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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Au restaurant
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Zélie Hepburn
Gryffondor
Gryffondor

Re: Au restaurant

Message par : Zélie Hepburn, Mar 25 Juil 2017, 19:55





    « Le sol, c'est de la lave ! »


Une phrase. Il n'avait fallu qu'une phrase pour que les deux adolescents retombent instantanément en enfance. Cette période durant laquelle les problèmes ne se résumaient qu'à un petit bobo à peine visible sur la jambe droite ou une dispute avec son chat afin de déterminer lequel d'entre eux allait s'asseoir à cette place-là. Cette période où il te suffisait d'enfiler une couverture autour du coup pour te transformer en super-man. Cette période où tu ne connaissais pas encore l'existence de ce merveilleux breuvage aux effets psychotropes appelés : l'alcool.

    « Nooooon, fuyons ! »


Le fidèle destrier de Princesse Zéleia s'élança à toute allure vers... Vers où d'ailleurs ? Peu importe. Il courait dans le brouillard comme il le pouvait. 50 kilos sur le dos, ça n'aidait pas. Il levait ses jambes le plus haut possible afin d'éviter la lave qui commençait petit à petit à prendre du terrain.

    « Dépêche toi, elle arrive ! »


Ses yeux tournaient dans tous les sens, il cherchait en vain un objet, un homme, un animal suffisamment en hauteur pour ne pas se faire brûler par la coulée de lave rampant vers eux. La lave coulait, le long de la rue et le long de ses membres. Son cerveau bouillait, comme ses bras, ses jambes, son ventre... Tout en elle bouillait de l'intérieur. Le regard du jeune Poufsouffle finit par se poser sur un petit rocher attendant patiemment sur le bord de la route que quelqu'un vienne le chercher. Il grimpa. Vite ! Vite ! Elle arrive, elle arrive ! Puis ce fut le silence. Le calme. La lave avait soudainement disparu, aspirée dans les entrailles de la terre, sa maison originelle. Zélie, sur son arbre toujours perchée, tenait dans son bec un fromage et refusait de descendre. Elle était bien là-haut. Le Pouffymonstre regardait de ses yeux pétillant des ruines dormant non loin de là. Il paressait complètement hypnotisé par la vieille bâtisse. Oh non... Ça doit être la maison de la Sorcière ! Elle a dû l'hypnotiser ! Il se tourna vers la Gryffondor et pointa la demeure abandonnée d'Elphaba du pouce.

    « Qu’est-ce que t’en dis ? Soirée dansante dans une maison hantée ? »


Zélie poussa un cri de joie. Une maison hantée, oui, oui, oui et encore oui ! Se trémousser ? oui, oui, oui, encore et encore oui ! Elle n'avait peur de rien, surtout cette nuit ! Tous les habitants du quartier dormaient profondément, la couette rabattue sur leurs petits corps frêles et frigorifiés et elle... Elle vivait de tout son corps, de tout son être. La barrière de l'alcool la protégeait de tous les dangers et elle comptait bien en profiter.

    « Hé ! C'est trop une bonne idée ! »


Le volume sonore de la Gryffondor avait été un peu plus élevé qu'elle ne l'aurait souhaité, elle pouffa derrière ses mains brûlantes.

    « On y va ! »


À ces ordres, le Poufsouffle descendit de son rocher en manquant d'embrasser le sol deux ou trois fois et se dirigea vers le nid des fantômes et chauves-souris. Un silence profond régnait autour de la bâtisse et une impression de solitude et de désolation s'y dégageait. Cet atmosphère lugubre avait bien besoin d'un peu de musique ! Le bout de bois miteux qui avait sûrement autrefois servi de porte tenait à peine sur ses montants et les mauvaises herbes avaient marqué leur territoire tout autour de la maison. Zélie glissa le long de la colonne vertébrale du Poufsouffle et se retrouva à plat ventre sur le sol. Elle se releva hilare et courut vers une des fenêtres de la bâtisse qui se trouvait être sans vitraux. Elle se faufila à travers le trou béant et tomba (à nouveau) sur le parquet poussiéreux de ce qui semblait être un salon.

    « Arty, regarde ! Y a un piano ! Ils sont vraiment forts ces moldus, comment ils ont deviné qu'on allait venir ? »
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Artemis O'Toole
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Re: Au restaurant

Message par : Artemis O'Toole, Mer 26 Juil 2017, 16:17


Enthousiasme sans failles, c’était une bonne idée. Même la chute de la Gryffondor n’entailla pas sa volonté de pénétrer dans cette drôle de maison. Tant mieux. Arty avait pouffé de rires, mais se moquer des autres n’était pas trop son truc, en plus, il n’était pas non plus dans une position idéale pour pouvoir railler son amie. Dans d’autres circonstances, le Poufsouffle aurait hésité de très longues minutes avant d’entrer dans une demeure abandonnée. Cette nuit, pas du tout. Arty savait donc se montrer tout à fait téméraire quand il le fallait, de plus, il n’y avait sûrement absolument rien à craindre à l’intérieur de cette bâtisse. Il entra alors à la suite de Zélie, par une fenêtre qui n’en était plus vraiment une, regardant autour de lui les yeux complètement rouges & brouillés. A peine il remarqua la chute de la Lionne. En plus c’était déjà arrivé, ça faisait dorénavant partie de la routine. Il faisait noir, à peine on arrivait à distinguer quelque chose, des trucs étaient accrochés çà et là, le silence régnait. Enfin, c’était avant qu’il n'entende la voix de la rouge & or annoncer la présence d’un piano.

- C’est parce que c’est une maison super intelligente qui peut voir l’avenir ! Logique !


Effectivement, sans musique de toute façon cela aurait été difficile de danser quoi que ce soit. Mais maintenant, ils allaient pouvoir faire parler leur créativité. Le piano était complètement abimé, recouvert d’un épais manteau de poussière, mais ça restait un bel instrument de musique. C’était tout de même étrange, d’avoir abandonné une belle pièce comme ça, le laisser malgré un déménagement brutal ou rapide. Quand bien même les gens qui habitaient là n’en voulaient pas, ils auraient pu le revendre plutôt que de le laisser pourrir ici. Bizarre donc, la présence de ce piano. Pourtant, ces pensées n’effleurèrent pas l’esprit du Blaireau. Lui, il était juste content de voir ce piano-là, devant lui. Aussi, il se concentrait pour entrer dans son rôle, pour s’amuser, comme ça. Il se plaça alors devant le tabouret, et fit mine de saluer son public, la salle était pleine, tous l’attendaient, lui, le célèbre pianiste.

- Mesdames & Messieurs, l’immense et célèbre Artemis O’Toole !

Nécessaire de se présenter devant cette foule en liesse. Il touchait presque le sol à force de saluer, il épousseta alors son tee-shirt, comme si c’était un chemise très classe, chère et regarda, presque les larmes aux yeux, son merveilleux public. Celui qui avait fait toute cette route pour enfin pouvoir le voir jouer, lui. Il s’inventait une vie quoi, mais c’était rigolo. Il prit alors place sur le tabouret rembourré devant le piano. Le dos bien droit, les mains sur les genoux pour le moment. Il prenait son temps, faire durer le suspens. Après tout, il était une célébrité. Il s’éclaircit la gorge, ce qui était totalement hors de propos puisqu’il n’allait pas se mettre à chanter.
C’était parti.
Des notes volaient dans tous les sens.
Les graves, les aiguës.
Aucune harmonie.
Ça voltigeait, elles se rentraient de dedans.
Des notes blessées, qui se relevaient avec difficultés,
mais joyeuses.
Eh bien oui, c’était un rôle le pianiste célèbre, ce n’était pas du tout le cas. Il n’avait jamais touché cet instrument avant dans sa vie, jamais il n’aurait pu s’inventer génie musicien donc. Mais il s’amusait quand même, ses propres petites compositions. C’était un hymne à la décadence en réalité, les doigts d’Arty avaient plus l’air de se battre la place sur telle ou telle touche plutôt que de jouer ensemble. Ce qui pouvait paraître étrange puisque ces mêmes doigts appartenaient à la même main depuis des années, ils se connaissaient donc, depuis longtemps. Alors pourquoi tant de haine envers cet index.
Moi aussi je veux toucher le do.
Non, moi. A Moi, à moi, à moi, à moi !
Guerre des notes, des touches, des doigts.
Est-ce que cette discordance mélodieuse pouvait favoriser une quelconque danse ? Peut-être, sait-on jamais. Quand on a du talent. Et puis, Artemis était un artiste incompris, c’était très beau ce qu’il faisait en fait, très art contemporain quoi. La finalité de l’œuvre étant les oreilles qui saignent à l’écoute de cette non mélodie. La classe.
Donc, il continuait son boucan musical, sans s’en rendre vraiment compte, absolument certain, sous l’ivresse, de composer quelque chose de titanesque, génialissime. Il n’entendait pas la cacophonie qui sortait de ce merveilleux piano qui avait du être magnifique un jour. Mais il s’en fichait. Cette nuit était synonyme d’un mignon petit chaos, comme ce morceau. Et puis, comme accompagnement, ce rire enfantin, naïf, qui n'en finissait pas.

- Vas-y, danse ! Tourne !
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Zélie Hepburn
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Re: Au restaurant

Message par : Zélie Hepburn, Mer 26 Juil 2017, 18:33





    « Arty, regarde ! Y a un piano ! Ils sont vraiment forts ces moldus, comment ils ont deviné qu'on allait venir ? »


Il trônait dans un coin de la pièce déplâtrée et envahit par la végétation, caché sous une couche de poussière. Il était beau. Il était sublime. Il était resplendissant. Ce tas de poussière, de bouts de bois pourris et de vitraux cassés devait être une maison magnifique, il y a quelques années. Zélie fit le tour de la pièce, elle se fit des nouvelles amies. Elles ont huit jambes et je risque de les écraser, mais elles ont l'air trop gentilles ! La rouge et or décida finalement de s'aventurer du côté de l'instrument endormi. Elle et Arty allaient pouvoir danser jusqu'au bout de la nuit grâce à ce vieux piano ! Yes ! Ils auraient pu se trémousser sans musique, l'alcool qui avait prit possession de leur esprit n'en avait pas besoin, mais dans ce cas-là Zélie n'aurait jamais connu Moonnsieur Artemis. Le seul inconvénient était peut-être que les deux adolescents allaient devoir réveiller Ludwig et qu'il n'allait pas être content...

    « C’est parce que c’est une maison super intelligente qui peut voir l’avenir ! Logique ! Hum hum... Mesdames & Messieurs, l’immense et célèbre Artemis O’Toole !»


Le Poufsouffle s'inclina. Encore et encore. La rouge et or en avait mal à la tête. Stop. Qu'il arrête, elle allait finir par dégobiller pour de bon. Il se mit alors à astiquer un veston apparu comme par magie. Zélie applaudit si fort qu'elle en eut mal aux mains. Il avait la classe, Arty, avec son pantalon, sa chemise et sa cravate. Il avait la classe et il allait le faire ! Moonnsieur Artemis allait jouer et prouver sa virtuosité ! Il prit place sur le tabouret moisi... Non. Non, il n'était pas moisi, il était beau, éclatant. Il prenait son temps. Il savait tenir son public en haleine. Il avait appris avec le temps. Il s’éclaircit la gorge comme pour préparer son public aux premières notes, laissa glisser ses longs doigts sur les touches blanches et noires et les notes résonnèrent.

Des notes magnifiquement désaccordées. Elles couraient dans la salle, comme de petits chiots. Elles se chevauchaient, se poussaient. Elles dansaient. Comme Zélie. La Gryffondor virevoltait et tournoyait. Encore et encore.

    « Vas-y, danse ! Tourne ! »


Ces paroles résonnaient comme des encouragements à la décadence. Elle dansait encore et encore. Elle tournait encore et encore. Des enchaînements sans queue ni tête. Un peu de Twist par ci et de Charleston par là, saupoudré d'un ou deux pas de Classique. Le mélange était délicieux, féérique. Elle gesticula jusqu'à ce que ses jambes n'eurent plus la force de porter son petit corps frêle. Alors, elle s'assit, avec un sourire lunaire, un large sourire qui faisait rayonner son enthousiasme.

    « Je suis heureuse. »
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Artemis O'Toole
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Re: Au restaurant

Message par : Artemis O'Toole, Lun 31 Juil 2017, 17:41


Ses doigts continuaient de marteler le fameux piano, ben oui, j’aurais pu dire caresser, danser sur les touches, mais non, le verbe marteler me semble le plus approprié pour cette situation. Et il en était très content, il s’imaginait sur une scène mondiale, les spots de lumière braqués sur lui, un simple regard sur la droite et il pouvait apercevoir les sièges de velours rouges sur lesquels était assis son public. Grandiose, vraiment. Et puis un autre regard vers sa danseuse, ses mouvements étaient gracieux, charmants, elle s’accordait parfaitement à la mélodie émise par l’instrument. Et puis finalement la fatigue la gagna, Artemis la vit s’asseoir, toute souriante. Il décida alors que c’était là la fin de son sublime concert, la mélodie s’arrêta. Il contempla encore quelques secondes le piano alors que Zélie s’exprimait, sa phrase sonna alors un couperet, elle était heureuse. Le Poufsouffle sourit en se tournant vers elle et hocha légèrement la tête. Il était temps de quitter son siège, il vint s’asseoir en face de la Lionne. Jambes croisées et bras ballants, à deux là comme ça, sur le sol, on aurait pu croire qu’ils allaient commencer une séance de mysticisme. L’idée frôla l’esprit du Blaireau, ça pouvait être plutôt sympa, rencontrer les fantômes de cette immense demeure abandonnée. Il regarda alors autour de lui, les murs, le plafond, cette curiosité envers les anciens propriétaires mais ce fut de courte durée, il se concentra de nouveau vers son amie.

- C’est étrange d’être heureux sous l’ivresse non ? Comme si ça n’avait pas été possible auparavant. Tu as déjà été heureuse ?


Il réfléchissait lui-même à sa question. On faisait dans le philosophique dorénavant, ou plutôt on essayait. Arty sentait encore la chaleur parcourir son corps, mais un peu moins qu’avant, l’ivresse s’estompait doucement, il haussa les épaules. Il pouvait y avoir plusieurs phases après avoir ingéré le liquide enivrant. Le bonheur évidemment, la sensation de liberté, le plein pouvoir, la confiance en soi. Mais certaines personnes aussi peuvent avoir l’alcool triste, ce n’était pas tout à fait le cas d’Arty, bien évidemment. Pourtant, c’était comme si l’ivresse lui permettait de penser plus vite, d’éclaircir certaines pensées qui étaient enfouies depuis longtemps. Étrange, quand on sait que l’alcool permettait aussi d’oublier ses problèmes. Je suppose que c’est un peu au choix de chacun. D’où l’intérêt de ces questions un petit peu bancales, mais après tout, cela permettrait peut-être aux deux jeunes gens de discuter.

C’est à ce moment que le jeune Poufsouffle crut entendre un bruit, à l’étage, comme un coup, brutal, soudain, sourd. Tiens, quand on commence à parler de fantômes. Ou alors, à tous les coups leur arrivée avait interrompu un meurtre. Arty en était persuadé, ses yeux s’agrandirent et son cœur se mit à battre à la chamade. Il ne savait même pas s’il avait imaginé ou pas ce son, il ne pouvait même pas dire à quoi il ressemblait. Mais après tout, ils se trouvaient dans une maison à l’apparence hantée. Quand bien même les fantômes étaient gentils, certains pouvaient se révéler un peu vils. Surtout les fantômes moldus en fait, c’est bête à dire, mais dans le monde non magique, les esprits ont une mauvaise réputation. Il se retourna alors vers la Rouge & Or.

- T’as entendu ce bruit ? C’était quoi tu penses ? On va mourir ?


Sa voix avait vacillé, un chouille. Et puis on sait pas pourquoi, il se mit soudainement à rire. Très fort, encore. Sa paranoïa s’était envolée. Avant, il aurait préparé mille et une façons de réagir à ce bruit, la fuite surtout. Dorénavant, il pensait à la quête, l’enquête même, il s’imaginait avec sa petite loupe, son petit chapeau. Mais non. Restons sérieux, ou plutôt, oublions d’être sérieux là. Je disais donc, on connaît la tendance maladive qu’a Arty à se faire des films, tout le temps, en continu. Cependant, ici, c’était comme terminé. Était-ce la présence de Zélie ? L’alcool ? Il n’en savait rien, cela avait juste duré un instant. La panique, l’histoire de quelques secondes, maintenant, il était prêt pour un nouveau rôle. Artemis Holmes. Le fameux héritier. En plus, ça lui allait trop bien.
Mais avant cela, avant cette partie d’un tout nouveau jeu, il lui fallait la réponse de sa partenaire. Peut-être aurait-elle trop peur, peut-être voudrait-elle rester là, assise, à méditer, tranquillement. Tout était possible en réalité. Et puis il y avait toujours cette question de bonheur en suspend.
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Zélie Hepburn
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Re: Au restaurant

Message par : Zélie Hepburn, Mer 02 Aoû 2017, 02:40





    « Je suis heureuse. »


Zélie sentait son esprit divagué. Sa tête tournait dans tous les sens... Pourtant personne ne la secouait comme un prunier, si ? L'alcool pouvait être un très bon allié comme un ennemi redoutable. Moonnsieur Artemis venait d'achever son morceau. Ses doigts étaient encore posés sur les touches noirs et blanches de l'instrument. Il savourait la résonance de la dernière note qui s'était échappée de son joujou. De là où elle se trouvait, elle ne parvenait pas à décrire les traits de son visage. Il sourit nan ? Ouais, je crois bien qu'il sourit... Pourquoi ? J'ai dis quelque chose de drôle ? Le pianiste se leva, abandonnant son magnifique instrument, son veston, sa cravate et son talent. Il n'était plus qu'un simple adolescent paumé et enivré. Le gamin s'assit là, en face de la Lionne, jambes croisées. Après Arty le pianiste, voici Arty le Sioux ! Les deux adolescents restèrent quelques instants dans cette position. Sans rien dire. Sans rien faire. Ils étaient tous deux exténués par leur performance. Ils observaient leur maison. La leur. Cette vieille bâtisse tombait en ruine, mourait de chagrin et de solitude. Les deux amis l'avaient sauvé, sauvé de l'oubli. Elle leur était redevable à vie.

    «C’est étrange d’être heureux sous l’ivresse non ? Comme si ça n’avait pas été possible auparavant. Tu as déjà été heureuse ? »


Zélie tourna ses petits yeux fatiguées vers son camarade. Elle était heureuse, mais en même temps un poids lourd pesait sur son moral. La bonne humeur et la folie s'était un peu adoucies. Cette simple question réussit à la retourner pour de bon. Les mots sortaient en toute liberté lorsque l'alcool prenait les commandes. Les lourdes portes retenant certaines paroles cachées s'ouvraient grandes permettant aux mots imprononçables de sortir. Les émotions (toutes sans exception) accouraient en apercevant une fissure dans la carapace et se précipitaient à l'extérieur. Une magnifique scène de no control. Contrairement à certaines personnes, Hepburn ne noyait pas ses problèmes dans un verre de Tequila. Elle buvait ce verre d'une traite, puis regardait ses problèmes en face. Dans les premiers instants, la dure réalité la frappait en plein fouet, mais avec l'alcool, elle héritait d'une force qui lui permettait de regarder ses peurs en face et de les piétiner par la suite. Alors oui, elle était heureuse à cet instant, car elle venait de poignarder la peur du jugement en dansant n'importe comment devant un presque inconnu. Mais elle n'avait pas toujours eu besoin des bars pour avoir le sourire, le vrai. Il y avait ce...

    « T’as entendu ce bruit ? C’était quoi tu penses ? On va mourir ? »


La voix du Poufsouffle vint couper la brunette dans ses pensées. Un bruit sourd et brutal venait de faire trembler toute la bâtisse. Tu essayes de nous faire passer un message maison chérie ? Les yeux de la Lionne se remplirent de malice. Elle venait d'entendre un son mystérieux qui leur criait de monter à l'étage. Seul un idiot serait resté planté là à voir défiler tous les scénarios possibles et imaginables. La brune se leva en un bond.

    «Une seule manière de le savoir ! »


Elle s'élança en direction d'une cage d'escalier laissée à l'abandon, puis se stoppa net et se tourna vers son ami. Elle n'avait pas répondu à sa première question.

    « Je suppose... J'ai du l'être quand je vivais au royaume des Boursouflets ! »

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Artemis O'Toole
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Re: Au restaurant

Message par : Artemis O'Toole, Lun 07 Aoû 2017, 23:50


C’est le bond de Zélie qui décida du reste, comme ça, sans crier gare, ils n’étaient pas prêts, ils n’avaient pas fait le point sur la stratégie à mener à l’étage, mais apparemment ça ne chagrinait absolument personne. Elle s’était même précipitée sans l’attendre vers les escaliers menant à l’étage. Arty se releva alors, prêt à la suivre sans poser davantage de questions quand elle se retourna vers lui. Le Royaume des Boursouflets. Le Poufsouffle aurait bien voulu lui demander plus de précision tout d’un coup, sur ce fameux royaume. Les paysages, les habitants, les différentes coutumes & traditions. La couleur du ciel & des nuages, l’ambiance, l’air s’il était pur ou non. Enfin bref, ce pays des Boursouflets avait l’air mille fois plus intéressant que le fait de visiter une maison hantée. Mais bon, peu importe, puisque la Gryffondor était bien partie pour l’option demeure qui fait peur. Ils auraient pu retourner au bar, tranquillement, vider d’autres bouteilles et faire la cartographie de ce merveilleux royaume. Mais non. Direction donc la cage d’escaliers. Arty était prêt, en tant que digne héritier de Sherlock Holmes, il n’allait pas se dégonfler. Et surtout, il n’allait pas laisser Zélie prendre les devants, non, il se devait aussi de la protéger en cas de problème. Il était maintenant un super détective.

- Reste bien derrière Zelson ! Doux mélange entre Zélie & Watson, la référence lui sembla tout à fait adéquate & rigolote. On adhère donc. On ne sait jamais ce qu’on pourrait trouver là-bas, en haut.

Ils montèrent alors les escaliers, doucement. Arty qui était passé devant se montrer parfaitement prudent. Bien qu’il n’eût qu’une seule envie : crier partout et envoyer tout valser dans le vent. Démolir cette terrible maison à coups de rires. Ça c’était un beau projet, parce que partir à la quête d’un bruit bizarre, on a vu mieux quand même.
Alors qu’ils arrivaient sur le palier, Arty retint son souffle un petit instant, regarda à droite puis à gauche. S’assurer qu’il n’y avait personne. Non, rien qu’un long couloir menant sûrement à différentes chambres. Il faudrait donc se laisser entraîner par la fouille de chaque chambre afin de voir s’il n’y avait pas quelque chose d’étrange à cet étage. Le Poufsouffle s’arrêta alors au bord du palier, le temps d’écouter s’il pouvait distinguer quelque chose, ou quelqu’un. Une seconde, deux secondes. Non, rien, plus un bruit. A croire qu’il avait rêvé, ce qui était fortement très probable. Il fallait donc choisir par quelle porte commencer l’investigation. Bon, là, ça ne relevait plus du tout de son sort, il avait protégé Zélie jusqu’ici, maintenant, on tourne. Ouais, y’a pas de raison pour que ce soit toujours le même qui protège l’autre, comme ça, pas de jaloux !

Arty poussa donc délicatement son amie devant lui, tout en gardant ses mains sur ses épaules. Il se cachait en fait, tout simplement. Il utilisait la Lionne comme un super bouclier humain qui prendrait tous les coups à sa place en cas de besoin. Un Zéclier quoi, je dépose un brevet, je pense qu’on tient une superbe idée là.
Il se mit alors à chuchoter dans l’oreille de son Zéclier, pour pas que les éventuels ennemis, assassins, espions, dragons et autres voleurs ne l’entendent :

- Il faut qu’on choisisse une chambre à fouiller Zelson. Vas-y, n’aie pas peur !


Facile à dire pour lui qui restait planqué derrière une fille. On va mettre ça sur le dos de l’alcool, oui, parce que en vrai, Arty, dans la véritable vie de dehors le jour (what cette phrase ?) est un Blaireau tout à fait juste, loyal & parfois courageux. Mais là, l’ivresse lui enlevait toute honte, puis quand on est à Gryffondor, il faut faire attention à sa réputation, voilà tout.

- J’parie qu’tu préférerais être au Royaume des Boursouflets maintenant inh ouais ?

Cette phrase était sortie grâce à une voix un tout petit plus aiguë que d’habitude, quoi que dans un léger souffle toujours. La discrétion pour les détectives c’est tout de même important. Tout était donc dans l’esprit. Certes ils étaient dans une maison sale, toute pourrie, qui fichait grave la trouille, du moins à cet instant précis à Arty oui ; mais ça ne pouvait pas se faire de mal d’essayer de séparer son corps et son esprit.
Je vous explique. Il s’agissait de planter le corps dans la réalité, en l’occurrence, là, tranquillement posté derrière Zélie qui partait maintenant en éclaireur. Mais l’esprit, lui pouvait aller où il le souhaitait, notamment au pays des Boursouflets qui semblait tellement plus accueillant. Tout cela pour éviter les cris, la fuite, l’effroi. Tout simplement.
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Re: Au restaurant

Message par : Zélie Hepburn, Mer 09 Aoû 2017, 22:47





Un jour, elle avait été heureuse. Peut-être. C'est vrai qu'elle ne gardait pas de très très bons souvenirs de son enfance. Lorsqu'elle tentait de faire un petit tour dans le passé, elle ne trouvait que des nuits sombres et silencieuses. Zélie n'y avait pas réfléchi plus que ça, mais l'époque durant laquelle elle aurait été le plus susceptible d'être heureuse était sans doute ses années à Poudlard, son véritable chez-elle. "Heureux"... Restait au savoir ce que signifiait réellement ce terme. La brunette était dans son élément, elle se sentait bien aux côtés du Poufsouffle, elle avait l'impression de le connaître depuis une éternité, c'était ça être heureuse ? Ou était-ce seulement la satisfaction de passer une bonne soirée ? Sa fatigue et son taux d'alcoolémie bien trop élevé l'empêchaient de réfléchir correctement à ce genre de questions existentielles. Elle n'aurait qu'à reprendre sa minute de philosophie le lendemain, si elle s'en souvenait encore. L'heure était à l'aventure et non à la réflexion !

La cage d'escalier dans lequel la rouge et or s'était engouffrée était en vie. Il grinçait à chaque pas posé sur l'une de ses marches. Les deux adolescents le réveillaient apparemment. Quel grincheux cet escalier quand même ! Il aurait bien pu renvoyer les deux chenapans d'où ils venaient : au sol, c'était simple pour lui, il lui suffisait de céder sous le poids des deux gamins et s'effondrer, mais non. C'était leur maison maintenant. C'était leur escalier. Ils avaient le droit de le déranger autant qu'ils le souhaitaient, c'était leur escalier.


    « Reste bien derrière Zelson ! » Zelkwa? « On ne sait jamais ce qu'on pourrait trouver là-bas, en haut. »


Son preux chevalier était réapparu. Tu m'avais manqué... Ce n'était pas dans ses habitudes de laisser sa place, mais pour Arty elle pouvait faire un effort. P'is, on n'avait qu'à dire qu'elle le protégeait d'une potentielle perte d'équilibre. Les deux insouciants continuèrent leur ascension rythmée au son de leur propre respiration. Les notes de musiques qui virevoltaient dans les airs quelques minutes plus tôt s'étaient échouées en bas de l'escalier. Elles les avaient abandonnés au silence. Une fois arrivé sur le palier, Sherlock s'immobilisa. T'as perdu l'usage de tes gambettes ou quoi ? Être le chevalier ne l'intéressait plus apparemment, maintenant il voulait être la princesse. Très bien. Zélie n'aimait pas les froufrous de toute manière. Il se réfugia derrière les épaules de la Gryffondor comme un bambin apeuré. Le long couloir plongé dans l'obscurité qui se présentait à eux en aurait repoussé plus d'un, mais pas Zelson et Sherlock. Ça non !

    « Il faut qu'on choisisse une chambre à fouiller Zelson. Vas y, n'aie pas peur. »


Un élan d'adrénaline se propagea dans tous ses membres. Elle était Zelson. Elle était courageuse. Elle était terrifiée. Elle était amusée. Toutes ces émotions mélangées lui donnaient le tournis. Là. Là, elle était heureuse et quand elle était heureuse, elle devenait elle-même, sans masque. Est-ce qu'Arty en avait seulement conscience ?

    « J'parie qu'tu préférerais être au Royaume des Boursouflets maintenant inh ouais ? »


La rouge et or s'élança vers le couloir des ténèbres en guise de réponse, sans même vérifier si son compagnon d'aventure la suivait toujours. Non. Zélie ne souhaitait être nul part ailleurs que dans cette immense maison, avec lui. Elle ne souhaitait être nul part ailleurs, plus jamais. Elle savait pourtant, que le lendemain tout aurait disparu. Arty allait l'abandonner comme bien d'autres avant lui, elle allait retrouver ses habitudes et elle se dessinerait à nouveau un sourire sur le visage.

Zélie s'arrêta brusquement devant une porte. C'était une porte bien abîmée par le temps. Il restait cependant encore quelques traces de peinture rose visibles. La brune posa sa main sur la poignée métallique gelée. La lionne songea un instant à l'enfant qui avait du quitter précipitamment son jardin secret. Pourquoi ? Elle entra.

La chambre ressemblait plus à un débarras qu'à une véritable chambre. Les murs autrefois ornés de fresques florales étaient complètement déchiquetés et une horrible odeur de moisissure flottait dans l'air. Des peluches sans tête, des chaises boiteuses, un simple sommier de lit métallique tout rouillé, de la poussière, de la poussière et encore de la poussière. Sur un meuble tenant à peine debout trônait un cadre, un cadre bouffé par le temps. Là, elle la vit, la gamine qui, un jour, avait joué avec ces peluches, s'était assise sur ces chaises et avait dormi dans ce lit. Entourée de ceux qui devaient sans doute être ses parents, elle ne pleurait pas, mais ne souriait pas non plus. Ces grands yeux bleus, sa jolie bouche et ses cheveux auburn parfaitement coupés devaient autrefois faire la fierté de sa mère et son père. La brune restait silencieuse, elle observait le carnage causé par les années. Qu'était devenue cette fillette ? Maintenant, connaître l'origine de tel ou tel bruit suspect ne l'intéressait plus. Elle voulait savoir ce qui s'était passé dans cette maison pour qu'une famille entière quitte les lieux aussi précipitamment, pour qu'une gamine de huit ans abandonne son ours en peluche...

    « Qu'est-ce qu'i'a bien pu se passer ici ? Arty, faut qu'on perce le mystère ! I'doit bien y avoir la réponse dans c'te baraque.»


Sherlock et Zelson et le mystère du manoir perdu.

Oui, je sais, je suis bien trop rapide... mais ce RP m'inspire tellement haha !
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Artemis O'Toole
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Re: Au restaurant

Message par : Artemis O'Toole, Ven 11 Aoû 2017, 21:53


Jamais il n’aurait dû poser cette question qui déclencha une tornade sans précédent. Zélie n’avait dit mot, elle était absolument totalement concentrée. Ce couloir, ses portes, le parquet, on sentait qu’elle était à l’affut et qu’elle n’avait qu’une envie : se jeter la tête la première dans cette demeure grinçante. Arty comprenait la curiosité, l’envie d’aventure, mais quand on ne savait pas dans quoi on se lançait exactement, ça pouvait faire peur. Vous allez me dire, se lancer à l’aventure & connaître ce qu’il va se passer c’est plus vraiment une aventure, mais quand même. Une aventure sans surprises. Eh oui, c’est tout à fait possible. C’est pourquoi Arty aurait voulu exactement savoir dans quoi exactement ils venaient de se lancer, si l’ivresse allait l’aider à surmonter cette petite panique qui commençait à se faire de plus en plus sentir. Soudain, une vague d’effroi l’empara lorsque Zézette se précipita comme ça, au hasard dans le couloir. Le Poufsouffle ne la tenait plus, elle était loin, pourvu qu’elle ne disparaisse pas. Il aurait voulu lui crier d’une voix exagérément enfantine « Attends-moi, ne me laisse pas tout seul ! »  Mais quand même, un peu de sérieux Arty, tu n’es plus un enfant de dix ans. T’es un homme maintenant, un vrai, ou au moins fais semblant quoi.

C’est vrai que là, à coté de Zélie, il se sentait tout petit, minuscule, il aurait bien aimé pénétrer dans une rainure du parquet, disparaître comme ça, habiter cette maison sans que personne ne le sache et ne vienne l’embêter – ou pire le manger. Non décidément, le rôle de Sherlock ne lui allait pas très bien, il était en réalité plus un Watson, la Gryffondor était Sherlock, téméraire, fearless. Il serait donc Artson. Et Zélie, Zerlock. Oh oui, ça sonnait tellement mieux, Zerlock & Artson. Adjugé, on remplace les noms précédents. A cette pensée, Arty se mit en mouvement, il fallait qu’il lui dise qu’il y avait une légère modification dans la distribution des rôles, sans quoi elle ne pourrait pas jouer de son mieux. Il la rejoint alors devant une porte, abîmée, avec quelques coups de peinture encore visibles, inintéressante pour le Jaune & Noir mais Zerlock avait l’air particulièrement happée par cette fameuse porte. Arty haussa les épaules, il attendait une quelconque conclusion de son détective préféré. Mais elle ne s’arrêta pas là. Le cœur du jeune Poufsouffle décida de prendre une petite pause alors qu’elle actionnait la poignée de la porte. Frisson garantis. Sur quoi allaient-ils tomber ?

Elle pénétra dans la pièce, une chambre visiblement. Arty se plaça exactement derrière elle et observa la chambre d’un coup d’œil au-dessus de son épaule. Il n’y avait rien de particulier si ce n’était de la poussière, des meubles. En effet, une famille habitait ici et était partie. Comme ça, en laissant tout derrière elle. Il en profita pour scruter le plafond, le parquet, les araignées qui pourraient soudainement se mettre à grandir monstrueusement pour les manger.
Il entendit la voix de la Lionne qui le sortit légèrement de ses pensées, le décor n’avait absolument rien d’intéressant à ses yeux. Si ce n’est qu’il lui foutait les jetons. C’était pas normal de quitter son chez soi ainsi, il devait y avoir une excellente raison absolument terrifiante qu’il n’avait pas hâte de connaître.
Contrairement à Zélie.

Percer le mystère.
Jamais.
La main d’Arty se leva, et il agita son index. Si son index avait une tête il se serait mis à faire non de la tête. Hors de question. Jamais. Ce mystère était très bien où il était, tranquille, habitué à la demeure, sa petite bulle d’intimité. Il ne voulait pas qu’on le perce, ça pourrait lui faire mal, éventuellement il deviendrait méchant et les brûlerait vifs. Non. On s’arrête là, on redescend et on va au dodo. Voilà. Ça c’était une bien meilleure idée. Percer le mystère. On aura tout vu.

- Hein hein. Non, non, non, hell no ! Ça fait trop peur là Zerlock. Ouais au fait j’suis mieux dans le rôle de Artson, si ça te dérange pas. Mais non, on peut pas rester là, j’le sens mal. Viens on s’en va.

Il se retourna, sur le point de quitter la chambre pour reprendre les escaliers et mettre cette maudite maison derrière lui. Il espérait que son amie allait le suivre sans faire de chichis. Puis, quelque chose l’intrigua. Un mouvement peut-être, une forme, une ombre, une respiration imperceptible. Allez savoir.
Toujours est-il qu’il s’approche dangereusement d’une armoire, délabrée, grande ouverte avec une porte de travers, elle avait été rose aussi, fut un temps. Son regard accroche vers le fond de cette armoire. Quelque chose s’y planquait, tapi dans le noir. Pourquoi continuait-il à s’avancer ? Ce n’était pas son genre, du tout, pourquoi était-il attiré par les bas-fonds de cette garde-robe ? On ne saura jamais.
D’un coup, quelque chose saute, surgit, bondit hors de l’armoire dans un cri effroyable, gigantesque qui fit trembler toute la maison. La chose saute sur le parquet et déguerpit à la vitesse de l’éclair. Comme Flash. Arty hurla comme jamais. Ses mains s’élevèrent au-dessus de sa tête et il se mit à tourner sur lui-même en sautillant. Encore un peu il aurait sauté dans les bras de Zélie tel une demoiselle en détresse.

Sauf que c’était un chat. Un chat-ninja, un vrai, avec un petit miaulement. Rien de plus. Les chats ninjas sont très intéressants, ils se déplacent vite, discrètement, en silence, on n’a très peu de chance de les voir. Mais lui, il avait cru à un monstre sorti de l’enfer et il ne s’en remettait toujours pas. Il avait eu la peur de sa vie là dans cette maison hantée. Un chat-ninja. Quelle idée de se cacher dans une armoire aussi.
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Re: Au restaurant

Message par : Zélie Hepburn, Dim 13 Aoû 2017, 04:05





Ça avait peut-être été une famille d'espion qui avait dû fuir à la hâte car le MI6 leur collait aux basques ? Ou une famille de super-héros ! Oui, c'est bien ça, une famille de super-héros. Le Grand Méchant avait sûrement tenté d'entrer dans leur QG et du coup, ils avaient dû faire leurs valises en deux temps trois mouvements, détruisant toutes traces de leur passage. Ce qui voulait dire que cette fille sur la photo n'était rien d'autre qu'une inconnue sans importance ? Ou alors c'est un scénario bien plus simple et réaliste ? Peut-être ? Je sais pas hein, je propose...

Quoi qu'il en soit, foncer tête baissée dans la noirceur du mystère, ce n'était pas la tasse de thé d'Arty à en juger son expression faciale digne d'un des plus beaux films d'horreur. Mais si, comme le gribouillis de l'autre là, Munch.. Il agita son index en guise de désapprobation.

    « Hein hein. Non, non, non, hell no ! Ça fait trop peur là Zerlock » Zerkwaaa ? « Ouais au fait j'suis mieux dans le rôle de Artson, si ça te dérange pas. Mais non, on peut pas rester là, j'le sens mal. Viens on s'en va.»


Zélie avait presque oublié que Sherlock n'était pas un lion, mais un blaireau, un tout petit blaireau. En fait, Zélie avait presque oublié qu'il existait une différence. La brune était loin de Poudlard, loin de ses maisons et de ses stéréotypes stupides qui les concernaient et en aucun cas elle ne souhaitait aller les retrouver, pour l'instant en tout cas. Arty allait la suivre. Jusqu'au bout de la nuit. Elle en faisait le serment. La rouge et or s'apprêtait à attraper par le col son camarade qui fuyait déjà vers la sortie de la chambre du fantôme, quand il s'immobilisa sans prévenir. Il décida subitement de changer de direction. T'as changé d'avis 'spèce de trouillard ? À la plus grande surprise d'Hepburn, il s'approcha, attiré comme un aimant (pas flippant du tout...), du meuble le plus glauque et effrayant de la pièce : une armoire autrefois rose (encore) grande ouverte et à la porte de travers. Y met pas ta tête, y met pas ta tête... Et il y met sa tête ce con... Silence. Cœur qui bat. Dizaine de scénarios qui défilent, c'est dans ces moments là que ton esprit se montre très imaginatif.

Puis ce qui devait arriver arriva. Le sursaut, le petit cri strident. Comme tout bon film d'horreur qui se respecte, quelque chose devait sortir des bas-fonds de cette garde-robe. Un fantôme ? Le diable ? Un psychopathe avec un dada pour les tronçonneuses ? Bien poilu alors. Le cri de Zélie fut fort aigu, mais bref. Discrète pour une fois, au contraire de c'te peureux de Pouffy qui présenta une magnifique représentation de danse contemporaine. Les bras en couronne, pirouette, petit saut, mais quel talent ! Zélie se prépara à un éventuel grand jeté en sa direction, mais non. Arty se contenta de ses pirouettes. Tex Avery l'a bien entraîné ! Hepburn eut à peine le temps de voir la boule de poils déguerpir le plancher vitesse lumière. Un chat ? Le psychopathe à la tronçonneuse était un chat ? La lionne ne put retenir son fou rire plus longtemps. Peut-être à cause de l'alcool, peut-être à cause de la nervosité ou peut-être simplement à cause du magnifique show clownesque que venait de lui offrir Arty ? Quoi qu'il en soit, elle riait aux éclats.

    « Ton épouvantard c'est un chat ?! Hahaha ! Un chat ?! Hahaha, alors là, tu m'as achevé !»


Le fou rire de la lionne finit par s'adoucir et le lugubre de la chambre refit peu à peu surface. La petite fille aux yeux bleus avait assisté à la scène sans rouspéter, après tout, les deux adolescents étaient dans son jardin secret et y mettait le bazar. De toute façon, c'est déjà une décharge publique c'te chambre.

    « Tu vois ce qui arrive quand tu n'en fais qu'à ta tête ? Imagine ce qui pourrait arriver si on se sépare... J'ai entendu parlé d'un monstre qui se cache sous le plancher et qui adore bouffer les Pouffy dans ton genre, si tu me quittes, qui te protégera ? Non, tu es obligé de rester avec moi, y a pas le choix, et Moi a décidé de percer le mystère de la famille fantôme donc... Let's go ! »


Elle lui prit le poignet sans qu'il n'ait le temps de contester et sortit de la petite chambre. Elle ne réfléchit pas, pas le temps! et entra dans la pièce située juste en face du débarras.

C'était différent. Très différent.

Il faisait froid, bien plus froid que dans le reste de la maison. Au contraire de la chambre de la Belle, la pièce dans laquelle les deux gamins venaient de débarquer était vide. Complètement vide, excepté une petite table, accompagnée de son tabouret, qui trônait dans un coin de la pièce. Pas de peluche, pas de lit, pas d'armoire, pas de photo, juste un petit bureau. La lionne s'en approcha à pas de loup. Un monstre ça suffisait, inutile d'en réveiller un deuxième. Arty n'y survivrait pas.

Une feuille de papier dormait sur la table à moitié bouffée par les mites. C'était une lettre, que l'émetteur n'avait apparement pas eu le temps de terminer. Le texte écrit à la hâte s'arrêtait au milieu de la feuille de papier. L'encre s'était presque effacée avec le temps, il fallut quelque minutes à la brune pour déchiffrer le message contenu dans la lettre.


   


   
Lundi 8 avril 1997

   
William,
Rester à Londres devient trop dangereux. Tu-sais-qui multiplie ses attaques, j'espère que ta proposition de rejoindre l'Amérique tient toujours car nous









   

   


Le sourire de la brune, jusque là omniprésent, s'effaça. Venait-il de trouver le fin mot de l'histoire ?
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Artemis O'Toole
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Re: Au restaurant

Message par : Artemis O'Toole, Lun 14 Aoû 2017, 22:42


Les sourcils froncés, la mâchoire serrée, les yeux qui s’élèvent vers le plafond. La tête complètement blasée et non amusée d’Arty devant le fou rire de son amie. Elle se moquait de lui, c’était pas hyper sympa. Les bras ballants, il attendait tout simplement, que la Lionne se calme, qu’elle passe à autre chose et qu’on oublie pour toujours ce petit épisode de folie passagère. Elle lui parla alors de son épouvantard. Il soupira. Si elle savait, ce n’était pas le chat qui lui avait fait peur, mais la surprise, le bond, il ne s’y attendait pas. Mais il n’avait pas besoin d’expliquer ça, elle ne l’écouterait pas, elle rigolait beaucoup trop fort pour cela. Alors voilà, il se contentait de rester là et d’essayer de contrôler les battements de son petit cœur afin qu’ils deviennent plus réguliers, lents et calmes. Inspirer doucement, expirer. L’effroi commençait à s’estomper au loin, et le fou rire de la Gryffondor aussi. Tant mieux, tout le monde allait pouvoir passer à autre chose. Il allait amorcer un mouvement vers la sortie, dorénavant, il était question de partir, non pas de rester là. Après tout, d’autres chats ninjas mutants pouvaient être cachés dans l’ombre, prêts à bondir sur Arty et le faire mourir de trouille, encore. Donc soyons prudents, évitons des drames, allons-nous en. Et vite.

Mais c’est alors qu’elle lui fit une petite leçon de morale. Les yeux d’Arty s’agrandirent doucement, à l’image de sa bouche qui se laissa s’entrouvrir devant la surprise. Non mais quoi hé ho, ça va pas. Elle lui râlait dessus alors qu’il venait d’avoir la peur de sa vie ? Aucune considération, ce n'était pas très gentil. Et puis maintenant elle lui parlait du monstre assassin de Poufsouffle. Le démon de la maison qui se cachait sous le parquet grinçant et qui n’attendait qu’une chose : pouvoir manger Arty. De nouveau, son cœur s’emballa. Et pourtant, il savait qu’elle blaguait, que c’était une petite boutade pour le faire sentir inférieur et trouillard. Mais au fond de lui, comme d’habitude, une petite flaque de doute se constitua, juste en dessous de son estomac. Et si c’était vrai ce qu’elle disait ? En fait, je pense qu’Arty devrait annoncer la couleur tout de suite, le dire aux autres. Salut j’suis un paranoïaque maladif, genre vraiment. Parce que là, il n’allait plus savoir bouger s’il laissait l’angoisse monter en lui. Il s’imaginait déjà les grands yeux dans les rainures du parquet, ils étaient verts, jaunes et noirs. Ils ne cessaient de le fixer, comme ça, avec des rayons lasers pour le déstabiliser. Ce qui fonctionnait très bien. Il sentait ses membres se raidir devant la silhouette sombre qui allait bientôt faire éclater le sol sous leurs pieds pour les dévorer sans ménagement.

Mais heureusement que Zézette était là, elle lui agrippa sans crier gare le bras du Jaune & Noir pour l’emmener on ne sait où. Elle n’avait toujours pas peur, non le mystère ne cessait d’attiser sa curiosité qui ne flanchait pas, au grand détriment d’Arty qui n’en pouvait plus. Il ignorait jusqu'à quel point son corps allait tenir sous cette pression constante.  Il la suivit, comme ça, comme une vieille poupée de chiffon sans sentiments. Il se laisser faire, guider, à cet instant il n’était capable de rien d’autre. Il entendait le monstre mangeur de Poufsouffle les suivre par en dessous, ne pas perdre leur trace. Il déglutit, ce n’était pas rassurant du tout cette histoire de créature cruelle. Il n’aimait pas se retrouver dans cet état-là, ça commençait à le saouler, il aurait aimé sortir de lui-même, tambouriner aux parois qui le séparaient de lui-même et de son courage, faire exploser ses vitres qui l’étouffaient et bloquaient chaque parcelle de son corps à cet instant. Arty & la peur. Une véritable d’amour à la je t’aime moi non plus. Tellement cliché.
Il osa à peine un regard à la pièce dans laquelle il venait de pénétrer. Ça ne lui disait rien qui vaille, il n’aimait pas ça. Cet air glacial qui commençait à lui rentrer dans les chaussettes, non merci. D’ailleurs, il remua ses petits doigts de pieds. Oh. C’est qu’il reprenait petit à petit possession de son propre corps, good to know. Il observa alors la lettre que Zerlock venait de découvrir, tout pourrie, à peine une phrase dessus. Une mention d’un ancien monde magique d’il y a très longtemps. Arty murmura un Aaaah. Puis un Oooh. A la fois extrêmement pensif mais toujours incapable de formuler des vrais mots de la langue française. Il réfléchissait, tout ça venait percuter son cerveau dans lequel il restait encore quelques bribes d’ivresse, un tout petit peu.

- C’est bizarre quand même, la lettre n’est pas finie. Déjà, le fait qu’elle soit encore là cette lettre et non pas en Amérique ça me semble chelou non ? Perspicace le Artson, vraiment, il avait mis toute son énergie fatiguée dans cette réflexion, elle valait de l’or. Un véritable détective privé, une perle rare dans le métier. Du coup ils se sont fait tuer par le méchant Tu-sais-qui, mot de la fin. On peut rentrer maintenant Zerlock ?

Il se tourna vers elle, lui lançant un regard insistant. Il faisait pitié avec ses yeux qui commençaient à se faire vitreux. Beaucoup trop d’émotions ce soir, son foie commençait à lui faire mal et il n’avait qu’une envie : retrouver son petit lit douillet avec des oreillers confortables. Et dormir longtemps. Il y avait eu énormément de joie, une rencontre formidable, de la musique, de la danse, de l'épouvante. Mais toutes les bonnes choses avaient une fin, et si elle pouvait être douce et agréable plutôt qu'emplie de terreurs ça ne serait pas trop mal. Il leva alors un sourcil en guise d’interrogation, accompagné d’un regard qui se voulait noir et intimidant. Mais c’est d’Arty qu’on parle alors forcément ce n’était pas efficace, surtout face à quelqu’un comme la tornade qu’était Zélie.

- Mais d’ailleurs, tu m’as raconté des carabistouilles là avec cette histoire de monstre sous le plancher ? Avoue !
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