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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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A la nuit tombée...
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Shela Diggle
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Shela Diggle, Mar 19 Avr - 17:44


Rouvrir les yeux, un instant, un centième de seconde, comme s'il était possible de donner le laps de temps exact, vérifier qu'il atteint sa cible, qu'il se charge de l'ombre et qu'il la blesse, qu'il lui fasse payer son vol, qu'elle finisse par s'incliner, seulement me rendre ce qui m'appartient et je m'en irais. Le sort. Point le feu tout à fait mais sa blessure, sa langue sur ou dans la peau, la méchante plaie qui n'est pas ouverte mais préférerait l'être. Je n'souhaite pas combattre. N'importe quel mouvement me ferais fuir. Je veux lui échapper, et tant pis pour les parcelles accrocheuses accrochées les mangeurs d'âme et le reste, la nostalgie et les souvenirs le monde entier peut être qui s'y est collé, qu'elle a odieusement gardé, qu'il vaut mieux laisser pour ne pas perdre, je crois. Se débattre. Insidieuses idées qui s'affinent, elles cherchent, me cherchent ? continuent et mordent, - je - m'étrangle. Tousse et reviens, ouvre grand les paupières, souhaite des prunelles immenses, des yeux qui de leurs orbites s'échappent, presque, qu'elles voient, qu'elles puissent promettre, bouffer comme l'objectivité d'une photo, promettre que ce qu'elles envoient soit réel, qu'il ne s'agit d'aucun monstre errant et mauvais, d'aucune chose plus dangereuse que ce qu'elles annoncent ; la nuit. Et l'ombre. Qui s'est relevé, subitement. Subitement subir, aussi, recevoir le coup de plein fouet, tomber en arrière.

Boum. Coucou, c'est toi. T'es encore là. Alors bouge. Craindre, un nouveau siège, craindre bien plus que pour ses idées, hésiter à se lancer, à corps perdu, l'est déjà, mais bien trop plus peut être. J'te les laisse. Un souffle, un autre pour se relever, chanceler, lueur folle, elle est terrifiante, dans le/mon regard. Reculer en trébuchant. Chercher une issue, une ruelle adjacente. Souhaiter ne pas être emportée. Les choses cruelles sont dangereuses, parce qu'elles n'estiment aucune autre existence que la leur. Et elle ne peut être humaine non plus, pas même vraiment physique. Rien a deviner dans ses yeux, dans ses mouvements. Peut être qu'elle a été imprimée par Folie.
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Kohane Werner
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Kohane Werner, Jeu 21 Avr - 17:17


Le ralenti s'interrompt brusquement et d'un seul coup, tout file, tout s'enchaîne, brusquement, brutalement, violemment. Comme si le temps arrêté voulait à présent reprendre ses droits. Rattraper son retard.
Mon sort fait mouche et l'autre, l'ombre, mon ennemie se le reçoit de plein fouet. Tombe. Abasourdie. Sonnée ? Le temps de fuir ? Partir le plus vite, le plus loin possible ?
Passer le revers de sa manche contre sa joue trempée de sueur et de larmes. Sentir son coeur battre, continuer de battre. Vivante. je suis vivante. Et l'autre se relève.

Je serre ma baguette un peu plus fort, si fort que j'ai l'impression que mon sang ne circule plus. Je serre les dents, m'efforce de calmer mon souffle et ma peur.
J'te les laisse.
J'ouvre de grands yeux. Ai-je bien entendu ? Oui... oui... l'ombre recule, trébuche, recule, part, s'enfuit. Chancelante, elle s'en va. La nuit, bientôt, l'engloutit. Elle disparait. Ce n'est pas vrai... Comment y croire ? Comment réaliser ?

Petit à petit, je sens toute mon adrénaline disparaître, fondre, s'évaporer. Et la douleur refait surface. La mâchoire, le corps qui a brûlé. Tout revient. Les larmes. Larmes remontent, embuent à nouveau le globe oculaire, prêtes à déferler. Larmes d'incompréhension bien plus que de douleur.
Je rester là, debout, sur des jambes tremblantes à contempler sans y croire la rue où je l'ai vue disparaître. Elle m'a attrapée, au coin d'une vie, sans raison. M'a blessée sans rien dire. Pourquoi m'en vouloir ? A quoi bon continuer de me poser la question maintenant ?

D'un geste lent et mécanique, je reprends mon sac, remets à l'intérieur son contenu qui s'est rependu au sol lorsque l'objet et lourdement tombé. Je l'époussette, lisse mon manteau, arrange ma coiffure. Comme si rien ne s'était passé. Et pourtant... pourtant mon visage en porte encore les marques. Le sang sec, la sueur, les larmes, les hématomes...

Je fais demi-tour d'un pas lent, extrêmement lent. J'ai l'impression d'être comme dans un rêve sauf que j'ai bien plus mal que si c'était un simple rêve. Ou plutôt un cauchemar. Je ne comprends pas encore comment tout ça a pu être réel. Comment... je ne sais pas et je n'ai plus la force de réfléchir.
Fermant à demi les yeux, je reviens vers l'artère principal. Au diable le raccourci. Ne plus prendre autant de risques.
J'inspire et expire difficilement. Je suis vivante.

~Fin du rp~
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Mangemort 39
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Mangemort 39, Mer 27 Avr - 12:10


[PV Riri Vacuitas]


Pas de masque et pas de visage. C’était votre idée. Une fois dans la grotte vous vous preniez la tête dans les mains, plissiez les yeux et tentiez une fois encore de faire disparaître les reliefs de votre peau. Pas de nez, pas de lèvres, pas de sourcils. Vous auriez aimé y parvenir. Mais c’était vraisemblablement impossible. Si vous pouviez faire rétrécir et agrandir ces parties de votre corps à votre guise à présent, vous ne pouviez entièrement les faire disparaître. Sans doute parce qu’il s’agissait de caractéristiques fondamentalement humaines.

De rage vous jetiez votre baguette quelques mètres plus loin, l’entendant rebondir sur les parois de la grotte. Mais vous vous en vouliez aussitôt. Car seul le clair de lune produisait une lumière suffisante pour vous permettre de voir quelque chose. Et vous deviez bien farfouiller durant cinq minutes avant de mettre la main dessus. Et la main gauche uniquement. Car avec la droite vous auriez pu la saisir à pleine main sans même vous en rendre compte. Bêtise sur bêtise.

Vous vous étiez rendu dans cette grotte dans l’espoir que la solitude vous accompagne et vous ressource. Première erreur. Vous aviez alors tenté les transformations sans parvenir à vos fins. Deuxième erreur. A présent vous étiez en colère et aviez bien envie de passer vos nerfs sur quelqu’un. Alors, sans prendre le temps de réfléchir, vous sortiez de la grotte et envoyiez un #Periculum dans l’espoir d’attirer un curieux. Troisième erreur. Vous ne saviez ni combien ils seraient, ni si vous pourriez les battre. Car il ne s’agirait pas de moldus, pas si près de Poudlard et Pré-au-Lard.

Trop tard de toute manière. Alors vous vous concentriez, modifiant vos traits une énième fois. De longs cheveux bruns et lisses. Un visage plus fin. Peu importe la couleur des yeux on ne la verrait pas de très près. Vous travailliez davantage le nez et la bouche pour les rendre plus féminins. Et vous attendiez. Peu importe qui se présenterait, il serait persuadé de trouver une femme, charmante et seule, assise sur un rocher près d’une grotte abandonnée. Non, ça ne sentait pas le piège du tout.
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Riri Vacuitas
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Riri Vacuitas, Mer 27 Avr - 15:12


La nuit noir. J'étais partis avant le couvre feu. Il était tard, la tête dans ma capuche bleu. Je marchais vite, regardant souvent derrière moi. La peur d'être suivis ? La peur ne pas être seul ? La peur de ne pas pouvoir retourner en arrière ? Ou juste un sentiment prémonitoire ? Trop de questions. Le dos droit et le regard baladeur. Chaque lueur est observé et décrypté par mon regard vert. Je me dirige vers une grotte, seul. Je ne sais pas à quoi ressemble mon interlocuteur mais ça ne me fais pas peur. Mes sens sont en alertes, mais mon être est calme, trop calme. Un homme ? Une femme ? Quelqu'un. Des coups de vents, des pas qui s’enchaînent rapidement. Pensés torturante, bienveillante, malfaisante, encourageante. Lumière rouge dans le ciel, mon contact ? Mon signal ? Qu'est-ce que je fais ? Je m'arrête là ?

* Quelle est cette lumière ? Cette étincelle ? Un Periculum à tout les coups. Mais est-ce vraiment pour moi ? Ce n'est pas plutôt quelqu'un en danger qui appel à l'aide ? Est-ce un piège ? Ma destination à eu des problèmes ? Où bien sa s'est passé différemment, un imprévus ? Je dois y aller ? Reculer ? M'enfuir ? Partir ? Arrête de réfléchir. *

D'un pas plus lent et plus prudent j'avance. Je me sers du décors et des ombres pour cacher mon avancé. J'essaye de faire le moins de bruit possible. Cette situation semble me plaire, une destination qui nous sort de terre. Je m'arrête, j'observe, je repars etc. Je me sens bien, le couvre feu est dépassé depuis longtemps. Le doute n'est plus permit. Au loin une grotte. A coté une personne. Mon intuition ne lui fait pas confiance ? Hum … Cette situation est étrange, mais à cette distance je n'arrive pas vraiment à la distinguer. J'avance à l'ombre et essaye d'être discret, de ne pas être vus. Je m'approche en mettant bien ma capuche, tentant de dissimuler mon identité. Qu'est-ce que je fais ? J'y vais ? Je me montre ? Nan, j'analyse encore un peu.

C'est une femme assise à coté d'une grotte, étrange et bien trop calme après cet appel lumineux. Est-ce que je la connais ? Peut être pas, si c'était quelqu'un de Poudlard ? Je pourrais être renvoyé. Je ne m'arrête pas trop sur ses attribut physique, juste ceux qui me permettraient de la reconnaître. Cheveux long brun et lisse. Je ne connais pas cette personne c'est sur. Je tente et je m'y aventure ? Soyons fou, au pire je meurt, une fois que je serais mort, je n'en aurait rien à faire d'être mort de toute façon. Toujours capuchonné je sors de l'ombre, peut être m'avait-elle déjà vue, peut être pas, je ne le savais pas de toute manière. J'avance jusqu'à être m’arrêter plusieurs mètres devant elle. A travers ma robe Serdaigle j'ai la main sur ma baguette, prêt à la dégainer, juste au cas où … yeux dans les yeux, regard blasé comme à mon habitude.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Mangemort 39, Mer 27 Avr - 20:09


Vous attendiez patiemment, regrettant de ne pas avoir sous la main une cigarette. Car votre patience avait des limites. Les étincelles lancées vous comptiez les minutes. Les secondes même. Et le temps s’écoulait trop lentement avant que quelqu’un n’arrive. Car au moindre bruissement du vent, au moindre craquement de branche, au moindre chuchotis de feuilles, vous dressiez l’oreille et la laissiez retomber lourdement lorsque vous compreniez que ce n’était pas pour vous.

Et puis enfin il arriva. L’enfant curieux. Tel le Seigneur tombant du ciel, quoi qu’un peu plus âgé que le nourrisson que l’on présentait parfois en crèche. Hésitant, et de ce que vous pouviez voir, baguette en main. Hum… Un petit sourire s’afficha sur votre visage de femme. Il était prudent. Trop curieux, certes, mais prudent.

- La curiosité est un vilain défaut sais-tu ?

Sans doute le savait-il, ou il n’aurait pas la baguette en main. Mais avant même de répondre, il devrait sans doute être surpris par le ton de votre voix. Car vous aviez choisi de ne pas rendre votre voix plus aiguë, bien au contraire. Ce qui sortait de votre bouche angélique était bien une voix d’homme, de baryton, caverneuse, et se répercutant en écho contre les parois rocheuses.

La surprise passée, vous vous contentiez de vous lever, et rangiez même votre baguette dans votre manche. Facilement accessible, certes, mais plus là. Vous brandissiez même vos mains face à vous pour rassurer le gamin. S’il n’était pas trop naïf, il éviterait de se désarmer tout de suite tout de même… Mais autant essayer. D’autant que vous vous rapprochiez délicatement de lui, au point de vous retrouver à quelques centimètres à peine. Approchant votre visage du sien, vous lui releviez le mento du bout de l’index droit, tout en le fixant droit dans les yeux.

- Que penses-tu… Du monde dans lequel nous vivons mon enfant ? Ce regard terne et morne n’indique rien qui vaille… Serais-tu désintéressé ? Totalement ?

A mesure que vous scrutiez ses yeux, vos idées s’éclaircissaient. Vous écarquilliez les vôtres, ravi de sa présence, de la nuit, du clair de Lune, bref, de tout ce qui vous entourait. Et vous ajoutiez de votre voix grave un murmure « Même par l’Ordre Noir ? »
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Riri Vacuitas
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Riri Vacuitas, Mer 27 Avr - 21:26


« La curiosité est un vilain défaut sais-tu ? »

Une voix grave. Pourquoi ? Comment ? A t-elle modifié sa voix ou son physique ? Est-elle juste mal formé ? Sûrement une technique de métamorphose comme Esteban, heureusement que je l'avais rencontré à cette époque. Si non je n'aurais peut être pas eu cette pensée. Mais après tout je m'en foutais. La femme, monsieur ? Se leva et rangea sa baguette. Ce que je ne fis pas en retour. Je ne faisais confiance à personne de base, alors pourquoi faire confiance à une femme inconnue avec la voix grave ? Je la gardais précieusement, mon regard la fixant. Elle s'approche et la main qui tenait ma baguette voulait se lever vers cet être. Je commençais à la lever, puis je le rebaissa. Il était inutile d'être hostile, elle ne semblait pas l'être. Pas pour le moment le en tout cas. Je ne savais pas ce que cette nuit me réservait, ce que j'ignorais c'est qu'elle allait changer beaucoup de choses pour moi. Elle me touche le menton pour relever légèrement mon visage, en me regardant dans les yeux. Un regard que je ne saurais définir. Le mien ne changeait pas, il était stratégique d'essayer de ne rien montrer. La vérité c'était que cela m'amusais, pour le moment.

« Que penses-tu… Du monde dans lequel nous vivons mon enfant ? Ce regard terne et morne n’indique rien qui vaille… Serais-tu désintéressé ? Totalement ? »

* Pourquoi une t-elle question ? Qu'est-ce qu'elle cherche derrière ça ? Je veux dire, que cherche t-elle réellement ? Me le dira-elle ou devrais-je torturer mon esprit des centaines de nuits pour obtenir la réponses ? *

« Même par l’Ordre Noir ? »

* Je crois que j'ai une partie de la réponse. *

Tout cela devenait intéressant, passionnant, stimulant ! Je me demandais quoi répondre, pleins de mots en vrac me traversaient l'esprit, je devais les ordonner. Ne la lâchant pas du regard je recula de trois pas, puis je commençais à faire les cents pas de gauche à droite. De temps en temps mon regard se perdait dans la nuit, dans le décors. Mais il finissait toujours par revenir sur cet être. Des fois mon regard vide de type blasé, des fois un regard un peu arrogant, à la limite de la provocation. Je n'ai pas froid, je me sens bien, je suis bien, je suis serein. Je sens mon cœur battre à un rythme normal. Je me décide de répondre, prenant ma voix froide et calme.

« Cela t'intéresse réellement ? Que cherche tu as découvrir ? A lire ? L'Ordre Noir ? Je ne pourrais pas te dire si j'en suis désintéressé, je ne sais que trop peu ce qu'il fait pour emmètre un jugement. »

J'avais tutoyé cette personne. Je lui avais parlé comme à un pote. Un pote auquel je parle froidement, mais à un pote quand même. Je n'avais pas répondu à sa question. J'attends sa réaction aux miennes, et j'attendais surtout qu'elle me la repose.

« Pourquoi ce parchemin ? La lumière rouge, c'était toi ? Pourquoi ? Et toi, pourquoi l'ordre noir ? »

Je me stop net, la regarde droit dans les yeux. Mon regard change, il devient un regard qui défie le sien. Comme-ci que nous faisions un combat de personnalité, un combat de questions, d’interrogations. J'attendais patiemment la suite. Patient en surface, mon esprit était impatient.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Mangemort 39, Jeu 5 Mai - 19:30


Vous vous plaisiez dans cette peau féminine. Comme si vous revêtiez un costume de théâtre, vous jouiez votre rôle avec plaisir et même brio. Vous étiez féminine, gracieuse, vous preniez le temps de marcher, de prononcer chaque syllabe. Seule votre voix trahissait votre appartenance réelle à l’autre sexe mais quelle importance ? Vous aviez en vous tous les atouts pour séduire le jeune homme.

Car vous aviez eu de la chance, oui, de tomber sur un jeune homme. Et vous aviez eu du flair surtout. En laissant tomber ce parchemin dans Poudlard, vous auriez pu vous exposer à de gros risques. Mais cela n’aurait rendu Kholov que plus parano. Avec un peu de chance le gosse était tombé dessus et n’en avait parlé à personne. Il lui appartenait aujourd’hui de choisir dans quel camp se placer. Mais s’il avait fait le déplacement, sans doute était-il déjà intéressé.

Après lui avoir posé la question néanmoins vos espoirs déclinèrent. Vous étiez patient.e oui mais pas suffisamment pour le laisser réfléchir à sa guise. Sans doute devait-il mener un débat interne long et vigoureux, à moins qu’il ne comprenne tout simplement pas la question. Horreur, malheur, sur tous les élèves de Poudlard vous étiez tombé sur l’imbécile de service…

Impatiente, vous retourniez vous asseoir sur votre rocher. Vos mouvements n’étaient plus empreints de grâce et de délicatesse mais vifs et secs. Vous fouilliez rapidement votre cape pour trouver une cigarette. S’il ne parlait pas, vous n’alliez pas lui offrir plus de mots. Alors vous la mettiez en bouche, l’allumiez du bout de votre baguette et tiriez avidement sur la cigarette. Cela aurait pu expliquer votre voix après tout, si vous étiez une grande fumeuse.

Lorsqu’enfin il ouvrit la bouche, votre curiosité ne fut pas suffisamment satisfaite. Il posa des questions en retour et refusa de répondre aux vôtres. Très bien. Puisqu’il souhaitait jouer au plus fort… Discrètement, puisque vous aviez repris votre baguette en main, vous lanciez un Plasticinum sur ses vêtements. Même technique que pour entraîner 87, le principe était de les resserrer, pour qu’il se sente étriqué. Pour qu’il comprenne qui était le patron. Restait à voir si cela fonctionnait. En attendant, vous n’aviez plus qu’à répondre.

- Le parchemin avait pour but d’arriver à Poudlard et de tomber sur n’importe qui. D’attirer quelqu’un ici ou de provoquer le chaos. Tu es venu, cela a fonctionné. Quant à l’Ordre Noir si tu ne comprends pas les raisons c’est sans doute qu’elles te dépassent… Connais-tu les précautions qui sont prises pour cacher Poudlard ? Ecole de magie oui mais école masquée surtout. Dont on ne peut pas parler. On ne peut informer personne de notre don, de nos pouvoirs. On ne peut pas ouvrir les yeux des moldus sur notre faculté à être plus forts qu’eux. Je lutte contre ces pratiques.

Ce résumé ne vous convenait pas cependant. Il était trop plat, trop morne, trop récité même. Vous tiriez une dernière fois sur votre cigarette avant de la jeter négligemment au sol et de retourner devant votre interlocuteur pour lui cracher la fumée au visage. Et m’approcher de lui en espérant que ses vêtements soient déjà en train de l’étriquer au possible.

- L’Ordre Noir est plus grand que nous, et lutte pour un monde meilleur. Pour un monde dans lequel nous avons notre place et où nous ne devons pas nous cacher. Ton indifférence de façade ne correspond pas à ta venue ici. Que cherches-tu ?
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Riri Vacuitas
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Riri Vacuitas, Ven 6 Mai - 18:10


Une petite lueur orangé au bout de ses lèvres. Lueur vacillantes. Une autre lueur apparut, elle semblait sortir de l'une de ses mains. Sa baguette venait de lancer un sort. Mais ça, je ne l'avais pas vus venir. A quoi je m'attendais ? J'aurais du m'y attendre, mais c'est une chose a laquelle je ne pensais pas encore à cette époque. J'avais en face de moi un Mangemort quand même. Ils ne sont pas réputé pour leur gentillesse. Le sort vint se poser sur ma robe de sorcier. Quel sort avait-il/elle lancé ? Ma robe se resserre petit à petit. Je l'ai ouverte dans un premier temps et avec un mouvement rapide et sur, puis je l'ai jeté en arrière pour pas qu'elle se resserre d'avantage sur moi. Malheureusement, ça ne s'est pas super bien passé. Elle décida de rester accroché à mon poignet droit. Oui, le poignet qui relie ma main droite au bras droit (forcement), autrement dit, la main qui tient ma baguette d’ébène. Me voilà un peux handicapé sur ce coups. Je me suis empressé de la lâcher pour qu'elle tombe de la manche et ainsi, la récupérer avec la main gauche. Je ne suis pas gaucher, mais je devrais toujours être capable de m'en servir. La sensation désagréable se transforme en une douleur continue et peux agréable.  Le vêtement à cessé de se resserrer, mais il semble ne pas vouloir regagner sa forme d'origine pour autant. Je fais mine de ne rien montrer, que tout va bien. Pourtant la douleur me dérange, j'ai toujours trouvé que c'était pire d'avoir un point gênant, plutôt que plusieurs. Notre esprit a plus de mal à oublier quand il doit se concentrer sur un endroit bien précis. Si ça avais été tout le corps, peut être que j'aurais eu moins de mal, mais ce n'était pas le cas.

Sa voix raisonne de nouveau, sa voix d'homme. Je relève la tête et le regarde de nouveau dans les yeux, ses yeux de femme. Il m'explique rapidement que le parchemin n'était qu'un hameçon. C'est aussi dangereux qu’audacieux. N'importe qui aurait pus venir, n'importe qui aurait pus le trouver. Un prof, le concierge, le directeur ou un élèves peux curieux remplis de bonne intentions. Il aurait put signer son arrêt de mort. Puis il m'explique comment vivent les sorciers … Merci mais tout ça je le sais déjà … mais surtout, il me révèle qu'il lutte contre cela.

* Il souhaite que les sorciers puissent se révéler au grand jour. Mais il à également l'air de vouloir prendre le dessus sur les moldus … *

Je comptais répondre, mais il m'en empêcha en s'approchant de moi et en me crachant sa fumé à la figure. Je détourna mon visage, je ne supporte pas cela … Puis ça me fais mal à la tête … Pas besoin d'être sorcier pour me lancer un tel sort … Puis il m'explique les objectifs de l'ordre. Suivis d'une question. Je prend un peux de temps avant de lui répondre. Je ne bouge pas, je reste droit, je lui fais face. Yeux dans les yeux. Ce poignet me dérange vraiment … Mon esprit cherche à se concentrer dessus à tout prix, il me demande de l'aider. Je ne dois rien montrer . Baguette dans la main gauche, je la relève légèrement pour qu'elle soit prête à me défendre si le besoin se fait sentir. Peut être que j'aurais du la déchirer cette robe … Mais j'aurais eu du mal à justifier cela à Poudlard.

« Un monde d'illusions. Rien n'est fiable, même pas vous et votre ordre. Personne n'est digne de confiance. Même pas vous et votre ordre. Chacun se bat pour ses intérêts, personne n'aide personnes. Personne n'aime personne. Je n'en ai rien à faire des gens. Même si deux personnes tente de me prouver le contraire (Coucou Erundil et Esteban). Tu me trouve désintéressé ? Je dirais que je n'en ai rien à faire de tout pour faire plus simple. La seule chose qui m’intéresse c'est progresser, devenir plus fort. Changer les choses. »

Je ne venais pas répondre à sa dernière question. Mais à une question plus ancienne. Le comprendrait-il ? Évidemment, c'est un Mangemort quand même, c'est forcement quelqu'un de puissant et d’intelligent. Mon cœur commença à s’accélérer, comme motiver par mes mots. Pourquoi ? Peut être que mon esprit avait le sentiment de mener un duel avec lyrics. Je n'avais pas peur, ou alors je me convainquais que je n'avais pas peur. Souhaitait-il que j'ai peur ? Je ne suis pas comme Asclépius.

« Qu'est-ce que je cherche ? Pourquoi je suis venus ? Peut-être que je suis curieux, peut être que je cherche à devenir toujours meilleur, toujours plus fort ? Les idéologies de votre ordre ne correspondent pas tout à fait à ma vision. Cependant, si ton ordre me permet de devenir plus fort, plus puissant … Il est possible que je le trouve intéressant, très intéressant même. »

Voix calme et regard qui ne faiblit pas. Un sourire en coin se dessine sur mon visage. C'est suffisamment rare pour le souligner. Mon poignet me dérange toujours. Je secoue doucement la main. C'est malheureusement inutile.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Mangemort 39, Mar 10 Mai - 22:21


« Un monde d'illusions. Rien n'est fiable, même pas vous et votre ordre. Personne n'est digne de confiance. Même pas vous et votre ordre. Chacun se bat pour ses intérêts, personne n'aide personnes. Personne n'aime personne. Je n'en ai rien à faire des gens. Même si deux personnes tente de me prouver le contraire.Tu me trouve désintéressé ? Je dirais que je n'en ai rien à faire de tout pour faire plus simple. La seule chose qui m’intéresse c'est progresser, devenir plus fort. Changer les choses. »

Un sourire se dessinait sur mon visage de femme. Cet individu avait beau se moquer de tout, il avait compris la moitié du monde, magique comme moldu. Chacun servait toujours ses propres intérêts. Sauf peut-être les Poufsouffle, mais vous étiez persuadé qu’ils n’agissaient loyalement que pour avoir bonne conscience. Ce qui leur permettait, en d’autres termes, de servir leurs propres intérêts. De ne pas être perturbés. D’avoir la tête claire.

Heureusement pour vous, vous l’aviez la tête claire, et votre seul objectif et intérêt du soir était de discuter avec le jeune homme, de comprendre ce qu’il valait et, s’il était intéressé, de lui offrir l’immense privilège de servir les intérêts de l’Ordre Noir. Contre les siens propres évidemment, mais lorsqu’un idéologie entre en compte, il arrive souvent que l’on ne compte plus son temps pour le donner allègrement.

« Qu'est-ce que je cherche ? Pourquoi je suis venus ? Peut-être que je suis curieux, peut être que je cherche à devenir toujours meilleur, toujours plus fort ? Les idéologies de votre ordre ne correspondent pas tout à fait à ma vision. Cependant, si ton ordre me permet de devenir plus fort, plus puissant … Il est possible que je le trouve intéressant, très intéressant même. »

Bingo. Votre sourire s’élargit, au point même de vous donner du charme. Lui aussi sourit. A ce moment cependant vous baissez le regard sur son poignet et comprenez que sa cape s’accroche à celui-ci. Bingo, votre sortilège a fonctionné. Il n’était pas pris au piège mais gêné, et peut-être suffisamment pour en révéler autant sur lui-même. Vous faisiez fi de la baguette pointée contre vous car vous aviez une idée. Il cherchait la puissance. La puissance vous l’aviez. Encore que… Vous étiez loin d’être le meilleur sorcier que la Terre ait portée. Sept-Zéro vous surpassait largement. Mais vous étiez toujours en quête de puissance. Alors simplement vous pointiez la baguette vers son poignet, mettiez fin au sortilège et introduisiez vos paroles d’un rire mesquin.

- Tu es plus intéressant que tu ne sembles l’être au premier abord très cher… Que dirais-tu de quelques séances d’entraînement en ma compagnie ? Voilà de quoi devenir plus fort n’est-ce pas ? Contre quelques blessures évidemment. En échange… En échange tu t’engages à accomplir les missions confiées par l’Ordre Noir. Nous saurons te contacter au moment opportun…

Bien sûr les missions de l’Ordre Noir n’étaient pas d’une impossible difficulté. Elles étaient à la mesure des moyens mis à disposition. Simplement les partisans comme vous les appeliez étaient la base sur laquelle l’Ordre Noir se fondait. Ils étaient les récolteurs d’informations et évidemment, ceux qui risquaient le plus de se faire prendre. Les missions de la plus haute importance que vous faisiez par la suite, la moindre infiltration, était le fait des partisans. Il était important de le lui faire comprendre. Mais pas trop. A moins que vous ne souhaitiez qu’il soit gourmand en leçons.

Vous vous en alliez vers lui, tendiez la main, votre baguette rangée cette fois-ci et attendiez de sa part une bonne poignée de main.

- Je vais faire comme si tu ne me menaçais pas. Deal ?

Il ne restait qu’à sceller le pacte.
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Riri Vacuitas
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Riri Vacuitas, Mer 11 Mai - 17:12


Mes derniers mots le/la firent sourire. J'aurais pus trouver son visage jolie, mais cela ne m'intéressait pas du tout. Mais je nota malgré tout que je l'avait fait sourire. J'avais surement dit des choses qui lui avaient plus. Peut être même des choses qu'elle voulait entendre. Tout ce qui m'intéressait était sa réponse. Mais cette robe serdaigle semblait avoir faim, elle refusais de me lâcher. La douleur était maintenant accompagné par un millier de fourmis me parcourant la main, cela commençait à être vraiment gênant et contraignant. Tenir ce bras de fer visuel devenait de plus en plus difficile, mais pas impossible. Bras de fer que je faisais visiblement seul puisque la Mangemort baissa les yeux, puis dégaina sa baguette pour me libérer le poignet. Elle fit tellement rapidement que je n'ai pas eu le temps de réagir, si cela avait été un sort d'attaque, je me le serais prit de plein fouet. Le poignet à peine liberé que je repliais le bras droit contre mon torse et le serrais de l'autre main, tout en tenant la baguette dans cette même main. C'était dangereux pour la baguette, elle risquait de tomber. Je fini par la reprendre avec la main droite, la main endolorit. A ce moment là, la disciple des ténèbres prit la parole.

« Tu es plus intéressant que tu ne sembles l’être au premier abord très cher… Que dirais-tu de quelques séances d’entraînement en ma compagnie ? Voilà de quoi devenir plus fort n’est-ce pas ? Contre quelques blessures évidemment. En échange… En échange tu t’engages à accomplir les missions confiées par l’Ordre Noir. Nous saurons te contacter au moment opportun… »

* Je suis plus intéressant ? Qu'est-ce que j'ai de si intéressant ? Que cherchent-ils exactement ? Ils s'en fichent de savoir si nous sommes d'accords avec eux ou non ? S'entrainer, avec elle ? Pourquoi pas … Des blessures ça va encore, tant que ce n'est pas perdre des membres. Des missions ? Hummm *

Cela semblait l'amuser, ça s'entendais à sa voix. C'était si drôle que ça de voir des ados en pleine nuit pour leur parler de chose noire et ténébreuse ? Cela m'importait peux, mais je me questionnais sur ces réel motivations. Sur les « pourquoi moi ? ». Puis je la vis s'approcher de moi, je ne pus m'empêcher de faire un pas en arrière et de pointer mon arme de sorcier en sa direction. Qu'allait-elle faire ? Impossible de le savoir, et surtout, impossible de lui faire confiance ! Restons avec notre amie la méfiance. Elle rangea sa baguette, elle pouvait toujours me frapper à la manière d'un moldu. Mais ce fut avec surprise que je pus constater qu'elle me tendait la main, surement pour conclure ce pacte. J'avais eu un geste défensif, reculant brièvement pour esquiver un possible coup de poing. Je ne comptais pas ranger ma baguette, je comptais profiter du peux de distance que nous avions pour communiquer encore un peux.

« Je vais faire comme si tu ne me menaçais pas. Deal ? »

* Fais comme-ci ... *

« Qu'est-je d'intéressant ? Pourquoi ? Cela vous importe peux de savoir que je ne partage pas les même idéologie que vous ? Je pourrais même y être opposé après tout, et accepter quand même ? Vous n'avez pas peur de faire confiance à n'importe qui ? Tout comme je ne vous ferais certainement jamais confiance. Vous n'avez pas peur d'être un jour trahis par un de vos membres ? Comment faire confiance à une femme avec une voix d'homme ? Êtes vous d'accord avec moi si je vous dis que personne n'est digne de confiance ? »

Mon regard passait du regard arrogant à l'interrogatif pour repasser à l'arrogant. Baguette toujours pointé vers elle. Je fini par reprendre la baguette de la main gauche afin d'avoir la droite de libre, et d'un geste rapide je saisis sa main tendu. Sans la lâcher je lui dis avec un sourire diplomatique et des yeux plus doux.

« D'accords, si je fais en premier un entrainement avant une de vos mission. Mais je me repete, je ne suis pas en accords avec votre idéologie, mais si vous m'offrez la puissance, ça le fera. J'espère qu'il est possible d'évoluer dans votre groupe, enfin, ordre. »

Jeune et inconscient, rythme cardiaque normal et voix sereine. J'étais tout ce qu'il y à de plus calme. Je n'avais pas réellement compris ce que je venais de faire je crois, mais je ne le regrette pas. J'étais d'accords avec moi même, je risquais de décevoir personne au moins. Il fallait que je ne le dise à personne, même pas Erundil qui était ce qui ressemblait le plus à un 'ami' pour moi. Peut être que j'avais simplement peur de me dire que je lui faisais quand même un peux confiance. Soit, il n'est pas le sujet du RP après tout. Ne lâchant pas sa main, j'attendais une réponse de sa pars. J'espérait également que le concierge de Poudlard ne décide pas de vérifier si tout les Serdaigles étaient tout endormis dans leur lit, cela risquerais de nous couter des points une nouvelle fois ...
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Mangemort 39, Lun 16 Mai - 22:46


Vous pensiez qu’il serait aisé de conclure, que le jeune homme serait ravi de saisir l’opportunité, mais visiblement il continuait à se méfier. Peut-être votre apparence n’incitait-elle pas assez la confiance. Mais vous ne pouviez vous permettre de prendre le visage de quelqu’un qui lui était familier. D’abord parce que vous ne saviez pas qui lui était proche, et ensuite car vous ne souhaitiez pas faciliter le contact par une telle ruse. Vous souhaitiez simplement qu’il sache à qui il avait affaire.

Mais il posait de nouveau des questions et vous soupiriez. Oui c’est vrai vous aviez oublié… Il était jeune. Il était idiot donc. Et vous deviez tout lui expliquer. Parce que tout cela ne pouvait apparemment pas faire le chemin tout seul dans sa pauvre petite tête. Très bien. Vous retourniez vous asseoir sur votre rocher et tapotiez même un petit endroit près de vous. S’il fallait expliquer, autant que vous vous sentiez tous deux à l’aise.

- Ta méfiance est un atout. Car tu ne te laisseras pas approcher par d’autres non plus, de peur de tomber dans un piège. Et si tu n’as pas la même idéologie que nous, tu es sur la bonne voie. Par lorsqu’on veut devenir puissant, on veut aussi se sentir puissant, puis on veut se montrer puissant. Tu seras bientôt à vouloir abolir le secret magique, mais je comprends que tu ne sois pas assez fort pour le faire maintenant.

Une pause. Vous le regardiez dans les yeux. Vous laissiez le temps à l’information de monter puisqu’il semblait long à la détente, et vous repreniez de votre voix gutturale.

- Je ne te demande pas de me faire confiance, je te demande de croire en nos services. Je t’en rends un, tu m’en rends un. A partir du moment où tu obtiens ce que tu veux, moi aussi. Ce n’est donc pas vraiment de la confiance n’est-ce pas ?

C’était tout sauf de la confiance. C’était simplement un pacte faisait entrer des intérêts mutuels. Et vous ne demandiez rien de mieux. Puisqu’il n’avait rien à quoi se raccrocher, rien à quoi croire dur comme fer, il croirait au moins en sa propre réussite. Et vous souriez quand il vous serrait la main, d’une main ferme, souhaitant sans doute montrer qu’il en avait dans le ventre.

- Tu as pris la bonne décision. File avant qu’on ne nous découvre ici, je te contacterai en temps et en heure pour ton premier entraînement. Ne sois pas surpris que j’arbore un autre visage…

Et sur ces mots vous lâchiez sa main, vous reculiez de quelques pas et transplaniez, illégalement, comme d’habitude. Pas de désartibulation de ce que vous pouviez sentir, mais vous préfériez vérifier votre main droite. Cela faisait bien longtemps qu’elle ne sentait plus rien. Il aurait été dommage d’oublier un morceau.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Riri Vacuitas, Sam 21 Mai - 2:04


« Ta méfiance est un atout. Car tu ne te laisseras pas approcher par d’autres non plus, de peur de tomber dans un piège. Et si tu n’as pas la même idéologie que nous, tu es sur la bonne voie. Par lorsqu’on veut devenir puissant, on veut aussi se sentir puissant, puis on veut se montrer puissant. Tu seras bientôt à vouloir abolir le secret magique, mais je comprends que tu ne sois pas assez fort pour le faire maintenant. »

* Intéressant. Je suis méfiant donc un bon plan. Je cherche à être meilleur, donc je penserais comme eux. Pas sur que se sois vrai, seul l'avenir nous le dira. *

« Je ne te demande pas de me faire confiance, je te demande de croire en nos services. Je t’en rends un, tu m’en rends un. A partir du moment où tu obtiens ce que tu veux, moi aussi. Ce n’est donc pas vraiment de la confiance n’est-ce pas ? »

* Il viendra pourtant un jour où nous devrons avoir confiance l'un en l'autre. Autrement on essaiera de se tuer non ? Pour le moment cet arrangement fonctionne. Je pourrais progresser et eux grandir. Ça ne m'importe que peux qu'ils grandissent ou pas. En fait ce n'est pas important pour moi. Mai sje suis d'accord, ce n'est pas de la confiance. *

« Tu as pris la bonne décision. File avant qu’on ne nous découvre ici, je te contacterai en temps et en heure pour ton premier entraînement. Ne sois pas surpris que j’arbore un autre visage… »

* Heu … Un … ? Comme mon taré de préfet ? *

Je le vis reculer. Baguette toujours dans sa direction. Il disparut très rapidement. Un transplanage, je me demandais bien où il avait put aller ainsi. Il est vrais que je n'en avais rien à faire. Mais j'étais malgré tout curieux, je me demandais où il pouvait aller. Au QG des Mangemorts pour faire un rapport. Ailleurs au cas où il serait suivis ? C'était très intriguant tout ce mystère, tout ce brouillard. Ma curiosité avait bel et bien été piqué, à vif. Ils étaient vus comme les méchant dans ce monde, moi je n'en avais rien à faire de ça. Tout comme leur opposants étaient vus comme les gentil, je n'en avais également rien à faire. J'étais intrigué, perturbé, contrarié ? Je ne sais plus, j'avais encore plein de questions. Mais je ne pouvais me permettre de lui poser pleins de questions à chaque fois. Il n'était pas prof mais Mangemort. Il faisait des trucs risqué certainement, il avait même peut être déjà tué des gens, voir pire. Je ne sais pas et ça ne m’intéressait pas. Sur ces pensées je pris la direction opposé, rangeant ainsi ma baguette, j'étais arrivé sur mes garde, je repartais confiant. Je devais refaire tout le chemin inverse. Je n'avais clairement pas la motivation, ni l'envie d'être pris par un des membres du personnel de Poudlard. Les fantômes ne sont que peux soucieux de ça. Je me demandais bien à quoi aller pouvoir ressembler mon avenir. Mais pour le moment, concentrons nous sur cette coupe d'Angleterre.

Malgré tout, maintenant que cela était fini, mon cœur s'accéléra. Venait-il de comprendre quelque chose ? Où bien relâchait-il tout ce qu'il avait maîtrise depuis tout à l'heure ? Je n'avais pourtant pas eu peur. Je m'étais effectivement mit sur mes garde et j'avais été inquiet lorsqu'il avait lancé un sort, au cas où ce sort aurait été une vrais attaque. Je pense que mon cœur se disait qu'il venait de vivre quelque chose de dangereux, peut être que j'aurais du être encore plus prudent ?


[FIN DU RP]
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Kohane Werner, Mar 14 Juin - 21:33


~RP libre~

Musique


Cours, cours, cours.
Vogue, vogue, vogue.
Fuis, fuis, fuis.
Fuis, petite souris.
Rues sombres. Tu sombres ? Non.
Cours, à perdre haleine.
Rues anonymes plongées dans la nuit.
Encore. Qu'est-ce que tu fous là, déjà ?
Pourquoi t'es là ? Comment t'as atterri ici ?
Pauvre petite souris apeurée...
Mais que crains-tu ? Pourquoi tu pars ? Pourquoi tu cours.
Allons, arrête. Raisonne-toi.
Arrête. Pause.
Tu t'essouffles, tu vois bien.
Cesse ton manège.
Tu le sais pas. Ca ne sert à rien.
Pourquoi courir pour éviter les problèmes ? Pourquoi toujours t'envoler pour éviter d'avoir à t'y confronter ? A quoi ça sert...?


Je ne veux pas sombrer !
Je ne veux pas partir.
En bas, attirée par cette inéluctable spirale.
Je ne veux pas tomber !
J'aimerais pouvoir voler.
Rattraper ce fil qui s'est rompu sous mes pieds.
Garder la tête haute, au-dessus de tout ça. Pour avancer.
Mais je n'peux pas. Si je ne fuis pas, je vais sombrer. Toujours plus bas. Toujours plus noir.

Arrête.
Arrête, petite, j'te dis.
Que fuis-tu ?
Pourquoi cours-tu ?
Ne vois-tu pas que c'est inutile ?


Non. Non. Non.
Je n'peux rien faire d'autre que fuir.
Ma seule porte, ma seule chance de survie.
Fuir ces dédales de rues sans noms.
Lâche.
Je n'en peux plus.

Idiote.
Tu n'as pas encore compris ?
Tu ne pourras jamais fuir.
Tu ne pourras jamais te débarrasser de ça.
Sentiment de culpabilité.
Peur.
Fuir le danger reviendrait à te fuir toi-même.
Et ça, tu ne le peux pas.
Tu veux te fuir et tu n'y parviens pas.
Alors tu rages.
Alors tu pleures.
Misérable dans cette rue sans nom.
Plongée dans le noir.
Et tu n'es même pas saoule, ce soir.
De quoi tu as l'air...!


Tais-toi ! Tais-toi ! Je n'veux plus jamais t'entendre !
Ce n'est pas moi ! Ce n'est pas moi que je fuis.
Ce sont les autres ! Ce sont eux, qui m'agressent.
Eux, qui me font du mal. Eux qui...
Le monde entier. Je hais le monde.
Et je pleure sur son sort.

Foutaises !
Toi-même, tu le sais : ce n'est pas vrai.
Cette fille, là, tu l'as frappée, encore et encore.
Rappelle toi, l'autre nuit, à Londres.
Un coup, deux coups.
Bonheur.
Excitation.
Jouissance.
Enfin, tu as pu rendre les coups que tu as encaissé.
Et tu en étais fière.


Arrête, arrête ! Pas vrai, pas vrai ! Pas fière. Pas normale. J'avais bu ! Et Ely m'a dit de ne pas penser à ce que j'avais pu faire sous les effets de l'alcool.
Ce n'était pas moi, ce soir là.
Une autre, que je ne connaissais pas.
Je ne suis pas violente.
C'était pas moi ! Je l'ai frappée mais je n'étais pas... normale.

Tu te mens à toi-même.
Inutile.
Vaines tentatives.
Cesse de te voiler la face, petite.
Tu sais que c'est ton fond. Tu ne l'avais tout simplement pas encore exploré.
Et tu commences à douter de toi.
Tu commences à te demander si tu n'es pas en train de perdre ton humanité, comme le disait Rachel.
Tu n'veux pas.
Et pourtant, t'y peux rien.
Ce qui est fait est fait.
Affronte.
Relève toi, affronte.
Cesse de fuir !
Idiote.
Sale idiote.


La ferme !
Tais-toi !
Je n'veux plus t'entendre me faire la morale !
Je n'fuis pas.
Ne me fuis pas. Je fuis le reste, c'est tout. Je veux juste... Juste avoir quelque chose à quoi me raccrocher. Un espoir, une lueur. Est-ce trop demander ? Est-ce trop compliqué à obtenir ? Trop... trop... trop !

Je me relève d'un bond. Assise, accroupie, genoux repliés contre la poitrine dans cette ruelle que je ne reconnais même pas. Debout, à présent. Debout, prête à détaler de nouveau.
Faire taire la voix qui ne me quitte plus depuis ce soir où...
Je sais, je l'ai frappée. Mais elle aussi, m'a frappée. Et paf, en plein visage, en pleine poitrine, partout, sang séchés, douleur, bleus, sang, encore et encore.
Donnant donnant.
Ai-je à me reprocher quelque chose ?
Légitime défense.

Sauf que c'est toi, qui l'a attaquée en premier...

Je me remets à courir pour faire taire la voix. Courir à perdre haleine, peu importe où, peu importe comment.
Nuit. J'devrais être à Poudlard. Mais ne suis pas rentrée après mon service aux Trois Balais.
Ai erré.
Lamentablement.
Veux pas sombrer !
Ne m'emmenez pas dans vos bras !
Tirez-moi vers le haut !
Veux pas sombrer !

Et pourtant, tout part, dans tous les sens. Tout s'en va, n'importe comment.
Rien à faire.

Je cours. Ne vois même plus où je vais.
Ne sais plus où je suis.
Ne calcule même plus les risques. Tomber sur une autre tarée, au détour d'une rue ? Un élève aussi paumé que moi ?
Veux voir personne.
Seule.
Dans le noir.
A fuir ce que je ne parviens pas à fuir.
Néanmoins, je cours toujours, droit devant.
Espérant que la voix, porteuse de ma culpabilité, ne saura me rattraper.
Et me saisir au vol.
Pauvre oiseau auquel on a coupé les ailes.

Larmes qui coulent toujours le long des joues. N'arrivent pas à s'arrêter. Mer**. Je sais même plus sur quoi, pour quoi je pleure, en quelle raison, quel honneur. Pour qui, pour quand. Le monde. Entier. Qui m'abandonne. M'enlève tout. Je te hais. Je vous hais.
Rattrapez moi !
Retenez-moi !
Tirez-moi !
Empêchez moi. De sombrer.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Peter McKinnon, Mer 15 Juin - 14:33


Il y a des choses qui sont bien plus belles la nuit, une fois toutes lumières éteintes. Ca avait été une soirée plutôt calme pour Peter. Après le repas du soir, il n'était pas rentré à la salle commune, il avait fait le mur. Il voulait voir Pré-au-Lard de nuit, chose que l'on ne laissait pas faire aux élèves, considérés comme bien trop jeunes pour se balader la nuit. Pourtant la nuit on est seul. La solitude Peter ne la goutait plus trop depuis ces dernier temps, toujours un hibou, un compagnon de chambrée pour venir perturber ses idées. C'est alors que l'idée du mur lui était venue. Il avait réussi à déjouer la surveillance des gardiens du Château et avait pu passer la nuit seul. Afin de ne pas être dérangé par un habitant qui rentrerait ivre chez lui et qui aurait beuglé sur le court trajet qui séparait sa modeste demeure des Trois Balais, Peter avait traversé tout le village en début de soirée et était allé se poster sous un arbre à un extrémité du village. Il n'avait pas sur lui de vêtements qui pourraient démontrer une quelconque marque de sa scolarité au Collège. Habillé de façon très sombre, il s'était presque confondu avec la nuit, bien que sa peau était plus pâle ces jours-ci.
Assis sous son arbre, Peter avait écrit des poèmes toute la nuit, l'inspiration avait fini par venir au bout de quelques minutes de solitude. Totalement perdu dans ses pensées, il aurait été incapable d'entendre le remue-ménage qui s'était produit durant la nuit. Il faut dire qu'il était trop occupé à se recentrer sur lui.
Quand il l'avait jugé bon, il avait rangé sa plume et ses parchemins et était retourné vers le village, qui tout entier semblait somnoler. Ayant un peu froid, il commença à presser le pas. C'est alors qu'il la vit, devant lui, dans la rue. De dos, on distinguait seulement ses cheveux blonds, assez long, c'était une femme. Ce qu'elle faisait là toute seule, il n'en savait rien, cela ne le regardait pas. Il avait froid. Il la dépassa, de son pas pressant. C'est alors que, emporté sans doute par la culpabilité, il se retourna. Il pu distinguer, malgré la nuit, le visage de la fille. Ce devait être une élève. Mais le plus marquant, c'était que ce visage, qui devait probablement être empli de noblesse habituellement, était humide. Des larmes ? Peter s'arrêté pour me regarder. Ses traits étaient marqués. Elle n'avait pas l'air d'aller bien. Peter laissa tomber la perspective d'un retour rapide sous les draps verts et argents et décida de s'approcher, après tout, ce n'était probablement pas une étudiante en détresse qui allait lui faire du mal. Il garda quand même la main droite sur le manche de sa baguette, sous sa cape, par soucis de prudence.
Lorsqu'il fut arrivé à une distance raisonnable de cette fille à l'air perdu il l'interpella :

- Hé ! Ho ! Tout va bien ?

Maintenant qu'il était plus proche, il pouvait aussi constater que sa question était totalement idiote. Il était probablement en présence d'une des filles qui allait le plus mal de toute l'Ile de Bretagne ... Elle avait l'air rongée par un conflit intérieur.
*Une peine de coeur, c'est toujours ça ...*
Seulement, ce devait être autre chose, les peines de coeur ne marque pas le corps comme cela ...
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Kohane Werner
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Kohane Werner, Mer 15 Juin - 17:46


Musique

Pas, pas, pas... Pas qui résonnent dans la rue froide.
Vent, air, fouette le le visage.
Assèche les larmes.
Qui pourtant continue de couler.
Brouiller la vue.

Tap-tap-tap font les pieds sur le dallage.
Répercussion dans le noir silence.
La main effleure le mur alors que le corps passe à toute vitesse.
Pas regarder où on est.
Pas s'interroger.
Pas chercher à savoir.

Laisser aller.
Laisser porter.
Où je vais. Qu'importe. Juste aller. Loin.
Loin d'une sphère trop étroite.
Loin d'un cercle emprisonnant.
Loin d'un sentiment d'étouffement.
Culpabilité.
Voix.
Qui me quitte pas.
Souffle cruel au creux de l'oreille.

Arrête.

Ombre.
Je la vois à peine.
Ne veux pas la voir.
Ne veux pas la croire.
Croire en sa présence, ici, là. A cette heure. Ici, là. En pleine nuit.
Qu'est-ce que tu fous là ?
T'es qui ?
Pas poser d'questions.
J'veux pas savoir.
J'veux juste qu'on me laisse seule.
Peu importe qui est cette ombre.
J'vois plus qu'des ombres en c'moments. Visages, traits, spécificités... Ca m'parle plus.
T'es qui ?
T'as quel âge ?
Tu viens d'où ?
Quelle année ?
Quelle maison ?
Que de questions inutiles...
J'me rappellerai pas ton visage, tout' manières.
Et t'sais... c'est pas si important que ça, en fait.

L'ombre semble du même avis : elle me dépasse, me voit pas. Même pas.
Invisible dans la nuit.
Titubante, chancelante, coeur en fripe, coeur en vrac.
Larmes intarissables, colère inexprimable.
Crier. J'aimerais crier. A l'ombre, à tous. Crier, dire, leur dire, tout, et n'importe quoi, tout et rien à la fois, joie, haine, amour, peur, tristesse, enthousiasme, bons moments, mauvaises périodes, larmes...
Tout se mêle, tout s'entremêle alors que je m'immobilise.
Mes jambes refusent d'avancer plus.

Arrête de courir. Tu vois. Ca sert à rien.

Veux pas arrêter de courir. J'aimerais continuer, encore, encore, jusqu'à l'épuisement. Jusqu'à la mort. Jusqu'à ce que je m'écroule d'une fatigue mortuaire, d'un sommeil sans rêve, sans trouble, sans rien. Juste ténèbres.

Et ensuite ? Mourir ? Et après ? Que feras-tu ? Mourir, te laisser abattre, c'est leur donner raison. A ces masques qui te font frémir d'horreur.

Rien écouter.
Surtout pas la voix.
S'écrouler, là.
Dans la rue.
Attendre le petit jour, qu'on me retrouver.
Qu'on me traîne jusque chez Kholov par la peau du cou.
Et même là, face au barbu, lui hurler le malheur du monde, l'univers qui s'effrite.
Je le croyais beau, cet univers. Plein de magie, de miracles. En fait, il était noir. Gouffre sans fin.

Dans mon dos, je sens l'ombre arrêter sa course à son tour.
Pourquoi ?
Je ne bouge pas.
Mon corps ne veut plus bouger.
A dit assez !
Alors que j'aimerais m'enfuir en entendant, en percevant ses pas revenir en arrière. S'approcher. Danger ? Je sais pas, je sais plus. Je n'ai plus rien à quoi me raccrocher. Alors danger ou pas... qu'importe. Rien n'est sûr, personne n'est certain. Doute sur tout, partout, à tous coins de rues, sur chaque visage en apparence docile et délicat. Qui est Mangemort, qui ne l'est pas ? On sait pas, on sait plus. On saura jamais. Et on ne peut croire qu'en soi.
Sauf que je ne crois même plus en moi.

Vide.
Complet.
Sous mes pieds.

- Hé ! Ho ! Tout va bien ?

La voix... si lointaine et en même temps si proche. L'ombre a bel et bien fait demi-tour, revenue sur ses pas. Un deux, un deux, se rapprocher de moi. Proche, proche, proche.
Recule.
Attends, pourquoi t'es là ?
T'es qui ?

Enfin, mon corps m'obéit.
J'exécute un rapide demi-tour chancelant pour faire complètement face à ce jeune homme, qui vient de parler.
Gélatine à la place des jambes.
Je manque de tomber tant mon mouvement me semble brusque.
Me rattrape à la cape du nouveau venu. Grommelle.
Pourquoi il me demande si je vais bien ?
Ca s'voit pas ? T'es qui, d'abord, p'tit ?
T'es qui...
Pourquoi t'es dehors si tard ?
Tu fous quoi, là ?
Faut pas. Kholov va t'épingler par les oreilles. Il est pas cool. Moi, j'm'en fiche. Mais toi...

Je fais un pas en arrière.
Me sens bien trop près de lui.
Reculer.
Parce que je veux garder ma bulle autour de moi. Tant que c'est encore possible. Préserver la seule chose, infime, minuscule, que je détiens toujours... plus pour longtemps, si ça continue.
Deux pas en arrière.
Lancer la tête en arrière. Les cheveux qui suivent le mouvement. Avaler une goulée d'air frais.
J'ai mal au ventre, j'ai mal au coeur, à la tête, à l'esprit.
Perdue.
Dans un monde immense.
Hostile.

Ramener sa tête droite. Plisser les yeux.
J'vois toujours flou, moi.
Essuyer ses larmes d'un revers de manche rageur.
Colère contre lui, qui débarque comme ça, arrive fracasse mon univers.
Colère contre moi, surtout, d'être comme ça.
Perdue.
Apeurée.
De ce que je ne peux fuir.

Mes poings se serrent. J'sais pas ce qu'il veut. Peut-être qu'il ne veut rien de particulier. Peut-être qu'il veut me frapper.
Méfiance.
Sur tout. Partout. Pour tous.
J'ai déjà vécu ça.
J'ai déjà été surprise au coin d'une rue, au coin d'ma vie, dans une ru d'Pré-au-lard par une ombre malfaisante qui m'a frappée et m'a laissée au sol.
Pas recommencer.
M'attaque pas, petit.
Ou tu le paieras.
Et moi aussi.

Maintenant que tu sais que tu peux frapper...
Que tu sais toi aussi distribuer les coups...
Pourquoi tu reste immobile, là ?
T'as pas envie ?
Pas ce soir ?
Il t'a rien fait ?
Oh, plaisante pas ! Peut-être qu'il fera... plus tard...
Toujours attaquer en premier pour déstabiliser l'adversaire. C'est ta chance de gagner, pauv' gosse.
Alors, t'attends quoi ?
Frappe !


La ferme. La ferme. La ferme !
Il a juste... il a juste... parlé.
Pas agressif.
Veux pas... continuer... de m'enfoncer... comme ça.

Tu fermes les yeux.
Encore.
Vraiment.
Pitoyable.
Tu es.
Pitoyable.
Petite.


-La ferme !

Je crie, à la nuit, au monde, aux étoiles, au cosmos. Je crie, à tous, tous ceux qui entendent, qui ont encore des oreilles, encore un peu de courage pour écouter. Je leur crie. A plein poumon.
Crie à ma voix intérieure.
Et m'interromps, le souffle court.
J'ai crié.
Vraiment.
A voix haute.
Non, je ne suis pas folle.
Non, je ne parle pas toute seule.

Je regarde le jeune homme à la silhouette élancée sous une cape sombre, caméléon qui prend les couleurs de la nuit. Une peau pâle qui ressort, se détache sur l'obscurité.
Je le regarde, secoue doucement la tête.
Pourquoi il est là ?

Je titube, me rattrape. Je me sens tellement... paumée. Faible. Petite. Minuscule.
La voix a raison.
Je suis pitoyable.
Misérable.
A traîner dans ces rues sans raison.
Erre, sans but.
Aller. Loin.

Je veux qu'il s'en aille, le jeune homme.
Et en même temps, je ne veux pas lui faire peur.
J'suis pas folle.
Juste... je sombre.
Me tireras-tu de là ?

-Désolée, je murmure dans un souffle, même pas sûre qu'il m'ait entendue. Désolée, je répète, un peu plus fort.
Mes jambes tremblent. Je fais un pas sur le côté, cherche de la main le mur. Le trouve. M'y agrippe. Me laisse tomber à terre.
Plus d'force.
Plus d'énergie.
Lentement, je tourne la tête en direction du garçon plongée dans l'obscurité :
-Tu devrais pas être là. Il est tard.

Reste pas avec moi.
Ca va t'attirer des ennuis.
Parce qu'ils pleuvent sur moi, sans arrêt, depuis quelques temps.
Reste pas avec moi.
Même si au fond, j'aimerais que tu me tiennes la main.
Qui que tu sois.
Que tu me prennes la main.
Et m'amène à la surface.
Au soleil.
A la Lumière.

HRPG:
 
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Peter McKinnon
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Peter McKinnon, Mer 15 Juin - 21:29


La jeune femme tituba, se raccrocha à sa cape, la lâcha, recula, tituba encore. Peter ne pu s'empêcher de regarder, perplexe, ce pitoyable spectacle.
*Elle a l'air complètement ivre ... Enfin peut-être pas ... C'est une élève de Poudlard ? Si oui, c'est assez triste de se mettre dans cet état là. Et dire que quelqu'un d'autre de bien mal intentionné aurait pu lui tomber dessus, qu'est-ce qui se serait passé alors ? Je donne pas cher de la peau de ...*

- La ferme !

Peter fut brusquement interrompu dans ses pensées. Le jeune homme était à la fois interloqué et brusqué. Il faut dire qu'il n'avait pas l'habitude que l'on lui parle comme ça. Il ouvrit la bouche pour lui faire remarquer qu'il ne souhaitait que l'aider, mais il fut encore une fois interrompu par la dame :

- Désolée ... Désolée ... Tu devrais pas être là. Il est tard.

*Oui, enfin, si t'es une étudiante, toi non plus t'as pas grand chose à faire ici. Et qui plus est, je me demande qui est en état de faire des remarques à l'autre.*
Peter ne pu s'empêcher de jeter un rapide coup d'oeil à sa cape, là où elle l'avait agrippé. Peter n'avait pas grand chose et ce qu'il avait, il y tenait ! Du même coup, il jaugea la situation, cette fille n'était probablement pas dangereuse, elle n'était pas menaçante en tous cas. Il remit sa baguette dans la poche arrière de son pantalon. Il reporta alors son regard sur la pauvre fille qui, face à lui, avait manifestement des difficultés pour tenir en équilibre.
*Combien de bières au beurre il faut boire pour finir dans un état comme celui là ?*
Il s'était remis à fixer la dame au regard fuyant. A mieux regarder, elle ne devait pas être plus âgée que lui ou à peine plus. Pourtant son visage ne lui disait rien ...
Peter cherchait désespérément une formulation polie, qui ne brusquerait pas la jeune fille, elle devait être ivre ou en état de stress. Oui mais une formulation pour dire quoi ? Il était plus que tard maintenant et il fallait rentrer. Il ne savait pas qui était cette fille, ce qui lui était arrivé, ce qu'il pouvait faire pour lui venir en aide. Peter s'était mis à faire un macabre calcul pour savoir si il restait là ou si il allait enfin faire ce qu'il aurait du faire depuis un moment, se bouger le plus vite possible et réduire l'écart entre lui et son lit. Et puis l'évidence lui était apparue : une fille dans cet état n'aurait pas passé la nuit, pas avec tout ce que l'on racontait en ce moment sur le retour des heures sombres, pas par ce froid.
*D'ailleurs, il commence à faire de plus en plus froid, même pour la saison.*
Non, cette fille n'aurait pas passé la nuit, il en était persuadé. Et le lendemain, Pré-au-Lard se réveillerait sur le cadavre d'une jeune fille. Un corps sans vie aux portes d'une école réputée. Peter était certain qu'il y aurait une enquête. Et tôt ou tard on aurait su ... Su qu'un McKinnon, un serpentard, était passé par là et aurait pu la sauver. La honte sur sa famille. Le déshonneur sur sa maison. Il était obligé de l'aider !
Mécaniquement, Peter avança une main vers elle :

- Ecoute, je sais pas trop qui tu es, ni ce que tu fais là, mais tu serais surement mieux à l'intérieur. Je peux t'amener quelque part ? Comment est-ce que tu t'appelles ?

*Est-ce qu'elle sait seulement encore comment elle se prénomme, cet enfant ?*
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