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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Contrées lointaines
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Ellana Lyan
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Re: Contrées lointaines

Message par : Ellana Lyan, Sam 19 Nov 2016 - 18:16


L’animal prend possession de moi. Je me bats, je lutte, je n'y arrive plus. Albus recule soudain de quelques mètres comme pour se placer hors de m'a porté et place une main vers sa baguette. Mon cœur semble se briser. Serait-il réellement capable d'utiliser un sortilège contre moi ? Il me dévisage avec dégoût, de haut. Je reste à terre, blessée.

Voilà Ellana, tu y es arrivée, tu as éloigné de toi le seul homme que tu n'ait jamais aimé. Regarde ses yeux empli de dégoût. Tu as tout détruit, tout détruit toujours tout. Maudit serpent, oh comme je te hais. Tu gâches ma vie pas à pas. Jamais plus il ne pourra se sentir en sécurité dans mes bras, m'embrasser sans se rappeler de mes yeux noirs de colère qui le dévisagent en ce moment.

-MAIS qu'est-ce qui t’arrive?! T'es folle?! Il se passe quoi dans ta tête?? Je t'ai manqué mais tu veux m'agresser quand j'essaie de te faire oublier le reste?!


Ses mots m'atteignent en plein cœur. Il n'a pas le droit de se servir de ce genre d'arme contre moi. Je ne manie que les mots qui font mal et je ne souhaite pour rien au monde devoir les utiliser contre lui. J'ai peur, si mes propres lames sortent les blessures peuvent être irrémédiables. Alors, je me tais, je ferme ma bouche pour ne pas laisser sortir mon venin.

Albus se détourne de moi, ses phrases m'avais fait l'effet d'une gifle et mon cœur n'en était que plus meurtri. Je meurs d'envie de courir dans ses bras ou même de fuir le plus loin possible. Une tempête se déchaîne dans mon cerveau. Je ne sais plus quoi faire. C'est ma faute, encore et toujours. Je ne suis pas stable émotionnellement mais, j'aime vraiment Albus.

Je suis folle, complètement. Dangereuse aussi. Il se rend peut-être compte maintenant à qui il a affaire. Ses certitudes doivent être en train de s’effondrer. Je ne veux pas lui faire du mal. Je l'aime. Mais je ne sais pas, je ne supporte pas d'être prisonnière de moi-même. Je ne sais pas être moi ! C'est incompréhensible, je dois être vraiment dérangée. Mais, si je m'abandonne, si je le laisse enlever une partie de ma noirceur, je ne saurais plus tenir face à mon père.

Je ne peux pas me sacrifier ainsi pour lui, pas avec des autres comme les moldus. Si je prends plaisir à l'embrasser c'est déjà un énorme pas pour moi. J'aimerais qu'il comprenne, qu'il me comprenne. Les larmes me montent aux yeux, je ne tente même pas de les retenir. Elles roulent bouillantes sur mes joues, je me lève délicatement tout en sanglotant et me retourne. Je pars à pas lent et fluide dans la direction opposée d'Albus.

Si je ne suis même pas capable d'aimer. Capable de serre dans mes bras ce garçon. Ne vaut-il pas mieux mourir maintenant ? Que me réserve la vie comme autre torture si je ne parviens même pas à rendre celui que j'aime heureux, à lui montrer ce que je ressens . Je suis devenue tellement quelqu'un d'autre que je ne trouve plus de sens à ma vie. Ne suis-je plus qu'un cœur de glace ? Une machine ? Les larmes coulent abondantes sur mes joues sans vouloir sembler s’arrêter. Il ne me reste plus qu'à trouver un joli petit ravin bien pointu et l'enfer de ma vie s'arrêtera, à jamais.


Dernière édition par Ellana Lyan le Sam 19 Nov 2016 - 19:29, édité 1 fois
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Re: Contrées lointaines

Message par : Albus Lupin, Sam 19 Nov 2016 - 19:04


Un très long silence s'installa. Plus le temps passait plus Albus s'en voulait. N'avait-Il pas été trop violent pour un seul geste? Après tout il l'étouffait peut être? Est-il allé trop loin? Avait-il dit quelque chose de trop? Avait-il trop demander en demandant de ne pas haïr les non-mages? Tant de questions qui le troublaient de plus en plus... Mais pendant tout ce temps de réflexion Ellana n'avait rien dit, rien fait. Le pouffy s'inquiéta... Il s'en voulait. Ses mains relâcherent la pression. Il avait les marques de ses ongles dans le creux de ses mains. Il tourna sa tête de profil sans rien bouger d'autre juste pour regarder au-dessus de son épaule.

Ce qu'il vit lui fit un choc: Ellana pleurait pleurait et repleurait en se relevant, tête basse. Il ne l'avait jamais vu pleurer autant. Elle n'avait jamais dû pleurer autant. Albus sentit une terrible douleur au centre de son ventre, comme si des couteaux l'avaient transpercés. Il avait blessé la seule personne qui comptait pour lui et il était la seule qu'elle aimait à ce point.

C'est à ce moment qu'il réalisa: Il l'aimait vraiment et ne pouvait se passer d'elle. Il l'aimait et si il l'aimait vraiment il l'accepterait tel qu'elle était vraiment. Il se retourna entièrement les bras ballants. Elle était déjà retournée et marchait d'un pas lent.

Ses tripes se resserrerent d'avantage. Il ne s'était jamais senti aussi mal de toute sa vie. Il en était sûr maintenant, il l'aimait sincèrement.

Il courru vers elle, l'attrapa, mis ses bras autour des épaules de la serpy et la serra dans ses bras. Elle s'arrêta net. Il colla sa joue à la sienne. Il sentit des larmes montées en lui. Pour les empêcher de couler il dit ce qu'il avait sur le coeur comme il le faisait si bien. Il lui chuchota donc:
"Je m'en fiche de ce que tu viens de faire, de ce que tu as fait, de l'éducation que tu as reçu ou de ce que tu penses des moldus. Tout ce que je sais c'est que je t'aime, je suis aux anges en ta présence, je suis heureux et je souris quand je pense à toi. Et que maintenant je t'accepte tel que tu es. Avec tes qualités et tes défauts.  Je ne te changerais pas. Je ne veux pas te perdre, jamais. Je t'en pris ne t'éloigne jamais de moi, c'est le meilleur moyen de me faire souffrir car tu es ma faiblesse  mais surtout ma force. Tu n'as pas forcément les mots pour me repondre mais un simple baiser suffirait à me redonner le sourire. Un simple baiser suffirait à remplacer un long texte. Un simple baiser suffirait de dire que tu m'aimes et que tu veux rester à mes côtés."

Après ces mots il ne put se retenir: une larme coula sur sa joue et vint rejoindre celles d'Ellana.
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Re: Contrées lointaines

Message par : Ellana Lyan, Sam 19 Nov 2016 - 20:51


Je marche, encore et encore. Doucement, un pas, un autre. Je n'en veux pas à Albus. Tout est ma faute, toujours. Je ne suis pas capable de lui rendre ce qu'il me donne mais, j'ai terriblement besoin qu'il m'offre cet amour qu'il semble éprouver sans cesse à mon égard. Est-ce que je mérite vraiment son attachement ? Non, tu ne mérites rien. Tu es immonde et cruelle. Les larmes inondent mon visage sans que ne je puisse rien faire, sans que je n'essaye. Si seulement je pouvais finir en cet instant, partir sur un dernier malheur pour ne plus rien regretter. M'éteindre maintenant afin qu'il n'y ait plus personne pour me pleurer. J'aimerais me fondre dans mes larmes, devenir goutte d'eau salée et me laisser emporter avec les autres.

Mais je ne peux pas, ce serait trop facile. Alors je reste ici, je vis mais chaque inspiration est souffrance, je respire alors qu'il serait si facile de fermer les yeux à jamais. Cela serait un grand service rendu aux hommes que de m'enlever ce qu'il me reste de la vie. Sans remords. Simplement. Je suis une mauvaise chose, une erreur, je pense à tous les malheurs que j'ai causé aux autres. Toutes les fois où j'ai pris plaisir à regarder les larmes remplirent les yeux de gens que je ne connaissais pas et qui ne m'avais rien fait. Mes doigts sont remplis du sang de mes ennemis que j'ai fait couler sans regret.

Je demande un pardon que personne ne pourra jamais m'accorder, je plaide miséricorde avant de finir. Ici et maintenant, pour tous les cœurs que j'ai brisés. Pour ce poufsouffle qui est persuadé de pouvoir me changer. Pour mes ennemis comme mes camarades. Et je pleure par ce qu'il serait trop facile de partir sans larmes. Je sors ma baguette. La pointe sur moi. Je ne veux plus rien, j'ai perdu jusqu'au désir de vivre.

Mais soudain, un bruit de pas. Des bras chauds qui m'entourent. Ils m’étreignent. Je me laisse faire. La joue d'Albus se colle à la mienne et il se met à chuchoter à mon oreille :

- Je m'en fiche de ce que tu viens de faire, de ce que tu as fait, de l'éducation que tu as reçu ou de ce que tu penses des moldus. Tout ce que je sais c'est que je t'aime, je suis aux anges en ta présence, je suis heureux et je souris quand je pense à toi. Et que maintenant je t'accepte tel que tu es. Avec tes qualités et tes défauts.  Je ne te changerais pas. Je ne veux pas te perdre, jamais. Je t'en prie ne t'éloigne jamais de moi, c'est le meilleur moyen de me faire souffrir car tu es ma faiblesse  mais surtout ma force. Tu n'as pas forcément les mots pour me répondre mais un simple baiser suffirait à me redonner le sourire. Un simple baiser suffirait à remplacer un long texte. Un simple baiser suffirait de dire que tu m'aimes et que tu veux rester à mes côtés.


Mon cœur rate un battement. Peut on réellement dire des mots aussi magnifique. Je me retourne vers lui l’émotion marquant mon visage. Une larme a roulé sur sa joue. Imbécile, tu l'as rendu triste ! Il est vraiment merveilleux. Comment une simple sorcière à demi-folle comme moi peut elle le combler ainsi de bonheur. S'il était plus raisonnable il me quitterait, je ne suis pas bonne pour lui. Mais il semble s'en foutre royalement. Son cœur bat sincèrement contrairement au mien qui ne sera jamais capable d'aimer comme il le fait.

Je lève les yeux vers lui, culpabilisée, triste, reconnaissante,… amoureuse. Je suis incapable de parler comme lui, je le sais alors je n'essaye même pas. Nous venons de deux mondes différents, de classe sociale, de sang… Pourtant quand d'un baiser nos lèvres se retrouvent avec tendresse je suis presque sure que nous ne fessons plus qu'un.
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Re: Contrées lointaines

Message par : Albus Lupin, Sam 19 Nov 2016 - 21:36


Après ces mots, Ellana se retourna. Son visage exprimait une profonde émotion entre la joie, la reconnaissance, le regret et une part de tristesse. Mais au fond, Albus savait qu'elle était plus heureuse qu'autre chose. C'est seulement qu'elle ne comprenait pas pourquoi elle et pas une autre. C'est vrai qu'il y avait des filles plus simples à comprendre ou à aimer qu'elle mais c'est bien Ellana qu'il a choisit de son plein gré. Le jaune ne pouvait se justifier sur ses sentiments, sur ses raisons mais il le savait. C'est tout. Il l'aimait et pas une autre, il le savait que c'était elle qu'il voulait voir à ses côtés. Il la trouvait magnifique, complexe mais attachante, affective et dotée d'une grande gentillesse envers les personnes qu'elle aimait même si elle ne voulait pas l'avouer. Bien sûr de terribles défauts noircissaient le tableau mais il ne fit pas attention, il ne voulait pas, il ne fermait pas les yeux dessus, juste il ne les relevait pas. Il l'aimait trop pour ça.

La serpentard leva les yeux vers lui, ses magnifiques yeux gris-vert. Il se plongea dedans. Puis elle se colla à lui et l'embrassa. Il ferma les yeux profitant du moment présent et heureux d'avoir trouvé les mots juste, ceux qui ouvraient la porte à son cœur. Ce long baiser désignait bien la réconciliation qui se produisait. Quand leurs lèvres se détachèrent, elle resta proche de lui, sa tête à quelque centimètre de la sienne. Elle respirait doucement mais expirait comme si elle avait froid, sans doute l'émotion. Il passa ses bras autour de son joli cou et ferma les yeux. La verte posa ses mains sur le torse du jaune pendant qu'il rouvrit les yeux. Leur regard se croisèrent, leur profond regard. Ils ne battaient plus d'un cil. C'était comme si le temps s'était figé à jamais.

*Comment j'ai put m'emporter contre elle? C'était sur le coup de la surprise sans doute, enfin j'espère... Je ne veux plus qu'on se quitte, qu'on se sépare, qu'on s'embrouille. Je veux qu'on s'aime et qu'on reste ensemble pour toujours. C'est bête de penser ça, c'est très fleur bleu et sûrement écœurant pour certains mais ce que l'on ressent doit être clamer et dit ouvertement. Il n'est jamais bon de cacher quelque chose à quelqu'un, surtout quand c'est de l'amour. Les mots sont souvent la clé aux problèmes. Ils sont la plus puissante forme de magie existant dans ce monde. Ils peuvent à la fois blesser et porter remède...*


Il la regarda encore et encore, s'abandonnant entièrement à son regard. Il essuya le jolie visage de sa copine d'un geste délicat. Il la regarda un moment, toujours avec ce sourire qu'elle appréciait tant et lui chuchota:
"Je t'aime..."

Des mots simples, basiques mais puissants. Il lui souriait toujours. Pour une fois, il voulait l'entendre parler à tout prix, qu'elle s'exprime et lui répète ces mêmes mots.
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Re: Contrées lointaines

Message par : Ellana Lyan, Dim 20 Nov 2016 - 9:48


Je prolongeais le baiser, par pur plaisir mais aussi car je savais que quand je lâcherais ses lèvres, le temps des paroles viendra prendre son tour. Je ne désire pas m'exprimer tout de suite, j'ai besoin d'encore un peu de temps pour réussir à formuler mes phrases sans que l'eau remonte à mes yeux. Je déteste ces élans de faiblesse qui me piège de plus en plus fréquemment. Mais, je dois me résoudre à les laisser me surmonter de temps en temps. Je ne peux pas rester éternellement aussi forte que j'aime le laisser penser.

Alors, je reste collée à ses lèvres je profite de chaque instant avant qu'il ne soit trop tard, avant que je ne doivent utiliser mes mots maladroits qui ne reflètent jamais ce que je ressent vraiment. Mais je sens que pour lui, la communication joue un rôle vitale dans une relation. Je peux supporter cette épreuve, pour lui, pour nous. Même si mes phrases ne sont pas belles, même si elles sonnent faux. Je dois essayer. Parce que j'aime Albus et je ne veux plus jamais en être séparée.

Doucement, nos lèvres se détachèrent, pour laisser place à l’entrelacement de nos yeux. Je lis tant d'amour dans son regard que cela m'en fit presque chavirer. Même avec le pleine amoure que je tente de lui donner, je n'arrive pas à la moitié de ce que ses yeux me montrent en cet instant. Je ne suis pas faite pour aimer, pourtant l'attachement que j'ai pour lui n'a rien de mystérieux.

Le temps s'arrête. Mes yeux se plongent dans son regard. Mon cœur bat doucement. Je suis heureuse. Comment ai-je pu penser un instant à finir maintenant alors que le bonheur s'empare ainsi de mon être. Ai-je réellement déjà été aussi heureuse ? Alors que ses beaux m'offrent une tendresse que je me sais incapable de formuler. Les belles phrases sont pour lui. Moi je n'ai que mon poison et ma haine pour manier les mots.

Délicatement, il essuya de sa main chaude mon visage mouillé de larmes et me souris. Que j'aime son sourire. S'il sait sourire ainsi, peut-être sait-il aussi sourire pour moi. Parler pour nous deux. Mais je me reprends, il a besoin que je lui rende comme je peux ce qu'il me donne. Mes yeux ne peuvent pas toujours assez exprimer ce que je ressentent pour lui. Il a besoin de phrases, de mots.

-Je t'aime…

Il me chuchote ces mots comme une promesse, une confidence. Au bon moment, comme à chaque fois. Il sait manier les mots et les placer au bon moment et cette fois-ci, il attend une réponse, il souhaite qu'à mon tour j'essaye. Je dois pouvoir y arriver. Ce n'est pas bien difficile, il suffit de me lancer et de…

-Albus, tu sais que je ne suis pas douée pour les jolies tirades. Il n'est pas forcément facile pour moi de m'exprimer mais je… Je dois essayer. Depuis que je t'ai rencontré je…… Tu sèmes un tel bonheur en moi où je n'ai jamais été aussi heureuse. J'ai peur de ne pas être à la hauteur du cadeau que tu m'offres. Mais, je suis à ce point dépendante de toi que lorsque tout à l'heure tu m'as tourné le dos je n'ai plus eu qu'envie de finir sur le moment. Alors voilà, mes mots ne reflètent même pas un tiers de ce que je ressens vraiment pour toi mais… Je t'aime Albus.

Ma tirade m'a laissé épuiser, j'enrage de ne pas avoir su faire les belles phrases que je repasse sans cesse dans ma tête, j'ai fait ce que je pouvais, c'est-à-dire peu en sommes mais j’espère que cela suffira à recoller les morceaux que j'ai brisés. Par ce que non, je ne saurais pas vivre sans lui.
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Re: Contrées lointaines

Message par : Albus Lupin, Dim 20 Nov 2016 - 12:16


Parler semblait compliqué pour Ellana. Elle ne savait pas quoi dire et comment le dire. Albus ne pouvait le faire à sa place. Elle voulait répondre, ça se voyait dans ses yeux mais les mots lui manquèrent. Il n'arrivait pas à définir si c'est à cause de l'émotion ou si elle avait vraiment du mal à exprimer ce qu'elle ressentait.
Finalement elle se lança hésitante:

"Albus, tu sais que je ne suis pas douée pour les jolies tirades. Il n'est pas forcément facile pour moi de m'exprimer mais je… Je dois essayer. Depuis que je t'ai rencontré je…… Tu sèmes un tel bonheur en moi où je n'ai jamais été aussi heureuse. J'ai peur de ne pas être à la hauteur du cadeau que tu m'offres. Mais, je suis à ce point dépendante de toi que lorsque tout à l'heure tu m'as tourné le dos je n'ai plus eu qu'envie de finir sur le moment. Alors voilà, mes mots ne reflètent même pas un tiers de ce que je ressens vraiment pour toi mais… Je t'aime Albus."

Elle avait beau dire qu'elle n'était pas doué, Albus était touché. Il était ému et ne pu parler pendant un certain temps. Le jaune lui lançait un regard exprimant une profonde émotion, il était transit d'amour et reconnaissant de son effort.

Il respira pronfondément, ferma les yeux et répliqua:

"Tu n'es pas doué pour les tirades mais tu es bien celle que j'aime. Ce que tu dis, ce que tu viens de dire... C'est beau, bien plus beau que tout se ce que j'ai pu dire auparavant. Tu arrives finalement à exprimer tes sentiments et dire que ce n'est que le tiers de ce que tu ressens suffit à me conbler de bonheur."


Il la regarda puis lui prit les mains délicatement.

"Finalement tu me l'as dit ce je t'aime si beau venant de toi. Tu as beau dire ce que tu veux, tu es parfaite."


Ils restèrent là un moment, se souriant mutuellement, Ellana plus timidement. On ne lui avait pas apprit à vivre de cette manière mais Albus était bien décidé à lui montrer comment on faisait pour être pleinement heureux.

Il ne voulait pas bouger, jamais, il était bien là, juste avec elle, oubliant tout, tout le reste, le monde entier. Il ne pouvait s'empêcher de sourire peut être c'est ça l'amour finalement, ne pas être capable de cacher son bonheur.
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Re: Contrées lointaines

Message par : Ellana Lyan, Dim 20 Nov 2016 - 12:51


Albus était touché, comment avais-je fait pour l'émouvoir à ce point avec mais quelques phrases stupides et mal formulées? Pourtant je vois que cela lui suffit amplement et l'amour qui brille dans ses yeux ne peut être que sincère. Doucement, il ferme les yeux et respire un coup. Serais cette l'émotion qui le rend comme cela ? Quand ses lèvres se mirent à nouveau à parler, mon cœur explosa de bonheur.

-Tu n'es pas doué pour les tirades mais tu es bien celle que j'aime. Ce que tu dis, ce que tu viens de dire... C'est beau, bien plus beau que tout se ce que j'ai pu dire auparavant. Tu arrives finalement à exprimer tes sentiments et dire que ce n'est que le tiers de ce que tu ressens suffit à me combler de bonheur.

Délicatement, il me prit les mains. Je me perds dans ses yeux en écoutant sa voix continuer à me parler ne tarissant pas déloge que je n'étais pas sure de mériter.

-Finalement tu me l'as dit ce je t'aime si beau venant de toi. Tu as beau dire ce que tu veux, tu es parfaite.

Moi ? Parfaite ? Je connais beaucoup de gens qui seraient en désaccord avec toi Albus et moi la première. Mais, je vois qu'il croit ce qu'il dit, alors je ne le contredis pas. Je lui laisse la liberté de me complimenter même si je ne suis pas sure qu'il s'agit vraiment de moi quand il parle. Encore par deux fois, il s'est exprimé avec une facilité déconcertante et une vérité frappante. Il est sincère, toujours. Dans les moindres de ses actions. Il dit et fait ce qu'il pense vraiment être juste.

Albus me souriait et je tentais tant bien que mal de répondre à sa joie. Il semblait vouloir me dire « Tu vois, on peut être heureux, comme ça, simplement ». Il semblait vraiment heureux, je l'étais aussi mais quelque chose me dérangeais sans que je n'arrive à mettre les doigts dessus. Mes yeux s'écarquillèrent soudain.

-Oh Albus, sais-tu me dire quelle heure il est ?


Prise de terreur je tourne la tête autour de moi. Le ciel se teinte déjà d'or. Je tremble en attendant la réponse d'Albus. Si je rentre trop tard mes parents se douteront qu'il s'est passé quelque chose. S'ils venaient à découvrir ce que j'ai fait… Autant pour aimer ce poufy sang mêlé que pour être sortie du manoir afin de le retrouver aujourd'hui. À quelle punition aurais-je droits s'il s'en aperçoit ? Mon cœur s'affole, je regarde partout comme un animal traqué sentant la présence du prédateur.

J'ai peur. Je doute. Je ne veux pas quitter Albus. L'incompréhension éclaire ses yeux. Je me mords la lèvre, fronce les sourcils. Il faut que je parte mais je ne peux pas me résoudre à le faire. Pas maintenant j'ai besoin de temps avec lui. Besoin qu'il me soutienne encore un peu. Besoin de graver une dernière fois son image dans ma mémoire pour pouvoir supporter le mois de vacances qu'il me reste à passer loin de lui.
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Re: Contrées lointaines

Message par : Albus Lupin, Dim 20 Nov 2016 - 13:24


Pendant ce moment de pur bonheur, Albus dû revenir à la réalité: il voyait sa bien aimée déconcertée comme si elle avait oublié quelque chose. Soudain elle parla affolée, les yeux écarquillés.
"Oh Albus, sais-tu me dire quelle heure il est ?"

Albus vit Ellana complètement bouleversée, cherchant autour d'elle. Elle était craintive comme si elle cherchait du regard son prédateur, s'assurant qu'elle allait survivre. La terreur régnait dans ses yeux. Albus comprit, elle devait rentrer, déjà sinon elle allait être très gravement puni. Albus releva sa manche pour voir l'heure qu'il était.

"Oh non il est presque 19 heure!!"

Ellana était encore plus paniquée. Elle mis ses mains sur le torse du jaune.

"Calme-toi, rentres maintenant s'il te plaît car si tu te fais punir par ma faute, je me le pardonnerais jamais, au grand jamais. Cours, vas-y, pars. On se revoit à l'école."

Elle bougeait sa tête dans tous les sens puis son regard s'arrêta sur le visage d'Albus. Ellana crispa ses mains sur la chemise du pouffy pour le rapprocher d'elle et l'embrassa une dernière fois très rapidement. Elle était juste devant lui paniqué. Il se voulait rassurant mais il ne pouvait pas... C'était sa faute si il était en retard, si il n'avait pas réagi avec tant d'exagération.

Il était décidé à faire semblant de partir, il lui fit un signe de la main et alla se cache derrière un buisson faisant signe de décoller avec son balais et la cape d'illusion. Quand il était sûr que sa ruse avait marché, il enleva le tout et la suivi. Elle courait toute affolée vers le grand manoir, Albus sur ses traces. Si il faisait ça c'était pour s'assurer qu'elle n'aura rien, qu'elle sera saine et sauve...

*Oh mon dieu faites qu'elle soit en sécurité, que son père ne la tappe pas à cause de moi. Si c'est le cas je jure que je l'abandonne par peur qu'elle se fasse plus maltraitée, qu'elle soit encore plus puni. Je veux son bonheur bien sûr mais je veux surtout qu'elle soit en vie... Qu'elle soit en parfaite santé sans trace de coup ou blessure. Je l'aime, bon sang que je l'aime mais je ne peux lui attirer des ennuis...*
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Re: Contrées lointaines

Message par : Ellana Lyan, Dim 20 Nov 2016 - 15:15


Albus jeta un œil à sa montre. Mon cœur bat de plus en plus vite. Oh non, qu'ais je fais .

-Oh non il est presque 19 heures! Calme-toi, rentre maintenant s'il te plaît car si tu te fais punir par ma faute, je me le pardonnerais jamais, au grand jamais. Cours, vas-y, pars. On se revoit à l'école.


Après une brève hésitation, je l'embrasse rapidement et le regarde s'en aller, déchirée. Quand je suis sure qu'il est partis, je me mets à courir vers ma demeure. Combien de temps à mes parents pour se rendre compte que je ne suis pas à la maison ? Que je suis partie . Monter, aller dans ma chambre, prendre un livre et puis… Mes espoirs s’effondrent quand je vois mon père et ma mère, la mine effrayante sur le pas de la porte. Je ne suis plus qu'ont quelques mètres quand je m'arrête brusquement. Mon père se met à marcher d'un pas assuré et rapide criant la colère. Sur ses talons ma mère le suit, le visage fermé et les trait durci. Mon père ou l'homme que j'ai toujours appelé ainsi arrive devant moi.

Mon cœur affolé s'emballe, j'ai peur. Trop peur. Je vois trop tard pour l'évitée la main arriver vers moi et puis je me retrouve par terre. Ma joue saigne, blessée par la bague de mon géniteur. J'ai mal, je souffre, je me lève péniblement.

-Père…

Celui-ci me lance un regard on ne peut plus dédaigneux et hautain. Je respire difficilement et la dernière lueur d’espoir que j’apercevais au loin s’éteint quand la voix de mon père glaciale et hostile arrive à mes oreilles.

-Ellana, comment a tu put ?! J'avais des soupons depuis longtemps mais ce n'est qu'après avoir trouvé ça que j'ai réellement compris !

Il tient dans ses mains ma correspondance avec Albus. Je palis, oh non ! Ma mère se place au niveau de mon père et poursuit sa phrase sur le même ton.

-Un… Poufsouffle sang-mêlé ! Est-ce là ce que nous t'avons appris ?! Tu me dégoûtes ma fille, je ne comprends pas comment tu as pu te laisser ainsi embobiner par un garçon de cette maison de déchets !

Ma mère se met à crier avant de se retourner pour laisser tomber une larme. Honte ? Mépris ? Désolation ? Les trois ? Mon père secoue la tête et sort sa baguette qu'il pointe sur moi. Je me perds dans l'horreur et ferme les yeux. Pitié que cesse ce cauchemar. Je sais de quoi je vais écoper dans quelques instants. Une seule fois il a utilisé ce maléfice sur moi. J'en porte toujours les marques.

-Endoloris !


Je tombe à terre en hurlant. Une douleur insurmontable se répand dans tout mon être, chaque parcelle de mon corps me fait mal. Je crie, je m’époumone. J'ai mal, je souffre, je pleure. Je n'ai plus qu'un désir, mourir, maintenant, que l'enfer cesse que la douleur s’arrête. Je ne veux plus, je n'y arrive plus. Les larmes inondent mes yeux mais j'ai l'impression que rien ne s'arrête.

Enfin, après de longues minutes de souffrance, mon père abaisse sa baguette en me lançant un dernier regard haineux. Il retourne lentement vers le manoir sans un regard en arrière. Ma mère s'avance vers moi et s’agenouille à mon côté. D'un geste violent, il attrape mon poignet et le place paume ouverte sur ses genoux. Je ne bouge plus, j'en suis incapable. Je pousse un dernier cri quand d'un sortilège, elle ouvre ma chaire pour y tracer des lettres. Le sang macule ma robe blanche et tandis qu'elle retourne dans notre foyer, je peux apercevoir le mot « traîtresse » gravé à jamais dans ma chaire.
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Re: Contrées lointaines

Message par : Albus Lupin, Dim 20 Nov 2016 - 16:23


Albus la vit s'arrêter de courir. Elle n'était pas loin de la porte d'entrée et deux silhouettes se dessinaient sur le seuil. Il s'approcha un peu plus, caché par la végétation qui entourait le château. Ellana était toujours pétrifiée et il y avait de quoi. Les deux personnes ne pouvaient qu'être ses parents, ils avaient une allure sinistre, horrible même. Leur regard était profondément méchant, trop pour une seule personne. Tant de haine, ce n'était pas possible surtout contre sa propre fille.

L'homme s'avança d'un pas décidé et menassant, arrivé à sa hauteur il gifla Ellana avec une telle puissance qu'el tomba à terre. Albus, quelques mètres plus loin cru voir du rouge gicler mais il espérait que c'était son imagination qui lui jouait des tours. Le jaune était effaré par ce qu'il voyait et comment elle pouvait vivre dans de telles conditions.

La serpentard se releva et marmonna quelque chose, le poufsouffle n'entendait pas bien.

L'homme se mit à crier:
"Ellana, comment a tu put ?! J'avais des soupons depuis longtemps mais ce n'est qu'après avoir trouvé ça que j'ai réellement compris ! "

Il tenait des lettres, leurs lettres. Le coeur du jaune rata un battement.
La femme se rapprocha pour se placer à côté de cet homme et continua les réprimandes:
"Un… Poufsouffle sang-mêlé ! Est-ce là ce que nous t'avons appris ?! Tu me dégoûtes ma fille, je ne comprends pas comment tu as pu te laisser ainsi embobiner par un garçon de cette maison de déchets !"

*"tu me dégoûtes"... Une giffle s'explique par une colère incontrôlable mais les mots... Non, tu ne peux pas dire ça à ta propre fille.... Impossible... Maison de déchets je m'en fou, mon sang je m'en fou... Je suis respectable et aimé, j'ai un sang nettement plus pur que ces deux immondices... Tu m'étonnes qu'elle ne peut parler de ses sentiments... J'avais raison, c'est son éducation, sa famille, son environnement le problème... Quel gâchis... *

Il eu un haut-de-coeur mais continua d'assister à la senne, impuissant, avec dégoût. La femme se tourna et l'homme cria un mot que personne ne devrait prononcer, un sortilège interdit et le pire de tous...

"Endoloris !"

*IL A OSE????!!!! C'EN EST TROP!!!*

Il sorti sa baguette, la pointa sur l'homme odieux et se releva lentement, depuis le début il était accroupi. Mais soudain une voix rentra dans sa tête:
*Non.... Ne fais pas ça... Si tu le fais c'est sur elle que ça retombera... Rappelles-toi de la promesse que tu t'ai faite... N'agis pas ou c'est elle qui en payera le prix.*

La voix de la sagesse. Cette voix qui lui disait agit et le pire arrivera quand tu pensais faire le bien... C'est souvent quand on essaie de l'éviter que les présages se réalisent.

Il se rassit d'un coup, genoux contre le sol et les mains dessus, la tête basse. Il lâcha sa baguette et des larmes tombèrent dans l'herbe. Si ça ne suffisait pas, sa bien aimée, la seule qu'il n'ai jamais aimé criait de douleur.

Quand il releva la tête l'homme avait disparu mais les cris continuaient en plus faible intensité, la femme écrivait sur sa peau quelque chose... La femme parti laissant Ellana seule dans l'herbe. Albus resta là à la surveiller. Il aurait voulu venir lui dire qu'il avait tout vu, qu'il l'emmenait, qu'il l'aiderait mais il ne pouvait pas lui avouer qu'il avait vu une telle scène... Ii resta là de longue minutes puis jusqu'à que le soleil se couche totalement, c'est à ce moment là qu'il la vit rentrer. Dévasté le pouffy prit son balais sa cape et son sac. Il donna un coup sec au sol et décolla pour chez lui... Il l'avait laissé souffrir, il aurait pu l'embarquer avec lui, vivre avec ou simplement l'aider. Il aurait pu se cacher sous sa cape en prouvant que c'était pas Ellana qui le faisait mais une source mystique... Des larmes coulèrent sur ses joues jusqu'à qu'il arrive chez lui. De toute la soiré il ne dit rien, il se coucha dans son lit et regretta de l'avoir accoster dans la volière... Il l'avait fait souffrir indirectement juste parce qu'il existait... Leur relation était fini à son plus gros désespoir, il ne s'était jamais senti aussi mal de toute sa vie. Pourquoi avait-il eu peur de la mort de la verte, de celle d'un de ses proches et non pas de la sienne elle-même? Pourquoi se souciait-il plus des autres que de lui-même? Pourquoi il aurait tout donner pour que tout s'arrange pour elle, même sa propre vie. Il l'ignorait, peut être c'est simplement ça être un pouffy amoureux: altruiste mais bien plus pour une personne en particulier.

Fin du RP
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Nya O'Neal
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Re: Contrées lointaines

Message par : Nya O'Neal, Ven 25 Nov 2016 - 22:54



Sous le ciel du nord
(avec  Aya Lennox)


Les vacances d’hiver étaient entamées depuis un petit moment maintenant. Si je voulais réellement en profiter, il fallait que je me bouge – et bientôt, pas dans une semaine, puisque ce serait déjà la reprise. Le temps passait beaucoup trop vite, quand on ne passait pas de longues heures à s’ennuyer en cours… Étant donné que je préférais profiter de l’expérience moldue plutôt que de transplaner (non, je ne m’étais toujours pas faite aux effets secondaires de ce type de téléportation), je bookai rapidement un aller-simple vers l’Islande. Évidemment, aucun vol direct ne pouvait m’emmener sur l’île depuis l’Irlande, le trajet allait être long… Peu importe, je reviendrai par mes propres moyens pour limiter le temps perdu.

Mes parents adoptifs me regardèrent faire, un peu tristes que je ne passe pas les quelques jours qui me restaient avec eux, mais heureux que je puisse voyager un peu. J’avais toujours adoré découvrir de nouveaux horizons, et ils le savaient parfaitement. À l’étranger, je me sentais déconnectée, comme si plus rien n’avait d’importance. Enfin… Encore plus que d’habitude, quoi. Le regard des autres ne m’importait pas le moins du monde, puisque je ne les reverrais probablement jamais de toute façon. Je pouvais être moi-même sans craindre d’éventuelles répercussions. Moralité : si je pouvais partir à l’aventure plus souvent, je ne m’en priverais pas. J’étais malheureusement bien trop occupée pour ça. Un jour, peut-être.

Comme je n’avais pas envie de passer des heures à attendre mes valises à l’arrivée, je m’arrangeai pour que toutes mes affaires fittent dans mon sac à main. Avec un sortilège, ce n’était pas bien compliqué de tromper l’œil moldu – ni les machines toutes aussi dépourvues de magie des aéroports, d’ailleurs. J’y enfournai donc le minimum syndical de vêtements en tout genre, des plus légers aux plus chauds, pour être certaine de ne manquer de rien, mais aussi ma trousse de toilettes. Avec ma carte d’identité irlandaise, je pouvais me déplacer un peu partout en Europe, y compris en Islande, et n’avais donc pas besoin de mon passeport. Tant mieux, parce que je n’avais pas la moindre idée d’où j’avais bien pu le ranger. J’y ajoutai mon laptop (ça pouvait toujours servir, si l’envie de coder me prenait) et d’autres petites babioles pour passer le temps dans l’avion – sans oublier mes réserves d'alcool, évidemment.

Mes parents insistèrent pour me déposer à l’aéroport et, après d’interminables adieux, je pus finalement passer la douane et monter dans l’engin. Il ne me fallut pas bien longtemps avant de m’endormir. Après tout, j’étais partie sur un coup de tête et n’avais pas vraiment pris la peine de me reposer convenablement avant. Les premières heures passèrent donc bien rapidement. Malheureusement pour moi, à partir du moment où je suis réveillée, pu moyen de me rendormir, et les hôtesses de l’air, pensant bien faire, avaient eu la mauvaise idée de me secouer un peu au moment du repas chaud. Je passai donc le reste du trajet à jouer à Pokémon sur ma 3DS, mes écouteurs dans les oreilles.

L’avantage, c’est que le peu de sommeil que j’avais accumulé était bien suffisant pour me maintenir debout une bonne partie de la nuit. J’étais finalement arrivée à destination et je n’avais qu’une envie : aller m’étendre dans un champ pour boire un peu. Tant qu’à passer cette dernière semaine de vacances en solitaire, je pouvais au moins aller profiter du magnifique ciel étoilé du nord. D’autant plus que j’avais particulièrement bien choisi mon moment : c’était la période des nuits éternelles. Le soleil ne risquait pas de se lever de sitôt. Je n’eus pas à marcher bien longtemps pour trouver le coin parfait : les aéroports sont toujours au milieu de la campagne, histoire de limiter les pertes humaines s’il y a un problème.

Après une bonne demi-heure de marche, je m’étendis donc dans l’herbe et levai les yeux au ciel. Ce dernier était des plus dégagés, et la pollution lumineuse étant bien moindre qu’à Sligo -voire inexistante, dans les faits-, la voix lactée dans son ensemble s’offrait à mes yeux… C’était vraiment magnifique. Je fouillai machinalement dans mon sac et en sortis une bouteille de rhum, dont j’avalai plusieurs gorgée, avant de m’allumer une cigarette.
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Aya Lennox
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Re: Contrées lointaines

Message par : Aya Lennox, Lun 28 Nov 2016 - 15:35


Deux mois s'étaient écoulés, au cœur glacé du nid à serpents comme elle l’appelait, en bref et en plus socialement admis, le cocon familial si chéri.

Les bien vieilles habitudes avaient repris leur cours, sans autre but que de rappeler à quel point le quotidien pouvait se faire morne quand aucun but n'y est associé. Elle préférait s’occuper à rêver à d’autres horizons que de supporter l’ambiance familiale si… chaotique.
On faisait pas attention à elle, t’façon.
Enfin, si. On la surveillait. Mais sans grande conviction. Son père, de loin. Se contentant de lui souhaiter un vague bonjour journalier. C’est tout. Elle n’a rien entendu d’autre depuis des années maintenant. La routine, la même minuscule chanson.
La mère-grand, elle, jetait un peu plus souvent un œil sur les affaires de la jeune fille. Mais Aya, restait sereine. Rien à se reprocher au sein du piège. Croix d’bois croix d’fer.

C’est sans larmes chaudes qu’elle avait bouclé son maigre bagage pour s’envoler plus loin, quitter la plate-bande écossaise, faite de bruyère et d’herbes asséchées par letemps. Au moins pour un jour. Au moins pour deux jours. Qu’importe. Le temps ne se compte plus lorsqu’on ne fait strictement rien.
Le transplanage, elle, en avait désormais l’habitude. De nombreux entrainements solitaires l’avaient forgée. Et c’est aidée de souvenirs un peu confus qu’elle réussit à rejoindre un pied-à-terre islandais qui ne ressemblait plus vraiment à celui qu’elle avait gardé en souvenirs.
A l’époque, elle avait voyagé avec Leland, son grand-père, pour l’aider à ramasser des plantes utiles pour son atelier de potions. Le vieux était fasciné par tout ce qui ne poussait pas à côté de chez lui – chose rassurante pour son mental toujours empreint de curiosité maladive et plutôt normale pour un enfant ou, dans son cas, pour un vieux sénile qui a trop vécu. Tout ce qui n’est pas d’ici est forcément plus intéressant. Compréhensible.
En bref, aujourd'hui, sa destination n’a plus rien de similaire. Autant ses souvenirs sont intacts, autant le vieux manoir de l'ami au patriarche a pris un sacré coup de vieux. Plus que nécessaire.

Elle a sonné plusieurs fois, et une vieille décrépie lui a gueulé dessus que ça s'faisait pas. Elle s'est présentée, 'Veux rien savoir, allez trouver ailleurs où vous loger.
Bien, certes, inutile d'insister, bonne soirée madame et merci. Et, la porte claque.
Crève.

D
u coup, sans aucune autre occupation que celle d'errer, elle s'est retrouvée à mille pas d'ici, engourdie par le froid itinérant.

B
erlioz, dans sa fourrure blanche, n'a aucun problème à supporter le vent glacé. Jalouse, elle a elle aussi troqué sa cape habituelle pour s'emmitoufler dans quelque chose d'un peu plus adapté. Disons, un manteau sombre lambda et fourré.


L
e but du voyage, si c'en est vraiment un, c'est de voir les aurores boréales. 'Paraît qu'ici, s'en est infesté.
Attendons, avons-nous d'autre choix.
La baguette magique dégainée en un large #Lumos, elle décide, en trouvant l'endroit parfait, au beau milieu d'un champ abandonné, que la pollution lumineuse c'est fini. #Nox, chuchote-t-elle en ayant trouvé son emplacement.

A
u coeur de la nuit lumineuse qui s'annonce, elle débouche le bouchon de sa traditionnelle flasque en argent sculpté. Elle glougloute jusqu'à ce que soupir s'ensuive, soupir contenté, il lui faudra se satisfaire toute la nuit de ce liquide ambré. Aucun problème, chuchote-t-elle pour elle-même.


A
ucun problème ? Non, peu, plus sûre. Alors qu'elle visse ses fesses dans l'herbe froide, prête à être dévorée par tout ce qui trône autour d'elle, par la nuit elle-même, elle se redresse, animal en alerte.
Un bruit de briquet ou de quelque chose que l'on allume, à quelques mètres d'elle.


L
e ciel s'étant pour cette nuit préparé, elle arrive suffisamment à voir ce qu'il se passe autour d'elle. Aussi repère-t-elle une tignasse plus loin qu'elle, apparemment tout aussi savamment occupée à attendre.
Même à des milliers de kilomètres, même au beau milieu de la nature qui s'est retirée dans cet état de sursis, elle parvient à tomber sur quelqu'un. Peu amène, elle se lève.

- Même au fin fond du trou le plus perdu on trouve quelqu'un. Quand on aime trop peu employer le terme de hasard, on peut se permettre d'utiliser celui de malchance, siffle-t-elle, rauque et peu accueillante en se détachant de l'opaque.
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Nya O'Neal
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Re: Contrées lointaines

Message par : Nya O'Neal, Mer 30 Nov 2016 - 1:34



Une voix plutôt agressive me sortit bien rapidement de mes pensées. Je ne m’y attendais pas et faillis m’étouffer avec ma cigarette, d’ailleurs. Quelle idée de fumer allongée aussi… Ce n’était pas des plus aisé comme pratique. Je toussai deux/trois fois afin d’évacuer la fumée qui s’était engouffrée un peu trop profondément dans ma gorge, puis me tournai légèrement vers mon interlocutrice. Elle était plutôt jolie, mais son caractère exécrable ne m’enchantait guère. Malchance ou pas, elle allait être pognée avec moi pour la nuit si elle ne voulait pas faire demi-tour, parce que je comptais bien rester moi aussi. Je haussai donc les épaules, sans même prendre la peine de me relever. Toujours étendue dans l’herbe, je la voyais à peine avec l’angle assez restreint que j’avais.

« Eh oh, c’pas comme si c’était ton champ, hein. Pis c’est grand, là, si t’es pas contente, va t’étendre un peu plus loin et arrête de m’Emmerd*r, j’t’ai rien demandé. »

C’est vrai que c’était quand même une drôle de coïncidence. De toute l’île, de toutes les plaines de la ville et ses alentours, il avait fallu qu’on se retrouve toutes les deux au même endroit au même moment… C’était toujours comme ça, de toute façon. Pas moyen de passer un peu de temps en solitaire, la vie nous rattrapait toujours et nous poussait aux fesses. La socialisation n’avait pourtant pas l’air d’être notre fort, ni à l’une, ni à l’autre. Enfin, tant qu’elle ne venait pas perturber mon chilling, je me fichais pas mal de savoir si elle était là ou non.

Je me redressai et repris une position assise, histoire de pouvoir terminer ma clope sans trop martyriser ma gorge. Sans réellement prêter attention à la jeune femme, j’alternai entre des poffes de mon bâton de cancer et des gorgées d’alcool. L’inconnue n’avait pas l’air décidée à bouger, fine, mais qu’elle ne compte pas non plus sur moi pour tenter de faire sa connaissance. D’autant plus qu’elle n’était pas partie avec une particulièrement bonne impression. Avec moi, c’était pas mal tout ou rien. Je savais généralement dès le départ si j’allais m’entendre avec quelqu’un ou non, et la petite perturbatrice qui venait d’arriver penchait plus du côté du ‘non’, à priori.

« On peut se contenter de s’ignorer, comme ça tout le monde sera content, moi ça me va très bien. Tant que tu ne touches pas à mon rhum, il ne devrait pas y avoir de problème. »

Je me décidai finalement à l’observer un peu mieux. Une longue crinière blonde, des yeux assez foncés, plutôt mince… Ouais, elle était vraiment belle. Si elle n’avait pas l’air aussi arrogante et désagréable, je me serais probablement essayée. Enfin peu importe. J’écrasai machinalement ma cigarette à quelques centimètres de moi et avalai une nouvelle gorgée de Captain Morgan. Les yeux rivés sur l’horizon, j’attendais de voir comment la jeune femme allait réagir.
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Laurae Syverell
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Re: Contrées lointaines

Message par : Laurae Syverell, Sam 31 Déc 2016 - 19:41


RP UNIQUE ~ Lau' à 18 ans.
vous inquiétez pas, 
vous pouvez reprendre 
juste après moi. 


31 Janvier. Dans le froid de Norvège. Seule. Un Break après tout ça. Rompre avec la Grande Bretagne un moment, et rejoindre les neiges éternelles, loin de tout. Dans une petite chaumière loué à des moldus. Quelque part, à l'orée d'un petit bois de pins. Au bord d'un chemin déblayé. La camionnette rouge, elle aussi loué, à prix cassé, se reposait en se gelant le pot d'échappement au côté gauche, sous une sorte de plateforme en bois avec de la paille. Vieille cabane ouais. Mais au moins, on y était au chaud. Vous allez surement demander ce qu'elle faisait là. Toute seule. Un soir de réveillon, alors que vous bah, vous faites la fête dans les bars, la tournée des maisons des copains... la musique qui tournait en boucle à en se bousiller les tympans. Mais croyez le, non c'était pas triste. C'était quelque chose que la tout jeune majeure n'avait pas encore compris. Elle préférait seulement voyager et en apprendre plus sur la magie qui différait beaucoup. Écrivant son livre sur la magie et ses principales mais aussi secondes propriétés. Et rien de mieux que de pratiquer la magie seule, en dehors de tout. Noire comme blanche afin d'en savoir plus. D'en connaître plus. 

Sa baguette de cyprès dans la main, elle pointa la cheminée de pierre grises -devenue noires par la cendre- et, machinalement, marmonna un incendio*, observant la couleur, la traînée du sort, et la formation des flammes rouges qui s'accrochaient directement aux écorces tortueuses des bûches de pins. Les crépitements, de plus en plus nombreux suite au gonflement du bois sous la chaleur, firent virevolter des petits points rougeoyant dans le conduit au ondes de chaleurs. Afin de protéger le tapis ou divers objets de bois (parquet voir même la maison toute entière), la jeune femme envoya un repulso* en direction de la porte de verre pour qu'elle puisse se refermer doucement. Afin que la pièce puisse se rechauffer plus rapidement, un calda* fut tout aussi utiliser. Profitant de la lumière dansante de la pièce, la jeune femme se laissa bercé par la chaleur réconfortante et le ballet magnifique des flammes sur le mur. Elle resta là quelques minutes, ne pensant à rien d'autre que ce qu'elle voyait, les yeux flamboyant vaguement ailleurs. Le vers avait fait place au jaune, le gris à l'orange, et son whisky Pur Feu qu'elle tenait à la main en rouge. S'enfonçant plus profondément dans le fauteuil le plus mou du monde, la jeune femme soupira et puis bu à nouveau. 

Son verre, vidé d'un trait, lui redonna l'impression d'un nouveau désir brûlant. De se souvenir à nouveau du liquide brulant dans sa gorge. Pas de soucis. Un accio bouteille* l'aida à retrouver l'alcool désiré. A quoi lui servait les verres quand on pouvait boire au goulot? Oh... Votre bouche montre - t - elle votre esprit choqué par cet esprit si frivole? Ne sachez vous pas que le "OH" est une expression qui scie parfaitement avec le cercle parfait d'un goulot d'une bouteille en verre? Qu'importe, c'est un reveillon. Seule ou nous, il nous suffit de fêter l'année précédente, savourer les derniers instants et imaginer l'avenir. Un peu comme une mort doucement et amicalement attendue. Sans peur. Pi-être que certaines on pu croire mourir d'un étouffement de sous vêtement en plein milieu du ciel... quelle belle façon de faire sa necrologie. Et vous? Que voulez vous faire à l'heure du nouveau départ? Lau' elle.. voyait un tas de silhouettes tournée de dos. Un sourire sur le coin de ses lèvres. Un immense feu de joie devant des visages tournés. Des larmes de joies, des pleurs.... et c'est tout. Image plutôt belle quand à sa symbolique vous ne croyez pas? Les détails sont peut être flou, mais on un sens pour ceux qui peuvent penser comme la Syverell. 

C'est dan ce même état d'esprit que la jeune femme rafraîchit la pièce. Fria * total. Folle? Attendez avant de juger. Ce ne sont pas les actions qui comptent mais le pourquoi. Un Aguamenti sorti de sa baguete et vient se renverser sur le sol... Parquet trempé. Pierre glacés. Levant ses propres quenouilles, l'Irlandaise lance un glacio * . Vous allez découvrir comment une simple magie, un simple sort peut devenir un prophète d'amour, un engagement d'artiste ou de poète, un trésor pour les yeux... 

- Artes Constringitur multiplicare *... corvus. Lupus. Avem. Bat. Equum. Avis. 

Cinqs petites sculptures de glaces apparurent devant ses yeux. Un corbeau aux ailes déployés. Un loup hurlant à la Lune. Un étalon galopant. Une chauve souris pendu à une étagère de bois. Tous immobiles. Tous regardant la belle de leurs yeux blancs aux reflets bleus. Magnifique. Un Piertotum Locomotor * pour faire bouger ce petit monde. La belle observa longuement les objets de glaces taillés de manière grossière, et pas trop complexe. Les flammes se dessinaient joyeusement sur leurs peau blanches et transparentes, créant parfois de formidables couleurs arc en ciel sur les murs qui entouraient la jeune femme. Belle magie... pour ceux qui voulaient la rendre belle... 

"Nous sommes à deux doigts de comprendre quelque chose Laurae"..

Effectivement. Elle inscrivit la découverte dans une des notes de son essai, et puis sourit en repensant aux personnes qui lui étaient cher. Où fêtaient-il leurs réveillon? Peut-importante tant qu'ils s'amusaient. Un Finite Incantatem* figea les sculptures et un duro * termina le travail. Des petites statuettes de pierre tombaient une à une sur le plancher. Il était temps de nettoyer tout ça, partir faire une petite randonnée pour observer la faune et la flore magique. Et oui, elle était à deux doigts de comprendre tout ça. De découvrir sa propre origine. 
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Leo Keats Gold
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Re: Contrées lointaines

Message par : Leo Keats Gold, Mar 7 Fév 2017 - 22:20


RP avec Mithra.
Musique: Devine.




Ça serre.
Comme un nœud
À l'avant
Du cou,
De la gorge
L'air râpe,
Les sons
La salive
Ne passent plus.
L'estomac
Est écrasé par le poids de tous les éléphants
Que tu as déjà comptés
Pour essayer
De la calmer
De la contenir,
Cette bile
Cette bête
Qui grandit
Encore
Toujours
Sans ne jamais cesser
D'appuyer
De plus en plus fort
Sur la glotte
Sur le ventre
Les côtes à deux doigts
D'exploser.
Il est 00h43
Minuit-Quarante-Trois
Et chaque syllabe
Martèle
Derrière les tempes.
Le corps-cancerette
-Qui s'élève en volutes.

Et ces putains d'ongles
Qui crissent
Le long
Des vitres givrées
Comme la craie
Sur le tableau
Vert.
Le gouttes tranchantes qui parcourent l'échi-quier
Lacèrent la peau
De toutes parts
Parce que c'est rigolo
De voir les gens saigner.
De voir les gens pleurer.
De voir les gens crever.
C'est rigolo pour lui
Le corbeau
Perché
Dans un coin.
Tu l'entends rire d'ailleurs.
Éclat-grinçant
Qui balade une lame d'acier
Sur le corps.
Tu l'entends rire d'ailleurs.
À chaque fois que le corps
Que l'esprit
Que l'âme
S'effondre
Se meurt.
Et ça résonne.
De plus en plus fort.
Jusqu'à ce que tu n'entends plus que ça.
AH. AH. AH.

…………………………………………………………………….AH............................................AH
.…………………
AH …………………………………………………….AH
.......…….………..
AH………………………………..Ah
……………AH.......................................AH..........................................................................AH
...............
AH

Et toi pourtant
Tu voudrais bien l'butter ce piaf de malheur
T'en as marre qu'il te suive.
Le noyer
Dans la bile noire
Qui coule des lèvres
L'étouffer dans son sommeil
Et ne plus jamais sentir
Les aiguilles de sa voix
Se planter dans ta nuque.
Un.e vrai.e petit.e humain.e
Qui a rompu ses fil.le.s.
Ses veines.
Son être.
Alors
Tu continues de danser
-Désarticulé.e par la force centrifuge
Que tu as toi même créée.
Bien mérité après tout.
Ah.Ah.Ah


Les bras lourd,
Le corps géant
L'âme incachable
Intraçable.
Sourire
Sourire
Electrique.
De circonstances
Et for-obligé.
Pour avoir l'air d'être normal.e.
Pour donner l'impression d'essayer
Encore un peu.
Oui oui ça va-lame de rasoirs
Tuez-moi que ça s'arrête enfin-au fond des yeux.
Le fantôme dans le dos,
Et les pieds qui s'emmêlent.
La peur panique
D'être ennuyant
À ne jamais aller bien
Cette certitude
De mensonges permanents
À chaque marque d'affection.
Les reculs
Les rebonds
Involontaires.
Ou non.
La peur du ridicule
Les démon qui ronge
La peur qui démange
Les peur de la douleur
Du suicide
De la dépression.  
Tenir droit
Et éloigner les autres
Pour ne pas nuire.
Ne pas les faire faiblir.
Ne pas les tirer vers le bas
-Car à jamais incapable de souffler vers le haut.
Écarter alors qu'au fond on meurt d'envie que l'autre force le premier rempart
Enlace
Caresse les cheveux
Et murmure
Avec conviction
Que ça va aller
Que tout va bien se passer.
Mais personne ne le fait.
Et on ose pas formuler.
Alors on continue
On aide
On fait le tri
Quand les gens n'ont plus besoin de nous.
T'es comme ça en fait
Tu vires les gens qui comptent.
Les gens heureux
Parce que tu ne leur sers plus à rien ?
T'as du mal à y croire.
T'es pas si bien intentionné.e.
Certitudes
-en nénuphar.
Ah. Ah. Ah.

L'eau sur le lac gelé. La pellicule du photographe reflété.e. Au cœur de la brume, ton œil prend sa photo. À lui. À elle. À cet étang sans nom, à tout ce qui l'entoure. Au reflet de la divine mère. Dans l'eau glacée. Les perles noires qui continuent doucement à s'écouler. Le long des lèvres rosées. Rapées. Déchiquetées par les dents. Les perles noires. Qui continuaient à aller s'écraser au sol. À tacher la neige. À glisser comme du miel noircie le long de la peau. Des yeux aussi.
La bile noire qui déborde.
S'échappe par où elle peut.
Oreilles.
Yeux.
Lèvres.
Tu ne peux même pas crier.
Tu ne peux même plus fuir.
Tu ne peux que subir.
T’étouffer
De-dans ton propre corps.
Les marques encore enflammées que les mots et les doigts ont laissés sur ton corps, tes bras, toi. Que tu es seul.e à pouvoir voir pour la plupart.-Après tout il est bien la cause de tout. Pêché originel qu'au fond t'arrive même pas à te pardonner toi même.
Et grandir avec cette culpabilisation.
Ce poids en plus.
Cette pression
alors que doucement
Il prenait place sur tes dessins d'enfant.
Le doigt appuyé
Sur le cœur enrhumé
Que Madeleine elle-même n'a pas su réparer.
Et la bête sourde qui se réveille
Qui gronde
Fait trembler l'eau
Du lac.
Les doigts qui se ferme
Sur une pierre
Que le bras lance comme une flêche.
Le miroir lisse de l'eau bleutée
-Explose en mille morceaux.
Dans un bruit de cristal fêlé.
Tu ne laisses plus de place au beau
Tes doigts vont sûrement finir
Par noircir tout ce qu'ils touchent.
Alors tu casses le rflet, la glace, le miroire et le mur
Avant que ce ne soit eux qui te brise
Parce que t'es plus que ça
Plus qu'un petit animal teroris
Plus qu'un morceau de bruit
Cassé ou non
T'essaie d’être libre
Et tu feras tout ce que tu peux
Pour tout reconstruire
Demain.

Ce soir Keats veut la laisser grandir
Gronder
Gonfler
Cette colère contre le monde
Cette envie de vomir face à la vie
Cette frustration
Ol crie
Ol jette
Ol fend
Explose
En bords d'une mare
Que Keats ne situe pas.
Ol a fini par le craquer lui.elle même
Ce foutu voile sous la surface de l'eau.
00h47
Minuit-Quarante-Sept
Frustration de n'avoir pu tout dire
Les mots coincées en lames tordues.
Nœud de huit.
00h47.
Ol se met à marcher.
Sans ne plus rien regarder.
La bile a recommencé à déborder.
La neige est de nouveau tâchée.
Le froid s'est installé.



-come on sweet night
light my fire
make it burn to the stars
and destroy my burning body-


-Et dans le silence
Et dans la tempête
Comme un piano désaccordé
Tirant une note voulue guillerette
Le rire svelte
Tranche la sûreté
Comme un couteau
Dans le dos de l'hemme.
Qui tombe
Et s'assoie.
AH. AH. AH.


Dernière édition par Leo Keats Gold le Mer 15 Mar 2017 - 5:48, édité 1 fois
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Re: Contrées lointaines

Message par : Malena Kane, Mer 1 Mar 2017 - 1:22


Douce guillotine



I divide
in the sky
in the seams
between the beams


quelqu’un lui a mis un coup de point
un coup de cœur
un coup de détresse
et un œil au beurre noir s’est formé
et le ciel
si grand si flou
qui fuit
est devenu tout violet

y a rien autour de toi
sauf cet immeuble en face de toi
grand platane en acier
sur lequel brille, en lettres brillantes,
ce mot, cet unique mot :
Alone,
comme une pensée matérialisée
en toutes lettres
avec une flèche en bleue
mélancolique
qui rit
comme pour te rappeler
au cas où tu aurais oublié
- mais tu n’as pas oublié-
que tu es
Alone


Calm Now
le vent est une musique
qui vient des profondeurs
bien au fond
ces profondeurs qu’on n’ose aller déterrer
qu’on n’ose approcher
ces profondeurs qui nourrissent
ce vide cosmique
que tu as avalé tout cru
ou qui s’est enfoncé dans ta gorge quand tu dormais
rêvais

un vide cosmique
qui parfois, souvent,
quand ton esprit se laisse emporter par les trains
mélancoliques,
remontent lentement
le long de ton œsophage
pour t’étouffer
t’achever

au fond de ton ventre
un vide énorme
une faim insatiable
un gros vide de toi
de lui, d’elle,
ce garçon, cette fille,
cet-te androgyne
ce ille, ce yel
Toc, Toc ?
Qui est là ?
Seulement toi avec toi
Ou toi sans toi
le vide
le néant
le monde devenu invisible
silencieux

et le temps passe
comme cette longue procession de nuages
des êtres des formes difformes
éclatées comme l’est ton identité
explosée en des milliers de
constellations
qui se sont perdues ici et là
accrochées à d’autres âmes que tu as rencontré
à qui tu as tout donné
à qui tu t’es tout-e donné-e
sans réserve
toi, ton âme, toi
sans rien demander en retour
- peut-être bien un peu de tendresse,
juste un peu
ou un retour de lumière que tu essayes
de leur incendier à coup de sourire
à coup de caresse sur l’âme
à coup de briquet

parce que toi
tu y crois
mais

tu y crois si fortement
que l’absence de reflet dans le regard d’autrui
te consume.

oh,

entre les nuages,
une étoile seulement
entre des morceaux de toi
une étoile seulement
qui brille fort
qui apparaît, disparaît
mais, Mal,
elle a toujours été là
toujours
camouflée derrière un brouillard
qui t’empêche de l’attraper,
mais
qui en même temps
te montre le chemin

oh,

un avion à réaction
une idée à 100 à l’heure
qui s’échappe
et tu divagues dans le ciel
t’es comme un corps
qu’on mène en bateau sur les vagues
qu’on fait danser
jusqu’à l’oubli
jusqu’à ce que tu t’oublis

t’es pas violent-e au fond
même si t’es colère
t’es qu’un morceau de barbe à papa
qu’on grignote petit à petit,

mais

que restera-t-il de toi
quand t'auras tout donné à manger ?

et la fumée de ta cigarette
courbe l’échine.

y a cette autre personne
vagabonde,
pas loin de toi
coincé dans le même sujet que toi

il a des airs d’accordéon connus
un soir de tempête
sauf qu’aujourd’hui
il ne joue pas
il joue sans musique
il joue sans notes

sauf que
le silence, lui aussi,
chante l’âme

et son âme
c’est une âme incandescente,
lacérée,
qui saigne
qui pleure
qui se cambre sous la douleur
qui se cambre
qui recherche
un coin de douceur

alors
tu te rapproches
- salut l’accordéoniste
Dis
- si on retrouve ta musique
Tu
- joueras pour que je puisse atteindre cette étoile, là-haut,
Là-loin ?

avant que la tempête ne revienne
car c'est calme pour le moment
t'es comme une note des musiques
ou la voix d'un chanteur, chanteuse
une voix sur un fil
qui déroule le crépuscule

puis arrive le vibrato
et après le dernier souffle de son
c'est la chute
vers les profondeurs

inside me.

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