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La petite salle annexe
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Christopher Branwen
Christopher Branwen
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Serpentard
Année à Poudlard : Sixième année

Matière optionnelle : Médicomagie


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La petite salle annexe
Christopher Branwen, le  Mar 3 Mar - 11:56

Pour la première fois depuis qu'il était devenu professeur, sa présence au banquet était totalement obligatoire et il fallut que ce jour soit également le premier où il eut aussi peu envie de se montrer. L’événement était pourtant immanquable, le Ministre de la Magie en personne serait présent pour une petite déclaration et il avait amené sa journaliste personnelle. Autant un élève aurait put s'éclipser en douce et ne pas avoir à supporter un discours dénué de tout intérêt mais c'était totalement différent pour le membre du personnel qu'il était. William affronterait donc l'épreuve et avec le sourire. Masquer ce qu'il ressentait vraiment n'était pas une difficulté pour lui, c'était ce que le jeune homme faisait chaque jour durant, alors tenir une soirée ne serait pas difficile. Il fallait relativiser et voir le bon côté des choses, peut-être le discours serait-il instructif, même si le professeur en doutait fortement. Après tout, que pourrait donc lui apprendre Petrus Sudworth qu'il ne savait pas déjà ?

Le banquet se déroulait dans un calme relatif, les élèves avaient reçu des consignes de leurs préfets et professeurs, ce soir on se tenait à carreaux, pas de débordement. Donner cette instruction avait beaucoup amusé Will mais bien sûr le serpent n'en avait rien laissé paraître. Pourtant encore très jeune, le Serpentard ne s'était jamais sentit aussi vieux que lorsqu'il avait menacé les plus récalcitrant de ses élèves de tester sur eux tout un arsenal de poisons différents si jamais ils ternissaient l'image de leur maison. S'entendre prononcer de telles paroles était d'une ironie presque palpable et pourtant les mots lui étaient venu naturellement.

Le discours de Petrus fut, heureusement, assez bref et surtout les nouvelles étaient pour une fois réjouissante. Le sourire du serpent s'agrandissait au fur et à mesure que les paroles du Ministre l'atteignait. La sécurité se relâchait, la présence des Aurors diminuerait, l'emprise du Ministère sur Poudlard allait enfin cesser. L'école redeviendrait un terrain neutre. Enfin. Depuis combien de temps attendait-il cela ? La réponse était aisée, depuis que le Ministère avait prit le pouvoir au sein de Poudlard. Après un trait d'humour qui tomba parfaitement à plat, chose qui ne changerait jamais quoi que l'on fasse, le Ministre retourna s'asseoir, souhaitant un bon appétit à chacun.

La qualité du repas était nettement plus élevé qu'à l'accoutumée. A croire que les elfes, prévenus de l'invité exceptionnel, s'étaient surpassés pour offrir des mets digne de ce nom. Et pourtant Renata n'avait pas touché au moindre plat, ne portant que timidement son verre jusque ses lèvres pour le reposer aussitôt, probablement sans en avoir but la moindre goutte. Le regard inquisiteur de William, lassé de se consacré à la coquille vide que représentait Sudworth, avait été attiré par l'attitude de la Directrice. Celle-ci, en général si sûre d'elle et toujours parfaitement capable d'irriter le professeur d'un simple regard, semblait aujourd'hui particulièrement stressée. Presque faible ? Accessible. Si son état persistait, cela serait l'occasion parfaite pour s'en rapprocher et se faire bien voir, Will devrait observer l'évolution de son comportement au cours des jours à venir. Ce qu'ils avaient prévu fonctionnait enfin et la faille apparaissait, il faudrait trouver le timing parfait pour s'y infiltrer.

La fin du repas approchant, Harshing se leva à son tour, prenant enfin son rôle de Directrice en main, probablement pour répondre au discours de Sudworth et se féliciter du retour à la normal. Comme si c'était de son fait. L'Ordre Noir avait prouvé qu'ils pouvaient attaquer n'importe où et n'importe quand, à peine les Aurors avaient-ils été nommé à la surveillance de Poudlard que l'école était attaqué. Si les attaques avaient cessé c'était qu'ils le voulaient, le Ministère n'avaient rien à voir là-dedans, personne n'était dupe. Alors que William détournait le regard, comptant bien terminé son assiette en écoutant que d'une oreille ce que la Directrice aurait à dire, il se ravisa soudain lorsqu'il la vit atteindre le promontoire. Quelque chose clochait, que cela soit dans sa démarche ou son visage, Harshing n'était pas dans son état normal.

Will ne put que froncer les sourcils lorsqu'elle prononça les premiers mots, que ce passait-il donc pour la mettre dans un tel état ? Être incapable de formuler une phrase ne lui ressemblait absolument pas, bien au contraire. Quelque chose se passait, quelque chose de grave, il pouvait le ressentir jusque dans ses tripes. Pourtant, le serpent ne bougea pas d'un pouce, se contentant de l'observer sans comprendre. Ni lui ni personne ne fit le moindre mouvement pour l'aider lorsqu'elle s'effondra, la stupeur les clouant tous sur place. Le professeur de potion se leva, repoussant sa chaise en arrière pendant que déjà le Ministre s'affairait autours de la Directrice. Que pouvait-il donc se passer ? Non, William savait parfaitement ce qu'il se passait, Renata était en train de mourir sous leur yeux, il était d'ailleurs probablement déjà trop tard pour faire quoi que ce soit et pourtant le jeune homme ne pouvait s'empêcher de passer dans sa tête la liste de tous les antidotes qu'il connaissait, cherchant le plus adapté. Pas de trace visible sur le corps, légère transpiration qu'il avait d'abord pensé causée par le stress. Pas de saignement, c'était sans doute le cœur qui avait lâché mais qu'est-ce qu'il l'avait provoqué ? De trop nombreux produits, de trop nombreux poisons pouvaient provoquer ça, le mauvais antidote la tuerait plus vite encore.

William réalisa alors, il cherchait un moyen de sauver Renata Harshing d'une mort certaine. Pourquoi ? Parce qu'elle n'était pas censée mourir, pas maintenant, pas ainsi. Qui avait bien put faire ça ? La Directrice était bien trop jeune pour que ça soit simplement une mort naturelle et sa santé avait jusqu'à présent toujours semblé parfaite. Comment avait-elle été tué ? Du poison sûrement, aucun sort connu ne pouvait tuer à retardement. Qui ? Qui donc avait osé lui voler son trophée ? Les yeux de la vipère sondèrent chacun des membres du personnel pour n'y discerner qu'une évidente surprise, rien de plus. Alors qu'il s'approchait finalement, les dernières secondes lui ayant parut une éternité, déjà Strugatsky commençait à questionner le Ministre mais pour une fois il sut faire preuve d'un semblant d'autorité, ordonnant à tout le monde de s'écarter. Il renvoya ensuite les élèves de la plus mauvaise des façons avant de donner aux professeurs l'ordre de se rendre dans la salle annexe.

Le regard du serpent se braqua sur sa proie, un sourcil légèrement redressé, il semblait que quelqu'un avait oublié qui donnait les ordres... Une piqûre de rappel serait probablement bientôt nécessaire. Loin d'obéir, le jeune homme se dirigea plutôt vers les élèves, franchissant les portes du hall pour tenter de rassembler ceux de sa maison devant l'entrée des cachots.


« Les Serpentard ! On se range et on se calme ! Vous allez me suivre jusqu'à la salle commune où vous resterez jusqu'à ce qu'on vous autorise à en sortir. C'est très simple, si il y en a un qui bronche ou qui désobéit, je peux vous assurer que je ferais de sa vie un enfer. Allez on y va ! »

Le professeur s'assura que tous les élèves étaient là puis les escorta jusque devant la salle commune, vérifiant qu'aucun ne tentait de s'éclipser en douce. Les préfètes seraient maintenant charger de maintenir l'ordre, lui devait retourner avec les autres professeurs. William remonta jusqu'à la Grande Salle au pas de course, ayant déjà suffisamment perdu de temps, franchissant une nouvelle fois la porte avant de se diriger vers la salle annexe non sans un regard pour le Ministre et le cadavre à ses côtés. Désormais la quasi-totalité des élèves de Poudlard serait capable de voir les Sombrals...

Le jeune homme ne put s'empêcher de s'approcher de Sudworth, ne parlant qu'une fois qu'il serait sûr qu'il l'entendrait.


« Demandez à un médicomage d'analyser son sang... Si on trouve comment elle est morte, on trouvera plus facilement qui est derrière tout ça. »

Faisant demi-tour sans attendre une réponse, William entra enfin dans la salle annexe comme on le luit avait ordonné bien plus tôt. S'asseyant à terre, adossé contre un mur, le jeune homme fixait le sol, le bas du visage appuyé contre son poing, perdu dans ses pensées sans même faire attention à ce qu'il y avait autours de lui.

La mort de Renata bouleversait tout, ce n'était pas prévu. Il faudrait agir au plus vite, le conseil d'administration entrerait bientôt en jeu et le Ministère tenterait également de placer ses pièces. Poudlard ressemblait désormais à un échiquier géant, chaque joueur tenterait de prendre le pouvoir pour remporter la partie. La disparition d'Harshing était une surprise, mais c'était aussi et surtout une opportunité à saisir. Mais il faudrait manœuvrer prudemment ou les choses pourraient ne pas se dérouler comme espérées. Tout compte fait, la véritable partie ne faisait que commencer...
Megan K. Hayajân
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[Concours RPG] Renata est morte - Valentina Boccini
Megan K. Hayajân, le  Sam 7 Mar - 15:19


-Les cloches tintinnabulent-




____________________



Je me tenais debout, béate, inutile, fantômatique, dans l'annexe de la Grande Salle. Le monde était mort, un assemblement de grotesques visages et de bruits inaudibles.

Peut-être était-ce d'ailleurs le bruit sourd des bavardages dans la Grande Salle, ou bien le vrombissement lourd des propos de mon voisin de table, mais j'avais jusqu'alors acceuillis le discour du Ministre avec un certain enthousiasme. Mais dès que le politicien avait ouvert la bouche, je j'avais regretté amèrement la conversation pathétique que je j'avais tenté précédemment d'oublier. "Propagande", criais mon esprit, *Abrutit*, hurlais ma conscience."Conn*rd", grognais-je pour moi-même. J'avais posé mon regard translucide sur le dos de Pétrus Sudworth, les dents serrées, les lèvres pincées. Les doigts crispés sur mon verre à pied que je j'avais fini par porter à ma bouche, j'avais tenté de faire fis des absurdités de notre bon dirigeant. Le temps me semblait toujours étrangement long, comme si les minutes s'étaient muées en heures, et les heures en siècles. J'avais alors fixé un point imaginaire, quelque part au dessus de la Table des Serpentard. Ces derniers étaient presque tous animés d'un sentiment de dégoût, à en juger leurs visages catastrophés. «...La menace étant moins présente, nous avons décidé de rendre les Aurors moins présents [...] » Un large sourire avait fendu mon visage, et j'avais porté ma coupe à mes lèvres, sirotant mon jus de citrouille d'un air beaucoup plus gai. Plus d'Horreurs à Poudlard ? C'était comme m'annoncer le dépôt de millions de gallions sur mon compte Gringott's ! Je m'étais tournée vers mon voisin de table, et lui avais glissé, ravie : «Enfin quelque chose de censé dans ce repas ! Tu devrais prendre exemple sur l'autre défenseur des droits de l'homme, là ! Plus d'Aurors à Poudlard ! Speranza va être ravi ! » Et j'avais continué un moment à expliquer à mon pauvre auditoire à quel point le départ des chiens de garde du Ministère m'emplissait d'une joie immense. Puis le Ministre de la Magie conclut son monologue par une invitation à manger ! J'avais eu faim, pour une fois ! Cette nouvelle m'avais ouvert l'appétit !

CRAC ! Fit Renata Harshing -ma patronne-, avait fait sur le sol. Mon regard s'était posé avec lenteur sur son corps vidé de toute énergie, éparpillé là comme un vulgaire pantin de bois. J'avais entrouvert la bouche, grogné un peu. «Je crois que la vieille vient de gâcher la fête...» c'était le regard martelé de peur que lança Petrus à toute l'équipe pédagogique qui m'avais glacé le sang. Il ne s'agissait pas d'un simple malaise, d'une crise de foie ou d'un excès d'alcool. Renata était morte. Inconcevable. Parfaitement, définitivement, catégoriquement inconcevable. *Et pourtant...* Je tentais alors de me lever, le coeur à la dérive. Je ne la portais pas dans mon coeur, ma petite vieille Harshing, mais je ne pouvais pas accepter ça. «Renata...» Ma voix s'était étranglée, ma respiration inexistante, et j'avais été aspirée par le tourbillon de professeurs. Où allions-on ? «Non !» Je regardais le corps flasque de ma Directrice. Vide. C'était comme hair la mer et la voir s'assécher. Maudir le soleil et le voir s'éteindre à tout jamais. C'est lorsque l'on perd quelqu'un, quelque chose, que l'on se rends pleinement compte de son importance. J'avais donc quitté ma chaise, m'appuyant contre le mur, proche de la Table des Professeurs. J'avais fixé le trône dorée où l'Ancienne Serdaigle siégeait habituellement. Tout ceci n'était qu'un cauchemar. Une illusion. J'avais posé les deux mains à plat sur le mur. Le front contre la pierre froide. *Souffle, Tina. Respire. Ne cède pas, pas là. Les élèves ont besoin de toi. * Je me redressais, le regard dur et froid comme le cristal. Ne pas céder,  compris. J'avais pris le chemin de la salle annexe indiquée par notre "bon" Ministre. J'avais le ventre noué.

Et me voilà, telle une statue, à contempler les dorures brillantes de cette pièce. Renata m'avait, inconsciemment certes, sauvé la mise. Si je n'avais pas obtenu mon poste à Poudlard, qu'aurais-je fais ? Certainement le mal autour de moi. Et si je n'étais pas un ange, je me pardonnais mes écarts grâce à mon métier, à ce don que je faisais de mes connaissances. Harshing n'était – ou n'avait pas été, j'ignore quelle formule employer-, la meilleure directrice de tous les temps, mais elle avait quand même une certaine confiance en nous; et si elle ne me l'accordais plus, qui le ferait ? Je craignais pour mon poste, pour mes élèves. *Rejons-les. * Le ministre a expressément ordonné au personnel de rester ici. *Depuis quand tu obéis au Ministre ? * Depuis que, au même titre que mes collègues, je suis soupçonnée de l'assassinat de Renata Harshing ! A voix ne me répondit pas, elle savait que j'avais raison. Qui était derrière tout cela ? Crise cardiaque, empoisonnement ? West ? Ces ambitions l'y aurait sans doute poussé.  «Salopard.», grognais-je.  «Et Sudworth il est où ? Toujours aux abonnés absents quand on a besoin de lui ! ». Cette dernière phrase avait été soufflée si bas que seul les meubles qui m'entouraient auraient pu m'entendre. Une commode, une vitrine et un fauteuil. Mon intérêt pour ce dernier se fit tout de suite conséquent et je m'y laissais retomber. Nous étions quelques-uns, déjà. Je leur déclarais, parfaitement laconique, comme un canard laqué :

«J'ai aucune idée de si c'est un empoisonnement ou une bonne vieille crise cardiaque -faut dire qu'elle était plus toute jeune, notre Harshing-, mais je pense que ce serait cool de savoir si c'est un d'entre vous qui a fait ça. Mais comme nous ne sommes pa suicidaires et que,même si on aime bien les bisous, ceux d'un détraqueur ne nous tentent pas, je propose qu'on donne des noms au hasard ! Tiens tiens tiens.. » J'en devenais presque féroce.  «C'es fou, je n'ai aucune idée de qui pourrait s'y connaître en potions...»Mon ton transpirait d'ironie.  «Mais les Serpentard sont bien trop intelligents pour faire cela ici, n'est-ce pas ? Ce qui nous laisse... Hugh, Clio, Mia, Noah ou Liam. Hugh étant trop stupi... stupéfiant pour faire cela, Liam et Noah étant de gentils petits Poufsouffle -ou pas mais c'est un bon alibi quand même-, Mia respirant la gentillesse et la candeur et Clio étant une sainte-ni-touche -si si, je vous jure-, on en conclut que l'assassin n'est pas un membre du personnel de Poudlard. »

Je me levais gracieusement, m'inclinais théâtralement, tel un corbeau, avec un sourire malicieux. Je me recoiffais ensuite et ajoutais :  «Société d'avocats Boccini, à votre services, mes enfants. »

Je me laissais à nouveau tomber sur le fauteuil moelleux, me rappelant ce jour où Renata m'avais accueillie dans son équipe. Son air calme m'avait inspirée mais de toute évidence elle n’agissait pas assez à mon goût. J'étais jeune, c'était il y a déjà deux ans de cela. Elle nous laissait une liberté quant-à nos cours qui m'avais permis de révéler des talents particuliers chez mes élèves. La stratégie pour certains,l'endurance pour d'autres, la force pour le restant. Mais elle avit été aussi ma Directrice du temps où j'avais été élève. De cette époque, de son visage, ne me restait que deux souvenirs. Ma Répartition, bien entendu. Mon regard planté dans le lointain, dans ses yeux en réalité; le Choixpeau délicatement posé sur ma tête et le cri tonitruant qui avait résonné : "Serpentard". Quelle autre maison pour une femme telle que moi ? Pour un monstre sanguinaire au corps angélique ? Renata avait toujours fait fit de nos maisons d'origines. Nous n'étions qu'un groupe pédagogique soudé. Et le pilier, la colonne, le colosse qui nous soutenaient venait de s'effondrer. La Magie, miracle de la nature, tenait encore l'édifice, mais si rapidement une solution n'était pas trouvée, il n'y aurait plus rien, et Poudlard ne deviendrait plus qu'un loitain souvenir.

«Vous ne croyez pas que deux d'entre nous au moins devaient aller voir les élèves ?  Les préfets restent des enfants, ils sont jeunes et sans doute déboussolés. Et de grâce, ne me dîtes pas qu'ils sont formés à ça. La plupart n'ont pas encore dix sept ans. »

C'est uniquement à ce moment-là que je comprends ce qui me trouble. Je suis en colère. Je suis paniquée. Je suis effondrée. Je suis vivante. Ma paradoxalité est telle que la mort de Renata ne me touche déjà presque plus; peut-être l'omniprésence de décès dans ma famille, que sais-je. Mon unique préoccupation ? Mes enfants, les élèves de cette académie.

Le corbeau a raison, j'ai raison. Je ne dois pas penser à moi. Pour la première fois de ma vie, je ne dois pas être égoïste. Sinon je ne tiendrais pas facilement le choc.

«Et il faut qu'ils se couchent. Je pense qu'il faut reprendre les cours dès demain. Ne pas leur laisser le temps de s'enfoncer dans la douleur, l'incompréhension ou le méfie. Plus que jamais, on va devoir les faire crouler sur le travail. Jusqu'à ce qu'on sache ce qui c'est passé.  »

Non mes amis. Jusqu'à ce que JE sache. Parce aucun de vous n'est digne de confiance à mes yeux.. Sauf Rurik peut être. Et encore. Dans tous les cas, assassinat ou problème vasculaire, je vais mener mon enquête. Et tout faire pour que cet abrutit de West ne soit pas nommé directeur. C'est important, ça aussi. Je croises les bras, remonte les jambes si bien que mes genoux se retrouve contre ma poitrine. J'attends.

J'attends quoi, au juste ?
Un signe,un geste, un souffle ?
J'attends la fin du monde, ou peut-être son commencement ?

Au lointain, une chouette hulule, un corbeau croasse, un loup hurle à la lune. Il faut que l'on soit comme les loups. Plus que jamais, on doit être une meute. Mais personne n'aura jamais plus confiance en personne. D'une petite voix anodine, je déclare : «Quelqu'un à l'heure ? »
Kyara Blanchet
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[Concours RPG] Renata Harshing est morte !
Kyara Blanchet, le  Dim 8 Mar - 21:35

J-2 avant le banquet


Cela faisait des jours que Kyara avait des papillons dans le ventre en attendant ce jour fatidique. Elle devait revoir Liam afin qu'il s'explique sur son comportement. La Française avait jusqu'à là réussi à ne pas le croiser alors qu'il travaillait au même endroit. Même si c'était un crétin doublé d'un lâche, Kyara était toujours amoureuse de lui. Six ans ne pouvaient pas s'effacer comme ça. La professeure de soins aux créatures magiques tentait de se préparer à cette rencontre lorsqu'un imprévu arriva sous la forme d'une missive. Le ministre de la magie allait venir lors du prochain banquet. Les résidents du château devaient tous faire acte de présence. Était-ce un signe du destin ? Elle ne savait pas, mais le petit tête à tête avec Liam pouvait attendre.


J-J



Debout face à son miroir, Kyara vérifia une dernière fois sa tenue avant de se mettre en route. Les élèves avaient eu le droit à un long discours les informant que le premier qui bougerait une oreille de travers le regretterait amèrement. De ce fait, on entendait que des murmures dans la grande salle jusqu'à ce que Petrus se lève. Il n'y avait pas à dire, le ministre de la magie était un beau gosse, même s'il ne semblait pas aussi frais que d'habitude. En pensant cela, la brune adressa un rapide coup d'oeil vers Liam. Le jeune homme semblait être contrarié. Poussant un petit soupir, elle se concentra de nouveau sur le ministre de la magie. Cela étonnait un peu Kyara de le voir sans sa garde rapproché. Il pouvait y avoir des terroristes parmi les élèves et pas d'Auror pour protéger le ministre ! La sécurité laissait vraiment à désirer.

Après quelques secondes de silence, Petrus fit son discours informant Poudlard que les mesures de sécurité allaient être allégées. C'était peut-être pour ça que les Aurors n'étaient pas présents pour la soirée. Concentrée sur les mots du ministre de la magie, Kyara détourna le regard quand quelque chose de rapide traversa son champ de vision. Fronçant les sourcils, la Française se pencha légèrement et constata que Charli était en train de balancer ... des petits pois à l'aide de sa petite cuillère. Sérieusement ?! Il n'avait que ça à faire ? De balancer de la bouffe sur la table des poufsouffle ? Haussant les yeux au ciel, Kyara loupa la fin des paroles de Petrus et le banquet commença.

Tout se déroula sans accroc jusqu'à ce que Renata se décide à prendre la parole à la fin du repas. Comme Petrus, elle ne semblait pas en grande forme. Lentement, elle avança pour rejoindre le promontoire. Fronçant les sourcils, la professeure de soins aux créatures magiques échangea un regard avec ses collègues. Quelque chose clochait.

- Je… Après ce repas… Nous avons… Il est important de comprendre que… Pour Poudlard… Dans ce cas nous pouvons réduire les effectifs… Un seul concierge… Moins d’Auror… Et nous pourrions… Poudlard est sûre… Bravo pour vos efforts… Merci…

On pouvait sentir qu'elle souffrait en disant ses mots. Son merci fut le pire de tout. Il était faible, mais sincère. La directrice de Poudlard s'effondra alors sur le sol. Se levant, Kyara allait se précipiter vers elle, mais Petrus fut plus rapide. Il y eu un flottement dans l'air avant que la grande salle explose de bruit. Que venait-il de se passer ? Kyara ne manqua pas les gestes du ministre de la magie. Après quelques secondes, il s'arrêta et le cœur de la professeure de soins aux créatures magiques rata des battements. Non ... ce n'était pas possible. Ça ne devait être qu'un malaise. Les mots de Petrus tuèrent l'espoir. Son regard était larmoyant.

- Que les préfets accompagnent les élèves dans leurs dortoirs ! Vous n’avez plus rien à faire ici ! Filez ! Couchez vous et ne vous relevez pas ! Que les professeurs aillent dans la salle annexe ! Vite !

Debout, Kyara ne bougeait pas, son regard était figé sur le corps de la directrice de Poudlard. Le monde venait de s'arrêter autour d'elle. Elle n'entendait plus les bruits, elle ne voyait plus les gens, elle était seule dans son monde et Renata se trouvait sur le sol en face. Sa poitrine ne se soulevait plus. Pourquoi Rurik ne faisait rien ? Après tout il était professeure de médicomagie ! La Française fut tirer de sa torpeur quand on la bouscula légèrement. Les ordres du Ministre de la Magie résonnèrent dans l'esprit de Kyara. Il fallait qu'elle aille dans la salle annexe.

Tournant les talons, Kyara posa ses yeux sur l’assiette de Renata et nota qu'elle était presque pleine. Entrant dans la salle, elle alla s'installer dans un coin avant de plier ses jambes vers elle et de poser sa tête sur ses genoux. Renata ne semblait pas bien dès le début du banquet, elle n'avait pas beaucoup manger et paf elle s'effondrait. A par se précipiter vers elle, Petrus n'avait rien fait de plus. Tout ceci n'était pas logique ... Renata n'était pas si vieille que ça ... ce n'était pas naturel ... Poussant un soupir, la brune releva la tête et se passa les mains sur le visage. Valentina en profita pour innocenter les membres du personnel. La regardant se secouer pendant quelques secondes, Kyara ne préféra pas répondre.

Un membre du personnel de poudlard, le coupable ? Rurik n'était pas vraiment un modèle de douceur, mais de là à tuer Renata .... Quel était l’intérêt de la tuer ? Prendre sa place à la tête de Poudlard ? C'était au ministère de la magie de désigner son successeur de toute manière. Se figeant, Kyara sentit son sang ne faire qu'un tour dans ses veines tandis qu'une idée était en train de germer dans son esprit. Si cela venait d'un membre du ministère ? Renata n'allait pas vraiment dans le sens du ministère, c'était plus une plaie à supporter ... Il était plus simple de l’éliminer pour ... prendre le contrôle de Poudlard ? Non, ça ne pouvait être possible. La brune ne savait plus ce qu'elle devait penser, il fallait qu'elle en parle ... qu'elle en parle avec Liam !

Sortant de ses pensées, Kyara chercha le jeune homme, mais il ne se trouvait pas dans la salle annexe. Peut-être qu'il avait raccompagné les poufsouffle ... comme si c'était le moment ! Inspirant profondément, la brune se mit à tourner comme un hippogriffe en cage en entendant de pouvoir sortir. Il fallait qu'elle parle avant de se laisser submerger, elle voulait avoir tort, il le fallait et si elle avait raison, cela voulait dire qu'un assassin se trouvait dans le Ministère de la Magie et que la prochaine cible pouvait bien être le Ministre en personne ....
Hugh Dey
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[Concours RPG] Renata Harshing est morte !
Hugh Dey, le  Lun 9 Mar - 19:11

[Autorisation de Liv J. Samuels pour l’utilisation de son Libre Arbitre.
Lecture du RP : Voir le Fichier : Lecture_Mort_de_Renata.wma]


Je mangeais à la table des profs parce qu'on nous avait dit qu'il fallait être présent ce soir. Moi je savais pas trop pourquoi ma présence était obligatoire... Mais bon, j'allais bien pouvoir être capable de supporter tout le monde sans broncher pendant quelques temps. Moi t'façon je faisais mon taf et rien de plus, fallait pas qu'on m'alpague pour me demander un truc parce que j'allais pas être d'accord. Sérieusement, marre d'être toujours la bonne poire quoi.

Du coup je faisais en sorte de parler à personne. Même si, depuis que j'avais remarqué que Liv était infirmière, j'arrêtais pas de lui faire des sourires et d'essayer d'aller lui parler sans jamais trouver le temps nécessaire. C'était pas grave. Ca finirait bien par venir. En attendant... En attendant y avait le ministre. Un mec un peu grand qui se la jouait beau gosse. Il me laissait assez indifférent, le truc c'est qu'il s'était mis à parler et qu'il fallait que je comprenne un peu ses paroles.

Fin pas les comprendre genre comprendre... Les mots c'est bon j'avais pigé grosso modo, ce que je voulais savoir c'était ce que ça voulait dire en vrai. Parce que pas loupé hein, c'était un politique le mec. Ca voulait dire que ce qu'il disait, bah ça voulait pas vraiment dire ce que ça disait réellement. Voilà. Je pense même que c'était la définition même de « politique », juste qu'on nous bassinait d'autres trucs dans les bouquins.

Bref, sécurité un peu moins forte à Poudlard et tout le tsoin tsoin. Fin perso j'en avais rien à carrer de ce qu'il disait, tant que la bouffe tardait pas à arriver. Allez à table !

En fait pendant le repas ça se passait bien. Et tant mieux d'ailleurs. Fin bon y avait toujours trop de gamins qui piaillaient partout mais on pouvait pas les empêcher de causer ces petites bêtes là, donc fallait faire avec. Nan, le truc c'était plutôt quand la dirlo s'était levée pour aller parler. Bah bordel si c'était pour ça qu'on nous avait fait venir à la table des profs c'était pas top hein ! Un discours du ministre, un de la dirlo, manquait plus qu'à rameuter les chef d’Etats des autres pays pis on avait tout le gratin quoi !

Mais franchement, le discours d'Harshing était pas terrible. Fin elle avait pas l'air de l'avoir bien préparé. Bon déjà, quand elle marchait c'était pas génial, et j'étais à deux doigts de croire que la canne que j'avais piqué à l'infirmerie l'autre fois c'était la sienne. Parce que là du coup, sans appui, elle avait pas l'air de tenir bien debout. Comme si elle était sur un bateau alors qu'en fait elle était sur le sol. Enfin euh... Ouais je crois. Poudlard c'était pas un bateau hein ? Ah nan... C'était un château. Nan c'est parce que ça se ressemble du coup on peut confondre.

Bon, en fait j'écoutais pas bien le discours. Sauf quand elle disait « Un seul concierge ». Je regardais autour de moi. Qui c'est qu'elle allait virer ? Sean. Nan t'façon c'était sûr, c'était pas moi. J'étais le plus vieux de nous deux. Elle pouvait que virer le bébé concierge. Oui... Oui oui. C'était ça. Y avait pas à hésiter.

T'façon j'avais plus le temps d'hésiter. Plus le temps même de me poser la question. La vieille était tombée par terre. Pis comme les élèves étaient bien élevés, ils rigolaient pas. Nan parce que n'importe qui tombait dans les couloirs, ils pouffaient de rire mais quand c'était la dirlo, ils savaient qu'ils risquaient de se faire défoncer. Sauf que moi j'étais pas élève. Alors je pouvais pas m'empêcher de rigoler un peu, mais dans ma tête surtout, en pensant que c'était sans doute parce que je lui avais piqué sa canne. La pauvre... Si je l'avais pas autant abîmée je lui aurais redonnée, mais là pas possible. Oh nan fait ch*er fallait que je lui en paie une du coup !

Bon, pour me faire pardonner, je me levais à demi. Vous savez la position de quand vous êtes pas encore assis, mais pas encore debout non plus. Quand les jambes sont pliées et que ça fait mal aux cuisses. Bah voilà, cette position là. Sauf que je restais comme ça. Bah c'était pas tellement pour me faire les muscles, mais plutôt parce que le ministre avait couru et était déjà sur la vieille en train d'appuyer sur ses seins. Beurk... Moi je tournais la tête. Je trouvais ça bizarre de le voir toucher ça sans aucune gêne devant les élèves. Bon ouais d'accord, c'était le ministre, mais il pouvait pas tout se permettre quoi. Pis imaginez, c'est moi qui tombe par terre parce que je sais pas tenir droit, vous croyez qu'il va se mettre à appuyer sur mon entrejambe pour voir si je vais bien ?

Il criait des trucs... Fallait aller dans une salle. Ouais bon c'est bon, elle était tombée la vieille. Elle avait une sale tête mais c'était pas grave. Un petit Revigor pis c'était reparti nan ? Tiens d'ailleurs, je savais pas trop comment je connaissais ce sort mais il avait l'air bien s'il redonnait du pep's comme ça. Je pensais bien qu'il fallait que je me le fasse le matin au réveil histoire de moins traîner des pieds... Ouais c'était une idée.

Mais les bonnes idées allaient pas sans les mauvaises nouvelles. Sérieusement, j'étais entouré de tous les profs, et ils faisaient tous une tronche d'enterrement. Bah quoi ? Vous avez vu un mort ou quoi ? Je commençais à réfléchir à une bonne blague pour essayer de les faire changer un peu de tronche mais j'avais rien qui venait. Pis ils connaissaient déjà la différence entre un hippogriffe et un sombral du coup je pouvais pas la refaire. Même si elle était drôle.

Bon je comprenais pas bien pourquoi fallait qu'on aille à l'écart. Je veux dire, on l'avait déjà tous vu tomber la vieille pie, donc on n'allait pas pouvoir nous faire oublier ça. Sauf si on nous jetait un sort collectif. Je me retournais vite pour voir, mais nan. Fin elle était pas revenue pour nous faire oublier ça quoi. Je haussai les épaules pis j'allais vers Liv. Fallait quand même que je lui fasse part de mes inquiétudes donc, à voix basse j'allais lui dire :

« Tu crois qu'elle va me renvoyer si je lui dis que c'est de ma faute ? Parce que je crois bien que c'est sa canne que j'ai piqué l'autre fois. Pis comme elle a dit qu'y aurait plus qu'un seul concierge, je veux pas trop lui dire de connerie... pas envie de me faire jarter de là moi, surtout pas depuis que t'es arrivée. »

Seulement, Liv elle était comme tous les autres. C'est-à-dire que si son visage avait pas été retenu par de la peau, sa bouche aurait déjà fini par terre tant elle avait l’air triste. Pis en me voyant parler ça améliorait rien. Elle avait l’air de tomber des nues même quand je lui annonçais ça, alors que moi je m’inquiétais juste pour ma place.

« Mais Hugh… Tu sais que c’est un peu plus grave qu’une chute là ? Enfin elle est… Elle avait l’air très malade. »

Oh. Si elle était très malade alors… Mais attends…

« Bah c’est quoi le rapport avec la canne ? »

C’est vrai ça… Fin si elle était malade c’était pas en rapport avec la canne normalement. Sauf si la canne était son soutien moral, en plus de l’être physiquement. Oh bordel ! Peut-être que ça lui injectait une dose de médocs et que, du coup sans ça, ça l’avait rendu malade ! Je commençais à paniquer même en comprenant les paroles que Liv prononçaient. Elle y allait doucement. J’avais un peu l’impression qu’elle m’annonçait que la Petite Souris existait pas. Et moi je l’écoutais. Je l’écoutais sans pouvoir me détacher de ce qu’elle disait. L’horreur se peignait peu à peu sur mon visage. Et là elle fit tomber le verdict. Bordel. J’aurais jamais dû lui piquer sa canne. C’était pas bon du tout pour moi.

J’avais tué Renata Harshing.



Dernière édition par Hugh Dey le Sam 4 Avr - 23:44, édité 1 fois
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Charli Proulx
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Concours RPG de Charli Proulx
Charli Proulx, le  Lun 9 Mar - 20:46

Ce midi, le repas risquait d'être bien meilleur que d'habitude. En effet, le ministre de la magie, Petrus Sudworth, avait prévu une petite visite au château de sorcellerie de Poudlard dans le but d'y faire un énième discours. Pour l'occasion, l'ensemble du personnel avait été prévenu et se devait d'avertir les élèves de sa présence et à ne pas manquer lui manquer de respect. Alors, lorsque Charli passa les portes de la grande salle pour aller rejoindre sa place à la table des professeurs, il ne manqua pas l'occasion de frapper le haut du crâne d'une petite bande d'élève de gryffondor qui n'arrêtaient pas de jacasser. Il ne vit pas leurs expressions mais le résultat escompté fut obtenu. Puis, il alla s'installer.

Attendant que tout le monde prenne place, Charli contempla avec attention quel allait être le repas du jour. A priori, le choix était large mais il était persuadé qu'il allait se régaler. C'était bien la seule chose d'agréable lorsque le ministre rendait visite à l'établissement, les elfes de maisons se surpassaient. La tête sur les mains, le gardien attendait avec impatience que le discours commence car il n'avait envie que d'une chose, se remplir l'estomac.

Quelques minutes plus tard, le ministre se leva et le silence complet s'installa dans la grande salle. Une fois satisfait de son auditoire, il prit la parole. Maintenant que l'attention de tous était portée sur la figure emblématique, Charli commença à remplir son assiette, écoutant d'une petite oreille le discours. Alors qu'il allait se mettre à engloutir son déjeuner, son regard se porta sur un plat de petit pois. Un magnifique sourire prit place sur son visage, l'idée du siècle venant de germer. Il le rapprocha donc de lui et attrapa sa petite cuillère. Mettant la main directement dans le plat, il attrapa quelques petites boules et les plaça dans sa catapulte improvisée. D'un geste parfaitement contrôlé, il l'actionna et les petits pois allèrent s'écraser sur la table des poufsouffle. Personne n'ayant eu l'air de remarquer, il recommença et cette fois-ci, le petit pois rencontra sa cible. Headshot, 100 points. Le poufsouffle n'eut pas l'air de comprendre de qui cela venait et ne chercha pas plus loin.

Pendant ce temps, le ministre étant en train d'annoncer à l'ensemble de l'école que les aurors allaient être retirés. A ce moment là, Charli reprit attention au discours car il s'agissait d'un point qui l'intéressait. Avec les aurors à l'intérieur du château, il était plus dur de mener des actions illégales et de s'en prendre aux élèves afin de leur remonter la tête par quelques actes anodins. Mais, maintenant, tout allait être possible. Une nouvelle ère allait pouvoir s'installer dans les murs de Poudlard.

Le discours toucha à sa fin et Sudworth souhaita un bon appétit à la salle. Le brouhaha ambiant était revenu et les couverts commencèrent à s'agiter. Les conversations bien qu'inaudibles depuis la place de Charli étaient évidentes. Les élèves commentaient avec leur voisin le discours que le ministre venait de tenir. Ils énonçaient leurs points de vue entre eux, comme si le fait d'être pour ou contre le retrait des aurors de l'établissement allait changer quelque chose suite à la décision qui venait d'être prise. Quant au gardien, il finissait son assiette déjà bien entamée et n'hésita pas à se resservir une seconde fois, parlant au passage avec ses voisins de table.

Au moment du dessert, Renata Harshing, la directrice de Poudlard, se leva afin de prononcer à son tour quelques mots. Le silence revenu, elle pu commencer. Cependant, les choses ne se passèrent pas vraiment comme ça aurait du. Elle qui d'habitude parlait de manière éloquente venait de perdre toutes ses années d'efforts, se ridiculisant devant son public. Ses phrases n'étaient plus des phrases. Elle n'arrivaient plus à aligner les mots pour rendre ses paroles logiques.

Charli était totalement hébété par ce qui était en train de se passer et ce n'était pas le seul. Partout, des murmures se faisaient entendre, commentant les agissements de la directrice. L'incompréhension était devenue maîtresse de la grande salle. Puis, le moment tant redouté arriva, Harshing était en train de s'écrouler. Totalement surpris, il se leva d'un bond. Ce ne fut d'ailleurs pas le seul. La majorité de la table des professeurs avaient eu la même réaction, en particulier le ministre qui alla directement à sa rencontre. Il la prit dans ses bras et tenta de la réveiller. Mais, le mal était fait. Voyant les larmes couler sur les joues du ministre, Charli comprit aussitôt. Harshing était morte.

La panique s'était installée dans la grande salle. Sous le choc, certains élèves s'étaient mis à crier, d'autres pleuraient sous l'émotion et d'autres restaient totalement bouche bée. Sudworth reprit vite son rôle et ordonna que tous les élèves rejoignent leurs dortoirs accompagnés par leurs préfets tandis que l'ensemble du personnel devait se réunir dans la petite salle annexe le plus rapidement.

Le gardien s'y dirigea lentement, essayant encore de comprendre ce qu'il venait de se passer. Pour lui, il était impossible qu'elle soit morte de manière naturelle. On avait beau la considérer comme une vieille mamie décrépie, elle n'avait pas la cinquantaine. Il était persuadé qu'elle n'était pas morte d'une simple crise cardiaque, c'était tout bonnement impossible.

Dans la salle annexe, certains professeurs essayaient de comprendre ce qu'il venait de se passer. Ils se posaient des questions sur la mort d'Harshing, si elle était naturelle ou non. Charli lui n'avait aucune envie de prendre part au débat, bien trop occupé à réfléchir à qui aurait bien pu faire ça. Ce dont il était sûr, c'est que ce n'était pas un coup des mangemorts auquel cas il aurait été au courant et se serait même plutôt réjouis de sa mort. Mais là, le poisson leur avait filé entre les doigts et quelqu'un avait commit l'acte à leur place. Charli ne savait pas si il devait aimer cette personne ou au contraire la détester pour leur avoir enlevé ce qui aurait pu être l'un de leur meilleur coup de l'année. Mais, la personne en question restait un allié potentiel puisque leurs idées convergeaient. Sauf si il ne s'agissait là que d'un coup d'état afin de pouvoir prendre possession de la plus grande école de sorcellerie de Grande-Bretagne.

Ce dont il était également sûr, c'est qu'il ne s'agissait pas d'un coup de l'ordre du phénix ou alors, leurs convictions avaient bien changés depuis là fois ou ils avaient fait paraître leur journal. Charli ne voyait pas vraiment en quoi tuer Harshing aurait pu leur être bénéfique car, à sa connaissance, elle n'avait jamais été contre leur mouvement.

La seule explication possible était donc qu'une tierce personne avait voulu sa mort dans l'unique but de prendre le contrôle de Poudlard. Cela voulait donc dire que la cause du décès était très certainement l'empoisonnement. Il y avait donc deux choix possible, soit il s'agissait d'une personne ayant agit à l'intérieur du château ou quelqu'un d'extérieur, qu'elle aurait rencontré lors de l'un de ses déplacements. Il en aurait ainsi profité pour lui administrer une potion mortelle, la tuant quelques heures plus tard afin d'éviter tout soupçons. La seule manière de savoir ce qu'il s'était réellement passé serait de faire appel à un légistomage afin qu'il puisse analyser le corps de la défunte. Il trouverait donc la cause de la mort et les autorités pourraient donc mener l'enquête. Enfin, pour ça, il faudrait qu'ils soient un minimum dégourdi et Charli ne pensait pas que cela soit dans leur capacité.

A force de réfléchir, il arriva à la conclusion que quelqu'un voulait sans doute prendre le pouvoir de Poudlard et maintenant que la panique régnait dans le château, c'était le parfait moment pour attaquer.  Si il savait que les mangemorts ne le ferait pas puisqu'ils n'étaient pas à la base de se plan, rien n'était dit qu'un autre groupe ait vu le jour et soit derrière tout ça. Charli se devait donc d'aller faire son boulot au plus vite car il ne supporterait pas que d'autres personnes prennent le contrôle de l'école par la force, surtout si il était sur le terrain de bataille. De plus, chercher des réponses dans cette pièce ne rimait pas vraiment à grand chose alors il annonça sa décision au personnel ainsi qu'au ministre.

- J'vais renforcer les défenses du château au cas ou quelqu'un tente une attaque.

Il quitta donc la pièce pour aller faire son job tout en pensant à la personne qui allait prendre la place de Renata Harshing.
Liv J. Samuels
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Participation au Concours RPG - Liv J. Samuels - Poufsouffle
Liv J. Samuels, le  Lun 9 Mar - 21:19

Avec l'autorisation de Hugh pour son libre-arbitre.

Liv n'aimait pas trop quitter l'Infirmerie de Poudlard. Depuis qu'elle avait pris possession de son nouveau territoire, elle détestait en sortir. Pourtant, il lui fallait impérativement assister au déjeuner. Le Ministre en personne faisait le déplacement pour s'adresser aux élèves, disait-on. Même si Olivia et la politique faisaient trois, elle avait envie d'écouter ce qu'il avait à dire.

D'un coup de baguette, elle verrouilla la porte de son bureau et se dirigea vers la Grande Salle, croisant çà et là de petites grappes d'élèves. Elle lissa le pli de sa jupe avant de rentrer et de s'installer à la table des professeurs. Avec un léger sourire de circonstance, elle salua l'assemblée de la tête avant de s'asseoir. Elle n'était pas très loquace, un peu troublée par l'ambiance particulière qui régnait... Une atmosphère bien étrange pour une si jolie journée. Plongée dans ses pensées, elle ne prêta que peu d'attention aux conversations professorales. Elles étaient souvent barbantes. Puis, Sudworth prononça un discours.

Comme d'habitude, rien de bien nouveau sous le soleil. Les thématiques habituelles et plus de vent qu'autre chose. Puis, il lança le début des festivités. Comme d'habitude, de la nourriture à profusion. Liv lança un sourire amusé à Hugh, qui se trouvait tout près. Elle grignota distraitement, elle n'était pas très fan des repas en grande pompe. Puis, ce fut terminé et elle rêvait toujours. Mrs Harshing se leva. La jeune Infirmière fronça les sourcils, elle n'avait pas  l'air bien. Mais pas du tout. Cela n'étonna même pas Olivia quand Renata s'effondra sur le sol.

Et là, ce fut la panique. Oui, la grosse panique. Un brouhaha monta, les élèves fourmillaient dans tous les sens. Le Ministre se leva et se jeta aux côtés de la dame. Mais un regard suffit à Liv. Renata Harsing était morte, là, dans la Grande Salle. La première émotion que ressentit la brune, ce fut l'ironie. Harshing était là, étendue sur le sol. Elle finissait au plus bas, alors qu'elle avait régné sur le château des années durant....

Toute la suite se déroula dans le flou. Liv n'était pas du genre à lutter contre le flux et le reflux de la confusion. Elle se laissait porter, simplement, calmement, en faisant ce qu'on lui disait de faire. Elle se dirigea dans la petite salle annexe à la Grande Salle, comme ordonné par le Ministre...Qu'est-ce qui allait se passer maintenant ? Olivia se laissa tomber sur une chaise, sans un regard vers ses collègues. Elle était triste. Elle avait apprécié Renata quand elle était élève. Elle avait une grande prestance et était une femme de pouvoir. Tout ce que Liv ne serait jamais. Elle était triste.

C'était bizarre d'être triste. Elle ne lui avait jamais vraiment parlé, elle était lointaine. Mais, malgré toutes les raisons, ce décès était triste. Comme tous les décès. Tout ce que la médecine ne pourrait jamais expliquer, toutes ces morts violentes et inutiles. C'était triste. Et c'était idiot en même temps...L'ancienne Poufsouffle ne connaissait pas si bien que ça Mrs Harshing. Mais la jeune femme devait beaucoup à la Directrice.

Finalement, ce fut Hugh qui arriva. Il avait l'air un peu désorienté. Alors, quand il lui adressa la parole d'un air penaud, elle eut un sourire. Enfin, ce qui allait suivre la fit moins sourire.

« Tu crois qu'elle va me renvoyer si je lui dis que c'est de ma faute ? Parce que je crois bien que c'est sa canne que j'ai piqué l'autre fois. Pis comme elle a dit qu'y aurait plus qu'un seul concierge, je veux pas trop lui dire de connerie... pas envie de me faire jarter de là moi, surtout pas depuis que t'es arrivée. »

De quoi ? De quoi il lui parlait là ? Cette histoire de canne...Celle qu'il avait quand ils avaient commencé à chasser...Mais qu'est-ce que cela avait à faire avec la chute de Renata ? Il n'avait quand même pas...Non. Dey était peut-être légèrement limité mentalement, mais il n'était pas méchant. Olivia écarquilla les yeux, hésitant sur la réponse à lui faire. Dans l'attente de détails, elle opta pour la réponse qu'elle pensait la plus sage :

-Mais Hugh… Tu sais que c’est un peu plus grave qu’une chute là ? Enfin elle est… Elle avait l’air très malade.

C'était même un euphémisme...En fait, elle avait même l'air très décédée. Mais le concierge ne semblait pas comprendre la gravité de l'événement. Et elle, elle était encore dans l'état second provoqué par la panique. Elle priait pour que cette explication suffise. Mais c'était bien mal connaître l'homme en face d'elle.

« Bah c’est quoi le rapport avec la canne ? »

Liv soupira, d'un air atterré. Il était vraiment en dehors de la réalité, ce petit. Enfin, ce petit qui avait une dizaine d'années de plus qu'elle. Elle allait vraiment lui expliquer ce que c'était la mort ? Visiblement, oui. Elle tenta donc de prendre son air le plus rassurant, et commença.

-Bon, Hugh...Tu sais, quand Jean-Pierre le Boursouflet est mort ? Cela a été brusque et violent. Et on a été très tristes après. Là, Renata, elle n'est pas juste tombée parce qu'elle n'avait pas sa canne. Elle est morte, comme Jean-Pierre. Enfin, pas de la même manière que Jean-Pierre, tu saisis. Elle est juste...morte.

Sa voix se cassa. Ce n'était plus une question d'explications. Mettre des mots dessus, cela rendait la situation réelle. Vraiment réelle. Renata Harshing était morte. Et on ne savait pas ce qui s'était passé. Sûrement qu'on ne saurait jamais. Le Ministère se donnerait toutes les peines du monde pour étouffer la vérité, comme d'habitude. Renata aurait de magnifiques funérailles et tous la pleureront un temps.

Un jour de douleur après l'autre, une perte après l'autre. Il fallait seulement souffler, et affronter la dure réalité. Un nouveau Directeur serait nommé, le temps reprendrait son cours. Tout le monde, sauf les vieux manuels d'Histoire poussiéreux, oublierait qui avait été Renata Harshing. Et c'était normal. Puisque que c'était la vie sur Terre. Olivia était définitivement triste. Renata Harshing venait de mourir, laissant le monde intact, tel qu'il était.
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[Concours RPG] Participation de Clíodhna Quinn (Gryffondor)
Invité, le  Lun 9 Mar - 21:59

Ce n’était pas tous les jours que le Ministre de la Magie en personne leur faisait l’honneur de leur rendre visite ! Fervente admiratrice de cet homme des plus charismatiques, Miss Quinn avait d’ailleurs eu beaucoup de mal à garder les idées claires lorsque la fin de la journée avait approché, toute émoustillée qu’elle était à l’idée de le croiser aux détours des couloirs du château. Qui sait, peut-être lui ferait-il même l’honneur de visiter sa salle de cours ou ses appartements ? Décrétant qu’elle ne serait pas capable de donner cours aussi décemment qu’elle le devait, la jeune enseignante avait d’ailleurs décidé d’improviser une interrogation surprise auprès de ses élèves, ce qui lui laissa le loisir de laisser libre cours aux fantasmes que lui inspiraient cette présence… et inspira une vague de contestation dans le chef de son auditoire à qui elle avait promis à un après-midi d’exercices pratiques !

Ce comportement était d’autant plus curieux que cela faisait quelques mois que l’estime qu’elle portait à Sudworth était en chute libre. Cela avait commencé lorsque des rumeurs l’avaient accusé d’être derrière la disparition de la Magenmage Dora B. Stone, mais la méfiance de notre brunette à l’égard de son idole s’était surtout amplifiée lorsqu’il avait pris le parti de se faire plus discret dans les médias après l’attaque de la Grande Salle. Elle s’était en outre montrée perplexe lors du procès Elfast, convaincue que la directrice de Serpentard n’était pas aussi innocente que le Ministre de la Magie avait bien voulu le croire. Enfin, elle avait été outrée d’apprendre le changement d’attitude des institutions magiques à l’égard de l’Ordre du Phénix après les funestes événements du Nouvel An. Du jour au lendemain, ils avaient été rétrogradés au rang de parias, avec tous les risques que cela supposait vis-à-vis de la Justice Magique. Le moins qu’on puisse dire, c’était que Clíodhna n’arrivait plus à comprendre la ligne de conduite de celui qu’elle avait tant admiré. À quel jeu jouait-il exactement… ?

Mais tout cela, c’était de la politique. En marge de cela, il y avait l’homme et c’était bien lui qui intéressait notre jeune professeure qui n’avait jamais fait grand mystère de sa passion pour les hommes de pouvoir. Avant de descendre pour dîner dans la Grande Salle, ce n’est donc guère surprenant qu’elle laissa libre cours à sa coquetterie, caressant ainsi l’espoir de s’attirer les regards de celui qu’elle s’amusait à surnommer Pete comme avaient coutume de le faire le lectorat de Sorcière Hebdo. Elle avait donc pris place autour de la table du personnel avec ses collègues, s’arrangeant pour avoir une vue intéressant sur ce cher Petrus à défaut de pouvoir prendre place à ses côtés. Avant que le banquet ne soit dévoilé, le Ministre de la Magie adressa quelques mots aux élèves de Poudlard, après quoi il laissa place à Harshing qui... Balbutia quelques mots, avant de chavirer et de s’étaler au sol.

« Oh My… », eut à peine le temps de s’exclamer Clíodhna, avant d’étouffer la fin de son interjection.

Comme d’autres collègues, la sorcière se leva aussitôt et esquissa un mouvement vers le corps gisant de la directrice, mais fut coupée dans son élan par Sudworth qui les somma de rester à l’écart. Il fallait la laisser respirer. Le politicien laissa ensuite exploser sa colère et la professeure de Métamorphose comprit que c’était trop tard, que c’était fini. Renata Harshing était morte. Il donna alors des ordres à tout va, priant les élèves de déguerpir et sommant le corps enseignant à se réunir dans l’arrière salle. Sous le choc, Clíodhna mit un instant à réagir. Tout était allé trop vite, elle ne comprenait pas. Elle avait juste affreusement mal au cœur. Harshing. Pourquoi ? Que se passait-il ? Une main se posa alors sur son épaule et l’entraina avec le reste des professeurs, mais elle ne parvenait pas à détacher son regard du corps sans vie de la directrice de Poudlard. Très vite, des larmes fusèrent aux coins de ses yeux et sa vision se brouilla. Elle sanglotait nerveusement, comme une enfant.

Elle n’avait jamais particulièrement aimé Harshing, mais elle n’en avait pas moins un  respect infini pour elle et pour ce qu’elle représentait : une femme forte. C’était aussi la première à avoir cru en elle en lui confiant le poste de professeure, alors que rien ne la prédestinait à l’enseignement. Elle avait beau être sévère, elle avait toujours fait son possible pour être juste et c’était le plus important. Elle était peut-être stricte, mais elle savait aussi faire preuve d’indulgence. C’était elle qui tenait Poudlard debout, envers et contre tous. Qu’allaient-ils devenir désormais ? La question de la postérité était sans doute dans tous les esprits, mais celui de Clíodhna était bloqué sur la femme d’exception que la communauté magique venait de perdre. Adieu, chère Renata.
Heather Wells
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[Concours RPG] Renata Harshing est morte - Heather Wells
Heather Wells, le  Lun 9 Mar - 22:36

Une élégante queue de cheval et un maquillage très habituel, malgré une assez sévère mais passagère dépression, Heather souhaitait garder la face. D'autant plus que la vieille Harshing avait ramené nul autre que le ministre pour le repas. Alors plus que jamais il fallait garder les apparences, faire croire qu'elle allait bien, autant mentalement que physiquement afin que l'on ne puisse pas soupçonner quelque chose. Ainsi, les quelques blessures qu'elles possédaient encore étaient subtilement camouflées sous plusieurs couche de tissus, et pour ce qui était de ces blessures intérieures, un simple sourire faisait l'affaire. Néanmoins, elle s'était exilée à l'extrême bout de la table du personnel de Poudlard, loin des personnes avec qui elle avait l'habitude de prendre ses repas, alors elle se sentait plus que jamais seule dans cette épreuve et n'avait pas vraiment faim. Elle aurait aimé avoir quelqu'un à ses côtés avec qui elle aurait put se moquer discrètement de la Directrice et du Ministre, au lieu de ça, elle se contentait de réduire en bouillie le contenu, sans doute délicieux, de son assiette.

Sudworth avait fait un rapide discours juste avant le repas. Il s'était d'ailleurs montré très optimiste, trop optimiste, sur la situation actuelle du monde magique. Pendant ce temps-là, Proulx ne trouva rien d'autre que de canarder la table des Poufsouffle avec des petits pois. En temps normal, cela aurait fait rire la jeune femme mais cette dernière n'esquissa pas même un sourire. La Directrice, quant à elle, ne s'était pas encore exprimée. La garde chasse s'était d'ailleurs étonnée de ce long et très inhabituel silence alors que la vieille dame aimait tant étaler sa supériorité et son pouvoir aux yeux du monde. Lorsque la majorité des assiettes furent vides, cette dernière se leva et se dirigea vers le pupitre, Heather, qui n'avait porté aucune attention à ce qui se déroulait autour d'elle durant son repas préférant ressasser l'échec de ces derniers jours, ne se rendit compte de sa présence qu'au bout d'un certain temps. Et là encore, elle ne remarqua pas instantanément son comportement étrange. Ce ne fut que lorsqu'elle prit la parole de manière très confuse, que la garde chasse se comprit qu'il y avait un problème. Et d'ailleurs, la vieille femme ne tarda pas à s'écrouler au sol, raide morte, devant l'intégralité des élèves de Poudlard.

Sous le choc, l'Irlandaise laissa tomber sa cuillère qui tinta bruyant dans son assiette. Elle n'entendait presque pas les cris de terreur qui s'élevaient parmi les élèves et ses collègues, son cerveau incapable d'admettre ce que ses yeux lui montraient ne voulait se focaliser sur autre chose que sur la vieille. Pourtant, cela était bel et bien le cas ! Même si le Ministre s'échinait à écraser la poitrine de la vieille à un rythme régulier, cette dernière restait toujours et encore morte.  Cette évidence fini néanmoins par s'imposer dans son esprit tandis que cette fois, Sudworth donnait ses consignes au personnel de l'établissement afin d'organiser l'évacuation de la salle. Alors la jeune femme, qui s'était très récemment découvert un talent inné pour suivre les ordres sans se poser de questions, comme on le lui avait ordonné. Pourtant, tandis qu'elle poussait des petits élèves affolés, elle ne pouvait que se questionner sur la mort inattendue de la directrice. La manière dont Harshing s'était écroulée d'un coup, alors la dernière fois qu'elle l'avait croisée, la directrice semblait en pleine santé. Pouvait-ce donc être une mort naturelle ? Heather soupçonnait plutôt l'intervention d'un tiers mais avait-elle manqué quelque chose ? Non, impossible, rien qu'en regardant les expressions sur le visages des autres, elle comprit que ce n'était pas le cas. Mais alors qui ? Qui trouverait un avantage dans le décès de cette femme ? Elle avait beau chercher, rien ne lui venait en tête.

Quand le dernier élève fut jeté hors de la salle, l'ancienne Serpentard fit demi-tour et prit la direction de la salle annexe. Son regard tomba de nouveau sur le corps inanimé qui trônait sur l'estrade, complètement indifférent à l'émotion et à la douleur du Ministre, toujours penché au-dessus. Ses yeux se posèrent ensuite sur sa majestueuse chaise désormais vide. Qui occuperait désormais sa place de Directrice ? Qui aura la chance de pouvoir s'occuper de la prestigieuse école de Poudlard ? La vieille venait peut-être juste de claquer, mais une vile pensée fit son chemin jusque dans son esprit, car elle avait bien envie de récupérer cette chaise. C'était tout à fait immoral, mais Heather n'avait jamais prétendue l'être. Après tout, elle avait beau aimer son métier, mais elle restait avant tout une femme ambitieuse. Être garde chasse à Poudlard, c'était bien, mais être directrice de l'académie, c'était beaucoup mieux ! Alors désormais que la place était vacante, elle la convoitait. Certes, elle savait que ses chances étaient minces car elle faisait partie des derniers arrivés au château, mais si elle savait à qui s'adresser, et surtout comment, elle trouverait un moyen d'accéder au poste de Directrice. Alors que la mort d'Harshing bouleversait tout les plans et était potentiellement un problème, peut-être que cela pouvait lui être bénéfique ? Un léger sourire étira le coin de ses lèvres lorsqu'elle franchit la porte de la salle annexe puis elle alla se caler dans un coin de la pièce, cachée par le reste du personnel.
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Re: La petite salle annexe
Azénor P. Benbow, le  Ven 24 Juin - 21:30

Rp en compagnie d'Aaron Eastwood.


Pause de midi. Toi tu as finis les cours. Alors tu dis au revoir à tes amis qui n'ont pas cette chance. Tu es dans la grande salle, encore tourmentée, depuis ce jour où tu as découvert l'existence de tes deux demis-frères. Deux paires de jumeaux dans la famille. Tu aurais aimé les connaître, jouer, parler, rire et pleurer avec eux. Mais tu n'as pas eu ce privilège. Ton père te l'a enlevé en même temps qu'il te l'a donné, en quelques sortes.
La grande salle est bondée de monde. Des professeurs, des élèves, de toutes les maisons, de tous les âges. Quelques fantômes se baladent ici et là. Le brouhaha t'es gênant. Il te donne mal à la tête. Certains te dévisagent. Hautain. D'autres te sourient. Aimable. Tu observes la scène. Des petits groupes de sorciers se disputent, d'autres rient, et d'autres encore papotent tranquillement.
Tu as le ventre plein. T'as peut-être bien trop mangé. Encore. Mais c'est pas grave, tu prends pas un kilo, et tu le sais, donc t'en profites. Un peu trop. T'es fatiguée. Le bruit t’énerves. Vraiment. Machinalement, tu te lèves et décide d'aller te poser calmement dans la petit salle annexe.
Personne, du moins à première vue. Et heureusement. T'es pas d'humeur à croiser des gens. Tu t’assoies à une table. Sur celle-ci est gravé d'une écriture brouillon "Si t'es assis là c'est que t'a posé tes fesses au même endroit que Harry Potter l'a fait y'a des centaines d'années....Enfin je dis ça...J'en sais rien.". Cet écriteau te fait rire. C'est vrai quoi. C'est inutile, mais drôle. Et peut-être vrai en fin de compte.

Les coudes sur la table, tu déposes ton menton sur tes poings serrés. En faisant des coups de têtes de droite à gauche, de haut en bas et etcétéra, tu observes la pièce. Petite. Cosy. Un odeur un peu veille. C'est sans doute ce vieux bois à moitié moisit, que tu vois pas loin, qui te fait penser que tel en est la raison de cette odeur. Un genre d'étagère est placé maladroitement au milieu d'un mur en pierres grisâtres. Quelques livres y sont déposés. Des vieux livres. Mais que font-ils ici... Tu t'en fou.
Face contre la table, tu t'endors presque. Peu à peu, tu t'assoupis dans le monde des rêves, propice aux pensées amères. De drôles d'images trottent devant tes yeux. Mais un bruit soudain te ramène à la réalité.

La porte s'est ouverte. Tu te retournes pour voir qui vient te déranger en pleine sieste.
Terreur. Souvenir. Bouche bée. Respiration saccadée. Cœur élancé. Frisson entier. Il a ses yeux.

_______

hrp:
 
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Re: La petite salle annexe
Aaron Eastwood, le  Dim 3 Juil - 12:37

RP w/ Azénor Philaester








Mais quel foutoir ! Je parierai mon caleçon Superman que je devais être au summum du ridicule, à ce moment précis, en train de mettre sans dessus dessous la Salle Commune à la recherche d'un... d'un boursouflet complètement soûl, par les slips de Merlin ! Un bour-sou-flet com-plètement soûl, oui, vous avez bien entendu ! Arrghh, je vais tuer le rouquin aka mon camarade dortoir. L'étriper, l'éventrer, l'écarteler... et tout un tas d'autre verbes qui commencent par -é et finissent par -er. Aussi sûr que je m'appelle Aaron Eastwood !
Nan mais quelle idée de filer du Whisky Pur-Feu à sa boule de poil, hein, HEIN ? P'is quelle idée de le laisser faire, Eastwood ? Qu'on soit bien d'accord, ma seule faute était d'avoir fourni la bouteille... Et  de mettre délecter secrètement du spectacle... et d'avoir d'avoir subtilement soumis l'idée... et rien que vous ne puissiez prouver, bordel !
Comme si je n'étais pas déjà d'humeur terrible, j'avais de plus atrocement faiiim, mon estomac n'était pas habitué à contenir seulement quatre barres riquiqui de chocolat pendant quatre heures. Le rouquinet allait le payer cher, de me faire rater le déjeuner !

“ Il est sortiiiit ! ” s'écrit le rouquin de sa voix suraigu.

Franchement, je ne saurai dire lequel des deux, entre poil de carotte et la boule de poil, était le plus surexcité. Ni le plus demeuré. Si vous v'lez mon avis, ils étaient tous les deux bons à enfermer à l'asile... De plus, j'dis ça, j'dis rien, mais ça ferait de la place dans le Dortoir des aigles. ahem. Sortant le nez de sous le canapé et quelques secondes après m'être auto-étouffé à cause de la poussière, je le poursuivis dans les couloirs. 'Fallait bien que quelqu'un se dévoue pour réunir ce morveux et sa bébête. Argh, qu'est ce que je ne ferais pas pour ce gosse (une infinité de trucs en fait) !
Il déambulait en gueulant et en gesticulant ; c'était à en crever de rire. On dévala les escaliers et il manqua de trébucher plusieurs fois. Je n'apercevais pas la bestiole mais le rouquin semblait savoir où il allait et j'imagine qu'un maître doit développer un sorte d'instinct avec son animal ou un truc du genre. Ou alors, meilleure possibilité, il était vraiment demeuré. On finit par se séparer, pour “ élargir le champs de recherche ” comme il a dit. Je passais en courant devant la Grande Salle alors que mon estomac ne pouvait s'empêcher de se manifester à l'encontre des délicates effluves de nourriture délicatement cuisiner. J'en saliverai presque...
J'ouvris la porte en grand de la petite salle annexe et me figeai, curieux, en apercevant une jeune fille brune assise à une table. En lisant sur les traits de son visage, on pouvait deviner aisément qu'elle venait juste de se réveiller - par ma faute ? Heureux d'apprendre que je n'étais le seul à finir mes nuits durant les pauses. La brunette me regardait intensément et je ne réussis pas à cerner les émotions qui dansaient dans ses iris. De l'étonnement, sans doute. Puis autre chose, que je n'arrivais pas à définir, malgré toute ma bonne foi. Mon regard était plongé dans le sien, et le sien dans le mien, et je n'arrivais pas vraiment à détourner les yeux. Je ne saurais dire si c'était agréable ou pas, franchement zarbe, ouais. Hé, t'a bien l'air con, là, Eastwood, à la dévisager comme ça, sans rien dire.

“Hmmm ” marmonnai-je. Après avoir vu un boursouflet bourré, voila q'on voyait un Aaron sans voix, on aura tout vu ! “ Salut ! ” lançai-je finalement, avec un petit sourire en coin désinvolte.

J'examinai rapidement la salle, me demandant où cette foutue bestiole pouvait bien avoir disparu. C'était à s'arracher ma magnifique crinière. Puis j'ai faiiim. Une petite pause ne me ferait pas de mal. Je m'écroulai sur un fauteuil en face de la demoiselle. 'Faut dire qu'elle m'intriguait aussi pas mal.

“ Je ne te dérange pas, j'espère ? Et, aheeeem, t'aurai pas vu un boursouflet rose fluo, un peu... beaucoup excité et qui avance pas très droit, par hasard ? ”
lançai-je avec un joli sourire, histoire de ne pas me faire botter le c*l par une lionne enragée.  


Dernière édition par Aaron Eastwood le Mer 6 Juil - 22:32, édité 1 fois
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Re: La petite salle annexe
Azénor P. Benbow, le  Mar 5 Juil - 15:50

Désolée pour le retard..

Il est toujours là, la mine ravie, petit sourire en coin. Ses lèvres bougent mais t’entends rien. Tu n’oses même pas cligner des yeux. Trop occupée à le contempler. A plonger ton regard dans le sien. A chercher ses souvenirs et son passé. A deviner si toute cette histoire était vraie ou non. S’il est ton frère.

Il est beau. Brun aux yeux magnifiquement bleus. Même cheveux qui n’en font qu’à leur tête. Tu baisses un peu le regard. Vous avez le même petit nez en trompette. Et sa bouche. Ses dents. Ses lèvres qui remuent. Qui s’arrêtent. Ses oreilles en attente d’une réponse. Ses yeux interloqués. Son âme fermée.

Des millions de possibilités te viennent à l’esprit. Et si c’était lui. Et s’ils existaient vraiment ces frères. Ou alors et si ce n’était que pure coïncidence ? Non tu n’y crois pas. Après tout ton père état partit pour une bonne raison. Peut-être pour rejoindre son autre famille qui sait.
Peut-être qu’il paniquerait à l’idée que tu lui avoues ton secret. Votre secret. Peut-être qu’il ne te croirait pas, malgré les preuves évidentes du bouquin. Peut-être même qu’il le sait déjà, mais qu’il ne t’a pas reconnu. Peut-être…
De toute façon c’est maintenant ou jamais. L’occasion rêvée même. C’est vrai quoi, vous êtes tous les deux seuls dans une salle où quasiment personne ne vient jamais. Mais non enfin quand même tu ne peux pas lui balancer ça comme ça. Faut peut-être apprendre à le connaître avant. Être son amie et voilà. Mince, que faire.

Les yeux toujours grands ouverts sur lui, tu penses, imagines et rêves ce que ta vie aurait été avec deux frères jumeaux en plus. Deux paires de frères. Fous rires garantis. Amour fraternel infini. Vu votre âge vraisemblablement rapproché, vous auriez été sans doute comme queue et chemise, Jules, Aaron et toi. A gambader dans les prairies, à se baigner dans les rivières, à vivre les premiers instants magiques.
C’est sans réfléchir, le sourire aux lèvres grâce aux pensées ultérieures, que tu lances un maladroit :
« Je…Je crois que je suis ta sœur…Jules ? »
Avant qu’il ait le temps de répondre, tu te rends compte de ta connerie. Quelle maladresse. A trop penser on en oublie les bonnes manières.
« Excuse-moi,-je … je crois qu’on a le même père ».
Au moins c’est dit. Voilà. T’es toute rouge de honte. Normal. Et si ce n’était pas vrai ? Et si le brunet n’était pas Jules ? Et pas Aaron ? Là tu t’es mise toute seule dans une situation bien trop délicate…
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Re: La petite salle annexe
Aaron Eastwood, le  Dim 17 Juil - 20:55

La lionne te dévisage. Longtemps. Intensément. Te décortique du regard. Tes mots semblent ricoché sur les oreilles d'une sourde. Ça t'fout mal à l'aise, genre vraiment. Pourtant, on t'fout pas facilement mal à l'aise, Eastwood, au contraire. Zarbe. Tu fronces les sourcils, lui adresses un discret sourire incertain, suivi d'un raclement de gorge gêné.
“ Ça va ? ” tu demandes, les yeux interloqués, surpris par son mutisme, son absence de réaction.
Bah pitain, quelle drôle de fille ! Tu devrais peut-être te faire la malle fissa. Mais un sourire s’immisce sur les lèvres de la brune, un sourire qui te cloue sur ce foutu fauteuil. Intrigué.
“ Je…Je crois que je suis ta sœur…Jules ? ”
Jules. Elle t'a appelé Jules. Impossible. Ça fait longtemps. Qu'on ne t'a pas appelé Jules. Qu'on n'a pas confondu vos visages identiques. Que tu n'as pas entendu ces deux syllabes dans la bouche de quelqu'un. Ça t'tues. Ça t'a manqué, cet tête de têtard te manque, ton frère te manque. Ça te déchire le cœur de penser à lui, d'entendre son nom, de nouveau, échappé des lèvres d'une inconnue.  Tu n'as jamais vraiment fais ton deuil, tu t'endors avec son visage, tu te réveilles avec son sourire, c'est lui que tu vois quand tu te regardes dans un miroir.
Ton visage se décompose, ton teint est livide, tes yeux sont le gouffre d'une tristesse infini, p'is tes traits se crispent, se déforment. Envolé, l'garçon désinvolte. Un mot, une simple mot d'une inconnue, et revoilà tes plaies ouvertes, celles qui n'ont jamais réellement cicatrisées. Tes murs, tes barrières, s'écroulent, en l'espace d'une poignée de secondes. Tu n'as jamais parlé de Jules à quelqu'un à Poudlard si ce n'est de très proches amis, comme si cela pouvait rendre son absence moins douloureuse. Comment cette nana, que tu ne connaissais ni d’Ève, ni d'Adam, le connaissait-il ?
Une inconnue. “ Je crois que je suis ta sœur. ”
Jules, Jules, Jules.
“ Je crois que je suis ta sœur. ”

Tu te redresses, d'un bond, le fauteuil pousse un grincement sonore. Tes poings sont serrés, tu l'as à peine remarqué. Tes ongles sont enfoncés profondément dans la chair de tes paumes. T'es plus que tristesse, incompréhension, et colère aussi. Contre toi-même.
“ Excuse-moi,-je … je crois qu’on a le même père ”
Impossible. Tes yeux sont comme deux ronds de flan, tes lèvres dessinent un “o ” parfait. Pitain, t'a l'air d'avoir la tête dans le c*l, Eastwood. Si tu incarnes l'effigie de la Stupéfaction, Azénor devient la personnification de la honte. T'es silencieux, de longues minutes. Tu ne saisis pas, tu ne comprends pas. Tu ne veux pas comprendre. Tu veux t'en aller, tu veux qu'elle s'en aille, tu veux faire comme si de rien n'était. Tu veux qu'elle se taise. Ouais, c'est ça, qu'elle se taise, parce que ça te fais peur de ce qu'elle pourrait te dire, parce que tu devines l'honnêteté dans les inflexions de sa voix.
Impossible. ” c'est tout ce que tu as put prononcer, sans être certain de ne pas défaillir. “ Je... mon père n'aurait jamais trompé ma mère, j'en suis sûr. Tu te trompes. ” tu affirmes, la voix vibrante de conviction, comme un gosse qui croit encore au Père Noel. “ Tu te trompes. ” tu répètes.
Tu as l'air d'un beau diable, debout, le poing serré, tu passes une main farouche dans tes cheveux. Tic nerveux. Tu la scrutes. Tu espères follement qu'elle s'écrit “ je t'ai eu ! ”, que tu puisses l'incendier et finalement en rire.
“ Qui tu es ? ” tu craches presque. “ Comment le connais-tu ?  J'étais son frère... Jules. Comment le connais-tu ? ”
Ta voix se brise, tes genoux tremblent. Une blague, forcément. Rien qu'une blague. Faite par une gonzesse complètement cinglée. Ouais, c'est ça, une blague.

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Re: La petite salle annexe
Azénor P. Benbow, le  Dim 17 Juil - 22:02


Mer** Azé. Tu t'étais attendu à quoi? A ce qu'il saute de joie? Qu'il te dise chouette, viens on va rattraper le temps perdu autour d'une Bierraubeurre? Le tact Az', le tact. La délicatesse, le savoir vivre, la politesse quoi. Il a pas l'air de réaliser, ni de le vouloir. Il doit te prendre pour une folle. Mais il est troublé. Ça se voit dans ses yeux peinés, à ses poings serrés. Mais pourquoi parait-il triste? Toi t'étais pas triste quand tu l'as su oh non, t'étais presque même pas choquée, venant de Klaus.
Il se lève d'un bond, énervé, il ne comprend rien. Il ne dit pas un mot. Mais mon Dieu à quoi pense-t-il?
Et toi t'es là, à observer la scène de pagaille intérieure que tu viens juste de causer. Tu le regardes avec compassion, tu ne fais un bruit, faut juste attendre qu'il dise quelque chose. Mas quoi. Que va-t-il dire. Et si tout ça n'était qu'une grosse et monstrueuse erreur?Tout lui avouer comme ça. En même temps, si c'était faux, s'il n'était ou ne connaissait pas de Jules, il serait partit en te riant au nez... Ce gars là, planté devant toi, mort de rage, de tristesse et de colère, ne peut qu'être ton frère Azé, c'est sur.

“ Impossible. ” Oh, il a parlé.“ Je... mon père n'aurait jamais trompé ma mère, j'en suis sûr. Tu te trompes. ” Oh, encore. Il est troublé. Le pauvre... Et non c'est l'inverse! C'est ta maman l'infidèle. Enfin bon... Comment lui dire. “ Qui tu es ? ”  “ Comment le connais-tu ?  J'étais son frère... Jules. Comment le connais-tu ?
Il a le ton froid, glacé, congelé. Prends le pas personnellement Az', t'y es pour rien toi. T'as vécu ce moment toi aussi, sauf que t'étais seule. Tu l'as appris par un bout de papier... C'est pas vraiment mieux. Attends, il a dit "j'étais" ? Oh. Mon. Dieu. Jules. Il n'est ... Plus de ce monde, c'est sur. Cette étrange sensation te traverse l'esprit. Un frisson glacé torture ton être. C'est comme si tu apprenais que t'avais perdu une partie de toi. Tu ne le connaissais pas. Mais c'était ton frère. Ta chair ton sang ton double. T'oses même ps imaginer ce qu'Aaron a pu ressentir... Plutôt mourir. Et puis quelle conne toi aussi, tenter de l’appeler  par son prénom!
Timidement, tu essaies de t'expliquer..

"Je...Je comprends ta réaction. Et je comprends aussi que tu aies du mal à me croire. Mais j'ai la preuve. Une lettre de mon père destinée à son frère. Klaumeith Philaester... T'en as déjà entendu parlé? Et...Du coup, je pense que c'est ta maman...Victoria c'est ça? Qui a...Enfin t'as compris...Hum. Oh, et je suppose que tu es Aaron dans ce cas. Je ne connais pas Jules, je ...Désolée. Pathétique. Ta voix habituellement prenante est devenue trouble et frêle. T'es tellement gênée, tellement mal à l'aise. D'un geste lent, tu sors de ta poche un morceau de parchemin jaunit par le temps. Tu le tends à Aaron. Voilà ce qui y est écrit:

Cher frère,
Je viens t’informer d’une nouvelle qui m’attriste. Eloïse et les enfants ne savent pas. Ils ne le sauront jamais. Fais m’en la promesse.
Tout d’abord, des nouvelles des petits. Alex et Charly se portent bien, mais sont toujours aussi insupportables. Lucilia étudie à l’école des moldus. Azénor n’a que quelques mois et je sens déjà que c’est une incapable. Pourquoi je n’arrive pas à reproduire avec mes propres enfants ce que père et mère ont fait de nous? Des individus civilisés, et ordonnés. Je crois qu’Eloïse n’est pas celle qui me fallait.
En parlant de ça. Te souviens-tu de Victoria? Une amie d’enfance. Elle vient d’ccoucher. Deux petits garçons. Des jumeaux. De moi. Je crois sentir ta future déception d’ici. Les petits s’appellent Aaron et Jules. Ils se portent à merveille. Du moins c’est ce que j’ai aperçu l’autre jour. Je n’ai eu d’autre choix que de nier la paternité quand Victoria m’a annoncé la nouvelle. Je me suis enfuis, tel un lâche.
S’il te plaît mon frère pardonne-moi.
J’attends ton hibou, embrasse les enfants.
Klaumeith.


Tu attends sa réaction. Sans rien dire. Pas un mot. Pas un souffle. Juste une larme.
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Re: La petite salle annexe
Aaron Eastwood, le  Ven 22 Juil - 23:49

Tout ça. Toute cette mascarade. Qui t'chamboule, partout, de tes orteils jusqu'à ta crinière mal coiffée. C'est une blague, forcément. Rien qu'une blague. Faite par une gonzesse complètement cinglée. Ouais, c'est ça, une blague. Tu pourrais tourner les talons, t'enfuir, enfermer ici les vérités tant redoutées, mais t'es pas du genre à fuir. Alors tu restes là, cloué sur place, tes ongles s'enfonçant un peu plus dans la chaire de tes paumes.
Tu refoules tes larmes, ce surplus de sentiments. Tu pourrais exploser là. De colère, de chagrin et de regrets. Tu es perdu, complètement. La brune te regarde, toujours. Timide, elle a l'air soudain frêle, toute aussi troublée que toi.
" Je...Je comprends ta réaction. Et je comprends aussi que tu aies du mal à me croire. Mais j'ai la preuve. Une lettre de mon père destinée à son frère. Klaumeith Philaester... T'en as déjà entendu parlé? Et...Du coup, je pense que c'est ta maman...Victoria c'est ça? Qui a...Enfin t'as compris...Hum. Oh, et je suppose que tu es Aaron dans ce cas. Je ne connais pas Jules, je ...Désolée. ”
Respire. Klaumeith Philaester. La preuve. Ton cœur s'emballe, p'is ton imagination aussi. Elle sort de sa poche un morceau de parchemin jaunit par le temps et te le tend. De tes doigts fébriles tu l'attrapes. Les secondes s'égrènent, alors que tu tiens ce fichu bout de papier sans te décider à le lire. Pour finalement t'abreuver des mots écrits à l'encre noire par ton géniteur, il y a de cela quelques années. Seize ans. T'arrives fichtrement pas à y croire. T'es sous le choc, totalement déboussolé, c'est trop d'informations d'un coup que tu dois digérer. T'avales difficilement ta salive en relisant les mêmes phrases, encore et encore. Genre, là, t'as vraiment la tête dans le c*l, Eastwood. C'est pas joli-joli. Tu lèves des yeux incrédules et peinés vers la brunette. Tu la crois, à présent. Difficilement, mais tu la crois. Tu as juste du mal à l'accepter. Une larme roule sur sa joue, ça te tords les boyaux. Tu lèves le pouce et l'essuie, délicatement. Ce geste te semble autant étrange que familier.
“ Tu es Azénor ” tu finis par murmurer.
Ta sœur. Que ça sonne zarbe, bordel.
Ta vie entière n'est que mensonges.
“ Je... ” tu commences, avant de ravaler aussitôt tes paroles.
'Faudrait clairement que quelqu'un pense à écrire un mode d'emploi pour ces genres de situations de cinglés. Genre “ Découvrir que son père n'est pas son père pour les nuls ”.
“ Jules est mort, noyé, il avait neuf ans. ” tu chuchotes, amère.
Fallait peut-être commencer par ça. Après tout, c'était son frère, à elle aussi. Même si elle n'aurait jamais la chance de le connaitre. Tu évites d'en parler comme la peste, d'habitude.
“ Je... je ne sais pas quoi te dire... c'est beaucoup à digérer, t'vois ” tu marmonnes, gêné.
T'as pas l'air très avenant, plutôt grognant et réservé. Mais bordel, woah, c'te fille, à qui tu parles est ta sœur. T'aimes pas les surprises.
Tu la jauges du regard, intrigué
“ Tu... tu pourrais peut-être me parler de toi, peut-être me dire ce que sont devenus Alex, Charly et hm Lucilia ? ”
Tu croyais avoir perdu ton unique frère, et voilà qu'il t'en poussais deux. Énorme.
Tu penses à ton père, James Eastwood, et non ce sombre inconnu. T'avais t-il menti, trahi ? Ta main passe furieusement dans tes cheveux, tu te mets à faire les cents pas, trop excité pour te tenir calme.

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