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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Contrées lointaines
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Peter McKinnon
Serpentard
Serpentard

Re: Contrées lointaines

Message par : Peter McKinnon, Mer 4 Avr - 21:41


Il y a un vieux dicton qui dit que le voyage compte bien plus que la destination. Un peu comme si, quelques soit ce que l'on finirait bien par trouver sur notre route, il n'y aurait rien de plus enrichissant que le goût sucré de l'aventure et le bonheur de faire de nouvelle rencontres. Il y avait cependant un sorcier qui n'était pas du tout en adéquation avec ce dicton, c'était Peter. Lequel considérait qu'il n'y avait d'intérêt à se trouver à plus d'un kilomètre de l'île de Bretagne que si cela pouvait donner accès à un savoir ancestral ou à une montagne d'or. Dans ce cas-ci, c'étaient un peu les deux qu'il était venu chercher.

Sauf que, par un curieux coup du sort, il avait fallu qu'une bête féroce s'en mêle. A peine était-il entré dans l'édifice funéraire, le sorcier s'était lancé dans un scrupuleux examen de l'état des murs. Il devait probablement y avoir là bas-reliefs somptueux et aux couleurs qu'il pourrait bien ramener à Godric's Hollow pour parfaire son intérieur. Par un étonnant jeu de "tu lambines donc je te passe devant", ses trois compagnons s'étaient frayé un chemin plus avant et avaient attiré l'attention d'une sacré bestiole. Un juron de Rachel et un échange conjugal plus tard, voilà qu'un immense grapcorne débaroulait d'on-ne-savait-trop-où avec la furieuse envie de les massacrer.

C'est à ce stade du récit qu'il faut pardonner à Peter d'être à la fois aussi maladroit qu'un incorrigible trouillard, flanqué d'un ego surdimensionné. Aussi, lorsque la bête chargea Kohane, le sorcier le prit pour lui. Et, tout en étouffant un cri, il se mit en quête de la sortie, dont il était le plus proche, histoire de laisser à des sorciers plus expérimentés le soin d'évacuer l'animal de son tombeau. Frappé par une sorte de justice immanente, le sorcier glacé d'effroi glissa cependant sur le sol couvert de sable et se retrouva par terre, détériorant au passage son délicat séant. C'était que, tout ancien qu'il était, ce tombeau n'en était pas moins aussi sablonneux que le reste de la région et il fallait y manoeuvré précautionneusement. Les lecteurs assidus de cette passionnante épopée, qui ont eu la chance d'admirer une fois dans leur vie un film de Steven Spielberg mettant en scène un aventurier au fouet et au chapeau si caractéristiques savent de quoi il en retourne.

Peter était donc assis par terre, sur le derrière, et ressentait une vive douleur alors que la bête s'était enfoncée dans une paroi de l'édifice et tentait de s'en extraire. Celui qui était à l'origine de l'expédition n'en menait pas large. Et, devant lui, seule Rachel semblait réellement faire bonne figure, Kohane étant flanquée d'un Asclépius encombrant. L'ancien préfet décida donc de se faire le plus discret possible, histoire que l'animal se concentre uniquement sur ses camarades de route. Se lançant dans une suite de roulade vers la sortie, le devin ménageait son dos alors que, de l'autre coté du tombeau, un éclair de lumière faisait disjoncter la créature.

*Mais quelle bonne idée !*

A l'évidence, le sorcier avait sous-estimé la distance qui séparait tout ce petit groupe de l'entrée ainsi que l'état de son coccyx, qui avait du encaisser le choc. S'appuyant sur une sorte de gros cailloux, il se décida donc à se relever et à enfin dégainer sa baguette. Tout près de lui, car il n'avait effectivement pas parcouru une longue distance à l'aide de roulades, son petit-cousin tremblant comme jamais essayait d'armer une arbalète, qui ne lui était d'aucun secours. Kohane, elle, balança un nouveau sortilège pour essayer d'arrêter le monstre furieux. Ce qui inspira à Peter, en un quart de seconde, pour qu'il lança son sortilège de duel préféré ...

- Fustigeaflamma !

Une longue langue de feu sortit de sa baguette en bois blanc et alla claquer le sol dans un tourbillon de poussières. Le problème était qu'un sortilège aussi puissant et lancé dans la panique n'était jamais un bon ami, surtout dans un endroit clos et exigu, a fortiori lorsque l'on était entouré de camarade de lutte. Aussi, Peter, qui tremblait tout autant que son germanique petit-cousin, s'employa à viser la tête du grapcorne sans réellement savoir ce qu'il faisait. Et, un instant plus tard, il lui sembla que son arme enflammée était entrée en contact avec plus d'une victime ...
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Kohane W. Underlinden
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Re: Contrées lointaines

Message par : Kohane W. Underlinden, Jeu 5 Avr - 23:25




La panique monte et du mouvement se faire sentir un peu plus loin : Peter is still alive !
Une chance : il n'est ni évanoui, ni enfui très loin dans le désert. Je lui aurais fait la peau, d'ailleurs, dans ce cas-là. Parce que c'est lui qui nous traînés jusqu'ici, dans cette sympathique petite quête pour un objet qui m'est encore flou ! Fallait se renseigner avant, quand même.
C'est comme Arty et moi qui nous pointons chez les suspects assassins de pancakes pour une petite mission repérage sans s'être renseignés avant sur leur emploi du temps ! Ca a failli nous coûter la vie, cette histoire. Ils étaient hyper flippants, à faire du thé dans leur cuisine et tout.
Là, c'est pareil : mauvais renseignements, méconnaissance et paf, on est presque morts ! Enfin, pas tout à fait non plus. J'ai quand même dit à Pius qu'on ne crèverait pas là. Faut tenir ses promesses ! S'accrocher à la barre, garder le cap.
Parce que l'ex-serpy aux bouclettes blondes est en train lentement de dériver sur les rivages de la peur intense. Que Rachel n'est pas le genre de personne à se confronter au danger avec sang-froid typiquement Gryffon. Que Peter n'est pas vraiment non plus un modèle en la matière.
En fait, je suis surtout seule rouge-et-or au milieu de trois vert-et-argent.
Et que ça s'annonce mal parce que je vais bientôt me retrouver seule en première ligne, je le sens ! Comme si j'allais survivre toute seule, moi !

Du mouvement derrière, je crois que ça se met en marche, les troupes se sont peut-être de nouveau solidarisées, prêtes à affronter, toutes ensembles, le terrible monstre.
Je tourne légèrement la tête, le temps de distinguer la silhouette de Peter.
Qui paraît soudainement inspiré
-bien mal inspiré,
Sa baguette réussit parfaitement son sort et du feu ou plutôt un fouet enflammé surgit. Le genre d'attaque qui te met chaos direct -même si, vu la carrure de la bête, j'sais pas si ça fonctionnera comme escompté.
Le seul problème, c'est qu'on n'est pas dans un vaste espace, ici. Et que la trajectoire du fouet se trouve quelque peu entravée : les parois du tombeau, pis surtout les gens, aussi !
Le rouge-orangé traverse et siffle dans l'air ; je n'ai pas le temps ni de réaliser ni de réagir. Même pas besoin de voir avec précision la chose arriver : la sensation de douleur extrême mordant le bras droit suffit. Voilà que la peau nue se retrouve lézardée, brûlée, long du bras, remontant l'épaule, coup sec et sévère et rapide que personne n'avait prévu ni prédit et

-OH P*UTAIN SA MERE DE

[Scène censurée pour cause de grossièreté trop marquée]

Depuis quand on attaque ses amis ?!
Les larmes mécaniques de la douleur viennent humidifier les yeux alors que, sous le coup, la main a lâché la baguette qui vient tomber sur le sol sablonneux. Même pas l'idée ni la force de la récupérer. J'crois je suis en train de littéralement décéder sur place. En plus, j'suis sûre, je saigne !
Mais je sais pas trop.
Tous mes sens sont brouillés.
Je vois même plus le grapcorne.
Il n'y a que le bruit du cœur qui s'affole dans les tempes. Le galop furieux qui martèle l'esprit et la bouche qui se tord en grimace contenue.
Mer-
-Lin
Je vais
Décéder
Me liquéfier
Devenir sable
Parmi le sable
Et tomber, bim,
Là,
Toute raide toute morte.

Ayé, mes points de vie avoisinent le zéro, j'pense.
Blessée par sa propre équipe ! Si c'est pas malheureux. Quand on reste derrière et en soutien, c'pas pour balancer un sort dans la mauvaise direction !
Help, help, où est le guérisseur de notre équipe ?
Livide comme jamais, je me laisse tomber contre le mur, à côté de Pius. Je n'ose même pas regarder à quoi ressemble mon bras, maintenant. Je renifle un peu tout en me sentant tourbillonner dans une dimension parallèle. Au sol, incapable de bouger, je n'ai même plus la force de crier mon malheur ou d'aller taper sur Peter.
C'est bon.
J'laisse tomber.
Si on ne peut même plus compter sur l'équipe de soutien...

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Re: Contrées lointaines

Message par : Invité, Mar 10 Avr - 16:53



L.A. de Koko



Un contact sur son bras qui le fait sursauter, manquant de lui faire lâcher l’arme pénible et probablement pas très efficace qu’il tenait entre ses gants déroutés. La main sur l’avant-bras qui pèse sans être lourde et ses yeux à lui qui finissent par rencontrer ses yeux à elle sur le passage de ses émotions contradictoires. Il aimerait pouvoir être un peu plus utile au groupe mais il a peur, peur, peur, peur. Il panique, il angoisse. Ce n’est pas tant la perspective de la mort. C’est plus irrationnel que ça. Plus prenant. Plus grinçant et crissant, tandis que la voix de Kohane est douce, que l’appui sur son avant-bras n’est pas intrusif.
Peut-être ses épaules se détendent-elles légèrement. Il semble y croire, il veut y croire, qu’ils ne vont pas tous finir en pâté pour grapcorne. Parce… Parce que non ! Parce qu’à force de s’imaginer mourir, ce n’est plus qu’un souvenir lointain. Et il y a, dans l’arrière-pensée et dans les tripes, dans les cauchemars et les remords, ce sentiment désagréable, prenant et angoissant d’être dévoré par des loups-garous alors qu’il tentait de sauver Mered et Megan. Il ne sait pas bien pourquoi il a fait ce rêve un jour, mais depuis, cette peur d’être dévoré vivant… ça lui bouffe tout : tripe, intestin, cœur et esprit. Dans la confusion de sa panique, il ne sait pas vraiment si un grapcorne, ça mange de la chair humaine. En tout cas, ça l’embroche comme de rien. C’est si fragile et lui a si peu de carcasse et il veut tellement y croire, y croire, y croire.

Alors il s’accroche à son regard, comme le noyé à une bouée de sauvetage. Il s’y accroche et a envie d’y rester, de ne plus compter que sur elle, de l’envoyer même, par-devant, avec sa poêle et une armure étincelante. Lui, derrière… Taperait sur un tambour pour faire le soutient ?
Il a peur mais elle aussi.

C’est une réalisation imminente, probablement en retard, mais…
Kohane n’est pas sans failles. Comme aucun d’entre eux. Mais peut-être est-il plus proche de Kohane dans cette assemblée (et pas uniquement physiquement à cet instant T).
Il devrait le savoir.

Car le sort qu’elle lança n’eut pas beaucoup d’effet. Ça a une peau épaisse, ces horreurs.
Et il se sentit trahi, car Kohane n’était pas sans failles.

Mais ça ne dura pas bien longtemps, ce vague sentiment de trahison paranoïaque induit par un passif émotionnel complexe et une peur panique, angoissante et paralysante qui le ferait presque délirer tant son cœur pompait vite et son cerveau perdait en oxygénation. Non. Ça ne dura pas bien longtemps, car il y eut bien plus grave.

Une langue de feu traversa l’atmosphère, semblant s’embrouiller dans la poussière et les atomes de terreurs perdus et perclus un peu partout dans cet espace confiné, jusqu’à venir sur Kohane. Sur son bras et son épaule, sur ses vêtements et sur sa chair.

Le juron qui perce l’air lui arrache à la fois un cri d’effroi et d’indignation un brin trop aigu pour un homme mature et viril de son âge. Parce que, merdre alors, c’était pas parce qu’ils étaient tous sur le point de mourir dans d’atroces souffrances dans ce tombeau (ce tombeau sera votre tombeau !), que les coéquipiers savent autant gérer de situations complexes et critiques que lui sait interagir avec des objets moldus (il n’y peut rien, son corps conduit bien trop l’électricité pour l’empêcher de se prendre une décharge dès qu’il approche d’un de ces appareils) et que Kohane semblait soudainement en situation bien plus critique qu’eux alors qu’étant la seule Gryffondor de l’équipe, donc, la seule à pouvoir faire office de tank-Paladin en première ligne, qu’il fallait pour autant se laisser aller aux bassesses de la grossièreté et du manque de savoir-vivre ! Nonobstant, il eut l’étrange intuition que ce n’était pas vraiment le moment adapté pour se permettre un petit commentaire sur la bonne tenue à adopter en société. Déjà, parce qu’ils allaient tous mourir et qu’ensuite, parce que Kohane n’était déjà pas très réceptive à tous ces détails essentiels quand elle était en pleine disposition de ses moyens, alors sur le point de MOURIR, non merci et…

OH MON MERLIN KOHANE EST EN TRAIN DE MOURIR !

Le Pius eut-il été plus familier avec la culture moldue, probable qu’il eut entendu les sirènes crier et résonner tout partout dans sa boîte crânienne. A la place, il n’entendit qu’un long cri aigu, tandis que les tremblements étaient bien loin de cesser et que ses paupières commençaient à lui picoter la rétine ; tant et si bien qu’il en lâcha l’arbalète avant de se précipiter à côté d’elle, la poussant contre un renfoncement du mur.

Merdre, pourquoi on lui confiait une responsabilité aussi importante qu’une vie humaine, là, maintenant, tout de suite, alors que son cœur, à force de pomper du sang de manière aussi erratique allait finir par exploser, que sa vision était brouillée, et qu’il tenait dans ses mains tremblantes sa baguettes en forme de Runespoor et #Montem Tractus ! Au moins, ça ferait un abri pour Kohane, il espérait, surtout, que ça pourrait supporter une charge de grapcorne et que ce n’était pas simplement joli visuellement parlant et… Merlin, Merlin, Merlin, Merlin, Merliiiiiinnn !!

« - ça va aller ça va aller ça va aller ça va aller ça va aller ça va aller surtout tu respire tu fermes pas les yeux tu ne t’endors par non kohane s’il te plaît kohane ça va aller ça va aller »

Et tout en s’embrouillant dans sa panique verbale ayant pour but de rassurer… On ne savait pas trop qui, mais vu l’efficacité, probablement la poussière, il entreprit de vider son sac (littéralement ce coup-ci, pas métaphoriquement), attrapant les fioles désirées de ses doigts tremblants, arrachant ses gants au passage, déchirant le tissu restant sur le bras de sa camarade pour pouvoir y appliquer une pâte épaisse. Contre les brûlures, c’était basique, il l’avait pris au cas où, façon trousse de premiers secours mais s’ils voulaient quelque chose de plus adapté, faudrait qu’il puisse sortir son chaudron et les ingrédients et ils n’avaient vraiment pas le temps DU TOUT avec cette bête et sauvage et furieuse et l’espèce de sombre nigaud qui avait attaqué Kohane avec un fouet enflammé. Un fouet enflammé dans un endroit exigu ! Ce n’était vraiment pas une de ses employées au Chaudron qui lui ferait un affront pareil !

Peut-être en mit-il trop, mais il vida le contenu de deux fioles en l’appliquant sur les brûlures de Kohane, tâchant de bien faire dans la précipitation. Merlin, Merlin, Merlin ! Il est potionniste, pas médicomage (bien qu'il en portât le nom) ! Lui il fournit les médicomages ! Ce n’est pas parce qu’il sait à quoi servent ses potions (encore heureux, sinon ça serait un bien problématique), qu’il envisageait la possibilité de les utiliser sur le terrain ! On l’avait pas préparé pour ça ! Il ne s’était pas préparé pour ça !
Dispersant les fioles, il finit par en trouver une qu’il reconnut principalement à la couleur (car, à l’odeur, c’eut été un rien compliqué et incohérent), avant de la déboucher avec toutes les peines du monde (les mains moites à cause du stress : un classique) pour en presser le goulot contre les lèvres de sa co-signataire de contrat de mariage, l’enjoignant ainsi à avaler le contenu. La pressant même en répétant en boucle des « ça va aller », « surtout tu fermes pas les yeux, tu restes avec moi, tu t’endors pas » et une suite de glossolalie inintelligible où il devait probablement être en train de pleurer, cédant à sa panique oppressante.

Après lui avoir pressé le goulot contre les lèvres, il lança un #Accio Multiplicare afin de recouvrer et la baguette et l’arbalète… Bien que les deux en cette situation ne puissent pas leur être très utiles, étant donné que Kohane était en incapacité soudaine de se battre.
Il avait vraiment envie de pleurer. Se rouler en boule, se tirer les cheveux, se taper la tête contre les murs et crier jusqu’à s’en casser les cordes.

Mais à la place, il lança un #Terra Soluenta Maxima par-devant eux, pas loin de la bête, sur sa trajectoire en tout cas. C’était lancé du mieux qu’il le pouvait et il tremblait trop et son souffle se coupait, commençait à siffler mais pas façon langage des serpents, plutôt façon asthme. Entre la poussière, l’angoisse, la situation d’urgence, l’adrénaline et sa soudaine utilisation magique, ça commençait à faire beaucoup trop, et il resta ainsi, paniqué, derrière son petit mur décoratif tremblant de tous ses membres en espérant que les sables mouvants aient effectivement une quelconque efficacité. Que leur petit rempart ait une quelconque efficacité. Que n’importe qui sauf lui soit en mesure de faire son « deus ex machina » afin de régler cette situation parce que là, lui, non, il pouvait pas, il pouvait plus. C’était, c’est, un incapable, pas fichu de prendre sur lui pour sauver ses amis, aider ses amis, alors qu’il y a le danger, qu’l y a la panique pour tous et la sécurité pour personne.

Mais voilà : il n’est qu’un incapable et il mourra en tant qu’incapable.
Un lâche, en plus de ça, bien que ce soit encore trop doux car il trahissait des personnes chères en ne leur étant d’aucun secours.
Oui, c’était ça :

Mantra de la névrose : il n'entendait rien d'autre de plus.

Il n’était vraiment qu’un traître, un traître, un traître, un traître, un traître, un traître, un traître, un traître !
Et mourir seul avec sa honte était tout ce qu’il pouvait espérer, après avoir autant faillit.
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Re: Contrées lointaines

Message par : Créature Magique, Mer 30 Mai - 12:18


Loupée, la charge de la bête, droit devant. La cible avait bougé, glissé, ou avait disparu de son champ de vision par un subterfuge quelconque. La bête s'arrêta en dérapage, haletant quelque peu, reniflant l'air, fouillant les couloirs étroits de ses yeux pour identifier les intrus, ses cibles, quand une lumière aveuglante déchira l'espace confiné, lui brulant les yeux. L'animal hurla une plainte rauque qui résonna dans son antre éternelle, et elle vacilla sur ses pattes, se cognant contre les murs. Elle savait que ce n'était pas là la lumière du soleil, qu'elle connaissait bien moins aveuglante, et elle hurla des gémissements dangereux : c'était là des menaces proférées à ceux qui se mettraient devant elle.

La vue lui revint peu à peu, et les silhouettes apeurées se matérialisèrent de leurs formes paniquées. Le Grapcorne tapa du pied sur le sol, il allait charger, quand un projectile de métal se planta au travers de sa carapace, ce qui l'arrêta net. Qu'était cela ? La créature n'en savait rien. de toute sa vie, la bête n'avait était transpercée par quoi que ce soit, elle qui pensait cela impossible, mais cette chose qui avait fendu l'air avec un sifflement de serpent juste avant de se planter en elle, la piquait maintenant et... elle se sentait saigner.
Blessée, la créature rugit de plus belle et se mit à donner de violents coups de tête à droite et à gauche, planta sa corne dans les murs, s'avançant vers l'insignifiant qu'il lui envoyait ces lances dans le corps.

Rugissant, la bête chargea le couloir tout droit. Elle allait percuter un, peut-être deux intrus, quand une immense chaleur s'insinua dans l'espace sous la forme d'une longue tige de feu ondulée. Et la flambée fendit l'air, s'abattant de toute sa voracité. Plusieurs cris retentirent, celui aigu, d'abord, d'une jeune fille, bientôt supplanté par le râle du Grapcrone, touché en plein visage. La bête s'écroula de tout son poids sur le sol, éjectant la poussière de ses souffles épais et cadencés qui remuaient le sol. Devant elle, elle distinguait les silhouettes, ressentait la peur et l'abattement, la faiblesse... Elle savait qu'elle n'avait pas atteint une de ses cibles, mais il y en avait une proche de la fin, là....

Mais le Grapcorne était trop affaibli, touché par une tige de métal et brulé au visage, pour songer à charger et à achever la jeune fille. Un de ses amis s'occupait d'elle, mais tous restaient des menaces potentielles. Là, à terre, elle était vulnérable, au feu, aux lances de fer, à d'autres choses.
De la bave dégoulinant de sa gueule, la bête se releva péniblement et fit demi tour, titubant d'une démarche lente et maladroite. Elle bifurqua comme elle put à l'angle du couloir, et disparu dans les tréfonds du tombeau.
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Peter McKinnon
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Re: Contrées lointaines

Message par : Peter McKinnon, Mer 30 Mai - 16:45


L'obscurité, la poussière, le feu de l'action, la peur, tout cela avait concouru à focaliser Peter sur le combat qui opposait le petit groupe d'exploration au Grapcorne. Finalement, son sortilège avait fait effet et la bête avait du rebrousser chemin pour aller se terrer dans les ténèbres. S'appuyant sur ses genoux, Peter reprit lentement sa respiration avant de lancer un regard à Rachel, qui restait près de lui. Est-ce qu'elle allait bien ?

Non loin de là, la barricade naturelle d'Asclépius avait été le théâtre de petit cris, un instant plutôt. Certes, le cousin germain (bien que non véritablement germain) du devin avait traversé le corridor pour emporter sa femme avec lui et se réfugier là. Il devait être sous le choc ou quelque chose dans le genre. Peter, lui, n'avait pas essayé de prendre conscience de la situation. Il avait eu assez de mal à coordonner ses mouvements pour mener correctement l'affrontement, il ne s'était pas en plus soucié de la fragilité de l'ancien vert et argent. En tous cas, ce qui était clair, c'était qu'aucun membre de ce groupe ne s'était réellement attendu à ce que ce genre d'histoire ne leur tombe dessus, il fallait dire que ce n'était pas noté dans le document que Peter avait volé à la Bibliothèque de Londres.

L'ancien préfet s'approcha du monticule de terre, non sans contourner l'espèce de marécage sablonneux que son petit-cousin avait invoqué dans le couloir et qui était facilement reconnaissable, à l'intérieur d'un tombeau. Passant sa petite tête par delà la barrière naturelle, il fit mine aux deux autres qu'il n'y avait plus rien à craindre :

- Bon, ben je pense qu'on s'est débarrassé de lui. Normalement la chambre funéraire n'est pas loin et ... Non mais qu'est-ce que ... ?!

La voix du sorcier s'était étranglée lorsqu'il avait aperçu le bras de la femme de son petit-cousin. Qu'est-ce qui avait bien pu se produire ? Ou alors était-ce lui qui avait fait cela ? A la vue de la chair à vif de la demoiselle, elle avait été brûlée, c'était clair. Peter se remémora le coup de fouet, c'était clair qu'il avait senti une légère résistance, mais dans la pagaille ... Il se mit alors à balbutier.

- Je ... Non mais ... Enfin ... Vous ...

Il se plaqua une main sur la bouche avant d'essayer de regagner son calme. Reprenant longuement sa respiration, il finit par déclarer :

- Je vais aller voir plus loin si je ne trouve pas quelque chose à mettre là-dessus.

La petite tête du sorcier disparu alors de l'entrebâillement où elle était apparue et Peter se mit à courir en direction de la chambre funéraire, pointant devant lui sa baguette allumée à l'aide d'un Lumos ! Apparemment, la femme du chef de la Kabbale était une grande magicienne à ses heures perdues. Peut-être l'avait-on enterrée avec des onguents et ce genre de choses. Et puis, Peter espérait vite fait tomber sur l'anneau qu'ils étaient venu chercher et ainsi pouvoir partir le plus vite possible loin de là pour pouvoir s'occuper de Kohane en paix.

Outre des chemins tortueux et sombres, par lesquels le Grapcorne devait surement s'être enfui, Peter déboucha dans une petite pièce richement décorée et dans laquelle étaient disposés toutes sortes d'objets. Au milieu, sur un autel de granit, se trouvait le corps de la dame que l'on avait honoré d'un tel tombeau. Son corps semblait momifier et reposait sur une grande natte, qui lui servait de lit mortuaire. Derrière elle, on pouvait apercevoir des rangées de pots aux couleurs chatoyantes, peut-être il y avait-il là quelques remèdes pour son amie.

Ni une, ni deux, Peter attrapa la natte, dernière résidence de la femme de la Kabbale, et il la tira vers lui d'un coup sec. Le corps séché se retrouva à terre dans un fracas de poussière et Peter fit demi-tour pour retourner près de ses amis. Mais, d'instinct, il se retourna et contourna l'autel pour inspecter les doigts du cadavres. La Chokhmah était là. Peter plongea ses longs doigts fins vers elle et l'arracha à sa dernière détentrice. Dans un craquement sonore, il retira le majeur droit de la dame vers lui, avant de le balancer, dépouillé de son anneau et de retourner vers ses camarades.

La Chokhmah dans sa poche, Peter couru apporter la natte au groupe expéditionnaire qu'il repéra vite. Il fondit sur eux pour tendra à Kohane, haletant, ce qu'il lui avait ramené :

- Tiens, allonges-toi là-dessus, tu te sentiras mieux. Asclépius, il y a tout un tas de potions au bout du couloir mais je ... Je ne sais pas ce qui pourrait convenir.
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Re: Contrées lointaines

Message par : Invité, Mer 30 Mai - 18:28



Les battements de cœur sont erratiques, se reflètent dans les tremblements des membres de cet Enfant du Tilleul. La panique qui lui tort les entrailles, s’amuse à en faire des nœuds marin (cause de mal de mer). Il y a les mugissements de la bête, ou grognements, ou des bruits bestiaux, là, un peu plus loin. Il se tend, se crispe, ne risque pas de sortir de cette cachette improvisée et bien trop précaire. Il a peur, oui, c’est un fait. Et cette peur, cette névrose panique lui paralyse les membres, au point qu’il ne discerne plus vraiment le corps de Kohane sur le sol. Il y pense, bien sûr : dans son esprit, tourbillonnent sans fin des possibilités, mais il manque de tout : on n’emporte pas son chaudron et son équipement de potions pour aller profaner un tombeau après tout. Question de bon sens.

Sur le front, de lourdes gouttes de sueur qui commencent à perler, se mêlent aux longs cils noirs et aux poches de cernes ressemblant à des hématomes. Il est tendu, a la respiration retenue, et c’est la voix de Peter qui rompt d’un seul coup le fil de sa tension, d’un coup de ciseau des Moires.
Ses épaules sont relevées, et son regard s’est fait un peu plus dur. Il a eu peur, il a perdu le contrôle, il est inquiet : il faut compenser. Tumulte des sentiments et des sensations auquel il n’est pas vraiment habitué. Personne ici, d’ailleurs. Mais c’est ainsi. Au moins, il espérait que tous soient vivants – pour l’instant – à défaut d’être bien portants…

Il expire longuement avant de finalement, tourner la tête, pour dévisager son petit-cousin. Il a le regard peut-être plus accusateur qu’il ne l’est réellement, dans sa sévérité austère et germanique.
Il n’entend qu’à moitié son balbutiement et, pour parler franchement, eut aimé que Peter se sente plus mal encore. Accident ? Bien sûr, il n’allait pas se mettre à soupçonner ses amis de vouloir porter préjudice à Kohane, aucun d’eux d’ailleurs. Lui-même savait bien à quel point il était difficile de gérer les situations de crise, la panique, le stress… Pour ne pas être en mesure de les gérer correctement.

Mais qu’y pouvait-il, contre cet élan de colère qui lui empoignait le cœur avec ferveur ? Il n’était qu’un Pius, dans un tombeau des sables, avec cette imbécile d’hippopotame de premier-plan, qui s’était tout pris dans la poire.

Tâchant de reprendre un semblant de contenance, il passe sa main dans ses bouclettes pour les écarter de sa vision, et s’essuie le visage avec son mouchoir.
Les battements de son cœur tambourinent, tandis qu’il avise la Gryffondor du regard, ne sachant trop quoi faire. Il avait toujours eu un dégoût absolu pour les malades, les fiévreux, les handicapés, les faibles ou ceux en situation de difficulté. Dans ce genre de cas, mieux valait qu’il reste en arrière-plan et que ceux qui veulent aider, aident.

Mais la meilleure des choses à faire, serait de ne pas rester ici.

Comme répondant à ses pensées, Peter revient. Visiblement, il a eu le temps de trouver la chambre funéraire, et d’y faire un petit tour.
Ses yeux d’orage sont froids, en le regardant, mais il se contient. Pas le moment de faire un esclandre, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus intelligent ou de plus conforme à l’Etiquette.

Il se relève, ainsi, de toute sa hauteur, après un dernier regard sur la natte, Peter et Kohane et un « - Je vais voir. » plus ou moins sec avant de quitter les lieux à grandes enjambées, évitant le petit trou de sables mouvants de son fait.
Peter ne s’était même pas excusé d’avoir blessé son amie.

Il grince des dents, mais de nouveau, se reprend. Principalement parce qu’une vague d’inquiétude le prend subitement. Où est Rachel ?

Profitant de cette nouvelle distraction positive (à savoir, remplacer l’amertume sur la faiblesse de ses contemporains par de l’inquiétude pour son amie et camarade), il se met à la chercher, finalement, moins longtemps que ce qu’il pensait. Il soupire de soulagement, en la voyant cachée là, dans un coin. Une vraie Serpentard, tiens ! Dans d’autres circonstances, ça l’aurait fait rire, mais il n’avait pas vraiment la tête à ça, présentement.

« - Kohane et Peter sont un peu plus loin, le grapcorne a l’air de s’être enfuit… Mieux valait qu’ils se dépêchent, avant que la bestiasse ne décide de les charger de nouveau. Elle est blessée. Peter a trouvé des onguents dans le tombeau, je vais voir ce qu’il en est. T’es pas blessée toi, au moins ? Après vérification. Ça serait mieux qu’on sorte, rapidement. »

Et après un dernier regard entendu, le voici reparti, baguette en main, histoire d’avoir un peu de lumière et une extension métaphorique de courage. Il avait les lèvres pincées et les pas rapides, vifs. Adrénaline, stress et amertume, ça fait un bon moteur d’action.

Après s’être perdu suffisamment longtemps dans ces dédales et ces couloirs, histoire de laisser sa frustration et sa colère bouillir en flèche dans la cocotte de ses sentiments, le voici qui enfin arrive à ladite chambre funéraire… Profanée.
Franchement, il ne sait pas pourquoi exactement, c’est en voyant le corps dégradé, réduit en poussière, jeté sur le sol comme de rien, devenu poussière qui fut le moteur déclencheur. Le bouton d’action pour relâcher sa colère, sa frustration, sa peur et son inquiétude dans un cri d’énervement. Oui, il n’était pas loin de taper du pied ou de se rouler par terre.

Mais qu’est-ce qui lui avait pris à cet abruti de McKinnon ? La décence ? Non ? Personne ? Sans aller jusqu’au respect, au moins y mettre les formes !

Il se prit la tête dans les mains, tirant sur les boucles et le scalpe, histoire de distraire son esprit par la douleur, remplacer la colère si laide qui monte qui monte qui monte et qui pourrait bien exploser, comme une bombe. Il les sent, ses joues rouges et ses sentiments négatifs et. Ce. N’est. Pas. Le. Moment.

Soufflant très fort entre ses dents, puis reprenant des inspirations, et réitérant l’opération, le voici qui parvient à mettre une bonne couche de self-control sur tout ça. Allez, on se reprend, on se calme, on verra ça plus tard.
Par-dessus, une bonne couche de déni, de répression et de douleur, et on avait la recette miracle de sa survie en société.

Se morigénant sur son comportement, le voici qui évite du regard la momie décomposée en tas de poussière sur le sol. Vraiment aucune pudeur celui-là.
Et sur une dernière pique d’amertume, il préféra concentrer son esprit sur les différents onguents. Le temps avait effacé les inscriptions et après l’ouverture – pénible – d’un, une horrible odeur de décomposition s’en était échappée. Toussant, réprimant ses hauts-le cœur, il s’empresse de reboucher la fiole et préfère ne pas s’attarder sur les autres. Si ces potions avaient très certainement eu une grande valeur fut un temps, désormais, il n’y avait plus rien à en tirer.

Enfin, ça demandait très certainement une plus ample vérification des lieux. Mais pour l’instant, il n’avait ni patience, ni conscience professionnelle. L’endroit le mettait mal à l’aise, son cœur était toujours paniqué par l’attaque du grapcorne et son esprit embourbé entre amertume, inquiétude et représailles. Pas un bon cocktail pour se concentrer.

S’humectant les lèvres, retenant sa respiration, il fit néanmoins l’effort de retenter l’expérience avec quelques bocaux. Certains étaient inodores, d’autres en état avancé de décomposition, pour d’autres encore, le liquide s’était évaporé. Depuis combien de temps était-ce là tout ça ? Des siècles ? Plus encore ? Quoiqu’il en soit, il n’y avait rien à en tirer, et il préféra remettre le tout en place.
Hésitant même à en faire de même avec le corps profané de celle qui fut autrefois une grande magicienne (probablement), avant que de conclure que, de toute façon, elle aurait mieux fait de suivre la directive de tous les gens raisonnables et se faire incinérer. Le résultat aurait été le même : poussière, tu retourneras à la poussière.

Le pas moins vif et l’esprit préoccupé, il retourna dans les dédales, essayant de s’accrocher à son chemin d’aller pour se repérer et… Non, rien à faire, il n’avait vraiment aucun sens de l’orientation. Il n’était pas déjà passé devant cette dalle, tiens ?

Enfin, il parvint à retrouver ses amis, avec l’esprit qui avait eu le temps de s’agiter de nouveau pendant sa balade impromptue et non-désirée des lieux.
Retournant au chevet improvisée de Kohane, il espérait qu’elle se soit suffisamment remise (un miracle, sait-on jamais), pour pouvoir se lever et partir de là. Sinon, soit ils la laissaient là, soit ils faisaient un effort collectif pour la porter.

« - Rien qui ne puisse l’aider : c’est de l’organique, ça a pourri avec le temps. Regard appuyé sur Peter : s’était-il excusé, au moins ? Retour sur Kohane. Tu peux te lever ? Il faut qu’on y aille. »
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Rachel Ester Pasca
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Ministère de la Magie
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Re: Contrées lointaines

Message par : Rachel Ester Pasca, Mer 6 Juin - 21:21


Le silence était étrange, maintenant qu'elle savait ce qui se cachait dans les sombres dédales du tombeau. Elle ne savait pas pourquoi, mais quelque part elle n'était pas surprise qu'au moins une chose dans ce voyage se soit passé mal. Au moins ils auraient quelque chose à se raconter plus tard... "t'as vu la tête que Peter a fait ?!", "ouais, mais elle n'était pas pire que la tienne !". Enfin, quelque chose dans le genre quoi, mais pour le moment Ester était plus d'humeur à rester dans sa bulle. Le sort que Peter avait lancé ravivait de mauvais souvenir, un instant elle avait eu peur d'en être victime à nouveau. Aussi elle ne comprenait pas pourquoi tout le monde s'agitait comme ça.

Voyant Peter partir précipitamment sur les traces de la créature, la sorcière eu un mouvent de panique, mais il était déjà trop loin pour le retenir. Puis c'était un grand garçon, il devait sans doute avoir une bonne raison de faire ce qu'il faisait. Comme de vouloir retrouver sa bague tient. Ou était-ce un collier ? Honte à elle, ça faisait chanter c'était tout ce qu'elle savait. Même les raisons qui poussaient le jeune homme à la vouloir lui était inconnu.
Pourquoi Kohane ne bouge pas ?

Elle commença seulement à réaliser, mais n'eut pas le temps d'aller au fond de sa penser qu'elle fut distraite par le retour de Peter. Très vite suivi par le départ d'Asclépius. Sérieux, ils ont quoi ?

Les mots la traversèrent alors comme un poignard et elle sentit son souffle se couper. P*tain. Pourtant elle resta fixé sur place, sans oser s'approcher de la blessé. Elle serait sans doute de trop... non ? Elle ne pouvait rien apporter magiquement et au vu de l'état dans lequel se trouvait leur amitié, elle ne pouvait rien lui apporter psychologiquement non plus. C'était un peu tremblante qu'elle tourna les talons, direction la sortie.

Dehors, la chaleur était étouffante, mais il ne fallut que quelques secondes à la sorcière pour faire ce qu'elle avait voulu faire. Alors elle s'enfonça à nouveau dans le couloir qui les avait mené au monstre, se disant que ce devait être bien utile parfois de connaître l'avenir.

"Tu peux te lever ? Il faut qu’on y aille."

- J'ai fait de la place sur le tapis, elle pourra se mettre dessus.

Elle fit une pause, le temps de s'approcher au plus prêt. Arrête de trembler, arrête de trembler !

- Tu pourrais même partir devant avec elle Asclépius. Si le tapis ne suffit pas pour vous deux, j'te prête mon balai.
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Re: Contrées lointaines

Message par : Kohane W. Underlinden, Sam 16 Juin - 23:43




Après avoir cru décéder (comment ça, j'exagère ? Ja-mais), je me sens tirée un peu à l'écart, si tant est qu'on puisse être à l'écart dans un espace aussi étroit. Un monticule de terre plus tard, on ne voit plus grand chose du monde extérieur, des autres, de la bête. De toutes façons, j'ai la vue un peu brouillée, les membres tremblants et l'odeur du sang dans les narines.
Malgré tout, je sais que je ne suis pas seule, je perçois les mouvements pressés affolés à côté de moi et les sens emmêlés parviennent à démêler quelques centimètres carrés d'image nette, tout ça pour reconnaître les p'tites bouclettes d'Asclépius. Lequel semble chercher des trucs, j'sais pas quoi, m'en fiche, ça demande trop d'efforts de réfléchir.
Je laisse le monde tourner, incapable du moindre mouvement.
Avant de sentir Asclépius appliquer je ne sais quoi sur mon bras. Des gestes qui ne respirent pas le calme, bien au contraire. Mouvements stressés, il a plutôt l'air mal en point lui aussi. Pas physiquement. Mais plutôt là-dedans. Un peu comme tout à l'heure, avec la panique croissante. Mais je n'ai absolument pas la force d'essayer de le calmer. Je le laisse s'agiter jusqu'à ce qu'il me force soudainement à avaler le contenu non identifié d'une fiole.
Sans opposer de résistance j'obtempère.
M*rde, comment on en est arrivé.e.s là ?
Respirer. Surtout, respirer. Contrôler et canaliser sa douleur. Ma main valide se crispe et se décrispe, un rythme régulier pour laisser aller, venir, les vagues brûlantes dans le corps et, surtout, tâcher de supporter.
Peu à peu, je sens que ça lâche prise. L'effet de la fiole, peut-être ? On ne va pas dire que je sois anesthésiée. Mais le corps lâche. Tout petit peu.
Ma main valide vient s'agripper à celle de Pius et le manège de crisper décrisper continue, mécaniquement. A défaut d'avoir une balle anti-stress, on prend ce qu'on a à portée.
N'entendre plus que sa propre respiration.
Que j'essaie de caler sur ce mouvement de main.
Se concentrer sur ces deux uniques choses.
Pour
Occulter
Le reste.

Et tout à coup, tout semble retomber.
Enfin, les bruits par-delà le monticule de terre s'amenuisent. Bientôt, un Peter sauvage pointe le bout de son nez et ne comprend rien à rien. J'ai vraiment pas la force d'expliquer ni même de dire quoi que ce soit ou de sourire pour rassurer. Je me sens de mauvaise humeur, maintenant que cet imbécile a osé s'attaquer à sa propre équipe !
Alors il a beau balbutier, bredouiller, m'en fous, j'dis rien, plongée dans un mutisme bougon et perdu.
Puis de toutes façons, le voilà qui décampe vite fait, j'ai même rien entendu à ce qu'il a dit. Ruminant la douleur du bras quelque peu amoindrie, je continue de couler doucement dans ma bulle où tous les sons sont étouffés comme par un double vitrage.
Les gens bougent, je comprends même pas trop ce qu'ils font. J'ai oublié pourquoi on était là, ce que Peter tenait tant à venir chercher dans ce trou perdu au beau milieu du désert avec un Grapcorne sauvage méchant de mauvaise humeur pour gardien et UN PETER MALADROIT QUI A MAL BALANCE SON FOUET !



Tiens, voilà qu'il y a encore du mouvement parce que le Peter en question revient et c'est bien vite Asclépius qui décampe à son tour. Ah bah.
Puis après
Ca fait tic et tac et tic et boum ou presque
Enfin, pas grand-chose de neuf
L'ex vert-et-argent finit par revenir et cette fois, j'entends un peu mieux ce qu'il se raconte ça parle d'organique et de trucs qui pourrissent ah génial 'fin j'ai pas trop compris de quoi il parlait mais il me regarde maintenant, me demandant si je peux me lever parce qu'il paraît qu'il faut qu'on y aille ah bon on peut y aller va pas y avoir encore une autre bête qui va nous tomber dessus par surpris hein z'êtes sûrs parce que déjà le premier Grapcorne il était pas prévu tseuh pourtant on aurait dû s'en douter un trésor n'est jamais laissé à la portée du premier pimpin venu

-Ouais ouais j'ai encore des jambes j'ai juste plus de bras droit, je grimace.

Un regard à Peter.
Plisser les yeux comme pour fouiller en lui. Mais pas de commentaire oral. J'sais plus quoi penser, de toutes façons.
Prenant garde à bouger le bras le moins possible, je me débrouille pour plier les genoux, légère impulsion dans les pieds, se redresser doucement, perte d'équilibre, battre du bras gauche et gémir lorsque le droit se retrouve, lui aussi ballotté.

-Mais m*rde j'avais pas signé pour ça, moi, je grommelle alors que je remarque que Rachel est là, elle aussi.

Je n'ai même pas fait attention à son arrivée. Trop préoccupée par la grande question : comment bouger ses jambes en gardant le bras immobile ?
Elle est là et déclare qu'elle a fait de la place sur le tapis volant.
Genre. On va vraiment tout se retaper à pieds ?!

-Y'a pas moyen de transplaner ?

Bon, moi, clairement, j'suis pas en état. Mais avec un peu de chance, une âme charitable peut m'emmener avec elle. Ou alors me laisser crever ici, c'est aussi une solution. La mort est toujours une solution si simple. Parfois, j'me dis que j'aurais vraiment dû mourir ce bel après-midi au beau milieu de Londres lorsque ma demoiselle de feu et de glace a cherché à m'égorger. Je sais même pas pourquoi j'suis toujours en vie alors que j'aurais dû me vider de mon sang. D'elle, je veux bien accepter la mort. Mais pas de Peter, m*rde !

-Bon, tu l'as eu, ton truc ? je demande soudainement au chef de groupe, d'un ton un peu sec qui ne cherche pas à arrondir les angles.

Manquerait plus que le machin ne soit pas là et qu'on ait fait tout ça pour rien !

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Peter McKinnon
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Re: Contrées lointaines

Message par : Peter McKinnon, Sam 23 Juin - 8:18


Kohane, Rachel & Asclépius
LA des camarades pour terminer le RP


C'était la fin de l'aventure pour la petite troupe. Et, personne ne semblait réellement s'en plaindre lorsque l'on voyait comment leur petite aventure avait terminé pour l'un des quatre membres. Heureusement, fidèle à elle-même, au moment où tous franchir le seuil du tombeau, il n'y avait toujours pas de jambe de bois dans la troupe. Ainsi, ce petit groupe de sorcier restait fidèle à l'idée que l'on pouvait se faire d'une troupe. En revanche, il y avait des nouilles ! Peter en était une belle, si les autres n'allaient jamais pénétrer dans la salle du trésor, c'était principalement à cause de lui. Mais, là aussi, on pouvait trouver une idée de réconfort, car s'il y avait bien des nouilles dans la troupe, cela ne s'était pas vu au premier abord. Enfin, tenant Kohane en sortant du tombeau, les quatre amis mettaient un pied devant l'autre, pouvant ainsi se réjouir intérieurement que leur façon de marcher était bien la meilleure. Au final, il y aurait eu plus de peur que de mal, s'il ramenaient vite la sorcière au campement.

Rachel avait été d'une efficacité incroyable en faisant de la place sur le tapis volant du devin. Plus personne ne trouverait à lui reprocher cet achat tape à l'oeil à présent. La sorcière put ainsi être transvasée d'une couche à l'autre. Il était temps de faire demi-tour. Celle-ci, qui souffrait le martyr, ne l'entendait évidemment pas de cette oreille et leur demanda pour transplaner. Serrant la mâchoire, Peter dut prendre sur lui pour expliquer à la pauvre que ce n'était pas prévu au programme :

- Désolé Kohane, mais ce n'est pas une bonne idée. On est tous un peu choqué et si on fait une erreur de transplanage et que tu es désartibullée en plus ... On a plus de mille kilomètre de Sainte-Mangouste, ce n'est vraiment pas prudent.

Peter s'en voulait. Il s'en voulait vraiment. Et il n'osait même plus croiser le regard de son petit-cousin qui, il le savait, lui en voulait à mort. Par ailleurs, la sorcière blessée en remit une couche, alors qu'ils amorçaient leur départ, lui demandant s'il avait trouvé ce qu'ils étaient venu chercher là-bas. A ces mots, Peter ressentit un intense sentiment de gêne, ils avaient fait tout ça pour ça ... Cette sensation horrible lui parcourait l'échine alors qu'il devait une nouvelle fois se pencher sur le tapis volant pour lui répondre :

- C'est pas ce qui importe pour l'instant ...

En vérité, le devin se dit que peut-être il était de bon ton de clôturer toute cette histoire par de grandes excuses, afin que toutes ses erreurs se retrouvent enfermées dans le tombeau à la place de la Chokhmah. Pour la première fois depuis un petit temps, il trouva même le moyen de regarder Asclépius dans les yeux.

- Ecoutez, je suis vraiment sincèrement désolé. Je ... Si j'avais su que ça allait tourner comme ça, j'aurais fais les choses autrement. Et je ne vous aurais pas embarqués dans cette galère. On va soigner Kohane et on va rentrer en Angleterre maintenant.

Le sorcier espérait vraiment que cela allait suffire, même si, avec l'anneau au fond de sa poche, il était possible qu'il leur fasse ses excuses en chanson à présent !


Fin du RP
Merci les copains !
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Re: Contrées lointaines

Message par : Invité, Ven 6 Juil - 12:48


|PV] Il faut sauver le soldat Keats !
L.A. Femme
[Unique]


Le transplanage avait probablement été une mauvaise idée. Non-Leo grognait dans ses bras, entre deux phases de sommeil douloureuses. Mais dans un sens, ça le rassurait : s’il était toujours en état de grogner, ça voulait dire qu’il était davantage vivant que mort, non ?
Ils sont secoués, tous les deux, il manque lâcher son colocataire par terre dans le processus. Les habits sont déchirés, laissant voir le corps balafré du non-ami qui s’est fait saigner à la façon des porcs dans les abattoirs. Lui a les vêtements imbibés de son temps : sa robe est d’une teinte carmine, colle à la peau et à tout instant, il peut se mettre à dégobiller cette odeur de fer insupportable.
Mais pour le moment, il tient, tandis que dans ces Alpes, dans ce jardin à plusieurs mètres d’altitude qu’il connaît bien pour s’y être souvent rendu. Dans cette aube de montagne, il crie et appel, tapant à la porte. On lui ouvre d’abord avec une indolence récalcitrante, car il dérange, avant que ça ne se presse tout autour, en voyant l’état de non-Leo qui soutient désormais à bout de bras. Navré pour le contact, il n’a pas trop le choix. Ça se presse, ça s’agite, c’est le tumulte tandis qu’on lui arrache Keats des mains pour le mettre sur un brancard avant de partir en urgence. Les chaussons d’hôpital couinent sur le carrelage blanc impeccable. Il se sent nauséeux et, rapidement, pousse une porte menant aux toilettes et dégobille sa faiblesse et son inexpérience médicomagique au fond de la cuvette. Son cœur s’emballe, les yeux lui piquent tandis qu’il reste accroché à la faïence, tremblant dans sa saleté sanguine, la sueur, la panique et l’angoisse. Il a les mains qui s’accrochent, alors qu’il se sent tombé et qu’il n’ose, se relever, s’enquérir…

L’on finit pourtant par le retrouver, le redresser. Il se débarbouille en tremblant, bafouillant des excuses. On le dirige vers l’accueil, vers un bureau tout aussi blanc. Est-ce la lumière des néons ? Tout lui a toujours paru glauque par ici.
Tout lui est bien trop familier et dérangeant, tandis qu’il s’appuie au comptoir de l’accueil, donnant son nom. On cherche dans les dossiers, on le retrouve, et l’on paraît surpris tandis qu’il demande où il peut s’asseoir, afin d’attendre son ami. On lui indique. Il ne sait pas si c’est de la suspicion, ou non, tandis qu’il se laisse tomber sur une des chaises de bois d’une salle d’attente lointaine. C’est que ce n’est pas tant un hôpital qu’un lieu de cure, assurer le bien-être. Il ne le sait que trop bien, c’est là où lui-même est suivi médicalement. Depuis longtemps, presque toujours. Ça ne lui rappelle pas des bons souvenirs mais au moins, ils sont sorciers, c’est très isolé, et l’Autriche est moins regardante sur la magie noire que la Grande-Bretagne. Et dans l’urgence, il n’a pensé qu’à cet institut. Ste Mangouste étant complètement exclue, ne parlons même pas des hôpitaux moldus…
La tête en arrière, il tâche de respirer, de caler le rythme de son souffle sur sa respiration. Mais c’est difficile, il n’y arrive jamais. Il a toujours eu le cœur plus emballé que le souffle. Ils traitent aussi le cardiaque et le pneumologique, merveilleux.

Il lui semble avoir attendu des heures, alors que ce n’était que quelques minutes, avant qu’un médecin et une infirmière ne viennent le rejoindre. Il semble sorti du lit, il a les traits tiré. L’air dans la fin de la quarantaine, cheveux courts. Visage dur mais familier, qui arbore toujours ces mimiques aimables.
La dernière fois qu’il s’est retrouvé face à face au Professeur von Völlmer, il lui a versé une demi-bouteille de philtre d’embrouille dans le vin, afin d’assurer la réussite de son entreprise : l’obtention de son certificat de stérilité.
Gêné, épuisé et probablement un peu malade, il n’a pas vraiment la force d’intimer à ses traits un sourire mimétique. A la place, il détourne le regard, tandis que le docteur s’assoit à côté de lui et que l’infirmière lui donne un verre d’eau, qu’il accepte avec une certaine faiblesse.

« - Votre amie est toujours en salle de traitement. Il déglutit : l’eau est fraîche et lui fait du bien. Vous étiez chez un autre médicomage, avant de venir ici ? Son silence gêné, voire obstiné, semble suffisamment éloquent pour le docteur. Je vois. Un temps. Elle va s’en sortir. Ses doigts se crispent sur le gobelet. Mais les dégâts sont importants et assez lourds de conséquences. Elle ne pourra pas se relever avant quelques temps. Le gobelet couine. Et pour marcher, pas avant au moins un mois. »

Le docteur se penche, légèrement, cherchant à capter le regard de ce patient bien connu, arrivé à la fin de la nuit dans un institut qu’il fuit, dans un état proche de celui d’une loque sanguinolente, avec dans ses bras une personne grièvement blessé.
Rien de suspicieux dans tout cela, bien entendu.

« - Est-ce toi, Asclépius, qui l’a soigné ? »

Il déglutit, faisant tourner nerveusement son verre entre ses mains à neuf doigts. « - Oui… » la voix est rauque, difficile. Il se sent mal, aimerait partir, ne peut pas. Pas sans non-Leo.

« - Tu as eu de bons réflexes, avec l’essence de dictame, et en l’emmenant ici. » Moins pour le reste. C’était sous-entendu, et ses mouvements autour du gobelet s’accélèrent.

« - Que s’est-il passé ? »

Il se mord la lèvre, ne répond pas. La question est posée de nouveau, encore le silence. Pourtant, la langue allemande lui inspire toujours plus de confiance que l’anglaise. C’est que ça lui rappelle l’enfance.
A la troisième question, il se met à pleurer, mais ne répond pas davantage : il ne sait pas bien mentir, préfère ne rien dire.

Le médecin le console, parlant de l’état de son colocataire. De ce qu’il faudra faire, avant de l’emmener vers une chambre libre de l’institut. Il se traîne pour retirer ses habits, avant de passer un long moment sous la douche, pour en retirer le sang, l’odeur, la mort qui rôde, avant de s’effondrer sur son lit.

Au lendemain matin, il a la tête lourde, l’impression qu’on lui a enfoncé un pieu par le front. Ses gestes sont gauches et ses vêtements ne sont plus là. Sa baguette, si. Il soupire de soulagement, avant de prendre le change à sa disposition. Des habits blancs bien connu, il serre le peignoir autour de sa taille maigre avant de passer faire un brin de toilettes, puis de courir à l’accueil. Là, il demande où se trouve la personne amenée en urgence hier soir : on lui donne le numéro de sa chambre, il y court.
Entre les escaliers et les couloirs tous si blancs, impersonnels, chirurgicaux, il pourrait s’y perdre, s’il ne connaissait pas aussi bien les lieux.

Entre l’angoisse et la pudeur, il tape sur le battant de la porte, n’obtient pas de réponse et s’octroi la permission d’entrer.
Là, non-Leo, allongé sur son lit blanc qui semble trop grand pour lui. Comme s’il se faisait avaler dans son sommeil artificiel et réparateur. Il a l’épaule bandé, le torse tout autant. Probablement aussi la cuisse. L’air sent les médicaments, il y discerne des assistances respiratoires, des perfusions relié à ce corps devenu bout de chair maltraité.

Il se laisse tomber à son chevet et veille.

Le lendemain, il est toujours là. Mais au moins, l’on a lavé ses vêtements et il peut repartir sans risques de se faire méprendre avec un échappé. Sait-on jamais.
Il est toujours aussi inconfortable, en compagnie du docteur. Mais fait des efforts d’amabilité, afin de s’assurer que son ami sera bien traité. Il s’est à peine réveillée, a des moments, des pics intenses de douleur la journée ou la nuit. L’on augmente le dosage, qu’ils disent. Entre quelques moments de lucidité et de sommeil, non-Leo lui a demandé de veiller sur ses enfants, Tim et Enzo.
Il a accepté. Et avec l’urgence de s’occuper d’enfant et la nécessité de revenir dans le coin au moins une fois tous les deux jours, il quitte l’institut, avant de transplaner à la Crèche, un certificat d’admission pour une cure de désintox au nom méconnu de son ami dans les mains.

Au loin, il entend les cloches de Thermidor sonner.
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Aya Lennox
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Re: Contrées lointaines

Message par : Aya Lennox, Mer 15 Aoû - 12:08


Tout ce que je ne vous ai jamais dit
Ceci est un RP unique


Entre ses doigts, l'urne semblait glaciale, malgré son transport compliqué au milieu des dunes. Il paraissait qu'une fois ouverte, le vent fou emporterait les cendres et les mélangerait aux dégradations minérales qui constellaient ces plaines arides, monts et vallées fragiles sous le passage du simoun.

Saada lui avait dit, et ses mots avaient été très simples, très beaux :
« On dit toujours que l'homme est né poussière et redeviendra poussière. Et tout cela nous paraît bien cruel, miss Aya. Mais ne pensez-vous pas qu'il est mieux de nous laisser nous en aller, au gré de ces rafales de sable ? Moi, je crois que je ne pourrais pas être plus heureuse qu'en appartenant à ce désert qui m'a vu grandir. »
Aya n'avait su que répondre. Parce que ce sentiment d'appartenance à un quelque part, elle ne le connaissait pas. Mais elle pouvait l'imaginer, et le respecter.
Alors elle avait préféré marcher jusqu'à ce que cette voix ne se taise.

Sa silhouette avait disparu dans les contours de ce soleil brûlant sous l'aube, sous le regard bienveillant de Saada qui avait achevé les premières heures de son deuil dans une dernière prière. Elle savait que là où la petite l'emmènerait, il ne partirait jamais vraiment.

Aya n'arrivait pas à se retourner. Ni même à s'arrêter. Devant elle, les kilomètres de dunes immaculées formaient des monticules irréguliers, sans cesse changeants. Rebrousser son chemin ne l'aurait pas plus sauvé. Le désert avait toujours été un lieu propice à la perte, mais surtout à l'oubli. Ainsi, c'était plus simple pour son vieux maître. C'était ce qu'il voulait, et son dernier aveu.
Elle avait pesté, tenté d'argumenter. Il ne pouvait pas, ce n'était pas digne de lui. De tout ce qu'il avait fait. Mais il avait juste souri, et réussi à se taire un peu plus. Quoi qu'elle en dise, Aya avait tort. Il savait où il voulait se laisser aller.

Il était décédé la nuit d'après. Elle n'avait pas songé à s'excuser d'avoir été idiote, d'avoir claqué la porte alors qu'il voulait simplement lui expliquer pourquoi il avait choisi le désert. Pourquoi on finissait toujours par le choisir, lorsqu'on avait demeuré au plus près de lui.

Elle avait vu, dans les yeux de Saada, la crainte de la crémation. Sa religion l'interdisait. Mais la femme savait que son ami n'avait pas de religion, et demandait son propre Salut à qui voulait bien lui donner. Aux esprits du vent. Elle avait confié à la sorcière que ce serait une démarche bien difficile. Mais que les mentalités avaient peut-être changé.

Mais maintenant, la tâche complexe était qu'il fallait ouvrir l'urne. Le laisser partir. En la posant au sol, Aya replaça le voile noir sur son visage et regarda au loin. La tempête approchait. Les dunes environnantes se soulevaient, sous le passage d'une caresse tiède, puis s'échappaient en vagues plus violentes.
- Il est l'heure, chuchota-t-elle, en sentant le zef soulever la draperie légère de ses vêtements. Vous savez, Berlioz aussi, il est mort. Il y a quelques semaines. Il était vieux, malade, et fatigué. Un peu comme vous. Elle inspira, longuement, le temps de faire une pause, de mettre à plat son esprit. Et je me suis fait mordre par un Loup Garou. Je ne voulais pas vous le dire parce que je ne voulais pas vous inquiéter. Mais je ne m'en remets toujours pas vraiment. Parce que... Quand j'ai essayé de me transformer, lorsque j'ai voulu retrouver la Veuve noire... Enfin, vous voyez quoi. Je crois qu'elle a disparu. Qu'elle aussi, elle m'a abandonné.
La voix d'Aya se brisa et elle jeta encore un œil au loin. Sur les collines qui se déformaient.
- Je ne pourrai pas reprendre votre travail. Du moins, pas officiellement. J'ai trop de choses à faire. Et je crois que ce serait trop douloureux. Je ne pensais pas que vous partiriez aussi vite. J'ai l'impression de vous avoir laissé tomber, vous aussi.
Ses mirettes, aussi sombres que le voile qui flottait autour de son visage, retrouvèrent l'urne posée au sol et qui ne demandait qu'à laisser s'échapper l'âme qui y patientait.
- Vous aviez raison, pour le désert.

Dans des gestes précis, bien que tremblants, Aya ôta le couvercle et laissa tomber l'avant-dernier refuge de son vieux maître. Très vite, le monstre venteux qui s'était préparé, plus à l'est, s'y infiltra et emporta les ultimes souvenirs de son être. Elle n'arrivait plus à le distinguer du raml.
- Ma'a Salama, chuchota-t-elle, les yeux embués, alors que le tumulte la malmenait, elle aussi.

Dans un craquement inaudible, elle transplana.
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Kohane W. Underlinden
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens


Re: Contrées lointaines

Message par : Kohane W. Underlinden, Jeu 27 Sep - 13:00



     [Post unique]

 

Vide et silence. On n’entend que le bruit des verres qu’on essuie et qu’on range. Assise au comptoir en bois, je regarde la douce couleur de la bière posée devant moi. Sans la toucher. Je la regarde simplement frémir de temps à autre, sous les courants d’air.
Il y a eu un petit coup de speed à midi. Puis les gens sont partis vaquer à leurs occupations ou, tout simplement, ont quitté les lieux. L’auberge est redevenue calme.
Dehors, le soleil de fin d’été vient cueillir herbe et fleurs. Les gens profitent de ce beau temps pour se balader, visiter les villes alentours, faire des tours en vélo.
Moi, je reste au comptoir. Seule. Face au patron qui me jette, par moments, un regard discret.

Je suis arrivée hier. A la nuit tombée.
Je viens d’Islande. Enfin, au tout début, je viens de Grande-Bretagne. Puis on est partis, avec Arty, en Islande. Trouver notre bout du monde pour ne plus avoir le sentiment d’étouffer. Il y avait un paysage désertique, calme, paisible. L’air froid, le soleil bas. La tranquillité, surtout, loin de toute présence humaine.
Ensuite, j’ai laissé Arty. Et ai continué seule.
La Finlande.
Je connais peu ce pays. Mais c’est un véritable coup de cœur. Peut-être plus pour cette auberge que pour l’Etat en lui-même.
La première fois que j’y suis venue, j’ai logé là. J’ai rencontré Zélie. Je ne sais pas ce qu’elle devient. Elle était un passage, comme une douce caresse dans la vie. On s’est vues, attirées l’une vers l’autre par un magnétisme étrange. Puis ensuite, chacune a continué son chemin.
Je suis revenue dans ce lieu plein de souvenirs. J’ai mis du temps, avant de le retrouver. J’avais prévu de m’y rendre en transplanage. Mais vu à quel point je me souvenais de sa localisation, j’ai plutôt pris un bus.
Et je suis arrivée. Il faisait nuit.
La cheminée n’était pas allumée, cette fois-là.
Quelques personnes dînaient dans la salle.
J’ai réservé une chambre. Je me suis assise au comptoir. J’ai mangé dans le calme le plat proposé pour ce soir-là. Le patron ne m’a pas reconnue. En même temps, il doit voir tellement de personnes. Puis, pas comme si nous étions devenus super potes.
J’ai un peu discuté avec lui, en anglais. A nouveau, j’ai croqué avec bonheur son accent d’arrière-fond. Et il a fini par se rappeler de moi -un peu.

Aujourd'hui, je suis encore là. Au comptoir.
Je me sens fatiguée. Oppressée, surtout.
Je me demande pourquoi j’suis venue. Qu’est-ce que je cherche ici ? L’aspect paternel du monsieur ? Parce que, oui, il a cet air du père prêt à tout pour ses enfants. La chaleur de son regard, sa façon d’accueillir les clients, de faire glisser les assiettes sur la table, d’annoncer le menu, son rire grave et son sourire perpétuel. Les étoiles au fond des pupilles qui font rêver à l’univers.
On a envie de lui faire confiance.
On a envie de lui parler.
Peut-être est-ce pour ça que j’ai fait tout ce chemin ? Pour parler... Parce que je me sens trop mal. Mal partout, surtout dedans.
Besoin d’un être extérieur. Qui ne me connaît pas. Ne connaît pas le monde sorcier. Ne connaît rien de ma vie. Pourra écouter sans juger.
Il me lance un nouveau regard alors qu’il repose un verre. Il doit voir, sentir que ça va bof. Les cernes, l’air pâle, le manque de sourire.
Je bois une gorgée de bière. Repose la chope. Croise son regard. Souris un peu, un coin, lointain. Il finit par s’approcher.

-Qu’est-ce qu’il y a ? demande-t-il doucement. Tu veux parler ?
-T’as déjà perdu quelqu’un ? j’interroge subitement.

Il a l’air surpris par la question.
Fronce ses épais sourcils, réfléchis, se lisse son début de barbe.

-Qu’est-ce que tu veux dire ? Quelqu’un de proche ?
-Je ne pensais pas qu’on pouvait se sentir aussi vide aussi longtemps, je reprends doucement, entourant la chope de mes mains pour m’y cramponner.

Il garde le silence. Attend que je continue. Ne souhaite pas m’interrompre.
J’humecte mes lèvres, un peu gênée. Je me sens lourde.

-Quand les gens sont là, on ne pense pas qu’un jour, ils puissent ne plus être là. Et quand ils ne sont plus là, on se rend compte qu’on n’a pas assez profité des moments où ils étaient là. Surtout, on fait la liste de toutes les choses qu’on aurait pu faire, dû dire et qui n’ont jamais... enfin...
-Des regrets, tu parles de ça ?
-Ouais, un peu. Des regrets... Je n’avais jamais imaginé que tout puisse prendre fin. Ou plutôt, je n’avais pas envie de l’imaginer. Ca me faisait trop peur. L’absence me fait peur. Alors je vivais au jour le jour, comme si j’avais l’éternité devant moi. On n’a jamais l’éternité. Ca finit par casser un jour. Ca a cassé... il est parti. Ou il lui est arrivé quelque chose. J’en sais rien. Et le manque, le vide, ça fait trop mal.

Mes doigts se cramponne encore davantage sur la chope.
Je remarque qu’il s’est assis, de l’autre côté du comptoir. Il me regarde. A laissé la fin de sa vaisselle ; ça attendra.
J’aime son regard tout en velours doux.
Il ressemble à un gros nounours contre lequel on a envie de se blottir pour pleurer, pleurer, pleurer encore.
Après quelques longues secondes de silence, je reprends. Sur le vide et le froid de l’absence. Sur la peur de l’abandon et les appuis qui se délitent. Il m’écoute. Muet. Attentif.
Mon cœur est gros, trop plein d’un lac de larmes qui, pourtant, ne coulent pas encore.
Enfin, je finis par poser la question essentielle. Celle qui me taraude depuis des jours, des semaines.

-Tu crois que c’est ma faute ?
-La perte ? Y’a une raison pour que ce soit le cas ?

Je me tais à mon tour. Réfléchis longuement à la question.
Je n’ai jamais pensé qu’Asclépius puisse partir à cause de moi. Je n’ai jamais rien fait pour. En fait, on s’entendait même plutôt bien. Il y avait un certain équilibre à Thermidor et je crois qu’il s’y sentait aussi bien que moi. Puis, on était censés être amis. Et alliés.

-Je sais pas... je pense pas... je vois pas... mais peut-être qu’il y a des choses que je n’ai pas vues. Auxquelles j’ai pas fait attention. Des choses...
-Si tu ne penses pas, c’est que ce n’est pas ça.

Sa voix est calme. Posée. Pragmatique.
Il est comme une corde qui ma ramène au réel. Aux faits. Pour ne pas me laisser partir trop loin en douloureuses suppositions et divagations.

-Quoi qu’il se soit passé, il est possible qu’il n’y ait jamais de retour en arrière. Mais, dans tous les cas, ce n’est pas ta faute. Tu n’y peux rien, même si tu changeais le passé, tu n’y pourrais rien. Alors, inutile de se torturer avec ça. Contente-toi de soigner tes plaies sans en rajouter d’autres inutiles.

Il m’adresse un sourire confiant. Ses yeux brillent d’un positivisme sans borne.
Face à lui, je ne peux que sourire à mon tour. Tristement. Alors qu’une larme roule sur le coin de l’oeil.

-Merci, je prononce dans un murmure.

Et le silence retombe.
Dans cette auberge-cocon de bout du monde.

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Azénor P. Benbow
Azénor P. Benbow
Personnel de Poudlard
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage
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Re: Contrées lointaines

Message par : Azénor P. Benbow, Ven 12 Oct - 23:29


RP unique également.
LA de Cara
ceci se passe avant que Ian tombe dans le coma.



Pourquoi elle, pourquoi pas une grande cérémonie, pourquoi simplement toi et moi. Parce que c'est tout ce qui compte, finalement. Le choix a été simple, évident. J'ai besoin de personne pour te dire combien je t'aime, besoin de rien pour te mettre la bague au doigt, rien de plus que toi, ton sourire, ton regard, et la promesse de vivre ensemble pour toujours. Deux enfants déjà, et une vie à vivre à quatre. J'en ai des crampes tellement je sourie, de te voir comme ça, si beau, si parfait. And you're enough, a thousand times enough.
Une ville paumée, au fin fond de l'Europe, une décoration sobre avec quelques fleurs, fait à la va-vite, et une Cara qui sourie discrètement. C'est elle qui tient les bagues. Elle a chopé l'autorisation, et ça y est, c'est fait. Elle peut nous marier, elle peut nous unir pour le restant de nos vies. Jusqu'à mon lit de mort ou jusqu'au tien.
J'ai le coeur qui bat si vite tu sais, et j'ai qu'une envie c'est de passer cette bague à ton doigt, de dire que je le veux, tout en bonne et due forme, et puis t'embrasser pour sceller notre amour.


Et puis finalement quand tout est prêt, que toi et moi on se lâchera pas, mon coeur s'arrête un peu, je me mords les lèvres de ne pas pouvoir t'embrasser déjà. J'ai ce sourire de petite fille, et il ne me quitte pas, à m'en choper des crampes à la mâchoire. Et puis De Lanxorre, à qui j'ai demandé, au hasard, ou surement pas, de nous marier, au détour d'un couloir, qui se racle la gorge, pour commencer ce qu'elle a à faire. Tout va si vite, trop vite. Et puis quelques minutes et je passe un anneau en or autour de ton annulaire gauche. Je te dis que je veux passer ma vie avec toi, que dans tous les hauts, tous les bas, je serai toujours là, quoi qu'il arrive. Parce que c'est toi et personne d'autre, que ça sera toujours toi, et personne d'autre. Je me sens heureuse, et si chanceuse, de savoir que je peux compter sur toi. And that's it. Vous pouvez embrasser la mariée. Et c'est fait. C'est tout mon corps, qui te veux, qui a besoin de toi.


Et puis un regard vers Cara. Merci. It means a lot to me.
Quelques regards, quelques baisers. Un sourire pour l'avenir.

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Shae L. Keats
Shae L. Keats
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- Permis de Transplanage


Re: Contrées lointaines

Message par : Shae L. Keats, Ven 25 Jan - 12:30


Reprise du RP avec Isolde


J'pourrais te dessiner une chaussure comme on dessine un mouton. Une paire de converses avec des ailes qui te porterait loin, de planètes en planètes. Mais je n'ai aucun crayon ni de craies pour colorier le pont de notre bateau tortue. J'ai mon bateau tricorne et des bottes trop grandes remplies d'eau qui font flouc-flouc quand je marche. J'aime bien ce bruit puis j'aime bien être un pirate, du coup je regarde les planètes trampoline avec une longue vue faite en corne de licorne. Yo-ho-ho, en route moussaillonje crie en courant sur l'eau jusqu'au bas-haut. Un vieux loup de mer et une enfant avec une seule chaussure, c'est l'équipage parfait.

Celle qui ressemble à une pastèque

Elle est belle, elle a de belles couleur, puis j'aime bien la pastèque, suffirait qu'elle soit un peu-douce croquante. J'me demande si on peut manger une planète mais ça vaut le coup d'essayer tu crois pas ? Alors je prends le gouvernail, pour faire genre, parce que notre navire-bashaut-pirate-tortue il est trop fort, il se pilote tout seul. Et nous voilà, on décolle du tout bout du monde et on s'envole dans les chutes d'eau, d'une planète à une autre. On voit pas le fond mais c'est pas grave, ça me fait pas peur parce que de toute façon j'ai peur de rien du tout. Puis on se rapproche peu à peu de la planète pastèque. Y a un escargot dans ma botte qui me chatouille les orteils mais j'aime bien, ça me fait sourire et rire, et mon rire il résonne dans l'espace. Il fait trembler les murs. J'espère que tu as faim on a une planète à manger.
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Isolde Hawkes
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Re: Contrées lointaines

Message par : Isolde Hawkes, Lun 28 Jan - 21:16


♫♫

La planète en velours a l'air chouette. Je tends ma main vers elle, on s'en rapproche. C'est doux, ça chatouille. La planète avec la coupe afro est plus rêche mais j'aime bien quand je mets mes mains dedans. La planète qui miaule se met à aboyer. Elle a soif, sans doute. Ou peut-être qu'elle entend juste le tic-tac de l'horloge invisible. J'veux lui poser la question mais d'un coup, on vire de bord. Le bas-haut m'écoute pas du tout, visiblement. Je regarde tes yeux et je comprends. T'es aux commandes, c'est toi qui décides. Mais tu sais quoi ? Je t'en veux pas. C'est la carapace qui choisit à qui obéir. Alors on plane vers une planète pastèque – la plastèque. Elle est bien ronde et encore plus belle de profil.

Tu te mets à rire. J'ai pas trop compris pourquoi mais puisque tu ris, je ris aussi. Ça fait du bien. Même la plastèque elle rit en éternuant. Quand on est assez proches pour sauter sans tomber dans le vide (vingt mètres, peut-être ?), j'y vais. J'atterris en douceur et j'attends que t'arrives pour commencer à explorer. J'sais pas par où commencer. Allez, à droite ! Je cours. Ça rebondit un peu. Mes pieds sont imprimés sur la peau, sauf que le droit est à gauche et le gauche à droite, c'est bizarre. Je croise les jambes pour que ça marque dans le bon sens. Puis j'abandonne, c'est très fatigant.
— Là ! je décide.

C'est là qu'on va mordre. Je savoure l'instant qui a le goût de chocolat fondu préparé un jeudi matin de février dans un bol multicolore. Et toi, ton instant il a le goût de quoi ? Puis j'y vais vraiment et je plante mes dents dans la plastèque. Nomnomnomnom
— Oh ?

J'me relève, surprise. J'ai un lacet très blanc dans la bouche. Je l'enlève et le mets dans ma poche. Je retourne à mon petit trou et je vois ma chaussure droite. Je te la montre :
— C'est ça que je cherchais !

Je l'enfile. Ça me fait une super casquette.

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 Contrées lointaines

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