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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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A la nuit tombée...
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Kohane Werner
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Kohane Werner, Dim 18 Sep 2016 - 14:43


Une, deux, trois secondes. Qui s'égrainent doucement dans la nuit.
Et enfin un mouvement.
L'axe horizontal est brisé. Voilà la colonne qui s'érige, se redresse. Se relève, lentement. Axis mundi. Axe entre la terre et la ciel, les Hommes et les dieux. La silhouette déchire le noir, déchire l'uniformité de la nuit.
Elle est là, assise désormais. A la même hauteur que moi.
La tête sous les étoiles, les jambes ancrés sur la terre, le parfait lien entre tous les éléments.

Immobilité. Maintenant.
On est deux. Sur le macadam. Désert.
On est deux. A se sentir tourner. Tournoyer.
A voir le monde faire sa ronde, à le regarder de l'extérieur, à être l'axe autour duquel il tourne. Alors peut-être est-ce lui et non nous qui est en mouvement. On se contente juste d'observer de notre poste fixe. Rien d'autre.
Ca fait du bien, en fait.
Se poser. Pas bouger. Voir les autres bouger pour soi. Autour de soi. Qu'ils nous oublient un peu. Qu'ils nous laissent donc en paix. S'enfermer au fin fond du fond d'une tanière, hiberner. Et que le reste nous foute la paix. Et que les gens se décident à nous lâcher la grappe. A cesser de nous tomber dessus sans raison.
S'enfermer dans une bulle, un cocon impénétrable.
Pour cela, l'alcool est le meilleur ami. Ses vapeurs construisent un mur invisible mais tellement résistant. Un mur qui occulte tout le reste. Qui cache ce qu'on ne veut pas voir et grossit ce qu'on désire trouver. Le refuge idéal pour ne plus se rendre compte. Déconnecté de la réalité. Un temps de paix. De repos. Que demander de mieux ?

Il y a toujours la légère euphorie qui nous donne ce sentiment oublié depuis longtemps. Celui de vouloir rire. Sourire. Danser.
Il y a la détente, effacement des craintes, des peurs les plus profondes. Effacement des cauchemars, des monstres, des démons. Seulement l'alcool. Qui nous tient la main. Rassurant. Comme un père bercerait son enfant.
C'est magique tout ça.

Et puis il y a les corps sur qui on tombe, sur qui on trébuche. Les frères, les soeurs. Eux aussi bercés par les doux bras de la bouteille. On se voit, on se reconnaît. On s'aime de cet amour fraternel. Sans poser d'questions. On est du même clan. On est une famille. Avoir un père commun rapproche.
Alors on s'approche. On se dévisage. On s'apprivoise.
On ranime les étoiles immobiles dans le soir.
On leur redonne un peu de lumière.
Et on brille ensemble dans le noir.

- Je dors pas. Pas encore.
Je regarde son ombre en face de la mienne. Sosie, frère d'alcool. Face à face, à regarder sa propre image dans celle de l'autre. A se contempler dans ses pupilles.
On est pareils.
La voix ne continue pas de déblatérer. Elle se tait. C'est bien. C'est mieux. C'est beau.
Le silence est réconfortant. Peu de mots pour dire beaucoup de choses.
Se comprendre par le rien, mais le minuscule. Pas besoin de grandes effusions de larmes et sentiments pour faire passer un message.
Ce soir, tout sera simple. Pas besoin d'se prendre la tête. Pas besoin de...
Juste se comprendre dans une simplicité enfantine. Celle qu'on a oubliée. Celle qu'on a effacée avec l'âge. Une spontanéité puérile qu'on cherche à retrouver. Retourner à l'âge d'or, l'âge de l'innocence, de la candeur, de la sobriété.
Ce soir, ce sera ça. Parce qu'on est frères, on est soeurs, on est frère et soeur.
Tout ira. Bien. Dans le silence.
Deux ombres en miroir qui se sentent liées. Par un lien invisible. Fraternité fantasmée. Bouteille pour seule attache. Effluves d'alcool en signe de reconnaissance.
Deux ombres qui se cherchent et pourtant, restent immobiles. Dans la nuit.
En temps. Pour se chercher. Se trouver. S'apprivoiser.

Puis le geste. Lui vers moi.
Il tend le lien. Le montre. L'exhibe. Ce lien qui nous unit, lui à moi, moi à lui. Ce lien qui nous rassemble dans le silence et l'inconnu. Il l'avance. Bouteille.
- T'en veux ?
Il propose. Partager. Peux pas refuser. C'est tellement beau.

Je souris dans le noir. Etire à mon tour le bras. Saisir l'objet. Sentir ses doigts sous les miens. Chaleur humaine. Sang fraternel.
Prendre la chose. Et boire. Il n'en reste qu'un fond. Qu'un infime fond. Réservé pour cette rencontre inattendue. Pour créer ce lien incongru.
J'avale d'une traite les dernières gouttes. Ca descend dans la gorge. Le liquide se répand doucement. La chaleur intérieure qui monte. Ca inonde les sens. Les joues se colorent un peu. Qu'importe. Dans le noir, on n'voit rien. Y'a pas d'couleur. Seulement des ombres. Qui se font face.

Je repose la bouteille au sol. Je dis merci. Mais intérieurement. Pas de mot. Ca ne fait rien. Ce doux lien qui se crée véhicule dans le silence les paroles. En toute simplicité.
Je lance ma tête en arrière. Vois la voûte céleste. Les étoiles qui illuminent. Scintille de leur présence rassurante.
Sourire.
Laisse échapper un soupir. Etre bien. Dans la nuit. Air frais sur les joues. Une présence en face. Un frère d'alcool pour chasser l'ennui. Pour chasser la peur. Parler d'autre chose que du monde qui déraille.
Flotter. Lui et moi. Dans cet univers qui nous est secret. Cet univers que seul les frères, les soeurs de la bouteille connaissent.
Se laisser guider. Par le monde et le néant.

Les étoiles brillent là-haut.
Tandis que nous savourons cet instant.
Et les mots sortent. Enfin.
-T'as jamais rêvé d'aller là-haut ? De les rejoindre et danser avec elles ?
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Azaël Peverell
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Azaël Peverell, Mar 20 Sep 2016 - 22:58


Il ne la lâche pas du regard. Comme s'il avait peur qu'elle disparaisse. Mais elle reste. Elle est toujours là, devant lui. Son reflet parfait. Est-ce qu'ils se ressemblent vraiment, ou est-ce juste pour ce soir ? Ca n'a pas d'importance. Elle est là, il est là. Ils sont là, et ils partagent un instant, sans rien attendre en retour. Ca ne lui était jamais arrivé. Mais c'est plaisant. Ca réchauffe le coeur et le corps, presque autant que l'alcool. Ca redonne de l'espoir. Ca redonne de la vie. Partager le moment, partager la bouteille.

Leurs doigts se frôlent lorsqu'elle la récupère. Mais le contact ne le gêne pas. Pas cette nuit. Pas le sien. Elle lui renvoie une image qu'il aime, qu'il apprécie. Il sent son coeur qui bat, qui pulse le sang mélangé à l'alcool. Il le sent battre dans sa poitrine, dans son cou, dans ses jambes et dans ses tempes. Ca passe vite, ça ne s'arrête pas. Comme pour garder en éveil, pour ne pas rater une seule seconde. C'est trop rare, trop précieux, il ne faut pas le laisser passer. Même si demain il aura probablement tout oublié. Là, tout ce qui compte c'est de profiter.

Ses lèvres s'approchent du goulot. Elle finit la dernière gorgée sans un mot. C'était étrange, comme si il l'avait gardée juste pour elle alors qu'il ne savait pas qu'elle viendrait. Peut être que c'est ça, l'espoir. Chasser la solitude, accepter le renouveau. L'inconnu. Ce qui s'offre à nous. Le silence a repris. C'est une jolie mélodie. Ca reste en tête, mais ça ne pollue pas. Ca permet de continuer à oublier. Ils se sont à peine parler, pourtant il a l'impression de la connaître. Ils se rapprochent toujours plus, sans un mot, sans un geste. Rien de superflu. Juste eux, la nuit, les étoiles et l'alcool. Qui ne se situe plus que dans le sang maintenant. Mais ça tourne toujours. Le monde tourne toujours. Et c'est bon. C'est beau.

La nuit les entoure, les recouvre. Mais ils ne bougent pas. Enfants de la nuit et de l'alcool. Ces parents là sont bien plus sympas. Ils sont présents en tout cas. Ils voient tout, et laissent faire. Mais ils accompagnent. Pas de jugement, juste de l'amour et de la présence. La solitude s'enfuit lorsqu'ils sont là. Et parfois ils laissent les enfants se retrouver. Comme ce soir, assis dans le noir. Sous l'oeil bienveillant des étoiles qui les observent. D'ailleurs sa camarade d'un soir semble les aimer autant que lui. Elle les regarde aussi.

Alors il lève les yeux vers les cieux. Reprend sa contemplation interrompue par l'ombre qui l'a rejoint. Quand il lève la tête, ça tourne encore plus. Mélange d'alcool et de vertige inversé. Ca paraît tellement lointain. Mais d'un autre côté à portée de main. Il a envie de tendre les bras vers le ciel, pour qu'il l'accueille en son sein. Pour ne faire qu'un. Mais son corps ne réagit pas. Anesthésié par l'alcool. Alors l'esprit s'envole en laissant le corps sur terre, simplement relié par un fil. Pour revenir. Après. Là, c'est l'heure de s'envoler.

-T'as jamais rêvé d'aller là-haut ? De les rejoindre et danser avec elles ?

La voix lui parvient, lointaine. Alors il revient, pour être avec elle. Ils s'envoleraient plus tard. A deux. Ce serait encore mieux. Est-ce qu'elle lisait dans ses pensées ? Elle tape juste en tout cas. En plein dans le mille. Elle le comprend. Elle sait ce qu'il ressent. Il en est persuadé à présent. Les étoiles l'ont écouté. Sa pièce manquante venait d'arriver. Et elle s'emboîtait parfaitement. Puzzle complet. Alors il se remet à la regarder. Une ombre dont il distingue à peine les traits. Mais ses yeux brillent dans la nuit. Elle doit être belle. Pour lui elle l'était. Elle était parfaite, parce qu'elle le complétait.

Il se plonge une nouvelle fois dans ses yeux. Et un sourire se dessine sur ses lèvres. Léger, mais sincère. Elle le comprend trop bien. Dans d'autres circonstances, ça l'aurait sans doute effrayé. Il aurait essayé de la repousser. Mais là il en avait besoin. Ca lui faisait du bien.

- Si, tous les jours.

Finalement, ils n'étaient pas que deux. Ils étaient des millions. Des milliards. Eux, et chacune des étoiles présentes. Et ils pouvaient briller autant qu'elles. L'alcool, ça fait des merveilles. Alors il se lève, difficilement, en tanguant, et tend la main à la demoiselle pour l'aider à en faire autant. Ils danseraient. Et leurs âmes s'envoleraient vers les étoiles pour les rejoindre. Un rêve se réaliserait.

- On peut le faire maintenant si tu veux.
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Kohane Werner
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Kohane Werner, Ven 7 Oct 2016 - 20:57




Il est beau. Le ciel est beau. Les étoiles sont belles.
L'air pur.
Les sentiments légers.
Tout est merveilleux.
Un flottement du corps, relâchement de l'esprit.
Tourbillon.
C'est parti.

Mon frère. Là. En face. De moi.
Magnifique frère.
Dans la nuit, son visage n'en est que plus éclatant. Et le sang qui coule dans ses veines... un sang qui comporte un certain nombre de grammes d'alcool, morceaux de vie de notre père commun.
Je crois le sentir couler, ce sang. Parce qu'il se glisse dans mes propres veines.
Je me suis lui.
Mon frère.
Beau.
Belle.
Dans la nuit. La tête sous les étoiles. Les coeurs ouverts l'un à l'autre. Ames imbriquées l'une dans l'autre. Les mêmes. Liées par cette bouteille.

Mon corps a ce balancement vers l'arrière.
Cette tentation de tomber.
Plus tenir.
Juste sentir le bitume encore tiède.
Et s'étaler, le rire coincé dans la gorge.
Retrouver la Terre Mère.
Après l'Alcool Père.
Enfants d'une union incroyable.
Le corps vacille et se reprend.
Ce n'est pas le moment. Sentiment que, si je tombe, il s'évaporera. Je ne dois pas le laisser disparaître. Il doit rester. Entre mes doigts. Entre mes bras.
Brother.
Rien n'est plus beau que ce mot. Pour moi. Fille unique. Unique trésor de sa mère, de son père. Chouchoutée à l'excès, couvée sans arrêt.
Et ce soir... le membre manquant. D'une famille boiteuse parce que sur trois pattes.
Le quatrième pied. Celui qui fait tenir la table.
Un frère. J'ai envie de me précipiter contre lui. Le serrer. Là. Bien fort. Si fort !

Et au lieu de cela, seulement garder l'équilibre. Fesses sur le macadam.
Le regarder. Scruter la silhouette.
Si étincelante !
Même sa voix. Elle tonne. Résonne. Illumine. Fait advenir la clarté dans ce noir de nuit. Ou de suie. On n'est pas dans une cheminée, si ? La cheminée de la vie, peut-être...
Qu'importe !
Sa voix est belle.
Envoûtante.
Et ses mots volent. Volent au ciel. Volent à moi. Font le lien. Entre le haut et le bas. Les étoiles et le reste.

- Si, tous les jours.

Les mêmes envies.
Les mêmes ailes. Qui poussent dans le dos.
On est frère. Et soeur.
Le même sang.
Le même amour. Pour la nuit. Pour le là-haut.
Les mêmes rêves.

Flotter un peu plus. L'esprit qui prend encore quelques mètres d'altitude.
Et si on partait, hein...?
T'en dis quoi, toi ?
Si on s'barrait ?
Toi, moi, seulement.
Puis au-dessus de nous, tous les rires cristallins des étoiles. Elle sont plein. Beaucoup. Millions. Milliards. Guideront nos pas.
Alors, dis...? On part ?

Et le voilà. Il lit dans mes pensées. Il lit mon coeur ouvert. Il s'introduit dedans et fait ce que je désire le plus.
Voilà son corps qui se déplie.
C'est hésitant, sa démarche.
On s'en fout.
Ca titube, et alors ? Il est beau, c'est tout ce qui compte.
Les jambes se remettent debout. Il pourrait aller la toucher, la voûte céleste. Là. Tends juste ton bras. Ouais. C'est tout près. Trop près, peut-être.
C'est merveilleux.
Les idées décousues, les sens brouillés. Je ne vois que lui. Et la nuit. Et le noir.
Puis la Lumière. Qui émane de son corps. Et des lanternes au-dessus de nos têtes.

- On peut le faire maintenant si tu veux.

La main. Tendue. Signe d'appel. D'invitation. A un voyage extraordinaire.
Retrouver son frère. Et voguer sur la voie lactée avec lui.
Pas d'hésitation. Tendre la main. Saisir la sienne.
Elle est chaude. Douce. La peau sous la mienne.
Rassurant contact.
J'aime le sentir si près.

A son tour, mon corps se déplie. Mes fesses quittent le bitume. Et les jambes se relèvent.
C'est étrange ; ça tourne. Tourbillonne un peu trop fort. Faut pas tomber.
Il est là. Il a réussi à se lever. Pourquoi pas moi ?
Je peux aussi... s'il peut.

C'est merveilleux. Ce sentiment de se sentir en communion complète.
Avec tout.
Tout ce qui est autour. Partout.
Au-dessus, en-dessous, à l'intérieur et à l'extérieur.
La plénitude.
Tout s'allie parfaitement. Tout se complète. Cette soirée est une pure merveille.
Et lui, le petit élément manquant. Enfin, il est là. A présent, on peut voguer. Toi et moi. Moi et toi. Et le reste du monde derrière nous. Car oui, on guidera le reste du monde. Tous.
Ils nous suivront. Nous serons leurs bergers.
Et on leur apprendra. A danser sur le vie. Au milieu des rires et des étoiles.
Danser sur la noir. L'illuminer pour que plus jamais la nuit ne soit que ténèbres effrayantes.
Jusqu'à l'aube, on dansera avec eux.
Quand le soleil pointera, on s'écroulera. Epuisés. Mais heureux. D'avoir pu repousser le terrible Noir.
Heureux d'être tous ensemble.
En parfaite symbiose.

Je garde sa main dans la mienne.
Sa peau chaude au contact de la mienne.
Je ne veux plus le lâcher. Ma prise se raffermit même.
Reste là. Brother.
On ira danser. Réaliser ce rêve. Together.

Un pas. Sur le bitume.
Et c'est parti.
Sa main dans la mienne, les jambes se lancent. Rythme qu'on ne peut arrêter. Lent au début. Après un peu d'habitude à marcher, le rythme s'accélère.
La rue déserte.
Deux êtres
qui marchent
main dans la main.
Un frère, une soeur.
Même sang et même alcool.

Allons danser vers les étoiles !
Le corps prend peu à peu le pli. Les jambes essaient de ne pas se dérober.
Et on court. Maintenant.
Je l'entraîne à ma suite. Je garde sa main.
Ca court. Je sais pas où. Je ne sais pas vers où.
Seulement ça.
Courir vers les étoiles.
Les pieds ancrés sur le bitume.
Vous voyez la contradiction ?

Pourtant, c'est possible.

Le rire s'échappe de ma gorge. A moitié enroué, brisé. Mais il sort.
J'agite mon bras libre dans les airs.
Les jambes dévalent la rue.
Course effrénée. Jusqu'à toucher les étoiles.
Ou jusqu'à toucher le fond, l'obstacle qui arrêtera tout pas.
Ou jusqu'à ce qu'il s'arrête de lui même. Mon frère. Qu'il m'arrête. Pour une danse immobile au milieu du noir.

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Azaël Peverell
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Azaël Peverell, Lun 10 Oct 2016 - 12:20


Elle prend la main qu'il lui tend. Sans même une hésitation. Ca le fait sourire. Parce qu'elle a confiance en lui, autant qu'il en à en elle. Confiance réciproque et mutuelle. Ce n'était plus arrivé depuis des années. Mais là, ça ne l'effraie pas. Au contraire, ça gonfle son coeur de bonheur. Ca le fait battre à nouveau avec entrain. Ca lui donne envie de continuer à vivre et à se battre. De survivre et de combattre. Mais dans l'instant présent, ça lui donne simplement envie de sourire. D'être heureux.

Alors c'est ce qu'il fait, en resserrant ses doigts autour de la main de la jeune femme. Sa pièce manquante. Il sent leur chaleur se mélanger. Ca aussi c'est partagé. Il ne veut plus la lâcher. Elle se relève, doucement. Probablement avec autant de peine que lui-même. Mais le résultat est là. Ils sont tous les deux debout, dans la nuit, main dans la main. Avec pour objectif d'atteindre les étoiles ensemble. De les rejoindre pour ne former qu'un. Ils en sont capables. Ensemble, rien ne peut leur résister. Ils sont complets.

Elle avance d'un pas. Mal assuré. Alors il en fait de même. Ce n'est pas facile, c'est vrai. Mais ils sont là. Ils tiennent. Alors ils peuvent recommencer. Les mains se serrent un peu plus. L'échec n'est même pas considéré. Un nouveau pas. C'est déjà mieux. Plus stable. Alors les pas se succèdent les uns aux autres. Il sent l'énergie en lui. La chaleur de sa soeur lui donne la volonté d'avancer pour s'envoler. Le rythme est de plus en plus rapide. Le corps réagit tout seul à présent, il n'y a plus de risque de chute.

Parce que les jambes et les pieds puisent leur stabilité dans leurs mains liées. Toujours plus vite. Courir. S'assurer de ne pas la lâcher et se laisser entraîner. Courir à ses côtés. Sans jamais s'arrêter. Pas avant d'avoir décoller. Et là, un son qui s'élève dans la nuit. L'un des plus beaux qu'il n'ait jamais entendu. Un rire. Le sien. Elle a le rire de celle qui connaît la vie. Qui sait que ce n'est pas toujours facile, mais qui ose se laisser aller. C'est contagieux d'être heureux. Elle lui donne envie de faire de même.

Alors il rit aussi. D'abord doucement, comme s'il avait peur de ne pas y arriver. Comme s'il avait peur d'avoir oublié comment ça marchait. Mais il y parvient. Et le rire prend du volume. Pour s'envoler dans l'obscurité. Vers le ciel étoilé. En compagnie de celui de celle qui l'accompagne. Qui lui réapprend à aimer, à profiter, à partager. Celle avec qui il va apprendre à voler. A réaliser des rêves depuis trop longtemps oubliés. Des rêves pourtant profondément ancrés, bien que cachés.

Les jambes continuent de s'activer. L'une après l'autre. Le coeur bat à cent à l'heure. Pour tout oxygéner. Il le sent pulser. Et soudain, il se rend compte d'une chose. Qu'il a bien trop bu. Qu'il est peut être simplement en train de rêver. Que demain, rien de tout cela n'aura existé. Idée insupportable, insurmontable. La peur revient. Le rire se brise, les jambes ralentissent, les doigts se desserrent légèrement. Mais pas assez pour la lâcher. Juste pour qu'elle comprenne qu'elle doit s'arrêter.

Essoufflé, il la dévisage à nouveau. Elle ne doit pas comprendre pourquoi il réagit comme ça. Ou alors peut être ressent-elle les mêmes craintes mais elle est assez forte pour les repousser. Ou il l'a inventée. Elle n'a jamais existé. La main toujours dans la sienne, il plonge son regard dans celui de sa compagne d'un soir. Enfant effrayé qui a besoin d'être réconforté. Qui ne sait plus s'il est dans la réalité. Qui est perdu, paumé. Qui prend conscience violemment qu'il a besoin des gens. Qu'il a besoin d'elle. Sa soeur, celle qui le comprend, qui a les mêmes rêves, les mêmes envies. Celle qui est parfaite. Peut être même trop pour faire parti de ce monde en lambeaux.

Il a du mal à retrouver son souffle. A poser la question qui lui ronge à présent l'esprit. Qui prend toute la place. Pourvu qu'il se trompe. Pourvu qu'elle soit bien là. Pas uniquement dans sa tête. Pas uniquement grâce à l'alcool. Sa voix s'élève alors. Un peu brisée, un peu éraillée. Et un peu effrayée. Pourtant, il n'a de cesse de la regarder, de la contempler. Son visage semble vrai. La chaleur qu'elle dégage, il ne peut l'imaginer... Mais il a besoin d'être sûr. D'être réconforté.

- Tu es si belle... Es-tu vraiment réelle ?

Son regard est suppliant. Comme celui d'un enfant qui a peur qu'on lui dise non. Mais ce n'était pas un caprice. C'était une crainte qui l'empêchait de continuer. Alors que c'était pourtant tout ce qu'il voulait.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Kohane Werner, Dim 30 Oct 2016 - 12:33





J'aime. Sentir le sol qui se dérobe et revient sous les pas.
Les jambes qui bondissent, propulsent. En avant. Le corps semble s'envoler.
Etoiles. Tendre une main vers elles. L'autre tient celle de ce nouveau frère. Tant attendu. Tant désiré. Ses doigts chauds sur les miens. Qui se referment sur le miens. Son sang qui bat la peau et me rassure.
Il vit.
Il me suit.
Et on s'en va.
Et on s'envole.
Nos pas claquent dans le noir. Résonne sur le bitume. Le bruit monte, m'enivre, me fait tourner la tête. Je me shoote à ce doux son.
Entendre notre course qui s'est calquée l'une sur l'autre me rassure. Sentir son souffle.
Savoir qu'il est
.



Le sourire. Puis le rire.
Au étoiles.
Il me paraît proche et lointain. Comme s'il sortait à la fois de moi et d'un autre.
Un rire qui prend racine dans ma gorge et est propulsé par une autre bouche que la mienne.
Et en même temps, je le sens passer. Traverser. Mon corps.
Ce corps propulsé en l'air.
En quête des étoiles.
En quête du bonheur.
Du rire.
De l'éternité.

Le rire trouve son écho. Chez lui.
Je sens sa main qui rit. Comme sa bouche. Comme sa gorge.
Tout vibre.
La voie lactée au-dessus de nous nous accompagne.
Accordons nos violons !
Sautons ensemble vers l'Univers !
Nos voix emplissent l'atmosphère de cette joie maladroite. Comme si on n'avait pas l'habitude. Comme si on n'avait plus l'habitude.
Je ne pense plus. A rien.
Mes jambes se contente de me guide. Nous guider.
Vers un lieu inconnu.
Direction les Etoiles et leur royaume céleste !
Et le coeur bat, maintient le rythme fou, explose de joie.
Les pas grandissent, les yeux voient de plus en plus loin.
Loin là-bas.
A l'infini.
Vers l'infini.
Là où on va.
Toi et moi.



Et soudain, la tension. Je sens que, derrière moi, le rythme ralenti.
Il s'arrête. Tandis que ses doigts commencent à partir. A se desserrer.
J'ai envie de le retenir. Et serrer sa main encore plus fort que précédemment.
Et continuer.
Continuer.
De cette course enivrante.

Et lieu de cela, je m'arrête à mon tour.
J'ai compris. Il se passe quelque chose.
Quelque chose qui m'inquiète subitement.
Pourquoi ?
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Je m'arrête et fais un demi-tour. Me retrouve face à lui. Le visage dans l'ombre. Je le regarde.
Il me dévisage.
Je ne bouge pas.
Attends simplement.
Entre craintes et confiance.
Et si c'était grave ?
Et si ce qu'il avait à me dire allait me détruire ? Encore une fois... Encore un...

Non.
Il ne peut pas...
C'est un frère.
Il ne me détruira pas. Il en est incapable.
Cet amour fraternel. Ce lien du sang et de l'alcool.
C'est trop fort. Trop fort pour qu'il puisse vouloir me porter un coup.
Trop fort pour qu'on puisse se haïr.
J'ai envie de reprendre sa main dans la mienne. La serrer. Sentir à nouveau sa peau sous mes doigts. Sa présence au creux de ma paume.
Mais je sens que ce n'est pas le moment.
Il veut dire quelque chose.
Quelque chose pour mieux avancer ensuite. Pour mieux conquérir les étoiles. Voler vers le ciel. Ensemble.



Le silence lourd.
Essoufflés. Nous sommes essoufflés. De cette course dans les rues désertes. Noires de solitude.
Je fais un timide pas pour me rapprocher de lui.
Je ne peux que le regarder tandis qu'il me rend ce regard.
Je ne peux détacher mes yeux de lui. Fascinée. Par sa présence.
Envie de le toucher.
Mais je garde mes distances. Un instinct.
Pas encore trop me rapprocher.
Attendre.
Ce qu'il va dire.

Et enfin, la voix fuse.
Une question.
Inquiète.
Question qui ronge l'âme et bloque le rire.

- Tu es si belle... Es-tu vraiment réelle ?



A nouveau, le silence.
Mon coeur bat dans le noir. Il tambourine. Je le sens. Je l'entends résonner dans mes tempes.
Le noir. La nuit.
Les étoiles. Qui nous regarde.
Mes poings se serrent un peu. Mon regard se détache quelques secondes de lui et fixe le sol.
Puis les yeux remontent le fil du noir.
Remontent sur son visage. Toujours là. Brillant et beau.
Le coeur.
Boum boum boum boum
La respiration. Qui a reprit un rythme plus calme après cette course sur le bitume.
Et les jambes. Qui se remettent en action.

Un nouveau pas. Vers lui.
Je suis si proche. Je le vois.
Plonge dans ses pupilles.
Doucement, je tends une main vers lui. La pose sur son torse. Son coeur. Que je sens battre à travers son t-shirt.
J'esquisse un sourire dans le noir.
Un sourire soulagé.
Je le savais.
Il ne me détruira pas. Pas lui.

Ma main descend le long de son bras, attrape la sienne.
Doucement, je m'en saisis. Comme tout à l'heure.
La tiens fermement puis la guide.
Vers ma poitrine. Mon propre coeur. Qui bat. Lui aussi.
Je la pose sur moi. Cette main.
Un silence.
Un temps.

-Tu sens ?



Nouveau silence.
Nouveau sourire muet dans le noir.
Je lâche sa main.
M'approche un peu plus.
Passe mes deux bras autour de son cou.
Qu'il sente que je suis là. Présente.
L'étreinte se resserre et je pose mon menton sur son épaule. Avant de murmurer à son oreille :

-Tu l'as senti ? Mon coeur. Bien sûr que je suis réelle. N'en doute pas. N'aie pas peur. Faut pas céder aux craintes.

Le sourire s'élargit tandis que l'étreinte devient un peu plus étouffante.
Ma main vient s'agripper à sa nuque.
L'autre à son t-shirt.
Il sent l'alcool.
Le Père.
La Famille.
Je me sens bien.
A sentir qu'il est là, lui aussi. Ce corps rassurant. Ce corps chaud en lequel j'ai confiance.
Confiance pour une quête à travers le firmament.

-Toi aussi tu es magnifique, je reprends dans un chuchotement. Tu brilles dans la Nuit. Alors je n'aimerais pas me dire que tu n'es pas réel. Tu rends le Noir et les Ténèbres si beaux.

Je ferme doucement les yeux sans relâcher mon étreinte.
L'esprit tourbillonne.
L'esprit s'envole.
Peut-être est-il déjà en train de monter vers elles ?
Il n'y a plus de rire.
Seulement un joie intériorisée.
Une douceur.
Une tendresse.
Un baume au coeur.
Dans une rue déserte.

-Tu sais quoi ? Je crois qu'on va réussir à les atteindre, les étoiles, je reprends au bout d'un long moment de silence. Toi et moi.



Je relâche un peu mon étreinte et me détache de son épaule pour le dévisager à nouveau.
Me perdre dans ses traits.
Me perdre dans ses yeux.
Ma main vient se poser sur sa joue.
Sa peau est toujours chaude.
Rassurante.

Je ne dis rien.
Plus un mot.
Seulement le contempler.
Encore, et encore.
Encore, et toujours.
Le contempler.
Proche, si proche.
C'est peut être ça.
L'éternité.

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Azaël Peverell
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Azaël Peverell, Jeu 3 Nov 2016 - 0:20


Tu t'es arrêté parce que tu as eu peur. D'un coup. Ca t'est tombé dessus alors que tu te sentais bien pour la première fois depuis longtemps. Pendant un instant, tu t'es senti léger, libre. Heureux. Et puis d'un coup, tout a été remplacé. Refoulé, ré-enfoui. Pour seulement laisser place à une crainte qui t'empêche de continuer. Qui te fait douter, qui fait que ton coeur continue de battre, mais douloureusement, comme s'il voulait s'échapper pour reprendre là où tu en étais avant de t'arrêter. Mais c'est impossible. La peur te maintient cloué au sol. Sur place, incapable de t'envoler une nouvelle fois.

T'as trop besoin de réponse. D'être sûr qu'elle est réelle, que tu ne l'as pas inventée, qu'elle n'est pas qu'une déformation supplémentaire de la réalité. Elle doit être vraie, t'en as besoin. Elle est tellement parfaite... Et maintenant que vos mains se sont lâchées, tu as froid. Tu veux qu'elle reste avec toi, à tes côtés. Il ne faut pas qu'elle disparaisse, elle seule a trouvé comment te réchauffer. Avec peu de mots, avec peu de gestes. Juste une idée. Un rêve. Complètement fou. Rejoindre le firmament. Briller avec les autres étoiles et ne faire qu'un. Ensemble.

Elle baisse les yeux à ta question. T'as peut être fait une bêtise en demandant. Peut être qu'elle va prendre peur, elle aussi. T'as l'impression que ton coeur loupe des battements. C'est douloureux de ne plus avoir de contact avec elle, ni visuel, ni tactile. C'est nouveau aussi ça, ce besoin de contact avec quelqu'un. D'habitude tu détestes ça, mais avec elle, c'est différent. Tout prend une autre dimension. Tu es prêt à l'accepter, en entier, parce que c'est ce qu'elle est, et qu'elle te fais du bien. T'as pas envie de la repousser, juste de la garder, de danser, de voler, de respirer. De vivre.

Enfin, elle te regarde à nouveau. Vos yeux se croisent, et elle s'approche. Tu ne bouges toujours pas. Et sa main se lève, se pose sur toi. Sur ton torse. Sur ton coeur. Elle te redonne de la chaleur, de l'énergie, de la vie. Et tu aimes son contact. Ca te rassure, ça te réconforte. Ca chasse un peu la peur, même si elle continue de rôder. Et puis sa main descend, prend la tienne. Encore. Enfin. Tu ne veux plus qu'elle te lâche. Plus jamais. Elle dirige ta main vers sa poitrine, et tu te laisses guider. Jusqu'à la poser sur elle et sentir son coeur. Qui bat, qui pulse. Et tes yeux sont toujours plongés dans les siens tandis que tu sens tes craintes reculer. Tu profites du silence pour l'entendre davantage. Vos coeurs battent à l'unisson.

- Tu sens ?

Et sa voix qui s'élève, douce, belle, magnifique. Une voix qui caresse, qui rassure. Tu hoches légèrement la tête. Juste un coup. T'as du mal à parler, t'as juste envie de profiter. Parce qu'elle est bien là. Elle est bien réelle. La peur peut aller se faire voir, elle peut retourner d'où elle vient. Et le doute peut repartir avec elle, pour laisser la place au bonheur. Un bonheur timide, enfantin, qui n'ose pas trop se montrer pour ne pas être écrasé. Mais qui est bien là, profondément niché en toi. Tu souris. Légèrement, mais sincèrement. Un vrai sourire d'enfant. Et elle s'approche encore. Toujours plus. Ses bras se passent autour de ton cou alors que tu es toujours aussi immobile. T'as du mal à réaliser. Mais tu ne perds pas une seule seconde de ce moment. Tu le vis intensément. T'as l'impression d'être vivant.

- Tu l'as senti ? Mon coeur. Bien sûr que je suis réelle. N'en doute pas. N'aie pas peur. Faut pas céder aux craintes.

Tu ne réponds toujours pas. Elle a lu dans tes pensées, t'en es presque persuadé. Les craintes sont parties. Elle est le doux coup de vent qui a chassé tes nuages. Et son étreinte se resserre, toujours un peu plus. Et ton corps réagit seul. Tes bras se resserrent aussi autour d'elle. Tu te laisses aller à sentir son parfum, à t'en enivrer. Elle sent bon, elle est belle, elle est réelle, elle est parfaite. D'où est-ce qu'elle peut bien sortir ? Ca n'a aucune importance. Elle est là, avec toi. Et tu acceptes que quelqu'un te prenne dans ses bras pour la première fois depuis des années. Tu aimes son contact. Tu lui fais confiance. Tu sais qu'elle comprend. Tu sais qu'elle ne te juge pas. Elle est là.

- Toi aussi tu es magnifique. Tu brilles dans la Nuit. Alors je n'aimerais pas me dire que tu n'es pas réel. Tu rends le Noir et les Ténèbres si beaux.

Tu souris un peu plus encore. Parce que c'est le genre de mots que tu n'espérais plus qu'on te dise. Que tu pensais réservés aux autres. Aux gens biens. Mais là, ils sont murmurés juste pour toi. Et venant d'elle, de sa voix, tu sais qu'ils sont sincères. T'as la gorge qui se serre un peu. Tu ne dis toujours pas un mot, tu te contentes de la serrer contre toi, de la garder dans tes bras. Elle réveille comme une boule dans ton ventre. Une boule lumineuse qui danse, qui montre qu'elle existe, qu'elle est à, en toi. Qui s'est rallumée alors que tu ne l'attendais plus. Alors que tu l'avais même oubliée.

- Tu sais quoi ? Je crois qu'on va réussir à les atteindre, les étoiles. Toi et moi.

Elle s'écarte un peu. Tu la laisses faire. Tes bras retombent doucement. Et tes yeux ne la quittent pas. Tu n'y arrives pas. Tu ne veux pas. Tu veux graver ses traits dans ta tête. Dans le brouillard alcoolisé qui te sert de mémoire. Dans tes souvenirs, aussi flous soient-ils. Tu veux pouvoir la revoir., quand t'en as envie, quand t'en as besoin. Ta pièce manquante. Celle qui est venue d'elle-même pour te compléter. Une nuit comme les autres, mais qui s'est vue sublimée. Par une présence, une simple présence. Un sentiment d'être compris, d'être aimé. Que tu avais oublié, mis de côté. Que la vie s'était chargée de piétiner.

Sa main se pose sur ta joue. Tu l'appuies un peu plus contre elle, et tu finis par fermer les yeux un instant. Quelques secondes à peine. Pour simplement sentir le partage de chaleur. Le partage d'émotions, le partage de sentiments, le partage de rêves, le partage de sang, le partage de vie. Et lorsque tu les rouvres, tu souris toujours doucement. T'as besoin d'elle, et elle a besoin de toi. Vous êtes si proches... Oui, vous pouvez le faire. Atteindre les étoiles. Vous envoler.

- Moi aussi. J'en suis persuadé.

Rien est impossible. Pas quand on est deux. Pas quand on redécouvre ce que c'est que d'être heureux. Pas quand on a quelqu'un qui chasse la solitude, la peur et l'angoisse. Pas quand on se sent bien.
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Kohane Werner
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Kohane Werner, Dim 13 Nov 2016 - 12:22





Une tension et une tendresse.
La peur qui s'évanouit peu à peu.
Je la sens doucement filer par les pores de sa peau.
Je sens l'apaisement s'abattre.
Tranquillement. Calmement. Le coeur qui se calme et l'âme qui se rassure.
Je crois l'entendre battre alors que je me niche contre lui. Que ses bras se referment sur moi. Deux ombres immobiles dans la Nuit.
Deux ombres statiques sous les étoiles.
Ou parmi les étoiles ?
Deux âmes réunies en une douce étreinte. Tendre. Pleine de cette tendresse fraternelle, familiale. D'un lien que nul ne saurait briser.
J'ai besoin de ce contact. Avec une peau familière. Ou qui m'apparaît comme telle.
Ce contact. Avec un corps que je crois déjà connaître.
Quelqu'un. Qui ne me fera pas de mal. Je le sais. C'est l'intuition.
Se blottir contre lui alors qu'habituellement, j'ai peur de ceux que je ne connais pas. Je rejette les étreintes des étrangers. Le coeur affolé, l'esprit tourbillonnant au milieu de mille pensées plus sombres les unes que les autres.
Je ne connaissais pas cette partie de moi. Autrefois, j'étais plutôt tactile. Naturellement enthousiaste vis-à-vis des autres.
Et puis un soir. Ici. A Pré-au-lard. J'ai pris conscience de ma peur déraisonée. Au moment où ce gars -Hanko, qu'il s'appelle- dans un geste de réconfort spontané m'a prise dans ses bras. J'ai paniqué. Je l'ai repoussé. Le coeur battant à deux cents à l'heure. L'esprit embrouillé. Embarbouillé. J'ai vraiment eu peur.
Sans raison.

Mais là, c'est différent.
Parce qu'il n'est pas un étranger.
Parce qu'il existe quelque chose entre nous.
Une chose, un lien qui n'a pas de nom. Que l'on ne peut nommer. Mais qui est là. Tapis dans l'ombre. Qui est là. Et nous rapproche.
Calme les peurs les plus intenses.
Et, dans ses bras, je trouve du réconfort.
Je le sens contre moi. Sa chaleur, sa peau, son corps. Promesse que lui aussi, est réel. Même si je n'en ai jamais douté.
Il est trop beau, trop brillant, trop lumineux pour que mon esprit sombre puisse l'inventer.
Non. Il est vrai. Venu de nulle part pour éclairer les Ténèbres. Ouvrir la voie.
Vers les étoiles.



Sa crainte précédente, son angoisse non dissimulée s'évapore.
Ma main à présent sur sa joue, le sens le bouillonnement de la peur se refroidir. Et s'écouler. Doucement. Lentement. Partir en fumée. Pour laisser la place à la confiance totale.
Mes yeux détaillent ses traits dans le noir.
Et un mince sourire se dessine sur mes lèvres tandis que j'essaie de plonger au plus profond de lui.
Plonger dans ses pensées. Ses tourbillons. Ceux qui le ballottent à droite, à gauche. Ceux qui le malmènent, peut-être. Ceux contre lesquels il doit se battre, lui aussi. Pour survivre. Ne pas couler. Ne pas se faire emporter.
Je veux lui tenir la main. Et me battre avec lui. A ses côtés.
Parce que sa force ne fera que renforcer la mienne.
Parce que son courage ne fera que décupler le mien.
Seule, je n'y parviens plus.
Avec lui, j'ai l'impression que tout est possible.
Avec ce frère, je pourrai aller au bout du monde. Conquérir le cosmos. Faire danser la Terre.
Tant qu'il est là, près de moi, toutes les portes sont ouvertes.
Tous les chemins possibles.
Pas un plus tracé que l'autre. Non. On peut emprunter celui qu'on désire. Le plus brillant. Phosphorescent dans la Nuit.
Avec lui... à ses côtés... main dans la main...

Doucement, sa joue vient s'appuyer contre ma paume ouverte.
Comme un enfant en quête de réconfort. Un animal perdu qui cherche la caresse. Un chat venant miauler pour quelque affection.
Une affection que je pense pouvoir lui donner.
Parce qu'il arrive à la faire renaître en moi.
Je croyais que tout était mort, au fond. Que le coeur ne battait plus pour la tendresse. Seulement pour la douleur.
Je croyais avoir tout perdu de la beauté.
Mais il est là.
Et sa présence ravive quelque chose.
Une vague. Dorée. Que je croyais disparue. Asséchée. Dont le fleuve avait changé brutalement de direction. Fait un coude pour aller couler autre part. Qu'à l'intérieur de moi.
Pourtant... il paraît toujours là. Mince. Minuscule, par rapport à ce qu'il était, autrefois. Mais les bribes restent. Et lui, là, sa joue posée sur ma paume, l'alimente sans le savoir.

- Moi aussi. J'en suis persuadé.



Sa voix s'élève dans le noir. Dans le soir. Réponse à ma dernière phrase.
Sa voix est superbe dans la Nuit. Touchante. Tendre.
Il est là. Je peux le toucher. Je le sens sous mes doigts. Ce frère désirée. Enfin apparu.
Cet enfant du cosmos descendu sur Terre pour venir me voir.
Ce être rayonnant dans les Ténèbres. Qui, seul, mérite ces bribes d'affections qui renaissent en moi.
Cet amour particulier. Donné à personne. Pas même à Leo. Un amour qu'on ne saurait qualifier. Qui attendait son unique destinataire. Comme le fond de sa bouteille semblait m'attendre.
Un amour qui l'attendait, lui.
Un amour au-delà des définitions basiques et générales qu'on en a. Qui n'est pas fait de désir, de sentiments qu'on peut exposer aux yeux de tous, de sentiments qu'on manifeste par un simple baiser ou des étreintes prolongées dans le noir.
Celui-ci est plus aérien.
Il vient d'ailleurs. Ce n'est pas un amour terrestre. Mais galactique. Il m'a, il nous a été envoyé du cosmos.
Il est rare. Il est beau. Plus beau que tout ce qu'on peut connaître en tant qu'humains.
Il vole, il flotte. Au-dessus de tout.
C'est celui qui permet aux deux êtres choisis pour le partager de s'envoler. Ensemble. Vers le scintillement de la voûte céleste.



Alors je lui fais un tendre sourire.
Je sais qu'il sait.
Qu'il est sincère et persuadé. Qu'on y arrivera. Parce que. Parce que c'est comme ça.
Ma main sur sa joue. Et mes doigts. Qui doucement caressent sa pommette. Comme une mère à son enfant. Une soeur à son frère. Une soeur pétrie d'affection pour ce frère.
Et le tende sourire sur les lèvres.
Et le regard adouci. Loin de la folie des autres. La folie des Hommes.
La colère, la haine, la rage. Sentiments si souvent ressentis vis-à-vis du reste. Tout paraît si loin alors que je le contemple.
La nuit nous enveloppe et les étoiles rayonnent.
Doucement, je ferme les yeux. Sens mon corps osciller. Avant, arrière. Très légèrement. A peine. Mouvement à peine effleuré. A peine esquissé. Pas de quoi perdre l'équilibre.
Mais perdre la tête, oui.
Parce que l'esprit est parti. Regarde le corps, incapable de s'envoler. Le regarde de l'extérieur. Le regarde d'en haut.
Parce que l'esprit s'est envolé. Vers ses amies. Etoiles.
Et le frère. Qui aura décollé avec lui.
Ensemble, là-haut. A deux, par cet amour aérien et indescriptible, on peut tout.

L'esprit part. Alors que le corps reste.
Deux silhouettes dans la Nuit.
Deux silhouettes dans l'Ombre.
De Pré-au-lard.
Deux silhouettes dans le Monde. Des Autres.
Mais le reste est bien loin. Au-dessus de tout ça. Au dessus de tout souci humain.
Le décollage fut immédiat.
Et le rêve... simplement merveilleux. Alors que le coeur bat. Vraiment, réellement. Plein de sentiments. Pour la première fois. Depuis longtemps.


[Fin du RP pour moi. N'hésite pas à répondre à ma suite si tu veux conclure pour Azaël. Merci pour ce super Rp, au plaisir d'en refaire avec toi ! Smile]

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Azaël Peverell
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Azaël Peverell, Mer 16 Nov 2016 - 14:14


Sa main sur ta joue. Ce contact, simple, mais chargé d'émotions, de sentiments que t'as l'impression de ne pouvoir ressentir qu'en sa présence.. T'as envie de rester comme ça. Pour toujours. De sentir qu'elle est là, à tes côtés, et qu'elle ne pourra jamais te quitter. Parce qu'elle ne t'abandonnera pas. C'est impossible. Elle sera toujours là. Tu forces ton cerveau embrumé par les vapeurs de l'alcool à se souvenir d'elle. Tu ne la quittes pas du regard. Pour graver chaque parcelle de sa perfection dans ta mémoire. Et profiter pleinement de l'instant qui vous est accordé. Un instant simple, tout en beauté.

Elle vient de rendre la vie supportable. De rendre le bonheur possible. De rendre les rêves réalisables. Elle n'est pas sorcière. Elle est magicienne, devin, donneuse d'espoir et de vie. Elle lit en toi. Elle lit tes pensées. Elle sait ce que tu ressens. L'inverse est vrai aussi. Tu as l'impression de l'avoir toujours connue. Et tu aimes cela. A présent que tu l'as rencontrée, tu refuses de te dire que tu as vécu sans elle auparavant. Elle devait être là, seulement tu ne le savais pas. Tu ne le remarquais pas. Jusqu'à ce qu'elle vienne se prendre les pieds sur toi, et décide de te sortir de ton demi-coma contemplatif. Pour te faire entrer dans une phase active. Où tu peux accéder à tes rêves si seulement tu t'en donnes la peine. Si seulement tu en as l'envie. Si seulement tu trouves quelqu'un d'assez fou pour te suivre.

Tu vois alors son sourire. Celui qui veut tout dire. Qu'elle t'aime, autant que toi tu l'aimes. D'un amour inconditionnel, irrationnel, mais totalement platonique car purement fraternel. Tu veux simplement qu'elle fasse à jamais parti de ta vie. Tu sens ses doigts qui caressent ta joue. Mouvement tellement apaisant. Tu finis par fermer les yeux pour de bon, tandis que ta main vient recouvrir la sienne. Pour l'appuyer un peu plus, et être certain qu'elle soit toujours là lorsque tu rouvriras les yeux. Et puis tu te rends compte que tu n'as pas envie de les rouvrir. Pas pour l'instant. Parce que tu sais que les étoiles brillent au dessus de vous. Et que c'est le moment de les atteindre. Grâce aux ailes données. Des ailes que tu partages avec elle. Et qui peuvent vous transporter.

Plus besoin du corps. Seul l'esprit s'envole. Les esprits qui n'en forment qu'un à force de s'entremêler. Les esprits qui s'autorisent à voler pour aller danser, tournoyer, aimer, et se réchauffer là haut, dans la Voie Lactée. Deux esprits unis par un même rêves qui devient réalité. Une soeur et un frère retrouvés, dans un instant presque trop beau pour être vrai, mais qui ne sera jamais oublié.


[Fin du RP]

HRP : Merci à toi, j'ai vraiment adoré ce RP. On en refait un très vite Razz
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Ellana Lyan
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Ellana Lyan, Dim 27 Nov 2016 - 17:45


Entre passé et présent...

RP avec Albus et Serena



Tu as mal. C'est si dur. De voir les couples s'enlacer. Les bouches s'embrasser. Et tu restes là. L'âme en peine. Les yeux qui piquent. Le cœur en morceaux. Parce que toi, tu n'es pas capable. D'aimer. De rendre heureux. Tu brises. Tu détruis. Méchante. Cruelle. Brisée. Il n'y a jamais personne quand tu en as besoin. Pas d'ami. Sans parler de la famille. Alors tu cries, tu hurles. L'injustice de la vie et la beauté de la nuit. Tu souffres. À cause de quoi ? D'un garçon. Ça n'en vaut pas la peine.

La tête te tourne. Ta vue se floue. Il fait nuit. Sombre. Noir. Tu aimes bien le soir. Ce que tu as fait n'est pas bien. Tu n'aurais pas dû. Douleur. Saoule. Pourquoi ? Pour oublier. La petite fille-modèle. L'enfant torturée. La pression. Les études. Le père. La vie. La mort. Et lui. Cet idiot qui te fait pleurer qui t'affaiblis. Celui que tu veux oublier mais qui sans cesse revient dans tes pensées. Il te tient. Il te hante. L'alcool est mauvais. Tu sais. Tu ignores.

Les maisons tournent. Tu fermes les yeux. Migraine. Tu t'es amusée. Un moment. Avant que la fête s'arrête. Que tu sortes. Te perdes. Ici. Où suis-je ? Tu n'as pas peur. Tu n'as pas froid. Juste mal. La boisson te fait chavirer. Tu tombes par terre. Les pavés sont froids. Le sol est là. Tu te couches. Ne bouges plus. La rue est sale. Ta main par en exploratrice. Aie. Le sang perle sur ton pousse tandis que tu ramasses un morceau de miroir brisé sur le sol.

Tu es toujours jolie. C'est étrange non . Tes cheveux emmêlés te donne un petit côté plus sauvage. Tu ne portes plus l'une de tes robes mais bien un petit short et un t-shirt sans manches. Tu es trop maquillée. Pourquoi ? Tu n'aimes pas le maquillage. Le résulta te donne un air adulte. Trop adulte. Tu ne te ressemble pas. Pourtant tu es toi. Ton autre main porte tes talons. Tiens tes pieds son nu. Tu remets tes chaussures. En grognant. Ça fait mal.

Tu te lèves. Il fait trop sombre. Alors tu avances. Et là tu trouves. Une rue éclairée. Aveuglante. Tu recules de quelques pas. La lumière fait danser des points lumineux de couleur devant tes yeux. C'est joli. Tu veux les attraper. Pas moyen. Dommage. Tu es fatiguée. La tête te fait mal. Tu empestes l'alcool. Tu espères ne croiser personne ici.

Soudain, un rire. Deux sorciers. Mains dans la main. Yeux dans les yeux. Ton cœur lâche. Ils s'embrassent. La lumière révèle leurs visages. Ton âme se déchire. Tu cries. L'identité des deux individus explose à tes yeux. L'un aimé. L'autre haïe. Les deux. Ensemble. Qui… Douleur. Douleur. Douleur. Et la tête qui ne cesse de tourner. Tourner. Tourner. Dans le vide et sans arrêt. Albus et Serena. Tu as mal… Si mal… Que cela cesse pitié. Tu pleures. Tu t'avances au milieu de la ruelle comme pour leur bloquer le passage. L’horreur déchire ton être tandis que tu offres ton visage à la lumière.


Dernière édition par Ellana Lyan le Sam 7 Jan 2017 - 13:56, édité 3 fois
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Albus Lupin, Dim 27 Nov 2016 - 20:09


Toute l'après-midi, les deux tourtereaux se chamaillaient, rigolaient, s'embrassaient, s'aimaient. Ils avaient passé la journée dans les rues de Pré-au-Lard, faisant du lèche-vitrine, faisant le tour des magasins, marchant sur les pavés des rues ou bien se poser un banc tranquillement, rien qu'eux deux. La journée était vraiment parfaite mais fût horriblement courte pour le jeune Albus. Il vit le soleil se coucher à la sortie d'un bar, ils allèrent rentrer à Poudlard quand Albus reteint Serena en lui tenant le poignet. Ils étaient à mi-chemin. Serena se retourna avec un air intérrogateur mais Albus avait les yeux et un sourire plein de malice.

"Ne rentrons pas maintenant, regardes."


Il montra le ciel crépusculaire.

"Vois-tu? Pas un seul nuage et il fait plutôt bon... Que dis-tu d'aller faire un tour à la nuit tombée pour regarder les étoiles, rien que nous deux."

Il lui fit un léger clin d’œil. Elle sourit un instant et acquiessa un moment.

Ils étaient sur le chemin pour trouver un coin tranquille, se baladant main dans la main dans la rue quand le pouffy sentit du mouvement de la part de la rouge et or. Elle lui sauta sur le dos en rigolant, il rigola à son tour et tourna sur lui même, sa dulcinée sur son dos.  Elle redescendit tout en continuant de rigoler. Elle lui teint les mains à hauteur de côtes, yeux dans les yeux avant de l'embrasser.  C'est à ce moment alors qu'un cri déchira le silence du soir. Albus surprit se retourna vers la source de cela. Son cœur chavira en un haut de cœur. Dans la lumière se tenait une femme, très maquillée, fortement alcoolisée, qui avait comme des vertiges. Son visage était entre la haine, la douleur et le dégoût. Pourtant, malgré tout ces facteurs, le jaune et noir reconnu cette personne. Ce n'était autre que son ancienne petite amie, Ellana. Il en avait été fou amoureux, grand chagrin d'amour, séparation difficile à cause des parents de la jeune fille... La voir maintenant, alors qu'il est dans les bras d'une autre allait forcément déclencher une guerre. Comment allait-elle réagir? Peut être était-elle passé à autre chose. Albus se rapprocha d'elle, elle avait une mine affreuse et sentait fortement l'alcool.

"Ellana... Je... Que... Pourquoi t'infliges-tu cela... Je pensais que notre petite discussion dans la salle déserte t'avait aidé à... Aller mieux... C'est toi qui voulait des explications... Je... t'ai pas oublié, ne crois pas le contraire... Mais j'avais besoin de t'oublier... Notre séparation m'avait fait énormément de mal... J'étais profondément changé... Bouleversé... Chamboulé... Perdu... Je sombrais peu à peu... Mais elle, elle m'a redirigé vers la lumière... Et si tu voyais Serena, c'est une femme  splendide et incroyable... Je l'aime... Je suis passé à autre chose... Je devais tourner la page pour ne plus souffrir."

Il se retourna maintenant vers Serena:
"C'est... mon ex... Quand j'étais pas bien, je t'ai rencontré et tout est allé mieux... J'étais profondément meurtri... Mais elle est très gentille hein, juste elle a pas une vie facile... Elle s'appelle Ellana."
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Invité, Jeu 1 Déc 2016 - 15:50


Entre passé et présent...

RP avec Albus et Ellana

Comme promis, Serena et Albus passèrent la journée du samedi suivant à Pré-au-lard. Serena était beaucoup plus détendue que lors de leur rencontre et ses sentiments pour Albus ne cessaient de croitre. Le Poufsouffle était tellement gentil, affectueux avec elle et c'était tout ce qu'elle convoitait dans un couple avec l'humour et la confiance.
Le soleil se coucha bien vite au goût de la Gryffondor et elle commença à se diriger vers le château à contrecœur quand une main enserra son poignet et la fit se retourner. Elle croisa le regard malicieux d'Albus qui chuchota :

- Ne rentrons pas maintenant, regarde.

Il pointa le ciel orangé du doigt et la jeune fille leva la tête.

- Vois-tu ? Pas un seul nuage et il fait plutôt bon... Que dis-tu d'aller faire un tour à la nuit tombée pour regarder les étoiles, rien que nous deux.

Serena ne se fit pas prier et répondit à son clin d'oeil par un acquiescement.

Alors qu'ils se baladaient dans les rues enneigés du village, Serena décida de sauté sur le dos de son petit ami qui éclata de rire à sa suite et tourna sur lui-même. La Rouge et Or resta cramponnée à son cou, les yeux fermés et pliée de rire.
Une fois redescendue, Serena sécha les larmes de joie qui perlaient à ses yeux bruns. Albus s'approcha alors doucement et l'embrassa. Ce pur moment de bonheur fut arrêté par un cri déchirant qui fit sursauter le couple.
Serena et Albus se tournèrent au même moment vers la silhouette devant eux. Le Poufsouffle pâlit tandis que Serena lui attrapait la main et glissait l'autre dans la poche de son jean, à la recherche de sa baguette.
Elle n'allait pas lui voler ce moment de bonheur, pas après ce qu'elle lui avait infligé quelques jours plus tôt, qu'elle l'avait laissé pour morte dans le couloir sombre de Poudlard.
Ellana Lyan, ses chaussures aux talons vertigineux à la main exprimait un visage horrible, déformé par le dégoût. Son maquillage avait coulé et maculait ses joues crasseuses. L'odeur de l'alcool était tout de même perceptible malgré le froid intense de cette fin de journée.

- Ellana... Je... Que... Pourquoi t'infliges-tu cela... Je pensais que notre petite discussion dans la salle déserte t'avait aidé à... Aller mieux... C'est toi qui voulait des explications... Je... t'ai pas oublié, ne crois pas le contraire... Mais j'avais besoin de t'oublier... Notre séparation m'avait fait énormément de mal... J'étais profondément changé... Bouleversé... Chamboulé... Perdu... Je sombrais peu à peu... Mais elle, elle m'a redirigé vers la lumière... Et si tu voyais Serena, c'est une femme  splendide et incroyable... Je l'aime... Je suis passé à autre chose... Je devais tourner la page pour ne plus souffrir.

Serena étouffa un sanglot. Il la connaissait ? Et que sous-entendait-il ?

- C'est... mon ex... Quand j'étais pas bien, je t'ai rencontré et tout est allé mieux... J'étais profondément meurtri... Mais elle est très gentille hein, juste elle a pas une vie facile... Elle s'appelle Ellana.

- Je sais comment elle s'appelle Albus, cracha Serena.
Elle n'en voulait pas vraiment au jeune homme mais apprendre que cette... chose avait pu enlacer son petit ami avant elle, l'embrasser, l'aimer, le toucher. Tout cela l'écœurait.

- Elle m'a presque laissé pour morte cette semaine. Si le préfet des Serdaigle ne m'avait pas retrouvé, je ne serais sûrement plus de ce monde à l'heure qu'il est !, explosa la Lionne.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Ellana Lyan, Jeu 1 Déc 2016 - 20:54


Tu souffres. Serena... Albus. Non cela n'est pas possible. Elle ne peut pas. Tes mains tremblent tandis que ton cœur chavire. Tu veux pleurer. Tu n'as plus de larmes. À quoi ça sert de toute façon . Il n'y a plus un soupçon de pitié dans ce monde et même si tu te leurres, si ce que tu penses est complètement faux. Ce sera pour la lionne. La gentille. Toujours. L'eau que tu aimerais verser n'y changera rien. Alors tu te retiens. Non, vraiment, pleurer ne sert à rien.

- Besoin de t'oublier... Énormément de mal... Lumière... Serena... Splendide... Je l'aime... Ne plus souffrir.

Albus parle. Tu trembles, de rage cette fois. Ton cerveau happe les mots au vol sans tout comprendre. Et toi ? Il n'y a pas pensé. Trop aveuglé. Trop amoureux. Il l'aime. Tu le sens dans sa voix. Il l'aime sans doute plus qu'il n'a jamais pu t'aimer. Parce que toi. Tu ne sais pas. Aimer. Elle l'a rendu heureux. Doucement, elle t'a enfoncé un pieu dans le cœur. T'a touché à un endroit tellement profond et bien caché que tu n'aurais jamais pensé que quelqu'un puisse t'atteindre là.

- Ex. Pas bien. Meurtri. Vie facile. Ellana.

Quoi ? Cela n'a plus aucun sens pour toi. La tête te tourne. Pourquoi est-il si méchant. Il n'a pas le droit. Tu avances, doucement. Tu n'es pas une victime. Tu es la princesse. Elle va t'obéir. Te rendre ton prince. Ton roi. Ta lumière. Ton sauveur. Ton rêve. Puis ton cauchemar. Ton tortionnaire et ton bourreau. Celui qui fait battre ton cœur et saigner tes yeux. Qui te retient prisonnière après t'avoir offert des ailles.

- Je sais... elle... Albus.

La rouge et or a parlé. Tu n'as pas compris. Tu ne comprends plus rien. Tu te rapproches. Tes pas sont chancelants mais tu gravis les millimètres avec une détermination de fer. Tu vas y arriver. Plus que quelques mètres. Courage. Tu peux le faire.

- Laissé pour morte.....préfet des Serdaigle.....plus de ce monde....

Elle explose. Elle crie. Aie. Tes oreilles. Méchante. Méchante. Méchante. Pas bien. Délicatement, tu attrapes ma main d'Albus. Tu lui fais tourner la tête. Tu l'oblige à te regarder. Tu ne parles pas. Seuls tes yeux s'expriment. "Je t'aime. Tu me fais mal. Aide moi. Pitié. Je t'en supplie. J'ai besoin de toi..." Il n'a jamais su te résister. Tu es belle. Sauvagement belle. Farouchement belle. Cruellement belle. Tes lèvres l'appellent. Tes yeux ne le lâche plus.

Tu as tant besoin de lui. Tu te colles contre Albus. Tes mains se referment sur son cou. Et tu colles passionnément tes lèvres contre les siennes. Ton cœur explose de bonheur sous le tourbillon d'émotions et de sentiments oublié qui refont surfassent d'un coup. Tu es heureuse. Alors pourquoi? Pourquoi sais-tu que ce baiser prendra fin. Et que ce sera lui qui le terminera....


Dernière édition par Ellana Lyan le Sam 3 Déc 2016 - 7:20, édité 1 fois
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Albus Lupin, Ven 2 Déc 2016 - 23:32


Serena parraissait fâchée, déconcertée, sûrment gênée que ça soit son ex qui venait de les déranger.
"Je sais comment elle s'appelle Albus."

Elle semblait quand même bien énervée, ce n'était pas que de la jalousie, il y avait du dégoût dans sa voix. Finalement elle explosa et dit tout:
"Elle m'a presque laissé pour morte cette semaine. Si le préfet des Serdaigle ne m'avait pas retrouvé, je ne serais sûrement plus de ce monde à l'heure qu'il est !"

*Co-comment?? Ai-je bien entendu?? Elle n'aurait jamais dû faire ça... Je ne peux lui pardonner autant de violence... Surtout envers ma rouge et or* pensa-t-il

Mais au même moment Albus sentit un contact avec sa main mais ce n'était pas Serena, ça venait de l'autre côté: c'était Ellana qui lui tenait. Elle le regardait avec insistance comme si elle voulait faire passer un message mais tout ce que le jaune voyait était une fille alcoolisée et perdue. Elle semblait innofensive à ses yeux, elle l'avait toujours été sauf peut être un moment antérieur... Mais jusqu'à frapper presque à mort! Il n'y pensait pas, peut être s'était-il voilé la face depuis tout ce temps. Elle était peut être un monstre au fond d'elle mais alors d'où sortait la Ellana qu'il connaissait et qu'il aimait tant?

Le pouffy était perdu dans ses pensés mais fut rapidement sorti de cet état. Effectivement la verte et argent s'était collé à lui, toujours ses yeux gris-vert plongés dans les siens. Sans qu'il puisse rien faire elle se pencha vers lui, posa ses mains sur son cou et l'embrassa. Quelque chose revit en lui, une vague de chaleur le traversa mais il savait que ce n'était pas vrai. Elle lui avait dit qu'elle pouvait être manipulatrice en plus, elle était fortement alcoolisée, forcément ce n'était pas sincère. Rapidement Albus se dégagea et la recula doucement, s'assurant qu'elle tenait debout, la tenant fermement. Albus était sous le choc de ce qu'il venait de se passer et juste devant Serena en plus de cela. Il ne voulait pas se retourner pour voir la réaction de sa copine qui devait être folle de rage.

"Mais que fais-tu? Je vois bien que t'as beaucoup trop bu... Je sais bien ce que t'essaies de faire mais tu le sais autant que moi que nous pouvons être ensemble. On va souffrir, tu vas souffrir... Je ne veux pas ça, il faut qu'on tourne la page. J'ai trouvé quelqu'un d'autre, une personne extraordinaire... Fais de même mais s'il te plaît passes à autre chose, je veux que tu sois saine et sauve mais surtout heureuse. "

Il lui fit un bref câlin avant de continuer:

"Tu peux être une fille géniale mais suis la bonne voie, je t'ai aider à la trouver, tu n'as plus qu'à la suivre. Tu as le choix mais ne fais pas le mauvais."

Il se tourna vers Serena, attendant sa réaction.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Invité, Sam 3 Déc 2016 - 14:14


Ellana s'approcha lentement d'Albus et Serena commença à voir rouge. Quand la Verte et Argent plaqua ses lèvres sur celles de l'élu de son cœur, quelque chose explosa en elle. Ellana entoura ses mains pâle autour du cou du Poufsouffle qui ne réagit même pas, trop surpris par son action.
Pendant un instant, Serena resta pétrifiée par la rage.

- Mais que fais-tu? Je vois bien que t'as beaucoup trop bu... Je sais bien ce que t'essaies de faire mais tu le sais autant que moi que nous pouvons être ensemble. On va souffrir, tu vas souffrir... Je ne veux pas ça, il faut qu'on tourne la page. J'ai trouvé quelqu'un d'autre, une personne extraordinaire... Fais de même mais s'il te plaît passes à autre chose, je veux que tu sois saine et sauve mais surtout heureuse.

Serena ne pouvait pas croire qu'Albus soit si calme. Cette fille était le mal incarné ! elle ne pouvait pas ressentir ne serait qu'une once de sentiment. Quand le Poufsouffle prit la Serpentard dans ses bras, ce fut l'acte de trop.

- Tu peux être une fille géniale mais suis la bonne voie, je t'ai aider à la trouver, tu n'as plus qu'à la suivre. Tu as le choix mais ne fais pas le mauvais.

Serena brandit sa baguette au moment où Albus se tournait vers elle.

- #Stupéfix !, hurla-t-elle.

Ellana fut envoyé plusieurs mètres plus loin, projetée violemment par le sort. Serena savait que ce qu'elle venait de faire ne lui ressemblait pas mais ce qui se déroulait sous ses yeux était inconcevable. Elle voulait se venger, faire autant de mal à Ellana qu'elle lui en avait fait cette semaine.

- Ne m'approche pas, cria-t-elle à Albus, appréhendant son geste.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Ellana Lyan, Sam 3 Déc 2016 - 20:27


Avec le LA d'Albus


Le dégoût. Dans ses yeux. Comme s'il te voyait différemment. Comme il ne t'avait jamais compris. Il te regarde avec de nouveaux yeux. Un nouveau regard. Est-il déçu ? Choqué ? Tu n'as pourtant cessé de le répéter. Que tu étais mauvaise. Il ne t'a pas cru. Maintenant. Il sait. Il repousse tes lèvres. Doucement. Tu le sais. Il aurait préférez-les laisser. Mais, tu ne peux pas, il n'a pas le droit, vous êtes en tort. Alors, il met fin au baiser. Tu n'insistes pas. Tu baisses les yeux. À regret. Il ne te croit pas sincère. C'est possible. Tu ne sais plus démêler le vrai du faux.

- Beaucoup trop bu… être ensemble… souffrir… tourne la page… quelqu'un d'autre… extraordinaire… passes à autre chose… heureuse.

Il ne t'aime plus c'est sûr. Mais, alors. Pourquoi t'enlace t-il soudain ? Brièvement. Ton corps retrouve le sien pour une poignée de secondes. Un instant magique où ses bras se referme légèrement sur toi. Un moment hors du temps. Quelque chose que la lionne ne va pas laisser passer si facilement. Albus… Aurait-il continué si Serena n'avait pas été là ?

- Tu peux être une fille géniale mais suis la bonne voie, je t'ai aidé à la trouver, tu n'as plus qu'à la suivre. Tu as le choix mais ne fais pas le mauvais.


Ta conscience se réveille. Tu saisis les phrases et les mots. L'alcool n'était pas trop fort. Peut-être étais-ce un plan des autres étudiant. Une boisson aux effets magique ? Peut-être que tu as une bonne résistance… Que ton organisme a tout évacué… Tu ne sais pas. Tu t'en fiche. Tu as tout compris. Tu vois tout. Jusqu’à la baguette de Serena pointée sur toi. Ses lèvres prononcent une formule. Comme au ralenti. Tu souris. D'un mouvement presque surréaliste tu sors ta baguette.

- #Stupéfix !

- #Protego !


Le choc de son sortilège contre le tien te fait reculer et tomber à la renverse. Elle y a mis tant de fureur et de haine dans sa formule… Tu ne t'y attendais pas. Le sol t’accueille. Ta tête cogne violemment la rue. Douleur. Physique cette fois. C'est fait mal. Vraiment. Tu portes la main à ta tempe et le retires couverte de sang. Cette fille est complètement folle.

Un bruit de pas. Une course affolée. Il est là. Ton sauveur. Tu l'aperçois. Il s'agenouille près de moi. Tu tentes de redresser la tête mais c'est peiné perdue. Tu restes au sol. Alors, tu parles. Tu laisses sortir les mots en grimaçant de douleur. Tu laisses les phrases sortir. Chuchotées mais, claire et assez forte que pour qu'il les entende.

- Je ne suis pas une fille géniale. Pas sans toi. Je ne suis différente que dans tes bras. Sans toi la porte que tu m'as ouverte se referme. Je ne suis pas assez forte. Vois à quoi j'en suis arrivée. Torturer des gryffondors. Tu te trompais. Je suis mauvaise. Je fais du mal mais toi seul sait pourquoi.

Dans un geste horriblement difficile tu soulèves ton poignet et lui offre ta main. Traîtresse. Un secret. Une douleur. Un regret. Tes yeux se remplissent à nouveau. Les larmes sont revenues. Tant pis. Tu fermes les yeux. Tu luttes pour ne pas sombrer. Pas cette fois. Tu rouvres les yeux.

- Je sais, tu es amoureux. Tu l'aimes sans doute bien plus que tu n'as jamais pu m'aimer. C'était ma faute après tout. Tu ne supportes plus mes lèvres et je peux comprendre. Mais, tu ne sais pas combien de lèvres j'ai repoussées juste avant notre rencontre. Combien de fois je me suis refusée à accepter les bras d'un autre pour toi. Tu ne sais pas vivre avec ce que je porte chaque jour ! Tu te perds dans ses baisers ! Tu la serres pour m'oublier. Mais, tu ne peux pas ! Je suis en toi pour toujours Albus. Et si quand tu fermes tes paupières, c'est mon image qui est gravée. Si chaque fois que tu l'embrasses tu penses à moi. Saches que pendant ce temps. Je souffre et je meurs !

Tu ne sais pas d'où te viennent ces paroles. Tes lèvres formulent silencieusement les mots « Je t'aime ». Tempi. Tempi pour tout. Pour toi. Pour lui. Pour vous. Tu n'es pas assez forte pour vous. Il ne veut plus de toi. Tu abandonnes. Tu laisses tout tomber. Elle a volé son cœur.
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Re: A la nuit tombée...

Message par : Albus Lupin, Sam 3 Déc 2016 - 21:36


A peine Albus eu le temps de pivoter pour voir sa bien aimée qu'elle était en position d'attaque: baguette sortie, bras tendu, pointée sur eux. Le jeune pouffy eu à peine le temps de faire un pas pour la stopper qu'elle s'écria:

"#Stupéfix !"

Ellana répliqua:

"#Protego !"

Serena avait mis tant de haine, d’agressivité dans ses mouvement et son incantation que malgré le sortilège de défense, Ellana fut propulser avec violence à quelques mètres de sa position initiale. Sa tête heurta violemment le sol, choquant Albus.

"NON!!" hurla-t-il

La gryffodor cria:
" Ne m'approche pas!"

Mais cette fois, c'était à l'attention du poufsouffle. Il se retourna et la regarda avec incompréhension et dégoût.

"Très bien alors, je vais l'aider!! Elle t'a fait du mal mais c'est pas une raison pour t'abaisser à son niveau!!! Elle est peut être serpentard, elle est peut être cruelle, violente et j'en passe... Mais elle ne reste pas moins une personne que j'aime!"

Ses yeux étaient brillants, il n'en revenait pas: sa tendre rouge qui charge sur sa pauvre verte... Les relations gryffondor/serpentard n'ont jamais été bonne mais quand même!! Allez jusuqu'à l'attaquer devant lui!

Il courut vers Ellana, s'agenouillant à son niveau. Elle saignait, à la tête, une vision d'effroi pour le jeune homme. Son sang se glaça, les larmes montèrent, le pire était arrivé. Il la regardait impuissant, elle était consciente, encore heureux, mais blessée...

Elle lui chuchota distinctement:
"Je ne suis pas une fille géniale. Pas sans toi. Je ne suis différente que dans tes bras. Sans toi la porte que tu m'as ouverte se referme. Je ne suis pas assez forte. Vois à quoi j'en suis arrivée. Torturer des gryffondors. Tu te trompais. Je suis mauvaise. Je fais du mal mais toi seul sait pourquoi."

Ellana montra son poignet, enfin Albus put voir l'inscription dans sa chair, fait par sa chère mère: "Traîtresse"... Il pallie... Tout ça à cause de lui...

Il se tourna vers ses yeux gris-vert, la serpy avait les larmes aux yeux. Elle continua:
" Je sais, tu es amoureux. Tu l'aimes sans doute bien plus que tu n'as jamais pu m'aimer. C'était ma faute après tout. Tu ne supportes plus mes lèvres et je peux comprendre. Mais, tu ne sais pas combien de lèvres j'ai repoussées juste avant notre rencontre. Combien de fois je me suis refusée à accepter les bras d'un autre pour toi. Tu ne sais pas vivre avec ce que je porte chaque jour ! Tu te perds dans ses baisers ! Tu la serres pour m'oublier. Mais, tu ne peux pas ! Je suis en toi pour toujours Albus. Et si quand tu fermes tes paupières, c'est mon image qui est gravée. Si chaque fois que tu l'embrasses tu penses à moi. Saches que pendant ce temps. Je souffre et je meurs !"

Il était bouche bée, ses mots étaient criant d'une vérité qu'il essayait de cacher. A un détail près, il l'aimait vraiment sa rouge et or... Mais il ne pouvait s'arrêter de penser à Ellana à part à un seul moment: quand il était avec Serena. Il se le répétait, il en était sûr: Il ne l'aimait plus, il ne le voulait plus, il ne le pouvait plus.
Il prit délicatement sa tête ensanglantée entre ses bras et la pose très doucement sur ses genoux. Il regarda d'un air féroce Serena, il ne lui avait jamais autant voulu quand cet instant. Il se retourna une nouvelle fois vers la jeune fille mal en point et sorti sa baguette. Il prononça:

"Tout ce que tu dis n'est pas forcément vrai mais c'est vrai que je ne t'oubli pas, tu es en moi pour toujours Ellana, comme je le suis pour toi. Tu peux être une fille remarquable, ce n'est pas parce que je ne peux plus sortir avec toi ou que je ne peux plus t'aimer, que forcément je ne serai jamais plus à tes côtés. Je serais toujours là pour t'aider, tant que tu voudras de moi. Seulement, je ne veux courir aucun risque majeur pour ta santé... Laisses-moi arranger tout ça..."

Il se pencha sur Ellana, la pointa avec sa baguette et marmonna:
" #Curo As Velnus ... Voilà, la douleur doit être plus supportable à présent."

Il lui fit un léger sourire et passa sa main sur sa blessure à la tête.

" Ta blessure n'est pas profonde, tu n'as pas besoin d'aller à l'infirmerie ou à l’hôpital. Par ailleurs, je vais faire mon maximum pour tout remettre en ordre. #Vulnera Sanentur #Vulnera Sanentur #Vulnera Sanentur
Voilà, tu ne saignes plus... #Episkey #Ferula"


Une bande apparut et s'enroula autour de la tête de la serpy.
Elle ne pouvait aller que mieux!
"Voilà, tu es totalement guérie mais tu as besoin d'une bonne nuit de repos, loin de l'alcool... Tu ne garderas aucune séquelle, par chance aucun objet coupant n'était au sol."

Il se retourna vers Serena -qui n'avait pas bougé- une nouvelle fois mais plus avec une expression de soulagement. Il lui dit de la manière la plus douce possible:
"S'il te plaît, viens près de moi, on va l'aider à se reposer un instant puis on la raccompagnera au château. Elle a besoin de repos, la soirée a été riche en émotion..."

Albus se retourna vers la fille soignée et lui dégagea les cheveux de son visage, posant sa main sur sa joue.

"Heureusement pour nous, ce n'est pas grave... Serena, t'aurais put gravement la blesser, elle n'est pas dans son état habituel tu vois bien... Elle ne te voulait aucun mal sur l'instant... Elle n'avait pas été agressive, elle est juste fortement alcoolisée et perdue..."
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