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Londres en soirée
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Élius Askin
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Re: Londres en soirée

Message par : Élius Askin, Dim 25 Mar - 4:43







Et les corps se soulèvent, enlacent les lumières arlequines, excitent la jeunesse orpheline. Certains regards s'accrochent à moi et ne trompent pas, réveillent ces pulsions qui n'attendent pas. Entre deux faisceaux, les échanges sont évocateurs. Œillades saccadées de lèvres qui s'étirent, de cheveux élancés et de poitrines cachemires. Les bras au dessus de la tête, j'ai laissé alcool et musique accaparer mes mouvements, j'en ai oublié de paniquer dans cette foule de moldus. J'suis dans mon élément, c'est-à-dire que même le public est là. Alors les pieds frappent le sol, se croisent, glissent et tournent sans réfléchir. Une panoplie de gestes étriquée par la place restreinte, malgré qu'un espace circulaire se soit déjà formé autour de mon exubérant tutu. Derrière moi, on s'approche, frôle mes reins, et soudain, saisit ma taille. Je repousse le moldu - réaction instinctive - du bout d'un doigt accompagnant une mine dégoutée. À peine son expression exagérément vexée disparue, tu surgis de la masse mouvante.



D'abord une main débordante d'énergie qui domine tes boucles sautillantes, puis un bras couvert de dinosaures, annonçant l'arrivée imminente du reste d'un troupeau pétillant. S'en suit l’entièreté de ton corps, bouleversant jusqu'aux notes qui teintent la pièce d'une douce violence. Dans ton dos, la Gryffondor tout aussi joyeuse et rebondissante. Vous avancez et le stroboscope découpe la scène en un million de fractions alternées de noir. Les éclairs se succèdent, additionnés d'une fumée qui réfracte les lasers et embrume les derniers esprits résistants. Garçons et filles s'élancent sur le rythme effréné, j'en profite pour me coller contre toi. La pénombre donne une impression d'intimité ; tous les sens y sont altérés. Enfin, presque. Parce que cette nuque que j'agrippe, c'est bien à toi. Et tandis que je ne trouve pas vraiment tes yeux parmi les rayons épileptiques, je plonge ma bouche sur la tienne. Tirer ton pantalon vers moi et profiter de ce baiser qu'on a pas encore eu aujourd'hui. Y abandonner ma langue qui, même enivrée, retrouve son amie désormais familière. Mais le tambourinement intérieur/extérieur confondu émoustille jusqu'à ma taquine vessie. À moins que ça ne soit les whiskys, bières et shots avalés... Sans ménagement, j'me détache et force ma voix près de ton oreille :


— Faut qu'j'aille pisser ! Mon attention est alors détournée par l'épaule malicieuse d'une sorcière tactile et agitée. Parfait. Dans un grand sourire, j'la niche au creux de tes bras avant de tourbillonner en m'éloignant. J'creuse mon chemin en direction du bar, serpente plus ou moins habilement entre les gens et aperçois finalement, au bout d'un couloir, le panneau qu'il me fallait. Sans prêter attention à la silhouette d'homme portant une jupe qui-est-en-fait-une-femme indiquant que j'entre dans la mauvaise pièce, me voici nez-à-nez avec une cohue de poules bruyantes et émoustillées. Amusé, je traverse la rangée d'admiratrices, non sans les gratifier de quelques mimiques efféminées, pour m'enfermer dans une cabine libre. Face à la céramique, l'idée que j'passe la soirée entouré de moldus vient titiller mon esprit embué, s'y enroule et finalement en extirpe un rire cristallin.
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Arty Wildsmith
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Re: Londres en soirée

Message par : Arty Wildsmith, Ven 30 Mar - 18:01


Un de ces baisers clichés qui font tout arrêter de tourner. Les gens en mode slow motion souriants, ignorants aux alentours tandis que leurs langues se frôlent. Agrippant éphémèrement du bout des doigts le tutu scintillant tandis que la lumière épileptique les recouvre temporairement. Encore un moment-post-it à coller sur le liège neuronal suspendu à une des parois du cerveau. Comme s’il s’agissait de parsemer un peu partout l’éclatance de leur bulle à eux. En faire profiter d’autres. Mais bien vite c’est un remue-méninge capillaire qui s’effectue au sommet, mèches de cheveux déçues de voir l’autre s’enfuir si vite. Inquiètes peut-être aussi, c’est qu’il s’aventurait dans une jungle dense et inconnue. Pourtant, un basculement céleste des bras plus tard, le revoici pieds encrés dans la réalité dansante. Sous une cadence telle une gradation symphonique-guitarique, certainement parce que sa narratrice semble être coincée dans sa playlist running qu’elle n’a jamais utilisé mais fait genre quand même. C’est qu'Arty n’est vraiment pas bien tombé pour une narration dansante. Toujours est-il qu’il est là, face à une Zézette joyeusement aérienne. Juste les rétines qui se faufilent un instant – vainement – à travers une foule rebondissante afin d’apercevoir le Serpentard. Alors il se concentre sur Zerlock - attention à ne pas faire valser le chapeau. Se rééquilibrant sur les autres, faisant pirouetter ses membres supérieurs que les jambes tentent de surpasser dans la gravitation – sautillement dansotant quoi. Il essaie d’entrer en symétrie avec le corps de la Gryffondor, piètre imitation de son rythme cabriolé charmant, mais l’intention et le sourire y sont. Embrasser le crescendo par une nuque désarticulée joliment – du moins il l’espère, avant que les moulinets ne s’emparent gaiement de ses bras frénétiques.

Puis petit à petit. Évidemment, que ça devait arriver. C’est-à-dire la même activité, des rebonds répétitifs, il a beau orienter ses pieds différemment, gigoter les bras selon des angles nouveaux, un cyclisme dont il a besoin de se sortir maintenant. Y revenir après, sûrement. Il s’approche du tympan certainement quelque peu abîmé – encombré – de la brune en lui désignant le bar J’ai soooooif ! Dans une galipette il saisit son bras sans attendre pour se diriger de nouveau vers le comptoir envahi. S’y glisser en balançant des hanches ivres de sonorités répercutantes, avec Zézette, hocher la tête pour lui faire comprendre que la même chose serait une excellente idée. C’est-à-dire qu’il ne planait peut-être pas assez. Bousculer les autres de coups de coudes insolents, même pas peur de les froisser, ils ne tenteraient rien. Quelques secondes – c’est qu’elle sait être convaincante – avant qu’elle place un verre entre ses doigts moites. Encore la même procédure salée-amère encadrant le liquide chaleureux dans la gorge sèche, en parallèle avec la Gryffondor, deux mines réjouies. Devaient-ils retourner sur la piste de danse ? Il lui demande. D’un geste du menton. Il la suivrait de toute façon, maintenant qu’il avait bu, son entreprenance avait disparu, il était là aussi pour qu’elle s’amuse, se libère, se vide de tous les Ténèbres qui avaient pu s’imprégner dans son cœur courageux pendant tout ce temps. Il ponctue le tout, la décision à venir, par un bisou sur sa joue brûlante. Peut-être le coup de départ vers un nouvel épisode amusant.
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Zélie Hepburn
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Re: Londres en soirée

Message par : Zélie Hepburn, Dim 15 Avr - 17:02




zik

Partir et s'envoler. Loin, haut. Dans le ciel dansant, pluie de néons. Tes mouvements frénétiques se détachent. Tes bras, tes jambes, ta tête. Tout s'assemble pour ne former qu'une masse qui danse, qui bouge, qui se laisse bercer par les basses. Avant, arrière, transversal. 360°. Cheveux furies qui s'emmêlent et s'entremêles, qui fouettent l'air violemment. La musique t'a greffé un sourire permanent sur le visage. Tes joues rouges ne font que témoigner de la chaleur qui règne Là-Haut. Un four. Tu fonds en rythme. À côté de toi, ton blaireau, lui aussi bien haut dans le ciel, mais peut-être pas pour les mêmes raisons, se trémoussent collé à son Serpentard, qui danse, lui aussi. Votre premier point commun : les mouvements, bonheur des mouvements. Tu les observes du coin de l'oeil. Tu redescends un peu, ta transe légèrement distraite (et embarrassée aussi peut-être). Ils se dévorent, des yeux et de la bouche. Ils s'aiment encore plus qu'en début de journée, magie des notes.

zik '

Le temps passe, il file. Tu n'as même pas conscience qu'il passe. Dans ta tête, il est suspendu. Il te fout la paix pour une fois. Le temps ne glisse pas comme d'habitude. Il se déroule par chapitre, soit tes seuls moments de lucidité. Chapitre 1, votre arrivé. Chapitre 2, votre lâché prise. Chapitre 3, votre frénésie sur la piste. Chapitre 4, où est Élius ? Il était là. Là. Tu pouvais le toucher. Il n'est plus là. Tu te tournes vers Arty qui n'a pas l'air inquiet, alors tu décides que toi non plus. Vos mouvements se coordonnent. Il devient ton miroir un instant. Puis il s'approche lentement, il te murmure à l'oreille... qu'il t'aime ? — J’ai soooooif ! Image qui te vient soudain à la tête et tu as soif à ton tour. Chapitre 5, te revoilà deux verres de tequila en main. Chapitre 6, tu as chaud si chaud, ton verre est vide, Arty vient déposer un baiser sur tes joues en feu. Tu ne peux t'en empêcher. Tu le prends dans tes bras, parce que ça fait si longtemps, parce que tu veux savoir à nouveau ce que ça fait, de donner. — Merci Arty... Tu le laisses respirer à nouveau et l'attire dans un coin de la pièce, là où les décibels ne dévorent pas vos tympans. — Il est cool ton J'aimepaslesmodlus. J'avais un peu peur au début mais il a l'air de garder le contrôle. On est quand même dans une salle surbondée de moldubecs. Comment z'êtes rencontrés ? Si ce n'est pas trop indiscret ? Non. Vous avez dépassé ce stade depuis bien longtemps.
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Élius Askin
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Re: Londres en soirée

Message par : Élius Askin, Mar 17 Avr - 1:44


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J'ai pas vraiment eu le temps de réaliser. Tout est passé vite, comme tartiné, rythmé par les basses entreprenantes. J'ai pas vraiment eu le temps d'ouvrir la cabine des toilettes. Qu'elle y est rentrée, et après un tour de verrou, a commencé à me couvrir de son gloussement humide. Dégouté, je l'ai poussé contre la paroi inhospitalière. M'touche pas sale moldue ! La suite a eu lieu entre deux rangées de filles grouillantes. Sortir n'avait pas été facile, mes jambes engourdies par l'alcool trébuchant sur le corps d'la débile. J'ai pas vraiment eu le temps d'me barrer. Elles ont toutes piaillé plus fort, m'accusant d'avoir abimé l'autre. Azy laissez mon tutu là ! La main dans la poche arrière, geste empoté, à la recherche de ma baguette. Puis je l'ai vu dans le couloir. Son air de parfait gentil, à attendre je-ne-sais-quoi, un verre à la main. Quelques coups d'épaules plus tard, j'étais devant le jeune adulte grisé. À susurrer dans son oreille roulant contre le mur vrombissant de musique :


— Elles m'saoulent là, dis juste que j'suis avec toi ! T'as pas répondu, mais un tapotement sur mon épaule l'a fait. Ton mec. Le vrai. Pas très content visiblement. Tsss... Sérieux, vous êtes tellement coincés. Profitant d'la distraction, j'me suis enfilé jusqu'au fond du passage. Une porte brumeuse s'est ouverte, libérant un épais nuage de fumée et un groupe de fêtards éméchés. Odeur amplifiée de certains soirs de cabaret. Demi-tour et j'ai suivi les cinq agités jusqu'au bar. Un remontant, bonne idée. What ? 12 Gallions le verre de vodka ? Tu t'fous d'moi en vrai ? Trop enivré pour réaliser que j'peux pas payer avec ça ici, j'insiste avant d'me barrer devant l'incompréhension. Une seule pensée : te retrouver et partir. Mais rapidement, on me rattrape. Par le bras, cette fois.


Breuvage tendu, mine détendue ; portrait agréable d'une âme charitable. Qui danse bien, en plus. Lentement, le sourire revient ; accroché à tes cheveux châtains qui s'envolent en cadence avec tes hanches éprises. Une gorgée, deux, trois, et ton corps contre moi. À balancer, doucement mais sûrement, nos bassins. Le son enveloppe tes mouvements assurés, la lumière souligne tes yeux évocateurs. Quatre gorgées, cinq, six, fin du verre et de l'attente. Déjà tu m'emportes par la main sur le coin d'un canapé plus loin. Sorcier, moldu, je sais plus. Tes doigts intrusifs m'ont fait oublier ; se sont faufilés sous mon t-shirt, en balade le long des coutures de mon pantalon. J'ai pas vraiment le temps de réaliser, qu't'es en train de m'embrasser, d’attiser un feu jamais trop éteint. Dans la pénombre, les gestes se précisent, trouvent leur chemin. On va peut être attendre un peu avant d'y aller, finalement.


Dernière édition par Élius Askin le Lun 23 Avr - 21:31, édité 1 fois
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Arty Wildsmith
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Re: Londres en soirée

Message par : Arty Wildsmith, Jeu 19 Avr - 14:46


Ça l’étouffe plus agréablement que soudainement, les câlins, c’est qu’il adore ça. Surtout d’elle, en plus elle le remercie, il ne sait pas bien de quoi, mais ce n’est pas grave. Respirer le parfum de ses cheveux qui n’a pas encore été envahi par la sueur ambiante de la boîte remuante-remuée. Il la suit, se l’attache tout contre sa main moite, docilement, se mettre dans un petit coin, où ça résonne juste au loin, bien que ça vrombisse tout de même à leurs pieds. Jusqu’à ce qu’il se concentre sur ses mots qui le font légèrement sourire. Oui, oui il est cool. Il tord ses lèvres de bonheur-embarrassé, parce que oui, il l’aimait bien un peu trop beaucoup, à en passer nerveusement ses doigts dans ses cheveux brièvement libérés de l’emprise du chapeau, remis rapidement. Mais il ne sait plus c’était y’a longtemps, en cours peut-être ? Oui, une histoire de sortilège qui a mal tourné, souvenirs d’une autre vie, d’une faille spatio-temporelle impossible à narrer. On a souvent été en cours ensemble ouais, puis, j’sais pas, voilà. Le exactement pourquoi lui échappe complètement. J’suis content qu’tu l’aimes bien. C’était important, pour lui, qu’elle le trouve bien, une sorte d’assentiment dont il aurait du mal à se passer. Parce qu’il avait décidé que ce serait lui, qu’il serait avec lui, c’est tout. Même s’il y avait eu insultes, accrochages, rebondissements et que ce n’était pas conclu. D’ailleurs il est où ?

C’est vrai qu’il avait semblé garder le contrôle, mais on n’met pas autant de temps pour aller aux toilettes. Ses yeux scrutent de nouveau la foule, il reprend la main de Zélie pour parcourir les jeunes gens endiablés. Passe parmi les danseurs, qu’il pousse, bouscule, prétend se fondre dans une danse enquêtrice avec la Gryffondor sur ses talons. Travail d’équipe, pas question de se séparer, c’est une des règles fondamentales de la sécurité. Jusqu’à ce qu’elle lui pince la hanche afin d’attirer son attention sur ce qu'il se passait, là-bas. Ils s’arrêtent. Terrible scène qui lui prend le cœur de ses doigts funestes pour l’écrabouiller. Ça s’entrecoupe des mouvements, dandinements des danseurs, mais le principal est là. Lui & un autre, sur un canapé. P*tain mais ? Sa voix se perd. Ses yeux clignent au rythme épileptique des lumières vacillantes. Il ne rêvait pas. WHAT THE F*CK ? Ses mains s’emparent de ses joues brusquement ébouillantées. His stomach is sick. Le pavé de jalousie dans la gueule – dans la poitrine - reçu, ça laisse une marque sur ses tempes tambourinantes. Il s’apprête à bondir mais s’arrête brusquement. Le chapeau bien évidemment. Azy, tiens-moi ça. Forcément, les non de la Lionne s'échappent, elle tente de lui attraper le bras. Mais pas question.

Il fuse violemment la foule, envoie valdinguer des misérables qui se trouvaient là, sur son chemin. Se prend des hey hurlés dans la figure, bien que ça glisse, rien à fo*tre. Vite, interrompre les baisers langoureux illuminés qui lui déchirent les paupières. Chaque pas s’approchant réveille l’incandescence rageuse qui sommeillait, dans sa cage osseuse. Jusqu’à ce qu’il parvienne au couple indésiré, qu’il sépare brutalement les deux garçons. Il laisse les contestations être englouties par la musique. Le moldu se lève, bras agités d’incompréhension, c’est qu’il se permettrait même d’être aussi en colère, le bougre. Il surplombait Arty, peu importe, le gamin le repousse vigoureusement d’une main qui marque le torse de l’autre d’une fureur qu’il n’a pas envie d’affronter – du moins il l’espérait. De toute façon, mêmes ses dinosaures se faisaient agressifs, semblent grogner, montrent leurs crocs, ça devrait être dissuasif. Dégage ! qu’il aboie. Ça se bouscule trop dans sa tête carrément désordonnée par l’alcool, la musique, la déception. L’autre ne comprend pas, éclate de rire, ça renforce sa frénésie colérique-impulsive. Ses mèches de cheveux se dressent, se veulent menaçantes elles aussi. Dégage j’te dis ! plus fort, si c’était possible, même si son expression ne pouvait pas tromper, ses traits explosifs. Ses yeux se plissent pour accueillir la réponse du moldu, quelque comme Ça n’avait pas l’air de le déranger pourtant ! ponctué de regards évocateurs envers celui qui se trouvait derrière lui, Élius. Ouais, c’est ça le pire. Ta gue*le ! Là, il ne faut pas que ça sorte. Il serre les poings, inspire sa rage, la bloque dans sa poitrine. Regarder ailleurs.

Il virevolte. Le Serpentard.
Non, c’est mille fois pire. Son air amusé, là, il veut l’arracher, totalement. Qu’est-ce’tu fous p*tain ? qu’il articule, comme si ce n’était pas assez clair. Il fricotait avec un autre. Tout simplement. Le fixer de ses rétines abasourdies de colère et l’entendre bavasser des conneries, ou presque, une réplique qui fait juste mal là où il faut. T’es sérieux ? Est-ce qu’il pouvait chanceler davantage ? Certainement. Et s’il n’était pas arrivé ? Il s’approche, trop, dangereusement, suspendu aléatoirement entre l’envie de lui dévorer les lèvres, lui rappeler et celle de le frapper, encore, et encore. Refaire sa face satisfaite. Ça le démangeait, besoin de défoncer quelque chose, pétillements rageurs dans ses petits poings crispés. Finalement ce sont ses mots qui explosent, non mais vas-y ! j’t’en prie ! Essaie ! Tu verras sorcier, moldu c’pas si différent ! Ironiser, évidemment.
Un pas en arrière, hargneusement il le bouscule alors dans les bras du moldu-spectateur toujours là, avant de tourner les talons. Irrité, il passe devant une Zélie qui les avait supposément rejoint, et éventuellement circonspecte pour se ruer hâtivement vers le bar. A boire. Vite.
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Zélie Hepburn
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Re: Londres en soirée

Message par : Zélie Hepburn, Dim 13 Mai - 0:54




Les joues de ton blaireau s'empourprent légèrement, discrètement, à peine visible. Gêné d'être gêné. Il paraît cependant plutôt satisfait de ce que tu viens de sortir. Il souffle sûrement. L'angoisse que ton homme ne plaira pas, tu connais bien. — Oui, oui il est cool. Des tics nerveux qui trahissent son amour éperdu. — C'était y’a longtemps, en cours peut-être ? On a souvent été en cours ensemble ouais, puis, j’sais pas, voilà. Voilà. — J’suis content qu’tu l’aimes bien. Toi aussi tu es contente. Le bonheur ça se partage. — D’ailleurs il est où ? Le voilà qui se détourne de toi une seconde fois, il zieute la salle à la recherche de sa moitié, chaque énergumène est scrupuleusement analysé. Toi, tu tournes la tête, pour passer le temps. Analyser à ta manière. Ils sont drôles ces p'tits gens qui se trémoussent, qui se foutent pas mal du bien et du respectable. P'is ton cerveau disjoncte lorsque tu aperçois Élius au loin, tu t'apprêtes à prévenir son toutou mais tu plisses les yeux. Quelque chose cloche. Tu le sens. Ça pue. Ça pue. Tu le sens. Que faire ? Ta main n'attend pas le verdict du cerveau et décide d'agripper Arty. — P*tain mais ? Ça pue. — WHAT THE F*CK ? Ça pue. — Azy, tiens-moi ça. Tu connais Arty et son tempérament, le bain de sang ce ne sera pas pour ce soir... Tu tentes d'agripper la manche de ton chien arrangé, mais rien à faire.

zik'

Ça dégénère. Comme prévu. Des cris et des coups tout juste retenus te font oublier la scène que tu viens de voir. Un Élius embrassant à pleine bouche... quelqu'un. Qui ? Quelqu'un. Tu dévisages le Seprentard. La colère monte soudainement lorsque tu comprends la situation. C'est long à monter, alcool décide pour toi. Un Arty blessé, en colère, jaloux et une Toi stupide. Stupide d'avoir pu penser qu'il était cool. Ce n'est qu'un gosse arrogant et égoïste qui a fait du mal à ton compagnon d'aventure. Tes espoirs ont volé en éclats. Ton Pouffymonstre disparaît dans la foule. Non, mauvaise idée. Une foule de moldus déchainés et un Arty en fureur, pas bon ménage. Tu t'élances à sa poursuite avant qu'il ne fasse une bêtise.
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Élius Askin
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Re: Londres en soirée

Message par : Élius Askin, Mar 15 Mai - 16:30


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Ta langue confirme ce que tes doigts intiment et mon cou s'étire sous l'excitante promesse. Les yeux clos, je laisse l'ivresse m'emporter dans tes bras entreprenants, au rythme entêtant des basses accaparantes. Sous ton t-shirt, la peau brulante d'un corps désireux m'entraine à intensifier l'exploration. Soudain l'étreinte est arrachée. Bouche délaissée, je ne comprends pas tout de suite la scène. Un assourdissant chaos empreint d'une rage qui n'appartient qu'à un Poufsouffle que je connais bien ; la colère de Merlin. Tu brises les jeux de lasers, repousses avec force celui qui proteste de ne plus pouvoir m'embrasser. Sans oublier de recoiffer mes mèches bousculées, je fixe néanmoins le précieux spectacle en souriant. Fureur divertissante, surtout quand j'me trouve en être le centre d'attention. Un gloussement s'échappe lorsque tu t'adresses à moi et mes iris claires passent de ton minois à celui du châtain. En vrai, je rigole mais :


— Heureusement qu't'es arrivé, j'ai failli m'taper un moldu ! sur un ton à demi-dédaigneux, à demi-amusé. Tu t'approches et je vacille sous l'effet de l'alcool. À moins que ça ne soit ton agacement qui me rend dingue, à en bouffer mes lèvres quand tu débordes. Chassé contre le torse du presque-plus-inconnu, je rive mes pupilles sur ton corps s'enfuyant, suivi par la sorcière que je n'avais pas encore remarqué. Absorbé par ta silhouette déchainée, j'ai voulu te rejoindre mais il m'a retenu. Quoi c'quoi un boldu ? Râh nan, vraiment, j'peux pas, faut que j'me sauve d'ici ! Lâche-moi ! Avant de fendre la foule dansante et agglutinée à ta recherche. Plus loin j'te repère, déjà un verre à la main. Ton regard noir ne me refroidit pas, au contraire, il m'attire, attise quelques élans bestiaux ; parade nuptiale ici. Poisson ferré, j'avance doucement en humidifiant les sillons d'une moue charmeuse. Un p'tit tour maitrisé pour écarter les moldus, m'faire une place, invoquer cette scène à laquelle j'aspire depuis mon arrivée. D'abord, une gorgée de je-sais-pas-ce-que-c'est-mais-ça-l'fait piquée à cette fille hébétée, puis d'un revers de bras, je sèche mon museau et commence. Tant pis si leurs tronches d'ahuris se braquent sur moi, j'ne regarde plus que toi. Chaloupe mes hanches en cadence - Wild, wild, wild - laisse mes prunelles trainer sur ta posture agacée - Wild, wild, wild thoughts ♫ - œillade suggestive - Wild, wild, wild - ondulation lascive - When I'm with you, all I get is wild thoughts ♫ - Allez viens Arty. Ou ne viens pas, de toute façon j'arrive...
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Re: Londres en soirée

Message par : Arty Wildsmith, Mer 23 Mai - 18:52


Tu le crois ça ? Vraiment ? A la brune qui l’avait rejoint au comptoir. Paroles perdues dans les effluves d’un nouveau verre bu d’un trait et reposé férocement sur le bois. Un ou deux moldus s’éloignent rapidement, ne surtout pas se confronter à la fureur électrique qui émane des dinosaures rugissant. Lui n’y croit pas, ou à moitié, ou ne veut pas, t’as vu ? t’as tout vu ? qu’il crierait presque à une Zerlock sûrement bouleversée, elle aussi, mécontente, il le devine. Vivement, les doigts du gamin passent dans ses mèches folles, les agrippent rageusement. Ça le bouffe, avant qu’il ne vienne se frotter les yeux, avidement, expulser comme il pouvait les images qui s’étaient imprimées sous les paupières brûlantes. Sauf que ça ne fonctionne pas. Il essaie de s’accrocher au regard de son amie, j’vais exploser, il le sent, ça gronde, ça le démange, ça oppresse sa poitrine intérieurement lacérée. Alors d’un geste de la main roulant dans les airs il commande un autre verre, pour Zélie aussi, parce qu’il trouve quand même à lui dire, j’suis désolé. De ça, ces effusions de colère jalouse, et qu’elle se trouve là, malheureuse spectatrice, au milieu. En attendant, il ne sait pas quoi faire de ses mains, s’agite, de ses jambes, tapote, de son corps balançant, qui implose royalement à l’intérieur. Alors forcément, quand ses yeux cuisants sont harponnés, brutalement, ça le calme, effet refroidissant, sans qu’il sache exactement pourquoi. Ses rétines sont réveillées par une agitation silencieuse ou écrasée par les rythmes sonores. Avant que.

Hypnotisant. Il se retourne complètement, s’accoude. L’autre faisait le paon. Vraiment. Inconsciemment sa bouche se tord d’un sourire qu’il ne veut pas laisser sortir. Ses mouvements dansants, lancinants, comme un lancer de lasso qui le saisit entièrement. Surtout ses pupilles qui batifolent pour épouser le déhancher. Il lève alors les yeux vers les lumières plafonières, faussement gêné par la situation, c’est qu’il devait prétendre être encore cruellement vexé. En demander encore plus, parce que clairement ce n’était pas suffisant.
Aussi parce que. Non. Il ne devait pas céder.
Un dodelinement négatif de la tête plus tard accompagné des doigts qui remuent, l'air de dire, danse toujours, Arty se retourne, rapidement, parce qu’il savait qu’à force de se perdre à le regarder, ce qui allait se passer. Que son cœur rebondirait de nouveau et qu’il allait passer outre l’épisode canapé-esque. Et il ne fallait pas, n’est-ce pas ? C’est ce qu’il demande d’un coup d’œil troublé vers la Gryffondor. Avant de se concentrer sur le bois collant du comptoir, fermer les yeux. Il s'en boucherait même les oreilles. Jusqu’à ce qu’un nouveau shooter se glisse entre ses doigts tremblants, qu’il descend, immédiatement. Il allait finir par tomber à la renverse, mais la colère faisait un parfait désalcoolisant – en apparence. Faire semblant de ne pas sentir l’autre s’approcher, alors que ses dinosaures crient au danger. J’fais quoi ? comme si Zélie avait la réponse parfaite. Mais après tout, elle saurait peut-être.
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Tasha Logan
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Re: Londres en soirée

Message par : Tasha Logan, Sam 7 Juil - 11:02


PV Elly Wildsmith

Elle aime de plus en plus rester tard dans les rues de Londres. Laisser ses pas la guider et se perdre dans ses pensées. C'est maintenant le début de soirée, son moment préféré de la journée. La ville se colore petit à petit de reflets doré à mesure que le soleil tombe, laissant bientôt place à la nuit et aux reflets argentés de la lune. Ces couleurs lui ont toujours donné envie de danser, de chanter ou même parfois de crier. Mais elle sait encore que ce soir elle ne le ferra pas, préférant être spectatrice plutôt qu'actrice de sa vie depuis des années.

La jeune fille est toujours plus seule, elle a l'impression petit à petit de perdre ses couleurs, de devenir réellement le fantôme qu'elle a toujours eu l'impression d'être en société. Elle se fane, perd petit à petit son envie de vivre. Sa solitude l'entraîne d'autant plus vite dans les méandres du monde. Elle essaye depuis quelques temps de se forcer, de parler à certaines personnes, croisées au fil des jours, à l'école, dans la rue. Mais elle leur parle quelques minutes, une heure au maximum avec aucune certitude de les recroiser. C'est pour elle comme tenir dans sa main une baguette brisée, inefficace.

Alors ce soir une fois de plus elle a décidé de s'échapper. De retrouver le calme de la rue. Mais pour combien de temps encore pourra-t-elle rester ainsi, elle même l'ignore. Les choses ont peut-être finalement assez duré. Si jamais elle disparaissait, ce soir même, personne ne s'en apercevrait. Si sa mère à n'en pas douter, mais qui d'autre ? Personne.

Un sentiment de peine l'habite. Il est difficile pour Tasha de se rendre compte que personne, ou presque, ne se soucie d'elle, et ce à cause de son propre comportement. Mais il est maintenant peut être trop tard pour elle. Sa carapace est maintenant si épaisse qu'il faudrait pour la briser une volonté de fer. Ce qu'elle n'a absolument pas ces derniers temps. Il lui est beaucoup plus facile de se laisser porter, de tout lâcher. Elle se sent presque prête dorénavant à tout abandonner.

Et alors que ces pensées tourbillonnent dans sa tête à une vitesse folle, ses jambes continuent tranquillement à la porter dans les rues de Londres en ce début de soirée.
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James Vasilievich
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Re: Londres en soirée

Message par : James Vasilievich, Sam 11 Aoû - 17:51


RP en compagnie d'Elhiya Ellis





23.23.


Un rictus intérieur dessina un léger sourire sur le visage du jeune homme. Depuis quelques jours, Chronos avait pris l’habitude de lui jouer ce genre de tour… Quelle ironie… Denis lui aurait dit « Allez, mec, fais un vœu ! ». Or, cela faisait longtemps que James ne croyait à ces contes pour enfants. Depuis quand le fait de voir s’inscrire deux chiffres identiques sur une montre engendrait la moindre chance si le propriétaire émettait un souhait… ?

*Ridicule* pensa le jeune Serdaigle en secouant légèrement la tête.

Pour de nombreuses personnes, cette heure sonnait le retour au bercail. Toutefois, loin de prendre le chemin de Baker Street pour ensuite s’engager vers St. John’s Wood, quartier londonien où résidait sa famille, le jeune sorcier s’engouffra dans une ruelle sombre menant vers Paddington. Il  coupa la célèbre station de train moldue via un raccourci. Pour la première fois depuis son escapade londonienne, James ne s’arrêta pas au Starbucks. Passant devant le café, il réajusta son casque sur ses oreilles et augmenta le volume de sa musique. Inconsciemment, ses pieds parcoururent Little Venice jusqu’à un pub des plus familiers.

James poussa la porte sombre du pub, salua le barman d’un signe agile de la main et prit place dans un coin sombre près du comptoir. Un des serveurs s’avança vers le sorcier. Sans prendre la peine de retirer ses écouteurs, ni de baisser le volume du son, James commande une Vodka Smirnoff Ice. En se disant qu’il lui en faudrait pas loin de cinq avant de pouvoir envisager la possibilité de s’assoupir en rentrant chez lui.

Le serveur acquiesça et s’éloigna afin de préparer la boisson.

James soupira tout en passant les mains sur son visage. Ses nuits devenaient de plus en plus pénibles avec le temps. Il s’était fait une raison d’avoir pour compagne quotidien la Mélancolie, mais il ne s’habituait guère aux cauchemars. Ces derniers devenaient chaque nuit plus vivaces ; plus réels… Si bien qu’au réveil, il ne distinguait plus la réalité de la fiction. Ce matin encore, il lui avait fallu un bon moment avant d’émerger, de calmer ses angoisses et les battements de son cœur pour filer tout droit prendre une douche après avoir trouvé ses draps trempés de sueur. Ainsi, le jeune homme faisait tout pour échapper à son esprit ; se défoncer, se plonger dans l’alcool… Quelqu’un de plus posé que lui aurait essayé d’analyser la situation, ou de contacter un ami… Toutefois, Jimmy n’était pas comme ça. Dans ses périodes sombres, il avait tendance à disparaître, à se terrer dans son abris loin de l’humanité ; au désarroi de son meilleur ami. Denis l’aurait encouragé à parler ; dernière chose dont il avait besoin…. En revanche, toute distraction lui permettant de ne pas penser ou d’échapper à la réalité était la bienvenue… Aussi sombre et répugnante soit-elle…
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Re: Londres en soirée

Message par : Elhiya Ellis, Sam 11 Aoû - 19:01



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Quelque chose n'allait pas, mais quoi ?

C'était la question tournant en vieux disque rayé dans sa tête blonde qu'Elhiya avait claqué la porte de chez ses parents sans dire où elle allait. Les vacances de fin d'année auraient dû prendre des airs festifs, de belles promesses de « on se n’oubliera pas », mais non. La brise d'été amenait avec elle encore plus de doutes et d'incertitudes sur ce petit détail infime qui clochait. Il manquait des sourires, des regards trop sérieux et des hiboux de dernière minutes invitant à voyager, oui, mais ce n'était pas ce qui collait désagréablement à la peau. C'était une impression étrange, un écho qui flottait dans son dos sans qu’elle ne sache ce qu'il murmurait réellement. Une simple impression

Quelque chose ne collait pas, mais quoi ?

De plus en plus de monde manquait à l’appel, et ses pas ne l’avaient pas guidée vers Lui, le blond capable de tout lui faire oublier. Au contraire. Elle s’était remémorée le visage de chacun, se demandant où ils étaient, espérant qu’ils évoluaient sur la voie qu’ils avaient choisi, ne voulant pas les oublier, ne voulant juste pas fermer les yeux, une fois de plus, une fois de trop, de peur de rater le petit quelque chose qui donnerait sens à tout ceci. Elle avait marché le long de la Tamise, jouant les équilibristes à regarder la lune se refléter dans l’eau froide et poisseuse, chassant une nouvelle question. Et s’ils étaient tous là dedans ?. A nourrir les poissons, sous les yeux aveugles des passants. Elle ferait quoi ? Elle abandonnerait ? De nouveau ? Ou au contraire, elle chercherait à savoir, à comprendre, et à ne jamais oublier ?

Et si tout était normal en fait?

L’oubli n’était peut-être qu’un compagnon illusoire qui grattait à la porte des esprits trop sensible pour les faire abdiquer ? Une solution de facilité pour continuer à fermer les yeux et marcher tranquillement main dans la main avec Insouciance et Caprices d’enfant. Peut-être bien…. Alors, une caresse du vent dans la nuque soufflait qu’elle pouvait, ce soir encore, s’oublier, sans lui, sans eux, prétendre qu’elle s’en foutait, que rien ne comptait. Il suffisait de pousser la porte de ce pub inconnu en pleine rue moldue, de demander un verre de whisky, puis deux, puis trois. De glisser un confundo à la question de son âge et de regarder le monde couler entre ses doigts jusqu’à l’éveil.

Car tout pouvait être parfait désormais.

L’ivresse avait les mirettes espiègles et le sourire malicieux quand elle croisait quelques frimousses en plein éclat de rire. Le sang corrompu avait la soif d’un naufragé et la verve d’un pirate dealer de rhum, le parfait mélange pour recommencer à danser, se perdre dans le divertissement facile et le bruissement de draps jamais croisés. Il suffisait de trouver de quoi s’occuper, rapidement, tant que les sens se réveillaient. Les opales cherchaient d’un coup d’œil circulaire, un autrui qui volerait son attention, pour quelques secondes, quelques heures ou la nuit. Quelqu’un qui ne viendrait pas lui dire qu’il ne fallait pas. Quelqu’un qui n’avait rien à perdre, si ce n’était sa sobriété et quelques moues désabusées. Un reflet illusoire, ou au contraire, une lumière trop brillante pour l’aveugler. Il suffisait de trouver.

Car la nuit s’offrait à ses absences et ses silences.


Et c’était les places près du comptoir, celles dans l’ombre, celles qui rassuraient qui cachaient les jouets les plus intéressants. Rapportant son verre pour demander une vodka bien fraiche, c’était là qu’elle le remarquait, écouteur sur les oreilles, la mine morose, l’appel à changer son monde pour quelques secondes. Un pas de plus vers lui, la chaise à ses coté prise d’assaut sous un sourire lumineux gagné par le spiritueux polluant les pensées, Elhiya glissait du bout du doigt son verre fraichement servi.

- Tu devrais commencer par ça
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James Vasilievich
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Re: Londres en soirée

Message par : James Vasilievich, Mar 14 Aoû - 17:13


Les minutes défilés à la montre à gousset du jeune Serdaigle. Ce dernier se perdait littéralement dans ses propres pensées. Son esprit le contrôlait complètement, l’entraînant au grès de ses envies au cœur de réflexions aussi rocambolesques les unes que les autres. James réalisa soudain: *C'est ça! pu*ain, mais ça qui me fatigue!!* Or, bien que le jeune homme savait pertinemment la cause de ses troubles, il était précisément incapable d'en contrôler les effets. Son esprit l'exténuait physiquement. Toutefois, son corps ne pouvait trouver le repos dans la mesure où ses pensées ne faisaient que de le distraire à longueur de temps.

Ainsi, le jeune sorcier perdait son regard dans le contenu de son verre face à lui. Lentement, il avança son verre et se mit à doucement y promener ses doigts d'un mouvement vague. Ses oreilles ne prêtaient même plus attention à la Symphonie n°2 de Beethoven qui se jouait depuis quelques minutes. Et pourtant, James admirait ce compositeur moldu au talent incontesté qu'était - et que reste - Ludwig van Beethoven.

L'atmosphère dans le bar se calmait au fil des minutes; les moldus fuyant le pub en cette heure tardive de la nuit...

Tandis qu'il portait franchement la main à son verre pour en goûter le contenu, James balaya les alentours de la pièce du regard et ses yeux se posèrent sur une jeune demoiselle, remuant doucement les lèvres à ses côtés. Visiblement, elle s'adressait à lui. Etant dans l'incapacité de lire sur les lèvres, le jeune homme fronça les sourcils, tira son casque d'un geste de la main et s'excusa:


- J'vous demande pardon? réagit-il poliment.

Que lui voulait donc cette douce nature? Pourquoi pouvait-elle s'intéresser à lui? Étrange créature...

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Re: Londres en soirée

Message par : Elhiya Ellis, Mer 15 Aoû - 21:14



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Un détail.

C'était toujours un détail qui faisait tout basculer. Le flocon de neige de trop, le coup de soleil en surplus, le cauchemars de plus qui empêchait le sommeil de revenir ou les écouteurs sur les oreilles qui quémandaient la tranquillité. Elle les avait vu, mais ne savait pas trop la capacité d'absorption de l'environnement immédiat pour avoir choisi d'ignorer ce petit détail.

C'était d'un sourire lumineux et d'un dodelinement de tête enfantin qu'elle répondait à l'interrogation. Elle aurait pu sur-jouer, minauder, glousser bêtement, lancer une partie de jeu sans perdre de temps, or celui ci(le temps)  ne filait pas assez vite. En compagnon taquin, il s'éternisait, prenant soin de couler très lentement entre ses doigts, diffusant au ralenti les effets d'une boisson salvatrice. L’esprit restait réceptif dans les filets de l'ivresse bénie. Alors elle s'en servait, usant des brides de raisonnement survivantes.

- Je t'offrais quelque chose de plus corsé, tu me semblais en quête d'un moyen de disparaître dans l'ombre du comptoir, je me trompe?

Pas besoin de réponse en soit, n'importe laquelle suffirait à  changer les lignes d'une soirée trop lisse en de nouvelles arabesques. Les mirettes curieuses, se demandaient de quelques couleurs se teintait le monde de ce petit mignon caché dans un coin de bar moldu. Elles se faisaient inquisitrices silencieuses, se plongeant dans les opales inconnues, cherchant à y déceler un petit scintillement quelconque ou un vide gourmand. Qu'importait, un truc qui différerait de ces anciennes nuit d'oubli ou le nom n'avait que peu d'importance. Un détail avant de glisser dans quelques habitudes qui lui étaient reprochées.

-Je suis Elhiya au fait. Tu es..?

Pas d'humeur alors qu'il fallait profiter des caprices de la vie. Mais ce genre de prénom était bien trop long pour être énuméré, et le sourire malicieux préférait inviter à s’épancher avant de se divertir plus agréablement. Et juste attendre, le  verre entre les doigts pour voir quelles manières adopter. Les compagnies trop faciles devenaient lassantes et peu intéressantes. Les autres.. étaient encore à dénicher.
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Re: Londres en soirée

Message par : Mathéo Angur, Lun 24 Sep - 23:38


Suite de ce RP ~ Avec Lizzie Bennet

N'importe qui aurait pu passer dans la rue et voir l'étendue des dégâts. Mais personne ne pouvait voir ce qui pouvait ce passer en dessous de ce capharnaüm causé par deux sorciers dont un pas très intelligent. Quel idée de faire ça ainsi au beau milieu d'une rue en plein Londres ? Demander au fou qui se noie dans la terre. Les profondeurs. La noirceur. Voilà ce qui lui permit de voir un peu plus clair dans son cerveau échancré. De la douleur, fruit d'une vie abjecte et sans sens. Revivre dans ces mondes profonds et dénoué de vie humaine. Respirer l'air nauséabonde de ces détritus. Pourquoi vivre en ville en faite ? Pourquoi vivre dans un monde où le monde est présent. Où la populace se côtoie de jour en jour sans savoir qui l'on croise. Qu'importe, aucun débat ne devrait se poser dans sa tête frêle. Un froid glaciale sur sa nuque lui fait comprendre que sa pauvre vie n'était rien à côté de celle qui la côtoie en ce moment même. Frissonnant. Petit sourire narquois sur les lèvres couverts de poussières. Meurtres, il en était pas encore à ce stade, disparition, déjà le cas. Son corps à déjà disparu avec sa mère au delà de la terre ferme. Son pouls fragile et sa baguette au bout de sa main était en parfait désaccord. Pulsion destructrice au fond de lui. Comme au bon vieux temps.

Enterrer Londres ? Ne serait-ce pas une idée qui émerges dans son esprit. Fragile. A deux doigts de faire n'importe quoi avec sa magie. Mais pendant qu'il pense, la fille agit elle. Beaucoup plus d'expérience que ce pauvre jeune homme qui n'apprends pas. Quelque chose n'allait pas et sentit bientôt que son corps n'allait plus répondre. Prisonnier de quelque chose qui maintenant ne lui convenait pas du tout. Mal à l'aise dans si peu d'espace au milieu d'un carnage de cendre et de sable. Et quoi de mieux de rendre tout ça instable ? Tel était la sombre et idiote idée de Mathéo.

- Et si on allait encore plus profond alors ?

Et il tomba..
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Re: Londres en soirée

Message par : Lizzie Bennet, Sam 13 Oct - 22:09


La prison de terre l'avale, et pourtant, pourtant il ne se délaisse pas du goût de ses peurs.

Il ne sait se protéger de lui-même. Il voudrait aller plus loin encore, creuser pour sa propre tombe, s'enterrer vivant. Et je souris, prête à l'y aider, à l'accompagner, sans savoir si j'aurais le courage d'y rester.

Tailler une faille dans la rue, et chuter avec lui, me heurter les genoux et les cuisses et les bras, creuser la terre à même les mains jusqu'à avoir les ongles en sang.

Je me perds dans un océan de mouvements frénétiques. Dans la glace je ne me reconnais plus ; c'est une créature difforme qui est libérée aujourd'hui. Je me dilue dans la glaise et l'oubli.

— Cours, cours avant que je ne t'attrape
, lui promis-je.

C'était pire encore que toutes les promesses. C'était une menace, une menace à la vie. Bizarrement, on tient mieux les menaces que les promesses. L'espèce humaine est quand même foùtrement mal faite ; je crois pourtant qu'il ne faut pas compter sur moi pour que j'espère changer ces cynismes-là.
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Re: Londres en soirée

Message par : Elhiya Ellis, Mar 27 Nov - 18:30


@ Fanch
Plus d un mois je pique si souci mp

Mon LA Accordé tout le rp

Attendre, des heures, des jours, sans savoir, sans comprendre, à se ronger les ongles, à tourner en rond, à lever le nez au moindre battement d’aile de hibou… Attendre… en venir à détester ce mot… Attendre… encore et toujours, écrasant un énième bâtonnet de nicotine sur le tarmac, les mirettes se heurtant à la porte du ministère, l’estomac retourné, angoissé à ce qu’il avait pu se passer. A la fuite du temps, pléthore d’hypothèses avaient pu se découper sans que la blonde ne sache réellement ce qui s’était passé, ce qui se passait dans le bâtiment….

Les souvenirs se chevauchaient dans l’esprit, brouillons, incertains. Le campement Auror, des mises en situation assez dangereuse, et du jour au lendemain la disparition de Fanch pour l’apprendre cellule. Qu’avait-il pu faire ? Dire ? Sous-entendre ou laisser transparaitre. Avec Monsieur Lumière capable de fouiller dans l’esprit, à quel niveau était-il mis en tort ? La mission qui avait mené à la maison en ruine, à la salle sur demande… Qu’avait-il pu dévoiler, et surtout à quel point la justice magique pouvait le prouver impliqué dans quoi que ce soit. Au final, de rêves éveillés à promesse et confiance donnée, Elhiya n’avait jamais vraiment su à quel niveau le Serpentard pouvait être impliqué dans les histoires qui trainaient dans les faits divers…

Une bouffée de poison en vapeur inspirée profondément pour calmer les nerfs et la danse du pied qui gigotait machinalement contre le mur sur lequel elle était appuyé et le cliquetait de la lourde porte de l’établissement tordait instantanément les entrailles. Opales rivées sur les silhouettes qui sortaient, nerveusement, elle… attendait
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Re: Londres en soirée

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