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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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A la nuit tombée...
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Mangemort 13
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Mangemort 13, Dim 6 Mar 2016 - 17:51


Ayant envie de goutter à la saveur de la nuit, il se laissa emporter rue après rue vers sa destination. Marchant dans la nuit à son aise, il avait envie de punir quelqu’un. Une pulsion intérieure le bouscula de l’intérieur lui disant de poursuivre son chemin. Au coin d’une rue, une lueur étrange était apparente. Le vent soufflait plus que de raison faisant bouger les lumières du quartier dans tous les sens. Les morceaux de fer se frottaient laissant un bruit strident s’éloigner dans la rue. La rue était quasi déserte et seuls quelques habitués se parlaient. Le vent frappa à plusieurs reprises ses vêtements laissant des bruits drapés s’échapper dans la nuit noire. Encore quelques maisons à passer et il serait à destination. Allait-il avoir la chance de croiser un frère où l’autre au repère ? Bonne question ! Seule la chaleur de l’alcool imprégnait son esprit comme ce dernier allait imprégner les tissus du séduisant jeune homme dans quelques instants.

Plus qu’une rue et il serait au terminus d’une longue balade. Il emprunta pour cela, une rue perpendiculaire qui menait directement à la sortie du village, là ou se trouvait la fameuse bâtisse. Tournant le coin, il fut bousculé par un ivrogne de seconde zone. Ses beaux vêtements étaient couverts d’un liquide à l’odeur forte. Le parfum qui se dégageait des fripes n’était pas encore dérangeant mais le fait de savoir qu’il était sale, l’ennuyait profondément. Il n’aimait pas paraître négligé. L’ordre et la propreté étaient deux choses à respecter… sauf en combat. Relevant sa tête vers l’inconnu, il l’entendit faiblement.

- « S’cusez moi m’bon m’sieur, z’ne vous avé pas vu ! » accompagné d’un toussotement profond et d’une main baladeuse.

Exaspéré par tant de bêtises humaines, il sentit la colère monter en lui. Il n’y avait pas grand-chose à faire à part se laisser aller. Ce n’était pas très bon de lutter contre ses démons. Ce que le vieux ignorait c’était que sous son masque de mangemort, Treize avait un sourire vainqueur. Il était même limite en train de baver de joie.

- Mais je vous excuse mon bon monsieur, laissa-t-il d’un ton rassurant avant de lui assener un coup de poing en pleine mâchoire à la manière des moldus. Oh excusez-moi de vous avoir fait mal, enchaîna-t-il.

Reprenant le cours de ses idées, il s’agenouilla sur sa victime. Il lui sourit et le regarda dans le blanc des yeux. Il allait apprendre à s’excuser avec classe dès à présent. Il colla sa future victime contre une façade. A sa merci, Matricule Un/Trois se sentit heureux. Il aimait avoir du pouvoir sur les autres mais il n’avait pas de temps à perdre !

Avada Kedavra

Un filet vert sorti de la baguette du mage noir. Les filaments se formèrent lentement au bout de la baguette pour jaillir brusquement en direction du vieillard. Il fut frappé de plein fouet par cette lumière verte. Pas un bruit se fit entendre,… juste le bruit sourd d’un impact.
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Linoa Pluma
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Linoa Pluma, Dim 6 Mar 2016 - 19:15


Un bruit d'impact. Puis, une voix tremblotante et toussoteuse qui s'éleva dans la rue, semblant apparemment s'excuser. Une autre voix naquit, une voix douce. Prise d'imprudence, Linoa se pencha légèrement pour observer la scène. Deux hommes se tenaient non loin, assez proches l'un de l'autre, l'un titubant et le deuxième vêtu de manière très sombre. Linoa frissonna. Se pouvait-il que l'aura maléfique vienne de lui, alors qu'il parlait d'une voix si douce ?

— Mais je vous excuse mon bon monsieur
, disait-il d'ailleurs, laissant penser à la jeune fille que c'était l'autre qui lui était rentré dedans.

Et brutalement, sans prévenir, l'homme sombre décocha à l'autre un coup de poing d'une violence inouïe, projetant l'ivrogne au sol. Linoa dut se plaquer la main sur la bouche pour retenir un cri.

— Oh excusez-moi de vous avoir fait mal.

Le ton employé paraissait tout de suite beaucoup plus cruel. Impuissante, Linoa le vit s'abaisser sur sa victime, puis le plaquer contre un mur, la baguette à la main. La baguette. Linoa se souvint brusquement de l'existence de la sienne, et la sortit de sa poche, tremblotante. Si l'homme cruel continuait de blesser l'autre, elle allait devoir intervenir. Elle allait devoir s'opposer à lui.

— Avada Kedavra

Un éclair vert. Puis l'obscurité.

Ce n'était pas possible.


Linoa vit le corps à présent sans vie s'affaisser sur lui-même et s'écrouler dans un impact sourd. Ses muscles perdirent alors leur force, la maintenant à peine debout, comme si elle s'était effondrée en même temps que la victime. Le bras qui tenait sa baguette retomba le long de son corps.

Ce n'était pas possible.

Elle ne respirait plus, ne bougeait plus, ses yeux ne clignaient plus, obsédés par la vision du corps recroquevillé sur le sol. Elle aurait voulu se réveiller, là, tout de suite. Ce n'était pas possible. Pas possible qu'un homme puisse avoir utilisé le Sortilège de la Mort ici, à Pré-Au-Lard, juste sous ses yeux, et pour la seule raison d'une petite collision en rue. Pas possible. Réveille-toi, Linoa.

Pas possible.

...

Il sembla s'écouler une éternité avant que le choc se dissipe légèrement et que Linoa constate qu'elle était toujours à quelques pas, à rien du tout d'un homme qui venait d'en tuer un autre sans aucun scrupule. Etait-ce humainement possible ? Jamais Linoa ne l'aurait pensé. Quelque conscience retrouvée, elle se rendit compte qu'elle devait s'éloigner au plus vite de cet individu parce qu'elle craignait pour sa propre vie. Toujours tremblante, elle entreprit de reculer. Un pied. Puis l'autre. Puis...

*poc*

Non...

Elle venait de buter sur une pierre, qui avait joyeusement résonné dans le silence morbide de la rue. Linoa se décomposa. Il était tout simplement impossible que l'homme sombre ne l'ait pas entendu... Im-po-ssi-ble. Et dans ce cas, fuir était totalement inutile. Elle ne savait pas transplaner, et n'avait rien d'autre à sa disposition que ses faibles jambes tremblantes... Elle était perdue.

Alors, se mordant la lèvre tellement fort qu'elle en saigna presque instantanément, Linoa serra plus fort sa baguette et fit un bond hors de l'ombre de la façade, se retrouvant face au meurtrier, la baguette brandie dans sa direction. Elle le regarda avec des yeux pleins d'effroi mais aussi de détermination, sans prononcer un mot, prête à se défendre du mieux qu'elle le pouvait avant de succomber.

Affronter la mort d'en face.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Mangemort 13, Mar 8 Mar 2016 - 10:14


Le sort lancé, il vit sa victime être frappée de plein fouet par la lumière verte. Elle venait à peine d’être touchée, qu’il pouvait entendre le silence régner dans la rue. Il n’y avait plus un souffle de vie aux alentours en dehors de sa propre respiration. Amusé, il regarda le cadavre par terre et commença à rire, sans se retenir, comme s’il venait d’entendre une bonne blague. A la suite de ça, il donna un coup de pied dans les côtes de la personne pour voir si cette dernière était bien morte. Aucune réaction… Un air satisfait se profila à l’horizon sur le visage du sang-pur. Décontracté et libéré, il craqua ses doigts pour signaler qu’il avait parfaitement accompli sa mission. A ses yeux, c’était comme si rien ne s’était passé. La routine s’installait, malheureusement dans sa petite vie. Aurait-il du procéder différemment ? Torturer sa victime ? Pas le temps de faire ce genre de choses en pleine rue. Que faire à ce moment-là ? Perdu, il décida de poursuivre son chemin. Il répondrait à toutes ces questions un peu plus tard, quand il sera un peu plus en état de le faire.

« Poc »

Intrigué par le bruit, il décida de se diriger vers son origine. Un témoin ? Pas question de laisser trainer quelques preuves de son passage dans les rue de Pré-au-Lard. D’un pas énergique, il avança plus rapidement vers sa destination. Qu’allait-il bien trouver ? Un petit animal égaré ? Un humain bien trop curieux ? Le vent qui s’exprimait ? Il allait tout de suite le savoir.

Dix mètres, la distance diminuait à chaque pas. Il sortit sa baguette, prêt à faire feu sur ce qu’il pouvait bien trouver. Huit mètres. Il saisit sa baguette fermement pour commencer à la pointer sur un point précis. Quoi ? Il ne le savait pas encore. Six mètres. Quelque chose apparaissait dans le creux d’un mur. Quoi ou qui ? Il ne savait pas encore mais au vu de la taille, il avait devant lui un humain. Quatre mètres, un visage féminin apparaissait. Qui était-ce ? Trois. Deux. Impact.

D’un geste sournois, il fit un mouvement de baguette et lança sans tarder un Terrorim sur la personne. Hurle. Souffre. Au contact des yeux, il avait remarqué que la peur habitait ce corps de gamine. Encore une élève qui s’était perdue à pas d’heure en dehors de l’école. Ca en devenait une manie… Hélas, il ne pouvait pas la tuer sous peine d’éveiller les soupçons. Que faire de cet individu, du coup ? Dans un premier temps, il décida de la laisser éprouver les pires peurs de ce monde. Il réfléchirait un peu plus tard à ce qu’il allait faire d’elle.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Linoa Pluma, Mer 9 Mar 2016 - 11:18


- Terrorim

La jeune fille n'eut même pas le temps de penser à se protéger que le sort l'atteignait déjà de plein fouet, lui faisant lâcher sa baguette. Elle recula d'un pas sous l'impact, et eut à peine l'occasion de s'interroger sur les effets de ce sortilège qu'elle ne connaissait pas que ces derniers commençaient déjà.

Tout d'abord, elle devint comme aveugle. Toute la lumière du monde sembla s'envoler, disparaitre, pour l'abandonner aux ténèbres. Puis, elle devint sourde. Le rire qui résonnait encore dans la rue peu de temps avant s'éteignit, laissant place à un silence étouffant. Les jambes de Linoa cédèrent sous la panique, et ses genoux butèrent douloureusement contre les dalles froides du sol. Sans qu'elle ne puisse voir ce qui se passait, elle se sentit brusquement terriblement oppressée, comme si elle était entourée d'êtres malfaisants qui la regardaient en se moquant d'elle. Horrifiée à l'idée de ne pouvoir voir ou entendre ce qui s'approchait d'elle, la jeune fille tendit les mains sur les côtés, et ces dernières butèrent contre des parois lisses et glacées, dangereusement proches. En tâtonnant, les parois étaient partout, devant, derrière, mais aussi au-dessus d'elle. Elle était enfermée. Prisonnière.

Si elle n'avait pas été sourde, Linoa était sûre qu'elle aurait pu entendre les êtres malfaisants ricaner à l'extérieur de sa prison tandis qu'ils profitaient du spectacle. Toujours à genoux, l'adolescente tenta de repousser comme elle pouvait les murs autour d'elle ; mais alors, les parois commencèrent sournoisement, subrepticement à se resserrer. Son sang se glaça, tandis qu'elle constatait en tendant les bras presque spasmodiquement autour d'elle, à l'aveuglette, que l'espace qui lui était accordé se réduisait de seconde en seconde. Bientôt, elle n'allait plus en avoir assez pour pouvoir respirer. Bientôt, elle allait mourir.

Impuissante, Linoa s'enfonça les ongles dans le crâne et hurla.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Mangemort 13, Jeu 10 Mar 2016 - 0:55


Touchée par le sort, la demoiselle ne le savait pas encore mais elle allait passer un sale quart d’heure… Ce qui fit rire le mage noir. Le spectacle serait de qualité et afin d’en profiter un maximum il décida de s’agenouiller aux pieds de sa victime pour la regarder de près. Il allait scruter le moindre mouvement de la brune, le moindre regard voire le moindre tremblement. Allait-elle crier ? Il l’espérait ! Mais quel était le but de tout ceci ?  Tout simplement de se délecter de la scène à venir. Certains trouvaient du plaisir au lit avec une fille, lui éprouvait du plaisir dans la contemplation du mal. Chanceux qu’il était, il allait pouvoir observer la détresse de près et apprécier chaque seconde qui allait à présent s’écouler. Après tout, elle l’avait bien méritée cette gourgandine. Que foutait-elle caché dans le creux d’un mur ? Si ce n’était pas pour espionner, quelle en était la raison ? Rien n’arrivait par hasard, il l’avait appris à ses dépens.

Assis au premier rang, une pièce de théâtre en deux parties se jouait devant lui. Spectateur de luxe, il ne pouvait manquer aucun détail, ce qui était plaisant ! Il essaya à plusieurs reprises de capter les yeux de la Serdaigle afin de  voir si ses prunelles se révulsaient face à cette crise de terreurs. Il aurait temps voulu éclater le crâne de la miss afin de voir ce qu’il s’y passait. Est-ce que son cerveau se comprimait ? Pouvait-on voir quelque chose de spécifique lorsqu’une personne était dans cet état ? Des questions auxquelles une réponse était souhaitée. Hésitant, il serra sa baguette impulsivement. Se faisant violence à plusieurs reprises, il décida de ne pas aller plus loin dans ces expériences. Prendre plaisir à la regarder était déjà le plus beau cadeau qu’elle pouvait lui faire. Cette sensation était tout aussi stimulante qu’une soirée en bonne compagnie.

Treize commença à sentir la chaleur monter en lui. Il éprouvait un réel plaisir à voir cette demoiselle souffrir. Le mal étant en lui et rien ne pouvait l’arrêter lorsque le train était en marche. Mais hélas pour lui,… le temps s’écoulait bien trop rapidement. Et rester à découvert avec tous ces cris n’était pas une bonne idée. Il rompit le maléfice et se dit qu’il aurait, encore, la chance de la croiser dans les couloirs de Poudlard. Elle ne le reconnaitrait pas mais lui n’aurait aucun mal à la retrouver.

- A très bientôt !, glissa-t-il dans le creux de l’oreille de la douce.

Il espérait que le message avait été reçu cinq sur cinq. Sans tarder, il modifia ses plans et alla s’enfoncer dans la noirceur de la nuit en courant. Impossible de transplaner dans Poudlard, il allait devoir retourner au château comme un simple moldu… A pieds.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Linoa Pluma, Sam 12 Mar 2016 - 23:56


Des mains osseuses et crochues, putréfiées, sortaient du sol et saisissaient à présent la jeune fille de toutes parts, lui lacérant les jambes, le ventre, les bras. Linoa hurlait de douleur et de frayeur, et se débattait comme une furie pour échapper aux mains. Tirée par ces dernières, elle roula violemment au sol, offrant son dos aux ongles crochus et aiguisés qui y plongèrent avec délice. Nouveaux hurlements. Les vêtements étaient déchirés, et les lambeaux se collaient au dos poisseux de sang. Ce n'était plus qu'une question de temps avant que les choses l'entrainent vers les profondeurs de la terre, vers les profondeurs de l'enfer...

Et soudainement, les mains se retirèrent. Tout disparut.

Linoa se retrouva allongée sur le sol, haletante, la cage thoracique se soulevant à une vitesse phénoménale. Ses yeux ouverts recouvrèrent la vue. Elle était vivante.

— A très bientôt
, fit soudainement une voix doucereuse au creux de son oreille.

Le sang de la jeune fille se glaça. Incapable de bouger, ses membres se mirent à trembler tandis qu'elle entendait des bruits de pas s'éloigner, résonnant dans la rue pavée. Puis, quand ils se furent éteints, Linoa resta étendue là pendant ce qui semblait être une éternité. Une éternité pour comprendre que l'agresseur était parti ; une éternité pour se rendre compte qu'elle voyait. Qu'elle entendait. Qu'elle était bel et bien en vie.

Ce qui n'était malheureusement pas le cas de la personne qui se trouvait allongée à côté d'elle.


Dans un élan d'horreur, Linoa se redressa et s'éloigna précipitamment du cadavre, progressant sur les genoux. Ses membres étaient endoloris, mais... ses vêtements n'étaient pas déchirés. Et son dos, ses jambes, son ventre, tout son corps était intact. Douloureux, mais intact. Alors, elle se souvint du sortilège. "Terrorim". Tels en étaient donc les effets : des illusions de peur. De douleur. Une sorte d'endoloris psychologique dont la jeune fille n'avait jamais entendu parler.

Maintenant, elle le connaissait.

Elle se plaqua contre le mur, dans l'ombre, et ramena ses bras autour de ses genoux en fixant le mort avec des yeux exorbités. Le mort. Il était MORT. Sous ses yeux. M.o.r.t. Linoa ne pouvait y croire, ne pouvait croire qu'elle se tenait à proximité d'un cadavre encore chaud, dont la vie venait d'être retirée sans scrupules par un homme masqué à cause d'une simple bousculade. Mort sans réelle justification. Mort sans avoir eu le temps de s'exprimer. La jeune fille commença à se balancer d'avant en arrière, comme pour sentir qu'elle était bien vivante. Et elle... Pourquoi n'était-elle pas morte ? Qu'est-ce qui avait retenu l'homme de la supprimer, elle aussi, alors qu'elle avait assisté à la scène ? Son jeune âge ? Ou le courage dont elle avait fait preuve en sortant de l'ombre pour lui faire face ?

Petit à petit, la peur disparaissait pour laisser place à d'autres sentiments. Tout d'abord, l'interrogation : qui était-il ? Que signifiait son masque, et sa présence à Pré-Au-Lard ? Et puis : pourquoi ? Pourquoi avoir tué un homme ? Pourquoi ne pas l'avoir tuée, elle ? Pourquoi être parti aussi brusquement ? Et les interrogations menaient à la colère : un homme avait tué un autre homme sans aucun remords, sans même se poser de question. Un homme l'avait torturée en lui balançant un sortilège terrifiant, en lui imposant les pires hallucinations. Un homme... s'était permis d'avoir l'emprise sur d'autres hommes, et de décider pour eux de leur sort. Et même de leurs pensées.

De façon prévisible, la colère mena à la haine. Linoa haït alors cet homme sombre de toutes ses forces, de tout son être. Elle était envahie de ce sentiment tout nouveau pour elle, qui surpassait tous les autres, les anéantissant sur son passage dévastateur. La haine rasait tout : la peur, les interrogations n'avaient plus d'importance. Qu'importaient les raisons de ses actes ; à cet homme, Linoa ne trouvait et ne trouverait jamais aucune excuse. Elle le haïssait. Et tout ce dont elle avait envie, c'était de... c'était de...

Terrorim. C'était ça. Tout ce dont elle avait envie, c'était de lui rendre la monnaie de sa pièce. De lui faire connaître ce qu'elle avait connu. De se venger, et de venger également l'homme innocent qui était mort ce soir. L'envie de vengeance. Encore un sentiment nouveau. Linoa tremblait à présent de tout son corps, de froid, mais aussi parce qu'elle était noyée sous tous ces sentiments nouveaux qui avaient un goût à la fois amer et... grisant ? Etait-ce le mot ? ...

Mais brusquement, tout s'éteignit, et ne resta que le vide. La peine. La fatigue. Linoa ferma alors les yeux et se laissa choir sur le côté. Sa tête cogna contre les pavés du sol et elle resta allongée là, inconsciente.

Jusqu'à ce qu'on la retrouve.

Fin du RP.
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Kohane Werner
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Kohane Werner, Jeu 7 Avr 2016 - 12:27


PV avec Shela Diggle

Tard. Il est tard lorsque je quitte enfin les Trois Balais. J'étouffe un bâillement alors que je referme soigneusement la porte derrière moi. La soirée a été mouvementée, il y avait beaucoup de monde. Mais maintenant, c'est fini. Je vais pouvoir rentrer me mettre au chaud, sous la couette, dans la haute tour des Gryffondors.

J'ajuste mon manteau, le boutonne jusqu'en haut. C'est qu'il fait frais à cette heure-ci. Je m'assure que mon sac est bien sur mon épaule et me met en route. Le ciel est plutôt dégagé. Les étoiles son belles et le fin croissant de lune brille au-dessus de Pré-au-lard. Je m'arrête un instant pour le regarder, me demandant si c'est le premier ou dernier quartier. Après une petite réflexion j'en déduis que la lune décroisse. Bientôt, dans quelques nuits, elle ne sera plus. Puis elle reviendra, en un cycle éternel. Naitre, vivre, mourir, renaître... Est-ce là également le destin des Hommes ? Renaissons-nous vraiment une fois que nous sommes morts ? Je n'ai jamais vraiment cru aux histoires de réincarnations et tout le tralala. Quoique, en regardant l'Histoire, on peut quand même avancer des arguments en faveur de la renaissance de l'Homme. Celui que tout le monde surnommait Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, Lord Voldemort, n'a-t-il pas ressuscité alors que tous les croyaient bel et bien parti ? Bon, d'accord, il n'était Jésus et il y avait une explication logique à ce phénomène. Enfin, logique chez les sorciers, évidemment. Parce que parler d'Horcruxes à des Moldus, leur dire que ces objets porteurs de la magie la plus noire peuvent permettre à un homme de ne jamais mourir complètement paraîtrait complètement absurde à leurs yeux.

Plongée dans mes pensées, je continue de marcher. L'artère principale de Pré-au-lard est pleine de vie. Certaines bars sont encore ouverts, les gens déambulent, heureux. Je les regarde un instant, sans m'arrêter de marcher. Je les envie presque. Je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être parce que maintenant, c'est moi qui sers les bièraubeurres et non plus moi qui les achète et les avale. Parce que c'est moi, désormais, qui regarde les gens faire les fête aux 3B et non plus moi qui fais la fête dans un bar.
Mais bon, en même temps, ce n'est pas plus mal comme ça. J'aime ce que je fais et c'est ce qui compte, non ?

D'un pas mécanique, je m'éloigne de l'artère principale. Je sais que c'est plus court en passant par-là. Par un dédale de ruelles assez sombres et étroites. Cela pourrait paraître dangereux mais je n'ai jamais eu de problème en rentrant tard, le soir, après mon service. Alors pourquoi se passerait-il un truc aujourd'hui, précisément ? De plus, la lune qui continue de briller sur le village semble me surveiller, me protéger presque. J'esquisse un minuscule sourire.

Je m'engage donc dans une ruelle, d'un pas léger, pressée d'arriver au château. Vite, mon lit, ma couette, mon oreiller. Et dodo. A poings fermés. Parce qu'on est samedi, que demain c'est dimanche donc repos. Sauf qu'il va falloir que je fasse mes devoirs... mais peut importe, grasse mat' avant tout !

L'air frais me fouette le visage, rosissant légèrement mes joues. Mais la couleur ne se voit pas dans le noir. Et j'avance, confiante en ma bonne étoile. J'ai toujours eu de la chance. Peut-être un peu trop, d'ailleurs. Un peu trop de chance qui me met un peu trop en confiance...
Enfin, de toutes les façons, la vie est belle, non ?
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Shela Diggle, Jeu 7 Avr 2016 - 14:08


Rire tonitruant. C'est d'toi qu'il sort, apparemment. Et t'en es fière, tu pavanes, tu danses et cabrioles sans même jamais te reprendre - pas de mépris parce que le ridicule n'existe pas, il n'est que norme pointée du doigt, un rien parmi d'autres. Hébétée on s'arrête, et tu recommences, ferme-la un peu, tu veux ? Non. Pas d'enjeux pas d'échange, compromis il n'y aura que lorsque tu auras quelque chose à m'offrir. Arrête au moins de tanguer, fais la dure la haute la noble, c'te blague, comme si l'on devait s'en soucier. Des autres. Même du tien, d'avis, je devrais peu m'en faire. Tu gueules et grondes et cries, jamais n'agis, tu as la haine et la raison, j'ai le corps le cœur, je tourne en rond. J'ai la voix, aussi. Tu crois ? Nouveau rire, profondément humain. Aucun autre spectateur que moi-même pour assister à ce désœuvrement. Ils sont partout. Dans ma tête. Donc nulle part d'autre ? Si l'unique vérité est celle à laquelle nous adhérons alors peut être. Je peux dire que oui. Je peux choisir. Il est pouvoir de celui que l'on a sur soi, et qu'est il par rapport au reste ? Tout dépend de l'emprise qu'à le reste sur soi. Rien n'a de sens en vérité. N'a de sens que ce qu'on souhaite donner. Pour s'offrir un vague confort, immuable entourage et entourant, paysage que l'on façonne à sa façon, accepter ne pas accepter s'en contrefoutre. Pour s'offrir peut être une espèce de normalité, une idée presque objective à tous - mais rien ne l'est, il est seulement apaisant de le croire. Une photo est objective. Pas les yeux qui la regardent. Les yeux fixés dans un crâne dont l'intérieur pense aime hait grogne imagine invente moule décide - fonctionne. Rouler à terre.

Basse respiration vils poumons, point assez forts pour supporter, pas vrai. Devoir s'appuyer pour se relever, rager contre tout, ou rien, ce que vous souhaitez, d'un corps malade qui subit les assauts de l'esprit, d'un corps qui n'est plus assez dur pour supporter les suivants parce que l'esprit s'échine à combattre, vociférant palabres inutiles et détruisant le reste mais cela, je n'y penserais qu'autrement demain. Reposée. Décuvée. Peut être. D'où je sors il m'importe peu l'passé est terminé et le futur encore loin moi c'est l'maintenant qui m'importe et penser il ne faut pas, il ne faut pas, jamais. Tout est dangereux, tout risque d'amener à penser puisque tout recèle d'un quelque chose qui risque d'en attirer d'autres; souvenirs ou désirs, et d'un sujet à l'autre voler jusqu'à se perdre. Se fermer au monde alors, ne plus entendre voir sentir ressentir, ne plus vivre, rire. Bizarrement. Marcher. Parce que le mouvement permet l'anéantissement, des sens, concentration, oublier l'intérieur, ne percevoir que la fusion des membres qui s'actionnent, rouages huilés dont l'effet l'effort ne sauraient se faire ardus que par la non-efficacité de la machine, bonne pioche. Toujours du beau dans le mal, pas vrai. Toujours une excuse, pour n'pas faire, n'pas tenir, de promesse. Mais soudain une ombre. Tentateur spectateur qui s'immisce sur mon plateau, et elle est vive, bien trop rapide, à elle s'accrochent déjà des choses ? Ombre ennemie. Ombre brune qui s'échappe mais non, l'on ne fuit pas si vite parce que tu vas les emporter, ne t'en va pas, arrête, ne t'en va pas, NE T'EN VA PAS. STOP. Courir et rattraper la bête, de celle qui pourrait, me faire du mal, défendre, se défendre, gronder sourdement T'as pas le droit, coup de poing sur son visage, son profil, j'étais derrière puis à gauche. Le plus. Violent. Possible.
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Kohane Werner
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Kohane Werner, Jeu 7 Avr 2016 - 21:35


C'est un sentiment vraiment étrange qui nous envahit quand tout bascule. Lorsque, au coin d'une rue, au coin d'une vie, tout s'effondre. Tout part en miette, comme un château de carte sur lequel on aurait soufflé. Il suffit d'un rien pour que, d'un seul, il ne reste justement plus rien.
Une seconde avant, la vie est belle. Et ensuite, les ténèbres se referment sur vous, vous enlacent, vous embrassent. J'embrasse mon rival, mais c'est pour l'étouffer. Les ténèbres sont là, elles surgissent au moment où vous vous y attendez le moins. Elles se dressent devant vous et vous ne pouvez plus fuir. Elles vous attrapent et, minute par minute, seconde par seconde, s'occupent de vous dépecer, de dépecer votre chair, votre espoir, vos rêves. Elles arrivent alors que vous pensiez que tout irait pour le mieux. A moins qu'elles n'aient été toujours là et que ce soit seulement vous, qui étiez incapable de les voir. Toujours est-il qu'elles sont là, elles vous attrapent par la gorge au détour d'une rue, au détour d'une vie.

T'as pas le droit
La douleur fulgurante d'un coup de poing au visage. Je sens le sol se dérober sous moi. Je sens mon corps partir. Partir vers l'infini. Partir dans le noir. Vers les ténèbres. Tout tourne puis tout tombe. Ma joue entre en contact avec le dallage froid de la rue. Le dallage humide de la nuit. Je retombe lourdement, sans rien comprendre. Mon sac a glissé de mon épaule. Je le sens, lui aussi, retomber lourdement sur le sol.
Mal. Partout. Je ne sais pas où. Violence inouïe. Pour la deuxième fois de ma vie, j'ai peur. Vraiment peur. Je reste au sol, sonnée. J'ai mal. Mes sens sont brouillés. Mille questions se bousculent en moi. Qui ? Pourquoi ? Qu'ai-je fait ?
J'ai mal. Très mal. Je me demande si je ne saigne pas. Je ne sais pas. Je ne vois rien et ne ressens plus rien. Sauf la douleur. Je reste étendue au sol, allongée de tout mon long. Ma tête a heurté le dallage mais heureusement, j'ai eu le réflexe de la protéger. Néanmoins, je continue d'avoir mal. Et surtout peur.

Je veux me relever mais mon corps ne m'obéit plus. Et peut-être est-ce mieux ainsi. Peut-être vaut-il mieux rester prostrée. Ne pas attirer la colère de l'autre. Rester calme. Respirer doucement. Calmer les battements de son coeur. Ne pas attirer la fureur de l'autre. Avec un peu de chance, ce n'était l'histoire que d'un coup de poing. Avec un peu de chance, l'autre va partir, sans rien dire. Sans un mot, sans une explication. Mais aussi sans un nouveau coup. Avec un peu de chance, il s'en ira et laissera tranquille... Oui, avec un peu de chance, il partira.

Je reste au sol, immobile. Je ne sais plus quoi faire. Je suis seule, dans une ruelle sombre. Je suis allongée par terre. Face à un inconnu. Je ne parviens même pas à relever la tête pour essayer de voir à quoi il ressemble. De toutes les façons, il fait nuit. Je ne verrais qu'une ombre.
La douleur s'estompe peu à peu mais la peur redouble. J'aimerais qu'il me croit morte. Mais bien évidemment, on ne meurt pas d'un coup de poing. Je ne sais plus où j'ai mis ma baguette. De toutes les façons, je n'ai pas la force de l'attraper. Je ne sais plus quoi faire. Une sueur froide coule le long de mon dos. J'ai peur.

Je garde les yeux grands ouverts rivés sur le sol noir de nuit. Je ne dois pas lâcher. Rester consciente. Calme. Analyser. Personne n'a aucune raison de m'en vouloir. Je vais m'en sortir.
Je cherche, par mon esprit, ma bonne étoile. Où est-elle ? Qui viendra me sauver, cette fois ? William West n'est pas là, avec moi, comme il l'a été lorsqu'un Mangemort a attaqué les Trois Balais. Il ne me sauvera pas. Je vais devoir me sauver toute seule. Alors ne pas bouger pour le moment. Laisser passer et voir. Peut-être que l'autre me laisser étendue de tout mon long dans cette ruelle. Alors je me relèverai. Et je partirai, massant mon visage endolori.
Peut-être que ma bonne étoile est toujours avec. Toujours, encore aujourd'hui, encore maintenant. Elle me sauvera. Je reviendrai, saine et sauve dans la tour des Gryffondors. Je me coucherai, en un seul morceau. Sous la couette. Je fermerai les rideaux du lit à baldaquin et je partirai au pays des rêves. Tranquille.

Mais pour l'heure, je suis allongée sur le dallage froid et glauque. Et j'attends ma sentence.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Shela Diggle, Ven 8 Avr 2016 - 13:38


Et elle s'effondre. Ma respiration est courte, saccadée. C'est bon. C'est bon. Elle est à terre. Elle ne bouge plus. Elle n'emporte rien avec elle et ne peut te faire de mal. S'efforcer de retrouver un souffle normal. De calmer ses nerfs, desserrer ses poings. Ils sont minuscules. Saillants. Si petits qu'ils n'avaient pu lui faire trop de mal, pas vrai. Pas vrai ? Elle n'avait pas mal. Je l'ai juste arrêtée. Parce qu'elle n'a pas le droit. Tout va bien. Tout retourne dans l'ordre - initial parce que l'ordre n'est qu'un instrument de mesure. Silence. Arpenter la rue, vide, vidée, sentir la machinerie de la tête tourner à vive allure, mal au crâne, et pourtant ne rien saisir au vol, il n'y a rien à travailler, les rouages tournent dans le vide et n'écrasent aucune information, pas plus qu'ils n'en libèrent. Ca bouge et ça tremble et pourtant rien. Rogne rage remplissage, d'idées, frayeurs noires qui s'élèvent au-dessus, plexus solaire et bien plus haut, terreur ou erreur mais peur d'avoir eu tord, peut être qu'il ne faudrait pas la laisser à terre - ou la laisser tout court. Peut être qu'elle s'éveillera bientôt et qu'elle me frappera plus encore, qu'elle s'emportera plutôt qu'elle n'emportera, mes pensées, et je ne veux pas être mangée. Vraiment pas.

Arpenter la rue et réfléchir trop trop vite trop mal peut être j'espère, ou non, n'sais pas, n'sais jamais rien, n'est ce pas, imbécile. Sortir sa baguette, animal en cage, aller, venir, aller venir aller venir, ranger sa baguette. Le fait qu'elle ne bouge pas m'avait rassurée. Désormais il me fait gronder, sourdement. Pourquoi ne bouge-t-elle ? Un piège. A trap. Je ne veux pas me faire trapper/attraper. L'immobilité n'est plus de bon augure. C'est mal. C'est dangereux. Sortir sa baguette. Pourquoi tu ne bouges pas ? Voix d'enfant. Caprice. Exécrable chantage pour l'autre qui ne sait si bouger il est bon ou non. Moi même ne sais vraiment trop. Si elle bouge, elle veut se battre. Si elle ne bouge pas, elle veut m'avoir. Par surprise. Je n'aime pas les surprises. Agir en première plutôt qu'ensuite et trop tard, perdu ton tour, elle a encore droit au sien, te laisse pas marcher dessus, te laisse pas perdre, agir plutôt que vendre sa peau. Un son plaintif, quémander une réponse, la meilleure option, s'approcher du corps à genoux, hésiter, changer la baguette de main et finalement décocher un nouveau coup de poing. Tu fais peur ! Je suis l'enfant sauvage qui transforme en méchant ce qu'elle ne comprend pas. Mais j'ai raison.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Kohane Werner, Sam 9 Avr 2016 - 10:14


Bruit confus. Bruissement. Il s'éloigne. Non. Il est toujours là, près de moi. Je sens sa présence, tout tout près. Il est là. Il va, il vient, il va, il vient. Comme s'il ne savait que faire de moi. Comme s'il ne savait que faire après un coup de poing.
Pars je supplie pars.
Et je ne bouge pas. J'écoute. Je l'écoute. Rassurée lorsque ses pas s'éloigne. Apeurée lorsqu'ils reviennent.
Va t'en !
Mais non, il est toujours là, menaçant. Ombre indistincte, sans visage, sans sexe, sans identité. Je ne sais pas qui c'est.
Il arpente la rue, va, vient, va, vient. Il me tourne autour. J'ai l'impression qu'il me regarde comme un morceau de viande. A quelle sauce vais-je te manger, ma petite ?

Mes poings se crispent. J'ai peur. Il ne semble pas en avoir fini avec moi. Que lui faut-il d'autre ? Que veut-il d'autre ?! M'avoir frappée ne lui suffit pas ?! La colère se mêle à la crainte. Incompréhension. Je veux me relever et lui faire face. Lui dire que je ne me laisserais pas faire. Mais j'en suis incapable. Plus rien ne fonctionne chez moi. Hormis mon esprit qui turbine à cent à l'heure.

Pourquoi tu ne bouges pas ?

Je réprime un frisson. Il a parlé. Ou plutôt elle a parlé. C'est une voix de fille. Une voix inconnue. Jeune. Qui est-ce ? Pourquoi ?
Je ne sais pas si sa question est réelle ou simplement rhétorique. Et si elle s'énervait en m'entendant parler ? J'hésite. Dois-je répondre ? Que faire ? Comment savoir quel comportement adopter pour m'en sortir le mieux possible ?

J'hésite et je ne donne aucun signe de vie. Pas un son ne passe le seuil de mes lèvres. Mille mots se bousculent en moi. Mille mots qui aimeraient sortir et que je retiens. Pourquoi tu... Va t'en... Laisse-moi... Veux rentrer... Qui es-tu... Pourquoi...Pourquoi...Pourquoi moi ?

Soudain, je sens l'ombre s'accroupir près de moi. Jamais elle n'a été aussi proche. Et ça me fait très peur. Je devrais bouger. Me relever pour éviter une nouvelle attaque. Du coin de l'oeil, je la vois changer un objet de main. Sa baguette. Veut-elle me lancer un sort ? Où est ma propre baguette ? Je dois me protéger.

Mais avant que j'aie le temps de penser plus, nouvelle douleur. Nouveau coup. Brutal. Violent. Encore. Encore mal. Encore sonnée. Gémissement de douleur. Les larmes qui embuent les yeux. Qui veulent s'échapper. Larmes de douleur.
Je me replis sur moi-même, toujours allongée au sol, comme pour me rentrer dans ma carapace de tortue. Je ne veux pas. Je ne veux plus. Veux plus qu'elle me fasse mal comme ça. Sans raison. Sans explication.

Tu fais peur !

Si ce n'était pas moi, la victime de ce spectacle lugubre et glauque, j'aurais ri de cette phrase. Est-ce de l'ironie de la part de l'ombre ? Pourquoi ferais-je peur ?
Alors que je me recroqueville, je repense à sa première question. Pourquoi tu ne bouges pas ? Est-ce le fait que je reste immobile qui l'effraie ? La peur fait faire au gens les choses les plus folles. Et je comprends que si je continue comme ça, si elle continue à se cacher derrière ce prétexte, elle continuera de me frapper parce qu'elle se verra proie et moi chasseuse.

Je ne veux plus avoir mal alors doucement, je me relève. Je suis désormais assise sur le dallage sombre enveloppé de nuit. Tout mon corps est endolori. Mes muscles ankylosés d'avoir été trop tendus et contractés. Des larmes de douleur perlent au coin de mes yeux.
Je suis au même niveau qu'elle. Mais je ne distingue que très peu ses traits dans le noir. Elle me fait peur. Je suis à son bon vouloir. Toute ma volonté propre semble avoir été aspirée par la terreur. Je sais que pour ne plus avoir mal, je suis prête à tout. A faire tout ce qu'elle veut. Je n'ai plus aucun contrôle sur moi.

Je reste assise sur le sol, tremblante. Je veux partir. Mais elle ne semble pas vouloir. Veut pas...

Doucement, je porte ma main à ma joue endolorie. Je la masse.
Mal, laissé-je échapper.
Et je me tais. J'ai peur de l'énerver si je parle. Alors je reste muette. Je la laisse commander parce que je n'ai pas d'autre choix si je veux survivre.

Elle est là, maîtresse de toutes choses cette nuit. Et moi, je lui suis soumise par la peur et la souffrance.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Shela Diggle, Dim 10 Avr 2016 - 23:44


Et elle bouge. Lentement. Elle se relève et je me redresse, méfiante. Mais elle a bougé. Pas de piège. Pas de surprise. Elle ne semble pas se vouloir physiquement agressive. Pour le moment. Essuie une main sur sa joue, peut être plus, ne regarder qu'en biais, zieuter le reste de son corps, zieuter un possible mouvement dangereux. Noirâtre. Méchant. Je guette, tout, rien, la chose qui me fera bondir. Ordonner sa respiration qui ne sait se faire. Le souffle amène le cœur, lui qui se débat aussi. Tendue. Il fait sombre, le sol est froid, mais se mettre debout est risqué. Pas de pied pas d'cheval. Attaquer les genoux, les flancs. Mieux vaut rester là, surveillance; peut être que lui faire peur à elle la ferait rugir. Mal. Physiquement démantelée ? Pas sûre. Dangereux de se risquer en une pareille entreprise, trop incertaine. Elle a une voix, détruite, c'est ça ? Peut être. Alors qu'elle a commencé. Reculer lentement, sur les genoux, un peu, juste assez, plus de rayon physique, seule une baguette pour la/me toucher. Ou un immense saut en avant.

Une vague animale. Elle est ombre et m'en a peut être déjà dérobé. Pour m'insuffler le souvenir puis les pensées. Penser est dangereux et me souvenir tout autant, elle est dangereuse m'est dangereuse et m'a peut être déjà volé. Mais à terre elle a bougé parlé, elle ne veut être agressive ou agressée. Je crois. Evaluer les possibilités, les chances de s'en tirer sans que par derrière elle ne revienne, sans qu'entre temps elle s'enfuit avec mes idées. Froncer les sourcils, s'enfoncer en une profonde réflexion. Préférable peut être il serait de la laisser là, trop cassée pour qu'à ma poursuite elle ne se lance. Mais préférable d'abord de quémander son dû et s'enfuir sans trop de mal, commis reçu renié. Rend-moi le. Le ton n'est plus teinté de l'ivresse effrayée, il est calmé, presque doux. Simple. Laisser une possibilité aux deux de repartir quittes et à moi de fuir loin de cette ombre. Rendre tout de même à la main droite son arme.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Kohane Werner, Lun 11 Avr 2016 - 14:56


L'ombre recule, toujours sur les genoux, comme apeurée, méfiante, inquiète. Elle ne recule pas de beaucoup. Juste assez pour qu'elle soit hors de ma portée physique. Je la regarde. J'attends. Respiration la plus calme possible. Contrôler ses tremblements.
D'un geste lent, je touche ma baguette coincée dans la poche de mon manteau. Je ne la sors pas. Si je peux éviter le conflit, ce sera mieux. Je ne sais pas me battre, de toutes les façons. Je ne sais pas... je suis impuissante. Alors ne pas la provoquer et attendre, calmement.
Le bois de ma baguette me rassure cependant un peu. Si jamais elle m'attaque de nouveau, j'aurai un chance de me défendre. De m'en sortir. Et si je me relevais, maintenant ? Et si je courais, de suite ? Et si je m'enfuyais ? Et si...? Non, pas encore. Je n'ai pas encore l'occasion. Elle me rattraperait. Me le ferait payer.

Je reste immobile pour ne pas lui donner une autre raison de dire que je fais peur. Pour ne pas lui donner une autre raison de me frapper. Ne pas bouger. Ne. Pas. Bouger.
Je veux lui demander ce qu'elle veut. Qu'est-ce que tu veux ? Mais je reste muette. Je vais finir par comprendre. Je vais finir par comprendre pourquoi elle m'a agressée comme ça, sans une explication.

Rend-moi le.
Comment ? Je ne comprends pas. Son ton a changé. Il est calme, presque doux. Et ce n'en est que plus effrayant. Pourquoi cette soudaine douceur alors qu'elle vient, par deux fois, de me frapper ? Alors que j'ai encore mal au visage de ce qu'elle m'a fait ? Que j'en garderai certainement une trace physique pour quelques jours, un souvenir pour l'éternité.

Lui rendre quoi ? Que veut-elle dire ? Je ne réponds pas. Je réfléchis. Et je me dis qu'elle m'a peut-être confondu avec quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui a quelque chose à lui rendre. Mais...
Je secoue doucement la tête, comme pour donner une réponse négative. J'ouvre la bouche. Je veux parler. Lui demander. Rien. Rien ne sort et je reste encore muette, dans la nuit. Muette face à elle. Face à la peur.

Je me reprends. Elle attend une réponse. Du moins je crois. Elle attend quelque chose. Il faut que je le lui donne ou ça tournera très mal. Sauf que je ne comprends pas ce qu'elle me demande. Quoi ? Quoi ? Quoi ? Que veux-tu ?!
J'inspire profondément l'air frais nocturne. Je calme mes tremblements. Je calme mon cerveau qui turbine à deux cents à l'heure en allant dans tous les sens. Et je me reprends.
Quoi ? je parviens à articuler, d'une voix éraillée, brisée.
Silence. Il faut que je continue. Que j'aille jusqu'au bout. Ne pas l'énerver. Surtout pas. Etre diplomate. Cette fille est bizarre. Agressive et craintive, chasseuse et proie, forte et fragile. Je dois me montrer plus forte qu'elle malgré la peur, la crainte de souffrir encore plus. Me montrer plus forte pour qu'elle me laisse en paix. Pour cela, je dois trouver le courage de parler.
Te rendre quoi ? je demande finalement.

Je réprime un nouveau tremblement. Ca y est. La question fatidique est posée. Et si cela l'énervait encore plus ? De toutes les façons, je n'ai aucun moyen de savoir ce qu'il faut faire et pas faire. Alors je demande. Je tâte. Et peut être qu'au lieu d'aller mieux, ça deviendra pire.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Shela Diggle, Jeu 14 Avr 2016 - 15:45


Elle reste immobile, bien trop, secoue soudain la tête, fait une bulle. Elle refuse ? Me fendre d'une moue, le visage se décompose. J'aurais pu partir et elle aussi. Au lieu de quoi elle cherche la confrontation. Délirante envie de m'échapper en courant, mais pas sans ce qu'elle a dérobé. C'est une ombre. Elle est mauvaise. Luit de quelque chose de sombre et d'indiscernable presque, mais je le vois. J'ai toute ma tête. Elle est celle qu'il faut mettre à terre, celle qui n'aspire qu'à de vils desseins, celle que je devrais fuir car elle ressemble à mon monstre. Qui aspire lui la tête, ou le ventre, ou les deux, les deux sont égaux de toute façon. Si la cervelle fait tourner l'entreprise, ce sont les entrailles qui guident et décident, volent la vedette, elles qui insufflent la peur et le désir, couronnent l'amour et émoustillent de joie. Quoi ? Elle ne veut capituler, horreur et destruction - nécessaire. Elle est angoissante, tapie dans sa propre noirceur, et que veut-elle exactement ? Puisqu'elle a ce qu'elle souhaite. Qu'elle pourrait s'enfuir. Qu'elle parle tout de même, et c'en est inquiétant. Te rendre quoi ? Elle sait très bien, puisqu'elle l'a pris. Elle me nargue ? Me targue de ne pas l'approcher ? Se relever rapidement, gestes brusques, tête bancale, on tangue et ne comprend plus, rien, à rien, on sait qu'elle est là qu'elle attend qu'elle entend, qu'il faut agir, n'pas s'laisser marcher dessus, le prendre, le dessus, faire en sorte que, qu'elle, perde, reste à terre me rende à moi-même et s'enfuir ensuite, vite, si vite, filer comme le vent.

- Arrête triturer sa baguette de reculer encore parler encore un peu, perdre la tête MAINTENANT ! Fitilla ! Fermer les yeux.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Kohane Werner, Lun 18 Avr 2016 - 12:59


En une demie-seconde, je comprends que j'ai fais le mauvais choix. Wrong. Game over. Try again...
Mais que pouvais-je dire d'autre ? Que pouvais-je faire d'autre puisque je ne sais absolument pas de quoi elle parle. Mer**, Mer**, Mer**... Fuir. Je sens qu'il faut fuir. Tant pis si elle me court après. Revenir dans l'artère principale, là où il y a du monde. Là où la foule me protégera. Elle n'osera quand même pas...
Souffle court. Il faut que je réagisse. Ca sent pas bon du tout là... tout semble virer dans le sens inverse de ce que j'espérais. Alors...
Arrête... commença l'ombre.
Je la vis triturer sa baguette comme si elle se décidait à l'utiliser. Sortir la mienne pour me défendre ? Ou rester immobile dans l'espoir qu'elle ne fasse rien tant que je ne l'aurais pas provoquée ?
...de...
Et elle recule. Elle s'en va ? Vais-je enfin pouvoir respirer librement ? Eviter l'affrontement ?
...parler...
Encore plus loin. Encore, elle s'éloigne. Un peu. Un peu plus loin. Pars... pars. Va t'en.
...MAINTENANT !

Et tout se passe vite. Si vite que je ne vois rien venir. Tout me tombe dessus comme si tout le douloureux univers avait décidé de s'écrouler sur moi. Je n'entends même pas sa formule mais je ressens immédiatement les effets de son sort qui m'atteint de plein fouet.
Pas assez réactive. Je ne suis pas assez réactive. Je ne sais pas me battre. Je n'ai jamais appris et je ne me suis jamais vraiment battue. Et elle veut se battre.

En un éclair, je ressens comme des brûlures mais je ne sais pas où, je ne sais même pas si c'est vrai ou si ce sont juste des brûlures internes. La seule chose que je sais, c'est que j'ai terriblement mal. Et qu'à présent, les larmes que j'ai sans cesse voulu retenir coulent sur mes joues. Larmes de douleur. Je serre les dents. Veux pas crier ou gémir. Veux pas lui donner cette satisfaction. Me relever. Attaquer. Partir...
Mais comment faire lorsque je ne sais pas me battre ? Je ne veux pas la confrontation. Je veux juste fuir. Lâche, peut-être mais au moins, je n'agis pas inconsciemment. Je sais parfaitement mes limites. Et je sais parfaitement que si l'ombre est expérimentée en combat, jamais je ne m'en sortirais. Ma mâchoire est toujours douloureuse de ces deux coups de poings, mon corps brûle toujours de son sort. Je ne peux pas rester plus longtemps.

Rassemblant toutes mes forces, je me relève brusquement. Mon corps quitte le dallage froid et effrayant et je me retrouve campée sur mes jambes tremblantes. D'un geste que j'essaie de faire aussi assuré que possible, je sors ma baguette de ma poche. Bluffer... ne pas dire que je n'y connais rien. Ne pas lui donner l'impression qu'elle est plus forte, qu'elle est supérieure. Et juste défendre ma peau. L'immobiliser, la ralentir, pour avoir le temps de partir.


#Everte Statum !

C'est le premier sort qui me vient en tête. Je n'ai pas le temps de me repasser tous les sorts que j'ai appris de façon totalement théorique. Agir, le plus vite possible. Agir, fuir et pleurer ensuite. Quitter cet Enfer. Quitter cette ombre.
Comme dans un film au ralenti, je vois mon sort partir. J'entends mon battre comme un tambour qu'on aurait mit à la vitesse la plus minime possible. Je ne voulais pas le confrontation. Et je ne la veux toujours pas. Mais pour m'en sortir, cette fois-ci, il va falloir que j'use de mon peu de savoir en sortilèges et de mon inexpérience en combat. Mon baptême de feu, en quelque sorte.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Shela Diggle, Mar 19 Avr 2016 - 17:44


Rouvrir les yeux, un instant, un centième de seconde, comme s'il était possible de donner le laps de temps exact, vérifier qu'il atteint sa cible, qu'il se charge de l'ombre et qu'il la blesse, qu'il lui fasse payer son vol, qu'elle finisse par s'incliner, seulement me rendre ce qui m'appartient et je m'en irais. Le sort. Point le feu tout à fait mais sa blessure, sa langue sur ou dans la peau, la méchante plaie qui n'est pas ouverte mais préférerait l'être. Je n'souhaite pas combattre. N'importe quel mouvement me ferais fuir. Je veux lui échapper, et tant pis pour les parcelles accrocheuses accrochées les mangeurs d'âme et le reste, la nostalgie et les souvenirs le monde entier peut être qui s'y est collé, qu'elle a odieusement gardé, qu'il vaut mieux laisser pour ne pas perdre, je crois. Se débattre. Insidieuses idées qui s'affinent, elles cherchent, me cherchent ? continuent et mordent, - je - m'étrangle. Tousse et reviens, ouvre grand les paupières, souhaite des prunelles immenses, des yeux qui de leurs orbites s'échappent, presque, qu'elles voient, qu'elles puissent promettre, bouffer comme l'objectivité d'une photo, promettre que ce qu'elles envoient soit réel, qu'il ne s'agit d'aucun monstre errant et mauvais, d'aucune chose plus dangereuse que ce qu'elles annoncent ; la nuit. Et l'ombre. Qui s'est relevé, subitement. Subitement subir, aussi, recevoir le coup de plein fouet, tomber en arrière.

Boum. Coucou, c'est toi. T'es encore là. Alors bouge. Craindre, un nouveau siège, craindre bien plus que pour ses idées, hésiter à se lancer, à corps perdu, l'est déjà, mais bien trop plus peut être. J'te les laisse. Un souffle, un autre pour se relever, chanceler, lueur folle, elle est terrifiante, dans le/mon regard. Reculer en trébuchant. Chercher une issue, une ruelle adjacente. Souhaiter ne pas être emportée. Les choses cruelles sont dangereuses, parce qu'elles n'estiment aucune autre existence que la leur. Et elle ne peut être humaine non plus, pas même vraiment physique. Rien a deviner dans ses yeux, dans ses mouvements. Peut être qu'elle a été imprimée par Folie.
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