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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Contrées lointaines
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Isolde Hawkes
Gryffondor
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Re: Contrées lointaines

Message par : Isolde Hawkes, Ven 05 Jan 2018, 17:53


RP avec Shae en parallèle de celui d'Asclépius, Kohane, Peter et Rachel – Autorisation de Peter
Désolée pour le retaaard…

Je te regarde enfiler ton pull comme si c'était un bandeau de pirate. Ça te donne un certain style. Tu ressembles pas vraiment aux capitaines ordinaires, avec leur tricorne, leur jambe de bois et leur perroquet sur l'épaule. Mais j'trouve ça chouette. Je t'adresse un grand sourire et je mets les pouces en l'air pour te dire que j'aime bien.

Quand je demande où on va, tu proposes qu'on se rende tout au bord de la mer. Le bord de la mer, c'est le bord du monde ? C'est le bord qui finit ou celui qui commence ? J'ai hâte de le découvrir. Je remonte les marches quatre à quatre. Me voilà au sommet de la carapace. Je tire sur les voiles. Elles se gonflent et je vois le paysage défiler à toute allure.

C'est beau. L'eau est d'une couleur très dure à décrire mais très jolie. Les soleils de la nuit font presque briller ma peau noire. Une sirène aux cheveux bleus essaie de s'accrocher ; je lui chatouille le haut du crâne, elle rigole et s'en va.
— Tu vois, c'est comme ça qu'il faut les faire fuir. Tiens, qu'est-ce que tu bois ?

Je tire sur la voile pour avancer encore plus vite. Ça sent la liberté. Puis ça ne sent plus rien. J'aperçois une étendue plus sombre au loin.
— On est au tout bord de la mer, tu crois ? Je plisse les yeux. Non ! C'est Norma !

C'est la baleine qui veut qu'on fasse toujours tout comme elle. Je déteste Norma. Je l'ai souvent vue dans mes cauchemars. Chaque fois j'ai échoué à lui échapper. Je lâche la corde pour faire dégonfler la voile. Ça sert à rien, la carapace va de plus en plus vite. J'ai vraiment pas envie d'affronter Norma ; pas aujourd'hui. Laisse-moi, laisse-moi vivre, laisse-moi être…

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Re: Contrées lointaines

Message par : Invité, Mar 09 Jan 2018, 21:02



Kohane lui répondait. Encore un peu, il pourrait se croire à Thermidor, où pendant cette nuit, avec le Erlkönig-sombral, si loin de l’ami Carpaccio. D’ailleurs, il avait les yeux fermé, laissant ainsi son imagination vagabondé, dans cette espèce de semi-sommeil dont il n’arrivait pas vraiment à sortir. Etat où il restait durant ses nuits, a contrario de Kohane qui restait souvent éveillée. Lui, était trop fatigué pour ouvrir les yeux ou changer de position corporelle, mais ses idées et pensées défilaient, s’entremêlaient… Avec l’absurde du rêve et la cohérence des réflexions éveillée. Pas beaucoup de repos, en soi. Mais bon. Il avait peur du sommeil, de la caresse d’Hypnos et du souffle de Morphée. Peur de son inconscient et des bribes de rêves égarés qu’il parvenait parfois à apercevoir lors de ses siestes. Il n’avait jamais été versé dans l’introspection, trop éloigné de lui-même et des autres pour y prêter attention. Mais recroquevillé dans son lit avec son corps maigre et sa tête pleine, il avait peur.
Il ouvrir brusquement les yeux en sentant un objet lui percuter la tempe, lui permettant ainsi de s’arracher à sa semi-torpeur. Il considéra dans un premier temps le projectile (une patacitrouille, confiserie sorcière qu’il appréciait beaucoup), puis les phonèmes précédemment entendus mais non écoutés.

Ainsi sur son lit, il observait Peter, le regard principalement. Un souvenir de discussion au-dessus de la tombe de l’ancêtre commun lui revenant en mémoire. Mais il n’était pas mal à l’aise, et son camarade lui manquait. Peut-être s’en rendait-il compte maintenant, dans ce temps d’absence. Rachel aussi, sûrement. Ça lui rappelait les dortoirs à Poudlard. Il n’avait jamais été versé dans la sociabilité mais… Comment dire… Question d’ambiance ? Maintenant qu’il n’était plus contraint à la compagnie d’autrui, il s’était drastiquement isolé. Volontairement, certes. Ainsi, ça lui était étrange de constater ce manque social… Ou affectif.

Il intima un sourire poli, avant d’acquiescer. Prenant le temps de sortir de son sac sa réserve de chocogrenouilles et une cannette de gnomixtur qui traînait dans le coin. Plus trop fraîche, mais rien qu’un peu de magie ne pourrait résoudre.
Il descendit de son perchoir avant de rejoindre ses camarades, savourant la patacitrouille et leur proposant des chocogrenouilles. Ce soir, ils seraient de nouveau écoliers : dommage qu’il n’ait pas pensé à prendre ses bavboules !
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Kohane W. Underlinden
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Re: Contrées lointaines

Message par : Kohane W. Underlinden, Jeu 18 Jan 2018, 15:50




Le temps d’un instant -d’une nuit seulement, semblable à un souffle- retrouver un sourire, une innocence d’avant. Il y a, sous cette tente, une légèreté comme je n’en ai plus ressenti depuis un bon moment. Enfermés à quatre dans une bulle de savon, sécurisante et en même temps fragile. Parce qu’il est sûr que ça ne demeurera pas longtemps. Lorsque nous sortirons, lorsque nous remettrons les pieds dans la réalité et le but de cette quête, tout s’évaporera, comme si ça n’avait jamais existé.
Mais là.
Pour l’heure.
Rien de l’extérieur n’existe.
On se berce à quatre dans des effluves d’innocence.
Passé, futur, tout s’efface, il n’y a plus que le présent. Cet instant. Précieux. Qu’on laisse fondre doucement comme un bonbon, l’enfant trop heureux d’avoir sa sucrerie.
On est quatre ados ou quatre gamins, même.
Dans une folle aventure qui excite les sens et fait monter l’adrénaline -on va peut-être croiser plein de monstres !
On est quatre bambins qui peuvent sourire doucement, oubliant coups et blessures. Rancoeur et rancune. Disputes et moments difficiles du passé.

Une ombre bouge, là-bas. Sur le lit que je perçois encore à l’envers d’Asclépius. L’ombre se redresse et se déplie. Sans un mot. Sans un son.
Il y a juste eu le projectile que j’ai vaguement vu passer qui l’a atteint.
Et à présent, il y a la silhouette qui se découpe sur le décor de la tente -descendre de la mezzanine et regarder, rejoindre les autres.
Mes yeux glissent de la haute silhouette d’Asclépius aux deux autres ombres réunies : Peter et Rachel. Les observer, tour après tour, en silence.
Peut-être que ça rappelle les nuits blanches -ou presque- passées à s’amuser ? Les joies des ados rebelles qui refusent de dormir quand parents ou personnel de l’école leur ordonnent le contraire. Peut-être que ça évoque les douces soirées au coin du feu, avec quelques camarades bien occupés. Parfois certains travaillent. D’autres discutent. Beaucoup s’empiffrent. Les joies de la salle commune !
Même si, à bien y réfléchir, je sais pas trop.
Mes sourcils se froncent quand je réalise qu’il est évident que ces trois cocos-là ont partagé une salle commune pendant sept ans. Ca rappelle forcément des trucs !
Moi, je n’ai pas de tels souvenirs.
Les Gryffondors, je ne les connais pas. Et la salle commune, je l’ai souvent fuie.
La seule image que j’ai d’une soirée au coin du feu avec une autre rouge-et-or, c’est le soir où j’ai découvert que je me trouvais en face d’une fille avec qui j’étais liée par un cadavre. L’enfant de la femme tuée dans la neige, l’orpheline de mère et moi, qui connaissais l’assassin de cette dernière. On ne va pas dire que ça ait été une particulièrement bonne soirée.
Mais là. Peut-être. Est-ce comment rattraper le temps perdu, faire ce que je n’ai jamais fait.

Alors je finis par difficilement me relever, m’asseoir au sol en tailleur, quelques secondes de réflexion en regardant le trio de vert-et-argent avec qui je me trouve actuellement.
Faire l’effort de se remettre bien campée sur ses jambes. Juste le temps de quelques pas. Pour m’approcher. Avant de retrouver le sol -s’asseoir, dos contre un lit, à proximité. Genoux repliés contre la poitrine. Et observer. Ce beau monde. Tourner.

-Il manque juste un feu de cheminée, je prononce doucement, sourire rêveur aux lèvres.

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Rachel Ester Pasca
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Re: Contrées lointaines

Message par : Rachel Ester Pasca, Dim 21 Jan 2018, 16:11


Il y avait beaucoup de choses qui se bousculaient dans sa tête, des choses joyeuses pour changer. C'était comme si, après avoir été forcé d'être une adulte trop vite, trop tôt et trop longtemps, Rachel pouvait enfin retrouver sa vrai âme. Jouer et danser. Aussi elle n'écouta que d'une oreille discrète ce qu'il se disait sur les étoiles et les nuits de sommeilles. Bien confortablement assise, elle préférait mille fois danser et se balancer au rythme de la radio qui diffusait un air joyeux dans la tente. Elle qui aimait tant le camping, elle n'en avait que très rarement fait depuis ce week-end un peu magique passé avec Kohane au bord des falaises de la Grande-Bretagne. La sorcière était déterminée à faire disparaître Ester le temps de ce voyage, pour revivre ces doux moments de complicités. Les problèmes et la rancœur pouvaient bien attendre leur retour à Pré-au-Lard.

Elle ne releva alors pas la remarque de Peter concernant le whisky, essayant d'ignorer son envie de boire. Rachel y parvînt d'ailleurs durant... 3 minutes ? Le temps pour qu'Asclépius se lève à son tour. Ce n'était vraiment très malin de proposer une bouteille à une alcoolique. Mais je ne bois pas pour oublier, donc ça ne compte pas.

- Accio whisky-pur-feu.

Rachel l'attrape à deux mains, lance un sourire heureux, presque enfantin à Peter avant de boire une gorgée. Juste une. Cela lui fit plus de bien qu'elle ne l'aurait voulu et plus qu'elle ne l'avouerait jamais. Puis une deuxième, pour ignorer que Kohane la jugeait surement pour ce geste. A chacun ses démons, a chacun son chemin. Et non, pas question de faire un feu ! Il fait trop chauuuud...

- Bonne idée ! On peut même utiliser la carte de Peter comme combustible, il l'a connait par cœur de toute manière.

Elle se tourna vers le concerné pour lui tirer la langue avant qu'il n'ait le temps de faire quoi que ce soit.
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Shae L. Keats
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Re: Contrées lointaines

Message par : Shae L. Keats, Jeu 25 Jan 2018, 12:58


RP en parallèle autorisé
rp avec Isolde

J'me prends pour un marin avec une seule chaussure, y a l'autre qui traine par terre de l'autre côté du bateau, remplie de vermicelle. Des vermicelles qui bougent, parce qu'au fond j'me suis toujours demandé pourquoi ça bougeait pas tout seul, ça aurait été parfait à Halloween, si ils avaient gigoté, les adultes auraient été malade et les moussaillons du mercredi des vrais loup-de-vers. J'ai très envie de le voir toi, ce bord de mer dont tout le monde parle.
Là où les gens vont l'été, J'sais pas trop comment ils font mais moi j'aime bien ce pays,
suffit de vouloir un truc pour qu'il arrive au final.
Juste le vouloir très fort.

On a un bateau qui va vite du coup, et des amis baleines qui nous fabrique des couloirs en mousse pour aller plus vite, alors on accélère encore. Moi je vois pas que t'as peur de la baleine, parce que c'est mon reve et que je décide que t'es pas triste. Et c'est là qu'on finit par le voir, le tout bord du monde. En gommant la baleine je nous ai fait avancer. Et c'est pas si beau que ça au final. Juste une cascade énorme. D'ailleurs je me demande si j'ai pied là-bas, j'aimerais bien voir. Genre juste pour savoir, du coup je descends du bat-pace ou du carateau  comme on veut, et je marche sur l'eau jusqu'au bord avant de me pencher pour voir ce qu'il y a en bas.

C'est amusant parce qu'on est pas la seule planète plate. Y en a tout plein tout plein, on pourrait presque sauter de l'une à l'autre comme sur des trampolines si les planètes rebondissaient.

ça vole un bateau ?
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Peter McKinnon
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Re: Contrées lointaines

Message par : Peter McKinnon, Jeu 25 Jan 2018, 16:08


Kohane, Asclépius, Rachel & Créature
LA des autres pour faire l'ellipse



Cela devait faire quelque chose comme trois heures que Peter marchait et sous un soleil de plomb. Comme quoi, il devait vraiment la vouloir cette relique. De temps à autres, il sortait une petite gourde d'une poche de sa cape pour boire un coup d'eau, ce qui était fort utile pour éviter la mort pas déshydratation ainsi que pour faire passer la gueule de bois carabinée qu'il était en train de se taper. C'était qu'il ne se souvenait pas forcément bien de tout ce qui s'était passé la veille. Cela avait commencé de façon classique, par des échange de bonbons et de boissons dans la tente, mais il avait du faire deux ou trois mélanges peu conseillés. Une veille d'expédition, ce n'était pas très malin. Les yeux rivés sur son parchemin déchiffré, Peter attendait patiemment que passent les dunes et qu'ils arrivent enfin au tombeau qui gardait son joyaux.

Derrière Peter, flottait son tapis volant sur lequel il avait déposé tout un tas d'objets qu'il n'avait pas tenu à porter lui-même. Il avait invité ses camarades à faire de même, mais avait eu la tête trop ailleurs pour vérifier l'état de chargement du tapis. Il faisait extrêmement sec et, partout autour de lui, le vent soulevait de petits nuages de sable. Il s'était vêtit d'une tenue type uniforme colonial britannique et espérait que la blancheur de son accoutrement allait garder relativement éloignés les rayons agressifs du soleil oriental.

Au bout d'un moment, Peter finit par apercevoir ce qui ressemblait à une petite maison taillée dans une sorte de colline de grès. Le sorcier s'approcha. La porte était formée par une sorte de dalle de pierre. Tout correspondait aux indications du bouquin mutilé de la Grande Bibliothèque de Londres telles que déchiffrées par Alhena. Se laissant tomber contre le monolithe, le sorcier fit à ses compagnons :

- Bon ben, c'est là ! Ca valait la peine non ?

La respiration haletante, Peter reprit son souffle en essuyant les perles de transpiration qui lui barraient le front. Il n'avait vraiment aucune condition physique. Il espérait que les autres ne lui en voulaient pas trop de les avoir trainé dans cette misère, lui-même se détestait déjà bien assez. Une fois qu'il eut laissé passer un point de coté désagréable et but un coup d'eau, il se redressa et s'employa à ouvrir la porte. Il y avait une incantation à prononcer dans une langue exotique, qu'il ne maitrisait même pas, mais dont il avait appris la formule par coeur. En substance cela donnait quelque chose comme "le retour de l'être aimé". Une fois l'incantation prononcée, la grande dalle de grès se fissura de part en part et une ouverture se forma dans la roche.

- Oh ! Ben c'était pas si dur !

Tout sourire, le sorcier alluma sa baguette magique à l'aide d'un Lumos ! Et puis entraina les autres à l'intérieur de ce qui était le tombeau de la femme d'un ancien chef très puissant du coin, mais desséché depuis des lustres. Leur quête morbide continuait et tout laissait présager que Peter allait bien vite perdre son air de petit fanfaron !

- Allez, c'est par là, normalement il n'y a qu'à se pencher pour ramasser des trésors !
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Créature Magique
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Re: Contrées lointaines

Message par : Créature Magique, Ven 26 Jan 2018, 16:03


Pour Peter & co

Le sommeil de la bête était profond et paisible. Affalée sur le sol de pierre frais et poussiéreux, l'air expiré par ses naseaux remuait des particules de sable tout autour. Il était facile, pour qui examinait attentivement le parterre de ce tombeau, de distinguer les allers et venus de la créature qui vivait là, ses déplacements massifs remuant le sol sablonneux, marquant son passage de stries imposantes. Un léger ronflement résonna et la bête eut un soubresaut, probablement était-elle là en train de rêver profondément. Si d'ordinaire, ici, rien ne la dérangeait durant ses siestes, hormis quelques tempêtes violentes, les choses changèrent subitement :

- Bon ben, c'est là ! Ca valait la peine non ?

La voix était faiblarde, un peu aiguë et tranchée, mais la bête ronronnant, ouvrit la bouche et expira fortement. Son cycle de sommeil venait d'être perturbé, et si elle rêvait, sa chimère venait de rendre fin. Plusieurs voix raisonnèrent, faibles elles aussi et la bête ouvrit des yeux noirs. S'il était rare que des promeneurs viennent jusqu'au tombeau, elle connaissait tout de même ce genre de gêneurs. Probablement allaient-ils présumer de ce que contenait le tombeau de longues minutes, avant de finir par redescendre le chemin vallonné qui les avait conduits ici. C'était ce qu'ils faisaient tous, d'ordinaire, les promeneurs, s'extasier quelques minutes avant de repartir - personne n'entrait dans le tombeau, et la créature savait, même si elle n'avait vu d'homme depuis des années, que toute personne qui entrerait recevrait le châtiment d'une mort violente.

La bête resta allongée longuement, attendant que ceux qui venaient troubler son sommeil s'en aillent, mais au lieux de conversations s'éloignant, un bruit violent ébranla l'intérieur du tombeau. La créature sursauta, se leva sur ses pattes imposantes, faisant parler sa massive carrure dans l'espace étroit où elle se trouvait, proche d'une tombe. Et des voix gémirent, beaucoup plus fort, des voix qui étaient entrées dans la tombe.
Le Grapcorne émit un souffle rauque, et s'aventura d'une démarche relativement rapide pour sa taille, en direction des invités importuns...
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Rachel Ester Pasca
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Re: Contrées lointaines

Message par : Rachel Ester Pasca, Jeu 01 Fév 2018, 20:52


"Noooon. Rien de rien. Nooooon. Je ne regrette rien" sauf peut-être le dernier verre de whisky car pour le moment elle en subissait encore les effets. A Pré-au-Lard elle n'aurait eu aucun mal à s'en remettre. A la boutique, elle possédait de toute la fraîcheur et de tout le calme nécessaire pour s'en remettre, d'autant qu'elle n'était même pas vraiment tenue de se rendre au travail puisque la boutique lui appartenait. Comment avait-elle réussit cet exploit ? Un coup de chance, comme pour beaucoup d'autres choses.

L'habitude ce n'était pas ce qui lui faisait défaut, même si elle reconnaissait relativement assez facilement que ce n'était pas là sa plus belle qualité. En revanche Rachel souffrait particulièrement de la chaleur, désespérée à l'idée de ne voir qu'un désert infernal partout où elle regardait. Ça avait été très beau la première journée, puis elle s'en était lassée. Vous savez en revanche de quoi elle ne se lassait jamais (en dehors de la bouteille)?

De l'eau. Et du froid. Elle n'aurait très clairement pas autant traîner de la patte dans un désert de glace, ici pourtant elle se retrouvait bien à la traîne. Rachel n'était pourtant pas aussi chargée que Peter, l'ancienne verte s'était contentée du minimum selon elle -ce qui comprenait quelques suppléments, mais rien que son sac agrandit et allégé magiquement ne pouvait contenir. Aussi, autre différence avec Peter, c'était qu'à son inverse, elle avait opté pour une tenue sombre, la plus sombre qu'elle avait trouvé. Parce qu'elle avait dans l'idée qu'ainsi les rayons du soleil aurait plus de mal à lui infliger des dommages. Plus sombre, donc plus d'ombre. Vous comprenez.

Aussi la sorcière devait se retenir de ne pas monter en douce sur le tapis déjà bien chargé. Elle devait aussi se retenir de ne pas sortir sa baguette pour changer le temps -histoire de ne pas perturber l'écho système. D'autant que ça aurait été tricher. Elle devait aussi se retenir de ne pas sortir son balai de son sac pour ne plus avoir à marcher. Encore une fois : ça aurait été de la triche. Ce dont elle ne se privait pas en revanche, c'était de boire et de s'improviser femme fontaine. Si elle était trempée des pieds à la tête, ce n'était pas à cause de la transpiration. Enfin pas que.

Et quelle joie ! Lorsque enfin le tombeau tant recherché apparu dans son champ de vision. Rachel, bien que la dernière à arriver, put tout de même entendre Peter s'extasier devant son antre aux trésors. Ce à quoi la sorcière ne répondit que par des injures mentales et quelques grimaces de douleur avant d'arriver à auteur de tout le monde et se s'appuyer contre un mur, observant tout le chemin fait. P*tain elle avait chaud... et mal... et soif... mais elle devait bien reconnaître une chose : jusque-là ça avait plutôt été facile. En fait, Rachel avait même l'impression de n'avait fait que marcher tout droit. Même débloquer la porte ne fut pas si difficile. C'était presque décevant au fond. Un voyage sans déboires est un voyage sans intérêt et le quatuor s'en sortait définitivement beaucoup trop bien : ils n'auraient rien à raconter à leur retour.

- Quand faut y aller !

Peter s'enfonce alors dans l'édifice aux morts et Rachel est la première à le suivre, presque en courant, en quête d'un peu de fraîcheur. La sorcière craignait tout de même de tomber sur une bête ou deux. Il y avait bien des araignées dans le désert non ? Scorpions ou serpents sinon. D'autant qu'elle n'avait jamais été aussi à l'aise dans le noir qu'elle ne le prétendait. Sa fierté l'empêchait pourtant de le montrer, aussi elle n'hésitait pas à blaguer un peu. Mais la fierté ne l'empêcha pas d'allumer elle aussi sa baguette. Pourquoi s'en priver ? Ne pas voir où elle allait, c'était quelque chose qu'elle ne supportait pas.

Et, lorsqu'en entrant dans une pièce elle vu la créature, sa première réaction fut de faire demi-tour pour se planquer derrière les deux autres avant même qu'ils aient put comprendre son geste.

- Oh Put... !
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Re: Contrées lointaines

Message par : Invité, Jeu 22 Fév 2018, 20:21



Souffle court. Paraît que ça touchait plus le cœur que les inspirations. Là, il était plutôt haletant, sous son lin blanc, la capuche rabattue sur ses boucles asséchées. Le regard est pensif, perdu dans le sable, comme son esprit, d’ailleurs. Si ce n’était pour l’ombre que sa personne projetait sur les étendus dorées, on aurait presque pu l’oublier, ce noble épouvantail à la figure émaciée. Il avait le regard baissé, mais pensif, suivant automatiquement la tête de groupe, Peter, tout en demeurant malgré tout un rythme de marche qui lui permettait de rester à côté de Kohane. Peut-être par culpabilité, pour s’être enfuit pendant cinq ans dans un désert si semblable et pourtant si différent, en l’abandonnant. Même s’il lui avait envoyé des cartes postales (dont une magnifique de lui sur un chameau), même s’il pouvait désormais lire dans les esprits, même s’il parvenait enfin à maîtriser son don de Fourchelang, même s’il avait goûté aux poisons. Malgré tout ça, peut-être y avait-il une certaine culpabilité. Pour cela qu’il restait à son côté : c’était un peu comme s’ils étaient partis ensemble dans le désert, avec Keda… Peut-être…
Il ne regrettait pas son isolement. Il en était revenu plus calme, plus serein. Peut-être plus apte. Après tout, il avait fait ça pour s’endurcir vis-à-vis de la Machine, bien que sa traversée du désert soit toujours d’actualité.

Il avait préféré conserver ses affaires sur lui : il n’était certes pas très doué pour les charmes et sortilège, mais un peu d’extension et d’allégement pour supporter quelques habits et quelques fioles, c’était bien suffisant. Fioles, oui, car après tout, qui dit nouvel environnement, dit nouvelles possibilités de récolter des ingrédients ! Il avait même emporté un chaudron de voyage pour l’occasion (qui permettait aussi de faire la soupe). Fallait pas mettre sa passion de côté parce qu’on était sorti de son habitat naturel. De toute façon, un Pius n’avait pas d’habitat naturel, c’était trop variable, l’était trop inconstant. Mais sa préférence demeurant tout de même pour les grandes étendues de nature. La mer, la forêt, les montagnes, le désert…

La voix de leur chef de groupe le sortie de son sous-espace pensif, où se dessinait entre ombres chinoises des paysages inaccessibles pour la plupart. Un domaine de rêveur.
Soupirant doucement, il était bien content de faire une petite pause, et en profita pour s’abreuver. Habitude, certes, bien que perdu : trop fluctuant. Et puis, il n’avait jamais été une force de la nature. Loin de là…
Il sourit légèrement en voyant l’empressement de Rachel, presque plus grand que celui de Peter ! C’était tout de même agréable de se retrouver ici, tous ensemble, et pour l’occasion, il ne manqua pas d’adresser à Kohane un léger sourire narquois. Histoire de se rappeler de bons souvenirs (quand un Pius tente de communiquer, c'est toujours merveilleux).

Il emboîta le pas aux deux têtes chercheuses, passant doucement sa main gantée contre la paroi. Ça sentait le renfermé, son nez tordu était retroussé, les narines dilatées, afin de préserver son odorat délicat. Tout semblait silencieux… Un peu mort comme ambiance. Bien, qu’au loin… Il lui semblait entendre…

Du mouvement, il sursaute, le cœur agité. Là, dans la lumière vacillante, une créature qu’il n’avait pas eu tant l’occasion que ça de croiser. Ou juste sous d’autres formes : dans un chaudron, en tant que cape, dans les pages d’un manuel de SACM, ou bien de très – très – loin, avec son casque sombre sur la tête, quand il sortait de Thermidor pour faire le pleins d’herbes et de fleurs.
Là, un Grapcorne ! Particulièrement représentatif de son espèce vu que la bête avait l’air bien énervée. Mais lui, avait les yeux grands ouverts, la stature figée, pas même le réflexe de sortir sa baguette, la bouche qui s’ouvre sous l’étonnement… Que fichait une bestiole de montagnes dans un mausolée au beau milieu du désert… ? Le réchauffement climatique touchait décidément tout le monde, si les migrations allaient aussi loin…

Y a Rachel derrière. Ah, bah, super… Lui qui comptait complètement sur les camarades pour faire bouclier... Même si, visiblement, son évolution avait sautée des étapes vu qu’il était dépourvu d’un quelconque instinct de survie. A la place, il montra plutôt la bestiole qui leur fonçait dessus, avec son air perdu : « - Les cornes ! »
Ça, c’était un trésor !
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Kohane W. Underlinden
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Re: Contrées lointaines

Message par : Kohane W. Underlinden, Jeu 22 Fév 2018, 22:38




Du sable. A perte de vue. Du sable. Et les pieds qui s'enfoncent. Ca ne rend pas facile la progression. D'autant que le soleil se met à être de la partie. Je pense que ça doit bien muscler les jambes, cet exercice. Et tester l'endurance. Je suis, d'ailleurs, assez impressionnée de nous-même. Personne ne geint, personne ne se plaint et nous progressons tous les quatre sans laisser personne derrière.
Peter est en tête, évidemment. En même temps, c'est lui qui connaît le chemin. S'il n'était pas en tête, on ne saurait pas trop où aller. Ca serait bête. Quoique. Déambuler dans un désert, c'est un peu la même chose que déambuler sur le macadam de Londres, non ? Sauf que c'est plus compliqué. Et qu'il fait vachement chaud.
Derrière Peter-le-meneur, les petits canards. Suivant sagement leur Môman, sans poser de questions. Et personne ne parle. Sans doute par souci d'économie d'énergie. Et rien à voir avec les soucis qui se posent aux Moldus avec leurs histoires d'économie d'énergie -bien éteindre la lumière en quittant une pièce et tout le tralala.
Il y a Rachel. Qui, je l'espère, tient bien debout malgré l'alcool de la veille. Je crois qu'elle affectionne toujours autant sa bouteille...
Et, à ma hauteur, j'entends le souffle d'Asclépius. Nous marchons au même rythme -consciemment ou inconsciemment- sans échanger un mot. Mais. C'est comme une balade. Ca ne rappelle pas grand-chose, ça ne rappelle rien. On ne s'est jamais baladés ensemble sauf pour aboutir dans une taverne ou faire le chemin inverse jusqu'à Poudlard. Ce n'est pas vraiment une promenade. Alors, c'est nouveau, un peu, le sentiment de marcher côte à côte. En plein désert, qui plus est. Mais ce n'est pas désagréable. La conscience de marcher avec quelqu'un.
Notre petite troupe progresse indéniablement.
Mais. Qu'est-ce qu'il fait chaud !
Je souffle un peu sans, pour autant, ralentir. Je me contente de passer une main dans mes cheveux tressés. Je crois qu'il me manque un truc. J'ai pensé à adapter la tenue au climat -simple débardeur et short, tenue minimale- mais j'ai oublié un chapeau. Ca n'aurait pas été de trop. Enfin. Trop tard. Ca sera pour la prochaine virée dans le désert. Si prochaine fois il y a. Ce qui n'est pas dit.
Je ne suis pas vraiment habituée à ce type d'endroit.
Moi, l'enfant de la ville, Londonienne accomplie. Plus récemment, j'ai découvert le froid d'hiver, la montagne enneigée, l'air frais printanier. Mais pas de désert dans ma liste. Ce qui est sûr, c'est que je n'y vivrai pas avec ma tente et mes chameaux.
En parlant de chameaux...
Pius et son chameau...
Rapide coup d'oeil en coin
Il s'est baladé sur le dos de ces bestioles ?

Pas le temps de plus tergiverser ; la voix de Peter déclare que, voilà, on y est !
Ouuuuf.
Arrivés au but. Sans encombre, en plus. Les quatre membres du groupe sont là. Personne n'a crevé sur la route. C'est un bon point.
Avec une note de soulagement non dissimulée, je m'accorde un arrêt. Je vais avoir des courbatures demain...
Pas la force de prononcer quoi que ce soit en réponse à Peter. Je constate juste vaguement qu'il s'emploie à ouvrir la porte. Eh bien, pendant qu'il s'en occupe, moi, je reprends des forces. Sous l'éternel sourire narquois d'Asclépius. Toujours pas la force de répliquer quoi que ce soit alors je me contente d'une fausse moue de gamine vexée suivie d'un sourire sarcastique.
Pfiou.
Allez, boire, ça fera du bien.
Puis, comme il faut bien que la magie serve un peu, je profite d'un #aguamenti pour mouiller ma chevelure. Ca rafraîchit. Puis, vu le temps, ça séchera en un quart de tour.
Rachel se précipite à la suite de Peter, l'air enthousiaste. Je sais toujours pas exactement ce qu'on est venus chercher là -petit trou de mémoire plus que passager- mais puisque mes deux comparses semblent si contents, c'est que ça doit être cool.
Suivant le mouvement, j'emboîte le pas de Rachel en compagnie de Pius.
Mais l'innocente et trop facile quête prend rapidement fin quand un truc nous barre la route. Et un truc vraiment pas tout innocent tout plein. Ce n'est pas un mignonet poulet changeur de forme qui n'est pas changeur de forme finalement -comprendra qui aura la référence, me souffle ma narratrice.
Bref.
Ni une ni deux, Rachel s'évapore. Enfin, à dire vrai, part se planquer. Jamais vu une telle rapidité. En même temps, elle n'a pas tort. Parce que le machin nous fonce dessus. Et que ça sent le roussi. Vraiment vraiment.
Peter nous a pas prévenus que son trésor était gardé, par Merlin !
J'hésite entre pousser un cri, jurer à tout va, essayer de décamper ou...
Puis y'a la voix d'Asclépius qui interrompt toute pensée.
J*mfg*kshj
Qu'est-ce qu'il fout ?!
On est en plein dans la trajectoire de... de cette bête et... et lui... m*rde !

-La ferme avec les cornes ! je m'exclame en me jetant à moitié sur lui pour le plaquer contre une paroi du tombeau, histoire d'essayer d'être un peu moins dans la trajectoire ennemie.

En un flash, je réalise que je n'ai pas rangé ma baguette après mon aguamenti de tout à l'heure. Alors, puisque, je pense, nous n'avons pas le temps de faire un rapide demi-tour et nous enfuir, je tente un #repulso sur l'assaillant. Avant d'envisager toute possibilité de l'immobiliser et le mettre hors d'état de nuire, faudrait penser à l'éloigner de nous pour qu'on s'en sorte tous en un seul morceau. Et ça, c'est pas gagné...

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Re: Contrées lointaines

Message par : Créature Magique, Mar 27 Fév 2018, 14:50


Dans le tombeau s'insinua la lumière de l'extérieur, en une bandelette blanche poussiéreuse qui illumina les murs ocre. Cela faisait bien longtemps que personne n'avait osé pousser cette porte ; la créature n'avait plus la mémoire de cette fois-là, car les locaux savaient la bête enfermée ici ou avaient le respect des sites sacrés. Si le Grapcorne ne savait distinguer le Bien du Mal, les Bons des Méchants, il se savait bien là pour protéger cette sépulture des intrus, et quels qu'ils soient, ils paieraient cher leur entrée en ce lieu.
D'autant qu'ils ne pouvaient le savoir avant d'y pénétrer, mais les sorciers se retrouveraient confrontés à une des créature les plus dangereuses de leur temps : la peau plus épaisse que celle des dragons, repoussant la grande majorité des sortilèges connus, la férocité à toute épreuve. Mais sa principale arme demeurait encore son agressivité naturelle, car le Grapcorne ne se laissait approcher ou ordonner, il avait sa nature bestiale en rempart de la domestication, et il se débarrassait des intrus en les tuant.

Quatre, c'est le nombre de parasites que son champ de vision analysa, et s'il n'assimilait pas cette information, ils avaient tout l'air de touristes. Deux jeunes hommes, deux jeunes femmes, et surtout une peur panique dans leurs regards en voyant la Bête. L'un des humains resta immobile et stupéfait en voyant apparaître face à eux le Grapcorne, et la bête chargea, naseaux dérangeant la poussière, les sabots lacérant le sol, les muscles bandés, vers le jeune sorcier. Mais une des filles le poussa de la trajectoire au dernier moment, et la créature dérapa sur le sable, peina à s'arrêter, alors lancée de tout son poids, avant de heurter le mur. Si sa puissance et sa robustesse étaient des atouts indéniables, la masse de la bête était un handicap. La jeune fille qui avait protégé le garçon exécuta un sortilège alors que le Grapcorne effectuait son demi tour, mais le jet de lumière s'écrasa sur sa peau épaisse sans même que l'animal ne le sente...

Rugissant, la créature chargea de nouveau la jeune fille, assez maladroitement, puisque l'une de ses cornes se planta dans le mur et arracha un morceau de pierre qui s'égrena en filins de sable. La bête rugit fortement dans le tombeau, observant les sorciers autour d'elle. Elle se savait beaucoup plus forte, inébranlable presque, mais doutait de pouvoir les battre à la vitesse ou à l'agilité. Risquait-elle une déroute, elle la puissante, la magnifique créature issue du monde sorcier ?
Elle tapa du pied sur le sol, pour se redonner contenance et la force de mettre les intrus hors d'état de voler, et elle chargea de nouveau, parcourant les dédales du tombeau en quête de la première fille qui y était entré, celle qui avait cherché abri derrière les autres...
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Rachel Ester Pasca
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Re: Contrées lointaines

Message par : Rachel Ester Pasca, Mar 27 Fév 2018, 18:25


Le courage n'avait jamais fait partie des qualités dont la sorcière pouvait se venter. Elle était d'avantage de ceux qui restent cachés dans un coin et lancent quelques sorts en traîtres. Aussi elle ne fut pas surprise de se voir rebrousser chemin face à la créature. Elle paraissait lâche, mais prendre un peu de recul était aussi un moyen efficace de mieux évaluer la situation. Car non, bien sûr que non : elle ne laisserait pas ses amis dans la panade !

Lorsque la créature fonça dans un mûr, Ester se précipita de l'autre côté du tombeau. Elle laissa échapper un cri d'effroi lorsqu'elle se rendit compte que Kohane était dans la trajectoire et fit alors la chose la plus bête et la moins sorcière qui soit : lancer des cailloux ou n'importe quoi qui lui passait sous la main. Mais le Grapcorne n'avait très certainement rien senti. S'il se précipita vers elle ensuite, ce fut certainement parce qu'elle avait été la première dans son champ de vision lorsqu'il s'était retourné après avoir fait exploser un morceau de roche -faisant trembler tout l'édifice.

Réfléchissant rapidement la brune fit de son mieux pour ne pas céder et la panique, son plus gros souci étant qu'elle ne connaissait pas le seuil de tolérance de cette créature. Qu'est-ce qui fonctionnait ? Qu'est-ce qui ne fonctionnait pas ? Et surtout comment s'était-elle débarrassé d'un grapcorne la dernière fois -mis à part en courant et en se cachant ? P*tain je sais plus, je sais plus... Finalement elle lança donc le premier sort qui lui vînt à l'esprit.

- FERMEZ LES YEUX !

Le temps d'informuler un #Lumos solem en pointant sa baguette vers les yeux de la créature, la pièce fut envahit d'une lumière aveuglante et la sorcière elle-même dut se protéger les yeux. Elle s'était vaguement dit, dans l'urgence, que le grapcorne n'avait plus vu la lumière du jour depuis très longtemps, voire depuis jamais. Cela devrait donc lui faire tut drôle. Puis, rapidement, Rachel se précipita vers un autre coin de la pièce, cherchant déjà un autre sort. M*rde ils aiment pas quoi ces machins ?
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Re: Contrées lointaines

Message par : Isolde Hawkes, Mar 27 Fév 2018, 23:46


RP avec Shae en parallèle de celui d'Asclépius, Kohane, Peter, Rachel et Créature Magique
(Trop mignon, son avatar, d'ailleurs :3)

Norma est venue avec ses copines. Ça me rassure pas trop. Tu dois t'en rendre compte car tu as l'air de me regarder de loin. Et d'un coup j'oublie que j'ai peur. Il y a plein de mousse tout autour de nous. Je m'amuse à courir après les bulles. Et après je me mets au milieu du bateau, bras et jambes écartés, en poussant un cri de victoire.

On ralentit car le bout du monde approche. Tu regardes devant toi. Je te rejoins ; je me demande ce qu'on voit, de là où t'es. Dans tes yeux, le reflet d'une cascade. Et dans la cascade, le reflet de tes yeux. La cascade chante en xhosa. Est-ce que tu comprends ? Moi non, j'ai juste reconnu la langue. Je parle pas xhosa mais ma mère connaît quelques mots. C'est dommage qu'on lui ait pas appris. J'aurais bien voulu savoir commander un repas au restaurant en xhosa. C'est une langue qui claque et qui clique de partout, je trouve ça très rigolo.

Je veux à nouveau me tourner vers toi mais te voilà en train de marcher sur l'eau. La surface clique et claque sous ton pied nu. Puis tu t'arrêtes et tu te penches.
— Wowowoh, tu fais quoi, là ? je dis.

Moi aussi, je veux voir. J'avance à pieds joints – parce que c'est plus marrant que de marcher. C'est beau, le bord du monde. Il y a l'asthme-aux-sphères, ce vent avec des trous qui enveloppe les planètes. D'ailleurs je sais pas pourquoi on les appelle « sphères » parce qu'elles sont plates.
— Ça vole un bateau ?
— Un bas-haut, tu veux dire, je corrige. Évidemment que ça vole !

Comme son nom l'indique ; t'as de ces questions, toi ! Allez, viens. Je te tends la main. On va retourner sur la carapace. On va aller très très vite. Je sens déjà qu'on accélère, qu'on accélère encore. Et puis à un moment je ne sens même plus si on est sur l'eau ou au-dessus du vide. Je pointe du doigt les planètes les plus proches : celle qui est allergique au pollen, celle avec la coupe afro, celle qui compte jusqu'à quarante-deux, celle en velours et puis la petite encore un peu plus loin, qui miaule comme un chaton.
— Bon alors, on commence par laquelle ?

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Re: Contrées lointaines

Message par : Invité, Ven 16 Mar 2018, 22:42


Ft. Rachel, Kohane & Peter
L.A. de Koko


Il y avait la bête et la poussière de tombeau. Il y avait les amis et les fils entremêlés entre les doigts. Le sable tout autour qui enterre. Il y avait la vision sur les cornes et les naseaux exhalant.
Il y eut, ensuite, brutal, la poussée contre la paroi. Joue contre granule de pierre, le corps qui se tend, la voix qui émet une onomatopée étouffée, tandis que la bête s’écrase contre la pierre, la même, dans un tremblement répercutée dans tout son corps, collé contre la paroi. La poussière et des morceaux de cailloux dégringolent sur ses boucles, sur son vêtement. Il est pressé contre la paroi, mais il est vivant : il ne réalise pas tout, il n’est pas toujours lucide, pas toujours empathique. En réalité, ce sont deux qualités qui ne le définissent pas très bien. Quoique.

Il y a la carcasse-armure de l’animal qui rage, fulmine en dérapant, tentant de retrouver l’équilibre. Lui qui serre Kohane, un bref instant : pas le temps des mercis, pas le temps de la réflexion, juste la tirer à lui davantage alors que la bête a de nouveau une charge, heureusement trop lourde, heureusement mal calibrée, et qui s’enfonce dans le mur, alors qu’il a tous les muscles qui tremblent, tous les ligaments qui pleurent, et ses mains pressés contre la chair des épaules de Kohane.

La bête combat le mur, Kohane lance un sort : sans effet. Rien. Comme une goutte d’eau lancée dans un lac par une molle pipette. La panique le prenait, griffait ses entrailles de ses ongles sales. Lui coupait la respiration et lui bouchait les oreilles. Il tremblait, sans vraiment se rendre compte qu’il maintenait fermement sa femme contre lui, devant lui, elle était bien petite, qu’il se dit, alors que c’était à son tour de plaquer sa forme maigre contre la paroi ensablé, enrochée, embaumée de presque-mort, tandis que le grapcorne chargeait là où Rachel était partie se mettre à l’abri.
Déglutir, sans trop savoir quoi faire, les doigts gantés toujours écrasés sur les épaules de chair, avec la partie amputée qui s’écrase. Absence écrasante. Comme l’air qui commençait à manquer. Souffler. Inspirer. Pas de panique, pas de panique… Même si Rachel se faisait embrocher… Euh… Il faisait de la broderie, il pourrait éventuellement la recoudre ? Dans un joli pattern de ruche ?

Une manifestation. Une main devant qui se lève et lui tire sur la boucle. Il siffle et relâche. Ça lui fait bizarre, il a les doigts tout crispés. Peut-être qu’il a paniqué. Il semble désolé. Il semble un peu loin. Il a peur, c’est manifeste : un trouillard ne devient pas un héros dans le situations difficile. Surtout un trouillard angoissé qui a juste envie d’imiter sa pote et de partir en courant pour pleurer dans un coin.

Mais faut croire qu’il a sous-estimée Rachel et, heureusement qu’elle a un peu plus de bon sens que lui ! Il ferme les yeux tandis que la lumière, aveuglante, lui pique les chaussettes oculaires. Le rugissement de la bête lui fait l’effet d’une baffe. D’un shot d’adrénaline. Il se reprend, il essaye de se mettre en mouvement, ses membres tremblants, essayer de ne plus trop réfléchir tandis qu’il se met à chercher frénétiquement dans son sac avant d’en sortir un de ses derniers jouets, acheté auprès de sa tendre cousine : une arbalète. L’avait pas vraiment eu le temps de pratiquer autant qu’il le voulait, mais là, la bestiole était proche, peut-être que ça devrait pouvoir faire la différence ?

Hésitation…
C’était pas bon, c’était pas bon !

Il avait des picotements dans les joues, dans les paupières.
Mais merdre, mais reprends-toi !

Il n’y arrivait pas, il se crispait sur l’arme, n’arrivait pas à positionner le carreau comme il fallait, il avait les mains tremblantes et la sudation qui venait. Il dû s’y reprendre à plusieurs fois, il se sentait comme sous l’eau : c’était la panique, il n’entendait plus et avait le regard un peu voilé tandis que dans sa tête, c’était les mêmes pensées, la même rengaine, le même refrain.
Enfin, peut-être par mécanique du geste, peut-être par un automatisme obscur, peut-être pas réflexe… Il parvint à positionner le carreau et à maintenir le poids dans ses bras allumette, à viser et à tirer. En espérant avoir touché. En espérant avoir eu la présence d’esprit de viser quoique ce soit. Et pas de simplement « - Y-y-y faut fuir » voix blanche et ton pressé, tandis qu’il commençait à placer un deuxième carreau. Avec celui-là, il lui en restait plus que quatre.

Trop de pression quand c’est une vie autre que la sienne qui est en jeux. Merdre, pourquoi ce n’était pas une espèce de gros serpents qu’ils affrontaient, ou un sphinx avec une énigme antique ? Pas une bête très énervée, très forte, très sauvage et très, très énervée ! Il ne savait même pas comment appréhender la situation ! L’esprit tactique sous la pression et l’angoisse ? Mouais ; on repassera. Pas fait pour se retrouver sur un champ de bataille cette carcasse-là…
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Kohane W. Underlinden
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Re: Contrées lointaines

Message par : Kohane W. Underlinden, Sam 17 Mar 2018, 19:07




Tout va vite. Bien trop vite.
La bête nous manque d'un cheveu et je ne comprends plus rien. Je crois qu'elle ne va pas s'arrêter là, ne va pas se contenter d'une défaite. Mais dans le mouvement brusque de se mettre à l'abri, je l'ai perdue de vue. Je sens la présence d'Asclépius à côté de moi, ses bras qui enserrent, qui me tirent davantage à lui et j'entends vaguement le mouvement de la bête qui se remet en action -et pfiou échappée belle, encore une fois !
Ca sent quand même le roussi.
On est bloqués à quatre dans ce tombeau. C'est pas comme si on avait une grande liberté de mouvement. On ne va pas pouvoir courir dans tous les sens en hurlant de panique.
Désormais plaquée contre le mur, obstacle à l'immense paysage désertique, tout près d'Asclépius dont les mains s'accrochent à mes épaules, je sens ses tremblements. Sa panique croissante.
Mes lèvres frémissent alors que je me rends compte que l'ennemi a changé de direction. Le voilà qui se dirige vers Rachel ! Oh holly shit !
Bon, on fait quoi, là ? On crie ? Genre... très très fort ?
Non
Non
Ce serait céder à la peur. Et y'a déjà Pius qui est à deux doigts de nous faire une crise de panique. Pas tout le monde va s'y mettre ; on ne s'en sortira jamais sinon. Il faut bien que quelqu'un garde son sang-froid, ici.
Je m'efforce de respirer en cherchant une solution.
Alors que les doigts d'Asclépius sur mes épaules resserrent leur prise. Encore. Et encore. Beaucoup trop. Eh, oh, j'suis pas une poupée ! J'ai des os, moi ! Je ne pense pas que sa poigne puisse être assez puissante pour les broyer mais sait-on jamais.
Je décide alors de sonner l'alarme avant de finir sans épaules -ce qui serait bête. Et ding-ding, tirer sur la petite bouclette qui se balance sur le front. Ah, il paraît reprendre pied avec la réalité, et ses doigts se décrispent un peu. Un air désolé.
Bon allez, respirons un bon coup, trouvons-la, cette foutue solution ! Avant que Rachel ne finisse entre les griffes de cette bête et qu'elle

Heureusement pour sa survie, elle est plus réactive que nous. Sinon, elle serait sans doute déjà morte, ça serait bête quand même.
Fermer les yeux, enfouir le visage dans son coude pour échapper à la lueur aveuglante.
Bonne idée. Ca a dû au moins le déstabiliser, le gros machin, non ?!
Ca nous fait gagner un peu de temps. A peine quelques secondes mais c'est beaucoup quand il est question de survie.
Jeter un coup d'oeil.
Tout est flou
Tout est chamboulé
Mais je crois qu'on est tous en vie.
En tout cas, pour ce dont il est sûr, c'est que Pius est toujours en vie puisque je le vois qui semble chercher quelque chose dans son sac. Oh. L'idée du siècle ?
J'ouvre de grands yeux quand il est en sort
une arbalète
Jkmf*psgt*edjdo
Depuis quand il se trimballe avec un machin pareil dans le sac ?! En plus, ça doit être lourd à porter. J'espère qu'il sait viser avec ces machins-là. Parce que, de ce que j'en sais, c'est pas simple. Et en plus, c'est long à recharger. Bref, question maniabilité, faut savoir y faire. Ce n'est d'ailleurs pas l'arme la plus efficace sur un champ de bataille. C'est pour ça que les Français se sont pris dérouillées sur dérouillées face aux archers anglais durant la Guerre de Cent Ans. Mais ceci est un détail, ceci n'est rien. On n'est pas au Moyen-Age où on brûlait les sorcières et où on se faisait régulièrement la guerre histoire d'occuper les chevaliers -les croisades aussi, étaient un bon moyen pour cela.
Actuellement, on est coincés dans un tombeau au milieu du désert et attaqués par-dessus tout par une bête hargneuse ! On a déjà vu mieux comme situation.



Baguette serrée dans la main, je surveille le moindre mouvement de la bête en question. Des fois qu'elle se remettrait à bondir. Par moments, je jette un coup d'oeil à Asclépius qui paraît clairement galérer, entre incessants tremblements et panique de l'esprit. Désolée, j'peux pas t'aider.
Mon cœur bat à deux cents à l'heure.
J'essaie de maîtriser mes propres tremblements. Enfouir ma propre peur.
Garder un aspect calme pour ne pas m'effondrer.
Ravaler les cris et les envies d'être partout sauf ici.
Créer sa bulle protectrice pour empêcher la panique d'Asclépius de venir jusqu'à moi, de m'envelopper et m'avaler.
Ca craint. Trop.
Mais
Voilà que l'ex-serpy paraît avoir enfin réussi à préparer son arme. Il ne s'est, pour autant, pas calmé. Un jet part, le tir, ajusté ou non, j'sais pas trop, en tout cas, le carreau file mais la panique demeure. Où est-ce parti ? Qu'est-ce que ça a touché ?
En plus, vu la carrure de la bestiole, je sais pas si ça aura réussi à beaucoup l'impacter.
God god god
Ouais, j'me mets presque à prier Dieu alors que je ne crois nullement en sa présence ni en son existence. Mais dans cette situation, tout est permis.
A la guerre comme à la guerre, dit-on.
Voilà.
A la guerre comme à la guerre.

Voix chevrotante, Asclépius estime qu'il faut fuir. Ah, bien. Merci du conseil. Je n'y aurais pas pensé. Le problème, c'est que je ne sais pas trop comment faire. Y'a la bête sur notre chemin maintenant qu'il est allé foncer dans la direction de Rachel !
Je le regarde un instant.
Ravale mon ironie.
Il a peur. Tout autant que moi, que nous. Et dans la panique, les banalités les plus crûes et les plus inutiles sont bien souvent les seules phrases qui sortent.
Mon cœur tressaute, le corps prêt à se tendre au moindre mouvement brusque, se défendre, défendre les autres, jusqu'au bout.
Mais en attendant, va falloir essayer de rassurer les troupes qui se délitent. J'espère que là-bas plus loin, Rachel et Peter ne se sont pas encore évanouis. Remarquez, Rachel avait l'air en bonne forme avec son sort !
Asclépius vient de positionner son deuxième carreau, sans doute prêt à tirer de nouveau. Mais la peur, cette terrible peur, continue de flotter dans l'air, s'insinuant partout.
Alors je fais la seule chose que je pense pouvoir faire pour lui.
Je pose une main sur son avant-bras, une poigne à la fois douce et ferme. Une poigne qui se refuse à trembler. Qui se refuse à céder. Les doigts refermés sur son bras, comme l'assurance d'une présence. Et je me force à respirer profondément pour dénouer le nœud de l'estomac, ce nœud de terreur intense -non, on ne va pas mourir là
Levant le regard vers le sien, je cherche à capter de mes yeux sombres ses yeux clairs.

-Eh.

La prise se referme encore davantage.
Comme on se cramponne à une bouée.
Mais c'est lui que j'essaie de sauver de sa propre panique -tout en tentant, sans doute, d'exorciser mes démons de peur.

-Calme-toi. On va pas mourir là. Promis.

Evidemment, c'est une promesse qu'il n'est pas sûr que je puisse tenir.
Mais je promets, en tout cas, de faire tout mon possible pour que ça n'arrive pas. C'est déjà ça.
Je tourne la tête en direction de Rachel, de Peter, de l'entrée lointaine
de la bête, aussi, surtout
et ne lâche pas ma prise sur l'avant-bras de Pius.
Déglutir.
Puis accepter d'ouvrir les doigts, le contact qui se brise tandis que je tente un #incarcerem en direction de la bête. Si je parviens à la ligoter, il sera plus simple de viser pour la mettre hors d'état de nuire.

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Re: Contrées lointaines

Message par : Peter McKinnon, Mer 04 Avr 2018, 21:41


Il y a un vieux dicton qui dit que le voyage compte bien plus que la destination. Un peu comme si, quelques soit ce que l'on finirait bien par trouver sur notre route, il n'y aurait rien de plus enrichissant que le goût sucré de l'aventure et le bonheur de faire de nouvelle rencontres. Il y avait cependant un sorcier qui n'était pas du tout en adéquation avec ce dicton, c'était Peter. Lequel considérait qu'il n'y avait d'intérêt à se trouver à plus d'un kilomètre de l'île de Bretagne que si cela pouvait donner accès à un savoir ancestral ou à une montagne d'or. Dans ce cas-ci, c'étaient un peu les deux qu'il était venu chercher.

Sauf que, par un curieux coup du sort, il avait fallu qu'une bête féroce s'en mêle. A peine était-il entré dans l'édifice funéraire, le sorcier s'était lancé dans un scrupuleux examen de l'état des murs. Il devait probablement y avoir là bas-reliefs somptueux et aux couleurs qu'il pourrait bien ramener à Godric's Hollow pour parfaire son intérieur. Par un étonnant jeu de "tu lambines donc je te passe devant", ses trois compagnons s'étaient frayé un chemin plus avant et avaient attiré l'attention d'une sacré bestiole. Un juron de Rachel et un échange conjugal plus tard, voilà qu'un immense grapcorne débaroulait d'on-ne-savait-trop-où avec la furieuse envie de les massacrer.

C'est à ce stade du récit qu'il faut pardonner à Peter d'être à la fois aussi maladroit qu'un incorrigible trouillard, flanqué d'un ego surdimensionné. Aussi, lorsque la bête chargea Kohane, le sorcier le prit pour lui. Et, tout en étouffant un cri, il se mit en quête de la sortie, dont il était le plus proche, histoire de laisser à des sorciers plus expérimentés le soin d'évacuer l'animal de son tombeau. Frappé par une sorte de justice immanente, le sorcier glacé d'effroi glissa cependant sur le sol couvert de sable et se retrouva par terre, détériorant au passage son délicat séant. C'était que, tout ancien qu'il était, ce tombeau n'en était pas moins aussi sablonneux que le reste de la région et il fallait y manoeuvré précautionneusement. Les lecteurs assidus de cette passionnante épopée, qui ont eu la chance d'admirer une fois dans leur vie un film de Steven Spielberg mettant en scène un aventurier au fouet et au chapeau si caractéristiques savent de quoi il en retourne.

Peter était donc assis par terre, sur le derrière, et ressentait une vive douleur alors que la bête s'était enfoncée dans une paroi de l'édifice et tentait de s'en extraire. Celui qui était à l'origine de l'expédition n'en menait pas large. Et, devant lui, seule Rachel semblait réellement faire bonne figure, Kohane étant flanquée d'un Asclépius encombrant. L'ancien préfet décida donc de se faire le plus discret possible, histoire que l'animal se concentre uniquement sur ses camarades de route. Se lançant dans une suite de roulade vers la sortie, le devin ménageait son dos alors que, de l'autre coté du tombeau, un éclair de lumière faisait disjoncter la créature.

*Mais quelle bonne idée !*

A l'évidence, le sorcier avait sous-estimé la distance qui séparait tout ce petit groupe de l'entrée ainsi que l'état de son coccyx, qui avait du encaisser le choc. S'appuyant sur une sorte de gros cailloux, il se décida donc à se relever et à enfin dégainer sa baguette. Tout près de lui, car il n'avait effectivement pas parcouru une longue distance à l'aide de roulades, son petit-cousin tremblant comme jamais essayait d'armer une arbalète, qui ne lui était d'aucun secours. Kohane, elle, balança un nouveau sortilège pour essayer d'arrêter le monstre furieux. Ce qui inspira à Peter, en un quart de seconde, pour qu'il lança son sortilège de duel préféré ...

- Fustigeaflamma !

Une longue langue de feu sortit de sa baguette en bois blanc et alla claquer le sol dans un tourbillon de poussières. Le problème était qu'un sortilège aussi puissant et lancé dans la panique n'était jamais un bon ami, surtout dans un endroit clos et exigu, a fortiori lorsque l'on était entouré de camarade de lutte. Aussi, Peter, qui tremblait tout autant que son germanique petit-cousin, s'employa à viser la tête du grapcorne sans réellement savoir ce qu'il faisait. Et, un instant plus tard, il lui sembla que son arme enflammée était entrée en contact avec plus d'une victime ...
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