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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Contrées lointaines
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Malena Kane
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Re: Contrées lointaines

Message par : Malena Kane, Mer 1 Mar - 1:22


Douce guillotine



I divide
in the sky
in the seams
between the beams


quelqu’un lui a mis un coup de point
un coup de cœur
un coup de détresse
et un œil au beurre noir s’est formé
et le ciel
si grand si flou
qui fuit
est devenu tout violet

y a rien autour de toi
sauf cet immeuble en face de toi
grand platane en acier
sur lequel brille, en lettres brillantes,
ce mot, cet unique mot :
Alone,
comme une pensée matérialisée
en toutes lettres
avec une flèche en bleue
mélancolique
qui rit
comme pour te rappeler
au cas où tu aurais oublié
- mais tu n’as pas oublié-
que tu es
Alone


Calm Now
le vent est une musique
qui vient des profondeurs
bien au fond
ces profondeurs qu’on n’ose aller déterrer
qu’on n’ose approcher
ces profondeurs qui nourrissent
ce vide cosmique
que tu as avalé tout cru
ou qui s’est enfoncé dans ta gorge quand tu dormais
rêvais

un vide cosmique
qui parfois, souvent,
quand ton esprit se laisse emporter par les trains
mélancoliques,
remontent lentement
le long de ton œsophage
pour t’étouffer
t’achever

au fond de ton ventre
un vide énorme
une faim insatiable
un gros vide de toi
de lui, d’elle,
ce garçon, cette fille,
cet-te androgyne
ce ille, ce yel
Toc, Toc ?
Qui est là ?
Seulement toi avec toi
Ou toi sans toi
le vide
le néant
le monde devenu invisible
silencieux

et le temps passe
comme cette longue procession de nuages
des êtres des formes difformes
éclatées comme l’est ton identité
explosée en des milliers de
constellations
qui se sont perdues ici et là
accrochées à d’autres âmes que tu as rencontré
à qui tu as tout donné
à qui tu t’es tout-e donné-e
sans réserve
toi, ton âme, toi
sans rien demander en retour
- peut-être bien un peu de tendresse,
juste un peu
ou un retour de lumière que tu essayes
de leur incendier à coup de sourire
à coup de caresse sur l’âme
à coup de briquet

parce que toi
tu y crois
mais

tu y crois si fortement
que l’absence de reflet dans le regard d’autrui
te consume.

oh,

entre les nuages,
une étoile seulement
entre des morceaux de toi
une étoile seulement
qui brille fort
qui apparaît, disparaît
mais, Mal,
elle a toujours été là
toujours
camouflée derrière un brouillard
qui t’empêche de l’attraper,
mais
qui en même temps
te montre le chemin

oh,

un avion à réaction
une idée à 100 à l’heure
qui s’échappe
et tu divagues dans le ciel
t’es comme un corps
qu’on mène en bateau sur les vagues
qu’on fait danser
jusqu’à l’oubli
jusqu’à ce que tu t’oublis

t’es pas violent-e au fond
même si t’es colère
t’es qu’un morceau de barbe à papa
qu’on grignote petit à petit,

mais

que restera-t-il de toi
quand t'auras tout donné à manger ?

et la fumée de ta cigarette
courbe l’échine.

y a cette autre personne
vagabonde,
pas loin de toi
coincé dans le même sujet que toi

il a des airs d’accordéon connus
un soir de tempête
sauf qu’aujourd’hui
il ne joue pas
il joue sans musique
il joue sans notes

sauf que
le silence, lui aussi,
chante l’âme

et son âme
c’est une âme incandescente,
lacérée,
qui saigne
qui pleure
qui se cambre sous la douleur
qui se cambre
qui recherche
un coin de douceur

alors
tu te rapproches
- salut l’accordéoniste
Dis
- si on retrouve ta musique
Tu
- joueras pour que je puisse atteindre cette étoile, là-haut,
Là-loin ?

avant que la tempête ne revienne
car c'est calme pour le moment
t'es comme une note des musiques
ou la voix d'un chanteur, chanteuse
une voix sur un fil
qui déroule le crépuscule

puis arrive le vibrato
et après le dernier souffle de son
c'est la chute
vers les profondeurs

inside me.

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Leo Keats Gold
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Re: Contrées lointaines

Message par : Leo Keats Gold, Mer 1 Mar - 6:27


For you
Star's shepherd



Des bras en allumettes.
Au fond de la nuit, qui grattent les mirettes.
Le bout des doigts comme une cigarette.
Incandescence des âmes dans un ballet nocturne
-désarticulé par le poids de l’ennui.

Comme un rien, comme un vent, une brise de soir d’ivoire. Les ombres chinoises s’emportent. -Hurry, hurry, hurry, before i go insane- Comme des volets qui claquent. Un rythme invisible derrière la peau des du bout des jambes. Bam. Bam. Bam. Bam. -I wanna be sedated-La tête tourne comme un manège. Les notes glissent le long de la nuque. Gouttes d’un jour, gouttes d’espoir dorés qui s’échappent en bulle. S’élèvent jusqu’aux cieux. Planète circoncise d’un morceau d’âme arraché par le dos. Les gouttes s’épaississent. Elles noircissent. Reste d’un bout de Narcisse agonisant au bout des ongles.

Flaques humaines a-tachées à l’herbe
Trop verte pour être tuée
Trop belle pour être réelle.

La vie n’est plus admise dans un cerveau malade. Qui cueillait des pâquerettes, brandies comme oriflammes. Qui faisait des feuilles d’or le plus beau des trésors. Pour qui le beau est parti par bateau il y a longtemps déjà.

Ici-bas
You’re on earth, there’s no cure for that –There is no cure for life.


Il y a une ombre là-bas. Qui ne danse pas comme les autres. Qui n’entend pas ton requiem. Ses pas ne rythment pas le même. Une envie irresistible de glisser entre les dents qu’une étoile n’a pas le droit de marcher. D’approcher. Que sa place est là-haut.
Avec les autres soup-rirs.

Les cauchemars se meuvent à son approche. Des lèvres coulent des mots invisibles. Inaudibles. –I can’t control my fingers, I can’t control my bones. Hurry, hurry, hurry, before I go insane-Automate judaïque qui écarte les falaises oppressantes de quelques foulées de chevilles. Tes yeux cherchent le bâton salvateur qu’il te faudra trouver toi-même. Force omnisciente des âmes troublées. Les doigts fins enserrent les mains.
-I can’t control my brain-

Les gouttes de clef de Sol continuent de monter s’incendier en volutes. Argentées. Les yeux se perdent dans les méandres des vallées oculaires de l’âme étoilée. Pupilles-vallées survolées tant qu’effleurées.
salut l’accordéoniste

Goût de chair carbonisée qui se meut sur les lèvres asséchées, comme une perle de mémoire d’un jour où tu souriais. Tu ne sais plus quand. Tu ne sais plus comment.
Dis-moi.
si on retrouve ta musique
Demande-moi si je
joueras pour que je puisse atteindre cette étoile, là-haut.

Hochement de tête presque assurées alors que les pensées font leur route.
Etoile perdue,  écrasées par ses moutons gris
-pluvieux.
Œil plus vieux
Que l’infini connu que tu as déjà pu voir
Dans un miroir-batârd
De l’âme.

Retrouver une musicalité, le chant des veines, les sourires du métro avant que les fils ne se dénudent sans préavis, sans pudeur aucune. Sans respect des yeux cachés.
Mots glissent,
Langue maudite.

Dis
Je crois
Qu’il faudrait
Que tu danses assez bien
S’il te plait
Pour voler toi-même.
Que tu me rendes mes yeux.
Si je t’aide, tu m’emmèneras voir le monde de là-haut ?
Ça doit être sacrément beau.

L’art de voler encore comme un oiseau accroché à une étoile. Des ailes oubliées auxx bords de la route qu’on a dû piétiner.
Mais tu sais
Si t’es perdu ici
Je peux toujours essayer
De t’en faire de nouvelles.


Tu sais, étoile d'un soir, au fond,

I don’t wanna be sedated.
Je crois qu'on peut s'aider ce soir
Be useful just to be.
Dans un élan de désespoir essayer
Something
Faire comme si on était encore un peu
Someone
Alors si je t'aide ne joue pas à Icare
Please
Les ailes tu sais, c'est pas si simple à réparer.
Don"t let me.




Merci de ne pas prendre le sujet
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Malena Kane
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Re: Contrées lointaines

Message par : Malena Kane, Jeu 11 Mai - 1:19





Puis le temps s’est comme arrêté.

Je l’ai vu sauter sur une note de piano comme on saute sur un trampoline.  Sauf qu’il n’est jamais retombé.
Il est resté en l’air,
telle une plume qui roule sur le dos sur le vent,
comme un corps qui se noie lentement,
qui se laisse prendre par
l’immensité de la mer
dans laquelle il se perd,
s’oublie.
un corps qui se noie lentement.

L’accordéoniste a dit vouloir te faire danser
mais entre les plis de son instrument,
tu as entendu autre chose,
une mélodie cachée
un langage invisible que vous seul pouvez comprendre.
Dis, dis, dis
qu’il disait,
qu’il faudrait
de manière très polie
s’il te plait
Que tu lui rendes ces yeux.
Ça doit être sacrément beau.

T’as envie de lui dire que ces yeux, ol les a encore
Qu’ol ne les a pas perdus même si ol le croit.

C’est comme quand on mange du réglisse et qu’on veut manger quelque chose après. La chose d’après n’a plus de goût. Mais pourtant le gout de la chose d’après est bel et bien là. Juste en dessous le réglisse. Suffit de chercher, de gratter un peu.


C’est comme ces âmes qui croient que leur passé leur a tout pris
Leur joie de vivre
Leur capacité d’aimer
Leur capacité d’être aimé
Leur capacité de faire confiance
Leur capacité d’espérer
Leur espoir.
Rien n’a disparu.
C’est caché sous un film plastique noir.
Faut soulever.
Car rien n’a disparu.
Rien
.


Sans bouger les lèvres et sans lo regarder tu lui as souris. Ce genre de sourire que toi seul-e sait faire Malena. Ça avait quelque chose de tendre mais aussi d’insolent. Comme si tu avais compris le monde. Comme si tu ne faisais qu’un avec lui, que tu en saisissais tous les mystères. La nuit fait souvent cet effet. On est capable d’emprunter les vagues sur notre surf bricolé avec des bouts de rêves cassés, un peu beaucoup de mélancolie et de la colle glu qu’on goûte à l’école primaire. On est capable de glisser sur le corps irrégulier de cette mer, comme un bic médium s’aventure sur la feuille blanche piégée d’émotions cachée dans des recoins que l’inspiration dissimule ; comme les mains qui caresse la peau chaude d'une femme, d'un homme et qui s'électrise à chaque contact...
et, et
ça crée des étincelles
et, et
on se sent le roi du monde, ce monde dans l’ombre du Monde. Ce monde qu’on aura oublié au petit matin, qu’on regrettera, qu’on retrouvera.
Je tombe.

T’as lâché ma main.
J’ai encore la marque enflammée de ta paume contre la mienne, elle brûle. Me brûle. Malena. MAL ! MAL ! T’as lâché ma main pour prendre celle de l’Accordéoniste et ensemble vous avez commencé à grimper. Avec le mot escalier-nuage, vous avez construit des marches pour monter, monter vers la Lune.

Tu sais.
J’ai souvent rêvé d’aller voir la Lune.
En vain.
Toi, tu peux y aller.
Tu en as les droits.
Tu es un être vivant personnage.
Et les lois de l’impossible
n’ont aucune emprise sur ton corps et sur ton âme.

Moi, je suis un rêveur
et à force de rêver je m’écorche
parce que les rêves sont  
des couteaux
des épines
des dents
de l’amour qui blesse
des violons lancinant lacérant
des larmes qui ne tombent pas
du courage que je n’ai pas
des yeux qui incendient le cœur comme un fer à repasser
des souvenirs qu’on essaye d’rattraper
une présence invisible, incinérée par le temps
une écharde dans la mécanique qui empêche de fonctionner correctement
bref
une addiction.

Je vous ai regardé monter
vous éloigner
doucement doucement doucement
mètre par mètre
doucement doucement doucement
je n’entends presque plus ta respiration
un fil fragile

Je vous ai regardé me perdre de vue
vous qui brillez
comme des étoiles à des années lumières
un avion qui trace
ou peut-être n’était-ce que le rougeoiement de ta cigarette.
Pourquoi avais-je l’impression qu’il s’agissait de mon cœur ?
Mon cœur qui s’éloigne
Qui s’éteint
S’étouffe dans le vaste monde.

Vous êtes loin maintenant
je suis tout seul.

Je crois t’avoir entendu lui dire en regardant la lune qui s’approchait
tu penses que les crevasses sur sa peau, c’est des fumeurs qui sont venus écraser leur cigarette ? 
et c’est tout, plus rien.

Je me demande comment c’est le monde vu d’en haut
Je me demande ce que tu vois
Ce que tu ressens Mal.

Je ne suis qu’un rêveur.
Qui fait semblant. Qui regarde dehors. C’est la nuit et les rues sont désertes. Tu es un être vivant-personnage et tu as tous les droits. Alors à cet instant précis où tu vois le monde entier, à quoi tu penses Malena ?
Dis-le-moi
Parce que je n’en ai aucune idée.

Mais, va.
Allez-vous sauver.
Moi, je m'enfonce dans le silence
et je vous regarde.  
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Leo Keats Gold
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Re: Contrées lointaines

Message par : Leo Keats Gold, Sam 27 Mai - 16:51


Pour tout le Bruit que ça a fait.


Y a toujours quelques gouttes de miel pré-fabriqué au charbon qui s'écoule par sa nuque, percée de toutes part par les aiguilles rouillées qui maintenaient des vertèbres. L'échine grisée par la lune à l'heure où fête dernière berçait le monde de ses deux bras atmosphèrlancoliques.

Comme un berceau électrique
Et les pleurs incontrôlables de la mer.e
Devant la perdition du fil.s
Involontairement figé.


Je me suis réveillé.e au milieu de la nuit, le coeur étranglé, saisi par le malaise. Je n'ai pas pu m'enfuir tu sais, pas cette fois. Je n'ai pu que l'écouter. Le silencieux vacarme de l'angoisse.
Le bruit qui ne fait pas de bruit.

Et sais-tu ce que j'ai entendu ?
Rien, le vide. Et puis doucement,
Comme on enlève un pansement,
Comme un chuchotement
Le cri d'agonie d'une âme qu'on assassine.

Dis, cueilleu.r.se d'étoiles,
Est-ce que toi aussi tu l'entends
Dans le creux de la nuit ?


Peut-être même que tu le vois. Je ne sais pas si ce n'est pas mieux au final, de ne plus rien voir. Si malgré les filtres de bonbons que mes yeux ont enfilés, ils supporteront encore la vue de cette mélasse noire qui s'accroche à la peau. Si l'envie de l'arracher avec les ongles m'envahira de nouveau.
Si je saurais encore faire.

Arrêtez le monde,
Je voudrais descendre.


Et puis au milieu de la nuit, il y a eu un deuxième croissant de lune. Un peu tendre, un peu insolent. Un peu comme cet ourson en peluche que l'on a eborgné sans le vouloir enfant, devenu pirate par la force des choses. Tendre et emplie de cette insolence delicieuse qu'affichent les esprits libres.

Il y a eu un deuxième croissant de lune
Et c'est à moi qu'il a souri.
Comme un souffle chaud
Comme un de ces échantillons de vie qu'on ne trouve pas en pharmacie.


Une lune magnifique qui donnait envie d'aller l'accrocher là haut, avec toutes les ampoules du monde. Celles qu'on essaie de cueillir avec les yeux et les souvenirs une fois le corps blotti dans la nuit.

Alors j'ai hoché la tête. Deux fois. Comme un pantin. J'avais envie, moi aussi, d'aller voir les étoiles là-haut. De tout bazarder. Parce que le ciel n'a pas besoin d'être rangé. C'est un électron libre.
Un endroit de tous les possibles.
Où je pourrais apprendre à voler, encore une fois.
Comme un oiseau.
Renaître dans l'explosion des planètes suspendues dont tu aurais coupé les fils avec tes grands ciseaux crantés.
Je veux danser là haut
Comme je dansais avant.

Et c'est presque en courant. En flottant, que vous vous éloignez. Que vous partez là où la réalité vicieuse n'a plus d'emprise. Où les rêveurs fous s'épanouissent. Là où tout écrivain aimerait pouvoir se plonger. Et oublier qu'on l'attend dans un monde qui n'est pas pour les grands enfants.

Et au creux de la nuit,
Seuls les trois mots résonnent.
Dans la pièce aux quatre murs de l'imagination
Comme un écho fugace.

Réveillons les étoiles.
Elles ont assez dormi.

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Valentina Boccini
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Re: Contrées lointaines

Message par : Valentina Boccini, Dim 18 Juin - 21:25


[RP Privé avec Finrod]
autorisation forcée de Leo jtm

____________________


Pause. Inspiration. Contempler les toits. Expiration.
Pause. Le vide qui appelle, les ailes qui s'élancent. C'est l'envolée.
Pause. Londres qui s'efface, le week-end qui s'installe.
Nous partons où aujourd'hui ?

Depuis trois semaines, plus exactement depuis mon retour des contrées amérindiennes, je ne vivais plus que pour ça. Ces instants de répit où je quittais la terre britannique à la recherche de jeunes enfants en difficulté. La mission que je m'étais auto-attribuée était simple : trouver les petits sorciers en herbe, leur indiquer leur nature, convaincre leur parents et trouver l'école la plus proche pour les y envoyer à leur adolescence. Les rassurer. La plupart venaient de contrées éloignées et très souvent peuplées de moldus. Les enfants n'avaient jamais encore entendu parler de la magie comme nous la connaissons et la découvrait souvent brutalement, déclenchant la peur et la colère. Je m'employais à les aider à se contrôler en attendant le jour fatidique où ils pourraient rejoindre un collège de sorcellerie.

Sans savoir où le vent me portait, je glissais entre les courants et planais sur les ascendants. Il n'y avait rien de plus vivifiant que cette liberté totale. L'horizon était ma seule limite. Je goûtais la solitude avec le plus grand des plaisirs. Rien ne venait troubler ma tranquilité et les années passés à pratiquer le vol de longues distances me permettais de m'économiser au maximum et de posséder une belle endurance. Le vendredi soir, je m'endormais quelque part dans le sud de la France. A l'aube, je traversais l'océan atlantique et survolais une partie de l'amérique du sud. A la nuit tombante, j'arrivais au Vénézuela. Je reprenais forme humaine. Mes premiers pas après avoir passé si longtemps sous ma forme animale étaient toujours délicats, un peu instables, souvent peu naturels. C'est dans ma lancée que l'habitude revenait, et que, comme les jeunes enfants, je trouvais mon équilibre.

J'étais perdue dans la campagne. J'étais saisie par le décalage horaire et me perdais dans les jours. Samedi soir ou bien dimanche soir ? Peut-être même de retour au vendredi ? Je traversais une plaine rase à l'herbe sèche et jaune, vide. Ni routes, ni habitation. Ma quête ne faisait que commencer. J'arpentais les pentes depuis une heure déjà quand une fumée épaisse et noire attira mon attention. J'accélérais le rythme, entendant des cris. Peur ? Douleur ? Etait-ce l'appel de la magie ?

Les flammes léchaient les murs d'une maison bancale qui menaçait de s'écrouler. Je restais tétanisée. Malgré le mois passé devant le feu de camps améridien, je craignais encore la fumée et sa mère brûlante comme la peste. L'incendie prenait de l'ampleur, les volutes d'épaisse fumée noire tournoyant autour de la bicoque qui, à l'odeur, devait être faite de bois. Je sortais ma baguette, parvenant à faire un pas. Je me sortais de ma torpeur paralysante.

- #Aguamenti !

Le sortilège me parait presque risible mais le jet d'eau est puissant, et, décrivant des cercles autour de la maison, je parviens à maîtriser les flammes. Je suis déconcentrée par un bruit strident. Je le connais bien, ce bruit. Les pleurs d'un bébé. Je glisse ma baguette dans ma poche et cherche le nourrisson. Je me laisse guider par mon instinct et mon ouïe. A travers la broussaille, couvert de cendres, un petit ange s'agite, emmailloté dans ses langes.

Quand je le prends dans mes bras, il s'accroche à mon haut et pleure dans mon cou. Son petit corps tremble : il est sous le choc. Où sont ses parents ? Ne lâchant pas le petit, je décide d'aller voir si je ne repère pas les traces d'un membre de sa famille. L'odeur me prévient avant ma vue, mais je ne peux pas me faire d'espoir. Les restes sont explicites. Néanmoins, pas de trace de cheminée ou de combustible. Rien que le bois de la maison. Qu'est-ce qui a pu déclencher ce feu ?

- Allons voir à l'intérieur, les gars ! crie une voix masculine.

Je pose un doigt sur la bouche du petit qui a arrêté de pleurer. La voix ne me semblait pas amicale. Récupérant ma baguette, je ferme les yeux et me concentre sur le vide et le soleil. #Spero Patronum, j'informule. Le corbeau prends forme, tissé de lumière.

- Trouve Finrod Elensar. Dis lui que je suis au Venezuela, près de la frontière de l'etat de Barinas. Je suis a proximité des plages que l'on surnomme Playas del Diablo. Il y a un desert derrière. Dis lui de me trouver grace a la fumée, je vais lancer des étincelles. Dis lui que quoi qu'il soit entrain de faire, ça n'a aucune importance. Je suis en danger. Et il y a un enfant innocent avec moi.

Après ce murmure messager, l'oiseau de lumière s'éteint et vole vers son destinataire. Le boss a intérêt à être réactif. Je jette mes premières étincelles rouges.

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Finrod Elensar
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Re: Contrées lointaines

Message par : Finrod Elensar, Aujourd'hui à 17:24


Une départ pour de nouvelles vies

PV Valentina Boccini



Zzzzz
Zzzzz

Sommeil profond.


Nu, dans une grand lit. Seul, pour profiter cette étendue moelleuse. Une nuit chaude, un été loin de la pluie grisonnante habituelle de Londres. Des draps éparpillés ne couvrant pas grand chose du mètre quatre-vingt sept de l'ancien Serpentard. La fenêtre entre-ouverte, laissant l'air passer, espérant un courant d'air pour rafraîchir l'atmosphère lourde de la pièce accentuée par celle de la ville, car c'était dans son appartement que se trouvait Finrod.

Après avoir fait la crêpe pendant quelques minutes, le Fourchelang avait réussi à rejoindre Morphée. Mais il semblait qu'une personne avait décidé de l'en tirer. Croyant d'abord à un rêve d'une magnifique beauté, d'une couleur si éclatante, aveuglante. Mais un message répété. Comme une alarme. Qui oblige à comprendre ce qu'il se passe. À réfléchir à toute vitesse, à saisir l'essentiel. C'est difficile. Danger ! Tina ! Qu'est-ce qu'il faut comprendre ? Il doit aider qui, pourquoi ? S'est-elle faite capturée ? D'une main hasardeuse, il cherche sa baguette, toujours posée sur sa table de nuit, prête à l'emploi. Il s'assit sur le bord du lit, frotta ses yeux, pour les aider à s'habituer à la lumière dans sa chambre. Un patronus comprit-il enfin.

Il ne lui fallu pas longtemps pour se lever, chercher une tenue, entièrement noire. Et comprendre qu'il devait quitter son domicile sans trop tarder. Le masque, au cas où mais dans un sac. Pas question de débarquer dans une situation où tout allait être déballé sans le vouloir, où les plus noirs secrets seraient dévoilés... Il est prêt. Pour une aussi longue distance, il ne doit pas prendre beaucoup de choses, il ne prend rien d'autre que sa baguette d'ailleurs. Le Venezuela, qu'est-elle aller faire là-bas ? Concentration, il ne faut pas se louper... Un, deux, ... TROIS ! CRAC !

La tête tourne, difficile de comprendre si le transplanage a bien fonctionné. Il semblerait... Le corps entier du presque géant est là. Il se tâte pour s'assurer que ce soit le cas. La chaleur du lieu et le paysage lui indiquent qu'il n'est plus à Londres. Le patronus n'est plus là. Finrod respire un grand coup, pour se remettre les idées en place et scrute l'horizon. À la recherche "de la fumée",
rien... Enfin. Si, là-bas. De la fumée noire s'élève. Qu'a-t-elle fait ? Il ne devrait pas tarder à le découvrir. Il transplane à nouveau. Crac.


Il tousse. La fumée atteint rapidement ses poumons. Par réflexe, il se couvre la bouche avec son bras droit qui tient sa baguette, pour se protéger. Finrod découvre le désastre, une odeur désagréable, et c'était un mot faible. Ses yeux cherchent la silhouette de la jeune femme qui l'a appelée, elle est vivante, il le sait. Après tout, elle était pleine de ressources.

- TINA ! Hurle-t-il. Le Fourchelang est sur la défensive, ne sachant pas sur qui ou quoi il pouvait bien tomber. Il informula même un Protego, au cas où.
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Re: Contrées lointaines

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 Contrées lointaines

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