : tu me proposais malgré toi un kaléidoscope pour mieux comprendre l’inconscient de ta noirceur. Cet après-midi, nous avons trouvé pour autel une chambre, un lit. Et on s’est échangé nos rêves. Lié d’une même fabulation, nous avons joué. Nous avons vécu le fort. L’imprévu. Dans ce rêve, nous nous ressemblions. Nous hurlions à la lune un plaisir féral, jusqu’à ce que l’évidence se présente à moi. J’ai voulu voir le secret de ta noirceur et je me suis vu. Tu étais mon reflet de fureur. Le reflet de la peur. La bête. La seule capable de faire abdiquer une Dame.

Ta peur ? La mienne ?


***


Sueur froide. Réveil en sursaut. Une lampe contre ton crâne, que je puisse gagner du temps et m’éclairer les idées. Lycanthrope. Toi aussi. Un fil de pensée instable s’en découle. Mais l’urgence est évidence. Je te vois, inconsciente sur ce lit de motel, la tête qui saigne.

Tu es belle. Je ne comprends pas comment. Je te dénude, parcours ton corps du regard puis de mes mains – revelio – avant de la trouver enfin. Je ne comprends pas quand. La morsure est infectée, récente.  Je ne comprends pas qui. Lizzie j’ai le cœur qui sert. Je n’ai aucun remord à l’idée de profiter de ta faiblesse. Je me lève et posé sur la table de chevet, la fiole que tu m’as confié. J’abuse de notre vécu pour enterrer mon passé, venger un fantôme.


Prométhée, tourbillon de flamme, nouveau décor.


Je te sens gémir une dernière fois dans mon cou avant de t’attacher à la tuyauterie. Les chaînes sont imbibées d’essence d’aconit. Tu reprends progressivement conscience. Et accroupi devant toi, je t’offre un large sourire dépourvu de moi. Je suis celui que j’ai laissé dans mon passé.

«  On revient à soi. Pardon pour la tête, j’ai presque failli t’avoir comme ça, mais tu le devines un peu... quelque chose me préoccupait. C’est vraiment délicat comme situation. Ecoute, autant être cash. Je sais ce que tu es. Et je pourrais t’aider à maîtriser ça.  Mais en toute honneteté, je n’aurais rien à y gagner. »

Je sors ma baguette, et le plaisir sadique que j’éprouve sur cet instant me brise dans mon humanité. Je la lève, la pointe. Mes lèvres susurrent avec une diction parfaite :

«  Versipellis Sempra. »

Pourquoi est-ce que je fais ça?

La métamorphose débute. Bientôt, les articulations craqueront, les os se briseront avant de se reconstruire. Mais je serais là, et je lui donnerai la chance de profiter de la beauté de sa première fois. Soudain je réalise, j’ai toujours voulu la dompter et aujourd’hui, elle est à ma merci. J’en fais ce que je veux. Je vise son bras et informule un Bombarda. Je souffre avec elle.Je suis responsable de ce que je veux apprivoiser.

« Dis-moi ce que tu sais au sujet de Merit Sullivan. »
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Re: Vieux locaux
Lizzie Cojocaru, le  Ven 16 Nov - 0:20



Des nimbes de fatigue, d'hésitation, d'oscillement. J'entends les choses de loin, ça fait comme un écho distant, comme si on avait mal branché le son de ma tête. Il me parle, je crois. Mais je ne comprends pas. Il dit savoir, savoir ce que je suis. Y a pas de raison. Y a aucun moyen qu'il ait eu accès à ce type d'information, je le dis à personne, à personne, ma mémoire c'est un truc avec plus de verrous que le compte de Vincent à Gringotts. Mauvais exemple, on arrive tous à le cambrioler…  Sans oublier que d'une fiole je lui avais déjà donné la clef.

Me cachant derrière un humour à deux balles, j'essaie de ne pas percuter face ce qu'il me dit. Pourtant les mots viennent à moi, sans que je puisse les esquiver. Pourquoi parler de m'aider s'il ne l'a jamais envisagé ? Et pourquoi il a besoin de faire ça ? Pourquoi à moi ? Je sais qu'on était rien, qu'on avait pas eu le temps d'être, mais je croyais que peut-être on était en train. Ou du moins, tous deux étreints dans un entrain. L'esquisse d'un écrin de nous.

Prétextant être trop embrumée par l'inconscience dans laquelle il avait su me plonger, je marmonne un truc du genre :
— J'vois pas d'quoi tu parles.


J'aurais rien dû ouvrir, jamais. Rester scellée, comme une maison close. Attendez, cette image marche pas non plus… Plus on a peur, moins on est sensé, c'est ça le deal ? Il a dans son regard une perversion que je ne lui reconnais pas. C'est comme s'il devenait quelqu'un d'autre, quelqu'un d'autre entièrement. Il a dans les lèvres le délice de celui qui s'apprête à infliger à l'autre le pire supplice.

Je connais ce sourire. Je l'ai porté aussi. Je n'imaginais pas qu'il pourrait l'avoir, lui aussi, et le porter ainsi, si nonchalamment face à moi. Dire des ssss avec plein de voyelles. J'ai pas tout compris au sens de sa malveillance, mais je vois dans son regard que cette fois, je suis faite comme un rat. La peur au ventre, je me recroqueville, prête à encaisser.


J’ai dans le corps des ondes de choc
Un séisme qui démarre ébranle les convictions
J’ai dans le coeur une turbine (je suffoque)
Elle me torpille le foie et m’arrache le mam’lon

Le nez dans la fange je respire comme un phoque. J’ai une torpille à la place des bras et plus de place pour la poésie. Quoique si, si, je crois que ma tignasse hirsute ressemble assez à de la paille pour attirer les vers. Le reste
le reste une bourbe de douleur.
Une tronçonneuse dans l’estomac et les os qu’on rompt, un à un.

On aurait pu s’attendre à ce que ça se fasse à la scie, que dans un crissement indigeste de craie sur le tableau le squelette se disloque
il n’en est rien.
La transformation ne se fait pas à la hache, non, elle vient de l’intérieur, ça cogne au dedans. C’est une explosion dans les articulations avant que la jambe se fende en deux, en quatre, origami d’acier au froissement infernal.

Excusez-moi, c'était extérieur aussi. Il s'en mêlait. Il ajoutait de la magie à la malédiction qu'il m'insufflait. Il m'arrachait ma première transformation. J'aurais bien voulu dire que c'était comme s'il m'avait volé mon premier, mais archi pas. D'une, mon premier baiser, je sais pas avec qui il était,  ou quand, ou où, de deux, embrasser c'est un truc agréable. Ça te remplit les lèvres de sel et d'envie, ça t'invite à couvrir l'autre de langue et de tendresse. Se faire bombarder le bras, le sentir qui explose, qui explose pour de bon, ce n'est comparable à rien.

— Je -

Retenir un hurlement. J'peux pas lui donner ça. Il a déjà ma douleur peinte sur le visage et les torsions du corps, je peux pas lui donner ma voix. Il faut sauver mon langage, mon moi, ce qu'il reste de qui j'ai pu être avant toi.
— Peu, très -

Haletante
— Peu


La respiration est insupportable. Faut que ça sorte, que toutes les syllabes jaillissent et vite, car j'ai pas l'énergie pour taper la discute, pas pendant ça.
— BAMN, elle tra-

J'hésite à me taire, à protéger ce que je sais de cette fille, mais on était pas assez proches pour que je me fasse torturer pour elle. Alors j'crache mon venin, tout ce que je sais.
— travaillait à la BAMN. Elle fai- grrrrrr

Un grognement sourd s'échappe de ma gorge. J'articule de moins en moins bien.

— des réductions, elle m'a fait une réduction.

Et le visage aussi. Je ne vous en ai pas parlé, du visage, de perdre mes dents comme si elles étaient des billes, un truc qui m’échappe, que j’essaie de coincer, serrant les mâchoires, et cette douleur qui m’élance, j’ai l’impression que je vais les perdre, que je vais tout perdre. Tout glisse et grince et se perce en continu.



J’entends le monde qui bégaie, le réel qui se crispe. Ça fait comme des mouettes qui chantent, qui hurlent leur douleur, qui gémissent des souffrances qui existent depuis la nuit des temps, elles agonisent, agonisent et n'en finissent pas de tourner. Espérant du répit, elles essaient quelques fois de me manger l'oeil, ou la rate, mais elles ne voient pas — elles ne voient pas que je suis déjà morte.

Ne t'en veux pas. Ce n'est pas de ta faute. Je l'étais, je l'étais avant toi, avant elle, avant tout. Je suis née morte. Morte née. Peut-être que c'est le cas à chaque fois ? Qu'en mourant, on entre dans une autre vie ? Dans un autre corps ou juste le même, dans un autre monde. On croit avoir réussi à mourir, bon débarras, mais non, on repart, on repart sans savoir qu'on était déjà mort, avant. On repart sans savoir, on souffre sans comprendre.

Comment d'ailleurs une morte peut-elle avoir mal ? Cela n'a pas de sens. Ou alors, c'est l'inverse. On veut se convaincre qu'on sait ce qu'il y a après. La réincarnation, le paradis, l'enfer, le sommeil éternel. Moi je le veux, ce sommeil, ce comas dont personne ne pourrait me déloger, juste un calme plat, un vide où je ne ressens plus rien.

Ou alors, au contraire, retrouver la faim. La faim de vivre et d'être et de vibrer et de toucher — mais tout ceci, tout ceci est parti. Je ne suis qu'un tas de sacs en plastiques, égrené par le vent, le destin et ton sortilège. Un fétu de paille, une lamentable soumise.

Balbutier, à moitié audible.
— V-v-aliné…


J'ai perdu la langue, le pouvoir de l'alphabet, je suis là à délirer et me tordre de douleur devant toi, et tes syllabes passent en boucle dans ma tête, sans que j'arrive à en tirer le sens. C'est pas que j'essaie pas, hein, c'est juste que tout se floute et se contracte et que ça — glitch. T'es ici, et une nanoseconde, t'es déjà là, et t'as mangé un mot, et j'essaie de reconstituer le truc mais j'arrive pas, j'arrive pas à comprendre autre chose que l'orage qui me vrille le corps.

(Post 10000 parce que c'est… toi)
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Re: Vieux locaux
Jacob G. Kenway, le  Dim 24 Fév - 19:40



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On ferme les yeux et on essaie. Ses os craquent; notre créativité flanche. Notre volonté aussi. Garde la tête sur les épaules, le coeur sous la semelle.

Bombarda. L'onde de choc vibre dans l'air et frappe son bras qui se disloque. Son corps se tord, j'aime la voir choir sous la puissance de mon pouvoir. On n'est pas obligé de le faire comme ça. Elle parle, elle te répond et pourtant pu*ain tu ne l'entends pas. Ton fantôme lui, il percute, les réponses évasives le frappent comme uppercut mais tu n'en ressens pas la douleur car ça ne t'atteint pas. Notre apathie est un coup de revers qui déverse un flot de questions.

Je te comprends Jacob. Cette impression de vouloir bien faire les choses, d'essayer fort et de ne pas comprendre où l'on tente d'arriver, ni ce que l'on cherche à décrocher en continuant. Mais on est sur la surface là. La surface: tu la frappes et elle te répond de façon évasive tout comme toi même tu évites cette situation que tu es en train de vivre ; je t'écris et je ne te trouve pas. On s'est tellement refermés toi et moi que l'on ne se retrouve pas. Je vois ton corps mais je ne trouve pas ton essence.  
Tu ne t'assumes pas. Tu n'assumes pas ces gestes que tu produis actuellement, malgré ton passé, ta motivation et ces pourquoi auxquels tu souhaites répondre. C'est pour ça que tu te caches de moi.

Comme un Adam qui croque dans la pomme.
Comme un Abraham qui s'enfuit avec Isaac.
Comme un Jacob qui trahit son père.
Tu crois te trahir toi et tu as hontes.
Mais croire en cette trahison, c'est trahir ton passé et celle que tu as aimé.

Montre-toi, je suis clément. Je ne suis pas parfait. Tu ne l'es pas. Ancre-toi, c'est un mauvais moment à passer mais je veux te préserver. Viens, au creux de ma main. Et ancre-toi. Rends-toi vrai.  C'est dans ce vrai que je te retrouverai et que je te guiderai. Ouvre les oreilles, écoute. Ouvre ton coeur au passé, néglige ton présent, néglige ce présent. Lève ta baguette, rends-la menaçante et obtient les réponses. Je te promets que je ne te garderai pas aussi longtemps dans cette situation. Vois, ses mots parviennent à notre conscience. Entends sa difficulté à articuler.

Approches-toi donc et maintient cette mâchoire, qu'elle puisse donner les mots que tu attends. Alors à proximité tu peux aller droit au but. Avec tout le dégoût que tu éprouves pour ton Toi tu la regardes et rejettes:

«  Me prends pas pour un con Elizabeth ! Ta pourriture d'Ordre et toute votre vermine l'a tué ! Je... le... sais.... Avant de mourir elle m'a révélé qu'elle allait vous prendre en filature. »Relache les poings Jacob lui démonter la mâchoire ne t'apportera pas de réponse. Soumets là de tes cris enragés et de la douleur de tes pleurs. «   Dis-moi c'qu'il s'est passé ! Dis moi-tout ! »  Soumets là de ta baguette, qu'elle s'incline devant ton mépris et que ses genoux fléchissent devant celui qu'elle ne connaît pas. Bombarda.
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Re: Vieux locaux
Lizzie Cojocaru, le  Jeu 28 Fév - 18:20

Mes os se brisent encore pour son malin plaisir. Il ne laisse à mon corps nul répit. Se succèdent sans relâche les craquements et grincements. Mon corps se contorsionne au rythme d’une macabre partition où les noires sont remplacées par des plaies et de disgracieuses difformités. Je ne sais, voudrais-je dire à ce monstre à visage humain, d’où te vient cette colère. J’ignore plus encore si je la mérite. Je l’accepte comme une martyre. Je courbe l’échine et fais face à mon sacrifice dans une sanglante désharmonie. Mes ongles s’allongent dangereusement, transperçant la peau par endroits.

Je ne parviens à le regarder. Je suis ramassée contre le sol dur et froid et j’esquive ses opales sans chaleur. Je le crains. Je le crains car je l’ai cru, car j’ai honnêtement pensé que ses questions nous mèneraient à de grandes choses. Il m’a toujours semblé être un sorcier voué à entrer dans l’Histoire avec un grand H. Je comprends à regret qu’il restera dans ce que l’histoire aurait pu être, dans une violence ancestrale, dans un passé dont je ne veux plus entendre parler. Je le crains car il me rappelle combien la confiance en autrui est une aberration.

J’étouffe sous la douleur, et bientôt il me faut parler. Je sais qu’au fond, plus j’en dis et plus il s’arrêtera. Il verra bien que je suis innocente. Le temps de la brutalité a passé.
– Je- je lui ai rien- rien fait-

Les larmes montent – s’y mêlent souffrance, rage, désespoir, trahison, rancune, déchirure, haine, incompréhension, rage, haine, haine.
– …suis pas une Phénix je te le pro-

Je délire. Je suis un tas de chiffon à terre et je serpente où la violence veut me mener. Mon corps s’ouvre, se décharne sous le pinceau de ce Caravage. Je brûle de l’intérieur, et j’ai dès longtemps renoncé à me relever. Cela ne me ressemble pas. Je suis une battante. D’où vient que j’accepte sa sentence ? Qui est-il pour me faire renier celle que je suis ?

Je n’en suis pas certaine. Je crois que j’ai tant de péchés à expier qu’au fond, qu’importe le motif de sa colère. Je mérite toutes les foudres. Sur la route de mes idées, je n’ai pas été exempte de responsabilité dans la réalisation d’atrocités. Avant d’être sûre de ce que je voulais, de ce que je défendais et de comment je comptais m’y prendre, j’ai laissé le feu et la fougue de la jeunesse me corrompre. J’ai failli.

Des mots sortent, par bribes. Je suis à moitié intelligible, mais mes lèvres ne peuvent faire mieux. J’ai si mal aux tibias qu’il me semble que mes dents sont occupées à ronger ce qui reste de mes os.
– La dernière fois que je l’ai vue,
et tout craquelle
c’est quand Valiné nous a quittés.
et tout se tait
Une préfète de Gryffondor pleurait dans ses bras.
et tout se meurt
J’ai rien vu, rien vu depuis, arrête !

Ce sont les derniers mots que je parviens à formuler avant qu’un tremblement m’ébroue. J’ai le coeur en glaise et le souffle court.

Je ne suis pas parfaite, j’en suis consciente. J’ai même fini par accepter d’être un monstre sur le plan émotionnel. Comment peut-on jamais se sentir en paix avec ça ? Être mère m’a aidée à réaliser tout ceci, et si certains soirs je languis à l’idée de reprendre quelque torture, j’ai appris à me contrôler. Ce n’est pas son cas. Etant passée par là, je comprends à demi. J’attends. J’attends que l’ouragan s’amenuise. Mon corps se rompt peu à peu, les fractures m’éconduisent loin de la raison, me conduisent à lâcher des hurlements indécents.

L’accalmie ne vient pas. Peu à peu, la monstruosité s’empare de mon corps. Les poils recouvrent la peau d’un rouge vif. Un cri tranche, plus féroce que passif. Presque un aboiement. Je perds l’usage de la parole et d’un raisonnement humain. Je dresse mon œil aveugle vers le monstre qui m’attend, en miroir. Je vais le déchiqueter, lui faire payer cette haine dont il m’a criblée.

Ma transformation, ma transformation je savais qu’elle viendrait. Mais pas ce soir. Elle ne devait pas survenir ce soir. Je n’étais pas prête, et c’est sa faute si ma sanité saute à nouveau dans les abysses. Si le démon m’habite à présent. Il paiera le vol de mon humanité par la perte de sa vie. Si les jumeaux me voyaient, ils le sauraient. Ce soir, leur mère est morte. Ne reste de moi que la sauvagerie, l’aberration et l’ignominie. Je me jette sur lui, tous crocs dehors. A ton tour de brûler, Malin.
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Re: Vieux locaux
Jacob G. Kenway, le  Mer 3 Avr - 19:22



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« J’ai rien vu depuis, arrête !  »

Assez. N’en demande pas plus, ne prends pas davantage. Elle a donné tout ce qu’elle n’avait pas. Assez maintenant. Tu entends ses os se craqueler et tu vois sa chair se mouvoir. Elle souffre et ses yeux aveugles se perdent dans la douleur. Et toi subitement tu vois Clair. Tu es parti trop loin, as frappé bien trop fort. Elizabeth ton Dieu est ta Subsitance. Cette vérité est inscrite dans ton nom, elle en devient ta nature. Une force et une préservation qui ne dépend plus de toi, et pourtant ce soir Jacob te fait croire qu’il t’a abandonné. Pourtant ce soir, il agit envers et contre Lui. Ce soir, tu te fais sainte et martyr. Et comme eux tu es prête à mourir.

Regarde Jacob. Regarde, je t’en conjure. Cette femme s’est faite Serpent et se tord au sol. Et toi tu l’observes, tu es un peuple malade et mourant qui observe un serpent de bronze dans le désert. Tu tombes à genoux, tu baisses les yeux sur ce qu’elle est venue et de détresse, tu lui caresses les cheveux. Ouvre les yeux et regarde bordel. Ton coeur se déchire, le sien s’accélère: il n’y a plus rien pour ralentir le processus. Tu veux fuir, je le sens et je le sais. Mais moi, je te veux là. Je veux que tu vois ce que tu as fait. Je veux que tu vois ce que je t’ai fait faire. Que tu voies la vérité en face. Elizabeth est maintenue sur le dos, et sa cage thoracique s’enfle et s’ouvre ; elle se contorsionne pour lui faire pousser des ailes osseux sur le ventre. Des ailes qui lui permettraient de s’en aller, de s’élever vers une autre réalité. Nous le savons tous les deux : la chose qui resterait dans ce corps n’aurait rien de ce qu’elle a été.

Reste. Juste une seconde de plus. Imprègne toi de cela, et souviens-toi de ce que tu viens de lui arracher : le choix d’une première transformation. Sa bouche se tend, son sourire de douleur s’élargit et ses yeux vitreux se comblent de veines mêlés à du venin. Reste une seconde de plus, que la beauté de la chose ne passe pas à la trappe. Ses bras se disloquent et s’allongent, et le râle qu’elle pousse souffle le pourquoi. Son corps se couvre progressivement de poils et ses vêtements se déchirent. Et tandis qu’elle se perd sous ce corps que tu découvres, je t’autorise enfin à fuir. Fuis. Cours, loin. Tu fouettes ta baguette dans l’air et informules un #Bombarda. La détonation fait rugir les murs; tu entends au loin le loup vrombir. Glisse, cache toi. Tes sueurs sont plus froides que le métal contre lequel ton corps s’appuie.

Ecoute. Le silence. Il est là autour de toi. Fermons les yeux. Rien. Tu entends la fumée de béton. Tu entends ton coeur, tu entends ton corps et tes poumons. Tu entends ta peur.  Tu entends
                                                                                                 rien.
Pourtant elle est là. Tu le sens. Tu sens la m*rde. Celle dans laquelle je t’ai mise et honnêtement je n’ai aucune idée de comment t’en sortir. J’ai une idée de beau, de bien ; je n’ai aucune idée de vrai.  Je suis partagé entre te faire du bien et te faire une petite frayeur.  Alors concentrons nous pour te sortir de là. Tu entends quelque chose frapper le sol avec force et fureur et tu sais que ça s’approche. Cours.

Tu n’as d’autre défense. Vis ta fuite. D’un autre #Bombarda tu frappes le sol et tombe un étage en dessous. Et tu cours...

… Encore. On fait au mieux. Et le mieux que je t’ai trouvé c’est de t’y abandonner. Alors. Je souris. A l’idée de te faire peur. Prends ta baguette, place la sous ton menton. Qu’est-ce que tu ressens ? Je t’ai fait une promesse et je ne compte pas la tenir. Il est temps d’en finir, à armes égales. Je te promets, c’est un mal pour un bien. Je te promets encore, tout ira bien. #Versipellis Sempra. Et j’ai l’air d’avoir de la compassion pour toi. Pourtant je ne fais que te mentir. Je t’ai promis de ne pas te garder longtemps là-dedans. Je t’ai promis du bon et du bien. Je t’ai promis de te libérer de la Dame. Mais mes intentions ne sont pas aussi pures, tu m’amuses et je m’en excuse. Dans ton rien créatif et dans ce chaos façonneur tu n’as qu’une chose à me dire :

Arrête. Et je ne peux pas.
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